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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 12:54
Michel Houellebecq et l'euthanasie...

 

J'apprécie l'oeuvre de Michel Houellebecq, sa clairvoyance, sa vision sombre mais non dénuée de romantisme de la modernité... pourtant, en se déclarant farouchement opposé à l'euthanasie, il se fourvoie et se livre à des déclarations pour le moins douteuses.

L'écrivain prend la plume dans les colonnes du Figaro pour s'opposer à une mesure revenue au centre du débat public : le droit au suicide assisté.

 

"Personne n’a envie de mourir, dit Houellebecq. On préfère en général une vie amoindrie à pas de vie du tout ; parce qu’il reste de petites joies. La vie n’est-elle pas de toute façon, par définition presque, un processus d’amoindrissement ?"

Voilà une affirmation qui va à l'encontre du désir de certaines personnes très amoindries, en souffrance, de recourir au suicide assisté : d'ailleurs ces personnes se rendent, quand elles en ont les moyens, dans des pays où cette possibilité existe, la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne.

 

Selon Michel Houellebecq, on peut supprimer la souffrance grâce à certains médicaments comme la morphine.

Sur ce point, Michel Houellebecq argumente : "Début du XIXe siècle : découverte de la morphine ; un grand nombre de molécules apparentées sont apparues depuis lors. Fin du XIXe siècle : redécouverte de l'hypnose ; demeure peu utilisée en France."

Mais, c'est méconnaître les méfaits de la morphine sur le corps et le psychisme.

 

Quant à l'hypnose, elle ne permet pas d'éliminer toutes les souffrances.

 

«Une civilisation qui légalise l’euthanasie perd tout droit au respect», affirme-t-il.

Mais que dire d'une civilisation qui ignore la souffrance de l'autre, qui fait comme si elle n'existait pas, comme si on pouvait vraiment la supprimer ?

Et que dire de la souffrance morale ?

La médecine a fait des progrès, c'est indéniable, mais en même temps, elle maintient parfois en vie des gens qui ont atteint la limite du supportable.

De plus, une vie végétative est-elle encore une vie ?  

Quant à la souffrance physique, si elle peut être atténuée par des sédatifs, elle reste parfois difficile à supporter. En ce domaine, la médecine ne peut pas tout.

 

Enfin, un écrivain est-il à même de donner un avis personnel sur un sujet aussi grave ? A-t-il lui-même connu l'expérience de la souffrance ? 

L'euthanasie bien encadrée est nécessaire : n'est-il pas inhumain de laisser les gens souffrir moralement et physiquement ?

 

Hélas, en France, beaucoup de gens meurent encore très mal, dans des souffrances atroces... La mort lente est inadmissible, quand on peut apaiser et abréger des douleurs physiques, morales.

 
Arrêtons d'agiter le vieux spectre de la religion, la science a évolué : elle permet à tous de s'épargner une fin de vie douloureuse.


 On voit bien aussi que les motifs religieux ne tiennent pas, n'ont aucune raison d'être : assez d'hypocrisie ! Quand il s'agit de couper court à la douleur, c'est bien la compassion religieuse qui intervient, c'est elle qui nous relie et nous unit aux autres : on ne peut souhaiter la douleur des autres, de ceux que l'on aime...

 

 

 

 

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/michel-houellebecq-une-civilisation-qui-legalise-l-euthanasie-perd-tout-droit-au-respect-20210405

 

https://www.liberation.fr/debats/2020/02/13/on-meurt-mal-en-france-en-2020_1778317/

Michel Houellebecq et l'euthanasie...
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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 09:36
Quand la science devient une croyance...

 

 

Nous sommes au XXIème siècle mais nous avons eu parfois l'impression, au cours de cette pandémie du Covid-19, de retourner à l'époque de Molière où la médecine était l'expression d'une croyance.

 

A l'acte III scène 1 du Dom Juan de Molière, on voit Sganarelle le valet de Dom Juan revêtu d'un habit de médecin : ce seul habit lui donne de la considération si bien que des malades viennent le consulter et qu'il leur prescrit des médications.

