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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 08:32
Latin grec : quand Najat Vallaud-Belkacem se dit victime de "fake news"...

 

 


 

Najat Vallaud-Belkacem était l'invitée de l'émission On n'est pas couché sur France 2 ce samedi 20 mai...

Interrogée sur sa réforme du collège, elle a prétendu sans arrêt sourire aux lèvres, être victime de "fake news".

 

Des rires appuyés, des paroles entrecoupées de fous rires pour arguments : voilà le spectacle que nous a offert Madame Belkacem.

 

"Le latin et le grec n'ont jamais disparu des collèges"..., a-t-elle osé déclarer, voulant ainsi défendre la réforme qu'elle a initiée.

 

Bien sûr, le latin et le grec n'ont pas été totalement évincés des enseignements de Collège, mais intégrés dans les fameux EPI, ou Enseignements pratiques interdisciplinaires, ils ont été donc amoindris  et réduits à peau de chagrin.

 

Mais Najat Vallaud-Belkacem s'est bien gardée d'évoquer précisément les EPI, les mettant sous le tapis, évitant d'en parler en détails.

 

Elle prétend même avoir donné la possibilité  à tous les élèves de faire du latin et du grec : "Tous les élèves sont invités à une initiation", a-t-elle affirmé.

 

Mais, elle oublie de dire que le latin et le grec ont été intégrés dans des EPI, Enseignements pratiques interdisciplinaires : le latin et le grec sont, alors, mis en relation avec d'autres disciplines et non plus étudiés en tant que disciplines à part entière.

L'étude de ces langues est bel et bien escamotée, avec cette réforme des Collèges.

Par exemple, le latin et le grec peuvent être mis en lien avec le domaine scientifique : on étudie, alors, l’astronomie dans l’Antiquité et les calendriers, le système soleil-terre-lune ou l’évolution des mesures.

Ou encore, en relation avec les SVT : on s'intéresse, alors, aux aliments, à leur conservation, à la nutrition, l'histoire de l’alimentation.

On peut aussi mêler l'EPS et les pratiques sportives dans l’Antiquité et en particulier les jeux Olympiques.

Mais on voit bien que le latin et le grec ne sont plus étudiés en tant que langues anciennes.

 

En fait, Najat Vallaud-Belkacem a su noyer le poisson... par un tour de passe-passe, en faisant référence à d'autres fausses informations qui ont été colportées à son sujet, elle a su présenter certaines de ses réformes sous un vernis flatteur.

 

De nombreux articles de presse parus sur L'Obs, Libération, Le Parisien, Le Monde mettent en cause la chroniqueuse Vanessa Burggraf, l'accusant d'avoir colporté de fausses rumeurs, lors de cette interview.

Haro sur la blonde !

 

Il est vrai que l'ancienne ministre de l'Education nationale a pu être victime, parfois, de fausses rumeurs : cours d'arabe obligatoire en Primaire, elle s'appellerait Claudine Dupont, etc.

 

Mais, en l'occurrence, concernant les humanités, le latin et le grec, la réforme du collège initiée par la ministre a fortement amenuisé le poids de ces enseignements... C'est un fait.

 

Ce n'est pas un hasard si de nombreux professeurs ont dénoncé cette réforme qui réduit considérablement ces disciplines.

 

La plupart des journaux ont publié des articles qui mettent en cause les compétences de la chroniqueuse Vanessa Burggraf, mais dans ce cas précis, Najat Valaud-Belkacem a su manoeuvrer pour se présenter comme une victime de rumeurs infondées : pour ce qui est du latin et du grec, la réalité est là... ces enseignements ont bel et bien été sacrifiés.

 

 

Le témoignage d'un professeur de lettres classiques :

 

https://www.marianne.net/debattons/idees/college-vers-la-disparition-du-latin-et-du-grec

 

 

Sur l'orthographe :

 

https://www.marianne.net/debattons/blogs/lutte-des-classes/oui-le-ministere-de-l-education-nationale-bien-impose-la-reforme

 

 

Vidéo à 32 minutes

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 15:37
Mehdi Meklat : on savait mais on fermait les yeux...

