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5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 08:55
Inquiétantes sécheresses...

 

En Californie, d'inquiétantes sécheresses... un reportage diffusé sur France 2 met en évidence un véritable désastre écologique...

 

"Ce devrait être un bassin rempli d'eau en ce mois de mai : c'est un trou de terre sèche et craquée : dans un  ranch, au centre de la Californie, la sécheresse sévit... sur des rochers, des traces anciennes du niveau de l'eau.

" Je n'ai jamais vu cette réserve d'eau asséchée au mois de mai, jamais vu ça. Chaque goutte d'eau qui est tombée a été absorbée par le sol et rien n'a été stocké dans ce réservoir, pas une seule goutte...", se désole le propriétaire du ranch.

 

Moitié moins de pluie, peu de neige dans les montagnes de la Sierra Nevada, les vaches cherchent l'ombre et le fermier a dû réduire le troupeau.

 

"On n'a environ qu'un tiers du fourrage par rapport à une année habituelle. A cause de ce manque de nourriture, on a dû vendre près d'un quart de notre troupeau..."

Du bétail qui a soif, pas assez d'eau et pourtant, ici, elle est indispensable, car la vallée de Tulare vit d'agriculture.

 

A perte de vue, des arbres : oranges, pêches, pistaches, deux tiers des fruits d'Amérique poussent ici, 80 % des amandes consommées dans le monde.

Et depuis plusieurs semaines, les champs d'amandiers ressemblent à des cimetières. Des arbres qu'on abat, faute de pouvoir les irriguer.

"ça me brise le coeur, mais nous n'avons pas assez d'eau, on ne peut pas les garder", déplore le directeur d'une plantation.

"Si on les laissait en terre, ils prendraient tellement de retard, ils s'abîmeraient tellement, ce serait irréversible."

La machine va arracher 5000 arbres, cela représente 15 % de la production d'amandes, c'est la première fois que l'exploitation se résout à cela, par manque d'eau.

"Ces arbres sont dans la force de l'âge, ce sont des adultes magnifiques, c'est le moment où ils pourraient fournir le plus d'amandes."

Il faut dire que les amandiers sont gourmands en eau. Mais, l'exploitation ne gaspille pas sa ressource.

"Comme vous pouvez le voir, il n'y a pas d'eau qui stagne, l'eau qui sort du tuyau va entièrement à l'irrigation.", explique le fermier.

 

Les fermes ont mis des centaines d'hectares en jachère, elles n'ont de toute façon plus accès à l'eau de surface, celle qui coule dans le canal et qui provient des montagnes... elle est réservée aux villes.

Alors, dans la vallée, les agriculteurs forent des puits pour pomper les nappes phréatiques.

Il n' y a aucune limite au nombre de puits, aucune limite non plus à la quantité d'eau que les fermes peuvent pomper.

Et bien sûr, le niveau des nappes phréatiques baisse.

 

La sécheresse est-elle accentuée par l'agriculture intensive ? Partout, des champs : les fermiers pompent toute l'eau. De plus, l'eau est contaminée par des pesticides. L'eau du robinet n'est pas consommable : elle sert pour la vaisselle ou pour la douche.

 

Pollution, baisse des nappes souterraines, sécheresse dans l'une des plus fertiles vallées d'Amérique..."

 

D'après un rapport du GIEC, la moitié de la planète risque ainsi une pénurie d'eau dans les années à venir.

 

Que dire de la terrible canicule qui sévit actuellement au Canada ? Plus de 700 morts, 150 incendies en cours...

 

A Madagascar,  le dérèglement climatique est encore à l'origine de la sécheresse dans le Sud : les habitants du Sud malgache désespèrent depuis trois ans de voir la pluie tomber.  La sécheresse est à l'origine d'une terrible famine qui frappe des milliers de villageois. C'est le premier pays au monde à connaître la faim, à cause du réchauffement climatique, selon l'ONU.

