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20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 13:38
Pour célébrer la langue française : l'accent !

 


 

Pour célébrer la semaine de la langue française et de la Francophonie du 17 au 25 mars 2018...

Dis-moi dix mots sur tous les tons...

 

L'accent ! Tout le monde connaît ces signes orthographiques, qui ornent les voyelles, l'accent aigu, grave, circonflexe...

Mais ce mot désigne, aussi, une intonation sur certaines syllabes, une façon d'élever la voix.

Certains accents chantent, modulent les mots dans une ronde musicale : on rejoint, ainsi, l'étymologie de ce terme, venu du nom "accentus" issu, lui-même,"d'un verbe latin "accino", composé sur un autre verbe "cano", "chanter"...

De nombreux mots appartiennent à cette famille : "chanson, chansonnette, chansonnier, chant, chanterelle, chanteur, chantonner, chantre", avec des évolutions phonétiques différentes.

Le nom lui-même, "accent" virevolte, avec sa voyelle nasalisée "an", les consonnes gutturale et sifflante juxtaposées qui forment un contraste saisissant.

Certains accents sont reconnaissables entre mille : l'accent de Toulouse, celui de Marseille, celui du Nord.

L'accent, lié à la musique, nous fait entendre des voix chantantes, des mots qui résonnent de prononciations particulières... 

L'accent rocailleux de Toulouse, la ville rose, l'accent de Claude Nougaro, aux éclats du sud...

L'accent de Pagnol, celui de Giono qui chante des collines imprégnées de lumières et de soleils, les paysages du sud, la garrigue, des parfums de thym, de romarin...

L'accent de Marseille, celui de l'Estaque qui nous fait sentir les embruns de la Méditerranée et des collines environnantes...

L'accent de la langue grecque, si ondoyante, qui chante les îles, Paros, Amorgos, Samos, Santorin, les vagues redoublées de la Méditerranée, des temples antiques de marbre blanc.

L'accent permet, aussi, dans chaque langue, d'exprimer des sentiments divers : joie, surprise, désarroi, tristesse, colère, indignation.

L'accent nous fait entendre la vie, ses joies, ses peines, ses difficultés... des éclats de voix qui s'exaspèrent, qui souffrent, se révoltent, d'autres qui exultent de bonheur.

Les accents ornent, aussi, les mots, les voyelles, de petits signes qui sont comme des repères : l'accent circonflexe coiffe harmonieusement certaines voyelles, indique, parfois, des consonnes disparues ou un allongement... "pêcheur, âpre, pâle, vêtement, tâche, icône, île, pâtre, théâtre..."

Les mots sont comme embellis par ces légers embruns qui les auréolent... ils en acquièrent plus de mystères, de charmes.

Le nom "théâtre" revêt, ainsi, une dimension particulière avec sa voyelle "a", surmontée d'un accent circonflexe, venu d'une ancienne voyelle longue.

Ce mot issu d'un verbe grec "théaomai", "voir, regarder" semble suggérer toutes les harmonies du spectacle théâtral, on peut percevoir, dans l'accent circonflexe, toute la solennité de l'art théâtral.

L'accent n'est-il pas l'image même de la vie ? Associé à la musique, au chant, il révèle de nombreuses nuances, il signe une région d'origine, il peut exprimer des sentiments, nous faire remonter à l'étymologie des mots.

Quelles richesses dans ce seul mot ! L'accent nous fait découvrir un univers plein d'harmonie, de diversité, de contrastes, d'exotisme...

 

 

 

Les dix mots sélectionnés cette année :
 

accent, bagou, griot, jactance, ohé, placoter, susurrer, truculent, voix, volubile

 

 

 

Photo : rosemar

 

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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 13:34
La jeune fille et le cygne...

 

 

 

Un ballet de séduction...

 

Caresser un cygne ! Sentir sous ses doigts son plumage soyeux... percevoir la douceur de son duvet... approcher l'oiseau somptueux...

 

Habilement, la jeune fille sait éviter tous  les coups de bec de l'animal.

 

Et elle parvient à se jouer de sa hargne, elle parvient à le dompter avec adresse et vivacité.

