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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 11:48
Notre horizon : la consommation...

 

 

Par curiosité, je me suis rendue ce samedi 28 novembre dans le centre de ma ville : c'était le premier jour d'ouverture pour les petits commerces, après un mois de confinement.

La principale rue commerçante était envahie de monde : une foule compacte qui investissait les trottoirs, des files d'attente, des voitures coincées dans des embouteillages...

 

Une réussite pour les commerçants privés d'activité lors de deux confinements, une aubaine pour ces gens qui n'avaient qu'une hâte : travailler, ouvrir leur boutique.

L'approche de la fête de Noël est un moment crucial, essentiel pour les petits commerces....

On voyait les gens déambuler dans les rues, portant des paquets, faisant provisions de cadeaux en vue des prochaines festivités...

 

Ainsi, nous sommes voués à une perpétuelle consommation tout au long de l'année, car les fêtes s'enchaînent et nous entraînent dans leur sillage de frénésie consumériste.

Travailler, gagner de l'argent pour consommer... C'est là l'horizon que l'on nous propose...

Dans les supermarchés, les rayons débordent de victuailles de toutes sortes...

Nous sommes invités à la grande goinfrerie de Noël et comme toutes sortes de mets sont accessibles, nous nous laissons tenter : nous vivons dans une société de consommation.

On ne peut y échapper. Qui penserait ne pas fêter Noël ?

 

On le voit bien : quand les commerces ferment, une grande partie de notre société est à l'arrêt.

Ne sommes-nous pas formatés et conditionnés pour consommer ? 

Ne sommes-nous pas formatés par la publicité, par les différents médias qui nous incitent à consommer, et même à surconsommer ?

 

Les produits que nous consommons sont souvent des produits de luxe, du superflu... 

Laissons la parole au philosophe André Comte-Sponville : "Un tel luxe est d'autant plus choquant qu'il constitue, d'évidence, une perversion du message de Noël. Un enfant est né, il y a quelque deux mille ans, pauvre parmi les pauvres, pour célébrer, sans faste ni puissance, l'unique richesse de l'amour. Il fut un temps où on se demandait si le capitalisme était compatible avec cette éthique-là, celle des Evangiles, si le christianisme, en sa pureté, n'était pas une réfutation terrible de ce qui fait vivre nos sociétés. Vieilles lunes, semble-t-il. On se demande maintenant si les Evangiles ne sont pas réfutés plutôt par le capitalisme..."

 

Et nous en oublions souvent tous les plaisirs gratuits que peut nous offrir la nature... Nous en venons même à négliger cette nature, à la malmener, à la polluer, la piller, la saccager pour satisfaire toutes sortes de désirs superflus.

Pourrons-nous sortir de ce système qui nous entraîne inexorablement à notre perte ?

Un système qui détruit la planète sur laquelle nous vivons...

"C'est la nature qu'il faut défendre comme si notre vie en dépendait... parce que c'est le cas..." telle est la phrase de conclusion d'un documentaire diffusé sur ARTE, intitulé "H2O, l'eau, la vie et nous".

Oui, nous dépendons de la nature : il serait temps d'en prendre conscience.

"Une chose est certaine : il est impossible de continuer sur la trajectoire actuelle. Qu'on le veuille ou non, ça ne durera pas. L'inquiétude qui se dessine ici est aussi une chance sans précédent.", écrit Aurélien Barrau, astrophysicien au CNRS, dans son ouvrage intitulé : Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité.

 

 

 

 

 

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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 09:58
Covid-19 : quand la peur s'installe...

 

Ce jour-là, je me rends en ville pour faire quelques achats : j'ai dans mon sac un masque que j'enferme dans une pochette en tissu, mais je ne le mets en place sur mon visage qu'aux abords du centre-ville.

 

A un feu, j'attends pour traverser que le feu passe au rouge... A ce moment, une voiture arrive et je vois une des passagères me faire signe de la main pour m'indiquer que je ne porte pas de masque : elle a, elle-même, un masque à la main, et me fais comprendre que je suis en infraction.

 

Bon, je suis encore un peu loin du centre-ville, je ne croise que peu de gens : le port du masque est-il vraiment indispensable ?

 

Une autre fois, encore, je me balade dans le parc de la ville : un vaste jardin, où on peut déambuler librement sans côtoyer beaucoup de gens.