 


 

Beaucoup savaient, connaissaient ces tweets haineux, cette avalanche de propos racistes, antisémites, ce déversoir d'insanités, de vulgarités méprisantes pour les blancs, les juifs, les noirs...

 

On savait, mais on fermait les yeux, comme on l'avait fait pour DSK : on savait les débordements sexuels du personnage, mais on se taisait.

Une loi du silence qui vient protéger des personnages en vue, des personnalités médiatiques, parfois artificiellement créées...

 

Ce fut le cas, sans doute, pour Mehdi Meklat, un beur, issu de la banlieue, un symbole d'une intégration réussie...

Chroniqueur, journaliste, il a l'air bien rangé, bien sage, avec sa casquette vissée sur la tête.

 

Et, pourtant, quand on découvre ses tweets, leur violence inouie, on se dit que ceux qui ont fermé les yeux se sont rendus complices du personnage.

Marcelin Deschamps, tel était le pseudonyme choisi par Meklat pour déverser sa haine sur twitter : un double, derrière lequel il se retranche pour prétendre que ces tweets n'étaient pas vraiment les siens.

 

On est sidéré par la violence des propos tenus dans ces tweets : homophobie, sexisme, antisémitisme, un tissu d'insultes, de violences, de déclaration de haine.

Ceux qui savaient n'ont-ils pas été les complices complaisants de Mehdi Meklat ?

N'ont-ils pas protégé un jeune beur qui faisait étalage de violences inadmissibles ?

 

La violence serait-elle à la mode ? Serait-elle autorisée quand elle est le fait d'un jeune issu des banlieues ?

 

Ce jeune journaliste lancé par Pascale Clark sur France Inter, protégé par Canal +, le journal Le Monde, édité par Le Seuil déversait des torrents de haine sur internet, sous un pseudo bien français : Marcelin Deschamps.

Un dédoublement derrière lequel se retranche Meklat, affirmant qu'il "questionnait la notion d'excès et de provocation" à travers ces tweets.

De l'humour ? Une parodie ? Comment y croire ?

Quand on lit cette "littérature", on se dit que le prétexte invoqué est encore une forme de provocation : partout, une incitation à la haine, au meurtre, à la négation des autres...

 

Des références à Hitler, aux chambres à gaz, à Ben Laden, Mohamed Merah, présentés comme des héros.

Des appels à tuer les blancs, les juifs, Alain Finkielkraut, des insultes, le langage débridé de certains jeunes des banlieues : "enculer, niquer, fils de pute..."

 

L'incitation à la haine est un délit et doit le rester : d'où qu'elle vienne...

La loi punit l'incitation à la haine raciale : à ce titre, Meklat doit être sanctionné.

Ce n'est pas parce qu'on utilise un pseudonyme qu'on a le droit de dire des horreurs et d'appeler aux meurtres racistes...

 

De l'humour ?  Un jeu de questionnements ? "Faites entrer Hitler pour tuer les juifs... Les blancs, vous devez mourir.... Fallait lui casser les jambes à ce fils de pute" (à propos d'Alain Finkielkraut)...

 

Comment peut-on invoquer l'humour, la drôlerie devant un tel ramassis de haine ?

 

 

 

 

 

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 14:48
De Houellebecq à Trump...

 

 


Ce mardi 17 janvier, le journal de 20 heures sur France 2 s'achève sur une interview assez surréaliste de Michel Houellebecq : l'écrivain vient présenter un livre sur Schopenhauer... on voit, alors, un homme tourmenté, timide, ayant des difficultés à trouver ses mots, hésitant...