 

Alors que le cygne déploie son long cou, elle l'effleure avec délicatesse.

 

Puis, lorsque l'oiseau splendide virevolte, elle effleure encore ses ailes, comme pour s'imprégner de toute la douceur de l'oiseau...

 

Les ailes ébouriffées par le vent déploient alors toute leur légèreté, toute leur élégance, éventails ondoyants...

 

Magnifique ballet... danse de l'animal qui tourbillonne !

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 09:12
Pour le bonheur de parler...

 

 

 

Semaine de la langue française et de la Francophonie du 17 au 25 mars 2018...

Dis-moi dix mots sur tous les tons...

 


La parole, c'est ce qui caractérise l'homme, qui lui permet de s'épanouir, de progresser, d'inventer, de créer....

La parole, c'est une multitude de combinaisons, d'associations, c'est toute la richesse de la pensée humaine, la littérature, la poésie, les sciences, et toutes les connaissances humaines !

Que de mots associés à l'oralité !

 

Avant l'écriture, la littérature elle même a commencé par la parole : des poésies récitées ou chantées au son d'un instrument de musique...

Des aèdes, chez les grecs, des "griots" en Afrique contaient des histoires devant un auditoire émerveillé...

Tout un art du récit mis en oeuvre dès l'antiquité ! Tout un art du conte ! Tout un art de subjuguer ceux qui écoutent !

 

D'ailleurs, la "voix" humaine n'est-elle pas elle-même une mélodie, une façon de souligner les mots, de les faire chanter, grâce à des intonations, des "accents" variés ? Elle exprime des sentiments, des émotions, une sensibilité, colère, joie, tristesse, mélancolie, révolte...

Le nom "accent" ne vient-il pas du verbe latin "cano" qui signifie "chanter" ?

 

Et certains ont un beau "bagou"... certains ont le verbe facile...

Le mot "bagou" très expressif et familier restitue un bonheur de parler, de s'imposer par l'éloquence...

On entend des voix "volubiles", des discours qui n'en finissent pas...

 

La "jactance", quant à elle, est moins sympathique : elle se veut ostentatoire, elle est une envie de se mettre en valeur, elle traduit un certain orgueil.

 

On apprécie le verbe "truculent", haut en couleurs de Rabelais : jeux de mots, accumulation, énumérations, expressivité du vocabulaire, Rabelais fait vivre un langage populaire, il anime ses textes de termes amusants...

 

D'autres, au Québec, aiment bien "placoter"... et ça bavarde et ça papote, et ça potine, et ça fait des commérages...

Que de termes expressifs pour restituer ce bonheur de la parole !

 

Les plus discrets se contenteront de "susurrer" quelques mots à l'oreille du voisin : ce verbe restitue dans ses douces sonorités de sifflante un murmure léger, une envie de secret et de mystère...

 

Il existe ainsi tant de façons de s'exprimer ! 

On peut même interpeller familièrement quelqu'un par cette interjection "ohé !".

C'est comme un cri primitif, une façon de restituer les origines du langage...

L'interjection s'accompagne souvent d'une exclamation pleine de vivacité : c'est un cri, un appel, une façon d'attirer l'attention ou d'exprimer des sentiments.

 

L'oralité est à la mode : les nouvelles technologies font de plus en plus appel à la voix, les connexions vocales se multiplient...

La communication orale permet de faire vivre une langue, mais il ne faut pas négliger l'écriture qui est essentielle pour l'expression d'une pensée structurée et organisée...

 

 

 

 

Les dix mots sélectionnés cette année :
 

accent, bagou, griot, jactance, ohé, placoter, susurrer, truculent, voix, volubile

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/depliant-2017-2018

http://www.dismoidixmots.culture.fr/atom/3738

 

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 13:46
Nuages au couchant...

 

 

Un énorme nuage bourgeonne, éclairé par le couchant : des teintes douces l'illuminent de clartés roses, orangées, grisâtres...

 

Des monts, des pics, des collines neigeuses se dessinent... des embruns aériens, des festons qui ornent les nuées...

 

Les teintes s'intensifient alors que le couchant les inonde de lumière.

