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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 12:38
Que serions-nous sans la musique ?

 

 


Pour fêter la musique...


"La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée", écrivait Platon, un des plus grands philosophes et penseurs de l'antiquité...


Que serions-nous sans la musique ? Elle nous accompagne dès l'enfance, elle nous émeut, nous ravit, nous console...

La musique nous guide, nous éblouit, provoque tant d'émotions et forge notre sensibilité.

Il m'arrive de pleurer quand j'écoute certaines mélodies... Il m'arrive d'être exaltée par certains grands airs de musique classique.



Faite d'harmonies, la musique est un art irremplaçable, elle se double souvent de poésie, dans les rythmes, les sonorités.

Le mot lui-même résonne de sonorités variées : douceur de la labiale initiale et de la sifflante, âpreté de la gutturale, le mot semble résumer tous les effets que peuvent produire les mélodies...

La musique n'est-elle pas vieille comme le monde ? Musique du vent dans les arbres et les roseaux, bruissements réitérés de la mer qui déferle sur la grève, échos sonores des chants d'oiseaux qui se répercutent d'un arbre à un autre...

Musiques des flûtes et des chalumeaux d'autrefois, sur lesquels les bergers soufflaient des airs rustiques.


Ce mot ancien remonte au latin "mousika" et au grec "mousikè", et doit être rattaché au nom "mousa", "la muse"...

Les muses ne président-elles pas, dans l'antiquité, à la création artistique ?

Calliope, Erato, Euterpe, Melpomène, Terpsichore, que de noms évocateurs, que de mots emplis de poésie !

Erato, l'aimable, Calliope, la belle voix, Melpomène, la chanteuse, Terpsichore, la danseuse de charme... La plupart de ces mots sont en relation avec la musique !

La musique, art majeur, a donné lieu à tant de créations : chansons, oeuvres classiques, modernes, rock, jazz...

La musique nous enivre, nous emporte dans des harmonies si diverses, elle nous fait rêver, nous trouble, nous bouleverse, parfois...

On aime les mélodies de Ferrat, associées à la poésie de ses textes, on se laisse charmer par les chansons de Brassens, ou celles de Brel.

On aime les grands airs classiques, Mozart, Bizet, Bach, Puccini, Vivaldi, Verdi...


La musique des voix est si émouvante, aussi, voix claires ou rauques, ténues ou puissantes.

Voix de ténors, de divas éblouissantes, voix de chanteurs que l'on reconnaît entre toutes...

Le timbre de la voix peut produire, aussi, des effets si différents !

La musique est associée à tant d'instruments : guitare, violon, piano, mandoline nous bercent de leurs sonorités si douces.
 

La musique est comme un éblouissement : elle s'adresse à notre sensibilité, à nos émotions.

Elle parle à notre affectivité, à notre coeur, elle nous emporte dans ses tourbillons...

Célébrons la musique !




 




 

Que serions-nous sans la musique ?
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 13:24
Une chorale, un soir, à Redessan...

 

 

 

Savoir aimer l'harmonie, connaître le bonheur de chanter, le bonheur de se réunir pour célébrer des airs connus... C'est, là, tout le sens d'une chorale où s'accordent les coeurs et les voix.

 

Une fête pour les yeux qui s'animent, une fête pour s'imprégner de musiques, où l'on perçoit un bonheur évident pour les choristes, comme pour les spectateurs.

 

Le spectacle se déroule à Redessan, près de Nîmes, dans le Gard, dans une modeste salle aménagée pour la circonstance.

 

La chorale Rap’s Ody Swing comporte 58 choristes, elle oeuvre sous la direction de Nathalie Martinez et chaque année de nombreux concerts sont organisés dans un répertoire varié : jazz, gospel, classique, variété...

 

Le récital commence par une chanson de Calogero : Yalla, un magnifique hommage à Soeur Emmanuelle, un message d'amour adressé à l'humanité :

 

"Tu trouveras le soleil 
Dans le coeur des enfants 
Sans nulle autre joie pareille 
Ni sentiment plus grand 
Un mot d'amour à  l'oreille 
Peut en chacun réveiller un volcan pour qui l'entend... "

 

Les voix nous transmettent toutes les émotions, toute l'humanité de cette chanson inspirée... Des frissons passent dans les rangs des spectateurs, à l'unisson de la chorale qui transmet elle même tant de générosité et de passion... Et la chorale nous emmène avec elle...

