Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 17:37

 

desert-sahara-florence-devouard-creative.jpg

 

 

Bel hommage aux musulmanes, à leurs douleurs, leur vie de soumission, leur courage, cette chanson de Michel Sardou évoque, avec tendresse et émotion, le destin de ces femmes vouées à l'anonymat, la solitude, l'enfermement...

 

La chanson s'ouvre sur une évocation poétique et symbolique des paysages du désert : "Le ciel est si bas sur les dunes", "ciel et dunes" semblent se confondre, si bien qu'on a l'impression de "pouvoir toucher la lune"... Ce désert qui se mêle au ciel, c'est peut-être, aussi, une façon de mettre en évidence la toute puissance de Dieu, dans cet univers...

 

Ces paysages grandioses sont, ainsi, restitués dans leur beauté étrange et mystérieuse, paysages mystiques, et incendiés de soleil, si bien que la chaleur a l'air de sourdre de la terre : "pierres brûlées" et "toits" incandescents de blancheur de la ville algérienne de "Ghardaia" le suggèrent...

 

Puis, vient l'évocation des femmes, images traditionnelles de musulmanes voilées, cachées, entourées de silence... des images fortes d'enfermement dominent : elles sont "cernées d'un silence absolu, dans des jardins clos de solitude".

 

On perçoit, aussi, leur beauté hiératique, elles deviennent des "vierges de pierre, aux corps de Diane", déesse traditionnellement associée à la chasteté...

 

Mais on entend, aussi, leur "long sanglot", à travers des chants répétés, psalmodiés, le youyou des musulmanes.

Le refrain revient sur cette monodie "un cri, un chant", à la fois... L'antithèse souligne toute l'ambivalence de leur vie, une vie âpre dans des paysages de désert, l'amour, mais, aussi, la "gloire des hommes" auxquels elles doivent se soumettre.

 

On entrevoit une vie consacrée à l'homme qu'elles doivent servir, au risque de côtoyer la "mort".

 

Joie et douleurs sont mêlées dans ce chant : joie de l'amour, des enfants qui naissent, mais aussi souffrances et peurs qui viennent des "hommes et du ciel", en même temps. Cette association de ces deux termes permet de montrer la toute puissance des hommes assimilés à des dieux... On perçoit, aussi, "toutes les fureurs" de ces femmes : ce mot très fort met en évidence toutes les raisons qu'elles pourraient avoir de se révolter...

 

Leur courage est souligné et magnifié puisqu'on les voit "debout sur champs de ruines", "sous le vent glacé des collines"...

 

Elles sont comme des images figées, pour lesquelles "le temps s'est arrêté", une sorte de "crépuscule" qui les condamne à l'oubli... Le "crépuscule de Sanaa", ville du Yémen les recouvre comme leurs vêtements sombres.

 

Le dernier couplet est un véritable hommage aux musulmanes, à leur abnégation, leur beauté, leur douleur symbolisée par un cri, un "long sanglot", alors que "leurs amants s'endorment" paisiblement.

 

Le contraste est saisissant entre la douleur des femmes et l'impassibilité des hommes.

 

Les sonorités de gutturales, à la fin du texte, viennent souligner toutes les violences et les contraintes subies par les musulmanes : "un cri, la douleur, toutes les fureurs, elles portent, la peur, les forêts..."

 

Le texte est ponctué de quelques noms propres exotiques aux sonorités évocatrices d'un univers oriental : "Ghardaia, Sanaa, les forêts du Liban"... Ces mots ajoutent beauté et mystères à l'évocation de ces musulmanes.

 

La musique elle-même souligne le courage de ces femmes anonymes, elle s'intensifie dans le refrain : on perçoit cmme un cri de révolte, une envie de vivre envers et contre tout...