Et, là encore, comme je marche pour me détendre, je ne porte pas de masque... et là encore, un passant me fait signe pour me tancer : "Il faut mettre le masque !"

 

Je n'y prête guère attention, je lui souris, comme pour lui faire comprendre que vu la distance qui nous sépare, il n'y a pas de risques.

 

On le voit : la peur s'installe...

 

Il est vrai que dans ma ville, le port du masque se généralise : partout, on voit des masques bleus, c'est à dire des masques chirurgicaux jetables qui sont particulièrement polluants pour la planète, comme chacun sait.

Le masque est certes obligatoire, mais dans certaines rues peu fréquentées, est-il utile de le porter ?

 

Quand je vois des gens attablés aux terrasses de cafés ou de restaurants, sans masque, le risque n'est-il pas bien plus grand puisque les gens sont les uns à côté des autres ?

Je perçois là une certaine incohérence...

 

En tout cas, certains se permettent de donner des leçons aux autres sur le port du masque. Est-ce la peur qui s'installe, est-ce la peur qui les motive ?

 

Pour ma part, je pense qu'il faut respecter les gestes barrières pour endiguer l'épidémie, mais il convient surtout d'éviter la promiscuité avec les autres.

Dès que je suis dans un lieu fermé, je mets un masque, dès que je traverse des rues fréquentées, je me plie aussi au port du masque, bien sûr.

 

J'ai l'impression que face à la progression de l'épidémie, la peur gagne du terrain : des masques, partout, une certaine méfiance, un climat tendu, des annonces inquiétantes dans les médias.

La situation est incertaine car le covid est une maladie encore peu connue qui peut laisser des séquelles graves.

Il est vrai aussi que les hôpitaux commencent à être saturés de malades : c'est une angoisse pour les soignants.

 

 

 

 

 

 

Covid-19 : quand la peur s'installe...
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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 10:21
Coronavirus : le grand bazar....

 

Le coronavirus suscite de nombreux commentaires et de nombreux articles... chacun dit la sienne...

Un grand bazar ! Certains se permettent de remettre en cause le confinement, d'autres de vanter les effets de la chloroquine, d'autres encore d'en signaler les dangers...

 

Le confinement était-il nécessaire ? On s'interroge à ce sujet...

Mais, enfin, c'est tout de même une évidence : nos hôpitaux étaient engorgés, saturés de patients en détresse, on ne pouvait faire autrement que d'avoir recours au confinement.

Sinon ? Que se serait-il produit ? Une catastrophe sanitaire, à n'en pas douter. Le confinement aurait permis de sauver 60 000 vies.

Bien sûr, ce confinement aurait pu être amoindri, si nous avions eu les équipements de base nécessaires pour affronter le virus : mais à force de délocalisations, nous avons perdu la maîtrise de ce secteur essentiel qu'est l'appareil médical en cas de pandémie : nous manquons de masques, d'appareils respiratoires, de tests de dépistage, nous manquons de tout...

 

Quant à la chloroquine, certains vantent la molécule comme un remède miracle...

Il convient sans doute d'attendre les résultats des études qui sont faites à ce sujet : la prudence s'impose.

Certains s'érigent en médecins et donnent des conseils pour échapper à la maladie...

 

Des bruits courent : la nicotine permettrait d'éviter le virus... ce qui a fait augmenter les ventes de ce produit utilisé dans le traitement de la dépendance tabagique.

C'est alors la ruée vers la nicotine, comme ce fut la ruée vers la chloroquine !

Un emballement puéril et néfaste...

On assiste à une épidémie de rumeurs... les réseaux sociaux alimentent et favorisent cet emballement.

Les informations conspirationnistes viennent se rajouter à ce fatras d'idées fausses.

La crédulité va bon train... la crédulité, ce défaut humain que Molière a fustigé maintes fois dans son théâtre...

La crédulité qui nous fait perdre le sens des réalités, la crédulité qui anéantit notre jugement...

L'archétype de la crédulité, c'est le personnage d'Orgon qui se laisse abuser par les grimaces de Tartuffe, Orgon qui tombe dans le piège de l'hypocrite, Orgon qui fait de Tartuffe son héros, alors qu'il n'est qu'un vil imposteur.

Molière nous montre ainsi l'importance de la clairvoyance...

Fausse dévotion, fausse médecine, fausse science : autant d'impostures qu'il convient de débusquer.