 

Il dit lui-même qu'il est un grand émotif, car il n'a pas été assez bercé, cajolé, caressé par sa mère... l'auteur de Soumission annonce d'autres carnages à venir, perpétrés par les djihadistes, il évoque, à ce sujet, "une idéologie révolutionnaire, ils veulent créer un autre monde, ils ont une vision sociale précise, puis il prédit une montée en puissance de l'Islam plus ordinaire, plus tranquille, après l'élan révolutionnaire", et il ajoute : "ça va continuer parce qu'il y a un besoin de structure religieuse, et de sens"... interrogé, ensuite, sur ses intentions de vote, il se dit abstentionniste, favorable à une démocratie directe, mais déclare : "J'aimais bien Sarkozy ! Donc j'étais assez triste..."

 

Etonnante affirmation d'un écrivain qui déclare aimer Sarkozy !

On est sidéré par ces propos d'un auteur tenu pour un des plus grands romanciers de notre époque : un homme discret, simple, à l'inverse de ce que représente Nicolas Sarkozy.

 

Un peu plus tard, sur ARTE, un reportage est consacré à une biographie de Donald Trump... On y découvre un ambitieux prêt à tout pour réussir, il veut percer dans l'immobilier, il trouve un mentor en la personne d'un avocat, Roy Cohn, un individu sans morale, un voyou, une racaille.

 

Sous son impulsion, Trump devient un "cogneur", quelqu'un qui n'hésite pas à dénier la réalité, à mentir, en maintes circonstances.

 

Trump tonitruant, vociférant, hurlant son mépris, c'est l'inverse de Houellebecq...

 

L'écrivain s'efface, cultive la discrétion, refuse le paraître...

Donald Trump, lui, aime le clinquant, les apparences : la Trump Tower est le symbole de ce bling bling tapageur.

 

Le reportage nous montre Donald Trump qui bâtit un empire du jeu à Atlantic City... puis c'est la construction du Taj Mahal, un immense casino, un gouffre financier qui tourne au fiasco.

 

Mais, Trump, dont le nom est connu de tous, parvient à se renflouer, grâce à des manipulations financières.

 

Devenu une star d'une émission de la télé-réalité, il acquiert une popularité de plus en plus grande : les électeurs y voient l'archétype de la réussite américaine.

 

Et ce milliardaire, désormais président des Etats-Unis, qui vocifère, qui fait des affaires douteuses, est, lui aussi, sidérant.

 

En observant ces deux personnages, un écrivain, un magnat de l'immobilier devenu président, on se dit que notre monde est plutôt inquiétant.

 

Un écrivain timide qui aime Sarkozy, un milliardaire, un parvenu tyrannique qui est à la tête d'un des plus grands pays du monde, et dont le comportement paraît délirant...

 

Bon, Houellebecq attire une certaine sympathie, par sa réserve et sa modestie, même si son discours est parfois étrange et ahurissant.

 

Quant à Donald Trump, il nous fait entrer dans un monde d'incertitudes : ses réactions violentes, imprévisibles sont effarantes.

 

En voyant ces deux personnalités si contrastées, Houellebecq et Trump, l'un timide, effacé, l'autre tonitruant, excessif, en entendant leurs propos, on se dit qu'on entre dans un monde de plus en plus consternant et incertain.

 

 

 

 

L'interview de Houellebecq :

http://www.francetvinfo.fr/culture/houellebecq/invite-michel-houellebecq-n-aime-pas-les-happy-ends_2023201.html

 

La biographie de Trump :

http://www.arte.tv/guide/fr/072806-000-A/president-donald-trump

 

 

 

De Houellebecq à Trump...
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 14:57
Reportage évoquant un SDF sur France 2 : une vision peu réaliste...

 


 

Il fait très froid, en ce début du mois de janvier : la situation des sans-abri est préoccupante, avec de telles conditions météorologiques.

 

Le 115 est saturé, et comme chaque année, on agit dans l'urgence, comme chaque année, certains SDF ne trouveront pas de place dans des lieux d'hébergement, et ne pourront se protéger de ce froid intense.

 

Un reportage, lors du journal de 20 heures, diffusé le 7 janvier, sur France 2, nous montre un de ces SDF qui vivent au jour le jour : il se présente, d'abord, décline son identité, révèle son âge, 60 ans, affirme qu'il est SDF depuis 4 ans.