 

Plus roses, plus éclatantes, les nuées se hérissent, s'enflent de parures soyeuses...

 

Tout autour, des nuages plus sombres s'effilochent en archipel de cripures légères...

 

Tout autour, des nuées ombrageuses s'étirent sur l'azur.

 

Magnifique contraste de couleurs  !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Nuages au couchant...
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4 mars 2018 7 04 /03 /mars /2018 11:01
Pin ouaté de neige...

 

 

Surprise de l'hiver ! Une neige éblouissante encercle le pin qui rayonne sous un ciel laiteux... des ombelles lumineuses sur l'arbre...

 

Les aiguilles chargées de flocons compacts s'alourdissent de blancheurs nouvelles... éclats de lys sur les branches damasquinées de clartés d'opale...

 

Les teintes de vert s'estompent et s'évanouissent bientôt sous les flocons qui tourbillonnent dans l'air vif de l'hiver.

 

Les flocons tissent sur le paysage un rideau somptueux aux embruns de lumières.

 

Des guirlandes, des cascatelles de neige sur le pin, des festons et des guillochis soyeux sur  les cèdres...

 

Des enluminures ouatées et nuageuses sur le pin, les arbres... Un voile duveteux qui envahit le ciel...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Pin ouaté de neige...
Pin ouaté de neige...
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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 14:58
Remettre la poésie à l'honneur...

 

 

 

En un temps où la parole déborde et éructe, abondante, volubile, à une époque où les réseaux sociaux frémissent et résonnent de propos débridés, il semble opportun de remettre la poésie à l'honneur....

La poésie n'est-elle pas recherche de beauté et d'harmonie musicale ?

 

"La concision, la retenue, la condensation, la cristallisation... toute une lignée de poètes diamantaires nous ont offert des joyaux..", nous dit François Cheng, poète d'origine chinoise qui dans son dernier ouvrage intitulé Enfin le royaume, distille de courtes poésies sous forme de quatrains...

Le quatrain n'est-il pas un condensé, une quintessence de la forme poétique ?

Une forme épurée qui dit tout en quelques mots...

 

La poésie est ainsi bien à l'inverse du discours et du bavardage, on peut la définir comme une pensée profonde venue de l'âme.

La poésie s'accommode de formes brèves, car elle dit l'essentiel en peu de mots.

 

Voilà un genre littéraire qui dès les origines, associé à la musique, doit être longuement maturé, réfléchi.

 

La poésie nous renvoie à une intériorité... Une intériorité qui s'émousse en un temps où nous sommes sans cesse accaparés par des sollicitations extérieures, par toutes sortes d'écrans et de distractions futiles.

La poésie est aussi une pause dans un monde d'accélération vertigineuse.

 

Notre monde matérialiste valorise la vitesse, la quantité, le chiffre, la rentabilité.

Et on en oublie l'importance de la spiritualité et de l'intériorité : bousculés par un monde qui va de plus en plus vite, nous ne prenons plus le temps de savourer, d'observer, de regarder, de percevoir...

La poésie des êtres et des choses nous échappe... Le regard s'émousse, la pensée s'étiole et s'évanouit.

 

La poésie nous ramène à l'essentiel : elle dit la vie, ses blessures, ses beautés, sa fragilité...

Elle peut dénoncer, vitupérer, s'insurger contre les injustices et les détresses humaines...

Elle peut nous faire redécouvrir la beauté du monde, son harmonie.

Elle nous invite à la réflexion, elle nous invite à porter un regard attentif sur la nature et tous les spectacles qu'elle nous offre...

 

 

Le roi Cheng sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/le-roi-cheng

 

Un quatrain à méditer :

 


"Nous rions, nous trinquons. En nous défilent les blessés,
Les meurtris ; nous leur devons mémoire et vie. Car vivre,
C’est savoir que tout instant de vie est rayon d’or
Sur une mer de ténèbres, c’est savoir dire merci."

 

 

 

 

Un autre :

 

"Le sort de la bougie est de brûler

Quand monte l'ultime volute de fumée

Elle lance une invite en guise d'adieu

Entre deux feux, sois celui qui éclaire..."

