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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 11:54
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...

 

 

Ancien village de pêcheurs, l'Isle-sur-Sorgue est traversée par de nombreux bras de la rivière : la Sorgue qui fut célébrée par tant de poètes depuis Pétrarque jusqu'à René Char...

 

L'eau est présente partout, elle sillonne la ville et offre au promeneur qui s'attarde sa fraîcheur, sa limpidité, ses murmures, ses teintes nuancées.

 

Les énormes roues à aubes, couvertes de mousse, qui scandent la ville, témoignent des nombreuses activités industrielles d'autrefois... dès le XIIe siècle des moulins étaient mentionnés dans des textes : ils servaient à moudre les grains de blé, et déjà au siècle suivant est attestée l’industrie drapière, puis à la fin de l’époque pontificale sont évoqués les moulins à papier, puis l'industrie de la soie et de la garance...

Ces roues font bruire l'eau, la magnifient dans des éclats ruisselants et légers.

 

On peut admirer aussi de vieilles maisons aux balcons ombragés, aux volets couleurs de ciel, des façades aux teintes de rouilles, de vieilles portes de bois robustes, cloutées à l'ancienne.

 

On aime s'attarder devant des boutiques aux décors désuets, aux peintures écaillées : un magasin d'ameublement, ou encore le café de France aux vitres ornées d'arabesques et de festons, puis une mercerie d'autrefois, et la manufacture Brun de Vian-Tiran...

 

Les arbres, les bâtiments, les nombreux ponts se reflètent dans l'eau, créant des tableaux somptueux de verdures aux teintes miroitantes.

 

La magie de l'eau, ses reflets changeants, ses remous, ses écumes tourbillonnantes, sa limpidité, sa transparence, des figuiers sauvages qui s'accrochent sur les bords de la rivière : tout invite à la rêverie et à l'admiration.

 

Au centre de la ville, on ne peut que s'émerveiller devant une impressionnante tour médiévale du XIIème siècle avec ses bâtiments annexes aux fenêtres à meneaux : elle faisait partie d'une résidence qui appartenait à une ancienne famille aristocratique. Au XVIIe siècle, une auberge, dite de « La Tour d’Argent », avait été installée dans une partie de ces bâtiments. 

 

A côté, l'église, la collégiale Notre Dame des Anges, bâtisse imposante avec son horloge, ses gargouilles, révèle à l'intérieur une riche décoration du 17ème siècle dans le goût baroque.

 

Sur les quais, on peut flâner en admirant la limpidité de l'eau, les algues qui se meuvent avec légèreté dans l'onde transparente.

On peut aussi, à loisir, s'attarder devant la galerie d'Anne Virlange, peintre des rêves oubliés.

On peut aussi se laisser bercer par le doux frémissement de la Sorgue, ses éclats lumineux...

 

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 08:50
Jeux d'eau dans la ville...

 

 

Les bassins, les jets d'eau ponctuent le haut du boulevard...

Ils apportent, au coeur de l'été, fraîcheur, bien être et harmonie aux promeneurs.

 

Le murmure de l'eau, les parfums de romarins, de lavande et d'immortelles s'exacerbent sous la chaleur de l'été et nous accompagnent tout au long de la balade...

 

Il est bon de faire halte près des bassins, d'admirer les pigeons en train de s'abreuver, de prendre un bain de pieds sous les micocouliers...

 

Les arbres frissonnent légèrement sous le vent de l'été et apportent leur ombre bienveillante.

 

Plus loin, des enfants courent à travers les jets d'eau, d'autres les traversent vivement avec leur trottinette...

 

Les jets montent, descendent, remontent, créant des éclats variés.

Des enfants pataugent avec délectation dans les bassins.

 

C'est la fête de l'eau qui ravit les corps et les coeurs : les enfants éclatent de rire, se défoulent sous les jets qui rebondissent.

 

Quand les jets s'évanouissent, surgissent des cris de déception, puis, soudain, quand ils reviennent, et se hissent en hauteur, c'est un bonheur renouvelé.

 

L'été offre, ainsi, ces plaisirs simples : le bonheur de sentir une eau fraîche, vivifiante.

Les merveilles de l'eau !

Aucun jeu n'est aussi précieux !

L'eau si évidente, si belle, si limpide !

 

Elle comble tous nos sens : vision de reflets chatoyants, limpidité, ruissellements, saveur et fraîcheur...

 

 

 

 

 

 

 

Jeux d'eau dans la ville...
Jeux d'eau dans la ville...
Jeux d'eau dans la ville...
Jeux d'eau dans la ville...
Jeux d'eau dans la ville...
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 10:35
Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....

 

 

Le soir tombe : un ciel à peine rosé nimbe les pins du jardin...

 

Les vasques s'auréolent aussi de teintes légères de bleu pastel et de roses subtils.

 

Les bas reliefs des grands vases se parent de jeux de lumières et d'ombres, redessinant les motifs : feuilles d'acanthe, fleurs, tiges, arabesques...

 

Les statues s'animent dans la nuit : la déesse Flore, dans des drapés somptueux, ouvre le bal...

