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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 09:38
Des chants de Noël prohibés dans des écoles italiennes...

 

 


 

Incroyable ! Jusqu'où ira-t-on dans le déni de notre culture pour faire face à l'afflux de migrants que nous recevons en Europe ?

 

Même si nous ne sommes pas croyants, notre culture est indéniablement chrétienne : notre peinture, nos beaux arts, notre architecture, notre littérature sont imprégnés de christianisme. On ne peut renier cet héritage si important.

 

Notre civilisation, elle-même, est chrétienne : respect de la dignité humaine, principe d'égalité, valeurs morales...

Nous devons préserver cet héritage sur lequel sont fondées nos démocraties.

 

Pourtant, partout, on assiste à un recul et à une démission : les crèches sont suspectes, alors que dans certaines régions, elles constituent une tradition ancestrale.

 

De la même façon, en avril 2015, la RATP avait censuré une affiche d'un concert des Prêtres, au "bénéfice des chrétiens d'Orient", puis était revenue sur sa décision, devant le tollé provoqué par cette mesure.

La RATP, à la suite de différentes pressions, avait, en effet, décidé de supprimer de cette affiche l'expression "en faveur des chrétiens d'Orient", au nom de la laïcité !

 

Autre décision surprenante : en Italie, des écoles ont pris l'initiative d'interdire des chants chrétiens pour Noël....

À Castelfranco Emilia, dans la province de Modène, la direction d'une école maternelle a décidé de supprimer toute référence à la signification religieuse de la fête lors du spectacle de Noël de l’école. C’est jugé trop "catholique" et donc offensant et non inclusif.

 Seuls sont autorisés le Père Noël, les rennes et les elfes…

 

Par ailleurs, les enfants de deux écoles primaires n'ont pas chanté, cette année, lors de leurs spectacles de Noël, la plus célèbre chanson de Noël en Italie : Tu scendi dalle stelle (tu descends des étoiles).

 

Les responsables de ces deux écoles ont estimé que ce chant pouvait heurter la sensibilité des enfants et de leurs parents d’une autre religion… Cette chanson a donc été remplacée par un chant africain.

 

Devrons-nous, ainsi, renoncer à notre culture pour un meilleur accueil des migrants ?

Faudra-t-il supprimer les croix chrétiennes, les églises ?

 

Faudra-t-il renoncer à toute notre littérature imprégnée de foi chrétienne ? Exclure, par exemple, des écoles et des lycées Le Génie du christianisme de Chateaubriand ou encore de nombreux poèmes de Hugo imprégnés de religion ??

 

Jusqu'où ira-t-on dans ces dérives ?

 

Faudra-t-il bientôt interdire les marchés de Noël où sont vendus des crèches et des santons ?

Faudra-t-il supprimer des programmes d'histoire de l'art certains tableaux représentant des scènes religieuses ?

 

 

Autre article sur le sujet :

 

http://rosemar.over-blog.com/2015/04/desormais-un-mot-a-bannir-chretiens.html

 

 

Photos : Pixabay et rosemar

Des chants de Noël prohibés dans des écoles italiennes...
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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 09:00
Cadeaux et paquets de Noël...

 

 

 

Le Père Noël s'affaire, il s'active : tant de cadeaux à préparer et à distribuer !

 

Noël est, pour lui, l'occasion de décorer les cadeaux de papiers aux couleurs éclatantes : rouge, or, étoiles, arabesques, feuilles de houx, blancheur de neiges...

 

Au pied du sapin, les cadeaux se parent de motifs variés : fleurs, enfants stylisés, bandeaux de couleurs variées, étoiles neigeuses...

 

Des rubans enserrent les papiers, les entourent de tourbillons de lumières...  serpentins de boucles dorées qui se vrillent en vagues d'éclats d'écumes.

 

Sous le vert sombre de l'arbre, les cadeaux rutilent, s'animent de guirlandes lumineuses, ils décorent le sapin de leurs couleurs vives, de leurs formes variées.

 

Sous l'arbre de Noël, les cadeaux s'ornent de messages de bonheur : joyeux Noël, belles fêtes, arrivé du pôle Nord, à ouvrir le jour de Noël, des étoiles pour Noël...

 

Près des paquets, des pignes de pins énormes disséminées apportent leurs touches de bois, aux écailles resplendissantes, aux senteurs chaleureuses....