Soyons donc clairvoyants et lucides !

Ne nous laissons pas abuser par toutes les informations qui circulent sur internet et dans les médias.

Mais, il faut reconnaître qu'il est difficile de démêler le vrai du faux : le virus est manifestement né en Chine, mais non, disent certains, il aurait pu faire son apparition bien avant aux Etats-Unis dans des laboratoires car  les Américains sont extrêmement actifs en matière de recherche sur les coronavirus de chauve-souris.

Saurons-nous un jour la vérité ?

Nous faisons face à une avalanche d'informations qui nous submergent... et qui sont parfois totalement contradictoires...

Ainsi, une tribune est parue sur le journal Le Point : plus de 50 médecins, scientifiques et Prix Nobel réclament l'obligation du port d'un masque ou d'une protection faciale dès le jeudi 7 mai.

Sur ce même journal, on apprend que le gouvernement danois déconseille de porter des masques et les épidémiologistes sont si peu convaincus de leur utilité qu'ils ont lancé une étude sur le sujet.

Pour ce qui concerne l'entretien des masques en tissu, là encore, les informations sont confuses : "pas de séchage à l'air libre", affirment certains, alors que d'autres le recommandent...

 

Plus rien n'est vrai, puisque tout est vrai...

 

 

 

https://www.letemps.ch/monde/guerre-scenarios-lorigine-coronavirus

 

http://hemisphere-gauche.blogs.liberation.fr/2020/04/22/origines-de-la-pandemie-lhypothese-americaine/

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-traitements-effets-secondaires-chloroquine_fr_5ea41280c5b6d37635902861?utm_hp_ref=fr-homepage

 

https://www.lepoint.fr/europe/danemark-ce-pays-qui-ne-croit-pas-aux-masques-07-05-2020-2374548_2626.php

 

 

 

 

Coronavirus : le grand bazar....
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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 08:51
Sous emprise...

 

Nous vivons depuis plus d'un mois sous emprise, l'emprise du virus à couronne : il est partout dans les magasins où sont répétés des messages d'alerte, où des affichettes sont installées pour nous recommander de respecter les distances de sécurité... 

 

Il est partout dans tous les médias où les journalistes se focalisent sur l'épidémie : il suffit de regarder la une des journaux sur internet pour constater que la plupart des articles sont consacrés au coronavirus.

Le virus fait la UNE de tous les médias...

Articles sur le confinement, sur les thérapies envisagées, sur le vaccin, articles sur la chloroquine, sur les hôpitaux débordés, sur les malades en réanimation....

Articles sur le nombre de victimes, sur les masques, articles sur les tests de dépistage, articles sur le professeur Didier Raoult....

La télévision déverse aussi son flot d'émissions médicales sur le coronavirus...

 

Le virus contamine et pollue nos esprits... Le virus envahit nos esprits : il nous hante, il modifie toutes nos habitudes de vie : télé-travail, confinement, attestations de sortie à remplir, mesures et distances de sécurité.

Les gens qui le peuvent s'équipent, se harnachent : gants, masques, gel hydroalcoolique.

Le virus est omniprésent dans nos têtes : il nous rend fous...

C'est la folie qui nous guette : peur des autres, peur des objets, peur de faire ses courses et de ramener le virus à la maison, peur devant les magasins où les files d'attente sont interminables...

Peur pour les proches qui sont encore contraints de travailler et qui  n'ont pas d'équipements de protection : pas de masques, pas de gants.

Peur de voir le virus renaître, d'apprendre qu'il a muté et qu'il peut devenir encore plus dangereux.

 

On lit aussi des informations contradictoires : comment s'attrape le virus ? Peut-on être contaminé par l'air, l'environnement ?

Faut-il porter des gants, un masque ? Le gel hydroalcoolique est-il vraiment efficace ?

Les médias entretiennent cette peur avec ce flot continu d'informations...

 

Et puis, comment ne pas penser aux conséquences de cette crise ? A la peur du virus, s'ajoute la peur économique.

Chômage, récession, perte de pouvoir d'achat, nombre de gens vont souffrir de cette épidémie qui risque de perdurer tant qu'on n'aura pas trouvé de solution pour endiguer le virus.

 

Serons-nous contraints de vivre sans cesse sous surveillance, comme en Chine ?

Devrons-nous porter des masques, comme en Chine ?