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/etats-unis-la-californie-severement-frappee-par-la-secheresse_4637529.html

 

 

https://www.facebook.com/infofrance2/videos/madagascar-famine-li%C3%A9e-au-r%C3%A9chauffement-climatique/4289463767784471/

 

 

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 08:32
Des souris australiennes et des hommes...

 

On se moque souvent de celles et de ceux qui ont peur des souris : "ce n'est pas la petite bête qui va manger la grosse", dit-on souvent...

 

Et, pourtant, ce qui se passe en Australie a de quoi susciter bien des inquiétudes : 

Après les sécheresses, les feux de forêt et les inondations, des régions entières du sud-est de l’Australie luttent désormais contre une invasion de millions de souris qui ravagent les cultures et s’attaquent aux réserves de céréales. Les agriculteurs de l’État de Nouvelle-Galles du Sud ont noté une “hausse spectaculaire” de ces petits rongeurs qui grouillent dans les silos à grains et les granges.

Les images de ces souris invasives sont impressionnantes !

 

 Sur des vidéos cauchemardesques qui ont fait le tour du monde, des milliers de souris grouillent dans les granges, dans les habitations et se déplacent par hordes à vive allure. 

Une véritable invasion , un fléau contre lequel il est difficile de lutter...

 

"Les souris grouillent au pied des silos à grains : ces rongeurs dévorent les récoltes, envahissent les tracteurs, les moteurs, et même les maisons.

C'est du jamais vu en Australie : les dégâts pour les agriculteurs sont monumentaux, les souris ont désintégré le foin : "On ne peut même plus le prendre entre nos mains, les souris l’ont désintégré. Il n’y a plus rien que l’on puisse faire avec ce foin, il faut tout recommencer", explique un jeune fermier dépité.

Les souris sont même à l'intérieur des silos, une machine crache une pluie de rongeurs : invraisemblable !

"Aujourd'hui, nous avons besoin d'un produit hyperpuissant, l'équivalent du NAPALM pour les pulvériser et s'en débarrasser", déclare Adam John Marshall, ministre de l'agriculture de la Nouvelle-Galles du Sud.

D'excellentes récoltes, un climat doux, voilà pourquoi les rongeurs se sont autant reproduits.

Si le froid n'arrive pas avec l'hiver, fin juin, les autorités australiennes disent que la situation sera hors de contrôle."


"Si nous n’avons plus d’hivers rigoureux, les souris auront de quoi survivre toute l’année, alors cela va devenir chronique",  estime M. Bateman, professeur associé à l’université Curtin en Australie-Occidentale.

Cette épidémie inquiète car elle dure depuis des mois.

Comment juguler un tel fléau ?

Le gouvernement envisage d'utiliser un puissant pesticide, la bromadiolone, qui n’a pas encore été approuvé par les autorités. Mais, cet anticoagulant présente l'inconvénient de rester plus longtemps dans l'organisme des souris. Les experts redoutent donc qu’il ne tue également les animaux qui mangeront ensuite les souris empoisonnées.

En somme, le remède risque d'être pire que le mal : ce produit pourrait empoisonner les humains à travers la chaîne alimentaire.

Ainsi, le dérèglement du climat, le réchauffement créent des déséquilibres dangereux : l'homme menacé par des souris...

Qui aurait cru cela possible ?

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/monde/australie-les-fermiers-envahis-par-des-millions-de-souris_4663769.html

 

https://www.leparisien.fr/video/video-australie-les-agriculteurs-face-a-la-pire-invasion-de-souris-jamais-enregistree-14-06-2021-ATWJGLMBGREF7FRV53WH5GZAO4.php

 

 

 

 

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 13:29
Le corps de l'anthropocène...

 

L'anthropocène : que désigne ce nom mystérieux ?

Ce néologisme, construit à partir du grec ancien "ἄνθρωπος, anthropos, être humain" et " καινός, kainos,  nouveau", apparaît au début des années 1990, pour signifier que l'influence des activités humaines sur le système terrestre est désormais prépondérante. 

