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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 11:26
Merveilleux chants de Noël !

 

Des chants emplis de gaieté, des chants traditionnels qui évoquent les Noëls de notre enfance... on ne peut qu'être séduit par ces musiques anciennes...

 

La chorale Tutti Canti a donné un magnifique récital de ces chants d'autrefois.

 

On écoute d'abord une mélodie rythmée par un petit tambourin : bonne humeur, enthousiasme sont communicatifs... Les spectateurs sont sous le charme...

 

Puis, place à un chant que tout le monde connaît en Provence : La Cambo me fai mau ... écrit par Nicolas Saboly, il raconte l'histoire d'un berger qui demande qu'on selle son cheval pour aller saluer l'enfant Jésus, car il a mal à la jambe : là encore, on est emporté par le rythme vif de la musique...

"La cambo me fai mau,
Bouto sello, bouto sello
La cambo me fai mau,
Bouto sello à moun chivau."

 

On est aussi séduit par cette mélodie apaisante : Tant crie-t-on Noël. Un chant qui évoque dans un style poétique les charmes de l'hiver : "Dans le bois flambe le houx, et l'hiver rentre chez nous."

Rythmé par triangles et tambourin, le chant "Berger, écoutez" nous entraîne dans des notes emplies de gaieté.

Comment ne pas être ébloui par cette mélodie "Un soir que les bergers...", une chanson de Noël du Béarn ?

 

"Un soir que les bergers rassemblés dans la lande,
Surveillaient leurs troupeaux à l'heure de minuit,
Ils virent tout à coup une clarté si grande,
Que celle d'un beau jour qui luit.


Un sauveur vous est né sous une forme humaine ;
Pour vous Il a voulu se faire tout petit.
Bergers, vous le verrez dans la ville prochaine,
La ville du grand roi David.

 
Il est dans un crèche au jour de sa naissance,
N'ayant autour de lui que ses pauvres parents,
N'attendez pas de voir cette magnificence
Qu'on voit autour des rois du temps."

 

Puis, c'est un court hymne en latin qui nous apaise : "Non nobis", une prière d'action de grâce.

"Non nobis, non nobis, Domine
Sed nomini tuo da gloriam.

Non pas à nous Seigneur, non pas à nous,
Mais à Ton Nom (seul), donne la gloire."

 

C'est ensuite un appel à "Toute la nature humaine" pour aller célébrer l'enfant qui vient de naître : rythmé par un tambourin, ce chant plein de vivacité nous entraîne dans son sillage.

 

Une chanson humoristique des Frères Jacques nous emporte alors dans un tourbillon de jeux de mots...


"C'était un Shah, tait un Shah, tait un Shah,
Un Pacha plein d'argent, Shah Persan si puissant
Que dans son, que dans son, que dans son, son harem
Toutes les femmes lui disaient Shah Shah Shah comme on
t'aime!
Mais malgré ses mi-mi, ses mi-mi, ses milliards,
Le Pacha, Shah Shah Shah, avait bien le cafard,
Des pé-pé, des pé-pé, des pétroles il était saturé...

Car son rêve...
C'était d'voir pousser l'gazon...
Devant son pa-pa...
Son palais en toutes saisons..."

 

Puis, c'est un "kyrie" apaisant qui nous berce de ses notes si douces et mélancoliques... magnifique !

 

C'est encore un chant traditionnel du Béarn qui évoque les Rois mages :

"Nous sommes trois souverains princes
De l'Orient
Qui voyageons de nos provinces
En Occident
Pour honorer le Roi des rois
Dans sa naissance
Et recevoir les douces lois
Que donne son enfance

Le firmament fait sous le voile
De cette nuit
Scintiller une belle étoile
Qui nous conduit
Nous nous guidons par les beaux feux
Qu'elle fait naître
Nous allons accomplir nos vœux...

 

Une chanson napolitaine : La palummela qui nous séduit avec ses belles sonorités de la langue italienne...

