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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 12:09
Elles sont revenues !

 

 

Depuis quelques jours, j'entends leurs voix dans le lointain, elles ont déjà envahi les pins, les cyprès, elles ont retrouvé leur domaine... enfin !

 

Les résineux résonnent de leur chant, et chaque jour, leur murmure se rapproche, se fait plus insistant...

 

Elles sont revenues, les cigales !

 

Ces reines de l'été vont nous bercer de leurs douces mélodies...

 

Brunes, dorées, elles sont là, invisibles dans les arbres !

 

Elles chantent l'été retrouvé, des lumières éblouissantes, des chaleurs accablantes, des parfums boisés de pins, des ciels d'un bleu intense...

 

Elles chantent les bonheurs d'une nature épanouie et apaisée...

 

Elles chantent inlassablement le retour de la belle saison...

 

Bienvenue aux cigales ! A leur chant renouvelé !

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 08:10
Une chanson, c'est peu de chose...

 

 

Pour la fête de la musique, célébrons la chanson... en évoquant un magnifique texte consacré à cet art populaire...

Intitulée Allez savoir pourquoi, cette chanson interprétée par les Compagnons de la chanson, suggère bien tous les pouvoirs de la musique, tous ses charmes.

 

Combien de chansons ont rythmé nos vies, nous ont accompagnés depuis notre enfance !

 

"Une chanson, c'est peu de chose...", nous dit le poète, mais il en perçoit toute la valeur et toute la magie...

Un simple air de musique reste, ainsi, parfois gravé dans notre mémoire.

 

La chanson désignée par le pronom "ça" devient une entité mystérieuse et magique qui vient "se poser au creux d'une oreille" et qui "reste là."

Personnifiée, la chanson revêt ainsi une grande importance et semble vouloir nous accompagner comme une amie dans nos vies.

"Allez savoir pourquoi...", rajoute le poète, insistant encore sur la magie mystérieuse de la musique et de la mélodie, en s'adressant à chacun d'entre nous... 

 

On entrevoit aussi les thèmes évoqués : "les joies, les peines" sur lesquelles "se promènent" les chansons, des thèmes éternels qui nous concernent tous.

 

Puis, le poète suggère la naissance d'une chanson sur la guitare d'un "enfant du faubourg", à partir "de deux ou trois mots d'amour" qui sont comparés à des bouquets de fleurs, puisqu'ils ont "fleuri" sous les doigts de cet amoureux, belle image associée traditionnellement à la passion...

De quoi créer "un grand bonheur"... cette expression réitérée souligne bien l'exaltation de l'amoureux.

"Une guitare en bois, des mots d'amour", voilà la recette éprouvée de nombreuses mélodies que nous gardons en mémoire...

L'hymne à l'amour, Quand on n'a que l'amour, Que serais-je sans toi, Aimer à perdre la raison, Les mots bleus... tant de titres nous viennent à l'esprit.

 

Le poète évoque aussi les rimes qui accompagnent et rythment la chanson, oeuvre poétique, par excellence.

 

Le poète nous laisse, ensuite, entrevoir le processus ancien de diffusion et de transmission de la chanson : on entend "un titi de Paris" qui siffle une rengaine en retrouvant "Mimi", et "Mimi" la répercute, à son tour.

Le thème amoureux revient avec l'évocation d'un troubadour  dont le sommeil est hanté par une dame : dès lors, il ne peut que passer sa nuit à composer une nouvelle chanson...

L'amour, encore et toujours, a inspiré tant de poèmes et tant de chansons !

 

La mélodie rythmée, emplie de gaieté nous invite à célébrer le bonheur, le bien-être, les émotions que nous procure la musique...

 

 

 

 

Auteur: Jean Broussolle

Compositeur :  Jean-Pierre Calvet

 

 

 

 

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 14:02
Une abeille se love sur une fleur de tilleul...

 

 

 

Un ballet incessant d'abeilles qui virevoltent autour de l'arbre...

 

Elles tourbillonnent près des fleurs aux teintes de paille, elles s'enivrent du parfum captivant qui envahit l'espace.

 

L'une d'elles se love sur une des fleurs, s'imprègne de ses effluves.

 

Elle épouse la forme de la fleur, comme suspendue, en équilibre, elle parcourt ces bouquets de fleurs qui s'offrent à elle.

 

Sur les épis dorés, l'insecte aux teintes brunes se fond bientôt et disparaît dans la fleur.