On connaît le système de surveillance de masse qui prévaut dans ce pays...

En Chine, la technologie est mise d’abord au service du parti Communiste qui l’utilise pour contrôler la population : l’état Chinois sait tout de ses citoyens et réprime impitoyablement tous ceux qui ne sont pas dans sa ligne. C’est Big Brother qui nous menace.

Ainsi, la Chine aura alors exporté non seulement un virus, mais aussi un système de surveillance propre à un régime totalitaire.

 

 

 

 

 

Sous emprise...
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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 09:42
Coronavirus : mobilisation générale...

 

Le coronavirus est partout : aux infos, bien sûr, à la télé, sur internet, à la radio, dans les conversations... Il envahit la planète et nous submerge...

Il s'est même invité lors de la soirée électorale de Dimanche 15 mars : tous les politiques évoquaient ce sujet, forcément, ils ne pouvaient s'y soustraire. Le scrutin lui-même passait au second plan.

 

Et puis, en raison de la médiatisation, ce virus occupe tous les esprits. Il bouleverse aussi la vie de chacun d'entre nous dans le travail, dans la famille, la scolarité des enfants étant interrompue, dans les comportements, dans les loisirs, dans la vie quotidienne.

 

En tout cas, on a affaire à un ennemi invisible, sournois, insaisissable, dévastateur, terrible.

 

Cette épidémie nous fait songer à un film qui a été tourné sur le sujet : intitulé Contagion, il déroulait un scénario catastrophe...

 

En voici le synopsis :

"Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe… Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Le Sous-Directeur Cheever, confronté à un vent de panique collective, est obligé d’exposer la vie d’une jeune et courageuse doctoresse. Tandis que les grands groupes pharmaceutiques se livrent une bataille acharnée pour la mise au point d’un vaccin, le Dr. Leonora Orantes, de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, et un blogueur militant suscite une panique aussi dangereuse que le virus en déclarant qu’on "cache la vérité" à la population…"

 

Nous y sommes : quand la réalité dépasse la fiction... l'inquiétude s'installe.

Déjà la panique : les gens qui se précipitent pour dévaliser les supermarchés, les victimes qui sont nombreuses, déjà plus de 5000 morts dans le monde, des chercheurs qui se mobilisent pour trouver un vaccin et des médicaments efficaces contre la pandémie, des mesures de confinement qui paralysent l'économie.

 

L'expansion de l'épidémie est terrifiante.

La stupéfaction, l'angoisse pour les proches, la suspicion... tout y est : nous y sommes.

 

Le président de la République a annoncé hier des mesures de confinement afin d'endiguer le virus : les déplacements seront réduits en France à partir de midi ce mardi 17 mars. Le second tour de l'élection municipale est reporté.

 

Le premier tour de ces élections n'aurait pas dû, en fait, se dérouler face à la gravité de l'épidémie, d'autant plus qu'Emmanuel Macron a parlé d'une véritable guerre qui doit être menée contre le virus.

 

Face au coronavirus, le gouvernement prévoit ainsi le recours aux personnels de santé de l'armée.

On peut parler d'une véritable mobilisation générale contre ce virus, une mobilisation qui aurait dû sans doute intervenir plus rapidement.

 

 

 

 

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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 12:26
Non, Xavier Dupont de Ligonnès n'est pas mort...

 

 

Non, Xavier Dupont de Ligonnès n'est pas mort : depuis 2011, il fait encore parler de lui, il hante les esprits, on le voit partout, il fascine, terrifie, intrigue... sans cesse, il ressuscite...

Soupçonné d'avoir tué sa femme, ses quatre enfants, ses deux chiens, le personnage s'est évanoui dans la nature.

 

 Des signalements, il y en a eu des centaines. Plus de huit cents en 2013, encore douze en 2015. On croit le voir au milieu d'un groupe de touristes en Cappadoce, dans un hôtel normand, dans un train en Gironde, dans un casino de l'Allier, en Italie, en Tanzanie… Xavier Dupont de Ligonnès a "un physique banal", explique la PJ. Résultat, on croit le voir partout.

Et aussitôt, c'est l'emballement médiatique : du grain à moudre pour les médias, d'autant que les faits divers passionnent les foules.

 

Il est vrai que les crimes commis sont hors normes.

Comment peut-on assassiner ses enfants, sa femme, des êtres chers ? Comment peut-on préméditer et planifier ces assassinats ?