 

Cet homme semble bien portant, il est correctement habillé : blouson, écharpe, gants, un sac de sport moderne porté sur l'épaule...

 

Il s'exprime avec entrain, et bonne humeur, on le voit aller chercher un peu de chaleur ambiante dans le métro, on le voit aller boire un café auprès du secours populaire...

 

En regardant ces images, on se dit que ce SDF n'est guère représentatif de la situation que connaissent bon nombre de sans-abri...

On nous présente, là, une vision bien édulcorée de la vie que mènent les sans-abri, de leur apparence, de leur état de santé.

 

On comprend qu'un "casting" a été opéré dans le choix de ce SDF, mais il est bien loin de représenter la majorité de ces gens qui vivent dans la rue.

 

Soumis au froid, malades, mal lavés, les SDF connaissent des difficultés croissantes, en hiver, notamment quand les températures descendent en dessous de 0°.

 

L'image qui nous est délivrée, lors de ce reportage, est bien loin de la réalité...

 

Nous voyons parfois, dans nos rues, certains de ces êtres transis de froid, anéantis de fatigue, de misère, le teint sombre, les vêtements élimés, sales.

Ces exclus du monde n'ont même pas droit à la parole, ils s'effacent, gênent, dérangent. On ne les montre pas, on ne veut pas les voir.

 

Ainsi, le reportage qu'on nous présente, ce soir-là, ne reflète guère la dure réalité de ces gens qui vivent à la marge, souvent ignorés des autres.

 

Humiliation, désarroi, solitude : comment peut-on tenir, face à de telles conditions de vie ?

 

Le reportage diffusé sur France 2 nous laisse une impression en demi-teintes : certes, on a voulu évoquer quelques difficultés rencontrées par les SDF, mais on l'a fait sans rendre compte de toute la misère qu'implique cette situation...

 

Vision partiale ou plutôt partielle d'une réalité qui nous met mal à l'aise...

 


 

Le reportage :

 

http://www.francetvinfo.fr/meteo/pic-de-froid/video-pic-de-froid-on-ne-s-habitue-pas-mais-on-ne-pleure-pas-dit-un-sans-abri_2006471.html

 

 

Reportage évoquant un SDF sur France 2 : une vision peu réaliste...
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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 13:55
Yémen : cette guerre qui dérange et dont on ne parle pas...

 

 


 

Le Yémen saccagé par la guerre, des enfants qui meurent de faim, des milliers de victimes, la famine qui fait des ravages : ce conflit qui secoue ce pays semble oublié du monde.

 

Des rebelles venus du nord du pays, les Houthis, alliés à des partisans de l'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh, combattent le camp de l'actuel président Rabbo Mansour Hadi. Celui-ci est soutenu par une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, qui a déclenché, en mars 2015, une offensive pour empêcher les rebelles de prendre le contrôle de tout le territoire.

 

Qui s'intéresse aux yéménites ? Affamés, meurtris, sans ressources, sans infrastructures, ils subissent les conséquences terribles d'une guerre civile qui les anéantit.

 

Dans un pays pauvre soumis à la guerre, la population civile souffre de carences alimentaires graves.

Des écoles, des hôpitaux ont été détruits, des villes anéanties.

Après la Syrie, le Yémen connaît une guerre sans merci.

 

Et la France vend des armes à l'Arabie Saoudite engagée dans ce conflit : ainsi prospère ce commerce indigne.

 

Au Yémen 2 millions d'enfants ne sont pas scolarisés et sont forcés de travailler, ils connaissent la peur, la famine, le désarroi, 7 millions d'habitants sont dans une situation d'urgence alimentaire.

 

Dans nos médias, cette guerre dévastatrice semble oubliée et passée sous silence, alors que ce conflit risque de déboucher sur une catastrophe humanitaire terrifiante.

 

Il est vrai que la France a signé pour 10 milliards d'euros de contrat avec l'Arabie Saoudite. : l'argent prime sur toute autre considération.

