Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 12:56
Bientôt le Meilleur des mondes d'Huxley ?

 

 

 Une émission diffusée sur Arte, intitulée Bébés sur mesure nous montre les progrès fulgurants de la médecine dans le domaine de la génétique et de la procréation assistée.
 

Aldous Huxley l'avait imaginé dans son roman Le Meilleur des mondes : une société basée sur la sélection des personnes... et voilà que ses prédictions sont en train de se réaliser.

 

La procréation médicalement assistée a vu le jour pour aider les couples infertiles en détresse ou condamnés par de graves maladies héréditaires. Et les progrès dans ce domaine sont tels qu'on peut maintenant choisir le sexe ou la couleur des yeux des bébés à naître.

Notre société est fascinée par le pouvoir de tout corriger : le bébé à la carte est désormais possible. Allons-nous  programmer des bébés sur mesure ?

 

Tout a commencé avec la fécondation in vitro : en 1982, Amandine fut le premier bébé éprouvette français... et cette pratique est désormais devenue courante. La procréation médicalement assistée est, de nos jours, une routine : elle a essaimé jusqu'en Inde avec une des meilleures cliniques au monde, baptisée : "le désir, le souhait..."

Le choix à portée de mains... C'est bien là l'objectif du transhumanisme : un eugénisme qui veut passer de "la chance au choix".

1000 fécondations in vitro par an dans cette clinique... Avec cette méthode médicale, on peut sélectionner les embryons les plus viables.

 

Certains couples ne pouvant procréer peuvent, aussi, faire appel à des donneurs. Il existe, ainsi, des banques de spermes, notamment au Danemark, le désir d'enfants n'étant plus réservé aux couples hétérosexuels.

Un nouveau marché apparaît alors et explose : on peut choisir le donneur approprié, la couleur de peau, la nationalité, la taille, le poids, la corpulence, la pointure ! On choisit sur catalogue, en quelque sorte !

 

Dans des cuves, sont abrités des échantillons, potentiellement des milliers d'enfants, conservés dans de l'azote liquide, une "matière" qui peut être, ainsi, conservée pour toujours. Les prix vont de 40  à mille euros...

 

Seuls 10 % des candidats donneurs sont sélectionnés pour la qualité satisfaisante de leur sperme. Les gens cherchent des donneurs qui leur ressemblent, avec la même culture, les mêmes caractéristiques... C'est un véritable marché qui s'organise.

La banque Cryos livre dans le monde entier, au nez et à la barbe des législations.

En France, le don de sperme est anonyme, gratuit et strictement réservé à des couples stériles. Aux Etats-Unis, au contraire, tout est permis, à condition d'avoir les moyens... Le marché de l'ovule y est florissant. Vendre ses ovules peut rapporter jusqu'à 25000 dollars.

Avec les progrès de la technique, survient la tentation de sélectionner l'embryon qui sera implanté : choisir l'enfant qui naîtra, choisir son sexe, par exemple...

Mais où commence le confort, où s'arrête la médecine ?

Les couples peuvent choisir aussi la couleur des yeux de leur enfant ! Il suffit de payer un supplément...

 

Une banque dite des "génies" a même existé dans les années 80 : les donneurs de sperme étaient triés en fonction de leur QI. 218 enfants sont nés de cette expérience. Cela s'appelle de l'eugénisme.

 

Autre pratique : la gestation pour autrui ou GPA qui permet à des femmes dont l'utérus est anormal ou à des couples d'hommes de faire appel à une mère porteuse pour avoir un bébé.

Des couples aisés payent 25000 dollars pour ce type de prestation : les mères porteuses reçoivent un tiers de la somme pour chaque grossesse, dix ans de revenu pour une famille en Inde.

"C'est de la main d'oeuvre", explique un des médecins chargés de ces inséminations artificielles en Inde.

La GPA est, ainsi, autorisée dans de nombreux pays.

 

Le diagnostic pré implantatoire est une recette pour forger un enfant en parfaite santé : en Espagne, une firme offre à ses clients de trier de nombreux caractères génétiques avant l'implantation des embryons.

Dans certains pays, comme en Angleterre, on peut éliminer des embryons certains défauts, le strabisme par exemple.

Ainsi, pourrait apparaître une population dont les caractères génétiques seront normés.

Les utopies que l'on imaginait au vingtième siècle sont en train de se réaliser avec une rapidité absolument insolente. "Nous sommes lancés dans le toboggan eugéniste", affirme Laurent Alexandre.

Se pose alors un problème éthique et philosophique.

Qu'est ce qu'un enfant handicapé, qu'est-ce qu'un enfant normal ? Difficile de le délimiter.

Plus inquiétant, encore : une firme américaine travaille depuis des années à rajeunir des ovules pour permettre à l'horloge biologique des femmes de remonter le temps... une femme ménopausée pourrait retrouver sa fertilité. Des cellules souches pourraient même être transformées en ovules. On peut, alors, produire des ovules à l'infini.