 

Le brun des pignes près des couleurs chatoyantes de rouge, d'or, d'argent : nature et feux d'artifices d'éclats colorés !

 

Le brun des pignes, le vert des aiguilles, les senteurs ambrées se mêlent aux décors de Noël...

 

Les branches de l'arbre ploient sous les décorations de Noël, les cadeaux attendent d'être offerts à tous, les cadeaux aux couleurs d'aurore et de lumière soulignent les splendeurs de Noël....

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Cadeaux et paquets de Noël...
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Published by rosemar - dans Noël poésie cadeaux
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 08:21
La crèche de Noël : gardons nos traditions !

 

 

 

 

Gardons nos traditions ! Elles sont essentielles, car elles nous relient au passé : de nombreuses polémiques sont apparues quand des crèches de Noël ont été installées dans des mairies ou dans des lieux publics.

 

Pourtant, la crèche fait partie de notre culture : en Provence, on est particulièrement attaché à ces crèches ancestrales, aux santons empreints de charmes et de naïveté.

 

La crèche, c'est comme une institution, même pour ceux qui ne sont pas croyants : elle est une belle tradition qui se perpétue, et qui doit être préservée.

 

On aime cette représentation des villages provençaux, avec ses personnages pleins d'humilité qui évoquent le petit peuple : le meunier, le berger, le rémouleur, la porteuse d'eau, le boulanger... autant de petits métiers.

 

On aime le symbole de la crèche : un enfant qui évoque un renouveau.

Toute la population d'un village vient admirer l'enfant Jésus. Et les santons célèbrent, aussi, la vie quotidienne de la Provence.

 

La crèche se prépare en famille : il est d'usage, en Provence, d'aller cueillir de la mousse pour garnir la crèche et c'est, là, l'occasion d'une promenade vivifiante dans la campagne environnante, à la recherche de ce trésor de l'hiver.

 

La veille de Noël, on dispose la crèche au pied du sapin, on la garnit de branches de houx, et tous les santons reprennent vie dans un décor rustique aux senteurs boisées.

 

Si la crèche est liée à la religion chrétienne, elle fait, aussi, partie de notre patrimoine culturel : on aime les noms pittoresques de certains personnages : le ravi, le boumian, le pescadou....

 

La crèche est un véritable décor de Noël : on ne peut s'offusquer d'en voir dans nos rues, dans nos mairies.

Et la crèche nous émeut, par sa simplicité, par ses significations : elle est, d'abord, l'image d'une nourriture qui apporte l'essentiel, elle est aussi la marque d'une humilité originelle...
Celle des premiers chrétiens, d'une foi pure et intacte, celle d'un monde qui n'est pas frelaté.

Ces symboles sont importants.

 

Arrêtons de renier notre propre culture !

Notre culture est faite d'apports divers et la chrétienté en fait partie, elle est d'ailleurs à l'origine de nombreuses oeuvres picturales, architecturales, littéraires.

 

Gardons nos traditions ! Elles sont si belles, porteuses de sens et de symboles forts !
 

 


 

 

 

 

 

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 09:06
Un concert de Noël chaleureux et éclectique...

 

 


 

Un concert pour fêter Noël, une chorale pour faire résonner la musique de Verdi, Haendel, Schubert, mais aussi des textes de Goldman, Isabelle Boulay, Brel, Beau Dommage, ou encore des chants traditionnels connus de tous, comme Minuit Chrétien ou Happy day... Voilà de quoi séduire un public nombreux pendant cette période de Noël...

 

Un bel éclectisme dans ce répertoire : une occasion de réunir des musiques venues d'horizons différents et de créer, ainsi, une nouvelle harmonie.

 

La chorale Rap's ody swing a donné ce spectacle, en l'église Sainte Jeanne d'Arc, à Nïmes.

 

Le concert s'ouvre sur un air célèbre de Verdi : Nabucco, Va pensiero...

Les choristes rentrent en scène et nous proposent toute la solennité de ce chant qui exprime un désir de liberté ainsi que la nostalgie et la beauté du pays natal... L'émotion est au rendez-vous, palpable et prenante... Le public vibre et ressent toute la ferveur de ce chant.

"Va, pensiero, sull’ali dorate ;
Va, ti posa sui clivi, sui colli,
Ove olezzano tepide e molli
L'aure dolci del suolo natal !"

"Va, pensée, sur tes ailes dorées ;
Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines,
Où embaument, tièdes et suaves,
Les douces brises du sol natal !"

