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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 12:20
Ce que révèle la crise du coronavirus...

 

 

Des hôpitaux débordés, au bord de l'asphyxie, des gens qui meurent faute d'appareils respiratoires, un manque de masques, un personnel médical en souffrance face à l'afflux des malades : face à la crise du coronavirus, on perçoit toute la misère de notre système de santé, autrefois le meilleur du monde.

Depuis des mois, l'hôpital réclame en vain des moyens supplémentaires.

 

Quant à nos dirigeants, ils n'ont pas su anticiper la crise : "gouverner, c'est prévoir", dit-on souvent, mais force est de constater que les politiques n'ont pas vu la gravité du problème.

Pourtant, l'exemple de la Chine et plus encore celui de l'Italie, pays voisin auraient dû nous servir de leçons et nous alerter sur la gravité de la situation. L'Italie toute proche a connu avant nous une crise sanitaire très grave.

 

Ainsi, le premier tour des élections municipales a été maintenu en France, en dépit de la progression de l'épidémie sur notre territoire. Bien sûr, de nombreux électeurs, eux, se sont abstenus et ne sont pas allés voter, conscients de l'irresponsabilité d'organiser des élections dans un tel contexte. Et ils ont bien fait.

 

Le maintien des élections municipales était incompatible avec l’ampleur de la contagion et les décisions annoncées dès jeudi soir par le président de la République (la fermeture des écoles). La réalité, c’est que les intérêts particuliers de certains partis politiques ont empêché que soient reportées ces élections municipales. C’est totalement irresponsable.

 

Que dire de notre armée ? Soumise à des coupes budgétaires, l'armée est à la peine pour soutenir le personnel médical : il faut plusieurs jours pour mettre en place un hôpital de campagne !

 

De manière plus générale, cette crise du coronavirus révèle la fragilité de nos sociétés et de la mondialisation libérale axée sur la croissance et le profit.

 

Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible, impalpable, sournois. Mais nous sommes désarmés, nous ne pouvons identifier notre ennemi.

Une guerre étrange qui nous oblige à rester terrés chez nous : notre pays est à l'arrêt, notre économie est à l'arrêt, les écoles, de nombreuses entreprises sont fermées, la vie sociale est interrompue.

 

Notre seul arme : le confinement, se calfeutrer chez soi.

L'angoisse risque de s'installer face à cette paralysie, mais nous n'avons que cette solution et il convient, devant la gravité de la situation, de respecter les consignes données par le gouvernement.

 

Certains salariés sont, eux, contraints d'aller travailler : ils sont, on les comprend, inquiets pour leur santé. Bien sûr, les mesures de distanciation sociale doivent impérativement être appliquées dans les locaux de l'entreprise. Mais est-ce toujours possible ?

 

 

 

 

 

Ce que révèle la crise du coronavirus...
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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 11:51
J'ai lu le nouveau Houellebecq... et j'ai aimé...

 

 

Drôle, bouleversant, pathétique, le nouveau roman de Houellebecq est arrivé... Un roman qui reflète les réalités de notre temps : le capitalisme qui génère incertitudes et angoisses, les autoroutes et leurs défilés de camions interminables, l'agriculture en perdition, les paysans en détresse, l'horreur des élevages en batterie, la mondialisation, la solitude de l'homme moderne... et bien sûr l'usage d'antidépresseurs dont les effets peuvent être délétères, ce  qui donne son titre au roman Sérotonine, l'hormone du bonheur.

 

Non, ce n'est pas un roman à suspense, mais on ne le lâche pas : Houellebecq pratique l'esthétique de la surprise, de l'étonnement, un humour constamment décalé dans des situations douloureuses et difficiles.

Il dépeint le dérisoire de la vie. 

 

Non, ce n'est pas un roman de style classique : on suit les méandres de la  pensée du narrateur dans de longues phrases sinueuses. Ce n'est pas un hasard si on parle de style Houellebecquien : le style de cet auteur est bien caractéristique.

 

"Montrer la médiocrité du monde, sur le fond d'une aspiration à l'infini...", c'est ainsi qu' Agathe Novak-Lechevalier définit le style de Houellebecq.

 

Alors bien sûr, on retrouve sous la plume de Houellebecq un langage cru, parfois choquant : on y parle de "bite", de "chatte", et les aventures sexuelles du personnage principal Florent-Claude Labrouste jalonnent le roman.

