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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 09:09
Des clowns et des chevaux...

 

Le spectacle commence comme une parade : les clowns d'abord, perchés sur des échasses, font de grands gestes, s'élancent vers la foule, interpellent le public, puis viennent les chevaux... cheval de trait, poney, à la robe brune, cheval blanc monté par une cavalière revêtue d'une somptueuse robe, d'autres chevaux encore crinière au vent...

 

Une musique d'orphéon accompagne ce joli cortège qui défile sous les yeux éblouis des spectateurs...

 

Puis, le clown Jojo entre en scène : son poney le suit allègrement sur la piste, soudain,  il se cabre majestueusement devant lui...  le poney se livre ensuite à un exercice d'équilibriste sur une planche à bascule puis sur des briques superposées...

 

Un somptueux cheval de trait apparaît, alors, monté par une cavalière vêtue d'une robe à volants...

Le cheval marche au pas, danse, galope, caracole : sa robe luisante aux teintes brunes, sa crinière sombre contrastent avec la tenue claire de la cavalière...

Puis, c'est un pas de deux avec une mule quelque peu réticente qui se met en place.

 

Tout au long du spectacle, on peut admirer la beauté des chevaux : manifestement, ces chevaux magnifiques sont heureux de participer à ce spectacle.

Leur beauté, leurs gestes témoignent d'une grande confiance en l'homme : ils se laissent guider par la voix, ils saluent la foule...

 

Les chevaux sont soignés, bichonnés : leurs robes luisantes, leur entrain sur la piste disent toute la bienveillance dont ils sont entourés.

Et quel bonheur de les voir caracoler, virevolter !

 


Spectacle envoûtant : on est rempli d'admiration devant tout le travail mis en oeuvre... tout semble si facile, et pourtant, le dressage des chevaux est un art à part entière...

Spectacle complet : musique, costumes, chorégraphie, harmonie, élégance...

Bravo à tous ceux qui ont participé à cette fête somptueuse !

 

 

Ce spectacle a été présenté par Les Arénos, aux Jardins de la Fontaine à Nîmes.

 

 

 

 

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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 12:11
Les chanteurs d'oiseaux aux Jardins de la Fontaine...

 

Ils arrivent, à pas feutrés, dans leur costume sombre, ils scrutent attentivement le ciel et les arbres, ils écoutent le silence.... et soudain, après un geste d'envol, le cri strident d'un oiseau traverse le jardin... puis on écoute un autre chant, modulé. aux notes variées...

 

Les chanteurs d'oiseaux parlent aux oiseaux qui leur répondent... 

Et le public alentour tend l'oreille... un moment de recueillement intense... c'est si rare dans notre monde de bruits où tout s'accélère.

 

Les arbres bruissent de chansons : les oiseaux sont là, bien cachés dans les bosquets, fauvettes, rouges-gorges, mésanges, passereaux...

Sur le chemin, dans la montée vers les hauteurs du jardin, les oiseaux se font de plus en plus présents, leurs voix rayonnent et les deux chanteurs nous invitent à les suivre d'un coup de sifflet.

On ne voit pas les oiseaux, qui fuient les regards, mais on écoute avec bonheur leurs chants mélodieux.

 

Un peu plus haut dans le jardin, soudain, la réponse des oiseaux aux sifflets des chanteurs se fait plus nette, plus précise... et réitérée...

Quel est ce mystère ? C'est, en fait, une mise en scène bien orchestrée : entre les arbres, on voit apparaître un musicien avec son saxophone. Lui aussi imite les oiseaux avec son instrument. Il descend lentement les marches et rejoint le public.

 

Puis, on assiste à une sorte de duel musical entre le musicien et les chanteurs d'oiseaux : c'est à celui qui fera le plus de bruit pour impressionner l'autre.

Le musicien accompagne les sifflets des chanteurs et les voix des oiseaux.

Les chanteurs imitent ensuite des gallinacés en quête de nourriture, scrutant le sol avec avidité.

Et ça caquette allègrement, en choeur,  avec le musicien qui joue un air de Carmen, le tout s'achevant sur un cocorico tonitruant.

En chemin, on rencontre une promeneuse avec son chien : les gallinacés défient l'animal de leur caquètements insistants, et le chien s'éloigne après un moment de stupeur.

