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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 14:57
Reportage évoquant un SDF sur France 2 : une vision peu réaliste...

 


 

Il fait très froid, en ce début du mois de janvier : la situation des sans-abri est préoccupante, avec de telles conditions météorologiques.

 

Le 115 est saturé, et comme chaque année, on agit dans l'urgence, comme chaque année, certains SDF ne trouveront pas de place dans des lieux d'hébergement, et ne pourront se protéger de ce froid intense.

 

Un reportage, lors du journal de 20 heures, diffusé le 7 janvier, sur France 2, nous montre un de ces SDF qui vivent au jour le jour : il se présente, d'abord, décline son identité, révèle son âge, 60 ans, affirme qu'il est SDF depuis 4 ans.

 

Cet homme semble bien portant, il est correctement habillé : blouson, écharpe, gants, un sac de sport moderne porté sur l'épaule...

 

Il s'exprime avec entrain, et bonne humeur, on le voit aller chercher un peu de chaleur ambiante dans le métro, on le voit aller boire un café auprès du secours populaire...

 

En regardant ces images, on se dit que ce SDF n'est guère représentatif de la situation que connaissent bon nombre de sans-abri...

On nous présente, là, une vision bien édulcorée de la vie que mènent les sans-abri, de leur apparence, de leur état de santé.

 

On comprend qu'un "casting" a été opéré dans le choix de ce SDF, mais il est bien loin de représenter la majorité de ces gens qui vivent dans la rue.

 

Soumis au froid, malades, mal lavés, les SDF connaissent des difficultés croissantes, en hiver, notamment quand les températures descendent en dessous de 0°.

 

L'image qui nous est délivrée, lors de ce reportage, est bien loin de la réalité...

 

Nous voyons parfois, dans nos rues, certains de ces êtres transis de froid, anéantis de fatigue, de misère, le teint sombre, les vêtements élimés, sales.

Ces exclus du monde n'ont même pas droit à la parole, ils s'effacent, gênent, dérangent. On ne les montre pas, on ne veut pas les voir.

 

Ainsi, le reportage qu'on nous présente, ce soir-là, ne reflète guère la dure réalité de ces gens qui vivent à la marge, souvent ignorés des autres.

 

Humiliation, désarroi, solitude : comment peut-on tenir, face à de telles conditions de vie ?

 

Le reportage diffusé sur France 2 nous laisse une impression en demi-teintes : certes, on a voulu évoquer quelques difficultés rencontrées par les SDF, mais on l'a fait sans rendre compte de toute la misère qu'implique cette situation...

 

Vision partiale ou plutôt partielle d'une réalité qui nous met mal à l'aise...

 


 

Le reportage :

 

http://www.francetvinfo.fr/meteo/pic-de-froid/video-pic-de-froid-on-ne-s-habitue-pas-mais-on-ne-pleure-pas-dit-un-sans-abri_2006471.html

 

 

Reportage évoquant un SDF sur France 2 : une vision peu réaliste...
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 15:31
Au jardin, sous un soleil d'hiver...

 

 


Le parc de la ville s'illumine, aujourd'hui, d'un grand soleil d'hiver : en ce Dimanche de janvier, les badauds et les promeneurs sont de sortie.

Le jardin accueille, d'abord, des sportifs : joggeurs, cyclistes, marcheurs qui arpentent les allées, afin de profiter de cette éclaircie dans le ciel de l'hiver.

D'autres paressent sur les bancs de pierre, lézardent au soleil, lisent un magazine ou un livre, absorbés dans leur lecture.

Des couples promènent leur progéniture dans des landaus confortables.

Des jeunes filles en groupe de trois ou quatre se déhanchent, avec bonheur, un sac de ville à la main, faisant preuve d'élégance et de souplesse dans le mouvement...

Un chien caracole sur la pelouse, et la parcourt à vive allure, pour aller récupérer une balle lancée par son maître.

Des couples tiennent en laisse de petits chiens facétieux qui bondissent à la rencontre du premier promeneur venu.

Plus loin, deux bancs sont occupés par des sans abris, protégés par des couvertures : ceux-ci essaient de trouver un repos que la nuit ne leur a, sans doute, pas accordé : au pied des bancs, on peut voir leurs chaussures usagées.

La pauvreté et la misère s'invitent, aussi, au jardin, en ces temps de crise, où certains n'ont même pas accès à un logement.

Un certain mystère les entoure : on ne voit pas leur visage sous les couvertures rayées qui les recouvrent, on devine, pourtant, leur détresse et leur désarroi.