La gaieté du Benedicat Vobis de Haendel éclate, ensuite, et restitue toute la joie de Noël....

"Aleluia, Aleluia 
Benedicat Vobis
Dominus, Dominus
qui fecit coelum et terram."

 

Puis, c'est un texte de Goldman, intitulé La mémoire d'Abraham qui est mis à l'honneur : un magnifique texte qui évoque les difficultés de la foi, et l'importance de l'amour.

Une chanson pour rêver nous est offerte : Chanson pour les mois d'hiver, pleine de tendresse, elle réunit deux coeurs.

 

L'humour est, aussi, de la fête avec La complainte du phoque en Alaska de Beau Dommage.

 

La poésie est convoquée, également : on peut se laisser bercer par cette chanson de Jacques Brel : Il neige sur Liège... un texte qui restitue toute la beauté, le mystère de la neige en train de métamorphoser les paysages, dans une atmosphère feutrée qui gomme les aspérités, les bruits...

 

C'est ensuite Un monde en sarabande qu'il nous est donné d'écouter sur une musique de Haendel : la folie du monde est opposée à la beauté de la terre, à un profond désir de tendresse.

 

La chanson suivante nous fait rêver à un monde meilleur, où les enfants pourraient s'épanouir et vivre dans un bonheur universel : un texte de André Daniel Meylan, Le meilleur de nous mêmes.

 

On peut se laisser emporter par le rythme de L'enfant au tambour, chanté traditionnellement à Noël, adaptation d'un texte anglo-saxon : The little drummer boy, écrit en 1941 par Katherine Davis, l'histoire d'un enfant parti à la recherche de son père, mort à la guerre.

 

L'Ave Maria résonne bientôt sous les voûtes de l'église : le chant s'élève et transporte les âmes et les coeurs dans une sérénité apaisante.

 

Un autre chant Minuit chrétiens fait rayonner la nuit de Noël et le nom même de cette fête.

"Noël ! Noël ! voici le Rédempteur ! 
Noël ! Noël ! voici le Rédempteur !"

 

Le gospel est également représenté grâce à l'hymne Happy day, que tout le monde connaît : rythmé par des battements de mains, il emporte l'enthousiasme du public.

 

La chanson Blue Christmas évoque un Noël triste, éloigné de l'être qu'on aime.

 

Le concert s'achève, déjà, avec le traditionnel Noël blanc dans une version modernisée et rythmée et le célèbre We wish you a Merry Christmas.

 

Bonne humeur, harmonie, enthousiasme s'expriment dans les applaudissements du public venu nombreux assister à ce concert de Noël, dirigé, de main de maître, par le chef de choeur, Nathalie Martinez.

 

Joyeux Noël à tous...

 

 

 

 

Vidéos : rosemar

 

Photo : Pixabay

Nabucco

Nabucco suite

Benedicat vobis

La mémoire d'Abraham

Chanson pour les mois d'hiver

La complainte du phoque en Alaska

Il neige sur Liège

Un monde en sarabande sur une musique de Haendel

Le meilleur de nous-mêmes

L'enfant au tambour

Ave Maria

Minuit chrétiens

Happy day

Blue Christmas

Noël blanc

We wish you a merry Christmas

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 16:40
Les supermarchés débordent...

 


 

Les supermarchés débordent : Noël approche et la grande goinfrerie du réveillon se prépare, les étalages regorgent de nourriture.

 

Les sauces, les boudins, les foies gras sont à la fête : une diversité étonnante dans les préparations, tapenades, rouilles provençales, sauces écrevisse, wasabi, escalopes de foies gras, terrines, foies gras entiers...

Amuse-bouches, amuse-gueules, verrines, canapés de toutes sortes, jambon, fromage, saumon, rillettes de canards, figue rôtie, tzatziki...

Un luxe et une débauche de goûts, de couleurs, de formes, de senteurs....

Un rayon entier est consacré aux foies gras.

 

Est-il possible de vendre toutes ces variétés de produits ? Le rayon traiteur nous invite à une pléthore de feuilletés apéritifs, de cassolettes, de tartes, de cakes, de vol-au-vent....

Noël, fête de la nativité, devient l'occasion d'une frénésie de consommation inouie : tout nous y incite, tout nous pousse à consommer.

