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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 11:31
Voici revenu le temps de la couvaison...

 

 

 

Voici revenu le temps de la couvaison : temps d'attente, de précautions infinies...

Temps ralenti, temps du long souci...

 

Les cygnes veillent sur le nid en corbeille : à aucun moment, le nid ne doit être abandonné et délaissé...

 

Les deux cygnes se relaient dans cette tâche attentive...

 

Quelques instants de détente sur le plan d'eau... puis, le mâle regagne la rive, rejoint l'emplacement du nid...

 

Avant de s'installer, il sèche longuement ses plumes, bat des ailes pour aérer son plumage soyeux.

 

Près de lui, Dame cygne lovée dans le nid, dort à demi, le bec caché sous son aile... masque noir sur plumes de lys...

 

Puis, elle se redresse, lentement, et, avec délicatesse et précaution, fait rouler chacun des trois oeufs contenus dans le nid.

 

Les oeufs sont l'objet de tous ses soins... des éclosions à venir, des promesses de vie,  des oisillons qu'il faudra encore protéger de tous les dangers environnants...

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

 

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 08:16
Douces fleurs du mois de Mai...

 

 

 

Lumières de Mai, senteurs éblouies de fleurs légères, vaporeuses...

 

Parfums enivrants de sous-bois, feuilles oblongues et fuselées...

 

Les fleurs de Mai rayonnent, fragiles, subtiles, aux blancheurs de lys.

 

Les feuilles veinées, tissées de vert entourent les festons ondoyants des fleurs aux calices dentelés.

 

Fleurs de Mai si douces, si délicates et si fugaces...

 

Parfums de bois, aux fraîcheurs épanouies, grappes de bonheurs...

 

Maïa, la divine, Beltane, Bélisama, déesses des lumières ont paré les fleurs de candeurs éclatantes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

Douces fleurs du mois de Mai...
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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 13:22
L'eau vibre de vie, d'ondoyances légères...

 

 

 


 

Reflets, bruissements, claquements d'ailes, ondoiements, transparences, teintes moirées... la vie sur l'eau s'éveille au printemps...

 

Un cygne s'ébroue dans l'onde, lisse ses plumes, se renverse dans des éclats de remous étincelants, des canards traînent, après eux, un sillage vaporeux...

 

 

Des pigeons viennent s'abreuver sur les bords ou survolent le bassin, laissant sur l'onde leur ombre lumineuse...

 

Les arbres, les algues se mêlent, somptueusement, dans des tons de verts et de bleus...

 

L'eau vibre de vie, d'ondoyances légères, l'eau se pare de reflets de mousse, de verdure...

 

L'eau renvoie une lumière nouvelle : tout s'anime et s'éclaire, un cygne claque des ailes et parcourt le plan d'eau, avec majesté et élégance, soulevant des panaches d'écumes, 

 

L'eau devient image de vie et de renaissance... 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

 

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 08:31
Des bouquets de roses et de rouges...

 

 


Des bouquets de roses et de rouges sur les marronniers... des bouquets délicats, si fragiles...

 

Des rubescences, des roses délicats, des flamboyances, des rouges vifs...

 

Quelle élégance dans les teintes nuancées ! Des camaïeux de couleurs subtiles... des incarnats sur les feuilles de vert tendre.

 

Les fleurs s'étagent et s'empourprent dans la lumière du printemps...

 

L'arbre en fête, chargé de fleurs, rayonne : les feuilles s'effacent sous les teintes de pourpre...

 

Un éblouissement ! Des vertiges de fleurs sur l'arbre !

 

Quel luxe ! Quelle parure !

 

Des fleurs fragiles, des calices légers qui frissonnent au moindre souffle du vent...

 

Des cascades de grappes qui foisonnent et enluminent les arbres du printemps...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos et vidéos : rosemar

Des bouquets de roses et de rouges...
Des bouquets de roses et de rouges...
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 10:06
Transparences d'algues...

 

 

L'eau limpide laisse apparaître des arbustes, des algues bourgeonnantes sur lesquelles s'épanouissent des feuilles légères....

 

Des verts nuancés , des bruns, des reflets solaires s'entremêlent...

 

Quelle transparence !

 

Les algues s'élancent vers la surface, avec, au sommet, des épis de feuilles....