Dom Juan ironise alors sur l'art des médecins : "un art de pure grimace"... " Ils ne font rien que recevoir la gloire des heureux succès, et tu peux profiter comme eux du bonheur du malade, et voir attribuer à tes remèdes tout ce qui peut venir des faveurs du hasard, et des forces de la nature."

 

Bien sûr, la médecine a fait des progrès considérables depuis le 17ème siècle.

Mais certains médecins se sont comportés, au cours de cette crise du Covid, comme des bonimenteurs de foire...

 

Ce fut d'abord le cas de Didier Raoult : il affirma de manière péremptoire l'efficacité de l'hydroxychloroquine pour traiter le Covid.

Ce faisant, il se fondait sur une étude parcellaire, insuffisante.

 

Sa prise de parole a eu valeur de preuve pour beaucoup de gens, car Didier Raoult est un scientifique renommé. Il est un infectiologue reconnu en France et dans le monde.

 

Mais, il a ainsi sans doute "contribué à empêcher la recherche d'autres solutions en France et dans bien des pays du monde, ce qui est dommageable pour une sommité médicale aussi compétente qui devrait permettre de résoudre la crise plutôt que de l'attiser.", comme l'écrit Christian Clot dans son ouvrage "Covid et après ?"

 

Il y eut aussi une autre sommité médicale : Luc Montagnier, directeur de recherche au CNRS, prix Nobel de médecine pour la découverte en 1983 du VIH responsable de l'épidémie du SIDA.

 

Luc Montagnier a jeté un pavé dans la mare, en déclarant que le SARS-CoV 2 n'était pas d'origine naturelle, mais de création humaine, de quoi accréditer toutes sortes de théories complotistes.

Il avait détecté dans le génome du virus une séquence similaire à celui du VIH, ce qui prouverait que cette séquence a été intégré volontairement.

Et ce professeur proposait de débarrasser le virus de ces éléments étrangers grâce à des ondes !

Quel délire !

En fait, cette séquence ne prouve rien, elle est minuscule et récurrente dans de nombreux virus.

 

Dès lors, comment s'étonner que la science devienne suspecte ? Comment s'étonner que les gens se défient des médecins, des vaccins, des médicaments ?

 

Quand des sommités scientifiques se fourvoient dans des déclarations infondées, fracassantes, le commun des mortels ne peut que se mettre à douter...

 

 

 

 

 

Source : Covid, et après ? Christian Clot

 

Quand la science devient une croyance...
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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 12:15
Vers un troisième confinement ?

 

Jamais deux sans trois : la France va-t-elle connaître un troisième confinement ?

En avril 2020, j'avais écrit un article intitulé "On n'est pas sorti de l'auberge..."

Allons-nous encore être voués à l'enfermement, à la réclusion, au confinement ? Nos demeures vont-elles devenir à nouveau des prisons ?

 

Avec l'arrivée de nouveaux variants du virus, il est possible qu'un troisième confinement soit décidé par le gouvernement.

Une stratégie qui se répète et qui risque d'être lassante et inefficace...

Il est vrai que le couvre-feu empêche les regroupements après 18 heures, mais les gens ont alors plus tendance à faire leurs courses le week-end, ce qui donne lieu à d'autres regroupements...

 

Un véritable casse-tête : le variant anglais qui est déjà présent sur notre territoire serait plus contagieux et plus mortel. Le Premier ministre britannique a révélé vendredi soir que ce variant entraînerait "un degré plus élevé de mortalité". La souche «B.1.1.7», déjà connue pour sa forte transmissibilité, augmenterait le taux de mortalité de 30 à 40 %, selon le groupe consultatif gouvernemental sur les menaces de virus respiratoires nouvelles et émergentes.

 

A Londres, des bus ont été transformés en ambulance pour pouvoir transporter les malades, des hôpitaux de campagne ont rouvert, et des hôtels accueillent le surplus de patients.