 

http://dai.ly/x16xdth

 

http://youtu.be/fN-J_eK2KTQ

 

 

 

 

desert-mauritanie---Ji-Elle--creative.JPG

 

 

desert-Atacama-libre.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

niqab steve evans

 

 

 

 

 

 

 


 

Partager cet article

Repost0
5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 16:05

Snackbar-auteur-lijjccoo-wikipedia-creative-commons.jpg

 

 

Cette chanson, écrite pour les paroles par Julien Clerc, intitulée Lili voulait aller danser, se présente comme un véritable scénario de polar : dès le début, on voit un personnage qui paraît familier, puisqu'il est désigné par son prénom "Tony", on le découvre alors qu'il "entre dans un snack bar"...

 

L'heure est glauque : "minuit moins l' quart"... Un autre personnage, la serveuse du snack, dont le surnom, sous la forme d'un diminutif affectueux, "Lili", est tout aussi familier, apparaît "nerveuse", impatiente de voir partir un dernier client, qui "sucre son café", et qui semble, ainsi, s'attarder...

 

Le décor est planté, comme dans un film noir, on voit tout le mobilier habituel d'un snack : "la télé, le juke box qui hurle un air de Fats Domino", un chanteur américain de rythm and blues, l'un des pionniers du rock 'n' roll. 

 

"De quoi vous mettre des fourmis dans les pieds !" semble dire une voix off... Cette expression populaire est le point de départ du thème essentiel de la chanson : "Lili voulait aller danser le rock'n roll."

 

La phrase est répétée 6 fois dans le refrain, marquant une envie irrépressible et irrésistible de la jeune femme : et, de fait, devant le rythme effréné de la chanson, on a envie de danser avec elle !

 

Survient alors un dialogue, un discours direct des deux héros de l'histoire : on entend leur voix, comme dans un film, "Lili, fais moi un hot dog", s'exclame Tony...

 

On voit "Lili fermer son numéro de vogue" et adresser des reproches à Tony : le retard du jeune homme l'empêche d'assouvir sa passion pour la danse.

 

Les gestes des personnages sont bien observés et évoqués, comme dans un scénario de film : la jeune fille "remet du make up", le jeune homme "garnit de ketch up son hot dog" : ces mots d'origine anglo-américaine renvoient bien à l'univers du rock...

On voit, alors, une scène de dépit amoureux : la jeune fille furieuse menace son amoureux : "tu ne m'reverras plus", dit-elle. Le futur semble irrémédiable... Mais une expression imagée intervient, pour évoquer un geste de Tony : "il lui a mis son couteau sur le coeur". 

 

La scène semble tourner à la tragédie : la dramatisation est à son comble !

Mais il s'agit, en fait, d'une déclaration d'amour et d'une demande en mariage : on assiste à un coup de théâtre !!

 

Cependant, Tony se livre à un véritable chantage : Lili devra renoncer à sa passion pour la danse...

Le scénario s'achève, avec les larmes de bonheur de Lili qui accepte, émue, d'épouser son Tony et de ne plus aller danser.

 

Cette chanson au rythme effréné fait penser à une véritable parodie d'un polar américain : tout y est, les personnages stéréotypés, le décor, les dialogues familiers...

 

On est sensible à l'humour de cette parodie, l'ensemble est rempli de gaieté, de bonheur...

 

C'est aussi un bel hymne au rock'n roll, et à la joie de vivre !

 

http://youtu.be/gLtySdXjKJA

 

 

 

http://youtu.be/Yxd_g77aM5A

 

 

 

 

 

 

rock-BillHaley.JPG

 

 

 

rock--Tommy_Steel.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Partager cet article

Repost0
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 17:37

 

Photo1384.jpg

 

Destin, hasard, fatalité, autant de mots pour exprimer une puissance mystérieuse à qui les anciens attribuaient le pouvoir de déterminer, d’avance et d’une façon irrévocable, la suite des événements !

 

Dans une chanson interprétée par Tino Rossi, le destin est personnifié, grâce à des apostrophes répétées, grâce à l'emploi de la deuxième personne du singulier...

 

La musique a été composée par Alex Alstone, les paroles écrites par Jacques Larue et André Hornez.

 

Le mot Destin, placé en début de vers, est mis en relief : associé à des verbes d'action "frapper, emporter", le destin semble tout balayer sur son passage.