 "Palummella, zompa e vola
addo sta nennella mia…
Non fermate pe’ la via,
vola, zompa ch’ella la…
 Cola scella la saluta,
falle festa falle festa attuorno attuorno…
e le ha di ca, notte e ghiuorno
ie sto sempe ie sto sempe souchpira"

 

"Colombe, saute, et vole
vers ma petite chérie
Ne t’arrête pas en route,
vole, saute, car elle est là
 Avec ton aile, salue-la,
fais lui fête, tourne lui autour
Et dis-lui que nuit et jour
je soupire toujours après elle."

 

On est séduit aussi par cette évocation de l'hiver et de son cortège :

 

"C’est l’hiver et son cortège
Qui arrive tout blanc de neige
Et met dans son capuchon
Les toits rouges des maisons. Bis

 D’abord il appelle le vent
Qui sifflote entre ses dents
Et lui dit: « Va et emporte
Au loin tout’s les feuilles mortes. Bis

 Ensuite il appelle le froid
Et lui dit: « Viens avec moi
Dessinons des fleurs de gel
Aux fenêtres des chapelles." Bis

On se laisse encore bercer par cette célèbre Barcarolle napolitaine :

 

Sul mare luccica l'astro d'argento.
Placida è l'onda, prospero è il vento.
Sul mare luccica l'astro d'argento.
Placida è l'onda, prospero è il vento.
Venite all'agile barchetta mia,
Santa Lucia! Santa Lucia!
Venite all'agile barchetta mia,
Santa Lucia! Santa Lucia!

 

Sur la mer miroite l'astre d'argent,
L'onde est calme, le vent est favorable,
Sur la mer miroite l'astre d'argent,
L'onde est calme, le vent est favorable,
Venez sur mon agile petite barque
Sainte Lucie ! Sainte Lucie !
Venez sur mon agile petite barque
Sainte Lucie ! Sainte Lucie !

 

Le récital s'achève avec le célèbre Ave verum de Mozart : on est ému par la simplicité et la beauté de ce chant religieux :

 

"Ave verum corpus natum de Maria Virgine
Vere passum, immolatum in cruce pro homine,
Cuius latus perforatum fluxit aqua et sanguine,
Esto nobis prægustatum in mortis examine.

 

Je te salue, vrai corps né de la Vierge Marie,
Qui a vraiment souffert et a été immolé sur la croix pour l'homme,
Toi dont le côté transpercé a laissé couler du sang et de l'eau.
Puissions nous te recevoir à l'heure de la mort."

 

Ce concert a été donné au profit de l'ONG Action contre la faim.

Créée en 1979, cette association  lutte contre la faim dans le monde. Sa mission est de sauver des vies en éliminant la faim par la prévention, la détection et le traitement de la sous-nutrition, en particulier pendant et après les situations d’urgence liées aux conflits et aux catastrophes naturelles.
 

 

 

 

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20 décembre 2019 5 20 /12 /décembre /2019 11:35
Elle était si jolie quand le vent l'emmenait...

 

 

Alain Barrière nous a quittés à l'âge de 84 ans : on lui doit des chansons qui font partie de notre mémoire collective, notamment, "Elle était si jolie..."

 

La simplicité de cette chanson écrite et composée par Alain Barrière, sa clarté, son évidence nous émeuvent...

 

Ponctué par des adverbes d'intensité : "si jolie", "trop jolie", le texte évoque une beauté qui attire, et éloigne en même temps : la beauté fait peur, parfois, elle effraie, elle laisse sans voix l'amoureux.

 

Associée au vent qui l'emporte, la jeune femme désignée simplement par le pronom "elle", terme assez vague, paraît d'autant plus lointaine... elle s'enfuit, alors que le vent personnifié raconte encore la beauté de la jeune femme.

 

Le texte écrit au passé, à l'imparfait évoque un souvenir d'autrefois d'un amour qui semble perdu irrémédiablement.

 

Brusquement, le retour au présent redonne une forme d'espoir, mais le vent parle au poète et évoque une forme d'impossibilité à aimer toute une vie.

 

Par ailleurs, l'évocation de l'automne associé aux larmes montre et souligne l'éloignement de la jeune femme.

 

Le poète voit alors "sa robe tourbillonner", dans un parc où virevoltent les feuilles d'automne qui sont personifiées puisqu' elles "frissonnent".