 

Le variant sud-africain est aussi associé à une charge virale plus élevée.

 

Comment juguler une épidémie galopante avec ces nouveaux variants ?

Les laboratoires ont tout misé sur les vaccins... or, les vaccins, s'ils empêchent de développer la maladie pour les gens vaccinés, ne bloquent pas véritablement la transmission du virus.

La stratégie vaccinale risque aussi d'être inefficace.

 

Dans tous les cas, avec un nouveau confinement, les dégâts sur l'économie seront considérables.

Licenciements, chômage, dépôts de bilan : de nombreuses entreprises vont souffrir et ne s'en remettront pas...

 

Comment résoudre cette crise qui affecte le monde ?

La solution est peut-être dans le recherche de nouveaux médicaments contre le covid.

"Ainsi l'Allemagne se prépare à autoriser un traitement expérimental pour lutter contre la maladie : un protocole approuvé aux Etats-Unis, administré à Donald Trump mais qui n'a pas encore reçu le feu vert de l'Union Européenne. Une thérapie à base d'anticorps de synthèse... 200 000 doses sont déjà commandées : la dose coûte 2000 euros, facture : 400 millions d'euros. Ces anticorps bloquent l'évolution du virus s'ils sont administrés dans les premiers temps de l'infection."

Un vaccin par voie muqueuse permettrait aussi d'empêcher la transmission du coronavirus : un vaccin déposé dans le nez, via un spray nasal par exemple, pourrait stimuler le système immunitaire muqueux. Mais les essais en cours sont peu nombreux.

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-dimanche-24-janvier-2021

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/si-les-vaccins-ne-bloquent-pas-la-transmission-du-covid-19-les-vaccins-muqueux-seront-notre-espoir_fr_5fca3a18c5b63a153451386d

 

 

 

 

Vers un troisième confinement ?
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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 11:34
Médicaments : des études cliniques truquées ?

 

 

Avec le Covid-19, les médicaments sont à la UNE de l'actualité : les labos de la planète s'activent pour trouver le médicament miracle qui serait susceptible de guérir la maladie.

 

On s'en doute : les enjeux financiers sont colossaux, à la clé : des profits et des gains gigantesques ! 

 

Mais nous sommes en droit de nous poser cette question : les médicaments lancés sur le marché sont-ils fiables ? Les études cliniques qui permettent de les valider sont-elles sérieuses ?

 

En fait, "souvent les preuves sont gonflées pour les résultats positifs... tout est fait pour obtenir le résultat souhaité." C'est ce qu'affirme Bernard Bégaud, professeur de pharmacologie.

"On sélectionne les patients, on élimine ceux qui ont des effets indésirables, et après, on commence l'essai."

"La population testée n'a souvent rien à voir avec celle de la vraie vie", déclare encore Bernard Bégaud.

 

"On choisit des gens plus jeunes avec moins de traitements associés, et davantage de cas graves susceptibles de bien réagir au traitement. On peut ainsi obtenir un petit résultat qui, présenté habilement, fera croire que le produit est indispensable."

 

"Ainsi, la plupart des études scientifiques sont erronées", écrit aussi Richard Smith, ex-rédacteur en chef du British médical journal.

C'est le cas des nouveaux médicaments contre le cancer, comme le rappelle l'oncologue Américain Vinay Prasad dans un livre paru en 2020 dont le sous titre est éloquent : "Comment de mauvaises preuves nuisent aux malades du cancer."

En plus, ces médicaments sont extrêmement coûteux !

 

On le voit : de telles pratiques sont indignes et scandaleuses.

Les labos font des profits au détriment de la santé des patients atteints du cancer.

En fait, c'est l'industrie du médicament qui a le monopole des essais sur les nouveaux traitements.

"Seulement 10 à 15 % des nouveaux médicaments apportent un progrès", révèle Bruno Toussaint, directeur de la revue Prescrire.

C'est vraiment peu et c'est particulièrement inquiétant et révoltant !