Puis, on écoute une des plus célèbres chansons de Michel Berger : SOS d'un terrien en détresse : le choeur nous raconte en musique le mal de vivre moderne, le besoin d'échapper à un mode de vie stéréotypée.

La chorale nous fait ressentir toute la détresse de ce terrien qui représente notre humanité...

 

On est, ensuite, sensible aux instruments qui sont tour à tour évoqués dans la chanson L'orchestre, une comptine pleine de charmes et de vivacité...

 

Puis, les choristes entonnent "The rose", cet air célèbre qui évoque les difficultés de l'amour mais aussi tout l'espoir qu'il représente, à travers une fleur.

 

Chanson d'amour, encore, avec "Le mot fin", et la tristesse d'une histoire qui s'achève.

 

Et puis soudain, c'est la fantaisie et la gaieté de l'Avsenik medley qui s'imposent sur la scène : on se sent comme transporté par cette musique entraînante...

 

On se laisse aussi bercer par le rythme exotique de la chanson "Il fait chaud"... interrompue par une panne d'électricité... Ce sont, là, les aléas du direct, mais aussi une occasion de plaisanter sur l'incident, comme si la chaleur évoquée dans le texte avait fait fondre les câbles !

Très vite le spectacle reprend et la fête continue dans la bonne humeur et la convivialité.

D'abord "J'envoie valser", une chanson de Zazie qui dénonce la société de consommation, puis un bel hymne à la tendresse, "Savoir aimer"...

Le récital se poursuit sur une chanson de Goldmann, "Famille", une chanson que je découvre, qui évoque les liens du coeur, de la tendresse, de la complicité...

Puis on peut entendre une chanson de Zazie, "Je suis un homme", une autre de William Sheller, "Les filles de l'aurore".

Le spectacle s'achève avec du Gospel et deux airs connus, Mammy Blue et Happy day...

Un bel éclectisme dans le choix des chansons, un bel enthousiame dans cette chorale, menée de main de maître par l'énergique Nathalie Martinez.

Un bon moment de détente pour les spectateurs : un partage d'émotions, de sensibilité, de tendresse, d'humour, d'harmonie.

Merci pour cette soirée de chansons, de bonne humeur : une occasion de redécouvrir ou de découvrir un répertoire varié, riche de messages, une occasion de se laisser emporter par des musiques, des voix qui s'unissent...

 



 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 09:41
Une chanson pour saluer la lune...

 

 


Il suffit d'un peu d'imagination ! Et Charles Trénet n'en manquait pas quand il a écrit cette chanson : C'est un jardin extraordinaire... C'est là le don des poètes de nous faire rêver, d'inventer un monde nouveau...


 Ce jardin permet de s'évader du monde ordinaire et quotidien : lieu de fantaisie, de bonheurs, de chansons, de splendeurs....


On y voit des "canards qui parlent anglais, des statues qui dansent la nuit, des oiseaux qui tiennent un buffet "... tout un monde qui s'anime sous nos yeux...

On entend les mots de remerciement que prononcent les canards, quand le poète leur offre du pain.

L'auteur est persuadé que les statues, tranquilles le jour, s'en vont danser sur le gazon pendant la nuit...

Les oiseaux, quant à eux, "vendent du grain, des morceaux de gruyères à Monsieur le maire et au sous-préfet."

Charles Trénet évoque, ainsi, tout un univers humanisé, un monde de partage et d'harmonie.

Danse, banquet, personnages officiels : le chanteur nous fait percevoir une ambiance de fête empreinte de bonhomie.


Le poète nous entraîne entre rêve et réalité : il fallait bien"trouver un lieu pour la promenade" pour oublier les "noirs buildings, et les "passages cloutés" d'une ville ordinaire.


Le poète nous fait entrer, avec lui dans ce jardin, qu'il semble avoir découvert ! Un jardin où il est entré "par hasard un samedi"... Et c'est l'occasion de laisser l'univers triste des villes, pour visiter un monde de rêves et de beauté...


Les fleurs, les primevères donnent un bal, on entend un air de valse brune que chantent les grenouilles devant la splendeur de la lune : tableau enchanté de couleurs, de sons, d'éclats de lune et de clair-obscur.... La lune personnifiée devient "toute rose d'émotion."

 

Et bien sûr, ce jardin permet aussi de rencontrer l'amour, la"plus belle des filles, une gentille amourette"... un amour vrai, sincère loin du "commerce de la ville".