 

Non, l'homme arrêté à Glasgow n'est pas Xavier Dupont de Ligonnès, peut-on lire dans la presse...

Mais comment a-t-on pu y croire ? L'homme aurait voyagé depuis la France vers l'Ecosse, il aurait séjourné en France, pays où il est recherché depuis des années ?

Tout cela n'est pas crédible...

 

En fait, si l'homme est vivant, il doit bien se marrer de voir tout cet emballement médiatique autour de sa personne...

Et même s'il est mort, les médias le font sans cesse ressurgir, renaître...

Des romans, des livres ont été publiés sur cette affaire : Xavier Dupont de Ligonnès devient un personnage de roman, une énigme dont on essaie de percer les mystères.

Qui est Xavier Dupont de Ligonnès ? Et comment a-t-il pu basculer dans le mal absolu ?

 

N'était-il pas rongé par la culpabilité, par l'horreur de ses actes ?

Bien sûr, il s'est peut-être suicidé... mais il a planifié sa fuite et sa disparition avec tant de sang-froid et de méthode !

 

Saura-t-on, un jour, la vérité sur cette affaire ? Plus le temps passe, plus le mystère s'épaissit...

Plus le temps passe, plus il sera difficile de découvrir la vérité...

 

 

 

 

 

 

Non, Xavier Dupont de Ligonnès n'est pas mort...
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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 10:35
La poésie pour échapper au conformisme de notre époque...

 

 

Nous vivons cernés par toutes sortes d' images et d' écrans, nous sommes abreuvés de vidéos, de photos, de films, de publicités...

Dès lors, notre imagination s'émousse, se délite...

Or, la poésie est à même de susciter et d'éveiller notre imaginaire, elle fait appel à des métaphores, à des associations de mots, elle vivifie le langage, le renouvelle à l'infini.

La poésie met aussi en oeuvre des sensations, et les met en valeur. 

"D'une certaine façon, la poésie est un sensualisme qui rappelle l'homme à l'ordre de sa condition naturelle...", écrit fort justement Jean-Pierre Siméon dans son ouvrage intitulé La poésie sauvera le monde.

Or, nous avons tendance à perdre cette relation aux sens : saturés d'images et d'informations, nous ne savons plus vraiment regarder, écouter...

Nos sens sont anesthésiés, paralysés...


Et bien souvent, nous l'oublions : nous ne percevons plus nos propres sens, nous ne nous en servons plus, nous sommes comme aveugles, sourds, dépourvus d'odorat, de goût, de sensation tactile...

 Ces sens nous permettent pourtant de mieux appréhender le monde, de mieux en saisir les composantes.

Ainsi, le goût disparaît avec la mode des fast-food, on nous interdit même par mesure d'hygiène de serrer des mains, ou d'embrasser quiconque.

 

La poésie nous révèle aussi toute l'importance du langage.

Notre langue est de plus en plus uniformisée, polluée par des anglicismes.

La poésie faite de subtilités, de nuances s'oppose à la "logorrhée médiatique, au discours technocratique"qui sont envahissants.

 

Dans un monde où règne le divertissement, où tout est érigé en spectacle, la poésie a tendance à s'effacer, à disparaître, c'est bien elle justement qui exige une lecture attentive, lente, et même une relecture qui permettent d'en découvrir toutes les beautés et toutes les nuances.

C'est la poésie qui nous fait redécouvrir le monde, ses beautés, son harmonie.

C'est la poésie qui nous apprend la lenteur, le sens de l'effort, elle s'oppose à la paresse intellectuelle de notre monde voué au divertissement.

 

"L'insurrection poétique" n'est-elle pas, comme l'écrit Jean-Pierre Siméon, une arme contre les discours médiatiques qui nous submergent ?

"Parce que son terrain d'action est la langue et que la langue est le medium universel où tout se joue, le pire et le meilleur. Le mensonge, la censure, la manipulation, l'aplatissement ou le détournement de la réalité pour le pire, le lien social, l'émancipation de la conscience, l'expression de la singularité, le creusement et l'invention (au sens premier de "découverte") du réel pour le meilleur".

 

 

Source : La poésie sauvera le monde de Jean-Pierre Siméon

 

 

 

La poésie pour échapper au conformisme de notre époque...
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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 11:22
Un curieux gilet jaune : Jean-François Barnaba...

