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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 10:56
Au bal masqué...

 

 

Une chanson emplie de gaieté qui invite à la fête, à la danse, au bal masqué, un rythme endiablé, une musique entraînante... voilà de quoi inciter à la bonne humeur...

Dès le début de la chanson, on nous invite à observer un personnage féminin en train de danser... ce personnage désigné simplement par le pronom "elle" n'est pas nommé, ni décrit : ainsi, l'auditeur, l'auditrice peuvent s'identifier à elle. 

Le verbe "danser" réitéré à plusieurs reprises souligne le bonheur, et même l'exaltation du personnage...

On perçoit comme une ivresse accordée par la danse... ivresse soulignée par cette expression : "elle ne peut pas s'arrêter..."

Le texte ponctué par l'interjection "ohé" est aussi une invitation à s'amuser....

D'autant que ce bal, cette fête ont été préparés de longue date...


"Pendant tout' l'année,
On prépar' les costumes
Dracula,
Casanova
C'est un vrai plaisir
De respecter les coutumes
Cendrillon (Cendrillon)
Napoléon (Napoléon)"

 

Dans cette fête, on perçoit ainsi tout un bonheur de l'attente, de la préparation minutieuse... c'est un bonheur qui se mérite grâce à la confection des costumes qui se prolonge "toute une année."

Le bonheur aussi de se conformer à des "coutumes"qui sont anciennes.

 

L'énumération des personnages "Dracula, Casanova, Cendrillon, Napoléon" souligne l'éclectisme des déguisements : personnages imaginaires et historiques alternent...

 

Soudain, on entend un discours direct à la première personne : 

"Aujourd'hui,
Je fais ce qui me plaît, me plaît
Devinez, devinez, devinez qui je suis..."

 

Le bonheur de la fête vient aussi d'une envie de liberté, et du plaisir du jeu : il s'agit de deviner qui se cache derrière chaque déguisement...

C'est aussi une occasion de rencontres, de "changer de partenaire", une occasion de rêver, suggérée par l'expression : "On peut s'envoler en gardant les pieds sur terre..."

La fête offre ainsi  toutes sortes de libertés : changer de personnalité, de vêtements, embrasser les autres, aller à leur rencontre...

 

On retrouve une longue énumération de personnages qui met en évidence la diversité des costumes, des époques...

"Joséphin' (Joséphin')
Dracula (Dracula)
D'Artagnan (D'Artagnan)
Cendrillon (Cendrillon)
Jul's César (Jul's César)
Arlequin (Arlequin)
Superman (Superman)
Colombin' (Colombin')"

 

Ainsi, cette chanson évoque un bal masqué haut en couleurs, empli de dynamisme, de joie de vivre...

La musique et le texte pleins de vivacité nous entraînent dans un tourbillon de masques...

 

Mais, pourrons-nous un jour à nouveau connaître cette simple joie des bals, ce bonheur de danser avec les autres, cet épanouissement offert par la rencontre avec les autres ?

Pourrons-nous un jour utiliser des masques seulement dans le but d' aller au bal ?

 

 

 

 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 10:51
Est-ce que ce monde est sérieux ?

 

Comment dire la barbarie de la corrida ? Comment restituer la souffrance de l'animal voué à être sacrifié dans l'arène ?

Francis Cabrel a fait le choix judicieux de nous faire entendre les pensées d'un taureau qui s'exprime à la première personne : il personnifie l'animal qui retrouve ainsi toute sa dignité et toute sa noblesse.

 

Le poète nous fait voir le taureau, au moment même où il va entrer dans l'arène, enfermé, isolé dans une "chambre noire", un lieu effrayant alors que l'animal perçoit des bruits de fête au bout du couloir : le contraste est saisissant entre l'obscurité et la gaieté de l'ambiance créée par les hommes : "on s'amuse, on chante... les fanfares"....

Le contraste est saisissant aussi entre la solitude du taureau et la foule compacte représentée par le pronom indéfini "on" et plus loin par le mot au pluriel : "les fanfares".

L'animal est assailli de sensations, visuelles, auditives, particulièrement intenses : "la chambre noire", puis "le grand jour", le bruit du "verrou", les chants de la foule.

Et tout d'un coup, après une longue attente, le taureau découvre brutalement "le grand jour"...

 

On entre alors dans les pensées de l'animal, qui évoluent vers la compréhension de la situation : il est acculé, obligé d'avancer dans l'arène et d'affronter cette "danseuse ridicule"...

Le torero désigné par cette métaphore est dévalorisé et rabaissé grâce à l'emploi du féminin. Vêtu de son costume clinquant, il se réduit à une image grotesque.

 

Dès lors, l'animal n' a plus qu'une solution : avancer, combattre.

La question réitérée : "Est-ce que ce monde est sérieux ?" montre bien l'absurdité de la situation à laquelle est confronté le taureau : des gens qui se réjouissent d'un combat à venir.