 

La terre est dégradée, polluée dans toutes ses dimensions : l'air est pollué à cause de l'accumulation de gaz dans l'atmosphère, les glaces polaires sont en train de fondre, on assiste aussi à un effondrement de la biodiversité accéléré par le réchauffement climatique, l'eau, les mers, les océans sont asphyxiés par la pollution.

Ainsi, l'homme détruit son environnement, la planète qui lui permet de vivre. Nos sociétés consuméristes sont à l'origine de cette dégradation.

 

Et on peut remarquer que "cette entrée dans la société consumériste altère aussi profondément les corps et la physiologie des consommateurs."

Nous mangeons de plus en plus de graisses, si bien que l'obésité explose.

"Aux Etats-Unis, en deux siècles, la quantité de graisse ingérée a été multipliée par 5 et celle de sucre par 15 !"

La consommation de viande et de produits laitiers s'est également accélérée.

 

"Une alimentation fortement carnée et sucrée, dominée par des produits transformés si concentrés en calories que le sentiment de satiété en est retardé..."

 

Conséquences : une augmentation des maladies chroniques : cancers, obésité, maladies cardiovasculaires.

La société de consommation pollue l'environnement mais pollue aussi l'être humain lui-même.

 

Que dire de ces substances toxiques introduites dans les aliments ultra-transformés ? Additifs, colorants, substances chimiques de synthèse...

N'oublions pas les résidus de pesticides présents dans nos fruits et nos légumes, car notre agriculture intensive utilise de nombreux polluants qui souillent la terre.

 

Enfin, l'automobile a aussi façonné le corps de l'anthropocène : la motorisation a entraîné une diminution de l'activité physique, l'être humain ne marche plus, il roule...

Et que dire des écrans qui sont venus accroître la sédentarité de l'homme ? Des écrans qui se multiplient et devant lesquels les êtres humains passent de plus en plus de temps.

Ainsi, se modifient la morphologie et la physiologie humaines : plus d’une personne sur quatre dans le monde pourrait être obèse en 2045.

En France, 20 millions de patients souffrent de maladies chroniques, soit un tiers de la population. Ces maladies entraînent souvent une détérioration de la qualité de vie des patients. Elles sont à l'origine de nombreuses complications graves, d'invalidités et de souffrances physiques et morales.

Ainsi, le consumérisme en vient à dégrader non seulement la planète mais aussi les humains eux-mêmes...

Pouvons-nous continuer cette course effrénée qui nous entraîne dans une consommation infinie ?

 

 

 

 

 

Source : L'événement Anthropocène, un livre de Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz

 

 

 

Le corps de l'anthropocène...
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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 11:02
Le covid-19 fait le bonheur des abeilles...

 

 

Les abeilles des Vosges sont en pleine forme. Pierre Stephan, apiculteur en Alsace, a le sourire. En 20 ans, ses abeilles n’ont jamais autant produit de miel. 


Pierre Stephan est apiculteur en Alsace dans le Parc régional des Vosges du Nord. En vingt ans, il n’a jamais connu un début de saison pareil, la production de ses abeilles explose. Selon lui, le confinement y est pour beaucoup. 

 

Outre une météo favorable, la baisse des activités des agriculteurs a réduit les traitements. Ainsi, "tout est calme et moins pollué, les abeilles peuvent butiner sans être dérangées".

Moins de pesticides, moins de polluants, et les abeilles retrouvent forme et santé...

 

Tout le monde a pu le remarquer : en cette période de confinement, la nature a repris ses droits, elle s'épanouit en ce début de printemps.

Les chants des oiseaux se font plus présents dans les jardins. On en aperçoit de plus en plus dans les arbres...

 

Moins de pesticides dans l'air, moins de pollutions sonores... Et la nature revit...

Les abeilles menacées d'extinction retrouvent de la vigueur...


On le sait... les abeilles sont en danger : depuis des années, des colonies entières sont décimées en raison d'une agriculture intensive, de la monoculture, et de l'utilisation de ces pesticides.

Certains miels sont eux-mêmes pollués  et contiennent des résidus dangereux, il est donc urgent d'agir pour interdire ces substances délétères.