C'est la jeune fille qui fait des avances et qui, audacieuse, séduit le poète


L'agent qui garde le jardin se transforme en "un ange du bizarre" qui invite au repos, et même un poète qui sait jouer du luth !

Dans ces métamorphoses, le monde est complètement renversé : une forme d'utopie, emplie de bonheurs apparaît.
 

Les deux amants se refugient, alors, à l'abri des regards "au fond des bois"...


Et Charles Trénet conclut sa chanson en évoquant le lieu où se trouve ce jardin extraordinaire... "Au coeur même de sa chanson", bien sûr... Rien de mieux pour oublier ses chagrins et ses soucis...


Le poète a su créer un monde merveilleux,  dans lequel on peut croire : il suffit d'un peu d'imagination !

"Bal de nuit ! Les oiseaux !" Charles Trénet nous entraîne dans son jardin et l'on a envie d'y accéder !

La mélodie joyeuse et rythmée nous invite à suivre le poète dans ce rêve plein de fantaisies et d'humour...


 


http://www.charles-trenet.net/chansons/jardin.html

 

https://youtu.be/XuCELv2G_lA

 

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 12:55
C'est la rançon de Pénélope...

 

 

 

Tout le monde connaît le nom de Pénélope, ce personnage de l'Odyssée, symbole de fidélité, elle qui voue à son époux Ulysse une loyauté et un attachement sans faille, elle qui repousse les assauts des prétendants, dans l'épopée primitive...

 

Certains auteurs ont revisité ce mythe antique : on songe à Giono, qui, dans son roman Naissance de l'Odyssée, se livre à une parodie et transforme les personnages...

 

Brassens, lui aussi, met en scène cette héroïne, dans une de ses chansons : il s'adresse dans un discours direct à une Pénélope moderne qui pourrait rêver de vivre d'autres amours, et s'évader du quotidien par l'imagination... Il lui parle familièrement, en la tutoyant, ce qui permet d'actualiser le personnage.

Le mythe est, ainsi, détourné, c'est ce qui fait toute l'originalité et la saveur du texte de Brassens.

 

Le décor et les personnages sont revisités et modernisés : on voit des "rideaux, une robe de mariée sans accrocs, un Ulysse de banlieue"...

 

On retrouve les caractéristiques du personnage antique, dans une apostrophe : "Toi, l'épouse modèle, Le grillon du foyer", mais avec un supplément d'âme, peut-être une envie de s'épanouir autrement... C'est du moins, ce qu'imagine le poète...

On retrouve une sorte d'épithète homérique dans l'expression : "Toi, l'intraitable Pénélope".

 

La question oratoire qui suit, avec sa forme interro-négative, suggère des tentations, des désirs inavoués, dans un style tout en nuances, empreint de poésie, grâce au verbe "bercer" et à l'association inattendue des adjectifs : "jolies, interlopes"...

 

"Ne berces-tu jamais
En tout bien tout honneur
De jolies pensées interlopes
De jolies pensées interlopes..."

 

On retrouve, aussi,  l'image d'une Pénélope traditionnelle puisqu'on la voit "penchée sur ses travaux de toile...", en train d'attendre un "Ulysse de banlieue."

 

Et le poète la questionne à nouveau, sur la même tonalité poétique et lyrique, avec l'évocation de sentiments nouveaux : "Les soirs de vague à  l'âme
Et de mélancolie"....

 

Cette nouvelle question oratoire fait appel à des images emplies de charmes : le ciel de lit suggère des étoiles, symboles d'évasion, de rêves amoureux, peut-être un septième ciel...


"N'as tu jamais en rêve
Au ciel d'un autre lit
Compté de nouvelles étoiles
Compté de nouvelles étoiles..."

 

Les questions s'accumulent, avec insistance, évoquant des tentations possibles et suggérant par leur forme interro-négative le fait qu'elles sont inévitables et inhérentes à la fidélité  : "L'amourette qui passe, Qui vous prend au cheveux, Qui vous conte des bagatelles"..., d'autant que ces amourettes sont personnifiées, et qu'elles sont dotées de force, comme le suggère le verbe "prendre", et même de paroles : elles permettent, ainsi, de transfigurer la réalité et de voir pousser "la marguerite au jardin potager..."

 

On retrouve là des symboles traditionnels de l'amour, "la marguerite que l'on effeuille, la pomme défendue aux branches du verger..."

 

 

Une autre interrogation évoque même le souhait d'un nouvel amour annoncé par la rencontre d'un dieu, à la fois ange et démon, "qui décoche des flèches malignes".