 

 

 

 

 

 

 

Remettre la poésie à l'honneur...
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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 14:26
Soleil embrumé d'hiver...

 

 

Ciel gris perlé et ouaté de blanc... des nuées s'étagent sur l'horizon en couches superposées, si légères... Des teintes douces de camaïeux...

 

Le ciel s'illumine d'un soleil brumeux qui diffuse une clarté subtile.

 

Du bleu, du blanc, du gris, une palette nuancée de couleurs atténuées...

 

Le soleil s'effiloche sur la toile du ciel... il sombre doucement dans les nuées qui s'étirent...

 

Le soleil chavire et s'estompe lentement sur l'horizon...

 

Un arbre majestueux déroule ses branches nues, ramilles ténébreuses... il tisse des mailles sombres, des motifs d'arabesques aux ombres de brumes.

 

Un marronnier échevelé se hérisse de griffes aux contours sinueux, festons aériens et mélancoliques sur le ciel...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Soleil embrumé d'hiver...
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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 14:19
Comme un dessin à l'encre de Chine...

 

 

Des arabesques, des tourbillons d'encre, des résilles, des arantèles, des dentelles aériennes surgissent sur l'eau...

 

Une toile surréaliste, des flocons de nuées sombres, des camaïeux de gris...

 

Des arrondis, des courbes sinueuses, des festons se dessinent à l'infini...

 

Une créature étrange, venue du fond des âges semble étendre ses bras ondoyants sur le canal...

 

Les bras tourbillonnent, s'étirent, ils dansent voluptueusement.

 

Les bras se tordent, se retournent, s'évanouissent, s'amenuisent puis réapparaissent soudain.

 

Les bras se déforment, dessinent des ombres chinoises, des figures géométriques, des envolées de ténèbres...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Comme un dessin à l'encre de Chine...
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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 15:01
Célébrer la culture...

 

 

Notre époque se veut nihiliste et elle a tendance à rejeter le passé pourtant si riche de culture : nous vivons dans le culte de l'immédiateté et de l'instantanéité.

Nous sommes abreuvés d'un flux continu d'informations qui se bousculent et nous en oublions l'héritage culturel du passé.

Et pourtant, que ce passé est riche d'auteurs, de penseurs, de philosophes, d'écrivains !

 

Déjà, dans l'antiquité, Démocrite, philosophe grec avait imaginé un monde composé d'atomes et de vide ! 

Le philosophe grec Leucippe et son disciple Démocrite ont, les premiers, suggéré que toute matière était composée de particules infimes et invisibles à l'œil nu. 

Plus tard, le poète latin Lucrèce a repris cette théorie des atomes dans son ouvrage intitulé De natura rerum.

Ainsi, des hommes qui nous ont précédés ont réussi à percer les mystères de la nature et ont eu des intuitions géniales.

 

D'autres ont crée et inventé des histoires fabuleuses qui nous font encore rêver par delà les siècles : les aventures d'Ulysse, son périple à travers la Méditerranée...

Homère, un des premiers poètes de l'humanité réussit à nous émouvoir avec cette histoire aux multiples péripéties.

La poésie dont il émaille son récit est emplie d'humanité.

Et cette humanité nous touche, elle nous est si proche et si familière.

Elle atteint l'universel, quand Homère évoque "l'Aurore aux doigts de rose, Nausicaa aux bras blancs, la divine Calypso..."

 

On est sensible à la beauté de certaines descriptions... ainsi, au chant V, cette évocation du dieu Hermès :

"Le messager céleste effleure les vagues comme la mouette qui, dans les gouffres profonds de la mer stérile, poursuit les poissons et plonge ses ailes épaisses dans l'onde amère : tel paraît Hermès penché sur l'immense surface des eaux. Quand il touche à l'île lointaine, il quitte la mer azurée et marche sur le rivage ; bientôt il atteint la grotte spacieuse qu'habite Calypso, la nymphe à la belle chevelure. Mercure trouve la déesse dans l'intérieur de sa demeure : un grand feu brillait dans le foyer, et au loin s'exhalait le suave parfum du cèdre et du thuya fendus. Calypso, retirée du fond de la grotte, chantait d'une voix mélodieuse, et s'occupait à tisser une toile avec une navette d'or..."