 

L'animal évoque ensuite son pays d'origine l'Andalousie et ses "prairies bordées de cactus"... pour se donner du courage face à l'adversaire désigné encore par des termes péjoratifs : "ce pantin, ce minus".

L'homme est d'ailleurs mis sur le même plan que son chapeau dans l'expression : "lui et son chapeau", il est ainsi ravalé au rang d'objet, méprisable.

 

Et on perçoit la hargne de l'animal acculé à combattre : "Je vais l’attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil..."

Et de rajouter avec une assurance marquée par l'emploi du futur :

"Ce soir la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles..."

 

Mais le voilà frappé et terrassé par des coups violents, contraint de "s'incliner".

Et à nouveau, l'animal ne comprend pas qui sont ces êtres qui l'entourent : il pose une question dénonciatrice : les toreros sont assimilés à des "acrobates, Avec leurs costumes de papier" et aussi à des "poupées".

Ces métaphores, cette féminisation les discréditent et les ridiculisent à nouveau.

"Ils sortent d’où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier?
J’ai jamais appris à me battre
Contre des poupées..."

 

Face à la douleur, seul le sable de l'arène réconforte l'animal, ainsi que le souvenir de son Andalousie natale.

On le voit aussi "prier pour que tout s'arrête."

 

Le dernier couplet met en scène la mort en direct du taureau avec des contrastes poignants qui soulignent la cruauté dont sont capables les humains : le rire, la danse devant la mort.

"Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je pensais pas qu’on puisse autant
S’amuser autour d’une tombe."

 

Le texte s'achève avec ces paroles en espagnol, une invitation à danser encore autour de la mort des taureaux, comme une tradition qui se perpétue inlassablement :

"Si, si hombre, hombre
Baila, baila

Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otras vidas, otros toros
Y mataremos otros
Venga, venga a bailar...
Y mataremos otros

Oui, oui mec
Danse, danse
Faut danser de nouveau
Et nous en tuerons d’autres
D'autres vies, d'autres taureaux
Et nous en tuerons d'autres
Allez viens
Venez, venez danser… "

 

La mélodie d'abord sombre, ténébreuse restitue bien la cruauté de la corrida, puis elle s'anime au rythme de la fête, et s'emporte pour évoquer l'agonie terrible de l'animal.

Cette dénonciation de la tauromachie met bien en évidence la violence des hommes, leur inconscience face à la douleur, leur mépris du vivant.

 

Le texte :

 

https://www.paroles.net/francis-cabrel/paroles-la-corrida

 

 

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 08:44
Je lui dirai les mots bleus...

 

 

Une chanson que nous avons tous fredonnée, une chanson d'amour où l'on perçoit toutes les difficultés d'exprimer ses sentiments amoureux : "ces mots bleus qu'on dit avec les yeux...", ces mots que seul le regard peut traduire...

Le chanteur Christophe, de sa voix douce, fragile et rauque à la fois, nous a tant émus et charmés avec ces mots bleus...

 

C'est sur un cadre familier et quotidien que s'ouvre cette chanson : 

"Il est six heures au clocher de l'église
Dans le square les fleurs poétisent"

Un cadre que tout le monde peut côtoyer : "une église, un square, une mairie" quoi de plus banal ? 

 

Et pourtant, dès le deuxième vers, les fleurs personnifiées "poétisent", comme si elles voulaient accompagner la rencontre amoureuse qui va suivre, belle expression qui confère au texte une sensibilité particulière.

 

C'est une rencontre régulière et attendue qui est évoquée, un rendez-vous, un rituel, comme le montre l'expression "chaque soir".

La jeune fille "sourit" à l'inconnu qui l'attend : n'est-ce pas une invitation à l'amour ? Et l'amoureux se sent d'autant plus encouragé pour l'aborder, lui parler.

Mais seul le regard permet de dire l'essentiel :

"Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m'élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l'instant fragile
D'une rencontre
D'une rencontre..."

Les hésitations de l'amoureux, son trouble, son émotion transparaissent physiquement dans ses gestes : "Je m'élance et puis je recule".

On entre même dans ses pensées : "Parler me semble ridicule", et il nous semble ainsi d'autant plus proche de nous. On perçoit aussi son inquiétude dans cette expression : "l'instant fragile".

Et l'amoureux réaffirme sa volonté de "dire les mots bleus", avec un futur de l'indicatif qui marque une certitude, comme  un élan associé à l'idée de bonheur, celui d'une rencontre amoureuse.

"Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je l'appellerai sans la nommer
Je suis peut-être démodé
Le vent d'hiver souffle en avril
J'aime le silence immobile
D'une rencontre
D'une rencontre"

Le personnage se sent alors en décalage : "peut-être démodé", à l'unisson tout de même de la nature, puisqu'un "vent d'hiver souffle en avril".