 

Brassens suggère à merveille toutes les ambiguités de l'amour : tourment et ravissement se mêlent...

 

Cet ange tout puissant peut en venir à bouleverser l'ordre des choses : il peut faire basculer les êtres humains, "arracher leurs feuilles de vigne".

Mais, le rêve ne prête pas à conséquences, comme le montre l'expression renouvelée : "Il n'y a vraiment pas là
De quoi fouetter un cœur
Qui bat la campagne et galope..."

Le rêve est permis, c'est "un péché véniel" et c'est la "rançon de Pénélope", le prix à payer, sans doute, de la fidélité : une forme d'insatisfaction et de recours à l'imagination, à des rêveries inabouties.

 

La mélodie, toute en douceur, lente, monotone est ponctuée de légères envolées vers le rêve...

Dans cette chanson, on retrouve tout l'univers du poète : une culture renouvelée par des expressions familières, de nombreuses allusions mythologiques, un certain humour dans la façon de déconstruire quelque peu le mythe, des images originales...

 


 

 

 

http://www.brassens-cahierdechanson.fr/OEUVRES/CHANSONS/penelope.html

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9n%C3%A9lope

 

 


 

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 12:33
C'était charmant, le temps des roses...

 

 

 


Notre monde privilégie et cultive l'artifice : la nature perd ses droits, la technique est triomphante, et comme Adamo le chantait déjà, dans les années 60, on aimerait retrouver "le temps des roses"...

Roses de printemps naturelles, roses qui fleurissent sous les rayons du soleil...

Le texte de la chanson, à l'imparfait, évoque un passé révolu : "Quand les roses fleurissaient, sortaient les filles..."

La floraison des fleurs s'accompagnait, alors, d'envolées de "jupons", ceux des fleurs, et ceux des filles : les jeunes filles sont, ainsi, associées et assimilées à de belles fleurs.

On retrouve, là, une comparaison implicite qui est un lieu commun de la littérature sentimentale : le thème de la femme-fleur qui a pour but de magnifier les jeunes filles.

Le verbe "danser" nous fait percevoir des images de gaieté, évoquant l'arrivée du printemps et ses bonheurs.


Le poète nous dit, ensuite, le flétrissement des fleurs qui se conjugue avec l'hiver où les jeunes filles se cachent, et s'enferment "dans leur doux écrin", comme pour suggérer des vêtements épais et chaleureux.

Les roses et les jeunes filles suivaient, alors, tout naturellement le rythme des saisons...

"C'était charmant, le temps des roses.." commente le poète, avec insistance, puisque l'expression est réitérée à trois reprises.

Opposant le passé au présent, le texte nous fait voir, dans la deuxième partie, les roses d'aujourd'hui, devenues "artificielles", cueillies en toutes saisons, "été, comme hiver".

La nature a perdu ses droits et l'ordre normal semble, dès lors, perturbé.

Les jeunes filles sont devenues, à l'unisson de ces fleurs, images artificieuses et trompeuses : on les voit "se grimer le corps et le coeur"...

On les voit "impatientes", ne supportant plus l'ennui.

On perçoit, dans cette chanson, une nostalgie du temps qui passe à travers une opposition dans les temps employés : imparfait et présent...

On perçoit une altération dans l'attitude des jeunes filles : elles "se griment", terme péjoratif qui dénonce une tromperie.

La mélodie nous invite à la rêverie, avec un crescendo, dans l'expression : "c'était charmant, le temps des roses..."

Les sonorités de fricative"f", de sifflante "s" et de chuintantes "ch" qui ponctuent la chanson suggèrent toute la douceur de ces roses d'autrefois.

La simplicité de ce texte empreint de nostalgie nous touche d'autant plus que l'artifice prend de plus en plus de place dans nos sociétés et que l'on aimerait revenir à plus de naturel, et ce, dans de nombreux domaines.

Et on se prend à rêver, "paupières closes" à ce temps d'autrefois où les bonheurs les plus simples étaient appréciés à leur juste valeur...

 

 

 

Les paroles:

 

http://www.paroles.net/adamo/paroles-quand-les-roses
 

Le clip des années 60 :

 

https://youtu.be/cnpueOFw5aQ




 

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 12:40
Une étonnante fête villageoise à Gallician...

 

 

 

Gallician ! Doux nom du midi ! Le nom de ce village résonne d'accents du sud... Situé dans la petite Camargue, près du canal du Rhône à Sète, Gallician s'entoure de monts vallonnés, de champs de vignes, de paysages variés...