 

Submergée, l'abeille s'efface dans les épis blonds, elle est au coeur de la fleur dont elle goûte les sucs.

 

Elle habite la fleur, comme absorbée par les parfums suaves qui s'épanchent...

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Une abeille se love sur une fleur de tilleul...
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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 12:43
Fleurs de tilleul en bouquets....

 

 

 

 

Sous les feuilles, des bouquets de lumières, des teintes douces de xanthe... sous les feuilles, des parfums délicats qui embaument le jardin...

 

Le soleil les éblouit de lumières, les feuilles de vert tendre rayonnent et protègent les fleurs de la chaleur accablante...

 

Les parfums se répandent, s'envolent, enivrants et subtils à la fois...

 

Les feuilles éclairées par le soleil prennent des teintes nuancées : vert sombre, pâle, vert paille, vert anisé...

 

Les fleurs légères déploient des filaments de lumière, des étoiles...

 

Un bourdon va de fleur en fleur, dans un mouvement incessant comme s'il voulait saisir le suc de chaque étoile...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Fleurs de tilleul en bouquets....
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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 13:22
Au-dessus, les météores hirondelles...

 

 


 "Le peuple des prés m'enchante. Sa beauté frêle et dépourvue de venin, je ne me lasse pas de me la réciter. Le campagnol, la taupe, sombres enfants perdus dans la chimère de l'herbe, l'orvet, fils du verre, le grillon, moutonnier comme pas un, la sauterelle qui claque et compte son linge, le papillon qui simule l'ivresse et agace les fleurs de ses hoquets silencieux, les fourmis assagies par la grande étendue verte, et immédiatement au-dessus, les météores hirondelles ..."
 
  

C'est ainsi que René Char décrit une nature pleine de vie qui l'éblouit et l'enchante... Les hirondelles devenues des "météores" grâce à une image poétique couronnent le tableau...

 

Le nom "météore" nous fait lever les yeux vers le ciel : ce mot ancien désigne, d'abord, des phénomènes atmosphériques, comme les éclairs, le tonnerre, la pluie, la neige....

Il évoque aussi un corps solide qui se consume en traversant l'atmosphère, et dans un sens figuré, un être ou un objet qui font une impression très fugace...

 

Le mot nous laisse entendre des consonnes variées : labiale "m" pleine de douceur, dentale éclatante "t" et une gutturale "r" emplie de force...

Beauté, éclats, vivacité sont, ainsi, restitués dans ce mot aux sonorités poétiques : la voyelle "é" réitérée traduit une sorte d'écho apaisant.

 

Le météore peut briller de feux somptueux, éblouir les regards, attirer l'attention, scintiller dans les airs...

Le météore évoque un ciel parcouru d'étoiles filantes, des éclairs de feux dans la nuit, des embruns lumineux qui traversent la voûte céleste.

Fugitif, le météore s'évanouit, s'évapore, en laissant dans les yeux des images de lumières...

 

Les "Météores" désignent aussi des pitons rocheux où ont été construits, en Grèce, des monastères... Paysages abrupts de rocs qui s'élèvent vers le ciel... Paysages somptueux aux rochers abrupts et escarpés.... Visions aériennes de pics inaccessibles voués à la méditation et la contemplation.

Les Météores fascinent par leur hauteur impressionnante, leurs rochers dupliqués, leurs envols de pierres.

 

Ce mot ancien venu du grec "μετέωρος, meteôros, élevé, dans les airs" suggère des envolées aériennes.

Issu d'un verbe "airo, lever, élever", ce terme nous transporte sur des sommets, des hauteurs vertigineuses.

 

Il nous fait rêver à des visions fugitives d'étoiles à peine entrevues, éblouissantes...

Ce terme assez rare, peu employé, revêt une dimension poétique et suscite l'imagination. Ce mot aérien nous séduit par ses résonances, les images qu'il suggère...

 

Les "météores hirondelles" évoquées par René Char nous emmènent dans un univers poétique où les oiseaux sont assimilés à de fugitives apparitions d'étoiles : merveilleuse métaphore qui restitue le vol rapide et virevoltant des hirondelles !

 

 


 

 

 

 

 

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 12:31
Des chevaux qui dansent...

 

 

Des chevaux qui dansent, en musique, en rythme, en cadence, des chevaux qui se croisent dans une parfaite harmonie, domptés par leurs cavalières et leurs cavaliers... un spectacle équestre est un véritable enchantement...