Bernard Bégaud, lui, a publié un ouvrage intitulé La France malade du médicament... un constat terrible sur le manque d'évaluation des médicaments, avant et après leur mise sur le marché.

 

Et les médecins eux-mêmes ont souvent la main lourde quand ils rédigent  leurs ordonnances...

 

 

 

 

 

Source : un article de Brice Perrier paru dans le journal Marianne

 

Médicaments : des études cliniques truquées ?
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26 août 2020 3 26 /08 /août /2020 09:04
Masques et lunettes noires...

 

 

On voit de plus en plus de visages masqués dans les rues, une pratique qui a tendance à se généraliser dans certaines villes, dans certains quartiers, le port du masque étant obligatoire à l'extérieur....

Ce bal masqué risque de se prolonger avec la recrudescence du coronavirus.

Curieux bal masqué sans musique, sans gaieté, sans paroles... Car les gens parlent peu sous le masque...

Plus d'expressivité du visage, plus de sourire, un anonymat lugubre...

 

Le port du masque à l'extérieur a-t-il une utilité ?

 Il n’existe pas, à l’heure actuelle, un consensus formel, ferme et définitif de la communauté médicale et des spécialistes hygiénistes sur cette question, qui se fonderait sur un ensemble d’études éprouvées et revues par les pairs. La raison est simple : l’état des connaissances accumulées sur le nouveau coronavirus évolue en temps réel.

C'est donc le principe de précaution qui prévaut.

 

 Dès qu’il y a de la promiscuité, il faut porter le masque. Croiser les gens dans la rue pourrait être une situation à risques...

On le voit : se protéger de l'air ambiant est un vrai casse-tête, d'autant que les masques ne sont pas efficaces à 100 %...

 

En tout cas, nous voilà transformés en robots masqués...

Le corps est devenu lieu de tous les dangers, de toutes les menaces, le corps doit être protégé, les mains sans cesse lavées, la distance doit être maintenue avec les autres...

Un monde inquiétant où les autres deviennent quasi-invisibles...

 

Et quand le masque se double de lunettes noires, on atteint le comble de la protection et de l'anonymat.

Il m'arrive ainsi de rencontrer dans la rue ces êtres sans visage, sans regard : des fantômes privés de toute individualité.

Quand les traits du visage, les yeux s'effacent, il ne reste plus rien d'humain.

De telles rencontres sont perturbantes et inquiétantes.

 

Allons-nous vivre longtemps sous le masque ?

Allons-nous vivre longtemps sous le règne de la peur et de la méfiance ?

L'humain a besoin d'être en connivence avec l'autre, l'humain a besoin d'empathie...

 

Trouvera-t-on un vaccin efficace ? C'est peu probable... Pourra-t-on élaborer des médicaments contre le coronavirus ? Serons-nous un jour débarrassés de ce virus ?

 

 

 

 

 

 

Masques et lunettes noires...
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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 08:10
La chloroquine est efficace... pour les gens qui ne sont pas malades...

 

Nouveau rebondissement dans ce qu'il faut bien appeler maintenant "l'affaire de la chloroquine" : une nouvelle étude montre l'inefficacité de cette molécule...

 

Les responsables de l'essai clinique britannique Recovery, l'ont annoncé vendredi 5 juin : le médicament ne montre "pas d'effet bénéfique" pour les malades du Covid-19.

 

"Recovery est un essai clinique contrôlé et randomisé (patients choisis par tirage au sort), méthode d'expérimentation considérée comme la plus solide pour tester des médicaments. Il est mené au Royaume-Uni sur plus de 11 000 patients de 175 hôpitaux pour évaluer l'efficacité de plusieurs traitements contre le Covid-19."

 

Alors, que faut-il en penser ?

Il est certain que les essais menés par Didier Raoult sur ce médicament se sont révélées parcellaires et très incomplètes.

La médecine, on le sait, n'est pas une science exacte : des médicaments lancés sur le marché ont été parfois reconnus inefficaces voire dangereux, avec des effets secondaires délétères.

