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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 12:29
Sous le signe de Boudica, la reine celte...

 

 

 


Boudica.... Qui connaît le nom de cette figure mythique, cette reine celte des Icéniens, qui mena une révolte des Bretons face à Néron ?

 

C'est l'écrivain et historien Tacite qui nous raconte l'épopée de cette reine de légende....

 

On sait qu’elle est née autour de l’année 30 d’une famille royale et qu’elle a été mariée à Prasutagos, le roi des Iceni, un peuple celte, dans la région du Norfolk, en Angleterre. Les Iceni sont l’un de cette douzaine de peuples qui accueillent les Romains les bras ouverts et concluent avec eux des traités de coopération. 

 

 Prasutagos meurt en 59 ou 60 après un long règne, il laisse un testament qui lègue la moitié de ses considérables possessions à l’empereur Néron, sans doute pour que celui-ci accepte que Boudica accède au pouvoir. Mais c’était sans compter avec la cupidité des Romains. L’administration romaine réagit immédiatement et saisit la totalité du trésor royal. 

 

Aussitôt, Boudica lève une armée pour combattre les romains... elle remporte plusieurs victoires, mais est finalement vaincue, elle s'enfuit et se serait donné la mort avec ses deux filles....

 

A partir de ce récit légendaire, les comédiens de la troupe Effet Thatche ont imaginé une pièce de théâtre parodique, une comédie haute en couleurs qui mêle histoire et actualité...

 

Le public est invité à participer activement à la mise en scène...

Un spectacle loufoque où les jeux de mots, les allusions à l'actualité, les mimiques suscitent le rire de l'auditoire...

Comique de mots, de gestes, de situation, de répétition s'enchaînent.

 

L'action de la pièce nous est présentée, dès le début, à la manière antique avec humour et dérision: "Vous aurez de la rebellion, de l'amour, des chameaux, de la haine, et du sang rhésus A+."

 

Les spectateurs sont constamment associés à l'action  : il s'agit d'abord d'acclamer l'entrée en scène de Néron :"Gloire à Néron !"

 

L'omniprésence d'Agrippine, son influence sur son fils sont présentées sur un mode comique et caricatural...

 

Sénèque annonce, alors, la mauvaise nouvelle : "En Britannia, le roi Prasitagus a été assassiné, et c'est sa femme Boudica qui a pris sa place et qui soulève le peuple..."

 

Aussitôt, Sénèque propose une solution pour régler ce problème : une personne de confiance qui se chargera d'assassiner la reine rebelle, un agent très spécial nommé "To morrow never dies"...

 

La traversée vers Britania se prépare : deux spectateurs sont interpellés pour mettre en scène la mer, le bruit des embruns et des mouettes...

 

L'actualité se mêle à l'histoire de manière parodique : la jungle de Calais, le tunnel sous la manche...

Les anachronismes se multiplient : Robin des Bois, Margaret Thatcher sont convoqués pour aider l'émissaire de Néron....

 

La caricature omniprésente suscite les rires des spectateurs : le rôle d'Agrippine est interprété par un homme, les personnages sont stéréotypés, les effets de décalages sont appuyés, le dénouement est irréaliste...

 

Bien sûr, cette farce loufoque prête, avant tout à rire, mais elle nous invite aussi à nous intéresser à cet épisode héroïque de la révolte de Boudica.

 

Ce spectacle donné dans le cadre des JEUX ROMAINS, à Nîmes, dans les jardins de la Fontaine, a permis d'apprécier la virtuosité des acteurs, leur sens de l'improvisation, leur bonne humeur communicative...

 


 

 

 

 

 

 

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 13:01
Et toi, pauvre fou, tu l'aimes...



Cette chanson de Dario Moreno, pleine de charme, et de drôlerie, évoque le roucoulement du pigeon destiné à séduire une "belle" : imitant le cri répété du pigeon, le refrain nous entraîne dans une mélodie lancinante et amusante, à la fois...

"Coucouroucoucou !" : on entend, d'abord, une colombe chanter sur une branche ... Et, à côté, un voit un pigeon énamouré, dont on perçoit le désarroi : il bat de l'aile, et il roucoule en vain...


La situation typique de l'amoureux éconduit nous est présentée ici. Soudain, on perçoit l'emploi de la première personne : "et moi, je pense à elle, si peu fidèle..."

Le personnage qui s'exprime se confond, en fait, avec le pigeon du premier tableau...

Le vocabulaire de l'amour apparaît : "fidèle, mon coeur, aime"...

Des clichés sont utilisés : "la blanche colombe", l'image du "printemps qui bourgeonne", les filles et les pigeonnes qui ont la même attitude, qui semblent volages !


"Coucouroucoucou"! Le roucoulement s'impose, alors, entremêlé de cris d'oiseaux.

L'apostrophe "méchante" souligne le comportement indigne de la pigeonne infidèle qui, en plus, chante de bo
nheur, car elle a trouvé un nouvel amour.

Des cris de détresse, "aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe" ponctuent le texte, soulignant le désarroi de l'amoureux éconduit.

Le personnage s'invective lui-même, familièrement, comme s'il se dédoublait : "Et toi, pauvre fou, quand même, tu l'aimes."

Les tourments de l'amour sont évoqués, de manière amusante et drôlatique, avec des images conventionnelles...

On retrouve des clichés, la fragilité d'une pigeonne, la beauté d'une autre, sa coquetterie...

Un dialogue s'instaure avec un interlocuteur, comme le suggère l'emploi de la deuxième personne : "ta pigeonne, la tienne", encore des clichés, puisque la femme semble appartenir à l'homme, être sa propriété...


Les deux acolytes pourront mêler leur chagrin, se raconter leurs déconvenues.


Le texte s'achève sur ce cri d'espoir et avec un impératif : "fais qu'elle revienne", comme si le personnage implorait le ciel.


Voilà une jolie parodie de chanson d'amour : constitué de clichés, le texte nous fait sourire souvent et le refrain nous emp
orte dans un tourbillon de cris d'oiseaux...

La mélodie, pleine de gaieté, souligne bien la parodie...

Pour rejoindre l'actualité : dans le cadre de la journée de la femme, des hommes posent non pas avec une pigeonne, mais avec une poule...

http://www.aufeminin.com/news-societe/sexisme-des-hommes-posent-avec-une-poule-pour-le-denoncer-s1276398
.html




http://youtu.be/tMl5WXxGjgs

Et toi, pauvre fou, tu l'aimes...
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