 

Beauté, noblesse de l'animal, complicité et connivence avec l'homme, on est subjugué par tant d'adresse et tant d'habileté. 

 

Dès le premier tableau, les cavalières font corps avec le cheval : tenue sombre, elles mettent en valeur les robes blanches de leurs chevaux.

Les crinières frémissent légèrement au vent. Les montures s'alignent comme par magie, forment des figures, des rondes...

 

Puis, c'est le quadrille des jupes : en tenues colorées, chatoyantes, des fillettes s'avancent sur des poneys et saluent la foule d'un baiser...

Les jupes aux teintes éclatantes lancent des reflets moirés... un régal pour les yeux...

D'autres demoiselles sur leurs chevaux les rejoignent... les jupes flottent aux pas cadencés des montures.

Une musique emplie de gaieté et de fraîcheur scande ce ballet...

 

Le jeu du bouquet offre l'occasion de courses effrénées entre les chevaux : il convient de protéger un bouquet de l'attaque de deux autres cavaliers.

 

Dans le tableau suivant, un poney est guidé par une longe, la cavalière se tenant derrière l'animal : pas de côté, tour de piste, danse tourbillonnante...

 

Puis, ce sont les amazones qui rentrent en scène : les cavalières chevauchent, les deux jambes du même côté du cheval... souples, légères, elles semblent l'image même de l'élégance, elles semblent survoler leur monture.

 

On peut, ensuite, admirer une démonstration de "monte à cru", sans selle : habileté, équilibre, coordination... 

Et les chevaux dansent encore, en musique...

 

Spectacle envoûtant : on est rempli d'admiration devant tout le travail mis en oeuvre... tout semble si facile, et pourtant, le dressage des chevaux est un art à part entière...

Spectacle complet : musique, costumes, chorégraphie, harmonie, élégance...

Bravo à tous ceux qui ont participé à cette fête somptueuse !

 

 

 

 

 

Spectacle présenté par le Centre équestre de la Bastide à Nîmes

 

 

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 12:38
Cavalcades...

 

 

Chevaux, crinières au vent, chevaux qui caracolent, soulèvent la poussière et frappent le sol...

 

Elégance et force réunies !

 

Chevaux blancs, couleurs de blé, à la crinière blonde ! Robes couleurs d'écumes ! Mèches rebelles !

 

Chevaux au pas cadencé, amazones, centaures, chevaux à la crinière légère, qui s'envole, Pégase !

 

Tant d'images surgissent !

 

Animal fougueux, symbole de liberté, de jeunesse, de passion, de rébellion, d'enthousiasme et d'élan...

 

Chevaux qui dansent, qui bondissent, souples et aériens...

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Chevaux, cavalières et cavaliers du Centre équestre Domaine de la Bastide à Nîmes

Cavalcades...
Cavalcades...
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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 14:56
Le printemps est là...

 

 

Le printemps est là : les arbres se parent de verts tendres... petites feuilles pressées qui couvrent les branches sombres de l'hiver...

 

Le ciel bleu fait flotter un nuage comme suspendu sur l'azur.

 

Petites feuilles légères et volatiles sur les tilleuls....

 

Feuilles épanouies sur les marronniers...

 

Hampes de fleurs aux teintes de roses brunis sur les branches...

 

Toute la nature s'éveille : le printemps rayonne, s'empare des jardins, fait éclore des couleurs vives, genêts d'Espagne, forsythias, lilas, fleurs de seringa.

 

Fleurs de syrinx aux parfums subtils, aux teintes délicates, fleurs légères, volatiles sous le vent du printemps...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Le printemps est là...
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6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 13:36
Fleurs de marronniers...

 

 

Fleurs de marronniers, fragiles, délicates, bouquets de roses et de candeur, somptueuses parures sur les arbres...

 

Cascades de fleurs blanches sur une verdure foisonnante...

 

Eclats de blancs et de roses, lumières sur les arbres du printemps...

 

Des gringoles de fleurs sur l'horizon, des arbres en fêtes qui célèbrent le printemps...

 

Des myriades de fleurs qui encerclent les branches !

 

Les arbres chargés de fleurs rayonnent sous un ciel d'azur : verts profonds et blancs lumineux, grappes de fleurs roses qui s'étagent sur les branches !

 

Blancs, roses, rouges, xanthe, les fleurs déclinent toutes les nuances du printemps !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Fleurs de marronniers...
Fleurs de marronniers...
Fleurs de marronniers...
Fleurs de marronniers...
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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 14:06
Je n'en finirai pas d'écrire ta chanson, ma France...