 

Depuis l'époque de Molière, certes, des progrès considérables ont été accomplis mais il faut bien reconnaître que les médecins ne font toujours preuve du plus grand sérieux...

Dans le cas de la chloroquine, peut-être l'effet placebo a-t-il pu avoir une influence ?

 

En tout cas, la médecine ne sort pas grandie de ce feuilleton interminable : que d'études contradictoires ! Que de discours différents !

Qui détient la vérité ? Il est vrai que, longtemps, la conviction de Didier Raoult l'a emporté...

Mais une conviction est-elle suffisante ?

 

Elle a suffi, c'est sûr, à convaincre tous les adeptes de Didier Raoult !

Didier Raoult est populaire et sa force de conviction a pu jouer un rôle non négligeable dans l'opinion...

Il a même convaincu le président des Etats-Unis, en personne, Donald Trump ! Mais, il est vrai que Trump ne brille guère en matière de clairvoyance et de lucidité...

 

 Didier Raoult a eu une intuition et avec sa certitude, il a su entraîner l'adhésion d'un public nombreux, notamment sur les réseaux sociaux...

Il a su user de sa notoriété, de son influence mais la chloroquine n'a toujours pas fait ses preuves.

 

Quand la médecine devient une affaire de croyance, c'est comme si on retournait à l'époque de Molière...

Et que penser des hommes politiques qui ont pris parti dans le débat, sans avoir la moindre compétence médicale ?

 

 

 

Sources :

 

 

https://www.lepoint.fr/sante/coronavirus-pas-d-effet-benefique-de-l-hydroxychloroquine-selon-un-essai-clinique-majeur-05-06-2020-2378647_40.php

 

https://www.lepoint.fr/invites-du-point/tribune-ce-qui-est-refuse-au-professeur-didier-raoult-est-permis-a-d-autres-07-06-2020-2378816_420.php

 

 

Une scène du Dom Juan de Molière :

http://www.toutmoliere.net/acte-3,405393.html

 

 

 

La chloroquine est efficace... pour les gens qui ne sont pas malades...
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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 10:21
Coronavirus : le grand bazar....

 

Le coronavirus suscite de nombreux commentaires et de nombreux articles... chacun dit la sienne...

Un grand bazar ! Certains se permettent de remettre en cause le confinement, d'autres de vanter les effets de la chloroquine, d'autres encore d'en signaler les dangers...

 

Le confinement était-il nécessaire ? On s'interroge à ce sujet...

Mais, enfin, c'est tout de même une évidence : nos hôpitaux étaient engorgés, saturés de patients en détresse, on ne pouvait faire autrement que d'avoir recours au confinement.

Sinon ? Que se serait-il produit ? Une catastrophe sanitaire, à n'en pas douter. Le confinement aurait permis de sauver 60 000 vies.

Bien sûr, ce confinement aurait pu être amoindri, si nous avions eu les équipements de base nécessaires pour affronter le virus : mais à force de délocalisations, nous avons perdu la maîtrise de ce secteur essentiel qu'est l'appareil médical en cas de pandémie : nous manquons de masques, d'appareils respiratoires, de tests de dépistage, nous manquons de tout...

 

Quant à la chloroquine, certains vantent la molécule comme un remède miracle...

Il convient sans doute d'attendre les résultats des études qui sont faites à ce sujet : la prudence s'impose.

Certains s'érigent en médecins et donnent des conseils pour échapper à la maladie...

 

Des bruits courent : la nicotine permettrait d'éviter le virus... ce qui a fait augmenter les ventes de ce produit utilisé dans le traitement de la dépendance tabagique.

C'est alors la ruée vers la nicotine, comme ce fut la ruée vers la chloroquine !

Un emballement puéril et néfaste...

On assiste à une épidémie de rumeurs... les réseaux sociaux alimentent et favorisent cet emballement.

Les informations conspirationnistes viennent se rajouter à ce fatras d'idées fausses.

