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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 15:06
Paysage de neige...

 

 

La neige sur des pentes douces... un paysage blanc, fantomatique, recouvert d'une poudreuse de lumières...

 

Splendeur de neige ! Splendeurs de l'hiver !

 

 

Un petit bouquet d'arbres en broussailles, aux teintes sombres, magnifie la clarté de la neige...

 

 

Deux arbres isolés sur la pente projettent leurs ombres légères sur un sol éclatant de blancheur...

 

 

Le ciel d'un bleu intense fait briller les éclats de la neige...

 

 

Le ciel bleu irradie la neige de lumières...

 

 

 

 

 

 

 

 

Paysage de neige...

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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 16:35
Les naufragés de l'autoroute A9 : la société Vinci incapable de gérer la situation ?

 

 

2000 automobilistes bloqués sur l'Autoroute A9, alors que l'épisode neigeux qui a affecté le département de l'Hérault avait été annoncé...

2000 naufragés de la route, laissés à l'abandon pendant 24 heures...

Des enfants en bas âge, des personnes âgées coincées dans leurs véhicules....

 

Un cauchemar, une pagaille impressionnante, un véritable chaos : il suffit de regarder les images pour faire ce constat... des camions immobilisés au milieu de la route, des voitures bloquées pendant des heures...

 

Et les automobilistes n'ont même pas été informés de la suite des événements ni même secourus par Vinci.

Tout juste si certains ont reçu une petite bouteille d'eau, pour ne pas mourir de soif...

D'après les témoignages, les pompiers, eux, sont réellement intervenus pour porter secours à ces naufragés de la route.

"On est totalement prisonniers, l’organisation est pitoyable. Nous n’avons eu ni secours ni information précise, que des approximations sur Radio Vinci", explique un de ces naufragés de l'autoroute A9.

 

On comprend la colère et l'incompréhension de ces Français qui se sont retrouvés coincés en pleine nuit, dans le froid et la neige.

Pourtant, les automobilistes qui empruntent ces autoroutes gérées par Vinci paient le prix fort pour pouvoir accéder à ces infrastructures.

Dans un communiqué publié jeudi matin, Vinci Autoroutes a dénoncé "le non-respect par de nombreux poids lourds des mesures d'interdiction de circulation" prises mercredi, afin d'expliquer le blocage pendant des heures de centaines d'automobilistes sur l'A9 lors de l'épisode neigeux prévu de la veille. 

Il faut bien trouver des coupables...

 

Mais pourquoi Vinci n'a pas tout mis en oeuvre pour faire respecter cette interdiction ?

Pourquoi les accès à l'autoroute n'ont-ils pas été fermés aux camions ?

La société d'autoroute Vinci n'est pas en reste pour récupérer l'argent des usagers, mais elle n'est pas capable d'assurer le déneigement et surtout la sécurité des automobilistes...

 

Et, chaque fois, les mêmes épisodes se reproduisent... chaque fois, on ne tire pas les leçons de ces épisodes neigeux...

La neige en vient à paralyser une ville, tout un département, une région, le pays entier !

 

 

 

 

 

 

 

Les naufragés de l'autoroute A9 : la société Vinci incapable de gérer la situation ?

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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 13:49
Quand la neige paralyse la France...

 

 

Trains annulés, avions supprimés, autocars paralysés, automobilistes bloqués sur la route... La France a connu un épisode neigeux exceptionnel, et aussitôt, ce fut la panique.

Certains automobilistes ont passé la nuit dans leur voiture sur la N 118.

739 kilomètres de bouchons en Ile-de-France !

"Episode exceptionnel..." nous dit-on... oui, sauf que ce n'est pas la première fois que de tels problèmes se produisent...

 

A une époque où les moyens de communication sont particulièrement développés, à l'heure des réseaux sociaux, comment se fait-il que les gens n'aient pas été informés et que certains automobilistes aient été piégés sur les routes ?

 

Il faut imaginer le désarroi de tous ceux qui sont contraints de prendre des transports en commun pour aller travailler, il faut imaginer les difficultés de tous ceux qui sont soumis à des horaires de correspondance, s'ils doivent prendre plusieurs transports.

Incroyable ! Certaines gares de la SNCF n'ouvrent qu'à 7 heures 30 : les usagers sont contraints d'attendre leur train dans le froid, en plein hiver.

Pourquoi si ce n'est pour faire des économies aux dépens des voyageurs ?

Certains trains ont été annulés car les conducteurs n'ont pas pu accéder à leur lieu de travail.

 

D'autres trains ont été immobilisés en raison des intempéries... pour 5 centimètres de neige !

"Caractère brutal de ces chutes de neige..." nous dit-on.

Mais les usagers régulièrement ne sont pas informés des modifications d'horaires, des retards. Et on ose recommander aux gens de prendre de préférence les transports en commun ?

On comprend qu'ils soient exaspérés. On comprend leur fureur et leur colère.

 

Que dire de tous ceux qui sont privés d'électricité et de chauffage en raison des inondations ?

