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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 08:58
Pour célébrer le premier jour du printemps...

 

 

 

 

Pour célébrer le premier jour du printemps...

"Il reste en nous de la plante ; il y a en nous de la plante..." nous dit Michel Onfray, dans son ouvrage intitulé Cosmos... La nature, les arbres, les fleurs sont un condensé de vie et d'humanité...

 

 Les saisons sont essentielles, elles rythment nos vies, dans un élan immuable... Elles forment des cycles qui ponctuent nos vies comme le jour et la nuit qui se succèdent, elles sont des repères dans le temps...

"Voici donc les longs jours ! Voici le printemps !"

 

Un poème consacré au printemps, un poème où la nature personnifiée s'anime et devient une entité vivante, c'est un texte rempli de fraîcheur et d'animisme que nous offre, ici, Victor Hugo...

 

Des exclamations, qui révèlent bonheur et admiration, ouvrent le texte : l'énumération du premier vers restitue une sorte d'exaltation, devant le renouveau du printemps, la lumière est mise en valeur, associée à "l'amour" et au "délire".

 

Le poète se charge d'annoncer le printemps, par une formule réitérée : "voici les longs jours, voici le printemps !" Puis il déroule les mois, "mars, avril, mai, juin", en les caractérisant familièrement et simplement : "avril au doux sourire, Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis."

 

Ces mois du printemps deviennent des êtres vivants qui nous accompagnent de leur bienveillance.

 

Le décor est, ensuite, évoqué : des arbres, des peupliers semblent, eux aussi, s'animer pour offrir un cadre somptueux au poète : on les voit "se courber mollement comme de grandes palmes..."

 

Un oiseau vient compléter le tableau et assure un fond sonore à l'ensemble : "L'oiseau palpite, au fond des bois tièdes et calmes."

 

Et le poète perçoit tout le bonheur du monde dans cette renaissance : "Il semble que tout rit, et que les arbres verts sont joyeux d'être ensemble..."

 

Le champ lexical du bonheur apparaît : "tout rit, joyeux, quelque chose d'heureux, chanter..."

Les arbres deviennent même l'image du poète : "il semble... qu'ils se disent des vers..."

Le jour et le soir deviennent des entités vivantes, le jour apparaît "couronné d'une aube fraîche et tendre", et le soir se révèle "plein d'amour"...

 

Enfin, la nuit se met à l'unisson de la nature renaissante, puisqu'on y perçoit un chant de bonheur...

 

La simplicité de ce poème, la nature humanisée, emplie de vie traduisent une complicité entre l'homme et le monde qui l'entoure.

 

Des sensations visuelle, tactile, auditive viennent ponctuer le texte et nous font ressentir une forme d'harmonie : le vert des arbres, leurs grandes palmes, un chant heureux dans l'infini de la nuit...

 

Ce poème nous transmet une ivresse de bonheur et de tendresse : la nature se met à l'unisson de Victor Hugo, elle invite à l'amour, à la joie de vivre.

Victor Hugo nous fait, aussi, percevoir l'écoulement du temps, le jour, le soir, la nuit, les mois qui se succèdent, comme un bonheur à savourer.

 

Les sonorités contrastées de sifflantes "s" très douces et de gutturales "r" plus âpres traduisent à la fois un apaisement et une exaltation...

 

 

 

 

Le poème :

 

 

 

Printemps


Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire ! 
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis ! 
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ; 
L'oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ; 
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d'être ensemble et se disent des vers. 
Le jour naît couronné d'une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d'amour ; la nuit, on croit entendre, 
A travers l'ombre immense et sous le ciel béni, 
Quelque chose d'heureux chanter dans l'infini.


 

 

 

 

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 15:18
Ciel violet d'orages....

 

 

Les pins, les cèdres, les cyprès se découpent sur un ciel sombre, aux teintes violettes...

 

Les nuages auréolent les arbres de leurs couleurs nuancées de gris...

 

Le vert des arbres pâlit, s'éclaire sur ce fond de nuées bourgeonnantes.

 

Un tableau du printemps qui s'annonce... un ciel partagé entre soleil et nuages opaques et lourds...

 

Les pins s'arrondissent de lueurs de verts soyeux et légers.

