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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 10:18
Le regard des myopes ne revêt-il pas un certain charme ?

 

 



Le "myope", c'est celui qui ferme les yeux pour mieux voir, telle est l'étymologie du mot dont l'origine remonte au grec... Le verbe "muo" signifie "fermer".

Il s'agirait, en fait, anciennement, d'une onomatopée pour exprimer qu'on joint les lèvres, soit pour se taire, soit pour exprimer un son sourd...

Le myope ne ferme-t-il pas légèrement les yeux afin d' affiner son regard ?

Quelle expressivité dans ce terme qui évoque un geste ! Les termes "muet, mutisme, mystère" sont issus de ce même radical.

Curieusement, le "myope" et le "muet" sont, donc, voisins et font partie de la même famille !

Et, la "mouche", elle même, "muia", en grec, appartient à une espèce proche, le mot étant une onomatopée que l'on prononce en rapprochant les lèvres et qui  servirait à imiter le bourdonnement de l'insecte : "mmmmmm" !

Le mot "myope" suggère bien ce clignement des yeux soudain et brusque, propre à ceux qui sont atteints de ce défaut de vision.

Sa briéveté, les voyelles qui se suivent, fermée, puis plus ouverte, semblent imiter le mouvement des yeux...

Le terme "myope" comporte, dans sa deuxième partie, un autre radical '"ops", qui désigne, en grec, l'oeil.

De là viennent quelques mots : "optique, opticien, ophtalmologique, cyclope", et par l'intermédiaire du latin "oculus", les termes :" oculiste, oculaire, binoculaire, monoculaire, monocle, binocles, binoclard..."

Ainsi, le myope nous permet de constituer des familles de mots liés à l'idée de fermeture et de regard... Ainsi, le "myope" et le "binoclard" se rejoignent, de manière amusante.

Le regard des myopes ne revêt-il pas un certain charme ? Un flou, un clignement d'oeil sympathique,  le mot lui-même nous séduit par son ancienneté, ses origines, ses accointances avec de nombreux termes.

Les myopes nous offrent des regards pleins de mystères, leurs yeux sont, en général, plus grands et... ils nous séduisent d'autant plus, quand ils plissent les yeux.

 

Voilà encore un mot ancien dont on ne soupçonne pas les origines lointaines, un mot plein d'attrait qui nous relie au passé, qui nous montre tout un réseau de significations, qui nous parle des racines de notre langue : le latin et le grec...

 

 



 

Photo : rosemar

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 11:42
Clémentine d'hiver...

 

 


Fruit de l'hiver aux couleurs du soleil, la clémentine resplendit de sucs lumineux et chaleureux...

Parfums fruités de la clémentine ! Rondeur de fruit aux feuilles vernissées, oblongues, d'un vert profond !

Couleurs d'orange et de vert s'entremêlent en un tableau contrasté de feu et de houles...


Le fruit révèle ses parfums dès qu'on l'effleure, parfums épicés de soleil, qui s'exaltent, se répandent, adoucissent les rigueurs de l'hiver.


Fruit du soleil, de la lumière, la clémentine se pare de couleurs éclatantes... L'écorce se couvre d'une multitudes de légères aspérités remplies de sucs de lumières.


Les gousses de fruits, juteuses, savoureuses, de la même couleur que l'écorce ont un goût de soleil, de splendeur, de luminosité, d'éblouissements de bonheurs.


Fruit solaire aux éclats odorants, aux teintes qui explosent, au toucher d'âpreté, la clémentine fait revivre l'hiver : elle l'illumine de ses parfums, de ses douceurs de lune rousse et orangée.


Le nom même de la clémentine rayonne, s'épanouit, fait rêver, un nom plein de douceurs aux sonorités de lumières.

 

La gutturale initiale et la dentale "t" nous font voir des éclats, la labiale "m" nous offre sa séduction, la voyelle nasalisée "en" nous grise et nous exalte de senteurs.

Le fruit lance des feux, des éclairs de rondeurs parfumées, de teintes dorées, sous les feuilles verdoyantes...

Le fruit nous fait savourer les parfums enivrants de l'été, au coeur même de l'hiver...