 

Dès lors, mieux vaut ne pas évoquer l'infamie d'une guerre dans laquelle la France se trouve engagée : on vend des armes et on oublie la misère et la violence d'une guerre qui apparaît bien lointaine.

 

Le silence français et international sur cette guerre au Yémen se traduit également par le sous financement de la réponse humanitaire : la France ne s'est pas mobilisée pour apporter une aide significative à ces populations en danger.

 

Pendant ce temps, des enfants sont enrôlés de force dans cette guerre, d'autres dénutris, privés de soins, de médicaments, d'eau potable, meurent lentement.

 

Le Yémen, un des pays les plus pauvres du monde, ne peut faire face à un conflit meurtrier, dans lequel la population civile se retrouve prise au piège.

Ce pays exsangue soumis à la guerre est en train de vivre une catastrophe humanitaire sans précédent.

 

 

 

https://www.franceinter.fr/emissions/un-jour-dans-le-monde/un-jour-dans-le-monde-06-avril-2016

 

 

 

Yémen : cette guerre qui dérange et dont on ne parle pas...
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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 13:28
La lecture sur internet...

 

 

 

 

La lecture suppose attention et concentration, elle exige une certaine rigueur... Or, la lecture sur internet est, souvent, perturbée par des publicités, des annonces de toutes sortes.

 

Comment se concentrer face à tous ces écrans qui nous sollicitent de toutes parts ?

Ordinateurs, tablettes, i-phones, tant d'écrans sont mis à notre disposition pour délivrer des informations.

Mais, comment lire attentivement un journal dont la page unique est fondée sur la dispersion et des informations multiples ?

 

Quand on ouvre un article sur internet, on voit s'afficher sur les côtés, de nombreux autres titres.

Et même si on utilise un bloqueur de publicités, l'attention se disperse souvent  sur certains sites qui font leur propre promotion, de manière tapageuse.

On est face à une mosaïque de messages qui attirent l'attention si bien qu'on est tenté de passer d'un site à un autre...

Certains articles sont surchargés de liens qui conduisent le lecteur à une dispersion plus grande, encore...

 

Par ailleurs, l'écran d'un ordinateur, par ses reflets, sa brillance, fatigue, rapidement, les yeux du lecteur.

 

Internet, c'est, aussi, le règne de l'immédiateté et de l'instantanéité : il faut s'informer vite, parcourir les titres, on en vient à grappiller sans vraiment approfondir...

 

La profondeur, c'est ce qui manque dans le monde moderne.

Et internet a tendance à aggraver et encourager une certaine légèreté dans la lecture.

 

Notre monde de sollicitations permanentes, avec des loisirs qui se sont diversifiés, n'aime plus la profondeur et la rigueur de l'analyse : à l'ère de Twitter, les internautes se délectent de propos à l'emporte-pièces, ils apprécient les réactions immédiates, lancées à la volée.

A l'heure d'internet, la tendance est, souvent, à l'émiettement et à la dispersion.

 

Partout, et même sur internet, la propagande va bon train, car cette propagande ne se cantonne pas aux médias traditionnels, comme la télévision ou la radio.

 

La propagande se trouve aussi sur internet, et comme nous sommes abreuvés d'informations, il est difficile de faire le tri.

 

Des erreurs se propagent, car chacun peut diffuser toutes sortes d'articles et de messages. Ces erreurs peuvent être volontaires, ou, parfois, elles sont dues à une forme d'ignorance...

 

Lire sur internet demande un esprit critique : il faut vérifier les sources, s'interroger, et souvent le monde moderne qui nous bouscule, ne nous en laisse pas le temps.

 

En fait, pour lire en toute sérénité, rien ne vaut le livre : on peut facilement souligner des phrases, des extraits, le regard est sollicité par un seul message, et l'attention est bien meilleure.

Le livre doit rester une référence essentielle : il permet de trouver une vraie sérénité et une concentration accrue dans la lecture.

 

 

 

 

 

La lecture sur internet...
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 13:40
La connerie se banalise sur internet...

