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23 septembre 2019 1 23 /09 /septembre /2019 12:06
Giorgio Cacchi dans ses oeuvres... au bord de l'étang et ailleurs...

 

 

Un récital de guitare et de musique électroacoustique surprenant et original...

Le guitariste utilise des enregistrements, des machines, des sons réels qui ponctuent ses compositions.

"Vous serez surpris, par moments..." annonce Giorgio Cacchi aux spectateurs...

 

Premier tableau, première journée : au bord de l'étang...

Dans ce premier morceau intitulé Aqua, Giorgio Cacchi nous fait percevoir le son de l'eau, goutte d'eau ou neige qui tombe... On écoute une mélodie très légère, douce, on entend les gouttes d'eau... puis, grâce à une machine acoustique, le son est amplifié avec des effets d'échos... on écoute encore la guitare et on entend la musique de l'eau... légèreté, transparence, délicatesse...

 

Le compositeur utilise aussi des chants d'oiseaux enregistrés, puis la guitare vient évoquer ces chants : légèreté, gaieté, bonheur au programme... le musicien nous fait vraiment entendre avec son instrument les voix des oiseaux...

 

Deuxième jour : un séjour dans un château du 19ème siècle... On écoute des bruits de portes qui craquent, et la mélodie de la guitare se fait plus sombre, avec des sonorités plus graves.

"Rassurez-vous, je suis normal dans la vie de tous les jours...", nous déclare avec humour le musicien.

 

Troisième jour : l'orage...

Le guitariste nous fait entendre le tonnerre : puis, c'est sa guitare qui gronde...

 

Quatrième jour : une promenade sur une allée de graviers... On entend les sons réels puis la guitare vient suggérer une marche lente, mesurée, douce...

 

Cinquième jour : qu'est ce qui peut bien arriver ? Le silence ! On apprécie, alors, une mélodie apaisante, au cours de laquelle le musicien berce sa guitare...

 

"Mais, la nuit, c'est quelque chose de particulier, je compose la nuit..", nous confie Giorgio Cacchi.

"Un soir d'insomnie, quand on ne dort pas, des objets prennent des proportions particulières..." Le musicien exhibe alors une énorme montre rouge, dont on entend le TIC TAC bruyant, avec un son amplifié.

"Quand on ne dort pas, cela devient insupportable...", et c'est le sujet du morceau suivant intitulé Insomnia.

Avec le TIC TAC de la montre, le guitariste nous joue un air obsédant, amplifié, qui résonne de plus en plus fort, jusqu'au vrombissement...

 

Puis, le musicien évoque un de ses professeurs qui lui a fait aimer la musique : il a alors composé un morceau pour le remercier : une jolie mélodie intitulée Carrousel dans laquelle on perçoit toute la reconnaissance et la gratitude de l'auteur...

"Je lui envoie la partition pour qu'il la corrige, et il me répond avec un autre morceau La ronde", le musicien nous joue, alors, une mélodie virevoltante, pleine de virtuosité et d'élégance...

 

Soudain, on passe à une autre évocation : "Il y a 50 ans, le premier homme sur la lune... aujourd'hui, on peut trouver cela un peu ringard, on ne sait pas si c'est bien vrai, toute cette histoire."

"Mais, il y a quelque chose de mystérieux dans l'espace..."

Et c'est là la partie la plus étonnante de ce concert.

Car le musicien nous fait revivre l'événement : grâce à une guitare électrique avec archet électronique, on entend comme une sonorité de sirène, on écoute aussi l'enregistrement de conversations entre les cosmonautes Aldrin, Armstrong et la NASA.

Puis, c'est le compte à rebours :  ten, nine, eight, seven...

On est vraiment dans l'ambiance. Et c'est alors que le musicien se met au piano pour jouer une mélodie sombre, ténébreuse comme l'espace : on ressent alors toute la beauté et le mystère de l'univers.

Le compositeur revient à sa guitare qu'il frappe de la main, et sur laquelle il interprète un air envoûtant...

 

On passe ensuite à une toute autre ambiance : "Je ne suis jamais allé à Cuba, mais en écoutant des musiques cubaines, j'ai composé ce morceau..."

On est alors saisi par le rythme enjoué de la mélodie : un rythme de bossa nova qui donne envie de danser...