 

 

 

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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 09:43
Noël ! Voilà un mot qui rayonne !

 



Noël ! Voilà un mot qui rayonne par sa briéveté, ses voyelles qui s'enchaînent, le son "el" final qui comporte un élan, une envolée...

Un mot associé à l'hiver, ses frimas, sa rudesse, un mot qui représente la fête, le jeu, le bonheur.

On aime les senteurs de Noël, odeurs de pins, de mousse terreuse... On apprécie les couleurs contrastées du houx de Noël, des baies de pourpre sur le vert brillant des feuilles ourlées.

On est ébloui par les lumières de Noël, guirlandes, girandoles d'éclats sur les branches vertes du sapin.

Les scintillements de neige sur les aiguilles, sur les toits de la crèche, sur les santons de Noël, figurines d'argiles aux teintes éclatantes.

Le berger, le ravi, le puisatier, le rémouleur, le meunier peuplent la crèche et l'animent de leurs formes naïves.

La mousse répand ses odeurs douces au pied du sapin, elle l'illumine de ses embruns aux teintes nuancées...

On se prend à croire à cette belle histoire de Noël, un enfant nouveau-né dans une pauvre étable, un enfant qui représente et porte tout l'espoir du monde.

Symbole de pauvreté, de simplicité, la crèche nous montre toute l'humilité de la religion originelle.

On aspire à des joies simples, proches de la nature.

La cueillette de la mousse dans le froid de l'hiver, une quête qui associe tant de bonheurs simples : promenade dans la nature, senteurs de bois, vents qui fouettent le visage, découvertes de ces plaques épaisses de mousse aux senteurs variées d'herbe, de terre, d'humidité...

Douceurs de ces éclats de mousse qui se parent de mille nuances, des tableaux inouis de teintes, de formes...

Le bonheur de préparer le sapin, de le décorer et d'en percevoir toutes les effluves boisées.

Le bonheur d'installer la crèche, de la garnir de mousse et de houx.

Le mot Noël issu du latin "natalis", "natal" évoque, bien sûr, l'idée de naissance, d'un renouveau possible, d'espoirs à venir.

Ce mot évoque des perspectives, il annonce une année nouvelle, une volonté de se ressourcer à des valeurs premières et essentielles : valeur de fraternité, de solidarité, de simplicité...

Une envie d'harmonie, de retour à l'essence du monde : des parfums, des couleurs, des échos, des éclats, des éblouissements et des scintillements de bonheurs...





 

 

 

Noël ! Voilà un mot qui rayonne !
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 10:29
Sa houppelande retombait en plis majestueux...

 

 

"Ah ! Gringoire, qu'elle était jolie la petite chèvre de M. Seguin ! qu'elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande !..."

 

Tout le monde a en mémoire cette description élogieuse de la chèvre de Monsieur Seguin, dans les lettres de mon moulin de Daudet...

 
Une houppelande ! Quel mot étonnant, étrange, envoûtant ! Un mot rare, aux sonorités éblouissantes !

Ce long manteau, à manches évasées, était un vêtement dont se couvraient, autrefois, les bergers.

 
Voilà un mot qui chante, avec des sonorités si claires, éclatantes ! Voilà un mot dont on aimerait connaître l'origine... or, l'étymologie en est incertaine.
 
Ce nom, employé par Daudet, permet de personnifier l'animal : revêtue d'un long manteau, la chèvre se pare d'une toison qui se voit... le mot, grâce à sa longueur, ses quatre syllabes, semble, aussi, nous montrer toute l'ampleur du manteau.
 
La voyelle nasalisée "an", le son "ou" donnent une impression de majesté, de grandeur. La labiale, la dentale suggèrent, à la fois, séduction, élégance et éclats...
 
Quelle poésie dans ce seul mot ! Quelles résonances ! 
 
La houppelande semble  recouvrir le petit animal de son épaisseur ouatée. L'animal est, ainsi, magnifié sous son épaisse toison !
 
D'ailleurs, Daudet emploie de nombreuses exclamations qui traduisent l'admiration : on remarque plusieurs termes élogieux : "jolie, doux, luisants..." 
 