Houellebecq n'oublie pas de passer en revue toutes sortes de déviances sexuelles : zoophilie, pédophilie, nymphomanie...

 

Le monde qu'il décrit est assez désespérant, mais la figure de Camille vient apporter un réconfort au narrateur : une image de jeunesse, de pureté et d'innocence.

Camille est un personnage lumineux, plein de générosité et d'empathie.

Et c'est à cause d'une banale "histoire de cul" que le narrateur perd celle qu'il aime.

 

On est ému aussi par le personnage d'Aymeric, ce fils d'aristocrate devenu agriculteur qui ne parvient plus tout simplement à vivre de son travail... il s'exprime ainsi : "Moi j'essaie de monter quelque chose, je me crève au boulot, je me lève tous les jours à cinq heures, je passe mes soirées dans la comptabilité- et le résultat, en fin de compte, c'est que j'appauvris ma famille."

Triste constat ! Le travail  ne parvient plus à rémunérer correctement les gens, le travail ne fait qu'appauvrir ceux qui triment. 

L'agriculture est sacrifiée, "pour arriver aux standards européens"... "ce qui se passe en ce moment avec l'agriculture en France, c'est un immense plan social, le plus gros plan social à l'oeuvre à l'heure actuelle, mais c'est un plan social secret, invisible, où les gens disparaissent individuellement, dans leur coin, sans jamais donner matière à un sujet pour BFM.", déclare le narrateur.

 

Certains portraits de personnages sont particulièrement savoureux, par exemple, le docteur Azote dont les prescriptions sont pour le moins étonnantes...

Le narrateur Florent-Claude Labrouste est un anti-héros souvent pris en défaut, un être humain avec toutes sortes de faiblesses et de manques.

Pourtant, c'est souvent avec humour qu'il révèle ses failles, ses difficultés.

 

Houellebecq rend compte de notre monde : c'est un auteur réaliste qui se livre à une satire acerbe de notre société libérale, égoïste, veule, trop repliée sur elle-même.

 

Houellebecq voit, malgré tout dans l'amour la possibilité d'une transcendance, d'un bonheur que souvent l'on ne sait pas saisir et comprendre.

 

 

 

Une émission sur France Culture :

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/le-mystere-houellebecq

 

 

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10 août 2018 5 10 /08 /août /2018 08:25
Les politiques ont-ils encore du pouvoir ?

 

 

Face à la marchandisation de la société, face à la toute-puissance des marchés, les hommes politiques ont-ils encore un quelconque pouvoir ?

 

C'est la concurrence qui s'impose partout, une concurrence effrénée qui gagne l'ensemble de la société.

 

Quand on pense que Donald Trump, cet homme d'affaires, est parvenu au pouvoir, alors qu'il n'avait aucune expérience de la politique, on se dit que désormais, la politique perd ses droits.

Et quand on entend  les déclarations contradictoires du président des Etats-Unis, on s'interroge sur son niveau de compétences...

En France, c'est aussi un homme nouveau qui a été élu : Emmanuel Macron n'a que peu d'expérience dans le domaine politique.

Emmanuel Macron n’a jamais été élu à une fonction autre que la présidence... il a été inspecteur des finances, banquier d’affaires, secrétaire général adjoint du cabinet de François Hollande, puis ministre de l’Economie...

 

Le monde serait-il régi par les marchés et les lois de la concurrence ?

Au fond, peu importe le pilote, l'avion semble fonctionner tout seul.

 

Nous vivons dans un monde où seules comptent la consommation et la croissance...

Tout est marchandisé, la culture, la politique, la religion...

 

On nous incite à acheter toutes sortes de produits et parfois en plusieurs exemplaires : il n'est pas rare de voir dans un même foyer plusieurs postes de télévision, ou plusieurs smartphones ou encore plusieurs ordinateurs...

Un luxe qui nous pousse à consommer toujours plus, car les médias déversent sur nous leur flot publicitaire...

 

Certes, nous disposons du droit de vote, mais quel que soit l'élu, ce sont les marchés qui dominent le monde.

C'est l'économie qui prime sur le politique.

 

Dès lors, les marges de manoeuvre sont très étroites pour ceux qui nous gouvernent...

