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23 mai 2022 1 23 /05 /mai /2022 11:35
La détresse d'une mère d'un marin russe disparu...

 

Elle se prénomme Olessia. "Son fils a disparu dans le naufrage du Moskva, le vaisseau amiral probablement coulé par une frappe ukrainienne et les autorités russes lui demandent de se taire.

"Tout se passe comme prévu", c'est ce que répète jour après jour le Kremlin, depuis le début de l'offensive russe en Ukraine. Les pertes sont minimisées, sinon dissimulées et les victoires ukrainiennes n'existent pas dans la version officielle.

 

Le naufrage du Moskva est une parfaite illustration de cette désinformation russe.

Le 14 avril, le vaisseau amiral a coulé en Mer Noire, endommagé, affirme Moscou, par une explosion à bord. Or, un enregistrement vient confirmer les affirmations ukrainiennes et américaines selon lesquelles le bateau a été en réalité touché par des missiles ukrainiens.

Les Russes, que l'on entend appeler à l'aide dans cet enregistrement, mentionnent bien deux impacts.

 

En ce qui concerne le bilan, tout a été fait pour étouffer la vérité.

La mère d'un jeune marin de 20 ans est sans nouvelles de son fils et veut savoir ce qu'il est devenu. On imagine sa douleur, sa rancoeur et son désespoir.

"Il m'est impossible d'exprimer ce que je ressens, je suis dévastée par une douleur permanente.", déclare cette mère.

Olessia est inconsolable, cette mère de famille est sans nouvelles de son fils de 20 ans, Nikita qui faisait partie de l'équipage du Moskva, fleuron de la marine russe.

 

Recruté avant le début de la guerre, il a donné signe de vie, une fois, en mer au large des côtes ukrainiennes.

"Le 13 mars dernier, il m'a appelée avec le téléphone de quelqu'un d'autre, il m'a dit : "Maman, c'est moi, ne me pose pas de question, je n'ai rien le droit de te dire, j'ai reçu l'interdiction de parler et de dire où nous sommes et ce que nous faisons." Puis il a raccroché, et un mois plus tard, nous avons eu connaissance de la tragédie.

 

Depuis, la mère de ce soldat se démène pour connaître la vérité, elle fait partie d'un collectif de familles de marins disparus, très actif sur les réseaux sociaux.

En vain, jusqu'à la semaine dernière et une réunion avec les autorités qui laisse entrevoir le pire.

 

"Un jour, on nous a soumis un document et on nous a demandé de le signer. C'était une déclaration préparée à l'avance : je devais reconnaître la mort de mon fils, en échange d'une indemnisation à hauteur de 7 millions de roubles, soit 100 000 euros environ." affirme Olessia.

Une proposition qu'elle refuse catégoriquement de signer. Olessia rejette la version officielle, selon laquelle les 500 membres d'équipage ont été évacués.

 

"Tout le monde ment. Nous sommes toujours à la recherche de nos fils : on ne sait rien de ce qui s'est passé, il ne figure sur aucune liste de disparus. C'est la faute du capitaine du navire et de tous ses supérieurs : ce sont eux les responsables, car ils ont donné les ordres. Ce que je souhaite, c'est que tous les coupables de ce drame soient punis."

Et qui est donc le principal responsable ? Bien qu'elle ne le cite pas, c'est Vladimir Poutine qui a décidé d'envahir un pays souverain et d'attaquer un peuple frère...

 

En l'absence de communication officielle, il est impossible, à ce stade, de chiffrer les pertes réelles, ce qui plonge cette mère de famille dans le désarroi, mais Olessia est déterminée à faire éclater la vérité dans une Russie où les médias sont censurés.

 

Source :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h00-aurelie-kieffer-du-mardi-17-mai-2022-4137420

 

 

 

 

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15 avril 2022 5 15 /04 /avril /2022 11:29
Le contrôle des médias en Russie : mensonges et falsifications...

 

La journaliste Manon Loizeau dénonce la fermeture de plusieurs médias russes par le pouvoir en pleine guerre en Ukraine ainsi que les arrestations massives de citoyens russes qui manifestent contre le conflit.

Des médias muselés, une presse sous contrôle, des manifestations interdites, des opposants arrêtés... n'est-ce pas là la marque d'un pouvoir dictatorial qui impose sa vision du conflit en Ukraine ?

 

"Une opération de pacification"... telle est la version officielle, sauf que les Ukrainiens sont sous le feu des bombes et des missiles russes.