Plus loin, une jeune femme juchée sur des talons hauts, chaussée de bottines aux teintes d'or et d'argent, consulte son portable, revêtue d'un petit blouson bleu, elle semble poser pour un magazine... 

Une autre fume négligemment une cigarette, tout en admirant les grands cygnes qui glissent sur le plan d'eau du jardin.

Des retraités se sont installés sur des bancs, sur les hauteurs du parc, pour mieux profiter du soleil de l'hiver.

Le jardin réunit, ainsi, tant de gens différents ! Et même si la détente est au rendez-vous, on y perçoit un monde divers fait de rires et de désarrois.

Les sans abris sont là sous leur couverture, ils ne font pas de bruit et semblent dormir paisiblement : on les remarque à peine, dans leur immobilité et leur silence...

Dans le parc qui s'anime, où les gens circulent, vivent, profitent du soleil de l'hiver, deux sans abris, deux pauvres, enfouis sous des couvertures, semblent être oubliés du monde...





Photos : rosemar

Au jardin, sous un soleil d'hiver...
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 16:54
Et nous fermons les yeux...

 



Neuf cents morts en trois mois, en Méditerranée : de nombreux migrants, venus de Libye, périssent, tous les jours, en mer, dans des conditions indignes...


Et nous fermons pudiquement les yeux... Pourtant, des gens meurent, des hommes, des femmes, des enfants, des familles entières sont, parfois, décimées.

Ces victimes valent-elles moins que d'autres ? De pauvres gens miséreux, meurtris, rançonnés sont jetés en pâture, sur la mer... Quel est, donc, leur crime ?


Vivre dans un pays, où règnent la guerre, la misère ? Vivre dans un pays, où des islamistes se sont emparés du pouvoir et les terrorisent ?

Peut-être ces migrants sont-ils lancés, sur la mer, par ces djihadistes eux-mêmes qui rêvent de créer des déséquilibres en Europe ?


Peut-être est-ce une stratégie de conquêtes ? Peut-être verra-t-on, bientôt, des djihadistes s'infiltrer parmi ces migrants, pour semer la terreur, un peu partout, en Europe ?

Et nous fermons les yeux, en laissant l'Italie seule, face à cette tragédie sans fin, à ce fléau d'une immigration massive, dans un pays soumis à la crise...

Nous fermons les yeux, comme certains ont pu le faire, devant les horreurs nazies, lors de la seconde guerre mondiale, l'horreur des camps et des déportations...

Sans doute faudrait-il trouver des solutions urgentes, pour empêcher que ces tragédies se reproduisent.

Onze mille migrants sont arrivés en Italie, depuis seulement une semaine !

Comment éponger un tel afflux de gens dans la misère ? Comment résoudre ce douloureux problème ?

Certains proposent de mettre en place un blocus des côtes Libyennes, un barrage devant la Libye, pour arrêter les migrants et pour empêcher les djihadistes de continuer à les jeter à la mer, par bateaux entiers. 

L'Europe devrait se mobiliser, en ce sens, apporter un soutien à l'Italie qui se retrouve confronté à un problème, sans précédent.


Dans la mesure où les naufrages se multiplient, où des gens sont sacrifiés, cette solution paraît envisageable, afin d'éviter de nouveaux drames en Méditerranée.

Dans tous les cas, l'Europe ne pourra pas éponger cette immigration massive : il convient de soutenir les pays en difficulté, de lutter contre le groupe Daesh, là où c'est possible... 

L'Italie réclame davantage de moyens. "L'UE est la plus grande superpuissance économique de notre époque et il n'est pas possible qu'elle ne consacre que trois millions d'euros par mois à l'aide aux migrants", a, ainsi, déclaré le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni. 


Il est temps d'ouvrir les yeux, il est temps que l'Europe se mobilise vraiment, face à un problème qui prend une ampleur catastrophique...

 

Certains parlent d'un véritable crime contre l'humanité : quand on laisse mourir des populations sans défense, on peut, effectivement, penser que l'Europe n'a pas pris la mesure de ce problème : il faut que cessent ces horreurs... 


 

 

 

Et nous fermons les yeux...
Et nous fermons les yeux...
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 17:32
400 migrants disparus en mer et on n'en parle presque pas...

 


Les drames et les naufrages se succèdent en Méditerranée, des hommes, des femmes, des enfants perdent la vie sur des embarcations de fortune, pour échapper à la guerre, à la misère, au désarroi.