 

Juste avant de parvenir au village, dès qu'arrive le printemps, on peut admirer des prairies envahies de coquelicots : des étendues éblouissantes de pourpre s'offrent au regard, les coquelicots envahissent les champs, à perte de vue...

 

En ce milieu du mois de mai, Gallician était en fête, pour un week end... une fête villageoise, aux airs d'autrefois...

 

Un pique-nique était organisé au centre du village...

Peut-on concevoir une fête sans musique et sans chansons ?

An cours du repas, les "gouailleuses" ont fait  revivre des airs connus de tous, au son d'un accordéon et d'un orgue de barbarie... un spectacle haut en couleurs, tant les robes de ces chanteuses étaient bariolées...

"L'homme à la moto, La vie en rose, La java bleue, La complainte de la butte, La javanaise"... tout un répertoire familier...

Les "déboutonneuses" ont, ainsi, permis d'animer un repas en plein air, sous les platanes du village...

 

Un magicien se livra, alors, à quelques tours facétieux auprès des convives : escamotages divers, jeux de cartes, objets qui se volatilisent soudainement.

La journée se poursuivit avec des danses improvisées japonaises.

Dès lors, ce fut l'entrée dans un autre univers mystique et mystérieux...

Les mouvements des deux danseuses s'organisaient autour de figurines de terre, posées à même le sol, décorées par certains participants de la fête, des "yokaï"...

 

Tantôt lents et mesurés, tantôt exaltés, les gestes mimaient la vie, la douleur, les souffrances, la joie des découvertes, le bonheur, la naissance, la mort.

 

Un spectacle fascinant, par son exotisme et son étrangeté... Une chorégraphie troublante dans le retournement des corps qui s'agitent, parfois, en mouvements heurtés et saccadés.

 

Les costumes chatoyants, aux tonalités éclatantes nous faisaient accéder à un autre univers et une autre dimension.

 

La musique vibrait autour du spectacle, restituant une lancinante et bouleversante mélodie...

Un enfant, tout près des danseuses, se mit à crier sa peur : on percevait une tension, une angoisse dans cette représentation de la vie...

 

La journée fut, aussi, l'occasion d'apprécier un spectacle de marionnettes, autour d'une histoire vraie, celle de l'enfant sauvage, Victor : entre la tendresse d'une gouvernante, Madame Guérin et les exigences d'un scientifique, le docteur Itard, l'enfant essaie de trouver un chemin vers l'humanité.

 

Le spectacle mettait en évidence le rôle essentiel des apprentissages dans la vie humaine, ainsi que l'importance de l'affectivité.

 

Et cette fois, les rires des enfants fusaient, devant les facéties du jeune Victor qui, parfois, préférait se réfugier dans les arbres plutôt que d'étudier.

Plus tard,un bal musette réunissait tous les participants autour de rondes et de danses pour les enfants.

Enfin, un concert clôturait la fête, avec des musiques plus modernes qui permettaient à chacun de se défouler.

 

Un bel éclectisme pour cette fête de village ! Une ambiance conviviale empreinte de simplicité, une occasion, aussi, de voyager dans des univers différents, une ouverture sur le monde, une envie de se souvenir, mais aussi un bonheur de découvrir des horizons nouveaux...

 

 

 

 

 

Photos et dernière vidéo : rosemar

 

 

Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...

Vidéo de danses japonaises, prise à Gallician... une musique envoûtante...

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:51
Pour fleur bleue...



 

 

Tout le monde connaît cette expression associée à un amour naïf et rêveur : "fleur bleue".

Charles Trénet en a fait une chanson où il énumère toutes sortes de bonheurs liés à l'amour, une chanson pétillante où le poète égrène des images et des sensations empreintes de charmes.

 

Sensation olfactive, d'abord avec "un doux parfum qu'on respire", puis sensation visuelle, grâce à "un regard qui vous attire"... à "deux grands yeux qui s'abandonnent", et enfin, une sensation auditive, dans l'évocation d'une "chanson qu'on fredonne..."

Le poète imagine un personnage de jeune fille qu'il appelle "fleur bleue", symbole de beauté, de séduction.


Le regard est souligné par deux fois, comme c'est souvent le cas, lors d'une rencontre amoureuse, et les "mots difficiles à dire" suggèrent une déclaration d'amour qui tarde à venir...