Mais, la jeune femme n'est désormais, plus qu'un rêve...

 

Ce paysage automnal représente bien l'état d'âme du poète : ce sont ses propres frissons que l'on perçoit, en fait, dans cette description pleine de regrets et de mélancolie liée à l'automne.

 

La nature personnifiée, le vent qui parle, les feuilles qui frissonnent donnent à cette évocation une grande poésie...

 

Le vent apparaît bien, ici, comme le symbole de la fuite du temps qui emporte tout sur son passage... Les vers très courts peuvent suggérer l'envolée du vent et l'écoulement rapide du temps qui passe.

 

La mélodie souligne la douceur, le rêve représenté par la beauté de la jeune femme. Les finales de voyelles féminines soulignées dans la prononciation, "joli-e, ravi-e, parti-e" accentuent cette impression de douceur.

 

On retrouve dans ce texte, des thèmes traditionnels : le temps qui passe, l'amour et la difficulté de l'exprimer, l'automne qui évoque la tristesse, un amour perdu que le souvenir garde intact.

 

La simplicité, l'harmonie de la mélodie redonnent vie à ces thèmes éternels...

 

 

 

 

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 11:31
Sur un air d'accordéon...

 

 

L'accordéon évoque les bals populaires, une musique entraînante qui donne envie de danser...

 

Des airs de bal musette virevoltent, tourbillonnent autour du musicien...

 

L'accordéoniste fait corps avec son instrument : il tangue, bascule avec lui, il épouse son accordéon, l'enlace avec ferveur et enthousiasme.

 

L'accordéoniste fait vibrer des airs populaires connus de tous, il nous enivre de ces mélodies légères, aériennes...

On écoute avec émerveillement un air extrait des Parapluies de Cherbourg : Je ne pourrai jamais vivre sans toi.

 

Une musique mélancolique, émouvante, envoûtante, qui fait rêver... une musique composée par Michel Legrand, un musicien d'exception...

 

On est emporté aussi par des airs de bal musette. Mon amant de Saint-Jean, Sous les ponts de Paris...

Des mélodies populaires, connues de tous... un patrimoine musical empli de charme...

 

Le musicien égrène les notes avec sensibilité : il vit sa musique, il est concentré, les yeux fermés, il danse avec son accordéon...

 

Les doigts courent sur le clavier avec vivacité, élégance...

 

On admire la maîtrise du musicien, sa technique...

L’accordéon, pour certains, n’est qu'un instrument poussiéreux et complètement dépassé. Celui de nos aïeux, de la musette, de la valse et des guinguettes de l’avant et de l’après guerre. 

Même s'il est synonyme de musique populaire, il a servi tous les genres et tous les styles de musique. 

Classique, opéra, jazz, rock...

C'est un merveilleux instrument aux sonorités amples et somptueuses.

 

A l'accordéon : Félicien Brut

"Portant son instrument sur les plus belles scènes du moment , Félicien Brut s’impose comme le représentant de l’accordéon dans la nouvelle génération de musiciens classiques. Instrumentiste virtuose, il réconcilie musiques populaires et savantes, rend hommage au style musette tout en favorisant la création contemporaine, fédère autour de lui un collectif de musiciens brillants au service d’un répertoire et de programmes dont l’éclectisme transcende les genres."

 

 

Vidéos :

 

https://youtu.be/XJEFbsFpbso

 

https://youtu.be/JdWQp9K8T24

 

 

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 12:16
Retrouver un regard d'enfant...

 

Les enfants sont curieux du monde qu'ils découvrent, ils observent avec étonnement tous ceux qu'ils rencontrent : l'enfant s'intéresse spontanément à l'autre, il porte un regard attentif sur les êtres et les choses... il a une extraordinaire capacité d'émerveillement.

 

Dans le jardin de la ville où je me promène parfois, il n'est pas rare qu'un enfant à vélo me lance un bonjour très appuyé. Le plus souvent, les adultes, eux, ne disent pas bonjour à des inconnus.

Ainsi, l'enfant a ce don du bonheur de la découverte : il est à l'affût du monde...

 

Il serait bon de retrouver ce don, cette curiosité portée sur le monde, car trop souvent, nous ne regardons plus ce qui nous entoure.