Le concert se poursuit au son du saxophone...

Une canne empruntée à un des spectateurs devient perchoir pour les chanteurs d'oiseaux qui finissent par se disputer la place.

Les chanteurs font aussi participer le public à leur conversation avec les oiseaux : ils interpellent les spectateurs par des cris et ceux-ci leur répondent.

Sur l'air de la Vie en rose, on assiste alors à une scène cocasse et amusante de séduction amoureuse entre deux oiseaux qui ont des attitudes bien humaines...

 

Humour, invention, poésie... Jean Boucault et Johnny Rasse captivent leur auditoire : ils nous entraînent dans leur sillage à la rencontre des oiseaux, de leurs chants, de leurs moeurs...

Les deux chanteurs nous offrent un beau moment de détente et d'harmonie dans un cadre magnifique : les hauteurs sauvages et boisées des Jardins de la Fontaine, à Nîmes.

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 13:40
Le rêve du pêcheur...

 

 

 

Une chanson qui nous fait rêver, qui nous transporte vers le sud, les océans : comment ne pas se laisser bercer ?

Ce rêve du pêcheur que nous chante Laurent Voulzy, tout le monde y est sensible...

 

La chanson s'ouvre sur une formule réitérée avec un effet de chiasme à valeur d'insistance : 

"J'ai un rêve
Le rêve que j'ai
Tout l' monde le fait"...

La simplicité du vocabulaire, l'emploi des verbes "avoir, faire" souligne la sobriété de la vie évoquée dans ce rêve puisqu'il s'agit de "vivre de pêche"...

 

L'emploi de la première personne "je" donne une tonalité lyrique au texte qui prend une allure de confidence personnelle.

 

Le mot "océan" répété, souligné par une interjection et une exclamation, est mis en valeur et magnifié.

Le complément circonstanciel "au sud" vient compléter le rêve du poète.

 

Soudain une formule plus générale vient briser ce rêve d'évasion : "Mais les rêves, on les empêche..."

Et le rêve revient inlassablement, comme le soulignent la répétition du verbe "jeter" et de l'expression "jeter des filets"...

Il se concrétise avec l'évocation d'un bateau et d'un bonheur simple, évident, ce que suggère bien la répétition du verbe "être".

"Être heureux dessus
Être sur un bateau
Je rêve d'eau..."

 

L'activité associée à ce bonheur est elle-même simple : "pêcher des poissons".

 

Faisant, alors, appel à un jeu de mot, le poète oppose le verbe "pécher", symbole du mal, dans nos sociétés, à ce plaisir de "pêcher".

Il oppose un "ici" coercitif à un "là-bas" empli de libertés.

 

Ces libertés sont bien représentées par l'expression imagée : "pêcher le vent".

 

Ainsi, l'océan est bien le symbole d'un espace de libertés et les "poissons moqueurs"sont même capables de "donner bon coeur".

 

L'océan permet aussi de vivre près de la nature, d'admirer "la lune, les étoiles, le soleil levant...."

Et l'amour est aussi suggéré par l'expression : "pêcher des baisers dans le vent..."

 

Et cet ailleurs est également une occasion de devenir "meilleur" .

Le rêve se parachève dans ce souhait : "vivre d'amour et d'eau fraîche", oublier les soucis, s'évader loin d'un monde étriqué.

 

La mélodie rythmée nous emporte sur les flots de ces océans du sud évoqués par le poète.
 

 

 

 

 

 


 

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 10:34
Un concert dédié aux chants des oiseaux...

 

A l'origine de ce concert : Cinq contes de la Petite Forêt... Composé par Dominique Jayles, ce madrigal ornithologique est fondé sur la transposition musicale d'une soixantaine de chants et de cris d'oiseaux...

 

Organisé en cinq actes, il épouse le déroulement d'une journée, de l'aube au crépuscule, en passant par le grand silence de midi.

 

Il s'ouvre sur l'évocation d'une nuit d'été dans une forêt du sud de la France et se referme sur le retour de l'obscurité.

Le spectateur se retrouve ainsi plongé dans une ambiance feutrée, mystérieuse, au coeur d'une forêt où bruissent les oiseaux...

Etrangeté de ces sons qui habitent la forêt... Une nature vibrante de cris et de chants d'oiseaux enveloppe l'auditoire.