Une start up lyonnaise revendique même la création de spermatozoïdes humains en laboratoire : il reste à prouver que ces spermatozoïdes soient fécondants.

On pourra même bientôt modifier l'ADN des embryons.

Une nouvelle ère de l'histoire humaine a commencé...

Mais on voit bien les dangers de toutes ces mutations : l'être humain est fait d'imperfections, de défauts, de difficultés.

Vouloir supprimer ces défauts, n'est-ce pas renoncer à notre humanité ?

 

 

 

 

Source : une émission sur Arte : Bébés sur mesure

 

http://www.tv-replay.fr/redirection/10-10-17/bebes-sur-mesure-arte-12619094.html

 

 

 

 

 

 

 

 

Bientôt le Meilleur des mondes d'Huxley ?
Repost 0
27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 12:08
C'est le moment de lire Teintes d'automne de Thoreau...

 

 

L'automne nous offre de magnifiques spectacles : des arbres empanachés de rousseurs et de lumières, des nuances chaleureuses... Le philosophe Henry D. Thoreau nous invite à observer cette nature automnale aux couleurs flamboyantes dans un de ses ouvrages intitulé Teintes d'automne.

 

Thoreau s'attache à décrire, avec une précision digne d'un peintre, les herbes, les arbres, l'érable rouge, l'orme, l'érable à sucre, le chêne écarlate...

 

Les couleurs, les métaphores, les comparaisons nous font percevoir une nature somptueuse.

Thoreau fait exploser sous nos yeux "un embrasement jaune, écarlate, cramoisi de toutes les couleurs."

Il dépeint les formes des arbres, des feuilles et, ce faisant, il nous invite à mieux contempler le spectacle de l'automne.

 

Thoreau s'émerveille, notamment, de ces juxtapositions de couleurs propres à l'automne : le vert des pins qui rehausse les teintes flamboyantes des arbres.

 

Grâce à l'automne, la nature nous entraîne dans une véritable fête des couleurs, un festival varié, changeant, au fil de la saison...

 

Les "splendeurs automnales" inspirent à Thoreau des descriptions incandescentes : on voit des "camaïeux de jaunes et de rouges", "le jaune du chrome chaud des peupliers, des airelles d'un rouge intense..." "des arbres écarlates en plein embrasement, des teintes cuivrées..."

 

On est sensible à la poésie de ces évocations : des images surgissent : " les futailles diffusent un éclat pareil à la pourpre du couchant..." Les frondaisons deviennent "des nuages jaunes et écarlates, volutes, après volutes"...

Voilà qu'un "arbre tout entier ressemble à un beau fruit mûr débordant de jus savoureux..."

 

Les descriptions de Thoreau font, ainsi, appel à tous les sens : la vue avec le chatoiement des couleurs, le toucher, le goût, l'ouie, avec le léger bruit des feuilles qui tombent, ou celles qui déjà à terre, "bruissent sous les pas"...

 

Thoreau perçoit même dans la nature automnale des leçons philosophiques : décrivant la chute des feuilles "résignées à se laisser décomposer au pied de l'arbre, afin de fournir la nourriture à de nouvelles générations de leur espèce", il affirme : "Elles nous apprennent à mourir."

 

L'ensemble de cet ouvrage très bref oscille entre science et poésie : Thoreau s'intéresse à l'ordinaire, il cherche à éduquer le regard des lecteurs.

Il parvient à poétiser ce qui nous est proche, de simples arbres, des paysages...

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

C'est le moment de lire Teintes d'automne de Thoreau...
Repost 0
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 15:53
Spinoza, le philosophe de la liberté...

 

 

 

Sommes nous libres ? En fait, tous les êtres humains sont soumis à des contraintes diverses qui entravent leur liberté : nous ne choisissons pas de naître, nous ne choisissons pas nos parents, notre pays d'origine, notre caractère, nos propres gènes....

 

Nous ne choisissons rien, nous sommes déterminés par de nombreux facteurs qui nous façonnent...

L'être humain apparait, ainsi, peu enclin à connaître ce qu'est la liberté.

Or, Spinoza, philosophe du 17 ème siècle nous donne des clefs pour tenter d'échapper à ce déterminisme...

Pour retrouver une forme de liberté, la connaissance du monde permet à l'homme de s'épanouir.

Pour se libérer, pour vivre mieux, l'homme doit refuser les passions, les préjugés, les superstitions : on perçoit toute la modernité de ce philosophe...

Spinoza exalte la joie de vivre... vivre, c'est observer, c'est éprouver du bonheur devant des oeuvres d'art, toutes sortes de spectacles, c'est pratiquer toutes sortes d'exercices physiques.

 

Le bonheur et l'épanouissement passent par la connaissance qui est essentielle pour l'être humain...

Spinoza nous invite à une connaissance de la totalité de la nature, la réflexion, le savoir élèvent l'âme humaine et nous font accéder à une joie nouvelle.

L'homme peut gouverner ses désirs, ses passions par la raison et la réflexion.

 

Ainsi, le savoir est valorisé, il est l'essence même de l'être humain, il devrait être son moteur.