L'expression poétique "le silence immobile" restitue bien le moment sacralisé de la rencontre, un moment où le temps est comme suspendu, un moment de grâce, bien sûr.

Soudain, le cadre change : le personnage se retrouve sur le quai d'une gare, et voit à nouveau la jeune fille qui lui sourit... on a l'impression d'être dans un rêve différent de la réalité : "plus d'horloge, plus de clocher, Dans le square les arbres sont couchés..."

On a l'impression d'entrer dans l'univers onirique du personnage ou peut-être le temps a-t-il passé et l'amoureux évoque alors des "retrouvailles".

 

Et la volonté d'utiliser les mots bleus revient... il s'agit toujours de ne pas "gâcher l'instant fragile" des retrouvailles.

"Les excuses" sont comparées à des "baisers que l'on vole", les mots ordinaires sont à nouveau discrédités par cette belle comparaison.

 

"Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Toutes les excuses que l'on donne
Sont comme les baisers que l'on vole
Il reste une rancœur subtile
Qui gâcherait l'instant fragile
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles"

L'amoureux se méfie encore du "protocole", des "longs discours futiles"... il préfère les mots bleus, ceux de la sincérité et de la vérité.

 

Ainsi, les mots sont-ils toujours adaptés pour dire l'essentiel ? Un geste, un regard, un élan disent parfois beaucoup plus que les mots et les grands discours.

 

La mélodie traduit à la fois douceur et déchirure, bonheur de la rencontre et difficulté de rendre compte de ses sentiments...

 

Paroles de Jean-Michel JARRE
Musique de Daniel BEVILACQUA  (le vrai nom de Christophe)

 

Le texte :

https://www.paroles.net/christophe/paroles-les-mots-bleus

 

 

 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 13:46
Deux branches de tilleul entrent par la fenêtre...

 

Il y a dix ans disparaissait Jean Ferrat : ses chansons ont une valeur universelle et intemporelle, ce sont des leçons d'humanité, de justice, de beauté...

 

Jean Ferrat a chanté l'amour, la valeur de l'instant précieux, l'harmonie de la nature... On retrouve ces thèmes dans une chanson intitulée "Ce qu'on est bien mon amour..."

La nature qui entre par la fenêtre, avec deux "branches de tilleul", le ciel personnifié qui "cligne des yeux", des papillons qui dansent la "passacaille", voilà un cadre propice à un duo amoureux. C'est ce cadre familier que décrit Jean Ferrat, dans cette chanson, en rendant hommage aux paysages du sud...

 

Toute la nature s'anime et semble participer à la fête, au bonheur de la vie et de l'amour.

 

La passacaille, danse populaire d'origine espagnole qui remonte à la Renaissance évoque un monde d'autrefois, où régnait la lenteur, où l'on prenait le temps de vivre : la voyelle "a" répétée de ce mot crée un rythme plein de charme et d'harmonie.

On voit aussi un "lézard, des genêts, des bruyères", toute une faune et une végétation du sud, une ambiance chaleureuse.

 

Un oxymore, "pays de tendresse et colère" suggère bien les paysages du sud, remplis de soleil, de chaleur où soufflent, parfois, des tempêtes de mistral, pays de contrastes étonnants.

 

Un torrent se permet de "déchirer" le silence du paysage, verbe évocateur très fort qui personnifie le torrent et lui donne une force intense.

 

Et même la fumée d'une cigarette, tenue par la jeune femme s'anime d'une vie particulière, et semble participer à la beauté du décor : la fumée se donne en spectacle, fait des "pirouettes" et souligne les "longs doigts" de l'amoureuse.

 

Le poète intervient, alors, tel un vrai "saltimbanque" qui séduit par ses gestes : il s'adresse à la sensualité même de la jeune fille : "ses bras, sa bouche, ses jambes malignes..."

 

Le mot "saltimbanque", plein de vie, de joie, grâce aux sonorités de voyelles nasalisées, participe au bonheur de la scène.

 

Le pays à la fois "si riche, si pauvre" donne des leçons d'humilité et de vie : on y apprend une certaine liberté, un certain art de vivre, on y devient plus "nôtres", comme le dit si bien Ferrat.

 

Ce nouvel oxymore traduit bien l'ambivalence du sud : pays "riche" de son climat, de sa beauté, de son harmonie, mais pays "pauvre", aussi, dans son aridité, sa rudesse.

 

Le refrain, plein de simplicité et de familiarité, traduit une harmonie, un bien-être infini : "ce qu'on est bien..."

 

C'est là, une invitation à profiter du temps présent, de la nature offerte, des plaisirs les plus simples, c'est là, un poème plein de sensualité : la vision des papillons, l'odeur des tilleuls, le murmure du torrent entremêlent différentes sensations... Les couleurs de vert, de blanc, de genêt flamboyant participent à la beauté du paysage évoqué.

 

La mélodie légère, volatile donne une impression de liberté, de bonheur infini...