Le covid-19 s'est chargé de remettre de l'ordre dans cette utilisation abusive de produits toxiques.

 

Voilà une leçon dont nous devons tirer profit...

 

Sans les abeilles, on le sait, plus de pollinisation, sans les abeilles, un grand nombre de cultures sont vouées à l'extinction pure et simple...

Sans les abeilles, l'homme lui-même est menacé car des équilibres écologiques essentiels sont mis en péril.

Cessons de malmener notre planète, de la polluer dans tous ses espaces : sur terre, dans les mers, les océans.

Notre agriculture doit être plus respectueuse de l'environnement.

 

Les abeilles vont mieux, mais pour autant, les effets du confinement risquent d'être bien éphémères : : les rejets de CO2 sont actuellement en forte baisse. "Le Haut Conseil pour le Climat estime que, depuis le début du confinement, ils ont diminué, en France, d’environ 30%, ce qui est énorme : conséquence directe de la baisse de l’activité économique et des transports."

 

"Mais, ceci n’est qu’une parenthèse, et la plupart des experts anticipent un effet rebond au moment de la reprise des activités, comme cela avait été observé après la crise financière de 2008. Malgré l’épidémie, nous continuons à émettre beaucoup trop de CO2, pour des raisons structurelles, notamment notre dépendance à l’électricité. Même si une plus grande partie de la population mondiale travaille à domicile, les gens ont toujours besoin du réseau électrique pour s’éclairer, se connecter à l’internet, pour se chauffer."


 

Sources :

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/apiculteur-alsace-20-ans-pierre-stephan-temoigne-mes-abeilles-n-ont-jamais-produit-autant-miel-1819660.html

 

https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/baisse-des-emissions-de-co2-tout-ca-pour-ca

 

 

 

 

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 13:33
Mais où sont les cigales ?

 

L'été est arrivé : dans la campagne alentour, les arbres bruissent du chant des oiseaux, merles, passereaux, bergeronnettes, rouges-gorges, hirondelles... on peut aussi entendre un murmure d'insectes qui sifflent légèrement.

Mais les pins ne résonnent pas du chant des cigales... Où sont-elles ?

 

Bien sûr, on ne les voit presque jamais, car elles vivent bien cachées sous les branches des arbres, à l'abri des regards.

Pourtant, en cette période de l'année, on  peut entendre leurs voix harmonieuses : elles commencent alors à envahir les paysages du sud de leurs murmures insistants et répétés.

 

La chaleur est déjà là, on annonce même une canicule pour les jours à venir... Mais les cigales restent étrangement muettes.

Quel est ce mystère ? Est-ce là un effet du bouleversement climatique ?

 

Ce doux murmure de l'été me manque et je m'inquiète : les cigales, divines enchanteresses de l'été sont-elles menacées, elles aussi, de disparaître ?

 

Elles qui scandent l'été de leurs chants redoublés, elles qui peuplent les paysages du sud de leurs voix mélodieuses...

Elles sans qui la Provence ne serait plus la Provence...

Elles qui inondent les jardins de leurs musiques douces comme le miel...

 

Partout, les insectes sont menacés par le développement humain, par les industries, la pollution, les insecticides, les pesticides.

Partout, on assiste à une disparition de certaines espèces.

 

Mais que serait le sud sans les cigales ?

Les hirondelles traversent l'horizon, elles lancent leur cri dans le ciel, comme pour déplorer  le silence des cigales...

 

Vont-elles enfin se manifester ou l'été va-t-il être désespérément privé de leurs paroles mélodieuses ?

Les cigales brunes, aux ailes diaprées, messagères de l'été, vont-elles enfin se mettre à faire vibrer les jardins de leurs divines mélopées ?

 

Certains touristes ont osé se plaindre de ces cigales qu'ils jugeaient importunes.