Comment ne pas comprendre leur désarroi, alors que le froid s'intensifie en ce mois de février qui commence ?

La situation devient invivable pour ceux qui sont envahis par les eaux...

 

Que dire aussi de tous ces SDF qui ne trouvent pas de place dans les centres d'accueil et qui sont contraints de passer la nuit dehors, soumis à des températures glaciales ?

Et, comme chaque année, des SDF vont mourir dans l'indifférence générale.

 

Et, comme chaque année, il semble que la France vient de découvrir l'hiver et ses intempéries !

 

 

 

 

 

 

 

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 14:49
Et la neige sur Liège, pour neiger, met des gants...

 

 


Comment restituer le mouvement léger et doux de la neige ? Comment évoquer toute la mélancolie, la beauté et l'élégance de la neige ? Jacques Brel nous fait voir et ressentir ce lent tourbillonnement, dans une de ses chansons, Il neige sur Liège...

 

Les sonorités de chuintante "g" réitérée ainsi que la répétition de la voyelle "é" traduisent cette délicatesse, cette harmonie, ce ballet incessant des flocons.

 

La neige personnifiée "met des gants", devient une entité, l'image d'une jolie femme qui revêt une parure...

 

Et la Meuse devient "croissant noir" sur le "front d'un clown blanc"... le poète dessine des images nouvelles suscitées par la neige, nous en faisant percevoir toute la beauté dans le jeu des contrastes.

 

Le poète nous fait aussi entendre l'effacement des bruits sous la neige... Il parvient, ainsi, à nous faire ressentir une atmosphère, la présence de la neige...

"Il est brisé le cri 
Des heures et des oiseaux
Des enfants à cerceaux
Et du noir et du gris..."

 

Il mêle d'ailleurs, dans cette évocation, la sensation auditive et la sensation visuelle : tout s'estompe sous les flocons : les sons, mais aussi, toutes les couleurs sombres de la ville de Liège...

 

Ainsi, la neige semble apaiser les douleurs symbolisées par le mot "cri", par les couleurs "noir et gris".

 

Le fleuve lui-même traverse la ville "sans bruit", comme si son cheminement était soudain interrompu, tout paraît s'arrêter sous la neige..

 

Le poète joue habilement de la paronymie des mots "neige, Liège", qui riment et se ressemblent : la répétition de ces mots semble mimer la chute tourbillonnante des flocons...

 

Dans ce paysage, tout se confond, le ciel, la terre... Et cette confusion est marquée par une incertitude : "on ne sait plus..."

"Et tant tourne la neige entre le ciel et Liège
Qu'on ne sait plus s'il neige s'il neige sur Liège
Ou si c'est Liège qui neige vers le ciel"...

 

La neige qui unit le ciel et la terre est ensuite associée à l'union des amants débutants que la neige "marie"... une nouvelle harmonie qui apparaît dans cette évocation.

 

Dans la dernière phrase, l'emploi de l'adjectif possessif  de la première personne," il neige sur mes rêves", nous montre le poète isolé, à l'inverse de ces amants unis par la neige... Le moment "ce soir" évoque bien, aussi, la solitude associée souvent à la tombée du jour...

 

Les rêves semblent inaboutis, et on perçoit une sorte de blessure dans ces mots : " sur Liège Que le fleuve transperce sans bruit..."

 

La mélodie monotone traduit bien toute la mélancolie des paysages transformés par la neige...

 

https://youtu.be/dCX9n8jJiMc

 

 

 

 

 

 

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 10:06
Et si on se laissait aller à une rêverie du nouvel An...



Colette, dans ses oeuvres, a souvent mis en scène des animaux, qu'elle sait rendre particulièrement attachants...

Ainsi, dans un extrait des Vrilles de la vigne, un chapitre intitulé Rêverie du nouvel an, l'écrivain raconte une promenade, avec ses deux chiennes, sous la neige, à Paris.

Colette nous montre la sympathie qu'elle éprouve pour ses animaux, elle évoque tout le bonheur qu'elle ressent, un bonheur lié à de nombreuses sensations, enfin elle utilise le procédé du retour en arrière, pour suggérer l'intensité et la permanence du souvenir... 


Voici l'extrait :
 

"Toutes trois nous rentrons poudrées, moi, la petite bull et la bergère flamande… Il a neigé dans les plis de nos robes, j’ai des épaulettes blanches, un sucre impalpable fond au creux du mufle camard de Poucette, et la bergère flamande scintille toute, de son museau pointu à sa queue en massue.
 