 

 

 

Internet est un merveilleux outil de connaissances : il offre à chacun la possibilité de s'informer rapidement, les sources sont nombreuses, variées, et pourtant, force est de constater que la connerie se répand et se banalise de plus en plus sur la toile.

 

Le prêt-à-penser se développe : le copié-collé connaît un succès grandissant, certains ne pensent plus par eux-mêmes, mais se contentent d'une argumentation toute faite, en laquelle ils croient aveuglément.

 

Copier plutôt que réfléchir et raisonner ! C'est une tendance à laquelle se laissent aller volontiers les adolescents, les élèves de collège et de lycées.

 

Mais, bien sûr, les adultes ne sont pas en reste et eux aussi se laissent entraîner volontiers vers cette tentation.

 

Internet, il faut le savoir, n'est pas une garantie de vérité, ce n'est pas parce que c'est écrit sur internet que c'est vrai ! Combien de sites répandent de fausses rumeurs, combien de sites comportent des erreurs !

Il faut, bien sûr, faire le tri.... il faut choisir, et faire preuve d'une attitude critique, en maintes occasions.

 

Or, certains préfèrent se dispenser de l'effort de la réflexion...

Ils "recrachent" textuellement ce qu'ils ont lu sur internet : la réflexion se délite et s'évanouit.

D'autres se lancent dans des affirmations hasardeuses, sans se soucier de vérité et d'exactitude. 

Par ailleurs, on voit de plus en plus les internautes se livrer à des assauts d'insultes, des propos grossiers, vulgaires : la mauvaise foi se manifeste sous forme d'injures. Bien sûr, il est plus facile d'invectiver que de raisonner.
Le réflexe remplace la réflexion : l'insulte immédiate, spontanée fuse... 

 

Internet devient une foire à la bêtise, à la haine : on aimerait que chacun mesure l'impact de certains propos, que chacun prenne conscience de ce qu'il affirme.

Certains s'amusent à émettre de fausses rumeurs, parfois dangereuses, inquiétantes : c'est ce qui s'est produit, lors du récent attentat de Munich, par l'intermédiaire de Twitter et de Facebook.

 

"Un con, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît", disait Michel Audiard.

Et, effectivement les cons osent tout sur internet, d'autant plus volontiers qu'ils bénéficient d'un anonymat et d'une impunité totale.

 

Certains n'hésitent pas à mentir, s'inventent des titres honorifiques ou universitaires, se font même "mousser", afin d'attirer la confiance des autres.

Les EGO s'exacerbent et s'imposent. On en vient à mépriser l'autre, à le vilipender sans raison.

On en vient à oublier la réflexion qui permet de raisonner avec mesure et en pleine conscience.

En ces temps où le fanatisme gagne du terrain, il est plus que jamais nécessaire de combattre l'ignorance et la bêtise.

Hélas ! La connerie se banalise sur internet : cet outil de connaissances devrait être utilisé avec plus de discernement et de précautions.

 

 

 

 

 

 

 

La connerie se banalise sur internet...
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 15:16
Quand Windows 10 s'empare de nos ordinateurs...

 

 

Le nouveau système d'exploitation appelé Windows 10 est, indubitablement, imposé aux utilisateurs d'internet.

C'est comme si on ne pouvait pas y échapper : encore "un progrès" auquel il faut se soumettre, de gré ou de force.

Pour ma part, je disposais, il y a peu, d'un ordinateur sous windows 7, mais soudain, de nombreux messages d'alerte ont déferlé sur mon PC pour m'inciter à changer de système : un véritable harcèlement publicitaire !

Pendant des mois, j'ai résisté à ces sollicitations incessantes, me méfiant de ces méthodes. Une véritable offensive et un matraquage publicitaire indécent !

Puis, un jour, j'ai reçu un autre message très ambigu, où l'on me proposait de programmer une installation de windows 10 : maladroitement, j'ai cliqué sur une case et la programmation a été enregistrée, sans que je l'aie vraiment décidée.

 

Quelques jours plus tard, mon ordinateur s'est mis à télécharger ce nouveau système : impossible de l'arrêter et d'empêcher le processus.

