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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 09:55
Mes journées du patrimoine...

 

La ville de Nîmes est riche d'un patrimoine varié : on connaît bien sûr les monuments romains, la célèbre Maison Carrée, les Arènes, ou encore les jardins de la Fontaine, ancien lieu de culte dédié à l'empereur Auguste...

 

On connaît moins les nombreux hôtels particuliers du centre-ville : des merveilles d'architecture, des demeures cossues qui témoignent du passé prestigieux de la ville.

 

A l'occasion des journées du patrimoine, j'ai pu visiter la cour de l'hôtel de Meynier de Salinelles, un édifice qui date du 16ème siècle : on peut y admirer de grandes fenêtres à meneau, un décor Renaissance.

Les Meynier de Salinelle, riches négociants de tissus ont acquis cet hôtel au 18 ème siècle.

 

Dans le mur du vestibule sont scellés des fragments de deux sarcophages du 4e siècle en marbre taillés en relief, représentant l'un le passage de la mer Rouge (Pharaon et son armée, Moïse et les Hébreux) et l'autre les miracles du Christ.  Ces éléments sont classés en tant qu'objets monuments historiques.

 

J'ai pu aussi admirer la cour de l'hôtel de Bernis, une demeure médiévale recomposée au 17ème siècle.

 

L'hôtel de Bernis figure parmi les plus anciennes et les plus belles maisons nîmoises. Sa façade gothique, du 15e siècle, est pourvue de belles fenêtres à meneaux. Sa cour du 17e siècle est remarquable.

La voûte en plein cintre du rez-de-chaussée abritait une échoppe au Moyen Age. La charmante cour intérieure s'inspire des Arènes. Les façades sur cour, réaménagées sous le règne de Louis XIII, ont, elles, emprunté le style du temple de Diane.

La façade sur rue conserve des fenêtres à croisée de pierres finement moulurées. Les façades sur cour présentent au rez-de-chaussée sur deux côtés des arcades et des colonnes copiées sur l'amphithéâtre, et à l'étage des fenêtres couronnées d'un fronton triangulaire inspirées du temple de Diane.

 

 

Je suis encore entrée dans la chapelle Sainte-Eugénie qui est, avec la cathédrale, la plus ancienne église de Nîmes, un édifice dont on perçoit la vétusté au premier regard, une façade grise, très sombre. L'autel néogothique a été refait au 19ème siècle dans un style assez chargé et maniéré.

 

Mais j'ai encore plus apprécié une petite exposition organisée par des artisans de la région, près des quais de la Fontaine : peintre, créatrice de bijoux, calligraphe, lapidaire, potière, etc
Et je me suis plus particulièrement attardée devant les créations d'une potière : Annita Boucheteil.

Dans la grande famille des argiles, c'est le grès qu'elle a choisi de travailler : on admire des volumes sobres et épurés, des décors bruts, simples à accueillir du regard.

Ses oeuvres font songer à des céramiques antiques, avec une magnifique patine aux teintes nuancées...

 

Magnifique travail ! Annita Boucheteil crée des œuvres uniques, en grès et cuites à haute température, réalisées selon la technique ancestrale du colombin, ainsi que des pièces utilitaires tournées. 

 

 

 

 

 

 

Mes journées du patrimoine...
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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 10:48
Un concert devant le temple de Diane...

 

Elles sont quatre jeunes chanteuses enthousiastes, dynamiques... elles s'inscrivent dans la lignée des jug bands des années 20...

 

Elles utilisent des instruments variés : instruments classiques, contrebasse, banjo, ukulele, percussions,  objets du quotidien détournés : washboard, Kazoo.

Elles ont donné un nouveau concert devant le temple de Diane, à Nîmes.

 

Un moment de pur bonheur et de swing pour les nombreux spectateurs présents...

Un cadre somptueux, mystérieux : un temple romain construit au premier siècle, un monument antique qui a traversé le temps...

Temple dédié à la déesse Diane, bibliothèque, lieu de culte ? On ne sait pas trop quelle était la fonction première de cet édifice.

 

Le groupe Banan'N Jug nous a fait voyager vers la Jamaïque, les Bahamas, Haïti, Hawaii... Les paroles font aussi escale en Chine ou au Mexique, après un petit détour par la France !