 

Un paysage sous l'eau... des arbres, des mousses, une lumière qui rayonne...

 

L'eau et ses mystères... des nymphes qui ondoient, qui se cachent dans les profondeurs de l'onde.

 

Des ondoiements de lumières, des limpidités, des bruissements légers et doux...

 

Des ondines, des naïades, des reflets de doux visages dans les miroirs de l'eau...

 

Aréthuse, Callirhoé, Daphné dans les replis de l'onde...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo, Transparences d'algues : rosemar

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 13:53
Giono : une magnifique évocation des forces cosmiques de la nature...

 

 


Dans son roman intitulé Regain, Jean Giono évoque le monde des paysans, il raconte la mort et la renaissance d'un village, Aubignane. 

C'est un couple qui est à l'origine de cette renaissance : Panturle et Arsule, grâce à leur amour, vont permettre ce renouveau.

Dans un extrait de ce roman, on voit les deux personnages revenir d'un grand marché d'été : ils retrouvent, après les bruits de la ville, un monde simple, harmonieux.

 

Voici l'extrait :


"Ils sont partis par la route de Saint-Martin ; ça fait raccourci.


Il y a eu d'abord un grand peuplier qui s'est mis à leur parler. Puis, ça a été le ruisseau des Sauneries qui les a accompagnés bien poliment en se frottant contre leur route, en sifflotant comme une couleuvre apprivoisée ; puis, il y a eu le vent du soir qui les a rejoints et qui a fait un bout de chemin avec eux, puis les a laissés pour de la lavande, puis il est revenu, puis il est reparti avec trois grosses abeilles. Comme ça. Et ça les a amusés.


Panturle porte le sac où sont tous les achats. Arsule, à côté de lui, fait le pas d'homme pour marcher à la cadence. Et elle rit.


Il est venu alors la nuit et c'était le moment où, sortis du bois, ils allaient glisser dans le vallon d'Aubignane ; il est venu alors la nuit, la vieille nuit qu'ils connaissent, celle qu'ils aiment, celle qui a des bras tout humides comme une laveuse, celle qui est toute brillante de poussière, celle qui porte la lune.


On entend respirer les herbes à des kilomètres loin. Ils sont chez eux.
Le silence les pétrit en une même boule de chair."
 

 

La nature apparaît, d'abord, comme une entité vivante et on perçoit, là, une conception paysanne et animiste du monde. Le procédé de personnification est abondamment utilisé : "un grand peuplier s'est mis à leur parler... un ruisseau sifflotant... on entend respirer les herbes... la nuit qui a des bras tout humides comme une laveuse..."

La nature est, aussi, associée à de nombreux verbes de mouvement : "le ruisseau des Sauneries les a accompagnés... le vent du soir les a rejoints... a fait un bout de chemin avec eux, puis il les a laissés... il est revenu, il est reparti avec trois grosses abeilles..."

En fait, au cours de cette promenade, les personnages semblent ne pas se déplacer eux-mêmes, mais c'est la nature qui est, sans cesse, en mouvement : les différents éléments du paysage défilent sous leurs yeux : "le peuplier" qui représente la terre, "le ruisseau", l'eau, le "vent du soir" ou l'air, "la nuit brillante qui porte la lune" ou le feu...

Les 4 éléments composent un tableau harmonieux et plein de vie.

Le mouvement est aussi suggéré par des propositions indépendantes juxtaposées et l'emploi récurrent de l'adverbe "puis".

Le rythme est léger, sautillant et correspond bien à celui d'une promenade. La nature humanisée apparaît comme une force vivante, mystérieuse, qui agit.

De plus, cette nature est complice des deux personnages ; amicale, elle semble connaître les deux héros de l'histoire, elle entre en contact avec eux, elle leur "parle", elle les côtoie familièrement : "le ruisseau les a accompagnés en se frottant contre leur route..."

De nombreux termes soulignent cette complicité : "accompagnés, apprivoisée, le vent les a rejoints, ils connaissent, ils aiment".

Le style très simple correspond bien aux personnages : Giono emploie le présent et le passé composé qui sont les temps du discours. Il utilise, à plusieurs reprises, le pronom familier "ça", ou encore l'expression "il y a", des mots simples : "puis, alors".

Le mot "ça" réitéré peut suggérer une sorte de force inconnue et mystérieuse présente dans la nature.