La houppelande avec son "h" aspiré attire notre attention : ce manteau de poils donne à l'animal une allure rustique et noble à la fois !
 
Un simple mot... et on entrevoit tant de significations, tant de connotations ! La houppelande est campagnarde mais aussi pleine d'élégance avec ses longues manches, son tissu épais et ouaté...

La houppelande évoque, aussi, des tenues et des matières somptueuses, soie, velours, satin, fourrures.
 
Ce mot nous fait voir des images du passé : un berger vêtu d'un long manteau... je revois, ainsi, un santon de la crèche de mes parents : un berger portant une houppelande couleur d'amarante, un bâton entre les mains, il était entouré de ses moutons frisés à la blancheur cotonneuse, il était coiffé d'un chapeau noir d'autrefois, à l'allure rustique.
 
Sa houppelande retombait en plis majestueux, sa stature imposante, son air tranquille révélaient un paysan d'expérience.
 
Sa houppelande le grandissait, lui donnait de la prestance !
 
Les houppelandes ont disparu, on n'en voit plus ni dans les villes, ni dans les campagnes, mais ce mot résonne en nous comme un vêtement à la fois modeste et somptueux.
 
 
 

 

 

 

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 14:31
Voici le premier jour de l'hiver...

 

 

 

 


Voici venu le premier jour de l'hiver, le jour le plus court de l'année, celui qui annonce le froid, celui qui nous promet, aussi, un renouveau, des lumières qui vont s'accroître au fil du temps.

Le mot "hiver", avec sa fricative très douce, sa gutturale pleine d'âpreté, sa voyelle aiguë "i", nous emporte vers un univers glacé où règnent le vent, la neige, les frimas...

Les rigueurs de l'hiver ! Ses beautés blanches et neigeuses ! Le mot résume bien les splendeurs et les tourments de cette saison.

Aussitôt, surgissent des paysages couverts de gel, balayés par un air vif, des embruns de blancs sur les arbres et le sol, des matins embrumés...

La neige nous fait voir ses tourbillons lumineux, elle virevolte dans l'air, elle encercle les jardins de ses replis soyeux.

Elle transforme les paysages, les remodèle, les capture des ses envolées de lys.

L'hiver et ses bonheurs, l'hiver et ses tourmentes s'annoncent...

Ce mot ancien, venu de l'adjectif latin "hibernus", est formé sur le nom "hiems", "l'hiver"...

Et l'ancêtre grec "kheimon" désigne, aussi, cette saison.

On retrouve, dans tous ces mots, la consonne "h" qui traduit, en grec, une aspiration, et une forme de rudesse.

L'hiver, le bien nommé, doit être, évidemment, rapproché du nom de la neige, en grec ancien, "khion", avec cette même aspiration.

Le mot nous fait ressentir, par ses sonorités, sa brièveté, un froid âpre, dur, perçant.

L'hiver arrive, il se fait vents tempétueux, mistral virulent, il glace, rugit, s'emporte, bouscule les paysages.

L'hiver s'adoucit, parfois, pour nous donner, aussi, de belles journées ensoleillées, il fait croître progressivement la luminosité et prépare, ainsi, l'arrivée du printemps...



 

 

 

 

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 12:58
Le lutrin, un mot empli de mystères...

 



Le mot "lutrin" nous intrigue : que signifie ce nom qui chante avec sa voyelle nasalisée finale ? Terme peu employé, associé à la liturgie et à la religion, ce nom apparaît d'autant plus mystérieux et étrange...

Le "lutrin", voilà un mot qui semble lointain, obscur, opaque : qui possède un lutrin, qui s'en sert ?

Bel objet en bois luisant, le lutrin brille de ses reflets dans les églises... éclairé par des cierges, le lutrin nous fait voir ses veines boisées, il reçoit le livre sacré, à l'épaisse reliure, aux odeurs de papier ancien.

Objet religieux, sur lequel on pose le livre saint, le livre par excellence, la Bible, le lutrin permet la lecture...

Le radical du mot vient du verbe latin, "legere, lire", auquel on a ajouté un suffixe à valeur d'instrument, -trum.
Le lutrin nous fait accéder à des lieux sacrés, à des lectures chargées de symboles, à une ambiance feutrée, remplie de mystère, des odeurs d'encens, d'eau bénite, des obscurités apaisantes...