 

On aime ces instruments décalés comme la washboard : "un instrument de musique frotté apparu à La Nouvelle-Orléans. C'est un ustensile sanitaire détourné de sa fonction originelle et adapté à un jeu musical par le détournement d'autres objets usuels, tels des dés à coudre.
À l'origine, il s'agissait d'une vraie planche à laver et à battre le linge ; aujourd'hui il en existe des versions modernes, spécialement adaptées à la musique.

Cet instrument de musique se porte également comme un plastron et se joue directement sur soi. Il prend alors le nom de vest-frottoir ou frottoir en cajun louisianais."

 

"Le kazoo, aussi appelé gazou, est un accessoire qui modifie la voix. Proche du mirliton, il est constitué d'un tube fermé par une membrane. En chantonnant dans le tube, le musicien fait vibrer la membrane qui transforme le timbre de la voix en sons nasillards aux accents enfantins. "

 

"Le ukulélé est un instrument à cordes pincées traditionnel hawaïen, proche du cavaquinho, instrument populaire du Portugal dont il est une adaptation."

 

Bravo à ces musiciennes pour ce moment festif empli de charme et de gaieté !

 

 

 

 

Natacha : toy piano + percussions, voix
Laure : ukulele, voix, banjo
Caroline : percussions, voix, kazoo
Marine : contrebasse, voix

 

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 10:01
La crèche en Camargue...

 

"La crèche est un moyen d'expression... Au fond, nous sommes toujours à l'époque des cavernes : il nous faut dessiner sur les parois.

Il n'y a pas que les santons. Il y a la composition du paysage. Ce n'est jamais un paysage de Judée. C'est toujours celui qui nous est familier ; le Marseillais y représente Marseille ; le Manosquin, Manosque ; le Parisien, Paris...."

 

C'est ainsi que Jean Giono évoque la confection des crèches de Noël, dans un ouvrage intitulé Provence.

 

Et les habitants de la Camargue composent, eux, des paysages camarguais...

Une barque, un pêcheur, un flamant rose : les symboles de la Camargue réunis dans une crèche...

L'étable est installée sur une barque... tout autour, des joncs, des roseaux viennent compléter le tableau...

Le flamant rose est un oiseau traditionnellement associé à la Camargue... Le nom latin de l'espèce "Phoenicopterus" vient du grec ancien et signifie "ailes pourpres", certainement inspiré du Phénix, cet oiseau mythique qui renaît de ses cendres.

 

Le nom français lui, vient du latin "flamma", "la flamme"...

Des jolis mots qui évoquent les couleurs flamboyantes de cet oiseau !

 

Le pêcheur est, quant à lui, un personnage traditionnel de la crèche provençale : on le représente souvent avec un filet et un petit panier empli de poissons...

Les petits métiers sont ainsi mis en scène dans la crèche : berger, paysan, meuniers, porteuse d'eau, fileuse, etc.

Des gens du peuple, des gens humbles réunis dans la crèche, dans un même espoir, une même attente, mais aussi dans l'action...

Le meunier se hâte vers son moulin, le berger garde ses moutons, la porteuse d'eau va puiser de l'eau...

Un peuple actif qui oeuvre pour le bien être de tous...

 

Et quand on y songe : quel beau symbole que celui de la crèche ! Quel magnifique symbole associé à la fête de Noël !

Symbole de la famille qui se perpétue, symbole du renouveau de la vie...

L'enfant fragile, la famille, les voisins qui viennent admirer le nouveau-né.

Symbole d'amour et de réunion, encore.

 

Symbole encore de l'action, des activités diverses du petit peuple...

Comment pourrait-on renier de telles valeurs ? 

Elles fondent toute société, elles assurent un lien entre les individus.

 

Dès lors, oui, les crèches font partie de notre culture, de notre patrimoine et il convient de garder ces traditions anciennes qui fondent notre civilisation.

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 12:58
Un temple romain au coeur de la ville...

 

 

On est comme ébloui par ce bâtiment construit il y a plus de 2000 ans : posé sur un socle de 2 mètres de haut, ce temple romain plein d'élégance et de majesté attire tous les regards.