 

Il apparaît, en même temps, très familier, puisqu'il "frappe à la porte", comme pourrait le faire un voisin venu nous rendre visite.

 

Il parvient, aussi, à métamorphoser complètement le monde : d'un jour monotone, il peut faire le beau temps, véritable inversion que traduit le contraste des mots : "automne, printemps"...

 

Une question est posée, traduisant l'incertitude : "Est-ce l'amour que tu m'apportes, ou bien est-ce un bonheur sans lendemain ?"

D'autres oppositions apparaissent : "Joies frivoles, lourds chagrins". On perçoit un bel effet de chiasme dans la place des adjectifs : ce procédé peut souligner, encore, la versatilité du destin qui nous entraîne dans ses replis.

 

Une succession de comparaisons suggère le tourbillon dans lequel nous emporte le destin : étoiles qui tournent, voile qui suit les caprices du vent, nuit qui succède au jour...

 

Entité familière et souveraine, à la fois, le destin semble nous accompagner en toutes circonstances, à tous moments, avec l'emploi des adverbes de temps "aujourd'hui, demain", ou encore le complément de lieu "sur le chemin".

 

La simple phrase qui revient, "C'est le destin" traduit une sorte d'acceptation et de soumission de tous les hommes.

 

La mélodie restitue cette ronde inlassable du destin : ponctuée par le mot destin qui revient de manière insistante, soulignée par une prononciation appuyée de la première syllabe : des-, par l'emploi récurrent de la deuxième personne du singulier, la musique, à la fois ténébreuse et légère, met en évidence la toute puissance du destin...

 

http://youtu.be/8eUjl71B9gI

 

 

 

 

Photo0769.jpg

 

 

Photo1914.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo1926.jpg

 

Photo1919.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo1921.jpg

 

 

Photos : rosemar



Partager cet article

Repost0
31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 16:47

 

Photo1917.jpg

 

Le ciel bleu qui danse dans les yeux de la femme aimée, le bleu d'un tango qui chante pour les amoureux : c'est ainsi que s'ouvre cette chanson interprétée par Tino Rossi : les paroles ont été écrites par Jacques Plante, la musique composée par Leroy Anderson.

 

Dès le début, sont associés le bleu du ciel, les yeux de la jeune femme, le bleu d'un tango : fusion de sensations étonnante : couleur, air de musique se correspondent dans une danse virevoltante... sensations visuelle, auditive se rejoignent.

 

Le poète s'adresse à la jeune femme, en employant la deuxième personne du singulier : "Donne-moi ton cœur/ Donne-moi ta vie /Revivons le bonheur /Du jour où je t'ai suivie..."

 

Les impératifs restituent l'exaltation du poète qui veut revenir aux premiers jours de la rencontre amoureuse, pour retrouver un amour intact.

La sensation auditive s'impose, alors : le chant du tango se fait plus intense, et le poète hésite : est-ce le vent musicien ou son coeur qui bat ?

 

Belle interrogation remplie de poésie ! Le vent est personnifié, et on voit bien que c'est le sentiment amoureux qui prédomine.

 

L'auteur exprime le bonheur de la présence de l'être aimé, même si le rêve l'emporte comme le suggère le verbe "flotter". Le "beu pastel" initial devient, d'ailleurs, "bleu indigo du soir."

 

Et le choeur affirme que tout l'horizon du ciel tourne, restituant le vertige d'un tango... et cette impression devient un véritable "miracle", terme religieux, très fort qui souligne les pouvoirs de la musique.

 

Le choeur entrelace ses paroles à celles du poète : il faut se laisser aller à la romance, d'autant que la lune personnifiée se penche sur les amoureux et semble veiller sur eux...

 

Les reflets changeants des cheveux de la jeune femme semblent se confondre avec une étoile qui passe... et qui emporte les voeux de l'amoureux.

 

Et le texte s'achève sur une succession d'impératifs pleins de charme et de vie... 

Donne-moi tes nuits 
Donne-moi tes jours 
Faisons de l'heure qui fuit 
Un rêve qui vivra toujours...