 

Autour des arbres, de fines lignes de gris perle enserrent l'horizon...

 

Quelle harmonie de teintes dans ce tableau !

 

Blanc, verts, gris, violet se rejoignent et s'entremêlent...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Ciel violet d'orages....
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 15:13
Cultiver son étonnement et son imagination...

 

 


 

Cultiver son étonnement, s'émerveiller du monde, de ses métamorphoses, au fil des saisons, saisir les couleurs changeantes du ciel, capturer des odeurs, des sons, des senteurs de lavande, de romarin, de thym, la musique de l'eau, le bruissement des arbres...

 

S'étonner, c'est cultiver aussi son imagination, c'est percevoir des fusions de sensations, des harmonies nouvelles...

 

"Tout change, panta rei, tout coule, tout est en mouvement...", affirmait Héraclite.

La nature nous offre des mutations incessantes : les arbres ont encore leurs allures d'hiver, et voilà que de près, on perçoit de légers bourgeons sur les branches...

Des bourgeons satinés, dorés, cuivrés aux teintes nuancées....

 

L'eau révèle des reflets changeants, des tableaux étonnants pleins de mystères et d'étrangeté.

 

L'imagination suscitée par l'étonnement est créatrice : c'est elle qui nourrit un peintre, un écrivain, un sculpteur, un artiste, un compositeur.

 

Quand Cézanne peint la Sainte Victoire, il ne se contente pas de reproduire la réalité : il fait appel à son émerveillement, à son imagination, les couleurs sont éclatantes, les arbres stylisés, le paysage magnifié...

De même quand Giono évoque la campagne provençale, il nous montre une nature vivante, animée, il la dépeint comme si elle était un être humain.

La nature devient une entité mystérieuse, remplie de signes, de symboles.

 

Nous oublions trop souvent de nous étonner de tant de choses : le renouvellement des saisons, des couchers de soleil, chaque soir, différents...

La stupeur n'est plus à la mode... c'est de ce radical que vient, d'ailleurs, notre adjectif "stupide"...., comme si la stupeur était une preuve de bêtise.

Etonnons-nous devant la beauté du monde !

Etonnons-nous des merveilles de la nature !

 

Soyons attentifs au rythme des saisons, à leur variété, leurs couleurs nuancées...

Trop souvent blasés par toutes sortes d'images et toutes sortes d'écrans, nous oublions d'observer ce qui nous entoure...

 

Pourtant, la nature nous offre des spectacles uniques, une variété inouie de formes, de couleurs, de textures.

 

Il suffit d'observer un helleborus niger pour en percevoir toute l'élégance, la délicatesse, le charme de ces pétales aux teintes éblouissantes.

Il convient d'admirer les couleurs éclatantes des primevères, quand la saison est revenue.

On peut s'attarder à contempler un coucher de soleil, des nuances variées de roses et de rouges, des nuées éclaboussées de xanthe et de pourpre...

 


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Cultiver son étonnement et son imagination...
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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 10:57
Quelquefois si douces...

 

 

 


Une jolie déclaration d'amour adressée à toutes les femmes, un texte empli de sensibilité, de force et d'émotion... tout le monde connaît cette chanson de Julien Clerc.

 

D'abord, c'est la douceur de la femme qui est mise en valeur grâce à un adjectif souligné par un adverbe d'intensité "si douces"...

 

Cette douceur est suggérée par des sonorités délicates qui évoquent la tendresse : sifflante "s", chuintante "ch".

 

Et cette douceur vient atténuer les douleurs du poète qui s'exprime à la première personne donnant un ton confidentiel au texte : "quand la vie me touche..."

 

Curieusement, la femme est aussi définie par sa dureté, sa capacité à provoquer des blessures que ressent intensément le poète... Les sonorités de gutturales "r" viennent souligner cette idée.

 

Ainsi, est mise en évidence toute la complexité de l'être féminin, oscillant entre tendresse et force...

 

Le refrain déroule une déclaration d'amour, réitérée, adressée à toutes les femmes... 

 

Le poète évoque, aussi, toute la fragilité inhérente à la femme, ce qui en fait un être particulier, un être qui peut paraître lointain, inaccessible, "difficile".