 

Au détour d'une rue, on découvre ce somptueux monument au centre de la ville de Nîmes...

Belle apparition d'un temple romain qui étonne par son remarquable état de conservation...

Il faut dire que la Maison Carrée a été récemment rénovée et qu'elle a pu ainsi retrouver son lustre d'autrefois...

 

Le temple a été réalisé en pierre de Lens, extraite d'une carrière située à 30 km de Nîmes. On admire la qualité de la pierre qui fait songer à du marbre. Une pierre si lumineuse aux teintes d'ocre et de roses...

 

Le raffinement des décors est une merveille : chacune des 30 colonnes qui entourent le monument est cannelée et les chapiteaux corinthiens sont ornés de délicates feuilles d'acanthe qui font songer à de la dentelle par leur finesse, leur délicatesse. 

Au dessus de l'architrave, on peut admirer une frise constituée de décors différents : une frise à rinceaux, des rosaces, des feuilles d'acanthe, fleurons et liserons, une grecque, des têtes de lions...

L'architecture comporte deux parties distinctes : le pronaos ouvert sur la ville, et la cella, salle fermée sans fenêtre, dans laquelle pénétraient les prêtres chargés d'apporter les offrandes liées au culte.

 

Inspirée par les temples d'Apollon et de Mars Ultor à Rome, la Maison Carrée séduit par l'harmonie de ses proportions. C'est le seul temple du monde antique complètement conservé.

 

La Maison Carrée doit son exceptionnel état de conservation à une utilisation sans interruption depuis le XIe siècle. Elle a été tour à tour maison consulaire, écurie, appartement, église. Après la Révolution française, elle devient le siège de la première préfecture du Gard, puis est aménagée en archives départementales.

 

Ce monument au coeur de la ville de Nîmes était un temple du culte impérial : construit entre 2 et 5 après J.C., il occupait à l'origine l'extrémité du forum, il était dédié aux Princes de la jeunesse, Caius et Lucius César, petits fils d'Auguste, destinés à lui succéder.

 

 

Source : Nîmes, au fil de l'histoire de Francine Cabane et Danièle Jean...

 

 

 

http://www.maisoncarree.eu/monument/architecture/le-decor-sculpte/frise/

 

 

 

Un temple romain au coeur de la ville...
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21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 09:48
Bâtir un empire... une étonnante exposition au Musée de la Romanité à Nîmes...

 

 

Voyager en Italie, en Espagne, en Libye, en Turquie, en Arménie, en Tunisie, en Syrie, et découvrir des sites antiques de l'Empire romain, c'est possible grâce à une exposition temporaire présentée au Musée de la Romanité, à Nîmes...

 

Le Musée de la Romanité propose, du 20 décembre 2019 au 8 mars 2020, une étonnante exploration virtuelle de l'Empire romain.

 

"Grâce aux formidables capacités des nouvelles techniques de numérisation, l’exposition « Bâtir un Empire » nous invite à un voyage historique, immersif et sensoriel, au fil de projections spectaculaires des plus grands sites archéologiques méditerranéens."

 

Baelio Claudia en Espagne, Pompéi en Italie, Carthage en Tunisie, Leptis Magna en Libye, Garni en Arménie,  Palmyre en Syrie, Aphrodisias en Turquie...

 

Le visiteur peut visualiser ces sites antiques grâce aux techniques innovantes de numérisation de notre patrimoine : le musée de la Romanité a fait appel à Iconem, une entreprise française spécialisée dans ce domaine.

A l'aide de drones, appareils photos et algorithmes, Iconem a produit les modèles 3D de plusieurs sites romains antiques.

 

On peut ainsi admirer les Propylées du site d'Aphrodisias, portes monumentales du sanctuaire d'Aphrodite qui a donné son nom à la cité, un vaste ensemble thermal construit sous le règne d'Hadrien, au 2ème siècle après JC, un sanctuaire consacré au culte d'Auguste, ou encore un magnifique théâtre...