 

On est encore étonné par un dernier morceau... "Quand je suis arrivé dans cette région, j'ai été surpris par le vent, sa violence..." Et le musicien nous joue la musique du vent, d'abord assez douce puis tonitruante, en frappant sa guitare.

 

 Avec sa bonhomie, son accent italien chantant, et avec son  talent de musicien,  Giorgio Cacchi a suscité la curiosité et emporté l’adhésion des nombreux spectateurs venus écouter son récital.

Ce spectacle s'est déroulé au Carré d'Art dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

 

 

 

 

 

 

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20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 12:53
Voyage en musique vers l'Italie baroque...

 

Trois musiciens pour nous faire voyager dans le temps et l'espace : Patrick Oliva, violoniste, Olivia Gutherz, violoncelliste et gambiste, Simon Wadell spécialiste du théorbe, ce magnifique instrument à cordes pincées — une sorte de grand luth — créé en Italie à la fin du XVI e siècle. 

 

Le récital était consacré à des compositeurs italiens d'origines diverses : Naples, Bologne, Rome, Venise, Florence...

 

On est d'abord envoûté par une musique de Falconieri : Il primo libri di canzone... 

Andrea Falconieri (né en 1585 ou 1586 à Naples - mort en 1656 dans sa ville natale), également connu sous le nom de Falconiero, était un compositeur italien de la première moitié du XVIIe siècle, ce qui correspond au début de la musique baroque.

Une musique légère, vaporeuse qui nous berce...

 

Puis, c'est une sonate d'Isabella Leonarda qui nous entraîne dans son sillage : mère supérieure dans un couvent des Ursulines à Novara, elle a composé des musiques emplies de vivacité, de charmes.

Une femme musicienne, c'est rare à cette époque, comme la souligne Patrick Oliva dans la présentation de cet extrait musical.

 

On se laisse ensuite envoûter par la sonate pour violon et basse continue opus 5 n°3 de Corelli.

On admire la virtuosité des musiciens, notamment le jeu du violoniste : Patrick Oliva fait danser son instrument, il danse avec lui, tout son corps s'anime, bascule, tout son corps vit la musique intensément.

Le musicien se penche sur son violon, transpire...

Puis, le violoniste quitte la scène...

 

La violoncelliste nous présente alors son instrument : un violoncelle baroque, sans pique, qu'elle maintient avec ses genoux. Elle nous explique que le son de ce violoncelle est particulièrement doux.

On est alors subjugué par la sonate pour violoncelle et basse continue n°5 de Vivaldi. On admire les doigts de la musicienne qui se meuvent avec agilité sur les cordes...

C'est magnifique ! Les larmes me montent aux yeux... que c'est beau !

 

Enfin, le violoniste revient : il a troqué sa chemise pour un polo plus léger...

Il revient pour interpréter la Sonata accademica pour violon et basse continue  n° 3... Une merveille de subtilités et de variations musicales...

 

Bravo à ces trois musiciens dont on a apprécié l'enthousiasme, qui nous ont transmis l'amour de leur art, leur passion pour la musique...

 

 

 

 

 

 

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 12:18
Concert de musique baroque... petits égarements en duo...

 

 

Un concert pour découvrir la musique baroque et ses instruments : c'est une belle découverte, et un moment dédié à la sensibilité, l'émotion, aux surprises.

 

Michel Coppé jeune violoniste s'implique dans des démarches créatives, que ce soient des recherches sur la musique ancienne, les oeuvres contemporaines ou encore la musique expérimentale improvisée.

 

Audrey Sabbatier, violoncelliste, a joué divers concerts en solo et avec différentes formations en France, aux Etats-Unis, en Suisse, en Allemagne...

 

Les deux musiciens étaient réunis pour un concert baroque donné au Carré d'Art dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

 

Ils arrivent sur la scène, vêtus de noir.  Lui, la barbe naissante, les cheveux en bataille, elle, le visage rond éclairé par une chevelure blonde...

Un long moment pour accorder les instruments, car nous explique plus tard Michel Coppé, les cordes des instruments baroques sont constituées de boyaux...

 

Puis, le concert commence avec le duo pour violon et alto KV 423 en sol majeur de Mozart, morceau adapté pour violoncelle dès 1805.