 

Le lendemain, plusieurs fonctionnalités avaient disparu : mon imprimante n'était plus disponible, je n'avais plus accès sur Google à certains sites, notamment ma boîte mail.

Il me fallait utiliser Mozilla Firefox pour retrouver ces sites, bref, mon ordinateur était complètement chamboulé.

Quelques jours après, j'ai pu récupérer Google, mais toujours pas mon imprimante.

 

Ainsi, Microsoft nous contraint à adopter un système dont on connaît, maintenant, les défauts : Microsoft se livre à une collecte massive de données, traçant les utilisateurs et leur vie privée.

La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés, la CNIL a mis en demeure Microsoft, ce jeudi 20 juillet, de "cesser la collecte excessive de données et le suivi de navigation des utilisateurs sans leur consentement".

Un voeu pieux, sans doute ! Car Microsoft semble avoir la main mise sur internet et sur nos ordinateurs.

 

On imagine comment peuvent être exploitées toutes ces données : publicités ciblées, par exemple, en fonction du profil de l'utilisateur.

 

Dans tous les cas, les méthodes utilisées par Microsoft sont indignes : finalement, nous n'avons plus vraiment la possibilité de choisir le système d'exploitation qui nous convient.

Il nous faut suivre les évolutions et les "progrès", de gré ou de force.

 

Il est, d'ailleurs, probable que, bientôt, un nouveau système d'exploitation verra le jour et qu'il nous sera à nouveau imposé.

 

De la même façon qu'on nous oblige à posséder un téléphone portable, on nous vend toutes sortes de produits que l'on nous "inflige"

.

Certes, le système Windows 10 que j'utilise maintenant est attrayant et performant, mais on aimerait avoir la possibilité de choisir et j'ai de plus en plus l'impression que de nombreuses nouveautés nous sont, ainsi, imposées.

 

Ainsi, s'établit le règne de BIG BROTHER : un monde où nos moindres faits et gestes sont épiés, à des fins mercantiles ou peut-être dans des buts plus pervers que nous ne connaissons pas encore.

 

 

 

Quand Windows 10 s'empare de nos ordinateurs...
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 10:24
Attentat de Nice : la grande curée verbale a commencé...

 

 

 

Les morts sont à peine tombés, les victimes n'ont même pas encore été identifiées, et les hypothèses les plus farfelues sur les attentats de Nice circulent, déjà, sur la toile !

Chacun y va de ses solutions, de ses certitudes, sans attendre la suite de l'enquête.

 

Un peu de pudeur et de retenue seraient les bienvenues !

 

Certains affirment à grands cris qu'il ne peut s'agir d'un attentat terroriste : "c'est l'oeuvre d'un fou, d'un désaxé, d'un paumé, en instance de divorce !"

 

Comment expliquer, dès lors, la préméditation, puisque ce massacre a été préparé longtemps à l'avance ?

Comment expliquer la date du 14 juillet, un symbole fort, notre fête nationale qui représente, pour tous les français, la fête de la  liberté, le refus d'un pouvoir arbitraire ?

Cette date n'a sûrement pas été choisie, par hasard : c'est une façon de frapper la France dans ses fondements les plus forts.

Une façon de contester des valeurs qui, pour nous, sont essentielles...

Cet attentat vient même d'être revendiqué par Daesh : est-ce une récupération ? On peut en douter, car les revendications de cette organisation terroriste sont, en général, fiables.

 

La liberté ! Elle est accordée à chacun, dans ce pays, et chacun a le droit d'exprimer ce qu'il pense.

La liberté, un bien précieux dont on oublie toute la valeur !

La culture, aussi, notre culture que beaucoup s'appliquent à dénigrer !

 

Il s'agit, bien sûr, de clouer au pilori le gouvernement en place qui utiliserait cet attentat pour maintenir l'état d'urgence.

Il s'agit de détruire toutes les institutions, de les mettre à bas.

Les théories du complot se propagent, et sont favorisées par toutes sortes de publications sur internet.