Nous avons perdu cette capacité première de nous émerveiller et d'admirer.

Nous ne savons plus observer, nous ne prenons plus le temps de le faire.

 

Accaparés par des écrans de toutes sortes, nous en oublions de regarder les autres, le monde qui nous entoure.

 

Soyons curieux, curieux de littérature, de musique, de peintures, soyons curieux de la nature, des fleurs, des arbres, des oiseaux...

Cultivons cette qualité : la curiosité...

 

Comme l'écrit Jean-Pierre Martin, " la curiosité procède d'une attention affectueuse au monde. Le curieux, c'est d'abord celui qui s'inquiète et qui a grand soin. Etre curieux, avoir cure, ce n'est pas sans rapport avec l'amour du monde."

Le mot curiosité vient en effet d'un terme latin "cura", "le soin, le souci".

La curiosité permet de s'ouvrir aux autres.

 

C'est la curiosité qui nous fait progresser et découvrir de nouveaux horizons, c'est la curiosité qui nous invite à nous élever vers plus de savoirs et de réflexion.

 

La lecture est par excellence un acte de curiosité : elle nous offre la possibilité de nous intéresser à toutes sortes de sujets.

Lire, c'est être particulièrement attentif et concentré... ouvrir un livre, c'est une ouverture sur le monde...

 

Oui, la curiosité est stimulante : elle fait plus particulièrement partie du monde de l'enfance... il est essentiel de la cultiver.

 

 

 

 

 

 

Retrouver un regard d'enfant...

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 14:10
On avait un Teppaz...

 

A la maison, quand nous étions enfants, pas de télévision, pas de téléphone, pas de radio... mais on avait un Teppaz...

Un tourne-disque de couleur grise, sur lequel on passait et repassait des 45 tours...

Une autre époque !

 

Mes parents n'avaient pas beaucoup d'argent : mon père était ouvrier sur des chantiers maritimes, ma mère ne travaillait pas à l'extérieur, elle s'occupait de ses trois enfants.

 

Que de changements ont vu le jour ! 

Désormais, tous les foyers sont équipés de la télévision, de la radio, du téléphone... la plupart des jeunes disposent d'ordinateurs, de portables...

Ils suivent la mode, peuvent s'habiller avec toutes sortes de vêtements.

 

Le Teppaz de mon enfance est bien loin !

Que de temps j'ai passé à écouter des disques, toujours les mêmes, car notre collection de vinyles n'était pas très grande.

Il y avait les disques de Noël, puis les disques de chanteurs de variété : Pétula Clark, Tino Rossi, les Compagnons de la Chanson, Edith Piaf, des chansons napolitaines : O sole mio, Funiculi, Funicula... (car mes grands-parents paternels avaient des origines italiennes.)

 

Maintenant, le choix de chansons et de musiques est vraiment pléthorique...

 

Avec le Teppaz, c'était plus limité. Et, pourtant, je garde un souvenir enchanteur de ce Teppaz, unique instrument d'évasion qui permettait d'écouter de la musique.

Un petit appareil compact, facile à installer, à utiliser...

Le son qui s'échappait du microsillon, c'était magique !

 

On ne s'étonne plus de ces outils qui permettent de communiquer, de s'initier à la musique : ils sont tellement divers de nos jours !

 

La magie du Teppaz opérait à chaque fois ! Je connaissais les chansons par coeur, je m'en imprégnais, je les savourais dans chaque mot et dans chaque note de musique...

 

Désormais, les enfants sont saturés d'écrans de toutes sortes : c'est l'image qui a pris le pas sur tout le reste... c'est l'image qui fascine, attire, séduit.

On admire les chanteurs pour leurs voix, mais surtout pour leur look, leur façon de s'habiller, leurs coiffures...

Le monde de l'apparence a gagné du terrain.

Les adolescents échangent des photos sur leur portable, ils se photographient, se filment en toutes circonstances...

Le temps du Teppaz est révolu : des progrès énormes ont été accomplis dans le domaine technique, mais attention à la surconsommation des écrans qui est néfaste et dangereuse.