 

 

 

 

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 14:04
ça s'appelle une Batucada...

 

Rythme brésilien, percussions, danses endiablées, costumes colorés, ça s'appelle une batucada... un nom aux sonorités exotiques qui nous fait voyager...

 

La batucada est un genre de musique avec des percussions traditionnelles du Brésil dont les formules rythmiques en font un sous-genre de la samba. Par extension, on utilise en France le mot « batucada » pour désigner un groupe de musiciens pratiquant ce genre musical. La batucada est née à Rio de Janeiro. 

 

Une batucada a eu lieu lors de la Feria de Nîmes dans un cadre somptueux : devant le Carré d'Art, en face de la Maison Carrée.

Costumes colorés, musiciens vêtus de rouge et de noir, danseurs et danseuses perchés sur des échasses... le spectacle a attiré une foule de spectateurs...

 

Les danseurs et danseuses ont d'abord évolué sur le parvis du Carré d'Art : des sauts, des pirouettes acrobatiques... il ont ensuite franchi les marches du parvis avec aisance et un sens inouï de l'équilibre, puis ils ont déambulé dans la ville pour le plus grand bonheur des spectateurs...

 

Beaucoup de gaieté et d'enthousiasme dans cette batucada : une musique tonitruante qui donne envie de danser, des costumes de fête, des plumes, des maquillages somptueux.

 

On a pu admirer l'habileté des circassiens : perchés sur leurs échasses, ils se déplacent avec aisance, ils dansent, bondissent, tapent des mains, entraînent le public dans leur sillage...

Ils répandent tout autour d'eux la joie, ils saluent les enfants émerveillés de leurs danses...

 

En face, la Maison Carrée offrait un décor magnifique à cette batucada... 

Ainsi, soudain, le passé et la modernité s'unissent, se rejoignent dans une harmonie étonnante...

Le monument reprend vie, résonne et rayonne d'une musique éclatante...

La ville de Nîmes riche de son passé accueille ainsi de nombreux spectacles dans des vestiges prestigieux : les Arènes, la Maison Carrée, les Jardins de la Fontaine, le temple de Diane...

 

 

 

A mes lecteurs : vous pouvez commenter sur You-tube... car Overblog est en panne pour les commentaires...

 

Photo et vidéos : rosemar

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 10:21
Les Beatles... toute une époque !

 

Les Beatles... toute une époque !

Nous avons tous fredonné leurs chansons... Help!, Yesterday, Penny Lane, All You Need Is Love, Hey Jude... que de titres nous viennent à l'esprit !

Le plus grand groupe de tous les temps et de son époque, un groupe mythique !

 

Frédéric Granier nous raconte leur histoire dans une biographie intitulée : "Les Beatles - Quatre garçons dans le siècle..."

Invité lors du Festival de la Biographie à Nîmes, il a présenté son ouvrage devant un public nombreux et passionné.

 

 Formé en 1960, et composé de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Richard Starkey, dit Ringo Starr,  le groupe est considéré comme le plus populaire et le plus influent de l'histoire du rock.

 

"Comment se sont passés les débuts ?

Cela s'est passé de manière un peu  chaotique... ce sont quatre garçons qui sont sortis des bouges de Liverpool, c'étaient plutôt des bad boys, un peu des prolétaires issus d'un milieu très modeste. Ils se sont rassemblés autour d'une passion : le rock'n' roll...

 

Ils se sont retrouvés dans les petites salles de Liverpool et ils ont petit à petit gravi tous les échelons du succès. Ils ne sont pas immédiatement passés des petites caves de Liverpool jusqu'au numéro un de tous les tops. Il y a eu de longues années d'initiation : ainsi, ils ont passé plusieurs années dans les clubs de Hambourg à jouer du rock'n roll pour quelques deutschemarks et quelques bières qu'on leur offrait.

 

Après l'essor de la Beatlemania au Royaume-Uni et ensuite en Europe, les Beatles connaissent le succès en Amérique du Nord à partir de 1964, puis rapidement dans le monde entier. 

La reine les a anoblis en 1965, ça été une surprise.

C'est un moment très ambigu : on ne sait pas si eux essaient de faire une sorte de happening, en se moquant un peu de l'establishment anglais ou si c'est une manière de rentrer finalement dans le rang ?

 

La conquête de l'Amérique s'est faite fin 1963.

Ils ont essayé de sortir des disques, plusieurs fois, en Amérique... aucun succès : on se demandait qui étaient ces quatre adolescents avec des accents à couper au couteau, avec des espèces de choucroutes sur la tête...

 

On s'est demandé : "Mais c'est qui ces gens-là ?", d'autant plus qu'il y avait déjà des stars locales, il y avait les Beach Boys, d'autres groupes,  il y avait la soul.

 

Et puis, en 1963,  Kennedy a été assassiné, et les Beatles ont servi finalement de palliatif, de pansement dans une Amérique meurtrie.