"Trop de bruits", disaient-ils, mais les cigales ne font pas de bruits, elles murmurent et nous disent tous les bonheurs de la belle saison : une nature accueillante qui s'anime, des arbres à l'ombre bienveillante, les senteurs exacerbées des pins, les oiseaux qui enchantent les jardins, les brises marines apaisantes et douces, l'odeur des vagues sur la peau, le bonheur des fruits savoureux de l'été, l'ivresse de la chaleur accablante et écrasante du midi...

 

 

 

 

Mais où sont les cigales ?
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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 10:24
Les minuscules vont-ils disparaître ?

 

 

 

Libellules, papillons, scarabées, abeilles : ces insectes sont de plus en plus menacés, sont-ils donc voués à disparaître ?

Selon un article, publié dans une revue scientifique de référence "Biological Conservation", une extinction massive des insectes n'est plus un scénario de science fiction, mais une réalité : 40% des espèces sont aujourd'hui en déclin.

 

Parmi les espèces les plus menacées, les abeilles dont la surmortalité inquiète les apiculteurs.

Sont mises en cause l'utilisation de pesticides, comme les néonicotinoïdes, mais aussi la perte d'habitat des insectes liée aux activités humaines et au dérèglement climatique.

On assiste à une vraie désertification.

 

Ce déclin fait songer à la disparition des dinosaures...

Après la mort des dinosaures, ces espèces géantes, allons nous assister impuissants à l'extinction des insectes, ces espèces minuscules ?

 

Cette extinction menace aussi, bien sûr, la survie des oiseaux et des reptiles qui se nourrissent de ces insectes et elle compromet la pollinisation de toutes nos cultures.

Pour stopper ce massacre, de nombreux scientifiques préconisent l'interdiction de la plupart des pesticides.

 

On le sait... les abeilles sont en danger : depuis des années, des colonies entières sont décimées en raison d'une agriculture intensive, de la monoculture, et de l'utilisation de ces pesticides.

Certains miels sont eux-mêmes pollués  et contiennent des résidus dangereux, il est donc urgent d'agir pour interdire ces substances délétères.

 

On imagine, qu'en la circonstance, le lobbying bat son plein, et que nombre d'intérêts sont en jeu, dans cette bataille contre les pesticides.

Ainsi, des intérêts financiers colossaux menacent les abeilles et notre planète entière.

Sans les abeilles, plus de pollinisation, sans les abeilles, un grand nombre de cultures sont vouées à l'extinction pure et simple...

Sans les abeilles, l'homme lui-même est menacé car des équilibres écologiques essentiels sont mis en péril.
 

A long terme, c'est la survie de l'espèce humaine qui est compromise dans un environnement privé d'insectes.

 

 

Sources :

https://www.franceculture.fr/ecologie-et-environnement/pourquoi-ny-a-t-il-plus-dinsectes-sur-vos-pare-brises

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/environnement-les-insectes-en-voie-d-extinction_3187167.html

 

 

Les minuscules vont-ils disparaître ?
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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 08:19
Les oiseaux vont-ils disparaître ?

 

 

Alors qu'on nous promet toutes sortes de progrès technologiques, des smartphones de plus en plus performants, l'avènement de l'Intelligence artificielle, on nous annonce aussi que les oiseaux sont en train de disparaître de nos campagnes...

Il est beau le progrès ! 

Il détruit notre environnement, il pollue l'air, il anéantit la terre, détruit les insectes et il fait mourir les oiseaux...

 

Adieu l'alouette Lulu et le bouvreuil, les merles et les grives qui se raréfient, où sont les serins cini, les pouillots fitis, les mésanges nonnettes, les moineaux friquets ou ordinaires, les verdiers ? Disparus les roitelets, les chardonnerets, les linottes, où sont les sittelles, les mésanges à longue queue, les rouges-gorges, les mésanges bleues et charbonnières ?

Adieu la poésie de tous ces noms aux sonorités emplies de délicatesse, de charme !

 

L'oiseau n'est-il pas un symbole de fragilité et d'élégance ?

Et il est un des premiers à souffrir de la pollution des sols et de l'air...