Le temps du Teppaz avait un charme indéniable : bien sûr, celui de l'enfance, mais aussi celui d'un temps où l'on appréciait des plaisirs simples qui paraissaient extraordinaires et précieux.

 

 

 

 

 

 

 

On avait un Teppaz...

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 09:19
Bras dessus, bras dessous...

 

 

Fred Mella, c'était une voix chaleureuse dont tout le monde se souvient... Fred Mella était le soliste de ce célèbre groupe, les Compagnons de la chanson, fondé en 1941.

Fred Mella nous a quittés le 16 novembre, à l'âge de 95 ans.

 

Le répertoire des Compagnons était composé de jolies mélodies populaires...

On se souvient plus particulièrement de cette chanson intitulée : Bras dessus, bras dessous...

 

Une chanson optimiste, une chanson pleine de gaieté... une chanson d'amour, bien sûr, qui évoque des gestes affectueux de tendresse : "Bras dessus, bras dessous, Bras dessous, joue contre joue"...

 

Des bras qui s'enlacent, des joues qui se frôlent... et on perçoit aussitôt une proximité amoureuse dans ces corps qui se rejoignent.

 

D'ailleurs, la labiale "b" réitérée, la sifflante "s" très douce semblent suggérer le désir amoureux et la tendresse.

 

La joie est au rendez-vous de ce couple d'amoureux. Trois comparaisons viennent souligner ce bonheur : les personnages sont assimilés à "deux oiseaux sur la même branche....", puis à "deux amants" qui se retrouvent "au bal du dimanche", enfin à "deux écoliers, le jour des vacances".

On entrevoit une simplicité et une évidence dans ces évocations, une impression de liberté et d'insouciance...

 

La chanson évoque, aussi, un bonheur quotidien qui se renouvelle : "Tous les jours que Dieu fait, nos joies recommencent."

 

L'amour est associé, d'abord, à une sensation olfactive : Et quand nous nous aimons, Notre amour sent bon, comme un drap séché au vent des lavandes..."

Des images du sud surgissent, des images de mistral, sur un champ de lavandes de Provence.

 

L'amour fait naître, aussi, une sensation gustative : "Bon comme un fruit croqué au vent des vendanges", évoquant cette fois des grappes de fruits abondantes et généreuses.

On entrevoit des joies simples de la vie liées à la nature...

 

Ainsi, l'amour semble procurer une plénitude de sensations, puisqu'on peut percevoir également une sensation tactile avec ce vent qui emporte et propage des parfums de lavandes et de fruits...

 

L'amour apporte, enfin, une plénitude de bonheur, comme le suggère cette expression : "tant qu'il durera, nous n'en demanderons pas plus...."

 

Le futur est ainsi envisagé, toujours de manière optimiste : "Quand nous aurons cent ans, Tous les deux comme à vingt ans..." Il révèle un amour qui s'inscrit dans la durée et la permanence.

 

La mélodie dansante nous entraîne dans le sillage de ces amoureux qui goûtent un bonheur idyllique.

 

Jean Broussolle a écrit les paroles, R.Marcucci, P. de Angelis ont composé la musique de cette chanson sortie en 1960.

L'interprétation des Compagnons de la chanson apporte tendresse et enthousiasme à cette mélodie....

 

 

 

 

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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 13:58
Barbara Furtuna : les voix corses...

 

 

Quatre chanteurs à la voix profonde et mélodieuse, deux guitares : voilà de quoi émouvoir et enchanter tout un public...

Barbara Furtuna nous fait découvrir des chants corses traditionnels, mais aussi tout un répertoire de nouvelles créations...

Le récital commence avec un air de guitare, puis une voix qui résonne, qui fait vibrer la langue corse, puis quatre voix à l'unisson : un chant qui roucoule, un chant fait pour consoler les âmes....

Des voix apaisantes, des sonorités qui font rêver... Le public est conquis dès les premières notes.

Le deuxième chant nous berce encore de ses envolées de douces sonorités...

 

Puis, c'est un chant religieux plus sombre qui nous émeut : en latin, d'abord puis en corse...

"Stabat Mater dolorosa
Juxta Crucem lacrimosa
Dum pendebat Filius."

