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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 11:08
L'oasis comme un éblouissement...

 

Pour se détendre et rêver... la poésie des mots...

 

Dans le cadre de la Semaine de la langue française et de la Francophonie... du 14 au 22 mars 2020... Dis-moi dix mots : au fil de l'eau.

 

L'oasis ! Il suffit d'entendre ce mot plein d'exotisme pour voir se dérouler des paysages magiques de déserts, des dunes et des barcanes incendiées de soleils et de lumières, et soudain, comme un miracle, apparaît un lieu de verdures, aux palmes alanguies...

 

Le mot lui-même aux douces sonorités de sifflantes "s", réitérée nous apaise, et nous étonne aussi, avec ses voyelles variées qui s'enchaînent dans ce nom très court.

 

L'oasis semble, ainsi, comme un éblouissement, une découverte soudaine et inattendue...

 

L'oasis évoque l'Egypte, des dieux antiques aux sonorités voisines : Isis, Osiris, Apis, Anubis, Sérapis, Satis...

 

Ce mot venu du grec"ὄασις" a, aussi, des origines égyptiennes : issu de langues anciennes, il revêt un caractère mystérieux, étrange, d'autant que ce nom est resté intact au fil des siècles.

Préservé de toute altération, le mot "oasis" nous étonne, et nous éblouit...

 

Havre de paix, de repos et de bonheur, l'oasis sollicite tous les sens : on perçoit des couleurs nouvelles, on entend des clapotements d'eau, la fraîcheur d'une source nous apaise, on peut goûter une eau vivifiante...

 

Repos, détente, harmonie du lieu, brise légère, l'oasis apporte bonheur et réconfort, au milieu d'un désert de solitude.

Une palmeraie, une eau bruissante, des teintes verdoyantes..., l'oasis offre un bonheur longtemps attendu.

 

Un bruit d'eau, des frémissements de palmes agitées doucement, des murmures d'oiseaux, des reflets d'or sur les palmiers dattiers, des bruits d'eau "avec des rayons d'or dans les palmes...

 

Quels apaisements et quelle harmonie ! Miroirs d'ondes où se reflètent les longs fuseaux de palmiers hérissés de buissons ! Roseaux ondoyants !

 

L'oasis nous fait rêver à des lieux de paix, de repos, elle nous fait voyager vers d'autres paysages aux couleurs étonnantes...

Le vert côtoie des ocres aux douceurs de sables, le brun illumine le vert...

L'oasis nous offre un réservoir de sensations : couleurs, fraîcheur du lieu, bruissements de l'eau...

 

 

Les dix mots retenus :

aquarelle (nom)
à vau-l'eau (adv.)
engloutir (v.)
fluide (adj.)
mangrove (nom)
oasis (nom)
ondée (nom)
plouf (interj.)
ruisseler (v.)
spitant (adj.)

 

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots-au-fil-de-leau

 

 

 

L'oasis comme un éblouissement...
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15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 14:38
Douceur d'un soir d'hiver...

 

 

 

Douceur d'un soir d'hiver : le ciel se nimbe de nuées légères, des sillons dorés se dessinent sur l'horizon...

 

 

 

Des nuées qui vont du rose à l'ocre, du doré au brun, de l'ambre au gris...

 

 

 

Des pins se hérissent en broussailles sur cet horizon lumineux... ombres obscures et ténébreuses sur un ciel éblouissant....

 

 

 

Des pins dressent leurs silhouettes majestueuses : filaments, festons, guipures...

 

 

 

Les nuées tracent sur l'azur des lignes douces qui se superposent dans un dégradé qui va du gris à l'ocre....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Douceur d'un soir d'hiver...
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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 11:19
Louise de Vilmorin, une femme passionnée...

 

 

Vilmorin... Cela vous dit quelque chose ? Tout le monde connaît les graines Vilmorin, les produits pour jardins et potagers...

 

Mais qui connaît Louise de Vilmorin, cette femme de lettres française née au début du vingtième siècle ?

Geneviève Haroche lui a consacré une biographie intitulée "Louise de Vilmorin, une vie de Bohème"... Elle est venue présenter son ouvrage, lors du Festival de la Biographie, à Nîmes.

 

"Elle a été oubliée en tant que poète, c'était aussi une grande romancière, une grande épistolière, une journaliste et aussi quelqu'un dont le goût a beaucoup compté au vingtième siècle, aussi bien le goût en matière de décoration qu'en matière d'élégance... on peut parler de son élégance, de sa tenue, de ses bijoux. et de sa conversation.