Magie des instruments de musique et de la voix humaine qui reconstituent les bruits d'une forêt !

 

Ce concert a été donné par les élèves des classes de piano et de musique de chambre du Conservatoire de Nîmes.

 

Puis, on écoute le Prince de la nuit, le Grand Duc, un hibou, le plus grand d'Europe, avec ses 60 centimètres de hauteur, il se confond souvent avec les falaises dans lesquelles il aime nicher... quand la lune apparaît, un long hululement déchire le silence, alors, le Prince de la nuit part en chasse pour traquer hérissons, rongeurs et renardeaux.

Bienheureux ceux qui ont pu apercevoir sa silhouette noire, posée sur un arbre mort, se découpant sur le bleu d'un ciel de pleine lune, il semble alors imposer son règne comme on ne sait quel dieu terrible et respecté... le tout sur une musique de Jean-Denis Michat... un morceau pour saxophone alto et percussions. 

 

Un autre instrument, le piano nous permet d'entendre le coucou, grâce à une musique de Claude Daquin....

 

C'est ensuite un morceau de Claude Debussy qui emporte l'auditoire dans ses arabesques : Clair de Lune de la Suite Bergamasque...

 

On se laisse encore bercer par une musique de Philippe Gaubert, Soir d'automne, des Trois Aquarelles.

 

On peut rêver en écoutant toute la poésie et la douceur de l'Andante du trio avec piano en Sol Majeur de Mozart.

Puis, c'est une musique d'Astor Piazzola qui nous emporte dans ses méandres rythmés.

 

Le concert s'achève sur La Notte de Vivaldi : un air pour flûte, cordes, et basse continue en sol mineur...

Douceur et vivacité alternent... une musique particulièrement adaptée pour évoquer l'univers des oiseaux...

 

Ce concert se déroulait dans le prestigieux Musée d'art contemporain de Nîmes, le Carré d'art, en face de l'antique Maison Carrée.

 

 

 

 

 

Cinq contes de la petite forêt...

Cinq contes de la petite forêt

Le grand Duc

Le coucou

Clair de lune de la suite bergamasque Debussy

Soir d'automne

Mozart

Astor Piazzola

Vivaldi La notte

Vivaldi La notte

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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 09:04
Un conte celte : les trois chevaux de la princesse Rigantona...

 

 

Un barde qui ponctue son récit d'une lyre, de percussions, d'instruments de musique antiques, sistre, auloï, voilà de quoi nous faire voyager vers des temps anciens et nous faire rêver... Le récit met en scène une princesse celte, nommée Rigantona...

Le barde chante, accompagné de sa lyre, à la façon antique, il évoque la richesse et la puissance de la princesse...

"Sa plus grande richesse était ses trois chevaux blancs qui pouvaient galoper aussi vite que le vent !

A une trentaine de lieues de la citadelle de la princesse, quelque part plus au sud, vivait un vieil homme, il avait élevé ses trois neveux devenus orphelins.

Un soir, alors que le vieillard dormait déjà, les trois garçons se mirent à discuter : l'aîné prit la parole, il rêvait de quitter ses montagnes, et de parcourir le monde... "pour cela, il te faudrait les trois chevaux de la princesse Rigantona...", dit Rémos son frère... Aussitôt,  germa l'idée folle de voler les trois chevaux.

Le cadet évoqua alors la difficulté de l'entreprise. Mais l'aîné téméraire se dit prêt pour l'aventure.

 

Les voilà partis pour s'emparer des chevaux, ils descendirent dans la vallée, se mêlant aux marchands gaulois, grecs, étrusques, égyptiens...

Là, ils ont monté leur étal... A la fin de la journée, les trois frères avaient vendu une grande partie de leurs fourrures et avaient en mains une bourse bien remplie de potins gaulois, et de quelques drachmes grecs.

Le soir, comme des ombres, les trois neveux se sont faufilés dans la nuit entre les tentes des marchands, ils ont traversé à la nage la rivière Mosella, ils se sont retrouvés au pied des murailles de la citadelle.

Avec un crochet de fer et une corde, ils se sont hissés au dessus des parois de la citadelle, assommant une première sentinelle, ils sont descendus à l'intérieur de la cour.