Diane chasseresse se déhanche, flattant de la main, un chien au museau affectueux...

Endymion à la silhouette élégante prend la pose, le dieu Sylvain s'extasie devant le ciel qui se remplit d'étoiles.

 

Dans les lumières de la nuit, les Jardins de La Fontaine revêtent une allure étrange et mystique.

 

Les vasques illuminées deviennent des lanternes magiques...

 

Les arbres, dans l'ombre, forment un décor ébouriffé sur l'horizon.

 

Le nymphée déploie ses colonnades frissonnantes d'eau aux reflets dorés...

 

Le temple de Diane  se pare de teintes d'ocre et de miel...

 

Les cygnes, sur le plan d'eau où se reflètent les colonnades des balustres, glissent dans le silence de la nuit...

 

 

 

 

 

 

 

Depuis le mois de juin, les Jardins de la Fontaine à Nîmes ont été remis en lumière, après des travaux qui ont duré 5 mois :

 

https://www.francebleu.fr/infos/societe/les-jardins-de-la-fontaine-s-illuminent-1486740610

 

 

Photos : rosemar

Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....
Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....
Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....
Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....
Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....
Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....
Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....
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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 13:48
Un concert étourdissant de cigales....

 

 

Sous les pins de l'été, les cigales s'enivrent de chaleur... elles se répondent en échos continus sur la colline...

 

Elles célèbrent le ciel bleu, elles disent des senteurs exacerbées d'aiguilles de pins...

 

Leurs chants se répercutent d'arbre en arbre, leurs voix se répandent partout et irradient le paysage.

 

Sous le vent sec de l'été, leurs voix s'intensifient, redoublent, se perpétuent à l'infini.

 

Elles sont là dans les pins, secrètes, mystérieuses : on ne les voit pas et, pourtant, elles envahissent l'espace de leurs chants inlassables.

 

Elles sont là dans les replis des arbres, cachées sous les branches, invisibles et sonores, discrètes et si présentes.

 

Leurs voix apaisantes douces comme le miel nous racontent les bonheurs de l'été...

 

Leurs voix divines nous disent les splendeurs et les senteurs de la belle saison : thym, lavande, romarin, pinèdes...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 12:32
Cygnes dans les vagues...

 

 

 

Les petits cygnes sont désormais prêts à affronter vagues et remous : la mère leur ouvre le chemin et ils se prêtent au jeux de l'eau avec délectation.

 

Ne pas se laisser entraîner par le courant, aborder les remous avec détermination, accélérer dans les turbulences : les petits cygnes apprennent vite comment franchir les obstacles...

 

Un bonheur de vaincre la peur, les dangers, de se laisser ballotter dans les tourbillons, de chavirer, de se redresser, d'apprivoiser l'eau...

 

La conquête de l'eau ! Tout un art et tout un apprentissage !

 

Et une fois l'obstacle franchi, une course effrénée des petits cygnes qui traduit un bonheur, un enthousiasme, une émulation, une griserie sans pareille !

 

Ronde, danse près des remous !

 

Tout autour, le spectacle de l'eau dorée par le soleil de l'été....

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 13:24
Dans l'eau de la claire fontaine, elle se baignait toute nue...

 

 

 

Un thème érotique pour cette chanson de Brassens : une baigneuse qui révèle sa nudité dans un cadre champêtre...

Le personnage féminin anonyme, désignée simplement par le pronom "elle", est ainsi présentée comme l'archétype, l'image même de la femme et de sa beauté.

 

Le décor est planté, dès le premier vers : "Dans l'eau de la claire fontaine...", un décor rustique, une source d'eau limpide qui ne peut qu'inciter à la baignade.

 

L'emploi de l'imparfait à valeur durative suggère un bonheur de profiter de ce bain, dans toute sa plénitude : "Elle se baignait toute nue..."

 

Mais, ce bonheur est troublé par "une saute de vent soudaine", expression imagée, qui fait songer à "une saute d'humeur"... La nature personnifiée semble ainsi se faire la complice du poète qui assiste à ce spectacle.

 

Le passé simple qui suit souligne la brutalité du vent, et marque une rupture : "jeta ses habits dans les nues..."

 

Aussitôt, le poète se met en scène, puisque la jeune fille l'appelle à l'aide.

Le mot hyperbolique "détresse" restitue le désarroi sans doute exagéré de la baigneuse....

 

Privée de vêtements, la belle réclame "Des monceaux de feuilles de vigne,
Fleurs de lis ou fleurs d’oranger...", afin de masquer sa nudité.

 

Pudeur ou comédie de la chasteté ? La jeune fille demande du secours et la nature environnante est convoquée pour couvrir son corps : feuilles, fleurs souvent associées à la beauté féminine, et révélant sa délicatesse...

 

Le poète s'applique alors à lui fabriquer un corsage, "avec des pétales de roses", encore un symbole de beauté, d'harmonie et d'amour...

 

Une seule rose suffit pour confectionner le corsage, une façon de rendre hommage à l'élégance, la finesse de la jeune femme désignée par le terme élogieux : "la belle".