Légèreté, douceur, gaieté, élégance, vivacité... 

Les instruments pleurent, puis chantent, la musique s'épanouit, virevolte, on est ébloui par des motifs répétés qui s'envolent...

 

C'est à une Fantaisie baroque en 3B que nous invitent ensuite les musiciens : Bach, Bella Bartok, Lucciano Berio... un voyage musical entre des siècles différents...

 

La vivacité, l'harmonie de la musique de Bach nous transportent... les instruments semblent pleurer, la musique se fait mélancolique, sombre, grave...

On entend alors le violon qui grésille dans des sonorités très aiguës :  comme un insecte qui virevolte...

On retourne ensuite à la légèreté, à la délicatesse, au charme de la musique de Bach.

 

Avec Bela Bartok, on entend des rythmes slaves endiablés dans une musique tourbillonnante.

 

On se laisse ensuite bercer par le romantisme du 2ème duo pour violon et violoncelle BI 242 en do majeur de Alessandro Rolla.

Une mélodie dansante qui s'adoucit et s'apaise...

 

Un grand bravo à ces deux musiciens dont on a apprécié l'enthousiasme, la créativité, la fantaisie, le talent...

 

 

 

 

 

 

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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 13:48
Un somptueux récital de piano avec Brice Martin...

 

 

Il s'appelle Brice Martin, "il est né en 1981 et a commencé l'étude du piano à l'âge de 5 ans. Il donne son premier concert à l'âge de 14 ans et entre à la même époque au conservatoire de Nîmes. Il obtient en 1999 une médaille d'or de piano ainsi qu'un premier prix de musique de chambre. A la même époque, il débute ses études de médecine à Nîmes. Parallèlement à sa formation médicale (il se spécialise ensuite en psychiatrie à Paris), il continue à nourrir sa passion pour le piano qui lui permet de remporter, en 2004, le troisième prix du concours des grands amateurs de Paris. Depuis, il se produit régulièrement, en particulier avec les "grands amateurs" dans le cadre de Pianestival. Il a notamment joué à Paris, Nice, Shanghai et Budapest. Brice Martin réside actuellement à Valence, et exerce en tant que psychiatre à Lyon, au centre hospitalier du Vinatier, dans une unité dédiée à la réhabilitation de patients atteint de pathologie mentale."

 

Brice Martin arrive sur la scène, avec son physique d'adolescent, il se met au piano, et il joue Rêve d'amour de Franz Liszt... 

Et, aussitôt, la magie opère... le jeune musicien nous embarque dans cette mélodie romantique à souhait.

Les notes se déroulent avec harmonie et tendresse... le musicien nous emporte dans un univers de rêve et de beauté. Comment ne pas être sous le charme ?

 

Puis, il nous présente les extraits suivants : Le Roi des Aulnes de Franz Schubert, d'après un poème de Goethe. Différents personnages sont mis en scène... Un père à cheval avec son enfant malade et délirant, il fuit à travers la forêt... il rassure son fils qui a peur, car il vient d'apercevoir le Roi des Aulnes, avec sa couronne et ses longs cheveux... 

 

Les différents personnages sont illustrés par des thèmes musicaux différents que nous fait entendre le musicien, avant de jouer les extraits.

Ainsi, le musicien se fait aussi pédagogue... et il déclare modestement : "Je vais essayer de jouer ce morceau..."

 

Puis, on écoute la mélodie tantôt sombre et ténébreuse quand l'enfant exprime ses inquiétudes, tantôt adoucie quand le Roi de Aulnes essaie de séduire l'enfant et de l'attirer vers lui....

Somptueuse mélodie ! Somptueuse interprétation !

Le musicien est alors applaudi longuement par l'assistance.

 

Il se lance ensuite dans une interprétation époustouflante de différentes études du compositeur Alexandre Scriabine, successivement Etude, op. 8 n° 3, n° 11, Etude op. 42 n° 5, puis Vers la Flamme, op. 72.

Quelle virtuosité ! Les doigts du musicien courent avec agilité sur le piano... on est ébloui par le jeu du virtuose, sa dextérité, sa sensibilité.

On peut encore s'émerveiller à l'écoute du Köln Concert, part II C de Keith Jarrett : une musique rythmée et fluide qui nous enchante.