Elle avait, dit-on, une conversation absolument étincelante.

Et donc tous ces éléments font d'elle un personnage d'Ancien Régime. Il y a chez elle quelque chose de Marivaux.

Pourquoi ? Parce que Marivaux était quelqu'un qui se plaçait à un point d'observation d'une société extrêmement raffinée et spirituelle.

Et Louise de Vilmorin qui a un art du dialogue tout à fait hors du commun marivaude un peu à la façon du XVIIIème siècle.

 

Et d'ailleurs, certains cinéastes ne s'y sont pas trompés, puisque Louis Malle lui a confié les dialogues du film Les amants, Orson Welles aussi a pris ses conseils, et un cinéaste comme Ophüls s'est inspiré de ses romans.

Donc, voilà un auteur qui est véritablement au point de jonction de différentes façons de vivre, d'écrire, et elle vit poétiquement sa vie."

 

"Alors, il y a un cahier photos très intéressant", commente le journaliste qui interroge Geneviève Haroche : "On la voit choisir ses étoffes, dans son salon particulièrement bien meublé avec des recherches de couleurs tout à fait étonnantes...

Et puis parlez-nous de son éducation, parce que Vilmorin, cela rappelle les graines, la famille des grainetiers, il y a encore un magasin à Paris."

 

"Elle naît en 1902 dans la célèbre famille de grainetiers, elle reçoit une éducation strictement familiale et elle meurt en 1969, entre temps, il y a un homme fondamental, c'est Malraux...

Il y a eu beaucoup d'hommes dans la vie de Louise de Vilmorin.

 

Il y a eu d'abord quelqu'un de très important : Saint-Exupéry qui a été son fiancé, qui lui dédie des poèmes, avec qui elle a une sorte de parenté poétique, et aussi une parenté d'insatisfaction.

 

Et puis, Malraux, c'est celui qui va lui mettre le pied à l'étrier, c'est celui qui lui dit : "Osez écrire...", c'est celui qui lui ouvre la porte des Editions Gallimard.

 

Sur le plan des recherches verbales, avant l'Oulipo, elle joue avec le langage, elle aime les mots, elle aime déconstruire la poésie.

 

En revanche, sur le plan politique, on ne peut pas dire qu'elle soit réellement intéressée, vraiment en phase avec son temps....

La seule question politique qui l'ait vraiment passionnée, ça a été la question de la Hongrie et le moment où les chars russes rentrent dans Budapest, elle prend position, à ce moment-là, elle s'engage.

Mais, elle avait cela en commun avec Roger Nimier, c'est cette très profonde indifférence historique."

 

Question du journaliste :"Est-ce qu'elle est réactionnaire ? Il y a un moment extraordinaire où un journaliste lui dit : "Mais est-ce que vous êtes pour l'indépendance des femmes ?"

Alors, là elle est furieuse, elle dit : "Mais comment ? Mais jamais je ne serai indépendante, c'est horrible d'être indépendante !"

Elle s'exprime avec beaucoup de préciosité, beaucoup de charme... et quand même, elle n'est pas pour le MLF..."

 

Voici la réponse de Geneviève Haroche : "C'est à dire qu'officiellement, elle n'est pas pour l'indépendance des femmes, mais en réalité, elle a toujours vécu de façon totalement libre, complètement indépendante, rêvant peut-être d'une dépendance dont elle ne voulait pas.

Ce n'est pas le moindre des paradoxes parce qu'on peut dire de la destinée de Louise de Vilmorin qu'elle est un enchaînement de paradoxes."

 

"De qui a-t-elle été la plus amoureuse ?" questionne encore le journaliste...

"Je pense qu'elle beaucoup aimé Jean Hugo, l'arrière petit-fils de Victor Hugo, qui était peintre, dessinateur et poète.

J'ai eu la chance de bénéficier d'un inédit, 30 années de correspondance avec Jean Hugo et on voit bien que c'est la relation la plus longue, la plus fidèle et je pense qu'elle aurait aimé vivre avec Jean Hugo..."

 

 

 

 

 

 

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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 14:18
Premières fleurs...

 

 

Premières fleurs, premiers frémissements dans le jardin, premiers épanouissements, premiers éclats...

 

 

Jaune d'or des genêts d'Espagne, papillons dorés qui illuminent les feuillages...

 

 

Calices de viburnums, fleurs légères, aériennes, senteurs douces dans le jardin...