 

Une étude publiée ce mardi 20 mars, date officielle du début du printemps, par le Muséum d'histoire naturelle et le CNRS met en garde contre la disparition inquiétante des oiseaux dans les campagnes françaises. 

"Pour les scientifiques, ce déclin est dû à l'intensification des pratiques agricoles, avec la fin des jachères imposées par l'Union européenne et l'arrivée des néonicotinoïdes, ces insecticides tueurs d'abeilles : 85 % de la population du carabe, un coléoptère faisant partie du régime alimentaire de certains oiseaux, a disparu depuis la fin des années 1990..."

 

En France, on a perdu un tiers des oiseaux des champs : l'intensification de l'agriculture est à l'origine de cette extinction.

Les progrès nous entraînent vers des dérives inquiétantes...

Si les oiseaux sont menacés, si les insectes pollinisateurs sont menacés, nous sommes nous-mêmes menacés d'extinction...

C'est la survie de l'espèce humaine qui est en jeu..


Aux Etats-Unis, plus précisément à Harvard, des chercheurs imaginent même un avenir terrifiant pour les abeilles : les remplacer par des drones.

Depuis des années, des colonies entières d'abeilles disparaissent. Les pesticides, les prédateurs comme le frelon asiatique, des parasites, le changement climatique sont à l'origine de ce déclin. Une véritable catastrophe écologique se prépare, et plutôt que de prendre le problème à la racine, certains se lancent dans des projets monstrueux : utiliser des machines, à la place des abeilles !

 

Il serait temps de prendre conscience du déclin de certaines espèces, il serait temps de revenir à une agriculture plus raisonnable et plus respectueuse de la nature...

Cette nature si prodigue qui nous offre toute la beauté des oiseaux, leurs couleurs, leurs plumes soyeuses, leurs chants délicats...

Cette nature que l'on s'applique à détruire de maintes façons...

 

 Ces vers d'Aristophane où l'auteur grec célèbre le chant des oiseaux ne seront-ils bientôt plus qu'un lointain souvenir ?

 

 

"Ô les oiseaux chantant doux, chantant gai, chantant fort !

Compagnons des saisons sereines, 

Notes de flûtes du printemps

Et du beau temps..." (Traduction de Marguerite Yourcenar)

 

(C'est ainsi que le choeur apostrophe les oiseaux, dans une comédie antique écrite par Aristophane...)

 

 

 

 

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/les-oiseaux-des-campagnes-disparaissent-a-une-vitesse-vertigineuse_122204

 

 

 

 

Les oiseaux vont-ils disparaître ?
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21 février 2018 3 21 /02 /février /2018 09:11
Peut-on encore manger des fruits et des légumes sans danger ?

 

 

 

On connaît le slogan : "Mangez 5 fruits et légumes par jour !"

Oui, mais voilà, selon les dernières études de l'ONG Générations futures, des pesticides ont été découverts dans une majorité d'échantillons de fruits et légumes analysés. 

 

L'enquête a été menée sur des produits non bio...

73% des échantillons de fruits et 41% de ceux de légumes contiennent des résidus de pesticides. 

 

Certains légumes sont plus contaminés que d'autres : le céleri branche
les herbes fraîches, les endives, les céleris raves, les laitues, les piments/poivrons, les pommes de terre, les haricots (non écossés), les pois (non écossés), les poireaux, les carottes, les tomates, les concombres, courgettes, radis, aubergines...

Pour les fruits : les raisins, les clémentines, mandarines, les nectarines, les pêches, les oranges, les pommes, les abricots, les citrons, les poires...

 

 Dès lors, on peut se poser cette question : peut-on encore se nourrir sainement, à notre époque ?

Les supermarchés regorgent de produits ultra-transformés bourrés d'additifs, de conservateurs, de colorants... Ces aliments sont particulièrement dangereux, car ils ont perdu toute authenticité.

Et si même les fruits et les légumes deviennent toxiques, vers quel aliment le consommateur peut-il se tourner ?