 

Le récital s'achève avec un morceau de Erroll Garner : I' ll remember April. Du jazz, du rythme encore qui nous entraîne dans un tourbillon étourdissant de notes...

 

Bravo à Brice Martin pour ce récital éclectique et somptueux. Bravo pour ce moment de rêve et d'émerveillement...

 

Ce récital a été donné au Carré d'Art, dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

 

 

 

 

 

 

 

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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 10:42
Arrivées Eva-naissantes en direct de la Gare Saint-Charles à Marseille...

 

Un spectacle poético-chorégraphique, un spectacle loufoque, où sont évoqués de nombreux personnages qui se croisent dans une gare, un spectacle pour rire de notre société et de ses travers, un spectacle pour rêver, voilà de quoi séduire et enchanter tous les publics.

 

L'action se situe à Marseille, à la gare Saint-Charles....

Deux comédiens, une comédienne font vivre une galerie de personnages hauts en couleurs...Les dialogues sont ponctués par un percussionniste de talent qui nous berce d'une douce musique...

 

D'abord, est campé le personnage de la jeune fille qui angoisse de partir, de rater son train, d'être à la mauvaise place, la jeune fille qui rêve d'amour... la poésie est convoquée pour suggérer cette envie d'amour qui la submerge... "elle veut tomber amoureuse de l'amour, elle rêve d'un wagon d'amour..."

Puis, c'est un personnage avec des écouteurs sur les oreilles : il scrute la jeune fille en train de manger, image du désir amoureux...

Au rythme des percussions, la jeune femme se met à danser une chorégraphie emplie de charme et de sensualité, elle fait danser ses bras, s'enroule sur elle-même...

Cette danse se double d'une chorégraphie filmée en arrière plan...

 

Puis, un acteur joue le rôle d'une "professeuse violentée par le ministre", elle hurle, éructe contre le sort qu'elle subit, elle crie : "Je gueulante, j'en peux plus, c'en est fait, je me casse, je demande ma mut" (mutation)."

Ensuite, c'est la comédienne qui évoque une scène de révolte des femmes armées de leurs gilets roses... Elles veulent transformer la gare Saint-Charles en gare Sainte-Charlotte, féminiser tous les mots : "la traine pour le train, la wagone pour le wagon..."

 

Des personnages fugitifs sont esquissés : une vieille dame anglaise qui s'écrie à plusieurs reprises : "Et vive la France !", une jeune fille toujours en retard... et bien sûr elle a raté son train.

 

Avec l'accent, on entend aussi un retraité de la SNCF : "Ce mistral, putain, con, dis, qué mistral, fan de chiche, le mistral est toujours gagnant !"

Il raconte des blagues et termine son discours en disant : "Je prendrai bien un pastaga..."

L'occasion de savourer le bel accent de Marseille...

 

Un des acteurs imite alors le bruit d'un train, et il énumère toutes les stations autour de Marseille : "Aubagne, La Pomme, La Blancarde, Miramas etc."

Il déclare au passage : "Nous subissons un retard de 195 jours... veuillez nous excuser..."

On croise aussi le stéréotype sudiste, celui qui dit : "Putaing, fan de chichourle..."

Et, bien sûr, on écoute aussi la voix si douce, imperturbable de la SNCF... et tout d'un coup, la voix se transforme, elle éructe : "J'en peux plus, je voudrais inventer des phrases."

 

Enfin le veilleur de nuit de la gare s'exprime : "Allez, on ferme, il faut partir maintenant, et vous aussi, Monsieur le Maire de Marseille, il faut partir..."

Ainsi, l'actualité apparaît constamment en arrière-plan du spectacle...

Les acteurs arrivent à restituer à merveille l'ambiance fébrile d'une gare, ses bruits, ses personnages... 

 

Poésie, rire, tendresse, douleur, dérision, douceur, tous ces éléments se conjuguent dans ce spectacle original où se mêlent musique, danse, théâtre.

 

 

 

 

 

"Arrivées Eva-naissantes, sur un texte de Bruno Paternot. Les scènes se passent à la Gare St-Charles, arrivées et départs en tous genres. Les espoirs et les défaites, les fuites et les retrouvailles sont au centre de la mise en scène : une galerie de personnages dresse le tableau de la société en marche ou plutôt en mouvement du XXIe siècle. Parce qu'une gare est bien plus qu'un lieu où l’on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien, des gens qui vivent, y vivent et qui éructent. Dans une langue truculente et variée, la parole se libère pour révéler dans la joie et ʺl'allezgraisse ʺ le ʺrire-diculeʺ de notre vie."