 

Les impératifs insistants soulignent l'invitation à l'amour, l'emploi de la première personne du pluriel, à la fin du texte, réunit les deux amoureux enlacés dans le tourbillon vertigineux de ce tango.

 

http://youtu.be/KdjoFAgCWnw

 

http://youtu.be/XTAETPchKEU

 

 

 

 

 Photo1859.jpg

 

Photo1919-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo1920.jpg

 

 

Photos : rosemar



Partager cet article

Repost0
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 16:41

automne-bluepoint.jpg

 

La simplicité de cette chanson écrite et composée par Alain Barrière, sa clarté, son évidence nous émeuvent...

 

Ponctué par des adverbes d'intensité : "si jolie", "trop jolie", le texte évoque une beauté qui attire, et éloigne en même temps : la beauté fait peur, parfois, elle effraie, elle laisse sans voix l'amoureux.

 

Associée au vent qui l'emporte, la jeune femme désignée simplement par le pronom "elle", terme assez vague, paraît d'autant plus lointaine... elle s'enfuit, alors que le vent personnifié raconte encore la beauté de la jeune femme.

 

Le texte écrit au passé, à l'imparfait évoque un souvenir d'autrefois d'un amour qui semble perdu irrémédiablement.

 

Brusquement, le retour au présent redonne une forme d'espoir, mais le vent parle au poète et évoque une forme d'impossibilité à aimer toute une vie.

 

Par ailleurs, l'évocation de l'automne associé aux larmes montre et souligne l'éloignement de la jeune femme.

 

Le poète voit alors "sa robe tourbillonner", dans un parc où virevoltent les feuilles d'automne qui sont personifiées puisqu' elles "frissonnent".

Mais, la jeune femme n'est désormais, plus qu'un rêve...

 

Ce paysage automnal représente bien l'état d'âme du poète : ce sont ses propres frissons que l'on perçoit, en fait, dans cette description pleine de regrets et de mélancolie liée à l'automne.

 

La nature personnifiée, le vent qui parle, les feuilles qui frissonnent donnent à cette évocation une grande poésie...

 

Le vent apparaît bien, ici, comme le symbole de la fuite du temps qui emporte tout sur son passage... Les vers très courts peuvent suggérer l'envolée du vent et l'écoulement rapide du temps qui passe.

 

La mélodie souligne la douceur, le rêve représenté par la beauté de la jeune femme. Les finales de voyelles féminines soulignées dans la prononciation, "joli-e, ravi-e, parti-e" accentuent cette impression de douceur.

 

On retrouve dans ce texte, des thèmes traditionnels : le temps qui passe, l'amour et la difficulté de l'exprimer, l'automne qui évoque la tristesse, un amour perdu que le souvenir garde intact.

 

La simplicité, l'harmonie de la mélodie redonnent vie à ces thèmes éternels...

 

http://youtu.be/nNYLj_Rdx9c

 

http://youtu.be/nO3DyGZhq2o

 

http://youtu.be/ZVkdMRmSCuo

 

 http://youtu.be/kx-18sc1wNE

 

Photos d'automne : creative commons  Bluepoint / Jean Pol Grandmont / Tracy

 

 

automne-jean-pol-grandmont.jpg

 

 

Photo1823-copie-1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo1381

 

 

automne-auteur-tracy-libre.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Partager cet article

Repost0
15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 17:16

twist.jpg

 

Une photo prise sur la terrasse de la maison de notre enfance...

Mon frère et moi, nous dansons le twist...

 

Petite robe légère de couleur claire, serrée à la taille, le bras tendu vers l'avant, je donne l'impression de suivre le rythme de la musique, mon frère, en short et tricot rayé, fait de même, les bras balancés, les jambes légèrement pliées.

 

En regardant cette photo en noir et blanc, on entend, aussitôt, l'air chaloupé de la musique, on revit une époque, un autre temps, celui d'une certaine envie de liberté.

 

Le soleil projette l'ombre de mon frère sur le sol, et on perçoit le mouvement du bras vers l'avant.