 Selon Manon Loizeau, ce conflit n'est pas considéré comme une guerre par le pouvoir russe ni par les autres médias : "Tous les médias officiels russes disent que c'est une opération de pacification et de défense des citoyens russes dans la région de Donetsk" souligne-t-elle. Elle poursuit : "Quand ce sont des images de Karkhiv (la deuxième plus grande ville ukrainienne) qui sont montrées, les Russes disent que ce sont les Ukrainiens eux-mêmes qui bombardent. Ce sont des théories du complot totales, que croient beaucoup de Russes". 

Eh oui, comment échapper à ces mensonges quand on vit en Russie ?

 

Tous les médias indépendants ont été fermés : le pluralisme n'existe plus en Russie, sous Poutine.

"La Russie est loin d'être un modèle en matière de liberté des médias : les espaces d'information totalement contrôlés coexistent avec des îlots de liberté d'expression de plus en plus sous contrainte." écrit Tatiana Kastouéva-Jean, spécialiste des politique intérieure et étrangère russes.

 

Elle précise : "Les médias publics épousent fidèlement la ligne officielle du Kremlin sans émettre la moindre critique. Certains médias sont même connus pour la fabrication et la diffusion de contenus déformés, voire falsifiés, en vue d'alimenter et de crédibiliser le discours officiel. La mainmise sur les chaînes de télévision date de la fermeture de NTV en 2001, dont l'éclairage critique à l'égard de l'armée fédérale lors de la deuxième guerre de Tchétchénie avait mécontenté le Kremlin."


Ainsi, Le Moskva, un fleuron de la Marine russe, vaisseau amiral en mer Noire, a coulé ce jeudi 14 avril après avoir été touché par un missile ukrainien selon Kiev, mais selon Moscou, le naufrage de ce lance-missiles serait dû à un incendie accidentel. 

"Moscou" a coulé, atteint par des missiles ukrainiens, voilà une vérité que les Russes ne sont pas prêts à entendre...

Deux versions des faits... où l'on voit que les médias russes se livrent à une falsification de la réalité.

 

C'est ce que l'on appelle des médias aux ordres.

Les Russes ne sont donc que très mal informés des réalités de leur pays.

C'est ainsi que Vladimir Poutine impose sa politique musclée à un pays de 140 millions d'habitants.

Comment les Russes pourraient-ils se révolter ? Très peu de personnes sont prêtes à descendre dans la rue pour défier Poutine...

 

Source :

 

https://www.francebleu.fr/infos/international/les-russes-ne-voient-plus-d-avenir-possible-raconte-la-journaliste-manon-loizeau-sur-france-bleu-1646399247

 

 

 

 

Le contrôle des médias en Russie : mensonges et falsifications...
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23 mars 2022 3 23 /03 /mars /2022 09:54
L'exaltation de la guerre...

 

La guerre se cache souvent sous des apparences héroïques et brillantes... On se souvient de cette évocation de la guerre dans le chapitre 3 de Candide, le célèbre conte de Voltaire :

"Rien n'était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu'il n'y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d'abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d'hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu'il put pendant cette boucherie héroïque..."

Au début de ce chapitre, on ne perçoit que les aspects clinquants de la guerre : les armées en ordre de bataille, la musique... puis, peu à peu, on en découvre toutes les abominations...

 

On retrouve cette exaltation de la guerre dans les récits de la guerre menée par Poutine en Ukraine.

Poutine a même tenu un meeting rassemblant des milliers de Russes, alors que les villes ukrainiennes sont sous les bombes !

Quel cynisme ! C'est ignoble !

Près de 100.000 personnes ont acclamé le président russe Vladimir Poutine, dans un stade plein à craquer, à l'occasion d'un meeting du maître du Kremlin. Un rassemblement festif organisé en pleine guerre en Ukraine, officiellement pour célébrer les huit ans de l'annexion de la Crimée.

Vladimir Poutine a alors fait l'éloge des soldats russes et de leur "héroïsme" !

Aucun mot sur les destructions, aucun mot sur les victimes, sur les blessés, les morts...

 

"Cette exaltation de la guerre est le signe d'une immaturité très profonde, selon Johann Chapoutot, professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne, spécialiste de l'histoire de l'Allemagne.

Une immaturité que l'on trouve au plus haut niveau de responsabilité de l'état et pas seulement dans les dictatures...