 

Là, ils ont vu un grand bâtiment orné de têtes de chevaux, c'étaient les écuries de la princesse.

Ils ont poussé la porte et sont entrés... dans la pénombre, ils ont vu les trois chevaux de la princesse.

Ils étaient magnifiques ! On aurait dit comme des joyaux d'argent scintillant sous la lune...

"Regardez comme ils sont beaux !" dit l'aîné.

Mais l'alerte était donné"...

On assiste alors à la fuite effrénée des trois voleurs : récit haletant, ponctué du rythme d'un tambour.

 

Tout l'art du conteur est de nous faire vivre cette fuite éperdue : on perçoit l'angoisse, la précipitation, l'espoir d'échapper aux poursuivants.

Mais les trois fuyards sont finalement capturés et traduits devant la princesse Rigantona...

Les trois voleurs sauront-ils se tirer de ce mauvais pas ?

 

La suite du conte met en valeur la puissance et l'impact de la parole : le logos, "le caractère magique"du verbe dans les anciennes sociétés celtiques...

C'est par le verbe que les trois neveux pourront sortir vivants de cette aventure.

Belle leçon de ce conte qui célèbre les pouvoirs de la parole.

Belle mise en abîme, puisque le barde lui-même a su captiver l'attention du public venu nombreux pour l'écouter !

A lui tout seul, il a su mettre en scène différents personnages qu'il a fait vivre sous nos yeux...

Poésie, musique, action,  rythme haletant, le récit a captivé tous les spectateurs, petits et grands.

Ce spectacle se déroulait dans un cadre somptueux : les Jardins de la Fontaine, à Nîmes, devant l'antique temple de Diane.

 

 

 

Avec dans le rôle du barde : Pascal Minne

 

 

http://www.galliamusica.com/pages/spectacles/page-1.html

 

 

Photo : Pixabay,  vidéos : rosemar

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 12:55
Ces musiciens inspirés par les oiseaux...

 

"Les oiseaux sont nos maîtres", disait le célèbre compositeur Olivier Messiaen...

 

Marc Simon, musicien Nîmois, a présenté une conférence passionnante au cours de laquelle il a évoqué ces musiciens ailés que sont les oiseaux... Ce fut l'occasion de mettre en évidence la démarche et l'oeuvre du grand compositeur Olivier Messiaen : ce musicien devenu ornithologue qui notait le chant des oiseaux en a fait une oeuvre foisonnante pour piano : le Catalogue d'oiseaux.

Mais il ne fut pas le seul à s'inspirer des oiseaux...

Les hommes ont été depuis toujours intrigués par le langage des oiseaux, par leur capacité à voler... des artistes ont essayé de restituer leur beauté, par des peintures, des sculptures, de la musique...

 

Olivier Messiaen est né en 1908, à Avignon. Fils d'une poétesse connue, Cécile Sauvage, il était doté d'une oreille absolue. Il apprit d'abord le piano sans professeur, en autodidacte, puis fit des études approfondies de cet instrument.

Son destin fut bousculé par la guerre de 40 : fait prisonnier, il est envoyé au Stalag VIII-A à Görlitz. Là, malgré les épreuves, il se consacre à la musique, il écrit notamment une pièce pour clarinette... Et en écoutant ce morceau, on songe immédiatement à un chant d'oiseau !

Messiaen parvient aussi à composer un trio pour violoncelle, violon et clarinette : les Allemands sont impressionnés par le talent de ce musicien et lui fournissent même un piano. Il compose encore durant sa réclusion son Quatuor pour la fin du Temps. 

 

D'autres compositeurs ont été aussi inspirés par le monde des oiseaux :

Au 15ème siècle, Clément Janequin a composé toute une série de pièces consacrées aux oiseaux.

"Rossignol du bois joli...


Rossignol du boys joly,
À qui la voix resonne,
Pour vous mettre hors d'ennuy
Votre gorge iargonne :
 
Frian, frian, frian, frian, frian, frian, frian, frian,
ticun, ticun, ticun, ticun, ticun, ticun,
qui la ra, qui la ra, qui la ra,
huit, huit, huit, huit, huit, huit,  huit, huit,
fereli fy, cy ty oy ty oy ty ot ty, trr,
tu, tu, tu, tu, tu, qui lara, qui lara,
ticun, ticun, ticun, ticun, ticun,
coqui, teo, teo, teo, teo, teo, teo, teo, teo, teo, teo...