Les poissons ? Ils sont souvent pollués ou traités au diflubenzuron dans les élevages... La viande ? Elle est, elle-même, suspecte : très souvent, les animaux élevés de manière industrielle, dans des conditions indignes, sont gavés de produits médicamenteux, notamment des antibiotiques.

Quels produits sont véritablement sains ?

 

On recommande aux gens de consommer des fruits et des légumes bio. Mais, le prix de ces produits est prohibitif : beaucoup de gens ne peuvent se nourrir avec du bio.

Ainsi, s'instaurent de scandaleuses inégalités... Les gens de condition modeste ne peuvent accéder à une nourriture saine.

Ainsi, s'instaure une société à deux vitesses...

 

Que faire ? Toute honte bue, certains journalistes osent nous conseiller de varier la consommation de fruits et de légumes afin de limiter les risques !

Une façon d'éluder le problème : même en variant fruits et légumes, l'effet d'accumulation des toxines paraît dangereux pour la santé.

 

Comment se nourrir sainement à notre époque ? De plus en plus, cette question devient préoccupante, de plus en plus, l'être humain est condamné à manger des produits toxiques pollués par des pesticides et par des polluants qu'il a répandus sur la terre, dans les mers, les océans et avec lesquels il anéantit la planète.

 

 

 

Source :

 

https://www.marianne.net/societe/raisins-cerises-celeris-voici-les-fruits-et-legumes-les-plus-contamines-par-les-pesticides

 

 

Peut-on encore manger des fruits et des légumes sans danger ?
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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 09:47
Eh oui, les insecticides ne sont pas bons pour les insectes...

 

 

 

Les populations d’insectes ont probablement chuté de près de 80 % en Europe. C’est ce que suggère une étude internationale publiée mercredi 18 octobre par la revue PLoS One, selon le journal Le Monde.

 

L'étude a été faite à partir des données de captures d’insectes réalisées depuis 1989 en Allemagne ; elle montre aussi que le déclin des abeilles domestiques n’est que la partie émergée d’un problème bien plus vaste.

 

Les responsables ? Les pratiques agricoles, l'utilisation intensive de pesticides...

Tout le monde a pu le constater : les insectes se font de plus en plus rares dans nos jardins... papillons, abeilles, scarabées, bourdons, coccinelles disparaissent.

On voit bien encore quelques espèces de papillons : piérides, citrons, tirsis, mais les autres variétés semblent s'être évanouies.

 

La biodiversité est menacée en raison de l'activité humaine.

L'agriculture moderne utilise trop de pesticides, de désherbants, de produits chimiques toxiques.

En détruisant la nature et l'environnement, l'homme se détruit lui-même.

On ne peut continuer à épuiser, ainsi, la terre et ses ressources.


Les pesticides utilisés dans l'agriculture intensive sont en train d'anéantir les pollinisateurs.


Les néonicotinoïdes sont une famille de composants d’insecticides, dérivés de la nicotine : on imagine l'effet dévastateur de la nicotine sur des insectes fragiles, comme les abeilles !


Quand on connaît les ravages de la nicotine sur l'homme, on ne s'étonnera pas des menaces qui pèsent sur la survie des abeilles.

Ces pesticides seront interdits en France à partir de 2018... mais avec des dérogations. Dans la pratique, l’interdiction des néonicotinoïdes ne sera pas réelle avant 2020.

Et cette interdiction totale sera-t-elle vraiment appliquée en 2020 ?

On nous avait, aussi, annoncé la fin de l'utilisation du glyphosate, ce désherbant controversé susceptible de provoquer des cancers, et de nombreuses maladies chez l'homme.

Mais cette interdiction est encore reportée pour la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron.

Comme le glyphosate a pour but d'éradiquer les plantes, il peut avoir des conséquences délétères sur la vie sauvage, il peut réduire la biodiversité  et détruire les réserves de nourriture pour les oiseaux et les insectes. 

Ce qui est inquiétant, c'est que les agriculteurs eux-mêmes sont favorables à l'utilisation de ce désherbant toxique.