L'expression "fleur bleue" qui ponctue le texte renvoie aussi à un romantisme exacerbé et remplit de joie le poète : elle restitue une légèreté, une insouciance, un bonheur qui revient sans cesse...

Dès lors, on peut envoyer à "la belle" des messages d'amour sous la forme de "pneumatiques".

Le pronom indéfini "on" marque une généralisation, et comme une extension du sentiment amoureux.

Et forcément, le monde se transforme, grâce à l'amour : "les dimanches deviennent poétiques",  le poète met du "cosmétique" dans les cheveux, pour séduire la demoiselle.

Les serments d'amour rendent heureux...  sauf que , soudain,"fleur bleue" succombe aux charmes d'un autre personnage, "un dragon à moustache".

On assiste, ainsi, à un brusque renversement de situation exprimé dans un style amusant et familier, grâce au verbe "plaquer", à l'expression "c'est vache !", et au juron "morbleu !"

Le désespoir éclate, alors, dans des larmes renouvelées, ce que suggère bien la répétition du mot :

"Larmes aux yeux,
Larmes aux yeux,
Larmes aux yeux."


Solitude, désarroi sont évoqués, mais soudain, à nouveau, un coup de théâtre semble se produire : on croit voir réapparaître "Fleur bleue".

Mais, fausse joie ! Non, ce n'est pas elle, mais "une assez grosse dame". On passe de manière comique et caricaturale du rire au drame...

Les saisons se déroulent, alors, dans la monotonie, "sans fleur bleue", et la chanson, elle-même, devient "ennuyeuse".

Mais, tout cela ne prête pas à conséquence quand on est "fleur bleue" : le poète qui parle, enfin, à la première personne, affirme avoir toute une liste de "fleurs bleues".

Il fait l'éloge de ces "amourettes passagères" et "légères", ces "fleurs bleues".

Tout au long de cette chanson, Charles Trénet nous montre toute sa virtuosité et s'amuse de cette expression "fleur bleue", qu'il fait vivre et virevolter, avec légèreté.

Le texte parodique énumère tous les lieux communs associés au sentiment amoureux : sensations agréables, exaltation, coeur qui bat, désarroi, tristesse, émotions...


Le poète nous emporte dans un récit plein de rebondissements et d'inventivité, dans un tourbillon étourdissant de gaieté et de joies...

La mélodie dansante et sautillante nous entraîne, avec elle, dans un monde de plaisirs et de bonheurs simples...


 

 

 

Les paroles :

 

http://www.charles-trenet.net/chansons/fleurbleue.html

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fleur_bleue_(chanson)




 

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 10:16
Dans cette histoire de faussaire...

 

 

 

 

Dans un monde où tout est faux, où l'artifice devient la règle, où une sophistication  clinquante s'impose partout, Georges Brassens nous régale d'une chanson où il dénonce le règne des objets, du matérialisme, et du tape-à-l'oeil...

 

Le texte s'ouvre sur la vision d'une "ferme" dans laquelle le "faux" semble une évidence, comme si nos sociétés cultivaient tout ce qui est factice.

Cette ferme qui "se découpe sur champ d'azur" paraît déjà illusoire, à travers ce fond bleu idéalisé...

 

"Chaume synthétique, faux buis, faux puits...", le décor accumule des éléments où le naturel n'a plus sa place...

 

Dans une vision cinématographique, nous découvrons la ferme progressivement, en même temps que le narrateur : après une vision globale, nous percevons, ensuite, toutes sortes de détails, et nous avons ainsi l'impression d'une proximité avec le poète...

 

Puis, apparaît "la maîtresse de céans" dont le vêtement s'accorde parfaitement avec le décor, puisqu'elle arbore une tenue de "fermière de comédie".

Tout est feint, comme dans une pièce de théâtre, une comédie, et les périphrases viennent souligner cet aspect surfait et suranné.

 

Dès lors, le poète paraît complètement décalé, lui qui se présente, dans toute sa simplicité, avec "un petit bouquet"  fade et terne, devant les "massifs de fausses fleurs", aux couleurs éclatantes.

 

Après avoir foulé "le faux gazon", le narrateur qui parle à la première personne, dans une sorte de confidence, est invité à rentrer dans la maison... Et, là encore, le décor se caractérise par nombre d'éléments factices : " Un genre de feu sans fumée,
un faux buffet Henri II, La bibliothèque en faux bois, Faux bouquins achetés au poids, Faux Aubusson, fausses armures, Faux tableaux de maîtres au mur..."