 
Fuyez, regretz, pleurs et souci, pleurs et soucy,
Car la saison l'ordonne, fuiez, regretz, pleurs et soucy,

Réveillez vous, coeurs endormis,
Le dieu d’amours vous sonne."


 

Et Janequin nous fait entendre le chant des oyseaulx qui incarnent tous les états du désir, une musique polyphonique, très aérienne.

 

Marc Simon nous invite alors à écouter un extrait de Messiaen : Trois petites liturgies de la présence divine...  on croirait entendre la voix du vent ou des anges...

 

Autre musicien inspiré par les oiseaux : François Couperin au 18ème siècle qui compose le Rossignol en amour, une pièce pour flûte et clavecin...

 

Mais il importe aussi au cours de cette conférence d'écouter de véritables chants d'oiseaux enregistrés en Camargue... on peut ainsi les comparer avec des morceaux de Messiaen, notamment l'alouette calandrelle....

Messiaen ne se contente pas de restituer le chant des oiseaux, il nous fait entendre aussi le vent, un autre animal qui passe, sa musique décrit les paysages, un craquement des branches...

Pour Messiaen, la musique nous entraîne vers le monde de l'esprit, de l'imaginaire.

 

Puis, c'est au tour du merle de nous faire entendre sa voix, que l'on peut comparer à un extrait de Messiaen, le merle bleu..

 

On apprend encore qu'il existe de nombreux peuples siffleurs, de par le monde, au Brésil, en Amazonie, aux Canaries ... Féloche leur rend hommage dans une de ses chansons...

 

Sans oublier ces chanteurs d'oiseaux, Jean Boucault et Johnny Rasse qui imitent à merveille le chant des oiseaux... Magnifique !

 

La conférence s'achève sur un concert auquel participent de nombreux spectateurs : munis de flûtes, de crécelles, pipoirs, sifflets, ils imitent et reconstituent toute la faune qui peuple les bois.

 

 

https://youtu.be/AO3FdH_wgRw

 

 

http://file:///C:/Users/rosema/Downloads/FICHE%20ECOUTE%20le%20chant%20des%20oiseaux.pdf

 

A partir de 3 minutes, 12 secondes, écoutez le chant de l'oiseau...

Clément Janequin...

Un hommage aux peuples siffleurs...

Les chanteurs d'oiseaux...

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 10:08
Non, je n'ai pas regardé le concours eurovision de la chanson...

 

 

Depuis quelques années, je ne regarde plus le concours eurovision de la chanson : trop de lumières, trop de paillettes, trop de décors kitsch... 

Ce concours devient une foire aux excentricités...

Un spectacle qui laisse trop de place aux apparences au détriment de la qualité des chansons interprétées par les concurrents... un signe des temps, sans doute.

 

Partout, le clinquant gagne du terrain : les voitures, les vêtements, les objets qu'on nous vend sont de plus en plus sophistiqués. Dans le domaine alimentaire, il s'agit aussi d'attirer l'oeil, de séduire les consommateurs grâce à toutes sortes d'artifices... Peu importe, au fond, la composition du produit, c'est l'apparence qui s'impose... L'industrie agro-alimentaire nous vend des produits artificiels qui perdent leur authenticité.

Pourquoi le concours eurovision de la chanson échapperait-il à cette règle ?

 

Cette année, le candidat sélectionné pour représenter la France n'était-il pas lui-même l'archétype de la sophistication ? Longue perruque blonde, vêtement blanc clouté de paillettes d'argent, Bilal Hassani n'a pas fait dans la simplicité.

Loin de là... Certes, le message que véhiculait la chanson se voulait humaniste : l'acceptation des différences, mais ce n'était pas suffisant pour en faire une chanson de qualité... la mélodie, les paroles répétitives n'emportaient vraiment pas la conviction.

 

C'est le Néerlandais Duncan Laurence qui a été sacré vainqueur de cette 64e édition de l'Eurovision à Tel-Aviv.

Et c'est tant mieux !

 

Assis derrière son piano dans un décor sobre et sombre, il a offert une performance en décalage complet avec la profusion de paillettes, de danseurs et de feux d'artifice des autres candidats.