 

Vladimir Poutine, c'est le paroxysme de cette immaturité, de ce manque de réflexion, de ce manque de responsabilité, un homme qui s'est de plus en plus isolé au sommet du pouvoir, qui est habité par ses propres fantasmes, par sa paranoïa, qui est suivi par une technostructure maffieuse oligarchique.

 

Il incarne la stupidité agressive, le virilisme, comme si la perte de l'empire russe avait été une émasculation.

Lui-même met en scène cette espèce de corps sportif, de manière permanente....

 

Il est à la confluence de tout ce qui importe véritablement, en fait, actuellement, c'est à dire non pas seulement le fracas des armes qui peut susciter une fascination exaltée, mais la fin de l'état de droit, la question du nucléaire, la question du climat, parce que nous finançons sa guerre. Lorsque nous voyons que le budget de l'armée russe, c'est 56 milliards d'euros par an, il faut voir que nous lui achetons pour 59 milliards d'euros de gaz, sans compter les autres énergies fossiles et le pétrole, la question de l'évasion fiscale, la question de la corruption, tout cela est lié dans ce phénomène Poutine, ainsi que ce phénomène de guerre, et on voit à quoi cela conduit : à tuer des enfants sous les bombardements.

 

Le récit de Poutine, celui d'une certaine élite russe, aidée en cela par l'église orthodoxe, est totalement obsidional, c'est à dire que ces gens perçoivent la Russie comme une cité assiégée qui doit se défendre à tout prix, si bien que les Russes se considèrent, de manière paradoxale, comme les agressés et non pas comme les agresseurs.

Une façon de motiver les combattants qui sont envoyés sur le front...

Les citoyens russes sont les premières victimes de ce récit : ils sont soumis à un tabassage, un matraquage médiatique intensif de la part de médias qui sont totalement aux ordres.

Derrière tous ces récits,  derrière ce bruit, ce fracas, ce théâtre des opérations, il y a des enjeux massifs comme la consommation des énergies fossiles, la dégradation de notre climat encouragée par ces espèces de fascismes impériaux dont la Russie est vraiment un exemple paradigmatique. Il y a la question de la démocratie, la question de l'état de droit, la question du virilisme, de l'extractivisme, du productivisme dans lequel on est pris, parce qu'il ne faut pas s'y tromper, la Russie est, avec la Chine, un exemple de ces grands empires de constitution ou de reconstitution qui estiment qu'on peut faire fi du droit international pour laisser des empires faire ce qu'ils veulent : exploiter, détruire l'environnement, détruire le vivant, massacrer des populations."

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/sous-les-radars/quand-la-guerre-est-de-retour-dans-nos-vies

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21 mars 2022 1 21 /03 /mars /2022 12:38
Poutine et la rhétorique de la guerre...

 

La guerre s'accompagne toujours d'une certaine rhétorique : il s'agit de convaincre ses troupes du bien-fondé de la guerre...

Et Vladimir Poutine en menant une guerre en Ukraine, n'échappe pas à ce rituel...

"Elena Volochine a quitté la Russie quand la rhétorique de guerre est réapparue : la cinquième colonne, les opposants, les mots de nazis, de traîtres, d'ennemis du peuple, elle se sentait elle même visée par cette rhétorique, en tant que journaliste franco-russe à France 24.

Une rhétorique dictatoriale qui est en train de monter, selon elle.

Pour Poutine, l'Ukraine n'est pas une nation, elle n'a pas droit de cité, elle a été créée par la Russie : c'est ce qu'il a toujours dit de façon sous jacente."

 

Poutine a même parlé d'autoépuration ! 

"Le vrai peuple russe saura toujours distinguer les patriotes de la racaille et des traîtres : ils vont juste les recracher comme une mouche qui a accidentellement volé dans leur bouche, ils vont juste les recracher sur le trottoir...

Je suis convaincu qu'une auto épuration naturelle de la société ne fera que renforcer notre pays", a-t-il déclaré...

Voilà un discours sans ambiguïté !

"Qu'est-ce que cela évoque ? Un très triste souvenir : la surveillance, les écoutes téléphoniques, les dénonciations, l'appel à la délation, bref une stratégie de la terreur, cela évoque les heures les plus sombres de notre histoire...

 

La terreur, déjà à l'intérieur de ses frontières, avec un régime autocratique, la terreur en Ukraine, une terreur militaire avec le bombardement des populations civiles, pour mettre la population ukrainienne à genoux.

Menaces sur la liberté d'opinion, la liberté de la presse...