Le style qui fait intervenir comparaison, sensations visuelle, olfactive, auditive suscite le rêve.

 

Nous sommes les héritiers de cette culture qu'il nous appartient de préserver et de transmettre.

Cette culture nous nourrit et signe notre appartenance à une humanité.

Ne rejetons pas le passé, et cet héritage précieux.

 

La poésie, la littérature, le savoir nous renvoient à notre humanité.

Ce sont des valeurs qui méritent d'être défendues, ce sont nos valeurs...

La culture nous fait retrouver nos racines, elle nous relie à tous ceux qui nous ont devancés sur le chemin de la connaissance.

Elle tisse des liens entre les humains, elle est l'essence même de l'humanité.

 

 

 

 

 

Célébrer la culture...
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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 09:45
Quand on n'a que l'amour pour unique chanson...

 

 

L'amour a inspiré tant de poèmes et de chansons : on garde en mémoire des textes de Brel, Brassens, Cabrel, Souchon...

Et puis on ne peut oublier cette mélodie chantée par Jacques Brel : Quand on n'a que l'amour...

 

Le poème est ponctué par cette simple subordonnée de temps, répétée en début de strophe, qui fait de ce texte un magnifique hymne à l'amour.

L'amour est associé d'emblée à la notion de "partage" et d'offrande.

Il est présenté comme un "grand voyage", une expression qui suggère des découvertes, une aventure, un dépaysement, une ouverture.

 

Dans la deuxième strophe, le poète s'adresse directement à son amoureuse, désignée par les mots "mon amour"... et les deux amants sont réunis dans ce vers : "Mon amour toi et moi..."

Et bien sûr, l'amour se mue en un éclatement de bonheur et de joie, le verbe "éclater" restituant tout l'enthousiasme de la passion.

L'amour devient une sorte de profession de foi et de ferveur, ce que montre l'emploi du verbe "croire", associé à l'adverbe "toujours" qui souligne un absolu.

"Quand on n'a que l'amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d'y croire toujours."

 

L'amour a aussi cette vertu d'embellir le monde, de le magnifier, ce que révèlent bien les termes positifs et élogieux :"merveilles, soleil" qui sont mis en valeur, à la rime. Il a le pouvoir de transformer la réalité la plus ordinaire.

Il peut "meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs..."

L'amour peut aussi emplir une vie et devenir "unique raison, unique chanson
Et unique secours..."La répétition insistante, le rythme ternaire viennent souligner l'exaltation du poète.

 

Mais la suite du texte nous montre aussi que l'amour ne se réduit pas à la séduction d'une rencontre, il est une attitude envers le monde, une attention portée sur la misère, le malheur des autres.

Des images surgissent qui suggèrent une volonté de secourir les plus humbles :  "habiller matin
Pauvres et malandrins
De manteaux de velours..."

Des gestes pleins d'humanité sont ainsi évoqués...

 

L'amour devient aussi "prière" pour les "maux de la terre".... des prières offertes par un "simple troubadour", image du poète lui-même.

L'amour peut être une éclaircie pour ceux qui luttent, une réponse à la violence de la guerre symbolisée par des canons et des tambours.

Il est associé à "une chanson", expression littéraire et musicale, un genre populaire accessible à tous. 

"Quand on n'a que l'amour
Pour parler aux canons
Et rien qu'une chanson
Pour convaincre un tambour..."

La dernière strophe évoque tous les pouvoirs de l'amour par une image : "Nous aurons dans nos mains
Amis, le monde entier".

Il permet de réunir et de rassembler les hommes, il est un condensé de l'humanité.

La dernière apostrophe du texte "Amis" au pluriel permet d'élargir les perspectives : l'amour est multiple et le poète s'adresse ainsi à chacun d'entre nous...

 

La mélodie douce au début s'amplifie au fil de la chanson et gagne en puissance, comme pour évoquer tous les pouvoirs et tous les sortilèges de l'amour...

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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