 

L'adjectif "faux" revient comme un leit-motiv, en début de vers, soulignant l'omniprésence de l'artifice...

De plus, les objets se multiplient dans une énumération dénonciatrice de mots souvent au pluriel : on entrevoit un monde envahi par le matérialisme...

 

Même les livres semblent faire partie du décor, et ne sont sûrement pas destinés à être lus, ils perdent leur fonction essentielle, ils ne sont plus outils de culture et de connaissances.

A nouveau, la fermière apparaît affublée de parures diverses qui relèvent de l'imposture :

"Fausses perles et faux bijoux
Faux grains de beauté sur les joues,

Faux ongles au bout des menottes..."

Et même le piano semble factice, puisqu'il joue des "fausses notes"...

 

Le comportement de la dame qui enlève "ses fausses dentelles" est, également, dénuée de sincérité : elle feint la pudeur, et n'hésite pas à mentir, jouant le rôle d'une vierge, tout en dévoilant ses appâts, attitudes  totalement contradictoires.

 

Le vocabulaire de la fausseté se diversifie : "faux, simulateurs, artificiels", comme pour souligner une propagation des mensonges et de l'artifice...

En contraste, on voit apparaître la sincérité des sentiments éprouvés par le poète : "La seule chose un peu sincère Dans cette histoire de faussaire... C'est mon penchant pour elle".

 

Georges Brassens laisse entrevoir, aussi, une sorte de déception sentimentale, quand la dame se laisse séduire finalement par un autre, "un vrai marquis de Carabas", allusion à un personnage du Chat botté, archétype de l'imposteur qui emprunte un faux titre de noblesse...

 

Brassens oppose, ainsi, habilement ses sentiments à ce monde matérialiste et factice qu'il vient d'évoquer.

 

Face à cet univers factice dans lequel nous vivons souvent, ce qui importe vraiment, l'essence de la vie, ce sont les sentiments que nous éprouvons... voilà le message que nous délivre ici le poète.

 

Convoquant Cupidon, Vénus, des dieux antiques, Brassens ironise sur le mauvais tour qu'ils lui ont joué... "Faux jeton, faux témoin", des expressions familières sont utilisées pour les désigner, avec humour.

 

Et la chanson s'achève sur une note d'authenticité, de tendresse, et d'humour, encore : le poète nous confie le vrai bonheur qu'il a, malgré tout, ressenti en séduisant la dame.

 

On retrouve dans ce texte tout l'univers de Georges Brassens : culture, références littéraires, jeux de mots, expressions familières, tendresse, dérision...

 

On retrouve une simplicité, une modestie, un refus de l'artifice, un besoin de sincérité, toutes ces qualités  qui ont tendance à s'effacer dans un monde voué à la modernité. Brassens, lui, nous rappelle qu'il faut privilégier l'essentiel : la vérité des sentiments.

 

Quant à la mélodie, elle nous entraîne avec légèreté dans cette ferme de pacotille, où le poète ne se sent guère à sa place et semble comme happé par un vertige d'objets.

 

 

 

 

Le texte :

 

http://www.brassens-cahierdechanson.fr/OEUVRES/CHANSONS/faussaire.html
 

 


 

 

 

 

Photo : rosemar

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:59
En hommage à Prince : Nothing compares to you...

 

 


Une chanson qui a fait le tour du monde, une chanson qui évoque la douleur d'une séparation, un thème éternel, une chanson écrite par Prince en 1984...

 

Une chanson forcément remplie d'émotions...

 

Le texte se présente sous la forme d'un discours adressé à celui qui est parti : la première et la deuxième personne alternent, mais nulle réponse n'est attendue, car l'absence de l'être aimé semble irrémédiable : "you took your love away".

 

On compte, alors, les heures et les jours qui se sont écoulés depuis le jour de la rupture :"It's been seven hours and fifteen days".

 

Le monde en est bouleversé, le jour et la nuit s'inversent, pour montrer le désarroi de la séparation : "I go out every night and sleep all day..."

 

Certes, c'est un gain de liberté : l'amoureuse peut faire désormais ce qu'elle veut, comme le suggère la répétition du verbe "I can..."

 

Mais la douleur est omniprésente, sous la forme d'un "blues", un mal être que rien ne peut guérir.

 

Le refrain égrène cette phrase répétée comme un leit-motiv : "Nothing compares to you"...

La deuxième personne y est soulignée, en fin de vers, "you", pour insister sur l'emprise de cet amour disparu.