 

Porte-parole des gilets jaunes, Jean-François Barnaba a été invité par de nombreux médias, il a participé à de nombreuses émissions de radio ou de télévision.

Or, ce porte-parole des Gilets jaunes est fonctionnaire sans activité depuis dix ans, et touche un salaire de 2 600 euros !

Payé avec de l'argent public à ne rien faire ! Elle est pas belle la vie ? !

 

Ce monsieur a donc effectivement beaucoup de temps à consacrer à des activités militantes, et dispose de nombreux loisirs pour s'impliquer dans le mouvement des gilets jaunes.

 

Mais comment peut-il représenter ce mouvement de contestation, lui qui est un privilégié de la fonction publique, lui qui perçoit un salaire conséquent pour ne rien faire ?

 

Je l'ai entendu s'exprimer à plusieurs reprises pour défendre le pouvoir d'achat, pour dénoncer les taxes sur les carburants, pour fustiger le pouvoir en place. Il est vrai que c'est un bon orateur, apte à débattre et à convaincre...

On comprend qu'il ait été désigné comme porte-parole.... Il en a les capacités.

Pour autant, comment ne pas s'étonner de sa situation ?

 

Ancien chef d'orchestre et directeur de conservatoire, il a ensuite été recruté par le département de l'Indre en 2001 en tant que conseiller technique musique.
Mais, le 31 décembre 2008, il a été licencié par le président du département de l'époque, Louis Pinton. Jean-François Barnaba aurait eu "des ambitions que nous estimions démesurées avec les moyens financiers du département", explique Serge Descout,  actuel président de la collectivité...

 

Dans tous les cas, ce fonctionnaire bien payé, parasite de la République, rémunéré par l'argent public ne peut représenter des gens qui ont des difficultés à boucler leur fin de mois.

Ce gilet jaune bien nourri, au visage épanoui, prétend même avoir souffert de sa "désocialisation" qui aurait été "une dure épreuve"...

Bon, il n'a pas l'air d'avoir vraiment souffert de cette situation "inconfortable".

 

Quelle honte ! Comment l'argent public peut-il être ainsi dilapidé pour nourrir des gens à ne rien faire ?

Le système est vicié : comment ce personnage médiatisé à l'extrême, invité sur tous les plateaux de télévision, ose-t-il parler au nom des gilets jaunes, alors qu'il est un privilégié de la République ?

On imagine l'agacement des gens qui travaillent durement et qui sont bloqués sur les routes par des gilets jaunes dont un représentant notoire est payé, lui, à ne rien faire !

 

 

 

 

 

 

 

Un curieux gilet jaune : Jean-François Barnaba...
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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 12:23
Mélenchon, le démologue...

 

 

"Le démologue ne fait que verbaliser les émotions, les rêves, les colères de la foule..." écrit Roger-Pol Droit dans un de ses ouvrages paru récemment, intitulé Et si Platon revenait...

Jean Luc Mélenchon est ainsi défini comme un "démologue", quelqu'un qui "parle peuple", un de "ces parleurs qui ne parlent que pour mystifier, manipuler, contrefaire".

 

Comment ne pas percevoir la justesse de cette analyse quand on entend les propos de Jean-Luc Mélenchon, à l'occasion des perquisitions dont il a été l'objet ?

Peu importent les contradictions, peu importent les reniements, Jean Luc Mélenchon n'hésite pas à se contredire.

 

Et quand on lui pose une question gênante, il adopte l'esquive, il use même parfois d'un humour douteux et méprisant.

Face à une journaliste toulousaine qui l'interrogeait, il s'est permis de railler la dame, de se moquer de son accent...

"Et alors? Quesseu-que ça veut direuh?", a répliqué Jean-Luc Mélenchon en singeant l'accent méridional de la journaliste originaire de Toulouse...

 

Pourtant, la journaliste posait une question pertinente, évoquant les propos de l'ancien candidat à la présidentielle lorsqu'il jugeait normal que la justice enquête au sujet de François Fillon et Marine Le Pen.

Visiblement gêné par la question, Jean Luc Mélenchon a feint l'incompréhension : "Je ne comprends pas ce que vous voulez dire..." et de rajouter devant l'insistance de la journaliste : "Je ne me rappelle pas..." et encore : "Non madame, vous ne savez pas de quoi vous parlez, vous dites n'importe quoi..."