 

Pourquoi détruire un théâtre, des hôpitaux, une maternité ? Parce qu'à l'intérieur, il y aurait des nazis, des soldats, des forces armées... selon la rhétorique russe."

 

Selon Elena Volochine, "les Russes n'admettent absolument pas ces frappes, ils disent que c'est le bataillon Azov qui aurait lui-même miné et fait exploser ce théâtre et c'est pareil avec toutes les frappes.

L'extrême droite ukrainienne existe, mais aujourd'hui, l'extrême droite, c'est 3 à 5 % aux élections, c'est moins qu'en France.

Selon la version officielle russe de cette opération spéciale, puisqu'il est interdit de dire le mot "guerre" en Russie, ce sont des nazis que l'on combat en Ukraine, on n'arrête pas d'accuser les nazis de ce qu'ont fait eux-mêmes les Russes, c'est à dire de prendre les civils comme boucliers humains, de préparer une attaque chimique, biologique. On ne sait pas ce que vont faire les Russes derrière parce qu'en général, lorsque les Russes accusent de quelque chose, ce sont finalement eux qui sont à la manoeuvre, toujours les Russes ont d'abord accusé les Ukrainiens :  les corridors humanitaires qui sont bombardés, c'est pareil : c'est la faute des Ukrainiens.

Une pratique qui est classique, et vous l'avez certainement vu en Syrie, ce que font les Russes, ils en accusent les autres."

 

"La guerre repose toujours sur le mensonge, la servitude et la misère. Poutine a construit une société où la critique n'est plus possible.

Poutine pratique une forme de négationnisme : il ne faut jamais sous-estimer la puissance du déni."

 

"Le but des Russes consiste à encercler et terroriser, c'est ce qu'ils ont fait en Syrie. Une façon de déprimer et démoraliser la population."

 
Ainsi, une nouvelle fois, dimanche matin, la Russie a annoncé avoir fait usage de missiles hypersoniques. Samedi, les autorités russes annonçaient avoir détruit un entrepôt souterrain d’armements dans l'ouest de l'Ukraine.

Ces annonces ont aussi un but psychologique : démoraliser l'adversaire. C'est encore une démonstration de force.

 

Les missiles balistiques hypersoniques Kinjal (« poignard » en russe) et ceux de croisière Zircon appartiennent à une famille de nouvelles armes développées par la Russie et que son président, Vladimir Poutine, qualifie d'  "invincibles", car censées pouvoir échapper aux systèmes de défense adverses.

 

 

 

Sources :

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/3139721-la-guerre-sans-limite.html

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/elena-volochine-correspondante-a-moscou-depuis-10-ans-a-decide-de-quitter-la-russie_4998108.html

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16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 10:50
Election confisquée : absence de débat pour la présidentielle...

 

Après le Covid, c'est la guerre en Ukraine qui occupe toute la place dans les actualités...

Le débat pour les élections présidentielles est escamoté : on ne parle pas d'éducation, de la santé, du monde du travail, de la retraite... toutes les questions essentielles disparaissent des médias.

La guerre en Ukraine a envahi tout l'espace médiatique ! Sur internet, sur les chaînes de radio, de télévision...

 

De plus, Emmanuel Macron a refusé tout débat avec ses concurrents avant le premier tour. C'est regrettable !

Notre président semble vouloir profiter des sondages favorables qui le donnent déjà gagnant... Pourquoi se fatiguer ?

C'est aussi inquiétant pour notre démocratie : Emmanuel Macron semble même utiliser la guerre en Ukraine pour ne pas avoir à débattre avec les autres candidats.

Pourtant, notre école, nos hôpitaux, nos EHPAD sont en difficulté.

 

La situation dans les services d'urgence des hôpitaux est catastrophique : on l'a vu avec la crise du Covid, mais cela fait des années que ces services sont saturés...

Rien n'a été fait pour sauver l'Hôpital : les soignants ne peuvent plus faire face, comme dans les EHPAD, ils sont contraints à faire preuve de maltraitance à l'égard des patients.

Un soignant témoigne : "l’état des services d’urgences de France, au lendemain d’une pandémie sans précédent, à l’aube d’une concertation politique décisive pour l’avenir de l’hôpital public, est pire qu’en 2019. Chaque jour, de modestes services d’urgences ferment et les patients sont alors orientés dans les urgences de centres hospitaliers alentour qui explosent. Les brancards des urgences et les précieux lits de médecine aiguë jouent le rôle de l’antichambre des EHPAD, au grand désespoir de soignants usés et démissionnaires."