 

 

Gazanias rayonnants aux teintes éblouissantes, aux corolles solaires...

 

 

Bouquets de fleurs qui tourbillonnent, subtiles envolées de parfums...

 

 

Le printemps s'annonce : bientôt,  des couleurs lumineuses, des brassées de fleurs, bientôt, des panaches somptueux de verdures, bientôt, une nature luxuriante et renouvelée...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Premières fleurs...
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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 14:12
Jolie bergeronnette...

 

 

Jolie bergeronnette, au plumage soyeux, aux doux camaïeux de gris...

 

 

 

Jolie tête curieuse, aux teintes d'opale et de jais...

 

 

 

Elle s'est installée sur le muret, elle prend la pose, elle m'observe, l'oeil attentif...

 

 

 

Elle hume la douceur de l'air qui annonce le printemps...

 

 

 

Autour d'elle, l'eau bleue du canal redessine les arbres, des formes sinueuses, floues...

 

 

 

Autour d'elle, l'eau bleue du canal tisse des formes mystérieuses, des entrelacs, des arantèles, des festons, un somptueux tableau...

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Jolie bergeronnette...
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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 14:52
Arbres d'hiver sur un horizon de nuées...

 

 

Le soir tombe : des arbres se profilent sur l'azur, longues silhouettes dépouillées, branches en forme d'arabesques sinueuses...

 

 

Festons graciles, ténus, légers, jolies volutes sur un ciel de nuées vaporeuses...

 

 

Bouffées de nuages derrière les arbres, aux teintes nuancées de rose, de nacre et de gris...

 

 

Les nuées s'accrochent aux branches qui les déchirent... les nuées se dispersent en éclats de lumières...

 

 

Les branches ténébreuses déploient leurs motifs d'ombres chinoises...

 

 

Danse, sarabande des branches sur l'horizon...

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Arbres d'hiver sur un horizon de nuées...
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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 11:23
Vertige de l'amour... selon Bashung...

 

 

 Une chanson qui nous entraîne dans les vertiges de l'amour... par son rythme endiablé, par ses paroles déjantées... c'est une chanson célèbre de Bashung.

 

Le poète nous emmène dès les premiers mots dans un monde onirique, celui de ses propres rêves, comme le montre l'emploi de la première personne...

"J'ai crevé l'oreiller

J'ai dû rêver trop fort..."

Ce sont des rêves pleins d'intensité, ce que suggère bien l'expression contenant un verbe très familier : "J'ai crevé l'oreiller". On rentre ainsi dans l'intimité de l'auteur qui nous confie ses rêves et ses fantasmes.

 

Une indication de temps "les jours fériés" évoque un moment de liberté propice aux rêves, à l'amour, à la liberté... une liberté rendue possible aussi peut-être par le départ de "Gisèle", quand elle "clape dehors."

 

Vertige de l'amour nous raconte ainsi les rêves érotiques d'un homme blotti contre son oreiller. 

Les images délirantes se succèdent comme dans un rêve : on voit successivement apparaître une "rouquine carmélite", une "mère sup", "Dieu qui porte un kilt".

Dans cette chanson d’amour atypique, l’auteur décrit ses sentiments dans un langage onirique. Il raconte les tourments provoqués par l’amour. Il les compare aussi à un vertige. Il accuse même peut-être le ciel de conspirer contre lui car selon lui, ‘’Dieu aurait mis un kilt’’. Il vivrait une histoire torride avec une carmélite et chaque fois, ils doivent se cacher en priant pour éviter les foudres de la mère supérieure.

"J’aurais pas du ouvrir
A la rouquine Carmélite
La mère sup’m’a vu v’nir
Dieu avait mis un kilt
Y’a du y’a voir des fuites..."

 

L'amour lui fait perdre la raison, comme le montre l'expression imagée et familière : "Mes circuits sont niqués... L' courant peut plus passer", on a l'impression qu'il est devenu un objet, un jouet victime de l'amour... et on perçoit à travers cette image toute la force du sentiment amoureux.

 

Dès lors, le poète souhaite peut-être passer dans une autre dimension : "Non mais t’as vu c’qui passe
J’veux l’feuill’ton à la place..."

 

La suite du texte est tout aussi délirante et étrange comme dans un rêve : 

"Tu t’chop’ des suées à Saïgon
J’m’écris des cartes postales du front..."

"Si ça continue j’vais m’découper
Suivant les points les pointillés, yeah !
Vertige de l’amour..."