Nous étions sorties pour contempler la neige, la vraie neige et le vrai froid, raretés parisiennes, occasions, presque introuvables, de fin d’année… Dans mon quartier désert, nous avons couru comme trois folles, et les fortifications hospitalières, les fortifs décriées ont vu, de l’avenue des Ternes au boulevard Malesherbes, notre joie haletante de chiens lâchés. Du haut du talus, nous nous sommes penchées sur le fossé que comblait un crépuscule violâtre fouetté de tourbillons blancs ; nous avons contemplé Levallois noir piqué de feux roses, derrière un voile chenillé de mille et mille mouches blanches vivantes, froides comme des fleurs effeuillées, fondantes sur les lèvres, sur les yeux, retenues un moment aux cils, au duvet des joues… Nous avons gratté de nos dix pattes une neige intacte, friable, qui fuyait sous notre poids avec un crissement caressant de taffetas. Loin de tous les yeux, nous avons galopé, aboyé, happé la neige au vol, goûté sa suavité de sorbet vanillé et poussiéreux…
 
Assises maintenant devant la grille ardente, nous nous taisons toutes trois. Le souvenir de la nuit, de la neige, du vent déchaîné derrière la porte, fond dans nos veines lentement et nous allons glisser à ce soudain sommeil qui récompense les marches longues…"
 



On perçoit, dès le début de l'extrait, toute la tendresse qu'éprouve Colette pour ses animaux..

Les deux chiennes sont humanisées et personnifiées : elles sont associées à Colette, tout au long du texte, on remarque l'emploi de la première personne du pluriel "nous", "nos robes".

Colette s'assimile, elle-même, à ses animaux, dans ces expressions :"notre joie haletante de chiens lâchés, nous avons gratté de nos dix pattes"..."nous avons galopé, aboyé, happé la neige".

On est sensible à l'humour de cette présentation, et on voit la connivence qui unit Colette à ses deux chiennes, on perçoit, là, une affection hors du commun.

Le texte est, aussi, l'occasion, pour Colette, de retranscrire sa conception du bonheur...

C'est un bonheur simple qui est ici évoqué, les sensations sont nombreuses, elles permettent de décrire la neige, avec précision et une certaine poésie.

La sensation visuelle est, d'abord, mise en jeu : le paysage obscur où scintille la neige devient un "crépuscule violâtre fouetté de tourbillons blancs". Les couleurs contrastées attirent le regard, et forment un tableau plein de vie. On perçoit la beauté des paysages, à travers ces contrastes qui font songer à une peinture impressionniste : " Levallois noir piqué de feux roses, derrière un voile chenillé de mille et mille mouches blanches vivantes, froides comme des fleurs effeuillées..." Les images utilisées servent à magnifier cette neige, traduisant à la fois abondance et beauté.

Colette fait, aussi, appel au sens du toucher : la neige se transforme en "fleurs fondantes sur les lèvres, sur les yeux, retenues un moment aux cils, au duvet des joues."

La sensation auditive intervient, également, dans cette description : on entend un "crissement caressant de taffetas". Les sonorités de sifflante "s" et de fricative "f" restituent toute la douceur de ce bruit léger produit par la neige, sous les pas de la narratrice.

Le goût est évoqué, enfin, à travers cette image de la neige :"un sucre impalpable"... Plus loin, les personnages vont jusqu'à goûter une "suavité de sorbet vanillé et poussiéreux".

Colette parvient à nous faire ressentir un sentiment inoui de liberté, une sorte de folie qui anime les personnages, comme le suggèrent les énumérations, le procédé de parataxe, c'est à dire l'absence de mots de liaison entre les différentes phrases. Ce sont des bonheurs simples, instinctifs qui sont, ici, décrits.


Enfin, la construction de cet extrait et particulièrement intéressante...

Au début du texte, nous assistons au retour de la promenade, comme le montre cette expression : "nous rentrons poudrées", Colette emploie, alors, le présent et elle décrit les traces de neige sur les robes.

Puis, elle revient en arrière, avec le récit lui-même de la promenade, elle donne des circonstances précises de temps, de lieu et elle utilise le plus que parfait et le passé composé.

A la fin de l'extrait, Colette revient au présent, le temps du retour de la promenade : c'est un moment de repos, d'intense communion malgré le silence qui s'instaure :"nous nous taisons toutes trois..." Le rythme est lent, la phrase longue, les voyelles nasalisées contribuent à amplifier une impression de bonheur très intense :"Le souvenir de la nuit, de la neige, du vent déchaîné derrière la porte, fond dans nos veines lentement et nous allons glisser à ce soudain sommeil qui récompense les marches longues…"

Ce procédé du retour en arrière permet de restituer la permanence du souvenir qui reste gravé dans l'esprit de la narratrice.


Grâce à ce récit d'une promenade sous la neige, Colette nous dévoile son amour pour la nature, pour des bonheurs simples... Elle sait nous faire partager ses sensations et ses sentiments, la joie d'une liberté retrouvée dans un Paris désert où la nature redevient reine, et ce, grâce à un style poétique qui transforme le paysage et les êtres....
Colette nous fait revivre un moment magique, en harmonie avec la nature : elle savoure des sensations diverses, pour goûter le bonheur le plus intense.




 

Voici le texte complet des Vrilles de la vigne : l'extrait cité s'achève sur une réflexion pleine de nostalgie et de mélancolie, ayant pour thème principal le temps qui passe...

 

 

http://www.ebooksgratuits.com/html/colette_vrilles_de_la_vhuhigne.html

 

 

Et si on se laissait aller à une rêverie du nouvel An...

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