Le couple lui-même est complice : Arsule suit le rythme de Panturle, "elle fait le pas d'homme pour marcher à la cadence."

On assiste à une communion intense des personnages qui arrivent à ne faire plus qu'un seul être : "le silence les pétrit en une même boule de chair..."

Giono fait intervenir, dans cet extrait, un style poétique et lyrique.

Il a recours à des images : le ruisseau est comparé à "une couleuvre", la nuit à "une laveuse aux bras tout humides", elle "porte la lune", image d'une mère qui porte son enfant en elle.

On perçoit des répétitions, des anaphores : "Il est venu alors la nuit... il est venu alors la nuit", deux octosyllabes qui créent un rythme régulier.

Cette construction impersonnelle "il est venu" peut restituer le mystère d'une force inconnue qui régit le monde.

L'allitération de la sifflante "s" contribue à donner au texte une impression de douceur, d'harmonie, de poésie.

 

Dans cet extrait, la nature apparaît à l'image du dieu Pan comme une grande force cosmique, dotée de volonté et de vie. Bienveillante, elle permet une union harmonieuse de l'homme et de la femme, elle permet de retrouver les vraies valeurs : celles de l'amour, de la simplicité, de la complicité avec le monde...

 

 

 

 

Le texte :

"Ils sont partis par la route de Saint-Martin ; ça fait raccourci.

Il y a eu d'abord un grand peuplier qui s'est mis à leur parler. Puis, ça a été le ruisseau des Sauneries qui les a accompagnés bien poliment en se frottant contre leur route, en sifflotant comme une couleuvre apprivoisée ; puis, il y a eu le vent du soir qui les a rejoints et qui a fait un bout de chemin avec eux, puis les a laissés pour de la lavande, puis il est revenu, puis il est reparti avec trois grosses abeilles. Comme ça. Et ça les a amusés.

Panturle porte le sac où sont tous les achats. Arsule, à côté de lui, fait le pas d'homme pour marcher à la cadence. Et elle rit.

Il est venu alors la nuit et c'était le moment où, sortis du bois, ils allaient glisser dans le vallon d'Aubignane ; il est venu alors la nuit, la vieille nuit qu'ils connaissent, celle qu'ils aiment, celle qui a des bras tout humides comme une laveuse, celle qui est toute brillante de poussière, celle qui porte la lune.

On entend respirer les herbes à des kilomètres loin. Ils sont chez eux.

Le silence les pétrit en une même boule de chair."

 


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Giono : une magnifique évocation des forces cosmiques de la nature...
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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 08:37
Renaissance du printemps...

 

 

Tout se ranime, tout revit, tout s'éveille : fleurs et feuilles renaissent, exaltent les paysages... bourgeons de mauves, de roses cendrées, de blanc, de xanthe, de lumières...

 

La nature tourbillonne, s'enivre de soleil, de douceur, de chaleur : papillons, psylles, abeilles, bourdons voltigent dans l'air adouci.

 

De menus insectes tutoient les fleurs, papillons blancs ou safranés qui virevoltent, danses volubiles autour des corolles offertes.

 

Des blancheurs de papillons enluminent le vert des feuilles.

 

Des envolées d'oiseau surgissent des fourrés, le vert s'épanouit partout.

Des parfums s'envolent dans l'air chaleureux, odeurs subtiles ou prégnantes : genêts du midi, lilas enivrants....

 

Flammes des genêts mêlées à des senteurs douces comme le miel !

Couleurs, teintes variées s'emparent des paysages, formant des tableaux éblouissants : verts, rouges, xanthes, roses....

 

Des papillons vertigineux, couleurs de lys, s'étonnent de ces couleurs aux nuances infinies.

Les oiseaux animent les jardins de leurs voix lointaines, éclats de flûtes aux douceurs du printemps.

 

Le ciel s'éclaircit, se dore de clartés azurées, il se teinte de lapis-lazuli, d'un bleu lumineux et profond.

Le ciel se nimbe d'une pureté de bleu inouïe...

 

 

 

 

Photos : rosemar

Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 12:41
Lumières et candeurs du viburnum...

 

 

 

 
 
Les fleurs éclaboussent le vert, elles l'enluminent, le rehaussent d'éclats...