Gouvernent-ils encore ?

Hélas ! On ne peut qu'en douter... face à tous les problèmes qui se profilent : crise migratoire, crise climatique, chômage, déséquilibre du monde, guerres, conflits qui perdurent, famines, misère...

C'est la mondialisation qui nous emporte et les politiques semblent impuissants pour régler tous ces problèmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les politiques ont-ils encore du pouvoir ?
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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 10:44
Quand l'anglais envahit la toile...

 

 

On assiste à une véritable invasion de la langue anglaise sur internet : les publicitaires ont constamment recours à des termes venus d'outre-Manche...

"French days, it-shoes, slingback, fashion news, sense of seduction, battle de look, sun is back, c'est le moment de shopper..." j'en passe et des meilleures...

 

Quelle est cette mode stupide à laquelle les gens se conforment ?

Notre chef de l'état lui-même a volontiers recours à des termes anglais.

 

Une de mes amies me transmet régulièrement ses "news"... et je corrige en utilisant le terme français "nouvelles".

Il est vrai qu'internet nous influence et nous façonne mais nous ne devrions pas céder à cet endoctrinement par la langue.

 

Nous devrions résister face à cette invasion qui discrédite notre propre langue, comme si le français devait se plier au joug d'un envahisseur, comme si le français ne comportait pas un vocabulaire suffisamment riche et expressif, comme s'il fallait mettre notre langue au placard...

Défendons notre langue et dénonçons cette utilisation abusive d'un globish infâme.

Cette mode de l'anglais s'immisce partout et notamment sur internet.

Ne cédons pas à la tentation du SMS, du langage tronqué ou mixé avec l'anglais.

 

Notre langue mérite qu'on la valorise, elle est à l'origine de tant de chefs d'oeuvre de la littérature !

Elle est capable d'exprimer tant de nuances !

Pourquoi lui préférer l'anglais ? 

Question de mode et de snobisme, sans doute... et aussi l'influence d' une mondialisation qui nous inciterait à employer un langage commun et universel.

C'est là une tentation dangereuse d'uniformisation des cultures et des langues.

 

 

Or, la langue, c'est bien ce qui fonde notre culture...

La langue est notre patrimoine, un héritage venu d'un lointain passé, un héritage façonné depuis des siècles, un bien précieux qu'il convient de préserver.

Qui pourrait oublier des siècles d'histoire ? La langue nous relie au passé, à tous ceux qui nous ont précédés.

La culture : c'est bien ce qui soude un peuple et le rassemble...

La langue, notre langue est un élément essentiel de cette culture : ne cédons pas à la tentation du renoncement et luttons pour préserver ce patrimoine.

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

Quand l'anglais envahit la toile...
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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 11:09
Les nouvelles aliénations du libéralisme...

 

 

L'homme, au cours des siècles, n'a cessé de s'émanciper, de conquérir des droits nouveaux : il a réussi à obtenir des droits multiples, grâce aux luttes ouvrières menées au XIX et au XX ème siècle.

 

Ses conditions de travail se sont améliorées, les salaires ont augmenté, l'éducation est accessible à tous...

 

Mais ces droits sont de plus en plus menacés et remis en cause par le libéralisme sauvage et féroce qui s'installe et sévit partout dans nos sociétés.

En France, la réforme du droit du travail prévue par le nouveau gouvernement fait peser de lourdes incertitudes sur les salariés, on peut redouter des régressions dangereuses.

 

Pourtant, l'individu ne peut s'épanouir si ses conditions de travail sont trop dures : il perd ses potentialités, sa qualité de vie s'amoindrit.

 

Et, souvent, les êtres humains n'ont même plus conscience de cette aliénation qui leur paraît inéluctable et ils s'enferment eux-mêmes dans leur propre aliénation.

 

C'est la thèse que développe le philosophe Yvon Quiniou : "La mutilation constitutive de l’aliénation affecte aussi la conscience de l’individu aliéné : celui-ci n’a pas conscience des capacités et des besoins qui sommeillent en lui, il a été façonné idéologiquement de telle sorte qu’il n’imagine pas une autre vie pour lui, voire, en raison des modèles qu’il a intériorisés, il désire celle qu’il a, la jugeant conforme à ce qu’il croit être sa nature. C’est là le comble de l’aliénation quand celle-ci se boucle sur elle-même." 