 

C'est l'été, et nous savourons le bonheur d'une danse improvisée, mais nous posons visiblement pour la photo...

 

Concentrés, le visage penché, nous vibrons au rythme de la musique.... Nous twistons à l'unisson, dans une harmonie de gestes.

 

C'est le temps de l'insouciance, de la liberté, du bonheur des vacances... Le décor de la terrasse est ancien, le mur lézardé, le volet en bois entrouvert laisse voir sa vétusté.

 

Nous sommes devant l'entrée de la maison, on voit les lanières du rideau en plastique qui ornent la porte.

 

Nos visages sont cachés et nous donnons vraiment l'impression d'être concentrés sur la danse et la musique...

 

Bel instant de détente et d'harmonie ! Nos gestes sont semblables, l'attitude est la même, ainsi que la posture du corps.

 

La silhouette noire de mon frère, ombre portée sur le sol est comme stylisée, sorte d'ombre chinoise qui symbolise bien le twist...

 

On vit la musique, l'instant présent.

Avec cette photo, toute une époque ressurgit... Le twist, c'était une certaine émancipation dans les mouvements, une jeunesse qui se délivrait du carcan des contraintes, un déchaînement de gestes parfois, une joie débordante... une façon de conquérir le monde...

 

C'était aussi une danse accessible à tous : tout le monde pouvait danser le twist, sans même l'avoir appris... simplicité, rythme endiablé, liberté, audace, tout favorisait le succès de cette danse.

 

Une absence de contraintes étonnante, le bonheur de bouger, gesticuler avec aisance...

Toute une époque !

 

C'était une envie de se libérer qui était, sans nul doute, bénéfique dans une société trop sclérosée, régie par des règles trop contraignantes...

Le fait est que la libération s'est poursuivie et a atteint parfois ses limites dans le monde actuel.

 

Le twist a marqué une époque, une génération, il reste comme une étape essentielle dans le déroulement du temps.

 

Et cette photo reste, bien qu'elle soit figée, comme un instantané de vie, de mouvements, de liberté, de bonheur...

 

http://youtu.be/KxQZQ86jJHg

 

http://youtu.be/BqvUkmnDVkM

 

http://youtu.be/eZkC9KC_QwQ

 

 

 

 

 twist-auteur-Nahoj-lorim.jpg

 

Photo1349

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Partager cet article

Repost0
25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 15:43

 

Photo1265.jpg

 

Le printemps associé à l'amour, voilà un thème éternel : le printemps fait naître des passions inoubliables et parfois inaltérables.

 

C'est ce motif que l'on retrouve dans une chanson de Hugues Auffray : le constat initial, "Les filles sont jolies dès que le printemps est là" s'oppose aux "serments oubliés" et perdus, dès que le printemps s'est envolé... Le contraste est saississant entre l'idée de beauté et une impression d'abandon et d'oubli... L'amoureux éconduit a, malgré tout, l'espoir de retrouver un réconfort, avec le renouveau.

 

On perçoit une attente associée à la saison des amours, attente d'une "fille en organdi", image d'élégance, de jeunesse... Le cadre champêtre, "une prairie" contribue à une impression de liberté, de bonheur espéré.

 

Le "chemin", les "soirées qui se font chaudes" évoquent, aussi, bien cette saison de renouveau...

 

L'attente est vaine, mais les souvenirs sont tenaces : souvenir du regard de la jeune fille, souvenir des adieux.... L'image hante le coeur de l'amoureux qui ne peut s'en détacher, comme le suggère le préfixe "re" qui marque un retour perpétuel dans de nombreux mots : "revient, je repense, je revois, je crois la retrouver." 

 

Le printemps fait ressurgir des espérances, et le rêve s'évanouit avec sa disparition : le printemps reste, ainsi, uni à l'idée d'un amour qui n'en finit pas.

 

Le texte nous fait voir la douleur d'aimer dans le dernier couplet : on perçoit une envie de mourir... L'amour est, alors, lié à la "brûlure, la "douleur" et la "blessure", des mots très forts qui soulignent le désespoir, la tristesse de la séparation...