Pourtant, les produits chimiques utilisés dans l'agriculture sont à l'origine de graves pathologies, souvent mortelles. 
 

Ainsi, les insecticides, les désherbants sont néfastes pour les insectes, pour la nature, la terre, l'eau, l'environnement, mais aussi pour les êtres humains...

Il serait temps pour notre agriculture d'évoluer vers des cultures biologiques respectueuses de l'homme et de l'environnement.

 

 

 

 

 

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 14:41
Le pain, tradition française, tradition perdue ?

 

 

 


Le pain, c'est un aliment qui paraît simple, naturel, avec une recette minimaliste : eau, sel, levure ou levain, farine, quoi de plus authentique ?

 

C'est aussi un aliment de base lié à la tradition dans notre culture française : un bon repas est toujours accompagné de pain... Nous avons tous le souvenir de ces bonnes odeurs de pain du petit déjeuner : un pain croustillant, craquant...

 

Le pain évoque des saveurs du matin, bonne odeur de pain frais, ou grillé qui adoucit les matinées d'hiver...

 

Le mot suggère des images colorées de croûtes brunes et rousses, une mie onctueuse, blanche de lys, vaporeuse...
 

Et, pourtant, on a le plus souvent perdu cette recette traditionnelle du pain : des améliorants, des correcteurs, des additifs, des enzymes sont venus s'ajouter à la fabrication du pain.

 

E 170, E 551, E 300, E 471 : autant de sigles mystérieux qui entrent désormais dans la composition de nos pains.

Deux géants de l'agro-alimentaires se partagent la fabrication des farines : les groupes Soufflet et Axiane meunerie.

Ils fournissent 80 % des farines vendues en France, avec des enseignes comme Baguépi, Campaillette, Banette... de jolis noms aux allures champêtres...

Ces groupes imposent leurs farines, leurs méthodes de travail, leurs recettes...

Les meuniers vendent désormais des farines spéciales appelées "mixe", avec des ingrédients plus ou moins naturels...

 

Où est passé notre bon pain d'antan ? 

Pain standardisé, pain amélioré avec des substances, des poudres magiques ou améliorants : le produit est, ainsi, optimisé...

 

On peut s'interroger sur ces "améliorants" qui existent depuis les années 60...

Acide ascorbique, lécithine de colza, monoglycérides d'acide gras, enzymes : un cocktail qui accélère le temps de fermentation de la pâte et la rend plus lisse...

 

Ces améliorants permettent de réduire le temps de préparation et de fabrication du pain : c'est, désormais, la vitesse au service de la boulangerie, la vitesse qui s'invite dans cette composition artisanale...

 

Mais, que devient le goût du bon pain ? Il s'efface avec ces additifs : les améliorants ne laissent pas à la pâte le temps de développer tous ses arômes....

Les produits industriels sont, ainsi, venus polluer notre pain.

 

Les blés modernes auraient, aussi, un gluten plus visqueux et plus élastique : le pain serait de moins en moins digeste si bien que certains font une intolérance au gluten...

 

Plus grave encore : les blés sont cultivés de manière intensive, les céréaliers peuvent utiliser jusqu'à 58 produits chimiques...

 

La plupart du temps nos pains sont, donc, fabriqués avec des blés traités chimiquement... et c'est dans les pains complets que l'on trouve le plus de pesticides.

 

Ainsi, notre pain, depuis la culture du blé jusqu'à son élaboration, a perdu ses qualités nutritives, son goût, et comporte des produits chimiques...

 

Il vaut mieux consommer un pain biologique fabriqué à l'ancienne, mais les boulangers qui utilisent cette technique ancestrale sont de plus en plus rares...

 

 

Source : un reportage de la 5 : Notre pain est-il dans le pétrin ?

http://pluzz.francetv.fr/videos/notre_pain_est_il_dans_le_petrin_,153656535.html

Vidéo :

https://youtu.be/PwyrBpMqOo0

 

 

 

 

Le pain, tradition française, tradition perdue ?
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