Ce mot empreint de rareté, aux sonorités de dentale, de gutturale, à la voyelle finale nasalisée nous fait rêver.

Placé dans la pénombre, il éveille la curiosité, il suscite l'intérêt, on a envie de tourner le pages du livre sacré, de sentir sous les doigts, le lourd papier, de déchiffrer certains messages.

Les chants liturgiques résonnent, alors, dans les replis des ténèbres...

Chants de Noel, chants de fêtes... On perçoit des airs connus et mystérieux à la fois, Adeste fideles, Veni creator, Gloria.

Chants en latin, aux éclats de consonnes, ces musiques nous éblouissent, nous exaltent...

Choeurs célestes, ces chants nous apaisent aussi, et nous apportent un réconfort.

Le lutrin associé à des éclats de musique, à des chants de Noël nous permet d'accéder à une forme de pureté originelle, celle de voix célestes, au charme envoûtant...


 

http://youtu.be/EAxT6GcXYQw



http://youtu.be/2Yquo5W8YBw


 


 

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 16:38
Nous devenons des marionnettes...

 


Le mot "marionnette" issu du prénom Marion, diminutif de Marie, désignait à l'origine une petite figurine de la Vierge. Ce terme a donc des origines religieuses, mais on connaît le sens actuel de ce nom : une figurine que l’on fait mouvoir, ordinairement par des fils, quelquefois par des ressorts, quelquefois simplement avec la main.

La marionnette est un jouet merveilleux pour des enfants, car elle permet une créativité : on peut inventer des histoires, des personnages, les faire se mouvoir, les faire parler.

On peut fabriquer des marionnettes en chiffons, avec des morceaux de bois articulés, des bouts de tissus.

On peut créer de véritables petites pièces de théâtre, les mettre en scène dans un décor...

Ce mot, avec son suffixe de diminutif, renvoie bien à l'enfance : labiale initiale, gutturale, dentale, voyelles variées, "a", "i", "o", la marionnette semble virevolter sans cesse et s'agiter sous nos yeux : image de mobilité permanente, pirouettes, envols...

Personnages mécanisés, les marionnettes symbolisent, aussi, une forme de manipulation.

Ne sommes-nous pas tous des marionnettes ? Manipulés par les médias, par la société de consommation, conditionnés pour acheter, nous devenons, souvent, des pantins dans une société de masse.

Nous sommes comme mus par des ressorts : nous subissons l'envahissement des écrans, nous sommes comme happés par les médias, les portables, les ordinateurs.

Nous sommes dépendants d'ojets divers dont nous ne pouvons plus nous passer : voiture, télévison, ordinateur, tablettes...

Véritables marionnettes des temps modernes, nous ne réfléchissons plus par nous mêmes, nous devenons des objets, des jouets facilement manipulables.

Les médias nous façonnent, nous formatent, et même si nous sommes abreuvés d'informations, nous n'avons plus le temps de faire le tri, de choisir.

Les publicités font de nous des pantins de la consommation : nous sommes conditionnés pour gagner de l'argent et le dépenser le plus rapidement possible.

Les hommes politiques nous manipulent sans cesse, par des discours trompeurs et fallacieux : vaines promesses qui ne sont jamais tenues.

Nous devenons des jouets, nous ne savons plus vers qui nous tourner pour ne pas être manipulés.

Oui, nous sommes tous des marionnettes : sans cesse surveillés, épiés, nos faits et gestes semblent être contrôlés.

Il nous faut réagir contre cet envahissement des médias, par la lecture, la culture, l'ouverture sur les autres...

Il nous faut préserver nos libertés de penser, de juger, de réfléchir.

 




 

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 09:53
Petite pelote de laine soyeuse...

 

 



"Un oiseau s'est posé sur mon balcon, un instant de bonheur gracile et fragile... Un petit oiseau aux couleurs noires et cendrées, transi par le froid s'est posé sur la balustrade de mon balcon, prenant quelques instants la pose, sous mes yeux éblouis et ébahis...
 