 

Le prêt-à-manger est particulièrement bien représenté : les sauces, les canapés, les friands... Il ne reste plus qu'à déguster et avaler le produit... Les cocktails dînatoires, les pâtés en croûte, les blinis à la truffe, les minis croquants attirent le regard par leurs couleurs étonnantes.

C'est le règne de l'immédiateté qui s'impose : aucune préparation, il suffit de déballer le produit de sa gangue de plastique et de le consommer avec avidité.

Le plaisir de la cuisine disparaît, on peut engloutir cette nourriture, ce prêt-à-manger, sans trop se soucier de sa composition...

 

Certains se laissent aller à cette facilité, à cette paresse de la consommation... au point d'en oublier le contenu.

L'emballage, les couleurs, l'apparence extérieure l'emportent sur tout le reste.

 

Au rayon pâtisserie, c'est encore un luxe de couleurs : les bûches offrent une débauche de formes, de saveurs... La chantilly s'épanouit en volutes abondantes sur les gâteaux alignés.

Partout, ça déborde, partout, c'est un luxe de raffinement...

 

Noël devient une fête de la surconsommation, un délire alimentaire qui conduit aux pires gaspillages, à l'indigestion, à des excès de toutes sortes.

 

Nos sociétés de consommation ne nous entraînent-elles pas, ainsi, vers des dérives dangereuses ?

Il faut veiller à une certaine modération, et éviter cette gabegie généralisée.

 

Il conviendrait de fêter Noël, sans passer par ces excès et cette débauche alimentaire.

 

 

 

 

 

 

Les supermarchés débordent...
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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 09:43
Noël ! Voilà un mot qui rayonne !

 



Noël ! Voilà un mot qui rayonne par sa briéveté, ses voyelles qui s'enchaînent, le son "el" final qui comporte un élan, une envolée...

Un mot associé à l'hiver, ses frimas, sa rudesse, un mot qui représente la fête, le jeu, le bonheur.

On aime les senteurs de Noël, odeurs de pins, de mousse terreuse... On apprécie les couleurs contrastées du houx de Noël, des baies de pourpre sur le vert brillant des feuilles ourlées.

On est ébloui par les lumières de Noël, guirlandes, girandoles d'éclats sur les branches vertes du sapin.

Les scintillements de neige sur les aiguilles, sur les toits de la crèche, sur les santons de Noël, figurines d'argiles aux teintes éclatantes.

Le berger, le ravi, le puisatier, le rémouleur, le meunier peuplent la crèche et l'animent de leurs formes naïves.

La mousse répand ses odeurs douces au pied du sapin, elle l'illumine de ses embruns aux teintes nuancées...

On se prend à croire à cette belle histoire de Noël, un enfant nouveau-né dans une pauvre étable, un enfant qui représente et porte tout l'espoir du monde.

Symbole de pauvreté, de simplicité, la crèche nous montre toute l'humilité de la religion originelle.

On aspire à des joies simples, proches de la nature.

La cueillette de la mousse dans le froid de l'hiver, une quête qui associe tant de bonheurs simples : promenade dans la nature, senteurs de bois, vents qui fouettent le visage, découvertes de ces plaques épaisses de mousse aux senteurs variées d'herbe, de terre, d'humidité...

Douceurs de ces éclats de mousse qui se parent de mille nuances, des tableaux inouis de teintes, de formes...

Le bonheur de préparer le sapin, de le décorer et d'en percevoir toutes les effluves boisées.

Le bonheur d'installer la crèche, de la garnir de mousse et de houx.

Le mot Noël issu du latin "natalis", "natal" évoque, bien sûr, l'idée de naissance, d'un renouveau possible, d'espoirs à venir.

Ce mot évoque des perspectives, il annonce une année nouvelle, une volonté de se ressourcer à des valeurs premières et essentielles : valeur de fraternité, de solidarité, de simplicité...

Une envie d'harmonie, de retour à l'essence du monde : des parfums, des couleurs, des échos, des éclats, des éblouissements et des scintillements de bonheurs...





 

 

 

Noël ! Voilà un mot qui rayonne !
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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 10:26
Le calme enchantement de ton mystère...

 

 


Un hymne à la nuit, plein d'espérance, et de douceur, associé à la nuit de Noêl... tout le monde connaît ce chant dont la musique a été composée par Jean Philippe Rameau, et les paroles écrites par Edouard Sciortino.