 

Le poème est bâti sur une progression : d'abord, le printemps fait naître des images joyeuses de "jolies filles" puis, l'amoureux en vient à ressentir un désir de mort.

 

Le refrain insiste sur l'idée du temps qui passe, mais qui ne referme pas le chagrin et les blessures... Le mot "temps" répété suggère bien la succession des saisons qui défilent, mais qui ne parviennent pas à faire oublier l'amour perdu.

 

La mélodie légère souligne le bonheur qu'apporte le printemps mais par les retours lancinants, elle met en évidence les tourments de l'amoureux.

 

Avec simplicité, harmonie, cette chanson nous fait ressentir toute la douceur et l'insouciance du printemps mais, aussi, les souffrances causées, parfois, par le sentiment amoureux...

 

Tout en nuances, le texte nous rend sensibles la délicatesse du printemps ainsi que les difficultés d'aimer.

 

 

 

 

http://youtu.be/HedHEyYNuBI

 

 

 

seringa libre Dinkum

 

Photo1267.jpg
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dimorphoteca 3

 

Photo1229.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo1231.jpg

 

Photo1233.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Première photo sous la vidéo  auteur : Dinkum  creative commons


 

Partager cet article

Repost0
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 16:17
Laisse tomber l'éventail !

   

 

Qui n'a jamais rêvé de laisser tomber l'éventail ?

 

Suivre le vent, se laisser emporter par un souffle de liberté, échapper aux contraintes de ce monde : qui n'en a jamais rêvé ?

 

Dans cette chanson de liberté, d'évasion, Angelo Branduardi lance un invitation à suivre le vent, symbole même de délivrance et d'une certaine audace...

 

Le poème s'adresse à une femme, désignée par le terme "belle" : on perçoit un éloge appuyé de la beauté féminine... La jeune femme, présentée "dans la poussière de rails" qui représentent une voie toute tracée, mille fois empruntée, est sommée de laisser tomber son éventail, image de l'artifice, de la vie sociale, faite de masques et de représentations.

 

Elle est invitée à "danser la vie", à se libérer du poids des mots, ceux qui enchaînent, ceux qui pèsent de leurs faux semblants : il faut suivre le rythme du monde, se laisser aller.

 

Il faut, aussi, sur les ondes, ne pas se laisser guider par un gouvernail qui peut représenter une forme de carcan, car il impose une direction.

Le poème est, enfin, une incitation à l'aventure de l'amour : "Serre le bien fort dans tes bras, le premier qui te sourira..."

 

Il faut vivre l'amour, comme un espoir, ne pas le laisser passer, et en accepter les incertitudes, voilà ce que suggère le poème.

 

Le refrain, avec ses verbes de mouvements répétés : "Va où le vent te mène" insiste sur l'idée de liberté.

 

Les nombreux impératifs adressés à la jeune femme sont autant de conseils pour l'inviter à s'évader, sortir des sentiers battus.

 

La mélodie, légère, enlevée, virevoltante nous entraîne dans ses tourbillons ! Les sonorités de fricatives "v" dans le refrain contribuent à cette légèreté... Les verbes de mouvement incitent à une évasion, une délivrance, un élan...

 

Mais, on peut se demander si nous sommes encore capables de suivre le vent dans notre monde encadré, surveillé.

Sommes-nous assez libres pour suivre nos instincts ? Souvent, c'est la prudence qui nous guide, qui nous paralyse...

 

Suivre le vent ! Est-ce encore possible ? Il faudrait l'espérer !

 

Dans un monde de surveillance, de précautions, est-il permis de suivre le vent et d'oublier toutes les contraintes de nos sociétés ?

 

Belle chanson rythmée, hymne à la liberté, ce texte d'Angelo Branduardi nous donne envie de larguer les amarres, de fuir les servitudes étouffantes de la vie ! 

 

 

http://youtu.be/wNnQi5RIjEc

 

 

 

vents.jpg

 

 

vents 2
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/