 

On peut visiter Leptis Magna, le forum, avec des portiques dont les colonnes sont ornées de têtes de Gorgone, en l'honneur de l'empereur Septime Sévère, une basilique, un amphithéâtre creusé au sein d'une colline, un marché avec ses kiosques circulaires, un arc de triomphe consacré à Septime Sévère.

 

On entre dans l'antique cité de Palmyre, avec son arc monumental à trois baies en partie détruit et qui marquait l'entrée de la ville, on découvre le sanctuaire du Dieu Bél : hélas, seule subsiste la porte d'accès du temple... le site de Palmyre a été durement touché par les exactions de l'organisation Etat Islamique en 2016 et 2017.

 

A Garni, on découvre un temple bâti sur un podium, qui rappelle la Maison Carrée de Nîmes...

 

A Baelo Claudia, une basilique donne de plain pied sur le coeur du forum, un théâtre s'intègre parfaitement dans l'urbanisme octogonal...

 

On est ébloui par ces monuments venus du passé, témoins menacés par le temps, par les hommes, par le tourisme de masse, par le changement climatique, la pollution, par les conflits armés.

 

Il est donc essentiel de les préserver et de les documenter.

En utilisant ces modèles 3D, la communauté scientifique peut étudier à distance ces monuments et préparer des opérations de restauration ou de reconstruction...

Cette exposition temporaire offre au visiteur un magnifique voyage dans le temps et l'espace... 

 

 

 

 

 

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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 10:52
A l'heure de l'obsolescence programmée, que vaut le patrimoine ?

 

Notre monde vit dans l'immédiateté, l'instantanéité : les objets, les vêtements sont faits pour ne durer que très peu de temps... "jette, achète", tel est le credo de notre société de consommation.

 

Peu importe la qualité de ce que l'on nous propose, ce qui importe, ce sont les apparences...

On nous vend des désirs sans cesse renouvelés : des écrans de télévision de plus en plus grands, des smartphones de plus en plus performants, des ordinateurs parlants, des machines à laver de plus en plus sophistiquées, des vêtements et une mode sans cesse renouvelés.

 

Que vaut le patrimoine face à ce monde consumériste ?

Hélas, il est souvent mis au rebut, mal entretenu, laissé à l'abandon.

Et pourtant, que d'efforts, que de labeur, que de minutie, et d'ingéniosité ont été nécessaires pour bâtir des cathédrales !

 

Bien sûr, il convient de faire des choix et de préserver les monuments les plus représentatifs et les plus intéressants... mais cette préservation n'est même pas assurée.

Notre époque vouée à l'hyper consommation nous fait oublier tous ces vestiges venus du passé que nous avons tendance à négliger.

Bien sûr, ce patrimoine a une valeur touristique, mais il a surtout valeur d'héritage : il nous vient du passé, d'une longue histoire, il nous vient de tous ceux qui nous ont précédés.

Comment pourrait-on le dédaigner ? Ce sont là nos racines.

 André Comte-Sponville déclare justement à ce sujet : " nous ne vivons pas "hors-sol", ni sans relations avec ce qui nous précède. Les déracinés le savent bien, qui en souffrent. Ils ont le mal du pays, comme une envie douloureuse d'y retourner..."

 

D'ailleurs, chacun en a pris conscience lors de l'incendie qui a ravagé la flèche de Notre Dame.

Chacun a pris conscience de l'importance d'un patrimoine qui unit les Français, qui représente l'histoire de notre pays, ses racines profondes.

Il est évident que nos racines sont profondément chrétiennes... que d'églises sont ainsi laissées à l'abandon et se retrouvent dans un état de délabrement extrême !

Cet héritage est précieux, il fait partie de notre culture, nous ne pouvons le négliger.

 

Comme le rappelle André Comte-Sponville, "nous sommes des héritiers, des débiteurs. Cela nous donne moins de droits que de devoirs, dont le premier est de préserver ces trésors innombrables, donc aussi et surtout de les léguer, à notre tour, à ceux qui viendront après nous."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'heure de l'obsolescence programmée, que vaut le patrimoine ?
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15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 10:54
Le jardin du Musée de la Romanité à Nîmes....

 

 

Dans le cadre des journées du Patrimoine...