Dans la splendeur de l'hiver glacial, l'oiseau en quelques bonds agiles a traversé l'espace...
 
Soudain, le cadre de ma fenêtre est devenu le cadre d'un merveilleux tableau, aux couleurs d'azur, sur lequel se détachait l'oiseau sombre et frêle.
 
L'oiseau s'est ensuite envolé mais est resté là, gravé dans ma mémoire, image de splendeurs, de rêves, de voyages. L'oiseau s'est envolé mais je revois sa silhouette légère de plumes irisées par le soleil... l'oiseau s'est échappé... et a laissé sa forme et sa rondeur de plumes dans mon esprit, petite pelote de laine soyeuse et grise, soie duveteuse si douce et si frêle."

C'est ainsi que je décrivais, dans un de mes articles, l'apparition d'un oiseau sur la balustrade de mon balcon, un matin d'hiver.

Le mot "pelote" évoque, souvent, une forme ronde, celle d'un petit oiseau, aux plumes légères.
Ce nom familier nous charme, avec sa labiale, pleine de séduction et d'attrait, avec sa dentale, aux éclats lumineux.

La pelote suggère des souplesses de laines, aux teintes variées, des fils soyeux, ondoyants, des enroulements voluptueux, des formes pleines de douceurs.

Les oiseaux, les nuages font songer à des pelotes soyeuses et délicates, la mousse des bois nous fait admirer, parfois, des pelotes irisées de verts et d'ocres.

Certaines fleurs ressemblent à des pelotes, petites boules de couleurs claires, aux filaments légers.

Les aiguilles de pin deviennent, aussi, pelotes lumineuses, sous le soleil du midi...

Les pelotes de laine colorées servaient à confectionner, autrefois, des écharpes, des tricots, des bonnets, des chaussettes... et dorénavant, les pelotes ont tendance à disparaître, car l'art du tricot se perd peu à peu.

On n'entend plus le cliquetis des aiguilles à tricoter, le soir, et ce bruit familier s'efface...

La pelote évoque de petites formes, c'est, d'ailleurs, une formation ancienne de diminutif.

Le mot viendrait du latin "pilotta", diminutif du terme "pila", "la balle".

J'aime ce mot ancien, qui peut désigner des objets, des oiseaux duveteux, des végétaux qui s'ébouriffent de soies légères et délicates.

La pelote fait surgir des images élégantes, fragiles.

La pelote si douce évoque des idées pleines de finesse, elle nous parle de couleurs, mais aussi de légèreté, de souplesse.

Elle parle à nos sens visuel, tactile, elle nous fait toucher du doigt toute la tendresse du monde...



 

 

http://rosemar.over-blog.com/article-un-oiseau-s-est-pose-sur-mon-balcon-113892328.html

 

Petite pelote de laine soyeuse...
Petite pelote de laine soyeuse...
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 17:16
Qui sont ces assassins sous l'emprise d'idées sectaires ?

 

 

 

Le vendredi 13 novembre, des assassins ont investi les rues de Paris, une salle de spectacle le Bataclan, pour semer la terreur : des assassins, armés de kalachnikovs ont fait de nombreuses victimes innocentes.


Des inconscients qui tuent au nom de la religion, des fanatiques frappés d'une folie meurtrière ont commis des meurtres impitoyables, ils se sont attaqués à des jeunes gens sans défense.

Ils l'ont fait par surprise, dans des lieux de joie et de partage, des cafés, un stade, une salle de concert.

Ces assassins sous l'emprise d'idées sectaires, de drogues ont agi dans la haine, la fureur.

Le mot "assassin", avec ses douces sonorités de sifflantes, sa voyelle nasalisée finale, trompe son monde, le terme semble, même, vouloir masquer la réalité atroce qu'il désigne.

Les assassins agissent dans l'ombre, ils surprennent leurs victimes, ils propagent la mort, la servent, en font un but, une glorification..

L'origine du mot a de quoi nous étonner et, en même temps, cette étymologie nous montre toute l'emprise à laquelle se soumettent ces meurtriers.