La crédulité va bon train... la crédulité, ce défaut humain que Molière a fustigé maintes fois dans son théâtre...

La crédulité qui nous fait perdre le sens des réalités, la crédulité qui anéantit notre jugement...

L'archétype de la crédulité, c'est le personnage d'Orgon qui se laisse abuser par les grimaces de Tartuffe, Orgon qui tombe dans le piège de l'hypocrite, Orgon qui fait de Tartuffe son héros, alors qu'il n'est qu'un vil imposteur.

Molière nous montre ainsi l'importance de la clairvoyance...

Fausse dévotion, fausse médecine, fausse science : autant d'impostures qu'il convient de débusquer.

Soyons donc clairvoyants et lucides !

Ne nous laissons pas abuser par toutes les informations qui circulent sur internet et dans les médias.

Mais, il faut reconnaître qu'il est difficile de démêler le vrai du faux : le virus est manifestement né en Chine, mais non, disent certains, il aurait pu faire son apparition bien avant aux Etats-Unis dans des laboratoires car  les Américains sont extrêmement actifs en matière de recherche sur les coronavirus de chauve-souris.

Saurons-nous un jour la vérité ?

Nous faisons face à une avalanche d'informations qui nous submergent... et qui sont parfois totalement contradictoires...

Ainsi, une tribune est parue sur le journal Le Point : plus de 50 médecins, scientifiques et Prix Nobel réclament l'obligation du port d'un masque ou d'une protection faciale dès le jeudi 7 mai.

Sur ce même journal, on apprend que le gouvernement danois déconseille de porter des masques et les épidémiologistes sont si peu convaincus de leur utilité qu'ils ont lancé une étude sur le sujet.

Pour ce qui concerne l'entretien des masques en tissu, là encore, les informations sont confuses : "pas de séchage à l'air libre", affirment certains, alors que d'autres le recommandent...

 

Plus rien n'est vrai, puisque tout est vrai...

 

 

 

https://www.letemps.ch/monde/guerre-scenarios-lorigine-coronavirus

 

http://hemisphere-gauche.blogs.liberation.fr/2020/04/22/origines-de-la-pandemie-lhypothese-americaine/

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-traitements-effets-secondaires-chloroquine_fr_5ea41280c5b6d37635902861?utm_hp_ref=fr-homepage

 

https://www.lepoint.fr/europe/danemark-ce-pays-qui-ne-croit-pas-aux-masques-07-05-2020-2374548_2626.php

 

 

 

 

Coronavirus : le grand bazar....
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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 08:36
Marine Le Pen invite les médecins à prescrire de la chloroquine !

 

 

Marine Le Pen a tranché : elle demande aux médecins de ville de prescrire à leurs patients de la chloroquine lorsqu'ils sont atteints de symptômes peu graves...

 "Je pense qu'il faut tout de suite donner la possibilité à tous les médecins de ville, qui savent ce qu'ils font et connaissent les effets secondaires possibles de ce médicament, la capacité de le prescrire à ceux qui sont contaminés avec des symptômes peu graves", a déclaré la présidente du Rassemblement national sur France Info.

Alors que les études du professeur Raoult sont contestées par de nombreux médecins, alors que certains patients ayant pris de la chloroquine sont décédés, Marine Le Pen prend l'initiative de recommander ce médicament.

 

Se targuerait-elle d'avoir des compétences médicales ?

Hélas ! On peut craindre le pire quand des non spécialistes se mêlent de donner des conseils et des leçons dans le domaine médical. Dans ce domaine, la prudence s'impose : on connaît les effets secondaires très graves de certains médicaments.

Il n'est pas raisonnable de prescrire la chloroquine à tout va, même à des patients qui ont peu de symptômes...

 

Mais de quoi se mêle Marine Le Pen ? Elle n'est vraiment pas à même de juger de l'efficacité de la chloroquine. Je dirais même plus : le seul fait qu'elle en recommande l'usage rend la molécule suspecte...