 

Le nouveau musée de la Romanité a ouvert ses portes au début de mois de Juin, à Nîmes... ce musée moderne a été construit en face des Arènes, près des vestiges de l'ancien rempart Augustéen qui date de 2000 ans.

Ces vestiges ont été intégrés dans le jardin qui jouxte le musée...

 

Composé d’acanthes, de cyprès, de lauriers, de buis, de romarins, de myrtes… et plus généralement d’espèces à feuillage persistant, le jardin garde, ainsi, un aspect immuable été comme hiver. 

 

On peut y admirer l'épaisseur impressionnante du rempart romain, à la fois défensif et élément d'apparat, son revêtement de pierres régulières.

Au bout du rempart, la base d'une tour circulaire, imposante, elle aussi.

 

Le jardin met en valeur différentes plantes...

On sait que les Romains étaient de grands amateurs et consommateurs d'épices et d'aromates, ils possédaient une excellente connaissance des plantes médicinales.

Les vins comme les plats étaient ainsi souvent parfumés avec des aromates...

 

La ciboulette utilisée comme condiment était appréciée pour ses propriétés médicinales et gustatives.

De la même façon, l'ail servait à assaisonner les plats, était employé aussi comme fortifiant naturel.

La sauge officinale était considérée comme une plante sacrée : le nom vient du latin "salvare", "sauver"...

Le myrte était un symbole de pureté, de grâce et d'amour... associé à la déesse Vénus, il servait à la préparation d'onguents et de parfums...

 

L'acanthe, plante méditerranéenne dont les feuilles sont très découpées, a inspiré les artistes Grecs et Romains pour le décor des colonnes de style corinthien. Belles feuilles d'acanthe qui composent de véritables motifs, en volutes, sur les chapiteaux ! Des retombées de feuilles, pleines d'élégance, s'épanouissent, en haut des colonnes.

 

Le noyer était associé au Dieu Jupiter, qui gouverne la terre et le ciel.

Le romarin tenait une grande place dans les cérémonies, on appréciait aussi ses vertus aromatiques.

La lavande permettait de parfumer les bains...

 

Le néflier originaire d'Asie mineure était apprécié pour ses fruits.

Le thym, quant à lui, était utilisé dans les habitations, il servait à purifier l'air, on l'employait aussi bien sûr comme aromate en cuisine.

 

Ce jardin offre aux visiteurs un cadre apaisant... la poésie des ruines contribue à lui donner une douce mélancolie, et les différentes variétés d'arbres et de plantes viennent composer un décor harmonieux pour ces vestiges du temps passé.

 

 

 

 

 

Vidéo : Les fouilles du jardin du musée de la Romanité...

 

https://youtu.be/kFQsu9ciZVo

 

Le jardin du Musée de la Romanité à Nîmes....
Sauge officinale

Sauge officinale

myrte

myrte

Romarin

Romarin

Le jardin du Musée de la Romanité à Nîmes....
Lavande

Lavande

Thym

Thym

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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 11:21
Nouvelle campagne de fouilles, près du rempart romain, à Nîmes : découverte de tombes d'enfants gallo-romains...

 

 

Nouvelle saison de fouilles, au mois d'août 2018, sur la colline Montaury, près du rempart romain, à Nîmes, nouvelles découvertes passionnantes... cette année, les recherches se sont concentrées près de la magnifique tour du bas de la colline, la mieux conservée, la tour qui jouxte la route de Sauve...

 

Les pelleteuses en action ont remué la terre pour mettre au jour de nouveaux vestiges du passé romain de la ville.

Cette année encore, une équipe d'étudiants archéologues venus des quatre coins de la France ( Strasbourg, Lille, la Normandie, Marseille) ont travaillé sous la direction de Richard Pellé de l 'INRAP, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives... 

 

Sous un soleil de plomb, les apprentis archéologues ont oeuvré patiemment à la truelle, au pinceau, afin de dégager ces vestiges du temps passé.

Un gros bloc de pierre a été découvert, il faisait probablement partie du chemin de ronde.

De nombreuses sépultures d'enfants gallo-romains, datant du premier siècle après Jésus Christ, ont été dégagées...