En persan, le mot "ḥašišiywn" désignait les membres d’une secte musulmane, également nommée Nizârites, particulièrement active au XIe siècle en Perse et qui assassinait publiquement ses opposants... Leur chef charismatique était un certain Hassan ibn al-Sabbah.
L’origine de leur nom est discutée. Mais ce mot pourrait provenir de l’arabe حَشَّاشِين, ḥašāšīn, "les gens qui fument le haschisch". Le haschisch était une des drogues que Hassan ibn al-Sabbah aurait utilisées pour endoctriner et soumettre ses disciples. Il enivrait certains de ses fidèles en leur promettant que la mort leur permettrait d'acquérir les félicités dont ils venaient de prendre un avant-goût, il leur désignait ceux qu’il voulait frapper. 

Secte, drogue, conditionnement, on est bien là, dans le cadre d'une fanatisation, d'un endoctrinement.

Les djihadistes de Daesh ont été conditionnés pour tuer, ils ont été manipulés par des gourous qui ont une influence terrifiante, qui les entraînent vers la mort.

Comment peut-on se glorifier d'assassinats, comment peut-on se vanter de meurtres ignobles qui visent des êtres sans défense ?

Comment, si ce n'est en raison d'un endoctrinement qui annihile la pensée et la réflexion ?

Les fous de Daesh tuent, terrorisent, détruisent au nom de la religion, ils ne peuvent que desservir leur cause, et ils ne le perçoivent même pas.

C'est une fureur insensée qui s'emparent d'eux, une folie qui résulte de manipulations ignobles.

On peut noter la jeunesse de ces extrémistes : ils sont d'autant plus malléables et inflençables, ce n'est pas un hasard.

L'emprise de leurs chefs s'exerce d'autant plus facilement sur eux.

Des jeunes filles sont, ainsi, entraînées vers ces dérives sectaires, par l'intermédiaire d'internet, et les familles n'arrivent pas à endiguer cet endoctrinement qui agit comme une drogue.

 

 

Le témoignage d'une jeune fille endoctrinée :


http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/lea-15-ans-endoctrinee-par-les-djihadistes-640767

 

 

Qui sont ces assassins sous l'emprise d'idées sectaires ?
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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 17:36
Célébrons le vin et ses vertus enivrantes !

 


Le vin ! Le sang de la vigne ! Robes rouges, couleurs dorées ou ambrées ! Célébrons le vin et ses vertus enivrantes...

On apprécie les vins gaillards, robustes, revigorants, leurs couleurs sombres, aux embruns de nuits, les vins veloutés, si doux au palais !

Goûtons ces vins somptueux, ou d'autres aux robes légères, vaporeuses, aux envols de mousselines.

Des senteurs fruitées nous enveloppent, des goûts de soleil, des éclats de lumières, ceux des raisins qui mûrissent en grappes lourdes.

Le vin, symbole de vie, de bonheur nous offre ses sonorités de fricative, si douce, de voyelle nasalisée pleine d'envol et de mystères !

Le mot est ancien, bien sûr, et remonte au grec "oinos", par l'intermédiaire du latin "vinum" : les romains étaient passés maîtres dans la confection de ces nectars antiques, vins salés, vins aux coings, vins aux aromates !

Le vin évoque la Méditerranée, les paysages du sud, des cépages variés, symboles de régions françaises, le Bordeaux, le Bourgogne, le Champagne, des vins, des noms connus de tous qui rayonnent et chantent le savoir-faire des vignerons du terroir...


"Le vin, la vigne" ! Les deux mots se répondent et ont des origines communes.

Le vin se pare d'adjectifs aux échos valorisants : capiteux, charnu, corsé, charpenté, fruité, rond, loyal, viril ou suave.

Il peut être tendre, dur, austère ou aimable, bourru ou distingué, généreux, gouleyant, puissant, noble ou racé...

Le vin arrive à exprimer toutes sortes de sentiments, tant il est oeuvre humaine, travail patient du cultivateur qui entoure la vigne de tous ses soins.

Le vin, les vendanges célèbrent la fête de l'automne qui a commencé, de ses couleurs de rouilles et de bruns, de ses senteurs de terre humide.


 

 

 

 

Célébrons le vin et ses vertus enivrantes !
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