 

Que dire de la situation dans les EHPAD ? Elle est catastrophique. Les personnes âgées y subissent des maltraitances indignes : repas rationnés, absence de soins, violences, abandon...

Comment peut-on accepter un tel mépris des vieux ?

Le business de la vieillesse est installé depuis des années : rien n'a été fait pour y mettre fin. On a même donné un nom à ce modèle économique : silver economy. Silver : argenté, comme les cheveux des pensionnaires et comme leur compte en banque...

Scandaleux !

Le scandale Orpea a secoué quelque temps l'opinion et le monde des médias, mais comme il s'agit de vieux, ce système scandaleux va perdurer : un business qui fonctionne et tourne à plein.

 

L'école, quant à elle, a subi une succession de réformes mal pensées qui n'ont servi qu'à la fragiliser : la réforme du lycée menée par Blanquer n'a pas convaincu.

L'école publique souffre, comme l'hôpital : de nouvelles réformes se préparent visant à la fragiliser un peu plus encore.

 

 

 

 

Source :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/je-suis-medecin-urgentiste-et-le-dis-aux-nom-de-la-profession-nous-ne-pouvons-plus-faire-face-blog_fr_6228b8e8e4b004e4e3890a6d

 

 

 

 

Election confisquée : absence de débat pour la présidentielle...
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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 08:28
Le Covid-19, comme une obsession...

 

Le coronavirus... C'est le sujet qui préoccupe tout le monde : chacun veut donner son avis sur la pandémie, et ce, en maintes occasions. Comme une obsession !

Ainsi, en publiant sur Agoravox un petit article qui évoquait la célèbre chanson "Blue Moon", je n'imaginais pas que les commentateurs s'empareraient de ce billet pour se livrer à  des commentaires sur le Covid...

 

Et ce, dès le premier commentaire où un intervenant évoque la vaccination forcée de personnes handicapées aux Etats-Unis.

Je ne sais pas si c'est vrai, car tant d'informations circulent sur le Covid !

 

Le même intervenant insiste et revient sur le thème de la vaccination :

"Le problème majeur, c'est que tous les vaccins ne sont pas compatibles entre eux.
La date du rappel n’est pas la même pour chaque vaccin .

Comment accepter de mélanger un vaccin adénovirus avec un vaccin ARNm complètement opposés entre eux ?"

Et un autre surenchérit :


 ’’La campagne vaccinale étant freinée par une méfiance croissante sur les vaccins, le ministère de la santé envisage de ne plus communiquer le nom du vaccin administré à la personne qui prend un RDV.
 
 Si c’est vrai, on peut parler de tromperie aggravée."

 

Ainsi, le Covid devient le sujet de prédilection de la plupart de ceux qui commentent.

J'ai eu beau leur faire remarquer que ce n'était pas le sujet de l'article, rien à faire : la discussion a continué sur le coronavirus, les vaccins...

Ainsi, un nouveau virus se répand partout, dans les conversations, sur les réseaux sociaux : l'envie irrépressible de parler de la pandémie.

 

Il est vrai que les médias déversent sur nous toutes sortes d'informations parfois contradictoires sur le Covid...

Le sujet y occupe une place prépondérante.

Tout le monde est cerné par le virus à couronne  : l'obsession du Covid s'empare de chacun d'entre nous.

Le virus hante nos esprits : ainsi apparaissent de graves troubles psychologiques chez les enfants, les adolescents et même les adultes.

Une épidémie dans l'épidémie, en quelque sorte...

 

L'épidémie a des conséquences inévitables sur la santé mentale, sur le moral : troubles anxieux, dépressifs, troubles du sommeil.

La situation de confinement et ses conséquences psychosociales et économiques mais aussi la peur, pour soi et ses proches, de la contamination, du virus, de la maladie et de ses conséquences (atteintes somatiques graves et décès) sont des facteurs qui agissent sur la santé mentale des Français.

D'autant que les informations sont anxiogènes : au Brésil, en Inde, la pandémie explose et fait encore de nombreuses victimes.

Ainsi, face au variant brésilien, le gouvernement a enfin annoncé une suspension des vols en provenance du Brésil et un contrôle strict des frontières. Jean Castex a annoncé ce week-end une quarantaine obligatoire pour les voyageurs en provenance de plusieurs pays dont le Brésil.

 

 

 

 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 11:48
Notre horizon : la consommation...