"Debout, la Mère des douleurs
Se dresse le visage en pleurs,
Sous la croix où pend son Fils."

Les chanteurs égrènent d'autres mélodies envoûtantes... chansons d'amour, poésies emplies d'échos sonores... le choeur des voix est magnifique...

 

"Nous avons besoin de poètes, de penseurs qui viennent apporter une lumière nouvelle, quitte à contrarier, à déranger...", commente un des chanteurs.

 

C'est alors un chant mélancolique et lancinant qui évoque aussi un thème religieux : 

"Maria, O di senteli gridà
Ci portanu l’angunia
Chì l’ora hè venuta avà         
Maria, O tempu ùn ne ferma più
À morte è cusì sia
U to figliolu Gesù
Tandu penserai à tanti ghjorni è tanti mesi
Per ghjunghjene oghje à tamanti malanni
È per ch’ella sia più dolce la to offesa         
Maria, avà nun ti scurdà

 

Marie,
J’entends les clameurs
Qui nous annoncent l’agonie
Car l’heure est arrivée
Marie,
Il ne reste plus de temps
C’est la mort annoncée
De ton fils Jésus
Rappelle-toi de ces jours et ces mois
Pour arriver à ce jour funeste
Et pour que ta douleur soit plus douce
Marie, souviens t’en à présent
De ses premiers pas à ses premiers mots
Tu as été la mère de chaque instant de chaque pleur
Il n’y a pas de plus belle école que la vie
Marie, l’heure est arrivée"

 

Puis, c'est un chant d'amour empli de gaieté, très rythmé qui séduit encore le public...

 

Des messages viennent ponctuer les chansons : la Corse, terre agro-pastorale est devenue une terre résidentielle... L'appétit des promoteurs est sans limite, il ne faut pas sacrifier toute une jeunesse et une partie de notre âme sur l'autel du profit.

 

Des anecdotes aussi : un voyage en Albanie, l'occasion d'échanges enrichissants, la découverte d'une langue, d'une culture différentes...

Des plaisanteries sur la légendaire lenteur des Corses viennent émailler le concert.

 

Le récital s'achève avec l'hymne corse, le Salve Regina, chanté à cappella.
      
"Dio vi salvi Regina
E Madre Universale
Per cui favor si sale
Al Paradiso.

Voi siete gioia e riso
Di tutti i sconsolati,
Di tutti i tribolati,
Unica speme.

A voi sospira e geme
Il nostro afflitto cuore,
In un mar di dolore
E d'amarezza.

Maria, mar di dolcezza
I vostri occhi pietosi,
Materni ed amorosi
A noi volgete.

Noi miseri accogliete
Nel vostro santo Velo
Il vostro Figlio in Cielo
A noi mostrate.

Gradite ed ascoltate,
O Vergine Maria,
Dolce, clemente e pia,
Gli affetti nostri.

Voi dei nemici nostri
A noi date vittoria ;
E poi l'Eterna gloria
In Paradiso.    Que Dieu vous garde, Reine,
Et Mère universelle
Par qui on s'élève
Jusqu'au Paradis.

Vous êtes la joie et le rire
De tous les attristés,
De tous les tourmentés,
L'unique espérance..

Vers vous soupire et gémit
Notre cœur affligé
Dans une mer de douleur
Et d'amertume.

Marie, mer de douceur,
Vos yeux pieux
Maternels et aimants,
Tournez-les vers nous.

Nous, malheureux, accueillez-nous,
En votre saint Voile
Votre fils au Ciel
Montrez-le nous.

Acceptez et écoutez
Ô Vierge Marie,
Douce, clémente et pieuse,
Nos marques d'affection.

Sur nos ennemis
Donnez-nous la victoire ;
Et puis l'Éternelle gloire
Au Paradis."

 

Un beau moment de partage, de sensibilité, d'émotions... Des voix mélodieuses qui ont charmé et envoûté le public nombreux venu assister à ce concert...

 

 

 

http://www.barbara-furtuna.fr/wp-content/uploads/2016/04/textes-et-traductions-album-danima.pdf

 

 

 

 

imagina

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 11:26
Musique à la cour des Sforza et des Farnèse avec l'Ensemble A rebours...