C'est devenu une litanie sans fin : toujours plus de victimes, toujours plus d'injustices et de malheurs.


Le drame qui s'est produit au large des côtes italiennes de Sicile et de Calabre est comparable à celui de Lampedusa en octobre 2013. 400 migrants auraient disparu dans le naufrage d’une embarcation de fortune, dimanche 12 avril, selon 150 survivants de ce drame.

On finit par ne plus voir, ne plus entendre, ne plus comprendre la folie de ce monde, fracturé à l'extrême, où des populations n'ont qu'une seule perspective : fuir leur pays, fuir la guerre, l'oppression, le fanatisme aveugle.

Le problème semble ne jamais devoir trouver de solutions : la misère de ces migrants est, de plus, exploitée par des passeurs indignes qui leur font miroiter l'espoir d'un renouveau et qui les condamnent, en fait, à mourir sur l'eau.

Venus de Lybie, de Syrie, du Moyen Orient, ces migrants essaient d'aborder en Sicile, en Italie qui est désormais, submergée par ces flots de migrants...

Les hommes en sont, donc, encore restés à l'exploitation de la misère, à une volonté de dominer, de s'imposer aux autres, une envie de détruire et d'anéantir la vie.

L'Italie se retrouve, en première ligne, confrontée au problème d'une immigration massive, impossible à réguler...

Les migrants qui réussissent leur traversée, arrivent, le sourire aux lèvres, heureux d'avoir échappé à l'enfer, mais leurs difficultés ne sont pas terminées, dans une Europe en crise, où le chômage s'accroît de jour en jour.


Avec les guerres qui se développent en Afrique, au Moyen Orient, avec la progression du groupe Daesh, ce phénomène va forcément s'amplifier et devenir un des problèmes majeurs auquel nous allons être confrontés.

Il serait temps de trouver des solutions pérennes, imposer la paix dans des pays où des populations sont terrorisées, aider les régions déshéritées, rétablir des équilibres qui ont été perdus.

Les fractures qui divisent les hommes sont démesurées, et, dès lors, les injustices se révèlent de plus en plus flagrantes : comment accepter ces fossés qui séparent les êtres humains ?

L'homme, le plus barbare et le plus cruel des animaux, est, parfois, un véritable prédateur, et à ce prédateur, il faut des victimes.

Les victimes innocentes sont les proies les plus faciles : ainsi,  des populations amoindries, affaiblies sont-elles envoyées sur des bateaux délabrés, vouées aux naufrages et à la perdition....

Vouées à la mort, pour avoir été trop faibles, trop fragiles...

Des êtres humains sont sacrifiés, des vies anéanties.

Ainsi va notre monde d'indifférence et d'injustices, ainsi des hommes, des femmes, des enfants vont encore mourir, pour échapper à un sort misérable, un avenir sans espoir...

 



 

400 migrants disparus en mer et on n'en parle presque pas...
400 migrants disparus en mer et on n'en parle presque pas...
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 16:28

 

froid 2

 

Après un automne plein de douceur, le froid déboule sur la France : dans le sud, des vents violents font chuter les températures, la neige a fait une apparition brutale dans de nombreux départements de l'est et du nord...

 

Soudain, on redécouvre que l'hiver existe, comme si on l'avait oublié : des automobilistes se sont retrouvés bloqués sur les routes des stations de ski...

Les français peu habitués à des températures si basses se laissent facilement surprendre par les intempéries : absence d'équipements, de chaînes pour circuler sur la neige...

 

Alors que le réchauffement climatique est souvent évoqué dans les médias, on en oublie que l'hiver est générateur d'intempéries... froid, neige, vents s'invitent brusquement et les gens sont surpris par ces grands froids.

Peut être va-t-on ainsi connaître, en raison de dérèglements climatiques, des hivers de plus en plus rigoureux ?

La France grelotte et cette baisse soudaine des températures nous rappelle que nous sommes soumis à la nature : difficile de lutter contre le gel, la neige, le verglas...

 

Difficile de résister aux vents violents... La nature est souveraine et nous impose, souvent, ses dures lois.

 

Dès lors, on ne peut s'empêcher de penser à tous ceux qui vivent dans la rue, qui ne bénéficient d'aucun chauffage, d'aucune protection : combien de gens vont succomber à ces froids intenses ?

Comment résister à ces vents violents qui font chuter les températures, comment se protéger quand on vit dehors, sans abri ?

Même si les hébergements d'urgence existent, on sait comment la promiscuité rebute certains et rend ces endroits parfois invivables...