Concert-spectacle interprété par Bruno PATERNOT, comédien, Aude COURTIEL, danseuse, comédienne et Tom GAREIL, percussionniste.
Ce Concert-spectacle EN CRÉATION a été présenté au Carré d'Art dans le cadre des Jeudis de Nîmes 2019
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Arrivées Eva-naissantes en direct de la Gare Saint-Charles à Marseille...

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 11:18
Mademoizel Quartet... pour une magnifique soirée tango...

 

 

Elles sont belles, jeunes, pétillantes... elles s'installent, une par une, sur la scène, vêtues de rouge et de noir, et les violons, le violoncelle se mettent à vibrer sous leurs doigts... elles sont trois et elles attendent avec impatience l'altiste : "On a perdu l'altiste"...  "Toujours pareil !" dit une des violonistes..." L'altiste arrive enfin tout doucement, comme pour s'excuser...

  "On peut pas s'accorder, non plus ?" dit une autre musicienne.

Il s'agit bien sûr d'une mise en scène amusante avant de démarrer le spectacle...

 

Et la musique rayonne aussitôt éblouissante...

"De qualité, la musique envahit âme et corps, emplit, sature les os. Immobilise, saisit, pétrifie... rend dense et attentif. Elle aère, allège, libère, assouplit, dynamise les muscles, fait voler. Fait couler, ruisseler, fait jaillir les larmes et les mouvements. Allume les sentiments, embrase les émotions, enflamme l'intelligence, incendie l'inventivité..." c'est ainsi que Michel Serres décrit les effets de la Musique...

 

Et c'est ainsi que les quatre musiciennes nous émerveillent de leur talent, de leur enthousiasme...

 

On se laisse bercer par un tango célèbre de Carlos Gardel : Por una Cabeza... Le titre espagnol signifie "juste pour une tête", sous-entendre "d'un cheval". La chanson parle en effet d'un parieur compulsif sur des courses de chevaux, il compare alors son addiction pour les chevaux avec son attirance pour les femmes...

 

On écoute, ensuite, un tango d'Astor Piazzolla, plein d'intensité et d'émotions... douceur et âpreté alternent...

 

Le morceau suivant Oblivion de Piazzolla encore nous enveloppe dans des notes envoûtantes emplies de sensibilité... Cette oeuvre traite musicalement le douloureux sentiment de l’oubli –  "oblivion" étant le terme poétique en anglais désignant cette pénible réalité. 

 

Puis, on est séduit par un tango empli de charme de Madis Jarvi, Eine Kleine Nacht Tango...

 

Un autre tango tendre nous enchante de ses notes langoureuses...

 

Les tangos se succèdent, nous enveloppant dans des musiques enivrantes, sublimes... 

 

On entend ensuite une des mélodies les plus célèbres : Besame mucho, chanson de variété écrite et composée dans les années trente par la pianiste mexicaine Consuelo Velázquez, d'après une aria d'Enrique Granados. Un tango envoûtant dont on connaît les paroles sensuelles et enivrantes...

 

Le récital s'achève avec Libertango de Piazzolla, dans un vertige de notes étourdissantes...

Bravo aux musiciennes pour cette soirée éblouissante d'émotions, de passion, de tendresse...

Le Mademoizel Quartet, quatuor à cordes féminin de Music Event Fever, constitué de musiciennes issues des grands conservatoires propose un répertoire large et varié, du classique à la pop et variété, des tangos et musiques du monde , ou encore de l’électro...
 


Violon I Anna Swieton
Violon II Marielle de Rocca Serra
Alto Marie Maillot de Corte
Violoncelle Maude Ferey-Lehodey

 

Ce concert a été donné au Carré d'Art dans le cadre des Jeudis de Nîmes...
 

 

 

 

 

 

 

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14 août 2019 3 14 /08 /août /2019 10:08
NikanOmpa... un beau voyage musical...

 

Un quatuor vocal qui nous fait découvrir la musique mexicaine et ses rythmes exotiques, c'est un dépaysement garanti et une belle découverte...