Les jeunes Américains noirs et blancs ( parce qu'il y avait encore la ségrégation à l'époque) ont compris que c'était une musique qui transcendait les frontières, les couleurs de peau.

 

Et ça a été un extraordinaire exutoire et pour beaucoup de gens que j'ai interviewés, les Américains qui avaient connu cette époque, ils associent mentalement la mort de Kennedy, cette tristesse et ce retour de la joie avec le premier grand succès des Beatles aux Etats-Unis : I want to hold your hand.

 

Alors, il y a deux années très importantes, décembre 1980 : assassinat de John Lennon, et novembre 2001 : la mort de Georges Harrison.

 

Dans deux contextes très différents : Lennon est assassiné en 1980, beaucoup de gens s'en souviennent, ça a été un choc... pour des raisons musicales parce qu'on s'est dit que plus jamais on n'entendrait de trésors de la part de Lennon, un choc aussi parce qu'on a compris qu'il n'y aurait plus jamais de reformation possible. A l'époque c'était le fantasme... tous les ans, on disait : "Et si les Beatles se reformaient, et si les Beatles se reformaient..."

Et puis aussi, parce qu'on est passé de la fin d'un idéal, celui des années 60/ 70 à la décennie 80 qui est la décennie de Thatcher, celle de Reagan, c'est l'ère du libéralisme à tout crin, et tout d'un coup on avait l'impression de tourner la page des années Flower Power et de l'espoir porté par les Beatles.

 

Mais, malgré le temps qui passe, les Beatles ont toujours du succès...

La vente des disques a de l'avenir : 47 % des auditeurs en 2019 ont entre 18 et 29 ans. C'est remarquable !"

L'auteur Frédéric Granier témoigne encore : "Ma fille a 10 ans et je peux vous assurer que je mets un disque des Beatles, et tout de suite, son regard s'illumine."

 

 

 

https://www.lisez.com/livre-grand-format/les-beatles/9782262077235

 

 

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 11:23
Vertige de l'amour... selon Bashung...

 

 

 Une chanson qui nous entraîne dans les vertiges de l'amour... par son rythme endiablé, par ses paroles déjantées... c'est une chanson célèbre de Bashung.

 

Le poète nous emmène dès les premiers mots dans un monde onirique, celui de ses propres rêves, comme le montre l'emploi de la première personne...

"J'ai crevé l'oreiller

J'ai dû rêver trop fort..."

Ce sont des rêves pleins d'intensité, ce que suggère bien l'expression contenant un verbe très familier : "J'ai crevé l'oreiller". On rentre ainsi dans l'intimité de l'auteur qui nous confie ses rêves et ses fantasmes.

 

Une indication de temps "les jours fériés" évoque un moment de liberté propice aux rêves, à l'amour, à la liberté... une liberté rendue possible aussi peut-être par le départ de "Gisèle", quand elle "clape dehors."

 

Vertige de l'amour nous raconte ainsi les rêves érotiques d'un homme blotti contre son oreiller. 

Les images délirantes se succèdent comme dans un rêve : on voit successivement apparaître une "rouquine carmélite", une "mère sup", "Dieu qui porte un kilt".

Dans cette chanson d’amour atypique, l’auteur décrit ses sentiments dans un langage onirique. Il raconte les tourments provoqués par l’amour. Il les compare aussi à un vertige. Il accuse même peut-être le ciel de conspirer contre lui car selon lui, ‘’Dieu aurait mis un kilt’’. Il vivrait une histoire torride avec une carmélite et chaque fois, ils doivent se cacher en priant pour éviter les foudres de la mère supérieure.

"J’aurais pas du ouvrir
A la rouquine Carmélite
La mère sup’m’a vu v’nir
Dieu avait mis un kilt
Y’a du y’a voir des fuites..."

 

L'amour lui fait perdre la raison, comme le montre l'expression imagée et familière : "Mes circuits sont niqués... L' courant peut plus passer", on a l'impression qu'il est devenu un objet, un jouet victime de l'amour... et on perçoit à travers cette image toute la force du sentiment amoureux.

 

Dès lors, le poète souhaite peut-être passer dans une autre dimension : "Non mais t’as vu c’qui passe
J’veux l’feuill’ton à la place..."

 

La suite du texte est tout aussi délirante et étrange comme dans un rêve : 

"Tu t’chop’ des suées à Saïgon
J’m’écris des cartes postales du front..."

"Si ça continue j’vais m’découper
Suivant les points les pointillés, yeah !
Vertige de l’amour..."

 

L'auteur explore le champ de l'imaginaire qui est infini.  Avec le parolier Boris Bergman, Bashung utilise un langage fait d'écriture automatique, d'images abstraites, de double-sens, de propos surréalistes et de calembours.