 

 


"Ma France" reste, dans nos mémoires, comme une des plus belles chansons de Jean Ferrat : une véritable déclaration d'amour à la France et au peuple qui a fait son histoire...

 

La France personnifiée, humanisée devient sous la plume de Jean Ferrat l'image d'une femme aimée à qui on dédie une chanson.

Le poète s'adresse à elle comme à une maîtresse, ce que suggère bien l'apostrophe réitérée : "Ma France"... Il alterne la première et la deuxième personne, instaurant un dialogue avec elle.

 

Dès la première strophe, il évoque des paysages variés pour la décrire : "De plaines en forêts de vallons en collines...", puis des saisons distinctes " du printemps à tes mortes saisons..." comme pour mieux en souligner toutes les beautés si bien que le poète ne peut que prolonger indéfiniment son éloge.

Puis, il égrène quelques régions qui lui sont chères et en fait des esquisses emplies de poésie : 

"Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche..."

Des images qui restituent des ambiances, des paysages dans leur simplicité et leur vérité... Ferrat décrit la France, comme le ferait un peintre, avec des couleurs, des formes...

 

Il sait aussi suggérer un esprit français dans ces expressions : "Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche..."

 

Et la chanson n'est pas seulement une déclaration d'amour à un pays, elle est aussi un texte engagé qui souligne une soif de liberté et de justice inextinguible...

Cet "air de liberté" qui caractérise la France, qui a fait sa réputation "au-delà des frontières" et qui nous vient de la Révolution est bien ancré dans l'histoire, comme le montre l'évocation de Robespierre, grande figure de la Révolution française.

 

Puis, le poète égrène tous ceux qui ont construit cette France dans une énumération qui mêle hommes illustres et anonymes : "le vieil Hugo tonnant de son exil", "des enfants de cinq ans travaillant dans les mines", des ouvriers représentés par des "mains qui ont construit des usines...", la France fusillée lors de la Commune, sur l'ordre d'Adolphe Tiers.

L'énumération montre bien l'injustice subie : ceux qui ont oeuvré pour la France se retrouvent sous le feu des balles.

 

Puis, des artistes engagés sont convoqués, "Picasso, Eluard" qui ont lutté pour la paix, et qui ont dénoncé les horreurs de la guerre.
Leur message se perpétue pour dire qu'il est "temps que le malheur succombe".

 

Et toutes les voix de ceux qui font la France sont associées en une seule, comme pour former une belle harmonie et une belle unité... une voix vouée aux sacrifices, aux "fosses communes" : le poète dénonce les gouvernants, ceux pour qui souffrent les travailleurs, en les interpellant, avec l'emploi de l'adjectif possessif de la deuxième personne "vos crimes, vos erreurs..."

 

Ferrat rend hommage aux travailleurs, au petit peuple, à cette France "qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien..."

Une France dont Ferrat nous fait percevoir tout le labeur, avec pour seul trésor "ses nuits blanches". L'association du mot "or" avec l'expression "nuits blanches" restitue toute la valeur du travail fourni par les plus humbles.
Le peuple est ainsi magnifié dans cette lutte quotidienne qu'il mène pour faire vivre le pays...

Une lutte pour travailler, une lutte, aussi, pour dénoncer les injustices symbolisées par "l'affiche qu'on colle au mur."

 

Et Ferrat évoque cette France qui se révolte dans cette expression bâtie sur une antithèse frappante de verbes de mouvement : "qu'elle monte des mines, descende des collines."

Le poète s'associe à cette France, avec ces mots : "celle qui chante en moi", soulignant ainsi sa complicité et sa solidarité.

 

Désignée par les adjectifs "la belle, la rebelle", la France est de nouveau magnifiée et valorisée dans ses révoltes mêmes.

"Celle qui tient l'avenir serré dans ses mains fines", à nouveau personnifiée, la France des travailleurs mérite d'être célébrée.

Et dans le dernier vers, le poète évoque d'autres mouvements populaires célèbres dans cette expression : "Trente six, soixante huit chandelles".

 

La mélodie qui alterne douceur et force traduit à la fois tendresse et révolte.

Bel hymne à la liberté, cette ode à la France, à ses travailleurs, ses artistes traduit l'attachement du poète à ce pays si riche d'histoire, de révoltes, de luttes...

 

 


 

 

 

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