D'emblée, la nuit est personnifiée dans une apostrophe solennelle, à la manière antique : "ô Nuit".

Le silence, le calme infinis de cette Nuit sont soulignés, l'emploi de la deuxième personne du singulier, de la majuscule contribue à faire de la Nuit une entité dotée de vie :" O Nuit ! viens apporter à la terre le calme enchantement de ton mystère..."

La Nuit apparaît, alors, dans toute sa splendeur, lumineuse, remplie d'étoiles d'or.

Associée aux songes, elle permet de calmer ceux qui souffrent, et l'auteur s'adresse à elle, pour qu'elle accentue son pouvoir apaisant. Une succession d'impératifs transforme le texte en une véritable prière destinée à la Nuit.

Le mystère qui entoure les ombres est source d'enchantement et l'auteur demande à la nuit de prolonger cette douceur par une obscurité renouvelée et bienfaisante.

L'adjectif "doux" réitéré souligne une harmonie. 

La personnification de la nuit se poursuit avec l'image de l'ombre qui devient son "escorte", et celle de ses "voix" qui "chantent l'espérance".

L'éloge de la nuit s'intensifie, grâce à l'évocation de son pouvoir qui se manifeste à travers des rêves accordés à chacun... Des adverbes d'intensité "si doux, si grand" viennent souligner cet éloge majestueux.

Cette espérance portée par le "mystère" de cette nuit, évoque implicitement le mystère de la naissance de l'enfant divin.

Le texte s'achève sur deux questions oratoires qui nous persuadent des pouvoirs infinis de la Nuit :
"Est-il une beauté aussi belle que le rêve ? Est-il de vérité plus douce que l'espérance ?" Le rêve, l'espérance apportés par la Nuit sont, encore, magnifiés grâce à des adverbes d'intensité :"aussi, plus".

Les nombreuses sonorités de sifflantes et de chuintantes, très douces, qui ponctuent ce chant, contribuent à restituer l'apaisement procuré par ce moment solennel :

"Ô Nuit ! Viens apporter à la terre

Le calme enchantement de ton mystère.

L'ombre qui t'escorte est si douce,
Si doux est le concert de tes voix
chantant l'espérance..."


La musique de cet hymne à la Nuit, composée par Rameau, sur une harmonisation de Joseph Noyon, emplie de solennité et de douceur, nous emporte dans l'univers des songes.

 

 

Une version plus complète du texte :
 

http://www2.cpdl.org/wiki/index.php/%C3%94_Nuit_(Jean-Philippe_Rameau)

 

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 10:29
Sa houppelande retombait en plis majestueux...

 

 

"Ah ! Gringoire, qu'elle était jolie la petite chèvre de M. Seguin ! qu'elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande !..."

 

Tout le monde a en mémoire cette description élogieuse de la chèvre de Monsieur Seguin, dans les lettres de mon moulin de Daudet...

 
Une houppelande ! Quel mot étonnant, étrange, envoûtant ! Un mot rare, aux sonorités éblouissantes !

Ce long manteau, à manches évasées, était un vêtement dont se couvraient, autrefois, les bergers.

 
Voilà un mot qui chante, avec des sonorités si claires, éclatantes ! Voilà un mot dont on aimerait connaître l'origine... or, l'étymologie en est incertaine.
 
Ce nom, employé par Daudet, permet de personnifier l'animal : revêtue d'un long manteau, la chèvre se pare d'une toison qui se voit... le mot, grâce à sa longueur, ses quatre syllabes, semble, aussi, nous montrer toute l'ampleur du manteau.
 
La voyelle nasalisée "an", le son "ou" donnent une impression de majesté, de grandeur. La labiale, la dentale suggèrent, à la fois, séduction, élégance et éclats...
 
Quelle poésie dans ce seul mot ! Quelles résonances ! 
 
La houppelande semble  recouvrir le petit animal de son épaisseur ouatée. L'animal est, ainsi, magnifié sous son épaisse toison !
 
D'ailleurs, Daudet emploie de nombreuses exclamations qui traduisent l'admiration : on remarque plusieurs termes élogieux : "jolie, doux, luisants..." 
 
La houppelande avec son "h" aspiré attire notre attention : ce manteau de poils donne à l'animal une allure rustique et noble à la fois !
 
Un simple mot... et on entrevoit tant de significations, tant de connotations ! La houppelande est campagnarde mais aussi pleine d'élégance avec ses longues manches, son tissu épais et ouaté...