 

L'adverbe de temps "quelquefois" qui ponctue le texte montre bien toutes les nuances qui s'imposent pour décrire la femme.

 

Humour, drôlerie, sentiment de solitude alternent dans des tableaux successifs : d'abord une scène intimiste, "sur un coin d'épaule", où le regard de la femme est mis en valeur dans cette expression où se mêlent subtilement sensation visuelle et tactile : "regard qui frôle", suggérant toute la sensualité féminine.

 

Puis, l'affirmation d'une solitude parfois consentie, mais qui semble pesante, ce que suggère la répétition de l'expression "si seules".

 

La femme devient même, pour le poète, un condensé d'humanité : à la fois, "mère, enfant", mais aussi "impatience, souffrance", des sentiments contradictoires.

 

Dans le dernier refrain, le poète réitère sa déclaration d'amour, en y ajoutant une douleur inscrite dans le verbe "déchirer", associé à la notion de désir.

 

Et ce désir semble exacerbé par l'emploi du terme "pire".

 

Le texte s'achève sur le mot "femmes", mis en valeur et magnifié par l'interjection :" O".

 

Voilà un bel hommage à la fois majestueux et intimiste, dédié à la femme, une chanson intemporelle qui restitue une humanité, une tendresse, un émerveillement...

 

Les paroles ont été écrites par Jean-Loup Dabadie, la musique composée par Julien Clerc.

 

 

Le texte :

 

http://www.paroles-musique.com/paroles-Julien_Clerc-Femmes_Je_Vous_Aime-lyrics,p16943

 

 

 

 


 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 13:51
Reflets mystérieux sur l'eau...

 

 

 


Distorsions, trouées, arabesques, des formes étranges se dessinent sur l'onde du canal....

 

Un tableau irréel apparaît, insolite, mystérieux, surnaturel, des motifs nouveaux, des ondoiements vaporeux tourbillonnent, attirent le regard.

 

 

Des vrilles sur l'eau bleue, des frissons, des moires étonnantes.

 

 

Un tableau mouvant : l'arbre trace des figures improbables, hésitantes, fugitives...

 

 

Le tableau se transforme, les formes s'étirent, se recomposent, se délitent.

 

 

On voit naître et s'effacer des protubérances, des enroulements d'algues géantes.

 

Le fond du tableau laisse voir des fluidités, des marbrures grises et blanches.

 

 

Le miroir de l'eau se couvre d'images magiques et peint d'étranges créatures, des algues dorées ou laiteuses, des hydres fantastiques venues du fond des âges....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Reflets mystérieux sur l'eau...
Reflets mystérieux sur l'eau...
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 14:58
Le plat pays qui est le mien...

 


 

Comment dire la mélancolie, la beauté de sa terre natale ? Comment exprimer en même temps l'âpreté, la rudesse et le charme infini de ces paysages du Nord, chers à Jacques Brel ?

 

C'est un pays, délimité par la mer du Nord, dont Brel nous fait voir l'espace infini, à travers la répétition de ce mot "vague", tantôt nom commun, tantôt adjectif, un jeu sur le sens qui restitue l'immensité des paysages marins...

 

Tout semble, ainsi, se confondre, et se réunir... la mer, la terre, les dunes...

 

On perçoit "la mer, les dunes, quelques vagues rochers, les marées", tous les éléments qui composent ces terres du Nord : la Belgique.

Grâce à l'énumération, le poète restitue une monotonie, une harmonie.

 

Le paysage personnifié prend vie sous nos yeux : "les rochers ont à jamais le coeur à marée basse"... une façon d'évoquer la mélancolie de ces lieux, peuplés de "brumes" infinies...

 

Un pays balayé par le vent d'est que le poète nous invite à "écouter", avec cet impératif : "Ecoutez-le tenir..."

 

Le verbe "tenir" suggère une résistance, une volonté de vivre, une force.

 

L'emploi de la préposition "avec" tout au long du texte, fait du poète un peintre qui compose son tableau sous nos yeux...

 

La strophe suivante nous fait découvrir les cathédrales du Nord, avec leurs "noirs clochers" définis comme "d'uniques montagnes", belle image teintée de tristesse, avec l'évocation de la couleur noire des campaniles, seuls "mats de cocagne", dans ces paysages. Les seuls reliefs de ce pays sont des constructions humaines.