Je songe encore à ces salariés allemands qui vivent dans la misère et qui en éprouvent de la honte, comme s'ils étaient coupables de ce qui leur arrive, comme si leur sort était mérité.

 

Les hommes se sentent ainsi souvent impuissants face au phénomène de la mondialisation qui les broie et les annihile.

Les hommes aliénés ne voient même plus leur aliénation.

Les salariés qui se retrouvent au chômage sont comme exclus du monde, ils n'ont plus d'existence, ils sont comme annihilés. La précarité entraîne souvent une désocialisation.

 

Les politiques devraient veiller à ce que soit préservée cette émancipation essentielle au bonheur de l'homme.

Mais, obnubilés par l'économie, la rentabilité, la croissance, les hommes politiques en oublient de s'intéresser à  l'épanouissement de l'être humain.

 

Dans une société libérale, l'argent, le profit l'emportent sur toute autre considération. L'injustice, l'inégalité prospèrent.

 

L'homme du XXIème siècle est-il voué à de nouvelles aliénations ?

Hélas ! Le libéralisme forcené qui s'empare de notre monde conduit les hommes vers de nouveaux asservissements.

Hélas ! Des servitudes nouvelles apparaissent dans les formes d'organisation du travail.

 

 

 

 

 

 

Source : un article de Marianne 

La politique confrontée à l'exigence d'émancipation.

 

 

Les nouvelles aliénations du libéralisme...
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 09:39
La tomate chinoise à toutes les sauces...

 

 

 

Savez-vous d'où proviennent les tomates que vous achetez sous forme de concentré, de ketchup, de ratatouille, ou celles qui garnissent les pizzas ?

La plupart de ces tomates proviennent de Chine...

 

Eh oui, la Chine est devenue le premier exportateur mondial de tomates d'industrie.

Même nos tomates sont chinoises !

 

Et ces tomates n'ont rien à envier à des produits industriels : elles sont créées artificiellement par des généticiens, elles sont lourdes, denses, avec une peau très épaisse.

Tomates sans saveur, peu chères, bourrées de pesticides, transformées en un concentré rougeâtre... voilà ce que l'on sert au consommateur.

 

Et, pourtant rien n'indique la provenance des tomates utilisées dans de nombreux produits transformés.

Le client n'est même pas informé de l'origine de ces aliments. S'il le savait, cela lui redonnerait, sans doute, l'envie de faire lui-même ses sauces avec de vraies tomates, d'autant que ces produits contiennent souvent du sel en quantité et des graisses ajoutées.

 

De plus, en Chine, des ouvriers agricoles sont exploités en vue de la production de ces tomates : ils reçoivent un salaire de misère, vingt euros par jour.

Et ce n'est pas mieux en Italie et en France où des migrants travaillent au même tarif...

Un véritable esclavage s'organise autour de la production de ces tomates.

 

Le journaliste Jean-Baptiste Malet a enquêté deux ans sur les dessous peu reluisants de la tomate d'industrie.

Il montre que la tomate est devenue un véritable business...

"En vingt ans, la Chine qui était un des rares pays où l'on ne mangeait pas de sauce tomate est devenue le second producteur mondial et le premier exportateur de tomates d'industrie. J'ai voulu savoir pourquoi", explique Jean-Baptiste Malet.

 

Ainsi, les Chinois inondent nos marchés de produits à base de concentré de tomates frelaté.

 

Nos sociétés en viennent à exploiter des travailleurs, des enfants, des adolescents dans une industrie scandaleuse et douteuse.

 

Comment s'étonner que certains de nos agriculteurs connaissent des difficultés face à cette concurrence de produits à bas prix venus de Chine ?

La mondialisation conduit aux pires excès dans de nombreux domaines : le profit, la rentabilité sont les maîtres mots de nos sociétés.

 

Mieux vaut éviter d'acheter ces aliments préparés et fabriqués à partir de concentré de tomates : le consommateur doit être vigilant et refuser d'entrer dans ce circuit mafieux de la sauce tomate.

 

 

 

 

Source : un article de Marianne

 

 

https://www.marianne.net/societe/la-tomate-symbole-de-la-mondialisation-de-l-exploitation-et-de-la-malbouffe

 

La tomate chinoise à toutes les sauces...
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