C'est un vrai musicien qui a été récompensé... Aucun artifice, un costume classique, simple, une voix émouvante, puissante...

 

Le roi Bilal, lui, n'a pas réussi à séduire le public : à trop vouloir se démarquer, il a hérité de la 14ème place du concours.

Une leçon à retenir de ce palmarès : le talent, le vrai se nourrit de simplicité, d'une certaine modestie.

Les artifices, la sophistication à outrance qui envahissent nos sociétés constituent des pièges trompeurs et néfastes.

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/musique/les-pays-bas-remportent-l-eurovision-19-05-2019-2313491_38.php#xtmc=bilal-hassani&xtnp=1&xtcr=8

 

 

 

Non, je n'ai pas regardé le concours eurovision de la chanson...

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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 10:41
Voyage au pays des oiseaux...

 

 

Elles cherchent le pays des oiseaux, plus précisément Coucouville-les-nuées, la cité idéale fondée par deux personnages dans la célèbre pièce d'Aristophane intitulée Les oiseaux.

Après avoir longtemps voyagé, elles croient être parvenues à destination, mais elles ne sont pas sûres.

 

Les deux protagonistes de ce spectacle, deux femmes essaient alors d'entrer en communication avec le monde des oiseaux, pour rétablir leur royauté usurpée il y a bien longtemps par les dieux et mise à mal tous les jours par les hommes...

L'une d'entre elles porte un baluchon, l'autre tient une harpe et une cage d'oiseau.

 

Les deux personnages discutent, c'est l'occasion de commenter d'abord le nom "oiseau" qui contient toutes les voyelles et la consonne "s". Comment ne pas voir que d'autres consonnes étaient plus appropriées ? Le "l" bien sûr, ou encore le "v" des ailes déployées, ce que souligne bien le poète Francis Ponge.

 

Soudain, une voix off déclare : "Coucouville-les-nuées, vous êtes arrivés à destination !"

Avec des jumelles, une des dames observe alors les alentours : elle voit un signe, un temple, un observatoire d'oiseaux... "temple, templum, templare, contempler... au départ, un temple, c'est simplement un rectangle qui est tracé par les devins, on y observait le passage des oiseaux, et ça servait à prédire l'avenir..."

 

Et les deux dames vont s'attacher à amadouer les oiseaux, les appeler au son d'instruments de musique, d'abord une flûte au son enchanteur, puis une autre minuscule flûte magique...

Ainsi, ce spectacle musical nous fait découvrir toutes sortes d'espèces d'oiseaux.

 

Sont tour à tour évoqués bécasseaux, pluviers, camarguais, aigrettes, martinets, goélands, bécasses, chouettes, rossignols, cigognes, faucons pèlerins...

Tant de noms d'oiseaux évocateurs, tant d'espèces que l'on connaît si mal... L'occasion de découvrir leurs caractéristiques, leurs moeurs étonnantes.

 

Un message est lancé aux oiseaux : "Pardon pour les cages, les fusils, les filets, les collets, la glu, pardon pour les ULM, les drones, pardon pour les lignes à haute tension, pardon pour le glyphosate et tous les insecticides, pardon pour les élevages en batterie, les pâtés, les tourne-broches, le coq au vin, la poule au pot..."

 

Bien sûr, la poésie est aussi convoquée au cours du spectacle : 

"Oiseau tranquille au vol inverse oiseau
Qui nidifie en l’air
A la limite où notre sol brille déjà
Baisse ta deuxième paupière la terre t’éblouit
Quand tu lèves la tête

Oiseau tranquille au vol inverse oiseau
Qui nidifie en l’air
A la limite où brille déjà ma mémoire
Baisse ta deuxième paupière
Ni à cause du soleil ni à cause de la terre
Mais pour ce feu oblong dont l’intensité ira s’augmentant
Au point qu’il deviendra un jour l’unique lumière..."

Le son de la harpe vient ponctuer ce poème de Guillaume Apollinaire.

 

Aux textes se mêlent des messages radios, des images vidéos, des enregistrements phono, des morceaux de musique, des sifflements, des chansons, des cris d’appeaux…

Ce spectacle enchanteur délivre avec humour et poésie un message écologique : les oiseaux doivent être protégés, alors que tant d'espèces disparaissent.