 

Et les "diables en pierre qui décrochent les nuages" semblent déverser sur ces terres une mélancolie qui n'en finit pas....

 

"Le fil des jours" qui devient sous la plume du poète, "l'unique voyage" restitue aussi l'uniformité des paysages du Nord, et "les chemins de pluie" se métamorphosent en "unique bonsoir"...

 

Les nombreux pluriels qui ponctuent le texte, renforcent, encore, cette impression d'uniformité.

 

Et le poète ajoute "le vent de l'ouest" à ces paysages, expression d'une volonté : "Ecoutez-le vouloir"... une façon de personnifier cette terre et d'en montrer toute la force.

 

L'évocation du "ciel", dans la strophe suivante, les répétitions du mot soulignent l'omniprésence du ciel dans ces terres du Nord : un ciel si bas que tout se confond, un "canal se perd", puis "se pend", symbole de tristesse.

 

Ce ciel associé à l'humilité devient une image de simplicité et on perçoit toute la tendresse du poète qui affirme : "Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner."

 

La violence, la dureté de ce pays s'expriment encore avec le "vent du Nord" qui vient "s'écarteler", un terme très fort qui semble traduire une torture. Les sonorités de gutturales soulignent cette virulence :

"Avec le vent du nord qui vient s'écarteler, 
Avec le vent du nord écoutez le craquer..."

 

Pourtant la dernière strophe, avec l'évocation de l'été, voit le triomphe de la vie, du bonheur : ce n'est plus l'uniformité qui domine mais une réunion d'éléments divers, "l'Italie qui descendrait l'Escaut, "Frida la blonde" qui devient "Margot"...

 

La gaieté prédomine, grâce à cette union du nord et du sud, grâce aux marins désignés par l'expression "les fils de novembre" qui reviennent enfin.

 

La chaleur est de retour dans les coeurs et dans les paysages : on voit "la plaine fumante qui tremble sous juillet".

Le vent du sud apporte le rire et la joie...

 

Chaque strophe s'achève sur cette expression "le plat pays qui est le mien...", ces mots simples traduisent l'attachement du poète, grâce à l'emploi du pronom possessif qui marque une appartenance très forte...

La mélodie très douce restitue émotion, sensibilité, tendresse.

 

 

 

http://www.paroles.net/jacques-brel/paroles-le-plat-pays

 

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 15:08
Ciel d'hiver au soleil brouillé...

 

 

Une toile de l'hiver : un ciel ennuagé derrière lequel se devine le soleil, un ciel gris aux nuances si diverses...

 

Un soleil diffus, vague, confus... 

 

Un ciel plein de douceur et de mélancolie... une douce lumière sur des voiles de nuées, un éclat solaire atténué et plein d'humilité...

 

Un tableau en camaïeu de subtiles nuances de gris, un tableau qui fait rêver à un monde d'harmonie...

 

Une union du ciel et de la terre, des couleurs légères qui se mêlent et se confondent...

 

Un tableau de l'hiver aux arbres dénudés, aux fines ramures qui s'entrelacent et se rejoignent...

 

Des brindilles dans le ciel gris... des chevelures ébouriffées, des envols de broussailles.... des mailles fines et légères qui tissent des motifs aériens...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Ciel d'hiver au soleil brouillé...
Ciel d'hiver au soleil brouillé...
Ciel d'hiver au soleil brouillé...
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 14:03
Et quand nous nous aimons, notre amour sent bon...

 

 

Une chanson optimiste, une chanson pleine de gaieté, on en redemande... une chanson d'amour, bien sûr, qui évoque des gestes affectueux de tendresse : "Bras dessus, bras dessous, Bras dessous, joue contre joue"...

 

Des bras qui s'enlacent, des joues qui se frôlent... et on perçoit aussitôt une proximité amoureuse dans ces corps qui se rejoignent.

 

D'ailleurs, la labiale "b" réitérée, la sifflante "s" très douce semblent suggérer le désir amoureux et la tendresse.

 

La joie est au rendez-vous de ce couple d'amoureux. Trois comparaisons viennent souligner ce bonheur : les personnages sont assimilés à "deux oiseaux sur la même branche....", puis à "deux amants" qui se retrouvent "au bal du dimanche", enfin à "deux écoliers, le jour des vacances".