Ce concert s'est déroulé au Carré d'Art dans le cadre des festivités des Jeudis de Nîmes.

 

Des mélodies anciennes datant du 16ème et du 17ème siècles, des textes en latin, des musiques plus récentes, des chants traditionnels : voilà une beau programme permettant d'appréhender une culture musicale que l'on connaît peu.

 

Le concert s'ouvre sur des chants en latin, d'inspiration religieuse, d'abord "Coenantibus autem illis" de Juan de Lienas, mélodie apaisante, emplie de sérénité... puis, dans le même registre, Lamentatione Hieremiae de Manuel de Sumaya.

La musique sacrée nous transporte dans un monde de paix et d'harmonie : les voix nous enchantent et nous subjuguent.

"Coenantibus autem illis accepit Jesus panem 
Benedixit ac fregit deditque discipulis suis: 
Accipite et manducate hoc est enim corpus meum."

 Puis, on écoute" Xicochi ",  un motet du XVIIe siècle , écrit par Gaspar Fernandes alors qu'il était organiste à la cathédrale de Puebla.

"Xicochi, xicochi, 
Xicochi, xicochi 
Xicochi conetzintle 
Xicochi conetzintle 
Caomiz hui hui Xoco dans Angelos moi 
Caomiz hui hui Xoco dans Angelos moi 
Caomiz hui hui Xoco en moi Angelos 
En Angelos moi dans Angelos me 

Alleluia Alleluia"

"Dors, dors, dors, dors 
dors 
mon enfant 
Dors, mon enfant 
En effet, les anges sont venus pour t'appeler (dans le monde) 
En effet, les anges sont venus pour t'appeler (dans le monde) 
En effet, les anges sont venus pour t'appeler (au monde) 

Alleluia, alleluia"

 

La musique exotique des mots, leurs sonorités nous font rêver et voyager vers des contrées lointaines...

Puis, c'est une mélodie emplie de gaieté et de vie qui nous enchante : Convidando esta la noche, de Juan G. Cespedes.

 

"Convidando está la noche
Aquí de músicas varias
Al recién nacido infante
Canten tiernas alabanzas
Ay, que me abraso, ay! divino dueño, ay!
En la hermosura, ay! de tus ojuelos, ¡ay!
Ay, cómo llueven, ay! ciento luceros, ay!
Rayos de gloria, ay! rayos de fuego, ¡ay!
Ay, que la gloria, ay! del portaliño, ay!
Ya viste rayos, ay! si arroja hielos, ¡ay!
Ay, que su madre, ay! como en su espero, ay!"


 

"Convidando está la noche" est un chant de Noël écrit au XVIIe siècle.

Le refrain est une guaracha , une chanson de danse rapide, probablement d'origine espagnole.

 

La mélodie qui suit, intitulé  Xtoles est probablement une des plus anciennes mélodies connues encore vivantes. C'est une chanson de danse guerrière maya au Dieu Soleil. C'est l'occasion de découvrir un curieux instrument de musique : une mâchoire d'âne, utilisée au Pérou ou au Mexique, cet instrument de musique est appelé également Kijada. On le percute sur le côté tout en grattant les dents comme un guiro.

Maya :

"Conex, conex palanxen, xicubin, xicubin yocolquin.
Conex, conex palanxen, xicubin, xicubin yocolquin.
Xola mayola, xola mayol, ea, ea, ea, o. 
Conex, conex palanxen, xicubin, xicubin yocolquin.

 


Xtoles se prononce chitolès

Conech, Conech pah leh chen, 
Chicoubinn, chicoubinn, yoh kol kinn. 
Conech, Conech pah leh chen, 
Chicoubinn, chicoubinn, yoh kol kinn. 
Cho-la ma-yo-la, cho-la ma-yol, è-a, è-a, è-a o.
Conech, Conech pah leh chen, 
Chicoubinn, chicoubinn, yoh kol kinn.

 

 

Allons-y, allons-y les garçons, car le soleil se lève
Allons-y, allons-y les garçons, car le soleil se lève
Cho-la ma-yo-la, cho-la ma-yol, è-a, è-a, è-a o.*
Allons-y, allons-y les garçons, car le soleil se lève."