 

La compagnie Mistral gagnant est spécialisée dans les spectacles à la fois drôles, poétiques et scientifiques, traitant des relations de l’homme avec la Nature à travers de grands textes de la littérature (les arbres avec
Armand Gatti, les fleurs avec Colette, la botanique avec Jean-Jacques Rousseau, les insectes avec Jean Henri Fabre.)

Le titre du spectacle : Pinsons, rires et tétras lyres... un spectacle de et avec Pauline Tanon et Barbara Schröder.
 

 

 

Vidéo 4 :

https://youtu.be/pmTG4_PLA3Q

 

 

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22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 12:38
"Composer"... un verbe lié à l'écriture...

 

 

Dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie : du 19 au 26 mars 2019...

 

"Composer" ! Voilà un verbe ancien issu du latin "componere", dans lequel on reconnaît le préfixe "cum", "avec" et le verbe "ponere", "poser, placer".

Qui n'a jamais pratiqué l'exercice de la composition française ? un exercice scolaire formateur qui exige rigueur, compétence, savoir-faire...

Un exercice essentiel en cours de français : ce que l'on appelle parfois aussi la "rédaction". Mais je préfère le terme ancien de "composition"...

Tout un art de raconter, toute une science pour développer des idées. La composition suppose une construction, une lente élaboration, une réflexion approfondie.

Elle s'accommode de la lenteur, d'une longue maturation, d'efforts successifs.

Il est certain que face à l'instantanéité des informations dont on nous abreuve, la lenteur n'est plus à la mode... Composer, c'est retrouver ce goût ancien de la lenteur et de la patience.

 

La composition commence par un brouillon car personne ne peut écrire d'un premier jet, il convient de réécrire, de gommer, de raturer, de recommencer.

Les adolescents d'aujourd'hui souvent ne savent plus faire un brouillon...

L'écrit se travaille : choix des mots, forme des phrases, ponctuations, plan, effets de style...

 

La composition développe et forme la créativité de chacun... à vos plumes, à vos stylos, à vos claviers !

Et soyez attentifs à l'originalité ! Veillez au style !

Commencez par rassembler des idées, faites un plan, puis rédigez...

Non, ce n'est pas un exercice facile, il demande du temps et de la réflexion.

 

Mais, au bout de l'effort, c'est la récompense d'avoir trouvé le mot juste, la tournure de phrase qui convient, une certaine harmonie dans la composition et le déroulé des phrases.

Le bonheur de l'écriture, de remplir la page blanche !

Que de sujets de réflexion s'offrent à nous ! Que de descriptions ! combien de récits !

En composant, en écrivant, on touche à tous les arts : musique, peinture, théâtre, poésie... Ne dit-on pas aussi "composer un tableau, composer une musique" ?

L'occasion de développer son imagination, l'occasion d'exprimer des sentiments, des émotions, une sensibilité...

Un temps de pause dans un monde qui s'accélère, un temps de réflexion et de repos : une oasis de détente...

 

 


Les dix mots choisis pour illustrer cette thématique sont : arabesque, composer, coquille, cursif/-ive, gribouillis, logogramme, phylactère, rébus, signe, tracé.

 

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots-2018-2019

 

https://semainelanguefrancaise.culture.gouv.fr/

 

 

 

 

 

 

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6 janvier 2019 7 06 /01 /janvier /2019 13:49
Les elfes des neiges...

 

 

Un spectacle qui nous emmène au bord du rêve : des elfes, créatures venues d'ailleurs, dansent et virevoltent sous les yeux éblouis des spectateurs.

 

Longues robes blanches, lumineuses, lucioles devenues danseuses, les elfes font tourbillonner leurs robes de lumières dans l'obscurité de la nuit.

 

Deux musiciens rythment la danse tandis que les elfes font tournoyer des foulards arc-en-ciel qui s'envolent et s'emparent de la nuit...

 

Créatures féeriques, aériennes, les elfes dans des envolées de leurs bras, font surgir des images vaporeuses, des éclairs de lumières, des nuées de brumes neigeuses...

 

Les elfes mystérieuses, longues dames blanches, peuplent la nuit de leurs danses étourdissantes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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