On entrevoit une simplicité et une évidence dans ces évocations, une impression de liberté et d'insouciance...

 

La chanson évoque, aussi, un bonheur quotidien qui se renouvelle : "Tous les jours que Dieu fait, nos joies recommencent."

 

L'amour est associé, d'abord, à une sensation olfactive : Et quand nous nous aimons, Notre amour sent bon, comme un drap séché au vent des lavandes..."

Des images du sud surgissent, des images de mistral, sur un champ de lavandes de Provence.

 

L'amour fait naître, aussi, une sensation gustative : "Bon comme un fruit croqué au vent des vendanges", évoquant cette fois des grappes de fruits abondantes et généreuses.

 

Ainsi, l'amour semble procurer une plénitude de sensations, puisqu'on peut percevoir également une sensation tactile avec ce vent qui emporte et propage des parfums de lavandes et de fruits...

 

L'amour apporte, enfin, une plénitude de bonheur, comme le suggère cette expression : "tant qu'il durera, nous n'en demanderons pas plus...."

 

Le futur est ainsi envisagé, toujours de manière optimiste : "Quand nous aurons cent ans, Tous les deux comme à vingt ans..." Il révèle un amour qui s'inscrit dans la durée et la permanence.

 

La mélodie dansante nous entraîne dans le sillage de ces amoureux qui goûtent un bonheur idyllique.

 

Jean Broussolle a écrit les paroles, R.Marcucci, P.de Angelis ont composé la musique de cette chanson sortie en 1960.

L'interprétation des Compagnons de la chanson apporte tendresse et enthousiasme à cette mélodie....

 

 

http://gauterdo.com/ref/bb/bras.dessus.html

 

 

 

https://youtu.be/j0s-6XFMrfI

 

 

 

 

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 14:46
Un vrai froid de l'hiver...

 

 


Un vent tempétueux qui rugit dans les arbres, qui glace les paysages... la balade au jardin nous fait sentir les morsures de l'hiver.

 

L'air vif fait tournoyer les branches noircies des arbres, sous un ciel bleu...

 

Le soleil, lui-même, semble pâli par le froid.

 

Sur le plan d'eau, les cygnes imperturbables, souverains, ignorent le froid : on les voit glisser majestueusement sur l'onde, avec une sérénité impérieuse.

 

Leur ronde, lente, somptueuse ne faiblit pas...

Leurs plumes frémissent sous le vent de l'hiver, avec tant de légèreté et d'élégance !

 

Sur le sol, des plaques d'eau glacée découpent des îlots de givre qui se morcellent...

 

C'est le grand froid de l'hiver : un soleil finissant dessine les silhouettes sombres des arbres...

 

La promenade est si vivifiante sous ce froid intense : elle glace les visages, elle les fouette, les empourpre.

 

Cette marche, dans ce froid de l'hiver, donne de l'énergie, de l'élan...

 

Un vrai froid de l'hiver qui nous offre des plaisirs nouveaux, un air vif, une intensité dans les paysages et les sensations...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

Un vrai froid de l'hiver...
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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 15:04
Cèdres, balanciers sur l'azur...

 

 


Les cèdres, arbres majestueux, aux branches aériennes... balanciers sur l'azur... les cèdres aux broderies de velours vert pâle nous enivrent de leurs parfums de sève.

 

Tout autour, des arbres somptueux, derrière lesquels s'éclaire un pâle soleil d'hiver : les branches sombres se détachent sur la douce lumière du soleil couchant.

 

Silhouettes imposantes sur le ciel, ramures en ombres chinoises, les cèdres s'élancent impérieusement vers le ciel...

 

Tableau de l'hiver aux teintes contrastées d'or et de crêpes sombres.

 

Les cèdres font surgir des broderies de dentelles somptueuses.

 

Des éblouissements de soleil sur les cèdres !

Des envols de branches qui escaladent l'azur !

 

Le paysage s'éblouit d'un soleil couchant qui magnifie les arbres, les entoure d'un halo évanescent de lueurs éclatantes.

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Cèdres, balanciers sur l'azur...
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