 

 

Par curiosité, je me suis rendue ce samedi 28 novembre dans le centre de ma ville : c'était le premier jour d'ouverture pour les petits commerces, après un mois de confinement.

La principale rue commerçante était envahie de monde : une foule compacte qui investissait les trottoirs, des files d'attente, des voitures coincées dans des embouteillages...

 

Une réussite pour les commerçants privés d'activité lors de deux confinements, une aubaine pour ces gens qui n'avaient qu'une hâte : travailler, ouvrir leur boutique.

L'approche de la fête de Noël est un moment crucial, essentiel pour les petits commerces....

On voyait les gens déambuler dans les rues, portant des paquets, faisant provisions de cadeaux en vue des prochaines festivités...

 

Ainsi, nous sommes voués à une perpétuelle consommation tout au long de l'année, car les fêtes s'enchaînent et nous entraînent dans leur sillage de frénésie consumériste.

Travailler, gagner de l'argent pour consommer... C'est là l'horizon que l'on nous propose...

Dans les supermarchés, les rayons débordent de victuailles de toutes sortes...

Nous sommes invités à la grande goinfrerie de Noël et comme toutes sortes de mets sont accessibles, nous nous laissons tenter : nous vivons dans une société de consommation.

On ne peut y échapper. Qui penserait ne pas fêter Noël ?

 

On le voit bien : quand les commerces ferment, une grande partie de notre société est à l'arrêt.

Ne sommes-nous pas formatés et conditionnés pour consommer ? 

Ne sommes-nous pas formatés par la publicité, par les différents médias qui nous incitent à consommer, et même à surconsommer ?

 

Les produits que nous consommons sont souvent des produits de luxe, du superflu... 

Laissons la parole au philosophe André Comte-Sponville : "Un tel luxe est d'autant plus choquant qu'il constitue, d'évidence, une perversion du message de Noël. Un enfant est né, il y a quelque deux mille ans, pauvre parmi les pauvres, pour célébrer, sans faste ni puissance, l'unique richesse de l'amour. Il fut un temps où on se demandait si le capitalisme était compatible avec cette éthique-là, celle des Evangiles, si le christianisme, en sa pureté, n'était pas une réfutation terrible de ce qui fait vivre nos sociétés. Vieilles lunes, semble-t-il. On se demande maintenant si les Evangiles ne sont pas réfutés plutôt par le capitalisme..."

 

Et nous en oublions souvent tous les plaisirs gratuits que peut nous offrir la nature... Nous en venons même à négliger cette nature, à la malmener, à la polluer, la piller, la saccager pour satisfaire toutes sortes de désirs superflus.

Pourrons-nous sortir de ce système qui nous entraîne inexorablement à notre perte ?

Un système qui détruit la planète sur laquelle nous vivons...

"C'est la nature qu'il faut défendre comme si notre vie en dépendait... parce que c'est le cas..." telle est la phrase de conclusion d'un documentaire diffusé sur ARTE, intitulé "H2O, l'eau, la vie et nous".

Oui, nous dépendons de la nature : il serait temps d'en prendre conscience.

"Une chose est certaine : il est impossible de continuer sur la trajectoire actuelle. Qu'on le veuille ou non, ça ne durera pas. L'inquiétude qui se dessine ici est aussi une chance sans précédent.", écrit Aurélien Barrau, astrophysicien au CNRS, dans son ouvrage intitulé : Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité.

 

 

 

 

 

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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 09:58
Covid-19 : quand la peur s'installe...

 

Ce jour-là, je me rends en ville pour faire quelques achats : j'ai dans mon sac un masque que j'enferme dans une pochette en tissu, mais je ne le mets en place sur mon visage qu'aux abords du centre-ville.

 

A un feu, j'attends pour traverser que le feu passe au rouge... A ce moment, une voiture arrive et je vois une des passagères me faire signe de la main pour m'indiquer que je ne porte pas de masque : elle a, elle-même, un masque à la main, et me fais comprendre que je suis en infraction.

 

Bon, je suis encore un peu loin du centre-ville, je ne croise que peu de gens : le port du masque est-il vraiment indispensable ?

 

Une autre fois, encore, je me balade dans le parc de la ville : un vaste jardin, où on peut déambuler librement sans côtoyer beaucoup de gens.

Et, là encore, comme je marche pour me détendre, je ne porte pas de masque... et là encore, un passant me fait signe pour me tancer : "Il faut mettre le masque !"

 

Je n'y prête guère attention, je lui souris, comme pour lui faire comprendre que vu la distance qui nous sépare, il n'y a pas de risques.