 

On peut encore écouter"La bruja", un style de musique dit "jarocho" de la ville de Veracruz. C'est un des plus populaires airs de danse traditionnelle là-bas. 

"La bruja" veut dire "la sorcière". C'est une sorcière qui suce le sang comme un vampire. Cette chanson est l'histoire d'une vieille femme célibataire qui veut attraper un homme (au moins un !).

 

"Ay! qué bonito es volar
a las dos de la mañana,
a las dos de la mañana,
¡ay! qué bonito es volar,
¡ay mamá!

 Volar y dejarse caer 
en los brazos de una dama. 
Ay qué bonito es volar 
a las dos de las mañana, 
¡ay mamá!

 Me agarra la bruja
y me lleva a su casa,
me vuelve maceta
y una calabaza.

Ah !, que c'est beau de voler
À deux heures du matin,
À deux heures du matin.
Ah !, que c'est beau de voler,
Ah, maman !

 Voler et se laisser tomber
Dans les bras d'une dame.
Ah !, que c'est beau de voler
À deux heures du matin,
Ah, maman !

La sorcière m'attrape
Et m'emporte à sa maison,
Elle me transforme en pot de fleur
Et en citrouille."

 

Le récital s'achève avec le célèbre Besame mucho de Consuelo Velazquez :

"Bésame, bésame mucho  Embrasse-moi, embrasse-moi beaucoup,
Como si fuera esta noche la última vez  Comme si cette nuit était la dernière fois,
Bésame, bésame mucho  
Embrasse-moi, embrasse-moi beaucoup,
Que tengo miedo tenerte  Car j'ai peur de t'avoir
Y perderte otra vez  Et de te perdre après..."

 

 

Ce quatuor vocal, riche par la diversité de ses membres Ileana MUÑOZ, soprano, Zoé VAUCONSANT MASSICOTTE, contralto, Emilio GUTIÉRREZ TLACAELEL, ténor et Clemente HERNANDEZ, baryton, promeut la musique mexicaine et voyage à travers les époques.

 

 

 

 

 

 

 

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9 août 2019 5 09 /08 /août /2019 08:59
Guitare espagnole...

 

 

Magie de la guitare ! Magie des sonorités égrenées par le musicien !

Penché sur son instrument, le guitariste nous fait voyager vers le sud, l'Espagne...

Limpidité des notes !


La beauté du geste ! Les sons qui s'envolent, comme par magie de la guitare, des trilles, des éclats de soie, des murmures qui s'emportent soudain.

 

L'émotion provoquée par un simple instrument, la tristesse, la joie, la mélancolie, la révolte, le désarroi, le bonheur...

 

C'est à un triptyque espagnol que  nous convie le musicien...

D'abord, Junto al Generalife de Joaquin Rodrigo... 

Puis, on se laisse charmer par une sérénade espagnole de Joaquim Malats...

Enfin, Zapateado, une danse espagnole de Regino Sainz de la Maza...

 

Quelle dextérité ! Quelle harmonie entre l'homme et sa guitare ! Il fait corps avec elle, l'enlace, la maîtrise, la séduit...

 

Quelle poésie et quelle sensibilité dans le morceau de Joaquin Rodrigo ! On retrouve toute la tendresse et l'émotion de ce compositeur. La guitare résonne de sons enchanteurs qui nous emmènent au bord du rêve...

Quelle douceur aussi dans la sérénade espagnole !

Et quelle grâce, quelle finesse dans la danse espagnole !

 

Ainsi, grâce à la musique, on voyage vers les terres du sud, on est ébloui par des paysages, par des danses rythmées...

On voyage vers l'Andalousie, la Castille, la Galice, l'Estramadure... des lieux inondés de lumières et de soleils, des oasis, des jardins aux fruits rafraîchissants...

On entend les sonorités éclatantes de la langue espagnole...

 

Bravo au musicien pour ce moment d'émerveillement... Bravo à Eric Iglesias qui a su nous enchanter au cours de ce récital donné dans le cadre des Jeudis de Nîmes..

 

 

 

 

 

 

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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 11:14
N'oublions pas la sensibilité !

 

 

Au pays de Descartes, où la raison est triomphante, nous oublions trop souvent l'importance de la sensibilité...

"Ne méprisez la sensibilité de personne ; la sensibilité de chacun, c’est son génie.", a écrit Charles Baudelaire.