 

La solitude aggrave le mal : c'est ce que suggèrent l'adverbe d'intensité "so", et une comparaison poétique où apparaît "un oiseau sans chanson", "Like a bird without a song."

 

Le thème des larmes vient assombrir le tableau de cette solitude... On perçoit une envie de s'évader en se livrant à d'autres rencontres, mais l'image obsédante de l'être aimé réapparaît sans cesse...

 

Et même le médecin consulté conseille des distractions, pour que l'amoureuse puisse oublier "cet idiot".

 

Et même les fleurs se sont mises à l'unisson de cette séparation, puisqu'elles sont mortes, un symbole saisissant de la douleur vécue par la narratrice...

 

Dans une dernière phrase, on rappelle la difficulté de vivre à deux, mais l'envie de recommencer, de retrouver cet amour prédomine.

 

La mélodie restitue le désarroi, la tristesse de l'amoureuse, et l'obsession d'un amour perdu...

 

 

Le texte :

http://lyricstranslate.com/fr/nothing-compares-2-u-rien-ne-test-comparable.html

 

http://www.lacoccinelle.net/243376.html

 

Prince :

 

https://youtu.be/wMH44I9JTV8

 

https://youtu.be/nkVlZ1kVPCQ

 

 

 


Photo : rosemar

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 12:26
Honneur à la culture française...

 

 

 


En ces temps de mondialisation où l'on veut nous imposer une uniformisation des cultures, j'affirme ici mon attachement à la culture, à la langue, à l'âme françaises. La culture de mon pays m'a forgée, m'a façonnée : celle d'un pays épris de liberté, aimant la réflexion, la controverse, la pureté de la langue...

La langue de Rabelais au vocabulaire foisonnant, celle de Voltaire aiguisée et acérée, celle de Hugo tour à tour grandiloquente et dépouillée, celle de Baudelaire qui nous emmène au bord du rêve, celle de Zola proche parfois de l'épopée, celle de Montaigne limpide et complexe à la fois, celle de Céline pleine de familiarités et d'inventivités.

La langue des auteurs classiques, La Fontaine, La Bruyère, Molière, Racine... langue épurée, qui exprime l'esssentiel.



J'aime "l'esprit" français, une certaine liberté de ton, une envie de contestation....

J'aime la langue de mon pays, ses sonorités dures ou douces, ses éclats, ses envolées, sa poésie, son charme... la poésie de Verlaine, de Musset, de Hugo, de Racine, Corneille...

J'aime le théâtre de Racine, celui de Molière, de Giraudoux.

Que dire des romans si variés depuis le Moyen âge jusqu'à nos jours ? Romans  de Chrétien De Troyes, Lesage, Marivaux, Balzac, Flaubert, Giono...

J'aime les mots de ma langue, leur variété, leurs nuances infinies, leurs origines, tant de mots venus du latin et du grec.

Des mots familiers ou recherchés, des niveaux de langue très divers....

J'aime les idées de progrès, l'engagement des auteurs, celui de Hugo, de Zola qui défendent le peuple et ses valeurs, celui de Montaigne qui dénonce l'intolérance et les guerres de religion, celui de Montesquieu qui remet en cause la monarchie de droit divin et ses privilèges, celui des poètes de la résistance... 

J'apprécie la peinture plus particulièrement l'impressionnisme, celui de Monet, de Manet, de Cézanne, de Renoir... l'impressionnisme qui a aussi influencé la littérature : certaines descriptions de Maupassant, de Zola en sont imprégnées...
 

Comment ne pas percevoir aussi le génie musical d'Offenbach, de Bizet, de Lully, de Rameau, de Saint Saens ? 
 Comment ne pas être sensible aux chansons et à la poésie de Brassens, de Nougaro, de Brel ?
 
Musique, peinture, littérature autant d'arts dans lesquels se sont illustrés nombre de créateurs de talent !
 
Notre culture est essentielle parce qu'elle constitue nos origines, notre passé, notre ancrage et qu'elle nous permet aussi de mieux comprendre ce que nous sommes, notre originalité, nos spécificités.
 
La culture est l'âme d'un peuple, de tous ceux qui nous ont précédés, leurs pensées, leurs idées, leur idéal... Sans elle, sans ce passé de culture, nous ne serions que des fantômes sans vie, des esprits vides et arides : sans ce passé, nous ne pourrions pas nous construire et progresser...
 
 

 

 

 

 

 

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