 

 

Que diriez-vous d'un parcours musical en Italie du Nord à l'époque de la Renaisssance et au début du baroque ?

 Les familles Sforza à Ravenne et à Milan, les Farnèse à Venise, Parme, Plaisance, Mantoue ont été très influentes dans la politique, l'économie, la religion et les arts, surtout par leurs alliances avec les Médicis et les Visconti.
Elles se sont offert les meilleurs artistes pour la peinture, l'architecture et la musique tant profane que religieuse.

 

L'Ensemble A Rebours composé de solistes réputés a donné à Nîmes un récital de ces musiques anciennes peu connues... 

 

D'abord, on est charmé par un air mélodieux de Josquin des Prés : Baisiez-moi...  les chanteurs sont accompagnés par les sons d'une sacqueboute et d'un cornet à bouquin... dépaysement garanti...

 

Comment ne pas apprécier aussi la belle vivacité de ce morceau : El Grillo, Le grillon ? C'est enlevé, léger, charmant, scandé par un tambourin...

 

"El grillo è buon cantore,
Che tienne longo verso,
Dalle beve grillo canta.


Ma non fa come gli altri uccelli,
Come li han cantato un poco,
Van' de fatto in altro loco
Sempre el grillo sta pur saldo,
Quando la maggior è'l caldo
Al' hor canta sol per amore.

 

 

Le grillon est un bon chanteur
Il peut chanter longtemps
Il chante tout le temps


Mais il n’est point comme les autres oiseaux
S’ils ont chanté un peu
Ailleurs ils s’en vont
Le grillon reste ou il est
Et quand la chaleur est très accablante
Alors il ne chante que pour l’amour."

 

 

On écoute ensuite une danse d'un anonyme, un air de flûte solo : une musique légère, vaporeuse, sautillante...

 

Comment ne pas être séduit par l'air suivant de Palestrina : Amor, fortuna ? On est envoûté par la douceur et l'harmonie de cette mélodie.

 

On est aussi ébloui par la vivacité, la gaieté de ces airs : L'Innamorato, L'Accesso de Giovanni Gastoldi... quelle légèreté et quels envols de notes !

 

Puis, c'est un duo instrumental auquel on est convié, un "bicinium", avec sacqueboute et flûte : douceur et légèreté de la flûte, notes plus graves de la sacqueboute, une musique apaisante qui nous entraîne vers le rêve...

 

C'est encore un duo instrumental de Frescobaldi qui nous enveloppe d'une musique envoûtante, douce : une canzone, la Bernardina...

 

Des madrigaux de Claudio Monteverdi, notamment S'andasse amor a caccia nous entraînent dans des notes légères, virevoltantes....

 

On pourrait s'étonner de voir Josquin des Prés dans un programme de musique italienne : en fait, il a passé une bonne partie de sa carrière en Italie, chez les Sforza.

Au cours d'un entracte, Mario Hacquard a présenté au public les instruments utilisés lors de ce concert :

la sacqueboute, ancêtre du trombone, le cornet à bouquin dont l'embouchure ressemble à celle d'une trompette...

Un beau moment pour ce concert donné dans le cadre de l'Automne musical de Nîmes, et une occasion de découvrir des mélodies peu connues...

 

 

MUSIQUE A LA COUR des SFORZA et des FARNESE, Josquin des Prés, Allegri, Ingegneri, Palestrina, Graziani, Gastoldi, Monteverdi, Frescobaldi, Sabbatini

Ensemble A REBOURS
Bertrand Dazin, contre-ténor
Pierre Vaello, ténor
Maud Caille, cornet à bouquin, flûte
Claire McIntyre, sacqueboute
Mario Hacquard, baryton et direction

 

 

 


 

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 12:50
Soyez passionnés !

 

C'est la passion qui fait rêver, qui fait oublier le quotidien dérisoire, c'est la passion qui exalte les êtres, les rend beaux...

Tant de passions accessibles à tous ! Le sport, la danse, la peinture, le jardinage, l'histoire, la lecture, la littérature, l'écriture...

Soyez passionnés ! C'est le sel de la vie !