Les insultes, les propos arrogants pleuvent, chacun déverse sa haine, son mépris, ses rancoeurs.

Chacun y va de sa diatribe, au lieu de se livrer à une réflexion sereine et pondérée.

Chacun prétend détenir la vérité, la sienne.

Les victimes des attentats, leurs familles sont en droit d'attendre un minimum de respect et de décence.

Leur colère, leur désarroi sont légitimes.

 

Mais on assiste, sur internet, à un déferlement de violences verbales inouies, et c'est comme si la violence entraînait la violence, comme si elle exerçait une sorte de fascination sur des lecteurs toujours plus avides de sensations.

La grossièreté, l'insulte sont aussi des formes de violences modernes, et sur la toile, il n'est pas rare de voir ce déchaînement et ce défoulement d'injures.

 

L'heure est au "défouloir" , à la grande braderie verbale, au grand déballage d'idées lancées dans le vide, au hasard.

La grande curée verbale a commencé et elle n'est pas près de s'arrêter !

 

 

 

 

 

 

Attentat de Nice : la grande curée verbale a commencé...
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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 12:16
Euro de football : après le rire, les larmes...

 

 

 

Que d'outrances dans cet Euro de fooball qui s'achève sur une "défaite" des Bleus !

 

Et aujourd'hui, encore, la presse en fait des tonnes soulignant la déception, "la cruauté" de cette finale entre le Portugal et la France.

Une finale assez ennuyeuse et crispante comme le sont beaucoup de matchs de football, d'après les commentaires que j'ai pu lire...

 

Les rêves de gloire s'étiolent... mais dans cette affaire, la gloire tient à fort peu de choses, un ballon qui rentre miraculeusement dans un but, un tir mal évalué par un gardien, etc.

 

L'équipe de France avait eu, jusqu'alors, une certaine chance dans cette compétition, et la chance a tourné hier soir.

 

Les médias sont là pour maintenir l'intérêt d'une compétition tapageuse, racoleuse : tout est fait pour attirer le public vers cet euro de foot : publicités, fan zones, titres des journaux.

 

Par curiosité, j'ai simplement regardé la "cérémonie d'ouverture" de cette finale annoncée comme épique.

Fanfare, musique pompeuse autour d'un trophée géant, puis David Guetta qui se trémousse dans une ambiance survoltée, puis l'arrivée d'une suédoise blonde platine qui chante l'hymne de l'Euro.

Une cérémonie très kitsch, un show à l'américaine, une façon de chauffer la foule en délire qui agite des drapeaux français...

Que d'artifices ! "Nous allons vivre une très très grande finale ! Ce France-Portugal promet énormément", annonce le présentateur !

L'hyperbole est partout dans le spectacle et dans les commentaires.

 

En fait, ce match n'a séduit personne, il a généré l'ennui et le jeu a été assez terne.

 

L'Euro s'achève enfin dans les larmes, disent certains.

Encore et toujours cette démesure !

Il ne faut pas s'en étonner : elle fait partie de notre monde, elle est partout, cette hybris.

Et le football, un des sports préférés des français, n'y échappe pas.

 

Bon, tout n'est pas perdu pour les joueurs de l'équipe de France : ils recevront chacun la coquette somme de 250 000 euros ! Voilà de quoi consoler les footballeurs de leur défaite, voilà de quoi les rassurer ! "Oh les pauvres ! Ils ont perdu la finale !" Mais ils ont tout de même empoché une prime conséquente...

Un pactole qui fait rêver en période de crise...

On peut remarquer, aussi, que le battage médiatique a bien fonctionné puisque plus de 20 millions de spectateurs ont regardé cette finale... encore un record qui a été battu !

La chaîne M6 qui a diffusé ce match a pu vendre des écrans publicitaires supplémentaires, une bonne affaire !

 

Le sport devient un enjeu, un argument de vente essentiel.

Quant à la performance sportive, elle est reléguée au second plan : dommage !

 

 

 

 

 

 

Euro de football : après le rire, les larmes...
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