 

L'auteur explore le champ de l'imaginaire qui est infini.  Avec le parolier Boris Bergman, Bashung utilise un langage fait d'écriture automatique, d'images abstraites, de double-sens, de propos surréalistes et de calembours.

Par exemple : "si ça continue j'vais m'découper" au lieu de "j'vais me casser", puis il ajoute : « suivant les pointillés ».

 

L'amour est associé aussi à la folie du désir : on retrouve là un thème traditionnel... qui est bien sûr renouvelé dans l'expression :

"Désir fou que rien ne chasse
L’cœur transi reste sourd
Aux cris du marchand d’glaces..."

 

La suite est encore plus délirante : 

"Mon légionnaire attend qu’on l’chunte
Et la tranchée vient d’être repeinte écoutez"

 

Ainsi, cette chanson nous fait ressentir tous les vertiges de l'amour, sa folie, ses éblouissements et ses égarements... 

La mélodie  nous berce et nous enchante de son rythme "rock'n roll".

 

Le texte :

 

"J’ai crevé l’oreiller
J’ai du rêver trop fort
Ça me prend les jours fériés
Quand Gisèle clap’dehors
J’aurais pas du ouvrir
A la rouquine Carmélite
La mère sup’m’a vu v’nir
Dieu avait mis un kilt
Y’a du y’a voir des fuites
Vertige de l’amour

Mes circuits sont niqués
D’puis y’a un truc qui fait masse
L’courant peut plus passer
Non mai t’as vu c’qui passe
J’veux l’feuill’ton à la place
Vertige de l’amour

Tu t’chop’ des suées à Saïgon
J’m’écris des cartes postales du front
Si ça continue j’vais m’découper
Suivant les points les pointillés, yeah !
Vertige de l’amour

Désir fou que rien ne chasse
L’cœur transi reste sourd
Aux cris du marchand d’glaces
Non mai t’as vu c’qui s’passe
J’veux l’feuilleton à la place
Vertige de l’amour

Mon légionnaire attend qu’on l’chunte
Et le tranchée vient d’être repeinte écoutez
Si ça continue j’vais m’découper
Suivant les points les pointillés, yeah !
Vertige de l’amour

J’ai crevé l’oreillé
J’ai du rêver trop fort,
Ça me prend les jours fériés
Quand Gisèle clap’dehors

Ça me prend les jours fériés
Quand Gisèle clap’dehors
J’ai crevé l’oreillé
J’ai du rêver trop fort"

 
 

 

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9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 12:48
Lumières d'un soir d'hiver...

 

 

Des lumières dorées sur le canal... des reflets d'or sur les murets, dans l'eau, dans le ciel...

 

 

Ces éclats somptueux font vivre les arbres, leurs branches légères et diffuses sur l'azur...

 

 

Sur un fond d'éclat solaire, en cette fin de journée, les branches des arbres deviennent des écheveaux, des toiles subtiles, des arantèles cernées de dorures...

 

 

Les arbres scintillent de luminosités...

 

 

Cliquetis muets de branches qui s'entrecroisent...

 

 

Bouquets d'ombres évanescentes au bout du boulevard... 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Lumières d'un soir d'hiver...
Lumières d'un soir d'hiver...
Lumières d'un soir d'hiver...
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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 14:59
Dentelles de l'hiver...

 

 

L'arbre dépouillé déploie ses branches nues... dentelles de l'hiver sur un ciel d'azur...

 

 

Une explosion de ramilles qui se dispersent... branches ténues, graciles... un envol de résilles qui éblouissent le regard...

 

 

L'arbre dessine des festons, des motifs acrobatiques, des arabesques de lumières...

 

 

 

L'arbre fait resplendir de somptueux entrelacs, des mailles improbables...

 

 

Quelques nuées cotonneuses, légères viennent se poser délicatement entre les branches...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Dentelles de l'hiver...
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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 12:36
Un lac de montagne...

 

 

Reflets d'arbres dans le lac... branches noueuses, torves, branches sombres aux embruns sinueux....

 

 

L'arbre se double de son reflet dans une eau limpide, moirée de bleu...

 

L'arbre échevelé danse sur la rive...

 

 

Les bords rocheux aux teintes d'ocres magnifient les silhouettes ténébreuses des arbres...

 

On perçoit aussi des reflets de verdures dans l'eau... 

 

 

Vert, bleu, ocres, des couleurs contrastées dans ce somptueux  tableau de l'hiver...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : Christelle

Un lac de montagne...
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