La houppelande évoque, aussi, des tenues et des matières somptueuses, soie, velours, satin, fourrures.
 
Ce mot nous fait voir des images du passé : un berger vêtu d'un long manteau... je revois, ainsi, un santon de la crèche de mes parents : un berger portant une houppelande couleur d'amarante, un bâton entre les mains, il était entouré de ses moutons frisés à la blancheur cotonneuse, il était coiffé d'un chapeau noir d'autrefois, à l'allure rustique.
 
Sa houppelande retombait en plis majestueux, sa stature imposante, son air tranquille révélaient un paysan d'expérience.
 
Sa houppelande le grandissait, lui donnait de la prestance !
 
Les houppelandes ont disparu, on n'en voit plus ni dans les villes, ni dans les campagnes, mais ce mot résonne en nous comme un vêtement à la fois modeste et somptueux.
 
 
 

 

 

 

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 12:58
Le lutrin, un mot empli de mystères...

 



Le mot "lutrin" nous intrigue : que signifie ce nom qui chante avec sa voyelle nasalisée finale ? Terme peu employé, associé à la liturgie et à la religion, ce nom apparaît d'autant plus mystérieux et étrange...

Le "lutrin", voilà un mot qui semble lointain, obscur, opaque : qui possède un lutrin, qui s'en sert ?

Bel objet en bois luisant, le lutrin brille de ses reflets dans les églises... éclairé par des cierges, le lutrin nous fait voir ses veines boisées, il reçoit le livre sacré, à l'épaisse reliure, aux odeurs de papier ancien.

Objet religieux, sur lequel on pose le livre saint, le livre par excellence, la Bible, le lutrin permet la lecture...

Le radical du mot vient du verbe latin, "legere, lire", auquel on a ajouté un suffixe à valeur d'instrument, -trum.
Le lutrin nous fait accéder à des lieux sacrés, à des lectures chargées de symboles, à une ambiance feutrée, remplie de mystère, des odeurs d'encens, d'eau bénite, des obscurités apaisantes...

Ce mot empreint de rareté, aux sonorités de dentale, de gutturale, à la voyelle finale nasalisée nous fait rêver.

Placé dans la pénombre, il éveille la curiosité, il suscite l'intérêt, on a envie de tourner le pages du livre sacré, de sentir sous les doigts, le lourd papier, de déchiffrer certains messages.

Les chants liturgiques résonnent, alors, dans les replis des ténèbres...

Chants de Noel, chants de fêtes... On perçoit des airs connus et mystérieux à la fois, Adeste fideles, Veni creator, Gloria.

Chants en latin, aux éclats de consonnes, ces musiques nous éblouissent, nous exaltent...

Choeurs célestes, ces chants nous apaisent aussi, et nous apportent un réconfort.

Le lutrin associé à des éclats de musique, à des chants de Noël nous permet d'accéder à une forme de pureté originelle, celle de voix célestes, au charme envoûtant...


 

http://youtu.be/EAxT6GcXYQw



http://youtu.be/2Yquo5W8YBw


 


 

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 15:35
Au pied du sapin, quelques branches...

 

 



Au pied du sapin, quelques branches coupées répandent leurs senteurs de résines, des odeurs boisées, des sucs de Noël... aussitôt des parfums de l'hiver se répandent : sous-bois, forêts, éclats de pignes et d'aiguilles de pins.

Les aiguilles étalent des palmes de vert, les branches  chargées et lourdes brillent d'un vert éclatant.

Les aiguilles forment des pinceaux de lumières, des entrelacs, sur les branches droites, elles exhalent des douceurs ambrées, un univers fait de bois, de mousse, de feuilles, de sentiers sous le vent de l'hiver.

Les aiguilles nous font voir des paysages, des arbres, des pins, des jardins aux pierres de mousse, une campagne sauvage, des chemins pentus, des pierres qui roulent sous nos pas...

On touche l'éclat épicé des senteurs de pins, on voit le toucher soyeux des aiguilles, on sent l'éclat doré des branches, on saisit la splendeur des brindilles satinées.

On admire les fuseaux de vert, les fils soyeux de verdure, on en perçoit les effluves si subtils.

Les aiguilles rutilent, semées d'étincelles de vif éclair, les aiguilles se dispersent sur les branches, formant des épis sauvages...



 

 

 

 

Photo : rosemar

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