Découverte émouvante : de très jeunes enfants de moins de 5 ans ont été enterrés là près l'enceinte sacrée de Nemausus, antique nom de la ville de Nîmes...

Lors de cette cinquième campagne de fouilles, les archéologues ont ainsi mis au jour une trentaine de sépultures romaines, dernières demeures de nourrissons et de fœtus mort-nés.

 

Les archéologues ont trouvé également sur le site une tombe avec deux squelettes adultes entrelacés. "Cette sépulture est plus profonde que les tombes prénatales, donc certainement plus ancienne, précise Richard Pellé, il est trop tôt pour dire qui étaient ces personnes, mais on les a certainement enterrées suivant un rituel. Nous avons retrouvé avec eux plusieurs objets déposés, dont une petite amphore".

 

Le terrain très dur et compact n'a pas facilité la tâche des archéologues...

Ils ont travaillé sous la canicule, avec précision, minutie et patience... ils ont quadrillé le terrain, répertorié le moindre tesson, et tous ces témoignages venus du passé...

 

De nombreuses sépultures étaient vides, malgré des emplacements bien marqués par des alignements de pierres : les ossements de bébés frêles, fragiles ont fondu, avec le temps.

 Les jeunes corps étaient enterrés de manière très différentes : "certains étaient dans des coffres de tuiles, d'autres dans des amphores ou directement dans la terre, recouverts d'un lit de pierres", précise Richard Pellé.

 

Les archéologues ont trouvé des offrandes funéraires : des amphores brisées, une olpé, très grosse cruche qui servait à puiser de l'eau, une oenochoé cassée, dont on a conservé tous les morceaux, un pichet intact, un magnifique pot à onguents, probablement lié à une sépulture dont on n'a pas les ossements...

 

Que vont devenir toutes ces découvertes ? Les ossements seront étudiés, les vases seront entreposés dans un musée, l'idéal serait que tout soit exposé sur le site mais pour l'instant ce n'est pas envisageable.

 

J'ai eu le privilège de suivre ces fouilles et d'observer le travail patient des archéologues, tout au long du mois d'août... J'ai pu interroger l'archéologue Richard Pellé qui dirige ces recherches.

Près du rempart romain vieux de 2000 ans, ces tombes témoignent d'un passé lointain où la vie était particulièrement fragile, où la mort frappait souvent de très jeunes enfants.

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/histoire/nimes-decouverte-de-tombes-d-enfants-millenaires-30-08-2018-2247109_1615.php

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

Nouvelle campagne de fouilles, près du rempart romain, à Nîmes : découverte de tombes d'enfants gallo-romains...
Nouvelle campagne de fouilles, près du rempart romain, à Nîmes : découverte de tombes d'enfants gallo-romains...
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Nouvelle campagne de fouilles, près du rempart romain, à Nîmes : découverte de tombes d'enfants gallo-romains...
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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 12:15
L'amphithéâtre romain de Nîmes enfin restauré : une renaissance...

 

 

Un prestigieux monument du passé qui renaît sous la main de spécialistes de la pierre, c'est un bel hommage à ceux qui autrefois ont conçu et bâti cet édifice...

 

Même si l'Amphithéâtre de Nîmes est le mieux conservé du monde romain, il n'a pas échappé aux outrages du temps, de la pollution, du climat...

Une campagne de restauration de ce monument a été lancée par la Ville.

 

Les façades ont été en partie nettoyées et réparées sous le contrôle de spécialistes, archéologues, géologues, historiens, conservateurs du patrimoine.

 

Cette opération a mis en évidence la fragilité du monument...

Ainsi, le système d'évacuation des eaux de pluie conçu à l'époque romaine a cessé de fonctionner et les infiltrations au coeur de la pierre sont nombreuses...

Il faut imaginer que ce monument a été maintes fois réutilisé au cours des siècles : forteresse, château, construction d'habitations dans les arènes...

Il a donc été remanié, dégradé au fil du temps...

Et sa restauration exige des compétences de toutes sortes, notamment des architectes...

Le monument est impressionnant par sa taille, son aspect massif, l'ingéniosité de sa conception.

Comment ne pas admirer les techniques de construction de ce bâtiment qui a traversé 2000 ans d'histoire ?