 

Les êtres passionnés suscitent notre intérêt, notre curiosité et notre admiration : la passion qui les anime les fait vibrer de sensibilité, d'émotions...

Les passionnés sont des êtres curieux, avides de connaissances, et de découvertes...

 

On songe à Sylvain Tesson, à sa passion des voyages, de l'aventure, à sa soif de connaissances... Sylvain Tesson qui nous fait partager sa passion par l'écriture.

 

Mais il est des passions plus accessibles à tout un chacun.

Une de mes amies est passionnée de danse, une autre passionnée de peinture, un autre passionné de musique et de chant choral.

On perçoit l'enthousiasme de cet amateur de musique : il connaît le répertoire classique, maîtrise des connaissances techniques très pointues, est capable de commenter toutes sortes d'oeuvres musicales...

Les musiciens sont des passionnés de leur art : ils nous émeuvent par leur sensibilité, leur capacité à transmettre des émotions.

 

C'est la passion qui éveille la curiosité, qui donne envie de progresser, la passion est source d'émerveillements...

Soyez passionnés ! Je vous conjure de l'être...

Soyez passionnés et vous serez plus épanoui et heureux !

 

J'ai lu récemment ce bel éloge de la passion, sous la plume de Jean-Claude Guillebaud...

"C'est le feu qui compte. La passion, quand elle est sincère, donne à la vie ses couleurs, son bruit, sa folie, sa beauté. Elle nous éloigne de la tiédeur et du calcul chipoteur. Les êtres passionnés portent en eux je ne sais quel principe de séisme. Ce sont autant de bateaux ivres rimbaldiens : "oh! que ma quille éclate ! Oh ! que j'aille à la mer !"

 

Vive les passions ! Elles nous aident à vivre, à aimer, elles nous font avancer...

 

 

 

 

 

Soyez passionnés !

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 11:52
Deux jeunes musiciens à l'honneur : Héloïse Houze et Basile Maurel...

 

 

Ils sont jeunes, remplis d'enthousiasme, ce sont des musiciens en formation, et ils ont donné un magnifique récital au Carré d'Art dans le cadre des Jeudis de Nîmes.

 

Basile Maurel a fait une démonstration époustouflante de son talent au cours d'un récital de piano.

D'abord, il interprète avec brio le prélude et la fugue en ré majeur BWV 874 Livre II de Bach.

 

On est subjugué par la virtuosité de ce très jeune musicien : le piano claironne dans une mélodie dansante, puis la musique devient plus lente, s'apaise, s'adoucit et nous fait rêver.

Quelle maîtrise dans l'interprétation !

Basile Maurel joue sans partition, de mémoire...

 

Puis, on découvre les Variations sérieuses op. 54 de Mendelssohn. La musique d'abord assez lente s'accélère dans un vertige de notes... on est emporté dans un vibrato et un tourbillon de notes...

Le rythme s'apaise à nouveau et nous berce de son harmonie.

 

L'extrait suivant nous transporte à nouveau dans une cascade, un torrent de notes : c'est époustouflant ! Il s'agit de l'étude n°4 op. 10 de Chopin...

 

Ce jeune garçon est impressionnant dans la maîtrise de son art, dans sa concentration, et ses interprétations étourdissantes...

 

Puis, c'est Héloïse Houze qui nous présente un extrait de Roxanna Panufnik, compositrice britannique née à Londres le 24 avril 1968.

La musicienne joue avec son alto une mélodie aux airs un peu tziganes, mélancolique et douce...

On est envoûté par cette musique au rythme empli de douceur...

 

Enfin, les deux jeunes artistes interprètent ensemble un concerto pour alto de Béla Bartok.

La musique est d'abord ponctuée par quelques notes graves au piano, un air lancinant, sombre, puis on écoute avec ravissement un ruissellement de notes au piano... l'alto crisse, pleure, puis, le rythme devient dansant, tourbillonnant...

Magie de la musique qui nous emporte au bord du rêve !

Bravo à ces deux musiciens, jeunes diplômés du conservatoire de Nîmes, dont on a apprécié tout le talent et toute la modestie.

 

 

 

 

 

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