Dans un monde où le désir est permanent, Spinoza nous montre une voie pour échapper à cette domination des passions, telles que l'ambition, la soif du pouvoir et de l'argent, la jalousie, le mépris, la haine.

 

Cette voie qui passe par la connaissance, le savoir, n'est-elle pas évidente ?

C'est par l'apprentissage, la découverte permanente que l'homme avance, s'épanouit dans sa vie.

Oui, la culture est le propre de l'humanité... elle est fondamentale et il faut préserver cette valeur de nos sociétés.

La culture est si vaste, si riche qu'elle nourrit l'homme, à l'infini : les arts, la littérature, les sciences, l'histoire sont sources de découvertes sans cesse renouvelées....

Notre passé est riche de tant d'ouvrages, de livres, de savoirs si divers.

Spinoza nous invite à apprendre, à nous enrichir de connaissances pour nous libérer de toutes les entraves qui nous cernent et nous emprisonnent.

Ainsi, chaque journée devrait être pour chacun, une occasion de nouvelles découvertes et de nouveaux savoirs.

On conquiert, ainsi, des libertés nouvelles : celles de la réflexion, de la connaissance du monde, de l'épanouissement personnel...

 

 

 

Une biographie de Spinoza : 

 

http://atheisme.free.fr/Biographies/Spinoza.htm

 

Ses idées philosophiques : 

 

http://coursphilosophie.free.fr/philosophes/spinoza.php

 

 

Spinoza, le philosophe de la liberté...
Repost 0
11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 17:07

Photo0620

 

 

La liberté semble accessible à tout le monde, dans nos sociétés modernes... Et, pourtant, sommes-nous vraiment libres ? Nous sommes, tous, en fait, conditionnés par différents facteurs : nos gènes, notre éducation, notre milieu social, notre environnement, notre religion, parfois...

 

Pouvons-nous vraiment choisir ?

 

Nous naissons, avec des traits de caractère, nous sommes façonnés par des habitudes de vie, par notre famille, nos parents...

 

Comment échapper à ces conditionnements divers ? Je suis, moi-même, née dans une famille modeste, j'ai un comportement qui correspond à ce milieu : une certaine retenue, une pudeur, une discrétion qui était déjà celle de mes parents.

 

J'ai des amis issus d'un autre milieu plus aisé : on perçoit, aussitôt, leur assurance, leur volonté de s'imposer, de briller, parfois...

 

Si le milieu social nous influence, nous sommes aussi pétris d'habitudes acquises pendant l'enfance, et nous avons des traits de caractère qui sont ancrés en nous.

 

Bien sûr, la vie nous modèle, nous évoluons, au gré de nos découvertes et de nos rencontres...

Mais, le plus souvent, les grandes lignes sont tracées, dès le départ.

 

Un grand nombre d'éléments nous influencent et nous impulsent telle ou telle conduite à adopter.

J'ai, de plus en plus l'impression que nous ne sommes pas libres, que de nombreux chemins sont fixés d'avance...

 

Plus tard, le travail que nous avons choisi d'exercer nous façonne, nous donne des habitudes de penser, de réagir...

Un professeur de mathématiques pense, souvent, en fonction de statistiques, un professeur de lettres est sensible aux mots, à la poésie...

 

Le travail, quoi qu'il en soit, nous enlève, aussi, une part de notre liberté : que de temps passé à travailler, à corriger des copies, pour un professeur !

Le travail peut, certes, nous apporter un épanouissement et un accomplissement, mais il occupe beaucoup trop de temps de notre vie.

 

Soumis à des contraintes diverses, celles du travail, de la vie quotidienne, du milieu social, pouvons-nous y échapper ?

 

Encore avons-nous la chance de vivre dans une société de relative liberté : il faut imaginer la soumission des femmes dans certaines sociétés, et même en France, les femmes musulmanes doivent se plier, parfois, à des contraintes vestimentaires, elles doivent subir l'autorité masculine et sont obligées de filer droit.

Dans ce cas précis, la liberté se réduit, encore plus, à peau de chagrin...


Ainsi, notre vie est modelée par de nombreux facteurs qui nous influencent, dans de nombreux domaines... et nous ne pouvons y échapper : dès lors, les gens ne sont que le reflet de leur éducation, de leur milieu social.

 

La liberté existe-t-elle ? La liberté qui nous est accessible, dans nos sociétés, c'est celle de nous cultiver, celle d'apprendre, pour progresser dans la connaissance du monde, de soi, et des autres...

Que chacun en prenne conscience : la liberté passe par la culture, l'acquisition du savoir, la réflexion qui en découle...

 

C'est la connaissance qui permet un épanouissement personnel, c'est elle qui nous fait avancer, apprécier le monde qui nous entoure... C'est la raison qui nous offre la possibilité de lutter contre les fanatismes, le racisme, les propagandes en tous genres...

 

 

Photo1823-copie-1
Photos : rosemar



Repost 0
Published by rosemar - dans philosophie liberté
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/