 

On le voit : la peur s'installe...

 

Il est vrai que dans ma ville, le port du masque se généralise : partout, on voit des masques bleus, c'est à dire des masques chirurgicaux jetables qui sont particulièrement polluants pour la planète, comme chacun sait.

Le masque est certes obligatoire, mais dans certaines rues peu fréquentées, est-il utile de le porter ?

 

Quand je vois des gens attablés aux terrasses de cafés ou de restaurants, sans masque, le risque n'est-il pas bien plus grand puisque les gens sont les uns à côté des autres ?

Je perçois là une certaine incohérence...

 

En tout cas, certains se permettent de donner des leçons aux autres sur le port du masque. Est-ce la peur qui s'installe, est-ce la peur qui les motive ?

 

Pour ma part, je pense qu'il faut respecter les gestes barrières pour endiguer l'épidémie, mais il convient surtout d'éviter la promiscuité avec les autres.

Dès que je suis dans un lieu fermé, je mets un masque, dès que je traverse des rues fréquentées, je me plie aussi au port du masque, bien sûr.

 

J'ai l'impression que face à la progression de l'épidémie, la peur gagne du terrain : des masques, partout, une certaine méfiance, un climat tendu, des annonces inquiétantes dans les médias.

La situation est incertaine car le covid est une maladie encore peu connue qui peut laisser des séquelles graves.

Il est vrai aussi que les hôpitaux commencent à être saturés de malades : c'est une angoisse pour les soignants.

 

 

 

 

 

 

Covid-19 : quand la peur s'installe...
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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 10:21
Coronavirus : le grand bazar....

 

Le coronavirus suscite de nombreux commentaires et de nombreux articles... chacun dit la sienne...

Un grand bazar ! Certains se permettent de remettre en cause le confinement, d'autres de vanter les effets de la chloroquine, d'autres encore d'en signaler les dangers...

 

Le confinement était-il nécessaire ? On s'interroge à ce sujet...

Mais, enfin, c'est tout de même une évidence : nos hôpitaux étaient engorgés, saturés de patients en détresse, on ne pouvait faire autrement que d'avoir recours au confinement.

Sinon ? Que se serait-il produit ? Une catastrophe sanitaire, à n'en pas douter. Le confinement aurait permis de sauver 60 000 vies.

Bien sûr, ce confinement aurait pu être amoindri, si nous avions eu les équipements de base nécessaires pour affronter le virus : mais à force de délocalisations, nous avons perdu la maîtrise de ce secteur essentiel qu'est l'appareil médical en cas de pandémie : nous manquons de masques, d'appareils respiratoires, de tests de dépistage, nous manquons de tout...

 

Quant à la chloroquine, certains vantent la molécule comme un remède miracle...

Il convient sans doute d'attendre les résultats des études qui sont faites à ce sujet : la prudence s'impose.

Certains s'érigent en médecins et donnent des conseils pour échapper à la maladie...

 

Des bruits courent : la nicotine permettrait d'éviter le virus... ce qui a fait augmenter les ventes de ce produit utilisé dans le traitement de la dépendance tabagique.

C'est alors la ruée vers la nicotine, comme ce fut la ruée vers la chloroquine !

Un emballement puéril et néfaste...

On assiste à une épidémie de rumeurs... les réseaux sociaux alimentent et favorisent cet emballement.

Les informations conspirationnistes viennent se rajouter à ce fatras d'idées fausses.

La crédulité va bon train... la crédulité, ce défaut humain que Molière a fustigé maintes fois dans son théâtre...

La crédulité qui nous fait perdre le sens des réalités, la crédulité qui anéantit notre jugement...

L'archétype de la crédulité, c'est le personnage d'Orgon qui se laisse abuser par les grimaces de Tartuffe, Orgon qui tombe dans le piège de l'hypocrite, Orgon qui fait de Tartuffe son héros, alors qu'il n'est qu'un vil imposteur.

Molière nous montre ainsi l'importance de la clairvoyance...

Fausse dévotion, fausse médecine, fausse science : autant d'impostures qu'il convient de débusquer.

Soyons donc clairvoyants et lucides !

Ne nous laissons pas abuser par toutes les informations qui circulent sur internet et dans les médias.

Mais, il faut reconnaître qu'il est difficile de démêler le vrai du faux : le virus est manifestement né en Chine, mais non, disent certains, il aurait pu faire son apparition bien avant aux Etats-Unis dans des laboratoires car  les Américains sont extrêmement actifs en matière de recherche sur les coronavirus de chauve-souris.