On sent percer dans ses recommandations des intentions démagogiques déplorables.

 

De plus, recommander un médicament peut entraîner des automédications et des utilisations sauvages dangereuses.

Ce n'est pas le rôle d'un politique de donner son avis sur un médicament dont l'évaluation est plus qu'incertaine et hasardeuse.

 

Voilà le risque ! Un pharmacien d'un grand CHU français, correspondant du Centre de pharmacovigilance de sa région, a lancé une alerte vendredi 27 mars auprès de médecins infectiologues et pharmaciens de son établissement : "Des cas de patients Covid-19 positifs [c'est-à-dire dont l'infection a été validée par un test] présentent, sous hydroxychloroquine associée ou non à l'azithromycine [un antibiotique], des troubles du rythme ou de la conduction cardiaque, des arrêts cardiaques dans d'autres centres hospitaliers français." Certains de ces arrêts se révèlent  fatals.

 

Un médicament qui tue les patients ! "Voulez-vous rien de plus efficace ?" aurait dit Molière qui s'est souvent moqué des faux médecins de son temps et de leurs prétendus remèdes miracles...

 

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/sante/exclusif-coronavirus-plusieurs-cas-mortels-d-usage-de-la-chloroquine-en-france-30-03-2020-2369285_40.php

 

Une autre piste de recherche :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/le-vaccin-bcg-contre-le-coronavirus-cest-une-des-hypotheses-de-recherche_fr_5e81c03cc5b6256a7a2df21b?utm_hp_ref=fr-homepage

 

Marine Le Pen invite les médecins à prescrire de la chloroquine !
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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 11:30
La chloroquine ?

 

On a présenté la chloroquine comme un médicament miracle efficace pour traiter le coronavirus... Certes, c'est un médicament connu puisqu'il est prescrit dans la prévention du paludisme...

Mais il ne faut pas négliger certains effets secondaires très graves de cette substance, notamment des troubles du rythme cardiaque (bloc auriculo-ventriculaire, allongement de l'intervalle QT, torsades de pointe, tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire) qui ont été rapportés aux doses thérapeutiques ou lors d'un surdosage en chloroquine. Le risque est majoré si la chloroquine est administrée à doses élevées et l'évolution peut être fatale.

 

 

Alors, la chloroquine permet peut-être de diminuer les effets du coronavirus, mais elle peut avoir aussi des conséquences désastreuses mettant en péril la vie des patients.

Ce sont les personnes âgées qui sont affectées par des formes sévères du coronavirus, des personnes qui ont souvent le coeur fragile.

Est-il raisonnable de les traiter avec de la chloroquine ?

On peut en douter.

 

Alors, bien sûr, Donald Trump s'est aussitôt enthousiasmé pour les effets possibles de la chloroquine, mais on connaît la naïveté du personnage, et son manque de discernement.

Lors d’une conférence de presse vendredi à la Maison-Blanche, le président américain a vanté les effets prometteurs de cet antipaludéen. "C’est un traitement fort - c’est un médicament puissant… Je pense que, sans trop m’avancer, je suis probablement le plus enthousiaste, - peut-être plus que qui que ce soit. Nous verrons ce qui se passe...", a déclaré le président américain. Et il a ajouté : "C’est juste un sentiment. Je suis quelqu’un d’intelligent. Je le sens bien. Et nous allons voir."

On "admire" la modestie du président américain , que penser de son empressement et son émerveillement ?

Tout cela est-il sérieux ?

Trump n'a pas l'ombre d'une formation médicale : il n'est pas à même de porter un jugement sur cette molécule.

 

Alors bien sûr, le professeur Didier Raoult, spécialiste des maladies infectieuses à Marseille est le premier à avoir évoqué les bienfaits de ce médicament, il le proclame partout, après avoir testé ce médicament antipaludique sur 24 patients. Selon lui, les trois quarts étaient guéris au bout de six jours. Didier Raoult est un éminent spécialiste.