Par exemple : "si ça continue j'vais m'découper" au lieu de "j'vais me casser", puis il ajoute : « suivant les pointillés ».

 

L'amour est associé aussi à la folie du désir : on retrouve là un thème traditionnel... qui est bien sûr renouvelé dans l'expression :

"Désir fou que rien ne chasse
L’cœur transi reste sourd
Aux cris du marchand d’glaces..."

 

La suite est encore plus délirante : 

"Mon légionnaire attend qu’on l’chunte
Et la tranchée vient d’être repeinte écoutez"

 

Ainsi, cette chanson nous fait ressentir tous les vertiges de l'amour, sa folie, ses éblouissements et ses égarements... 

La mélodie  nous berce et nous enchante de son rythme "rock'n roll".

 

Le texte :

 

"J’ai crevé l’oreiller
J’ai du rêver trop fort
Ça me prend les jours fériés
Quand Gisèle clap’dehors
J’aurais pas du ouvrir
A la rouquine Carmélite
La mère sup’m’a vu v’nir
Dieu avait mis un kilt
Y’a du y’a voir des fuites
Vertige de l’amour

Mes circuits sont niqués
D’puis y’a un truc qui fait masse
L’courant peut plus passer
Non mai t’as vu c’qui passe
J’veux l’feuill’ton à la place
Vertige de l’amour

Tu t’chop’ des suées à Saïgon
J’m’écris des cartes postales du front
Si ça continue j’vais m’découper
Suivant les points les pointillés, yeah !
Vertige de l’amour

Désir fou que rien ne chasse
L’cœur transi reste sourd
Aux cris du marchand d’glaces
Non mai t’as vu c’qui s’passe
J’veux l’feuilleton à la place
Vertige de l’amour

Mon légionnaire attend qu’on l’chunte
Et le tranchée vient d’être repeinte écoutez
Si ça continue j’vais m’découper
Suivant les points les pointillés, yeah !
Vertige de l’amour

J’ai crevé l’oreillé
J’ai du rêver trop fort,
Ça me prend les jours fériés
Quand Gisèle clap’dehors

Ça me prend les jours fériés
Quand Gisèle clap’dehors
J’ai crevé l’oreillé
J’ai du rêver trop fort"

 
 

 

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 11:19
Les Rita Mitsouko : le bonheur de l'anticonformisme....

 

Les Rita Mitsouko... tout le monde connaît ce duo d'auteurs-compositeurs-interprètes pop-rock formé en 1979,  composé de Catherine Ringer et Fred Chichin. Le groupe, révélé en 1985 par le tube Marcia Baïla, est l'un des plus populaires dans les années 1980. 

Et pourtant, aucune biographie ne leur avait été jusque là consacrée... 

 

Cet oubli a été enfin réparé puisque Stan Cuesta, auteur, journaliste, musicien français, a écrit un ouvrage qui leur est dédié : "Catherine Ringer et les Rita Mitsouko"... un livre abondamment illustré.

 

Invité lors du Festival de la biographie à Nîmes, le journaliste a évoqué la carrière, les débuts du groupe...

 

L'enfance de Catherine Ringer est placé sous le signe de la créativité, de l'éclectisme : elle s'intéresse à beaucoup de choses, elle a fait sa culture musicale aussi bien avec Brassens que David Bowie ou Dalida.

 

"En fait, elle n'a jamais pris de cours de chant, elle écoutait la radio, elle chantait par dessus les chanteurs à la radio... elle changeait sa voix parce qu'elle imitait la voix des chanteurs, par exemple, elle imitait beaucoup Dalida  en prenant son accent, cette espèce d'accent italien, égyptien, on ne sait pas trop...

 

Elle adore prendre des voix, par exemple, dans Marcia Baïla, c'est une chanson qu'elle chante avec un faux accent espagnol... ça lui vient de son enfance.

 

Très jeune, Catherine Ringer se distingue par son anticonformisme : par exemple, elle a fréquenté l'université de Vincennes réputée pour son esprit de liberté... elle a côtoyé beaucoup l'underground, l'art contemporain, le théâtre contemporain.

 

Elle a quitté le domicile familial à l'âge de 13 ans pour vivre avec un homme plus âgé qu'elle : c'est quelqu'un qui a lui servi de maître spirituel, qui l'a initié au théâtre contemporain. Mais, en fait, aujourd'hui, quand elle en parle, elle dit que c'était un pervers narcissique et qu'elle était sous son emprise.

 

Cela lui a permis de faire du théâtre contemporain avec Michael Lonsdale, de chanter avec Yannis Xénakis, et en même temps de faire du cinéma porno...

C'était une époque de liberté, celle des années 70."

Elle s'en gargarisait avec son côté provocateur en disant : "J'adorais passer de Yannis Xénakis, le matin à un film porno, le soir."

 

L'auteur évoque ensuite sa rencontre avec Fred Chichin : ils avaient beaucoup d'atomes crochus, notamment cette envie d'innover dans le domaine musical.