Puis : "Quelqu'un a t-il une question formulée en français et à peu près compréhensible, parce que moi, votre niveau me dépasse..."

Voilà une attitude méprisante qui n'honore pas le chef de la France insoumise...

 

La journaliste ne pouvait que se sentir blessée par de tels propos.

Jean Luc Mélenchon s'est déjà comporté de cette façon à l'égard de journalistes...

Invité lors de l'Emission politique, il avait dénoncé  notamment Nathalie Saint-Cricq, la journaliste qui "ne comprend pas la moitié des sujets dont on discute".

Il s'était emporté contre Léa Salamé qu’il avait présentée comme "une personne sans foi ni loi", en "pleine hystérie", qui sert de "passe-plat des campagnes des USA". 

Il avait accusé France 2 de lui avoir tendu un "traquenard médiatique" lors de L'Emission politique, appelant à "la création d'un tribunal professionnel des médias pour sanctionner symboliquement les menteurs, les tricheurs, les enfumeurs"...

L'outrance, encore et toujours...

Une façon de mettre en scène la colère du peuple, de la prendre à son compte...

Cette colère existe bel et bien car les inégalités se creusent dans notre pays et les réformes en cours risquent de les aggraver.

Pour autant, Jean Luc Mélenchon, en se montrant méprisant à l'égard des journalistes, en esquivant des questions qui le gênent, montre ses faiblesses et ses limites. 

C'est dommage !

 

 

 

 

 

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 08:18
Cette quête du bonheur qui nourrit le capitalisme...

 

 

Il est où le bonheur ? Il est où ? Nous avons tous entendu cette chanson de Christophe Maé...

Une chanson dans l'air du temps car le bonheur devient, dans nos sociétés, une quête perpétuelle, toujours inassouvie...

Une quête entretenue par les médias, la presse, différentes publications...

 

Que de livres parus sur cette quête du bonheur !

"L'apprentissage du bonheur, L'homme qui voulait être heureux, L'art du bonheur, La pratique du bonheur, Plaidoyer pour le bonheur, La formule du bonheur, Et n'oublie pas d'être heureux"... Que de titres éloquents et révélateurs !

Le bonheur devient un impératif, une nécessité, comme le suggèrent certains de ces titres qui sont comme autant d' injonctions...

 

Le bonheur devient ainsi une recherche personnelle qui sert les intérêts du capitalisme...

C'est là une source de consommation infinie... et cette quête entretient une forme d'individualisme, de repli sur soi, de consumérisme.

 

Dès lors on ne cherche plus à changer le monde, mais à se changer soi-même.

A quoi bon lutter contre les structures du capitalisme qui nous oppriment ?

A quoi bon lutter contre la pauvreté, les inégalités sociales, les injustices ?

A quoi bon lutter contre la domination de l'argent ?

 

Les gens se rassurent dans cette quête personnelle du bonheur... Puisqu'on ne peut pas changer le monde, il convient de se forger un petit cocon de bonheur...

De quoi alimenter l'individualisme, de quoi nourrir le capitalisme et toutes ses dérives...

On ne perçoit plus des difficultés des autres, on ne voit que ses propres manques, ses propres insatisfactions...

C'est l'EGO qui l'emporte au détriment de toute action pour essayer de lutter contre un monde injuste.

Et puis le bonheur se décline aussi avec le matérialisme dans lequel baignent nos sociétés. La publicité nous incite à acquérir toutes sortes de biens de consommation censés nous apporter le bonheur.

Des voitures de plus en plus grosses et clinquantes, des ordinateurs de plus en plus performants, des vêtements à la mode...

Comme le dit la chanson :

"Oh la la la vie en rose 
Le rose qu'on nous propose 
D'avoir les quantités d'choses 
Qui donnent envie d'autre chose 
Aïe, on nous fait croire 
Que le bonheur c'est d'avoir 
De l'avoir plein nos armoires..."

Mais cette quête infinie de biens de consommation ne peut nous satisfaire, car elle est sans cesse réactivée.

 

 

 

 

 

Source : Une émission sur France Culture La tyrannie du bonheur au service du capitalisme...

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-de-leco/les-nouvelles-de-leco-du-jeudi-11-octobre-2018

 

 

 

 

 

Cette quête du bonheur qui nourrit le capitalisme...
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