Saurons-nous un jour la vérité ?

Nous faisons face à une avalanche d'informations qui nous submergent... et qui sont parfois totalement contradictoires...

Ainsi, une tribune est parue sur le journal Le Point : plus de 50 médecins, scientifiques et Prix Nobel réclament l'obligation du port d'un masque ou d'une protection faciale dès le jeudi 7 mai.

Sur ce même journal, on apprend que le gouvernement danois déconseille de porter des masques et les épidémiologistes sont si peu convaincus de leur utilité qu'ils ont lancé une étude sur le sujet.

Pour ce qui concerne l'entretien des masques en tissu, là encore, les informations sont confuses : "pas de séchage à l'air libre", affirment certains, alors que d'autres le recommandent...

 

Plus rien n'est vrai, puisque tout est vrai...

 

 

 

https://www.letemps.ch/monde/guerre-scenarios-lorigine-coronavirus

 

http://hemisphere-gauche.blogs.liberation.fr/2020/04/22/origines-de-la-pandemie-lhypothese-americaine/

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-traitements-effets-secondaires-chloroquine_fr_5ea41280c5b6d37635902861?utm_hp_ref=fr-homepage

 

https://www.lepoint.fr/europe/danemark-ce-pays-qui-ne-croit-pas-aux-masques-07-05-2020-2374548_2626.php

 

 

 

 

Coronavirus : le grand bazar....
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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 08:51
Sous emprise...

 

Nous vivons depuis plus d'un mois sous emprise, l'emprise du virus à couronne : il est partout dans les magasins où sont répétés des messages d'alerte, où des affichettes sont installées pour nous recommander de respecter les distances de sécurité... 

 

Il est partout dans tous les médias où les journalistes se focalisent sur l'épidémie : il suffit de regarder la une des journaux sur internet pour constater que la plupart des articles sont consacrés au coronavirus.

Le virus fait la UNE de tous les médias...

Articles sur le confinement, sur les thérapies envisagées, sur le vaccin, articles sur la chloroquine, sur les hôpitaux débordés, sur les malades en réanimation....

Articles sur le nombre de victimes, sur les masques, articles sur les tests de dépistage, articles sur le professeur Didier Raoult....

La télévision déverse aussi son flot d'émissions médicales sur le coronavirus...

 

Le virus contamine et pollue nos esprits... Le virus envahit nos esprits : il nous hante, il modifie toutes nos habitudes de vie : télé-travail, confinement, attestations de sortie à remplir, mesures et distances de sécurité.

Les gens qui le peuvent s'équipent, se harnachent : gants, masques, gel hydroalcoolique.

Le virus est omniprésent dans nos têtes : il nous rend fous...

C'est la folie qui nous guette : peur des autres, peur des objets, peur de faire ses courses et de ramener le virus à la maison, peur devant les magasins où les files d'attente sont interminables...

Peur pour les proches qui sont encore contraints de travailler et qui  n'ont pas d'équipements de protection : pas de masques, pas de gants.

Peur de voir le virus renaître, d'apprendre qu'il a muté et qu'il peut devenir encore plus dangereux.

 

On lit aussi des informations contradictoires : comment s'attrape le virus ? Peut-on être contaminé par l'air, l'environnement ?

Faut-il porter des gants, un masque ? Le gel hydroalcoolique est-il vraiment efficace ?

Les médias entretiennent cette peur avec ce flot continu d'informations...

 

Et puis, comment ne pas penser aux conséquences de cette crise ? A la peur du virus, s'ajoute la peur économique.

Chômage, récession, perte de pouvoir d'achat, nombre de gens vont souffrir de cette épidémie qui risque de perdurer tant qu'on n'aura pas trouvé de solution pour endiguer le virus.

 

Serons-nous contraints de vivre sans cesse sous surveillance, comme en Chine ?

Devrons-nous porter des masques, comme en Chine ?

On connaît le système de surveillance de masse qui prévaut dans ce pays...

En Chine, la technologie est mise d’abord au service du parti Communiste qui l’utilise pour contrôler la population : l’état Chinois sait tout de ses citoyens et réprime impitoyablement tous ceux qui ne sont pas dans sa ligne. C’est Big Brother qui nous menace.

Ainsi, la Chine aura alors exporté non seulement un virus, mais aussi un système de surveillance propre à un régime totalitaire.

 

 

 

 

 

Sous emprise...
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