"Ils composent des musiques haletantes, des boîtes à rythme rouillé où des synthétiseurs dissonants soutiennent de leur bip bip des guitares cradingues, le tout magistralement survolé par la voix de chanteuse d'opéra déjantée de Catherine Ringer."

 

Dans toute la carrière des Rita Mitsouko, ce qui prédomine, c'est l'absence de concession aux modes, au show business. Ainsi, ils ont toujours refusé de participer à une tournée internationale parce qu'ils avaient des enfants en bas âge qui allaient à l'école.

Stan Cuesta, à travers dix temps forts, retrace la carrière de la chanteuse, avec Fred Chichin au sein des Rita Mitsouko, puis en solo.

Une carrière placée sous le signe de la liberté, de l'originalité et de l'anticonformisme...

 

 

 

 

 

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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 14:18
Ensemble Les Turqueries : quand l'occident regarde l'orient...

 

Un quintette qui réunit  des musiciens passionnés ayant pour ambition de rapprocher les musiques anciennes européennes et les musiques orientales, voilà de quoi susciter l'intérêt et la curiosité de nombreux mélomanes...

 

L'Ensemble Les Turqueries a donné un concert aux multiples facettes, lors de l'Automne musical de Nîmes.

 

Un mélange de mélodies traditionnelles orientales et de musiques anciennes occidentales... un programme qui nous fait voyager dans le temps et l'espace...

 

Le récital s'ouvre sur une création originale du groupe : Passamezzo Antico. Une musique orientale légère, emplie de gaieté, rythmée par un tambour : une musique qui nous fait voyager vers l'orient... On apprécie la beauté des instruments, théorbe et oud, aux formes élégantes...

 

Puis, on est envoûté par la Suite Husseyni : un hymne soufi de la confrérie mevlevi. Un gros tambour, un daf, aux sonorités graves, ponctué par la musique des autres instruments : théorbe, oud, violoncelle nous entraînent dans un rythme très lent, très oriental, puis plus dansant, et même très accéléré...

 

On est surpris par la délicatesse du morceau suivant : Aksak Bayati, douceur des sonorités de l'oud bientôt relayé par le violon, encore un rythme très oriental ponctué par un tambourin...

 

Puis, accompagné par un air très discret du théorbe , on écoute ces mots dits par la violoncelliste : "Tu te trompes en pensant que les années ne vont jamais finir, il faut mourir...

Il faut bien mourir, la mort cruelle fait honte à tous... Jeunes, enfants, tous les hommes ensemble doivent finir..."

Cette passacaille aurait été composée par un auteur anonyme italien du XVIIe siècle ou par Stefano Landi,  un morceau poignant au rythme lancinant. Le texte d'abord parlé, en français, est ensuite chanté en Italien par la violoncelliste.
 

"Oh come t’inganni 
se pensi che gl’anni
non hann’ da finire, 
bisogna morire.

È un sogno la vita 
che par sì gradita,
è breve gioire, 
bisogna morire.
Non val medicina,
non giova la China,
non si può guarire, 
bisogna morire.

Oh, comment vous vous trompez
si vous pensez que votre temps
ne sera pas fini,
nous devons mourir.

La vie est un rêve
qui semble si agréable
mais qui est brièvement apprécié,
nous devons mourir.
La médecine
ne sert à rien, la quinine ne sert à rien,
nous ne pouvons pas être guéris,
nous devons mourir."

Puis, c'est une mélodie très douce qui nous charme, jouée sur l'oud et le théorbe, intitulée Bouria et 7ème toushia de Msarqi Sghir....

On écoute aussi volontiers une Pavane espagnole de J. Schop, un air très léger, aérien, qui nous fait rêver...

C'est alors une suite de danses traditionnelles de la Renaissance, rythmées par un tambour, qui nous enchantent : lentes, pesantes, puis le son du tambour se fait de plus en plus intense.

On entre ensuite dans le monde des parfums, avec un morceau intitulé "Abir", composé par T. Rocheron... une musique très orientale, presque obsédante grâce aux sons du tambour.

On est séduit aussi par la légèreté et la grâce de ce chant aérien composé par Frescobaldi : Se l'aura spira...

 

"Se l'aura spira tutta vezzosa
La fresca rosa ridente sta,
La Siepe ombrosa di bei smeraldi
D'estivi caldi timor non ha.
A'balli, a'balli liete venite,
Ninfe gradite, fior di belta,
Or che si chiaro il vago fonte
Dall'alto monte al mar sen va.
suci dolci versi spiega l'augello,
E l'arbuscello fiorito sta.
Un volto bello all'ombra accanto
Sol si dia vanto d'aver pieta.
Al canto, Ninfe ridenti,
Scacciate i venti di crudelta."