 

Et c'est une seule feuille du pampre de la vigne qu'utilise le poète pour fabriquer "un bout de cotillon..."

 

Le jeu de séduction se poursuit puisque la jeune femme se lance dans les bras de son sauveur pour le remercier et se retrouve "toute déshabillée", expression qui fait écho à celle du début : "toute nue"... voilà une jolie construction en boucle !

 

Et la dernière strophe souligne malicieusement ce jeu, une volonté de la jeune femme de séduire, de feindre la pudeur.

Le terme "ingénue" constitue une sorte d'antiphrase pour désigner la belle, car celle-ci se plaît à revenir à la fontaine "en priant dieu qu'il fît du vent..."


Cette chanson est un magnifique hommage à la beauté féminine, mise en valeur par le thème du bain.... On retrouve là une sorte de blason qui célèbre, avec discrétion, tout le charme de la jeune femme...

Et c'est aussi une façon de mettre en scène une forme de pudeur féminine qui peut paraître feinte, dans certaines circonstances...

La mélodie à la guitare égrène des notes légères et douces comme pour restituer la limpidité de l'eau.

 

 

 

 

 

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 10:17
Des éblouissements d'hirondelles sur l'azur...

 

 

 

Les marronniers de l'été font naître des giclées d'hirondelles sur l'azur...

 

Elles tourbillonnent, forment des rondes vertigineuses sur le bleu de l'été...

 

Elles surgissent soudain et s'emparent du ciel dans des envolées sinueuses.

 

Leurs silhouettes sombres envahissent l'horizon dans des danses effrénées : quelle ivresse ! Quel élan ! Quelle sensation de liberté !

 

Elles s'enivrent des couleurs de l'été : le vert des pins, le bleu céruléen du ciel, la lumière qui sublime toutes les teintes de verts....

 

Elles caracolent sur l'azur et forment des ballets d'une virtuosité inouïe.

 

Elles éclaboussent le ciel de leurs vols d'arondes aux teintes contrastées de noir, de blanc...

 

Fugitives, légères, elles semblent surgir des arbres et pointillent le ciel de leurs éclats lumineux...

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 09:19
Le vulcain et la valériane...

 

 

Ballet de papillons sur la valériane...

 

Les fleurs d'un rose tendre offrent leurs éclats cendrés, en bouquets abondants et délicats au somptueux vulcain... robe sombre brodée de chrysanlines et de teintes d'opales.

 

Le papillon aux ailes marquetées s'enivre du suc des fleurs : il chavire sur les bouquets, il se délecte de ces offrandes.

 

Le papillon s'attarde sur les calices, il s'abreuve de parfums, de couleurs.

 

Le sombre vulcain aux éclats de feux enlumine les fleurs aux teintes d'aurore délicates...

 

Tout autour, bourdons, insectes, psylles tourbillonnent dans une ronde étourdissante.

 

C'est la fête de l'été qui commence...

 

 

 

Vidéos :

 

https://youtu.be/87Owto00WiM

 

https://youtu.be/fM86k3k1mfw

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 14:29
Le ciel d'été se drape de rose...

 

 

 

Le ciel d'été se drape de rose et de gris : il s'éclaire des lueurs du couchant, dessine des plis ondoyants et soyeux...

 

Quelques nuages s'étirent sur le couchant, des nuées vaporeuses, illuminées par le reste de jour.

 

Quelques hirondelles sillonnent l'azur de leurs volutes amples et majestueuses.

 

Elles sifflent, tridulent dans l'air du soir, et remplissent le silence de leurs cris stridents...

 

Gris, or, roses se mêlent sur l'horizon...

 

Des nébuleuses blanches et grises  se forment et se déforment...

 

Des embruns de nuées s'effilochent sur les bords.

 

Une hirondelle effleure et frôle les pins de sa silhouette d'aronde, tandis que le ciel s'embrase d'or dans la paix du soir...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Le ciel d'été se drape de rose...
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 11:20
L'oiseau sur le tilleul...

 

 

 

 

Rouge-gorge, rubiette, plumage chamarré, l'oiseau célèbre la douceur de l'été qui arrive...

 

Sur une branche de tilleul, il dit le bonheur de la douce saison, il chante la verdure environnante, les frondaisons nouvelles...

 

Il fait vibrer son chant vers le ciel.

 

Sa voix flûtée et mélodieuse rayonne, le soleil caresse les feuilles, un air doux et serein fait frissonner le feuillage.

 

C'est la saison des oiseaux sauvages, des brises légères, c'est la saison de la nature triomphante...

C'est la saison des ivresses de l'été...

 

L'oiseau s'émerveille de toutes ces feuilles de tilleul  aux nuances de verts, aux fleurs naissantes, il chante son éblouissement...

 

Il chante la liberté, une nature accueillante, des senteurs nouvelles...

 

Soudain, l'oiseau s'envole et disparaît dans les feuillages...

 

Bel instant de bonheur, vision fugitive, fragile et gracieuse...

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Pixabay

 

Vidéo : rosemar

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