La sensibilité c'est la faculté de sentir, c'est aussi un sentiment d'humanité, de tendresse envers les autres.

 

Dans nos sociétés vouées à la technicité, la sensibilité n'est plus à l'honneur : on la méprise, on la considère comme un signe de faiblesse.

Dans une société vouée à la consommation et au chiffre, la sensibilité n'a plus sa place.

Il faut être efficace, performant, on en oublie toute l'importance et toute la valeur de la sensibilité.

 

Les artistes font preuve d'une grande sensibilité, les peintres, les écrivains, les musiciens développent cette qualité grâce à l'exercice de leur art.

Que serions-nous sans les arts, sans la musique, la littérature, la poésie, la peinture ? Des êtres sans âme...

 

Nous oublions trop souvent dans le monde moderne de  faire appel à nos 5 sens.

Voir, contempler, toucher, sentir, entendre, écouter, goûter, nous ne prenons plus le temps de le faire...

Et pourtant, c'est ce qui fait notre humanité. 

Nous sommes souvent comme aveugles, sourds, dépourvus d'odorat, de goût, de sensation tactile...

 

La sensibilité est en fait "une connaissance profonde, unique et définitive."

C'est un savoir précieux, elle est même ce qui nous permet de nous orienter dans la vie, de savoir ce que nous aimons, ce qui nous déplaît, ce qui nous motive.

Et il est vrai que notre sensibilité n'est pas vraiment éduquée : ainsi, les médecins sont recrutés sur leurs performances physico-mathématiques.

Les qualités sensibles ne sont pas prises en compte : elles sont pourtant essentielles, pour un médecin.

Un médecin ne doit-il pas écouter ses patients, avoir le sens de la personne ?

Or, souvent, les médecins deviennent de purs techniciens dénués d'humanité.

Il importe ainsi de redonner une place à la sensibilité dans de nombreux domaines, il importe pour chacun d'entre nous de retrouver une sensibilité.

 

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/3-minutes-de-philosophie-pour-redevenir-humain/baudelaire-ne-meprisez-la-sensibilite-de-personne-la-sensibilite-de-chacun-cest-son-genie

 

 

N'oublions pas la sensibilité !

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 10:26
Un magnifique concert de musique classique pour ouvrir les Jeudis de Nîmes...

 

 

La musique adoucit les moeurs, réunit et rassemble les gens...

Trois jeunes artistes ont fait l'ouverture des concerts classiques des Jeudis de Nîmes : le trio BOCAL. Cet ensemble, composé des clarinettistes Aimée HEGE et Antoine MÉZY et de la bassoniste Eléanore HEGE nous a convié à un programme musical éclectique allant de Haendel à Astor Piazzola en passant par Tchaïkovski et Gerschwin.

 

Ils sont jeunes, bourrés de talent et d'enthousiasme, ils nous font partager leur passion de la musique...

 

Le concert débute en douceur avec la Suite en do majeur de Georg Friedrich Haëndel : moment de paix, d'harmonie... on se laisse bercer par cette douce musique.

 

Puis, c'est le Divertimento n° 3 de Mozart qui nous charme et nous enchante de ses notes emplies de gaieté.

 

Des extraits de la suite Casse-Noisette de Tchaikovski nous emportent alors dans un tourbillon de fantaisie et de rêverie... puis, c'est la marche et la Danse russe qui nous surprennent de leurs notes virevoltantes.

 

La Danse des mirlitons nous invite aussi à la rêverie...

 

La célèbre Valse des fleurs nous fait tournoyer dans ses replis de notes somptueuses... on se laisse emporter par cette musique virevoltante...

 

La Tritsch-Tratsh Polka de Johan Strauss nous saisit, alors, de son rythme endiablé...

 

On écoute ensuite trois préludes pour piano de George Gerschwin, compositeur américain influencé par le jazz et le blues, une musique envoûtante...

 

On est enfin captivé par le rythme argentin des tangos d'Astor Piazzola...

 

Bravo à ces trois jeunes talents, anciens élèves du conservatoire de Nîmes qui nous ont offert ce spectacle musical aux tonalités variées.

Bravo à ces musiciens dont on a pu admirer et apprécier toute la virtuosité...

 

 

 


 

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