 

"Si la brise souffle, toute gracieuse, la fraîche rose demeure rieuse,

Le buisson ombreux de vertes émeraudes ne craint pas les chaleurs de l’été.

Aux danses, aux danses, gaiement venez nymphes aimables, fleurs de beauté

Maintenant que, si limpide, la belle source du haut de la montagne s’écoule vers la mer.

L’oiseau répand ses suaves chansons, et l’arbrisseau reste fleuri.

Seul un beau visage près de l’ombre se montre fier d’avoir pitié.

Aux chants, aux chants, nymphes aimables, chassez les vents cruels."

 

Le récital s'achève avec La Marche des Turcs de J. B. Lully, arrangée encore un peu plus à la mode orientale... La Marche des Turcs avait été composée par Lully pour la comédie-ballet Le Bourgeois gentilhomme de Molière.

 

La Cérémonie des Turcs est une musique sous forme de marche majestueuse. M. Jourdain est fait alors "Mamamouchi", un titre faussement honorifique, pour désigner une personne de haut rang, un haut fonctionnaire. Ce terme a une forte dimension ironique. Il a été inventé par Molière pour " Le Bourgeois gentilhomme ".

 

Ce concert a attiré un public nombreux séduit par l'exotisme des musiques, des instruments : un dépaysement total et une belle découverte de mélodies anciennes...
 

 

 

"Si les cultures orientales et occidentales nous semblent parfois éloignées, elles ont toujours été intimement
liées et la musique en est un témoin direct. On retrouve ainsi de nombreuses lignes directrices communes aux deux esthétiques : la filiation entre le oud et le luth, les modalités rythmiques et mélodiques, la danse, l’improvisation et l’ornementation.

L’enjeu des Turqueries est de réunir ces deux univers sans les dénaturer, au travers d’arrangements originaux, d’improvisations et de compositions. Il s’agit de créer une matière sonore riche aux multiples facettes qui transportera l’auditeur entre musiques traditionnelles orientales(ottomane, arabo-andalouse et amazighe) et musiques anciennes occidentales (renaissance et baroque)."

 

 

Véronique Bouilloux : violon baroque
Sacha Dessandier : chant, violoncelle baroque
Simon Waddell : luth baroque, théorbe
Léo Fabre-Cartier : oud
Thibaut Rocheron : percussions orientales (daf, riqq)

 

 

 

https://soundcloud.com/ensemble-les-turqueries/tracks

 

 

http://icietaudela.over-blog.com/article-stefano-landi-40744299.html

 

https://www.facebook.com/656073937791146/videos/vb.656073937791146/1559045864160611/?type=2&theater

 

 

 

 

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27 décembre 2019 5 27 /12 /décembre /2019 11:42
La magie du patinage !

 

La magie du patinage ! Eh oui, on pourrait croire à une forme de magie quand on voit évoluer les patineurs et patineuses sur la glace... Quelle souplesse ! Quelle élégance ! Quelle impression de facilité !

 

Et pourtant, derrière tant d'élégance, que de travail, que d'heures d'entraînement !

 

Le patinage exige force, tonus, agilité, technique... et quand il s'agit de danse sur la glace, il faut aussi de la grâce...

 

C'est un magnifique spectacle que de voir évoluer ces artistes sur la glace...

 

Et quand le spectacle se déroule devant un monument antique, la Maison Carrée, à Nîmes, le ballet est encore plus captivant...

 

Les colonnes de marbre forment un somptueux décor... dans la nuit, elles s'illuminent de teintes nouvelles d'aurore aux doigts de rose...

 

Le monument devient un palais féerique, les lumières soulignent la forme élancée des colonnes, la délicatesse des feuilles d'acanthe qui ornent les chapiteaux...

 

Ce bâtiment construit il y a plus de 2000 ans au début du premier siècle après J. C. nous est parvenu dans un état de conservation remarquable : colonnades et murs sont intacts. 

 Les feuilles d'acanthe au sommet des chapiteaux dans le plus pur style corinthien font songer à de la dentelle par leur finesse, leur délicatesse. Sous le toit des volutes subtiles parcourent le monument de leur frise ininterrompue.

 

Dans un tel écrin, le spectacle est encore plus magique...

On admire la force de ces artistes, leur maîtrise sur la glace, on admire leur adresse, leur sens de l'équilibre.

 

Boucles, sauts, pirouettes, quelle virtuosité !

 

Des musiques de Noël emplies de gaieté accompagnent toutes ces figures acrobatiques...

 

Un joli spectacle festif, au coeur de la ville de Nîmes...

 

Tout autour, des illuminations, sapins de lumières aux teintes variées, étoiles filantes, un spectacle féerique qui a enchanté petits et grands en cette période de Noël.

 

 

 

un spectacle inaugural donné par  la Compagnie Délice show production.

 

Autres vidéos :

 

https://youtu.be/ffTuw4ng4C8

 

https://youtu.be/xd3EzgUierI

 

 

 

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