Ce monument qui a connu de féroces combats de gladiateurs, une foule de spectateurs venus assister à ces affrontements sanglants, avait un caractère idéologique : construit à la gloire de l'empereur, c'était un lieu de spectacle mais aussi un lieu de célébration du pouvoir.

Aucune inscription n'a permis de dater exactement le monument : il date peut-être de l'époque de l'empereur Trajan.

133 mètres de long, 101 mètres de large, deux niveaux de 60 arcades, l'amphithéâtre peut contenir vingt deux mille spectateurs ! 

 

Aujourd'hui, il accueille des corridas et courses camarguaises ainsi que diverses manifestations culturelles : concerts, reconstitutions historiques...

Personnellement, je ne suis pas une adepte des corridas : la cruauté de ces spectacles qui rappelle les combats de gladiateurs d'autrefois me rebute.

Mais les concerts organisés dans ces Arènes sont l'occasion de faire revivre ce monument : admirable caisse de résonance pour tous les artistes qui viennent chanter dans ce lieu mythique !

Enfin, ce somptueux monument peut être visité tout au long de l'année...

 

 

 

Un webdocumentaire dédié à l'histoire des Arènes :

 

https://arenes-webdoc.nimes.fr/

 

 

 

 

 

L'amphithéâtre romain de Nîmes enfin restauré : une renaissance...
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3 août 2018 5 03 /08 /août /2018 12:46
Le parler de Provence : des mots pleins d'expressivité...

 

 

 

Il me revient, quelquefois, des mots entendus dans l'enfance, des mots d'autrefois prononcés par mes parents ou mes grands-parents, des mots du sud pleins d'expressivité.

 

Des mots qui évoquent, d'abord, l'univers marin, bien sûr, le petit port de l'Estaque où je suis née : je revois des "gabians" qui frôlent la surface de l'eau, des "bettes" amarrées sur lesquelles des pêcheurs ravaudaient leurs filets.

 

A Marseille, le "gabian" est l'autre nom de la mouette : le terme serait directement issu du latin "gavia".

 

Aussitôt, ce mot nous fait entendre les cris acérés de cet oiseau, grâce à la voyelle "i" assez aiguë, à la gutturale intiale "g".

La "bette" est une embarcation à fond plat, sans doute un dérivé du nom "bateau".

Le mot "favouille", autre nom du crabe nous fait voir un grouillement de ces crustacés dans les nasses des pêcheurs de l'Estaque.

On ne peut pas oublier non plus "l'arapède", ce coquillage qui s'accroche aux rochers. Par extension, le mot désigne aussi une personne collante dont on n'arrive pas à se débarrasser. Ce terme suggère bien ce qu'il désigne : voyelle "a" réitérée, gutturale "r" pleine d'âpreté, labiale et dentale, des consonnes variées qui soulignent ce nom.

 

D'autres mots sont particulièrement évocateurs : notamment le verbe "affoguer" qui signifie "paniquer".

Je ne sais pas d'où vient ce verbe mais je le trouve particulièrement expressif : "Il affogue", dit-on, comme si ce terme mimait une sorte d'affolement irrépressible.

 

Un de nos oncles était porté sur la boisson et on avait coutume de dire à son sujet : "Il chime", un terme familier qui signifie : "il picole".

Ce verbe prononcé en insistant sur la chuintante "ch" à l'initiale prenait une résonance particulière et avait une valeur fortement dénonciatrice et réprobatrice.

 

Parfois, il m'arrivait d'entendre mon grand-père prononcer cette phrase : "Aujourd'hui, je n'ai pas la voye"... c'est à dire "je n'ai pas d'entrain..."

La fatigue se lisait sur son visage, son pas était lourd, il peinait à avancer.

 

Et puis, quand un marseillais veut se moquer d'un homme fluet, petit qui n'a pas la carrure, il emploie volontiers cette expression : "C'est un gisclet !"

Ce mot vient du provençal "gisclet" qui désigne à l'origine "un petit filet d'eau".

 

Tant de mots expressifs qui font partie du patois provençal !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le parler de Provence : des mots pleins d'expressivité...
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