 

On songe à tous ces SDF qu'on croise souvent dans les rues et qui se retrouvent agressés par la rigueur du froid...

 

Partout, en France, le froid sévit : c'est un ennemi impitoyable et implacable.

Plus que jamais, les sans abri ont besoin de notre aide, de notre soutien. Il faut, dans la mesure des moyens de chacun, les réconforter et les soutenir, chaque fois que cela est possible...

Leur vie, leur survie sont en jeu, face au froid qui les assaille... Alors que les fêtes de fin d'année nous emportent tous dans un tourbillon, alors que les gens sont pressés de vaquer à leurs courses et leurs achats, il faut penser à tous ceux qui souffrent et qui ne peuvent même pas bénéficier du réconfort d'un toit, d'un chauffage...

 

Aider un SDF en difficulté, face au froid, devrait être un devoir pour chacun d'entre nous : communiquer n'est pas toujours facile mais on peut appeler le 115 pour préserver et sauver une personne qui souffre.

 

Chaque année, de hommes et des femmes meurent victimes du froid dans la rue : il serait temps d'instituer un droit au logement pour tous, il serait temps de trouver des solutions pérennes pour épargner des vies humaines...

 

Plusieurs articles sur le sujet :

 

 

http://lci.tf1.fr/france/faits-dive...

 

http://www.lemonde.fr/societe/artic...

 

 

http://www.europe1.fr/societe/froid...

 

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/...

 

 

 

froid-3-SDF.jpg

 

 

 

froid.jpg

 



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Published by rosemar - dans société misère
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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 14:24

brésil-copie-1
 

Le Brésil vient de subir une dernière défaite, lors de cette coupe du Monde 2014 : face aux Pays-Bas, l'équipe du Brésil a montré ses faiblesses, "une défense en perdition, une attaque stérile", disent les commentateurs...

 

Après avoir été battu à plate couture par des Allemands triomphants, le Brésil, patrie du football connaît, encore, une amère défaite.


Mais, l'essentiel, dans le sport, n'est-il pas de participer ? Les échecs peuvent permettre de se corriger, de progresser, de renaître, après un bilan, une analyse de la situation.

 

La défaite la plus terrible n'est pas celle d'une équipe de football... au Brésil, la défaite, c'est la situation de nombre de gens qui est précaire... la défaite, c'est la corruption qui règne un peu partout, ainsi que l'insécurité.

 

La classe politique est, elle-même, corrompue : l'organisation de la coupe du monde a connu de graves problèmes : des ouvriers sont morts dans la construction des stades, des gens modestes ont, même, été expulsés de leur logement, tout cela en l'honneur de la coupe du monde.

 

La plus grande défaite du Brésil est dans ce constat : le mépris du peuple, les difficultés qu'ont vécues les Brésiliens, les manifestations qui ont été étouffées par le pouvoir politique en place.

 

Après cette coupe du monde, le réveil va être difficile pour les Brésiliens qui souffrent : après la fête, et les larmes, les vraies raisons de pleurer risquent de réapparaître bien douloureusement.

 

Un certain nombre de Brésiliens, eux-mêmes, souhaitaient la défaite de leur équipe de football, car, en cas de victoire, le pouvoir en place aurait, alors, pu bénéficier de ce tremplin, pour remporter les prochaines élections.

 

La politique et le football font, désormais, bon ménage : une victoire, lors d'une coupe du monde, peut, même, redorer le blason d'un gouvernement en perdition !

 

Le Brésil a perdu ? Mais il a, surtout, perdu  ses espoirs de renaissance : le monde politique l'a trahi : la plus grande défaite du Brésil, c'est la misère, ce sont les bidonvilles, les souffrances d'un peuple, qu'on est, même, prêt à sacrifier pour une coupe du monde...

 

La facture de cette coupe du monde est lourde : près de 8 miliards d'euros dépensés alors que les hôpitaux, les écoles souffrent, dans ce pays, de carences inadmissibles. L'organisation de ce Mondial de foot s'est faite sans l'aval des populations, à la "hussarde"...

 

Après la folie et l'hystérie de ce Mondial, que restera-t-il aux Brésiliens ? Des infrastructures démesurées, vides de sens, des stades colossaux désertés....

 

Que leur restera t-il encore ? Des favelas qui se multiplient, qui accroissent la misère des peuples...

 

Quand la "fête" sera finie, elle aura un goût et des relents d'amertume : les Brésiliens auront subi, là, leur ultime défaite...

 

 

brésil 2-copie-1

 

 

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