 
Lumières et candeurs du viburnum éclairent l'air du printemps... vertiges, tourbillons et rondes de bouquets dans le jardin...

 

Les parfums s'insurgent, se révoltent, tourbillonnent dans l'air. Lorsque viennent les soleils, qu'ils s'exacerbent, les parfums redoublent, ils s'envolent, grisements et enivrement des arbres...


 
Des écumes de blancs s'épanchent, le jardin s'éblouit de tant de fleurs, il s'enivre de tant de senteurs et de clartés. Les fleurs en bouquets d'offrandes s'épanouissent, rondes éblouissantes dont s'abreuvent les regards.

 

Les fleurs s'évaporent, distillent des embruns...


 
Les parfums se libèrent, ils flottent sur les arbres, sur la terre... Les fleurs dansent, s'animent, valses de bonheurs où le printemps s'emporte...


 
 
Viburnums, fleurs subtiles, légères, en éclats de brumes ! 
 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Lumières et candeurs du viburnum...
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 10:40
Un poisson pour ouvrir le mois d'avril : la sole...

 

 

 

La sole revêt un manteau étonnant qui ressemble à une véritable mosaïque : ce poisson très plat, qu'on trouve abondamment, en Méditerranée, est singulier par sa forme...

 

La sole, long poisson ovoïde, arbore des marbrures grisées, des motifs de petits réseaux qui ressemblent à des cailloux assemblés de gris, de beiges.

 

Parfois, les teintes sont plus éclatantes, encore... le poisson semble, alors, serti de bijoux, aux tons de bleus, de lumières...

 

Ce poisson se blottit sur des fonds sablonneux et ressemble à une pierre sculptée.

 

Le nom "la sole" a bien sûr, des origines méditerranéennes : issu du latin, "solea", la sandale, ce poisson évoque la forme plate de ces chaussures.

 

La sifflante "s", très douce suggère calme, tranquillité, aspect paisible et serein...

La sole fait songer à un objet d'art, posé sur les fonds marins, une sorte de sculpture de pierre, à l'aspect hiératique.

 

La sole évoque la Méditerranée, des senteurs marines, les filets des pêcheurs, des barques, des embruns, des visions de bleus infinis, des enroulements renouvelés de vagues, le sac et le ressac, le murmure de la mer...

 

La sole suggère des paysages du sud, des pins, des calanques rayonnantes, des dégringolades de pierres blanches, des oliviers, des odeurs de thym, de romarin...

 

Ce poisson fait ressurgir, en moi, des souvenirs : la sole à la provençale que préparait ma mère, avec du fenouil et du citron, un mets simple et délicieux.

 

La sole, c'est le monde de la mer, une impression d'immensité, de liberté, ce sont des ports de pêche, des calanques autour de Marseille...

 

La sole évoque aussi des soleils éblouissants du midi, des reflets sur l'eau, des senteurs de sel et de pins qui s'entremêlent...

 

Des images de voilures blanches sur l'immensité des flots, la chaleur exacerbée du sud...

Des mouettes qui frôlent la surface de l'eau, des vagues dansantes, un infini de bleu...

 

 

 

 

 

Photos : wikipédia et Pixabay

Un poisson pour ouvrir le mois d'avril : la sole...
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 10:53
Premiers bourgeons... dorés, cuivrés, rubescents...

 

 

 

Dorés, cuivrés, rubescents, sur les branches des marronniers, les premiers bourgeons s'éclairent de glacis lumineux...

 

Promesses de feuilles à venir... printemps qui s'annonce peu à peu...

 

Sur les branches noircies, brûlées par le froid de l'hiver, voilà que ressurgit la vie...

 

Des rondeurs se dessinent, des couleurs chaleureuses apparaissent.

 

Des brillances délicates, des embruns légers de roux...

 

Des teintes luisantes de porcelaine vernissée, qui reflètent la lumière...

 

Des promesses d'éclosions, des bourgeons fragiles, des teintes de rouilles...

 

Verts, roses, bruns...  des teintes nuancées se dessinent sur les branches.

 

Peu à peu, apparaissent des feuilles pliées en corolles, des nervures légères, des feuilles prêtes à se déployer...

 

Peu à peu, s'installe le renouveau, peu à peu, la nature s'éveille, s'adoucit, rayonne...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Premiers bourgeons... dorés, cuivrés, rubescents...
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