 

Mais cet essai est très limité : quel était l'âge des patients traités ? Didier Raoult a testé ce médicament sur des formes très peu sévères et même sur des patients asymptomatiques. Il a constaté une disparition plus rapide du virus chez les patients traités. 

On le voit : les données sont parcellaires et on ne peut en aucun cas en déduire l'efficacité sur un grand nombre de patients.

Bertrand Guidet qui est chef de service en réanimation à l'hôpital Saint-Antoine le dit clairement : "En médecine, on raisonne toujours en bénéfices/ risques : il y a un bénéfice, réduction de la charge virale, réduction potentielle de la durée d'hospitalisation, mais il y a des risques d'autant qu'on l'associe à des médicaments qui peuvent eux-mêmes avoir des effets cardiovasculaires.

De plus, il existe un certain nombre de malades qui guérissent spontanément sans chloroquine."

 

Est-on sûr que les patients qui prennent de la chloroquine ne vont pas développer des effets secondaires très graves ?

N'oublions les effets délétères de certains médicaments surtout quand ils doivent être administrés à fortes doses, et c'est le cas pour l'utilisation de la chloroquine dans le traitement de cette maladie.

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-4-questions-sur-la-chloroquine-presentee-par-le-professeur-raoult-comme-la-meilleure-arme-contre-le-covid-19_3880689.html

 

 

https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/1316345-coronavirus-une-semaine-desicive.html

 

 

 

La chloroquine ?
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6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 11:42
Le Smecta et le Bédélix sur la sellette...

 

Tout le monde connaît le nom de ces médicaments, le Smecta et le Bédelix... des médicaments fréquemment utilisés dans les familles pour traiter des problèmes intestinaux... des substances populaires...

Des médicaments à base d'argile qui paraissent anodins et sans danger...

 

Et, pourtant, selon la revue Prescrire, ces médicaments sont "plus dangereux qu'utiles" et font courir des risques sanitaires "disproportionnés" aux personnes qui les prennent. 

 

La contamination par du plomb des argiles médicamenteuses utilisées dans divers troubles intestinaux, dont les diarrhées, justifie de les écarter des soins.

L'efficacité de ces produits est vraiment limitée et le plomb même à faible dose est dangereux pour le coeur. Il peut être à l'origine d'infarctus.

Ces médicaments sont encore commercialisés alors qu'ils peuvent être la cause de graves effets secondaires...

Comment est-ce possible ?

 

D'autres médicaments sont aussi pointés du doigt : des sirops contre la toux, dont Clarix pour toux sèche chez les enfants et Vicks, sirop pectoral 0,15 % pour adulte et à base de pentoxyvérine. Il s’agit d’un antitussif qui "expose à des troubles cardiaques et à des réactions allergiques graves", explique la revue.

Encore des médicaments très utilisés et qui semblaient anodins...

 

Le Ginkgo biloba, quant à lui, (de la marque Tanakan), est utilisé pour des troubles cognitifs (mémoire, concentration) des personnes âgées. Censé réduire l’insuffisance veineuse, il est jugé par les spécialistes comme étant "sans plus d’efficacité".

 

On s'étonne que l'on découvre seulement maintenant la dangerosité ou l'inefficacité de toutes ces substances.

 

Ce sont là des médicaments familiers à tout un chacun.

Mon père utilisait régulièrement du Smecta, il a fini sa vie avec une insuffisance cardiaque.

Qui sait ? Ce "médicament" est peut-être à l'origine de ses troubles cardiaques.

 

Ainsi, on découvre un peu tard le danger de certaines pharmacopées qui avaient jusqu'alors une certaine renommée.

N'est-ce pas inquiétant ? L'industrie pharmaceutique n'hésite pas à nous vendre des produits toxiques, au nom du profit et de la rentabilité.

Désormais, ce n'est plus l'homme qui est protégé, c'est l'argent qui est au centre de nos sociétés.

 

 

 

 

 

Le Smecta et le Bédélix sur la sellette...
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