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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 16:41
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"Tout crépuscule est double, aurore et soir. Cette formidable chrysalide qu'on appelle l'univers tressaille éternellement de sentir à la fois agoniser la chenille et s'éveiller le papillon", a écrit Victor Hugo, dans un de ses ouvrages, intitulé Philosophie, Commencement d'un livre.
                  
Le mot "chrysalide" rayonne de ses sonorités : gutturales, sifflante, dentale, voyelle "i" dupliquée... Ce nom est issu du grec ancien "chrysos" qui désigne l'or...
 
La chrysalide se nuance de reflets dorés : avant de devenir papillon, la chenille se mue en chrysalide.
 
Etat intermédiaire, la chrysalide annonce le papillon à venir, elle est pleine de promesses, elle permet un renouveau, un embellissement, une métamorphose merveilleuse.
 
Associée à l'or, la chrysalide révèle des éclats, des transparences lumineuses, elle évoque d'autres mots : chrysanthe, chrysanthème, chrysolithe....
 
Noms de fleurs, nom de pierre, le radical du mot "chrysos" a donné naissance à quelques mots isolés et rares : on songe, ainsi, à l'adjectif "chryséléphantin"...
 
La graphie même du mot révèle son origine grecque, le "ch" initial, le "y" qui vient de la voyelle "upsilon".
 
La chrysalide nous emmène dans un univers poétique et mystérieux : liée à l'idée de transformation et de métamorphose, ce mot implique une mutation étonnante...
 
C'est comme si la chrysalide permettait une nouvelle naissance, un renouveau complet, surprenant.
 
Le mot lui-même suggère cette métamorphose, comme une transmutation alchimique : la chrysalide se couvre d'or pour une renaissance.
 
Les sonorités contrastées de ce terme, pleines de charme et de poésie attirent l'attention : contraste entre la rudesse des gutturales, la douceur de la sifflante "s"... 
 
Difficultés de la transformation, apaisement du renouveau... il semble que ce mot réponde par ses sonorités à la réalité qu'il désigne.
 
Certaines chrysalides ressemblent à des bijoux ambrés, à des broches couleur d'ocres.
 
Mot rare, mot précieux, la chrysalide nous fait voir des teintes éclatantes, elle nous fait rêver à la magie des métamorphoses de certains insectes...
Elle nous fait songer au renouvellement incessant des jours, comme le suggère, si bien, Victor Hugo...
 
 
 
 
 
 
 
 
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Photo de chrysalide sous l'article : Lamiot
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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 17:34

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Les rivières, leurs courants, leurs emportements créent, souvent, une incroyable fascination, attirent tous les regards...

 

A Fontaine de Vaucluse, près d'une chute d'eau au cours tumultueux, l'eau rejaillit, rebondit en écumes tourbillonnantes, l'eau nous montre ses éclats de couleurs, ses murmures, ses fracas, l'eau virevolte, s'emporte, pleine d'émotions, de révoltes...

 

Assises sur la berge, les pieds dans l'eau, mes petites nièces observent ce spectacle : fascinées, elles sont absorbées par la transparence, la vivacité, les mouvements incessants de l'eau.

 

Nous battons des pieds dans les ondes déjà tumultueuses, nous façonnons d'autres remous, nous inventons d'autres emportements : l'eau fraîche, presque glacée nous vivifie et nous exalte.

 

L'eau déborde, des embruns nous éclaboussent, de l'eau retombe, en mille éclats sur nos vêtements d'été.

 

L'eau blanche d'écumes, moutonnante se déverse, avec bruit, après avoir franchi la chute dans une transparence limpide.

 

Les ondes laissent voir un fond d'algues et de mousses vertes.... L'eau roule, s'enroule, se déroule, se démultiplie, en écumes de candeur.

L'eau clapote, rugit, murmure sans fin : c'est un spectacle complet : couleurs de vert-bleu, de blanc, musique renouvelée des eaux, odeur des ondes et des algues, impression de fraîcheur...

 

Le regard fixé sur l'horizon, les fillettes contemplent et admirent la force tourbillonnante de l'eau, elles ne peuvent détacher leurs yeux de ce spectacle envoûtant...

Comme fascinées, elle se tiennent immobiles devant ces remous, ces mouvements incessants des flots.

D'autres acteurs interviennent, alors : des kayakistes caracolent autour de la chute d'eau, ils forment un ballet étourdissant d'acrobaties improbables : ils franchissent le barrage avec audace, disparaissent dans l'écume, reparaissent comme bondissants sur l'onde...

Quelle virtuosité ! Ils se jouent des vagues, les domptent, les apprivoisent, les caressent.

Certains décident de laisser leurs kayaks sur la berge, et remontent sur les bords, ils plongent, alors, dans les remous, se lancent dans le vide et rejoignent les tourbillons de l'eau.

Nous observons avec bonheur les gestes, les corps souples, délivrés de toute apesanteur.

Ils se fondent dans l'eau, font corps avec elle, deviennent eux mêmes fluidité, ondoyance, liberté...

 

Ils se jouent de l'eau : les voici encore qui franchissent à pieds la chute, ils dansent sur l'escarpement rocheux, à fleur d'eau, tels des funambules, ils courent à vive allure pour éviter le déséquilibre.

 

Les ondes rafraîchissantes nous font oublier la chaleur de l'été, elles nous permettent de contempler un spectacle unique, plein de mouvements et de surprises...

 

 

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Photos  : rosemar



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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 17:32

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Ils nous apaisent, les souffles de l'été, brises légères qui font ondoyer les pins du midi, aux palmes vernissées...

 

On aime ces brises imperceptibles qui animent la nature, qui la font vivre et palpiter de mouvements ondoyants.

 

Des friselis de lumières agitent les pins, les buissons, les cèdres...

 

L'air chaud se tempère de brises marines.... l'air laisse entrevoir des embruns d'écumes.

 

Les pins se meuvent avec souplesse, et agilité, se transforment en palmes de lumières.... Les souffles du vent ondulent et bercent les paysages d'une douceur et d'une harmonie nouvelles.

 

La chaleur s'apaise, se fait plus douce, les corps revivent, respirent, s'abreuvent de ces souffles divins...

 

La nature, aussi, s'abreuve de ces aérations, de ces éclats de vents. La nature se gorge de ces friselis apaisants.

 

Les cimes des arbres virevoltent dans le lointain, elles s'enivrent du bonheur de l'été... elles forment des houles pleines de fraîcheur, de sérénité... Elles forment des vagues, des oasis, des espoirs de contentement.

 

Les branches de pins se hérissent de mouvements aériens, légers, elles virevoltent dans l'air, si souples, si volatiles, les pignes dansent un ballet ondoyant : va et vient incessant, balancements pleins d'harmonie...

 

Les couleurs de verts se meuvent, dessinent des ruisseaux de lumières...

 

Tout est léger, doux : mouvements, chants d'oiseaux, balancement des cimes.

 

Tout est apaisé, empreint de lumières.

 

Tout nous parle encore de l'été...

 

http://youtu.be/PuyYc0gINbU

 

 

http://youtu.be/PXMVkQ70I88

 

 

 http://youtu.be/NlT8yeEYbMs

 

 

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 18:23

 

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Véritable hymne à la nature, cette chanson de Francis Cabrel nous transporte dans des paysages de haute montagne.

 

Elle évoque, aussi, un monde fait de dureté, de fatigue, celui dans lequel nous vivons, tous, accablés de travail et de tourments... et il faut, à tout prix, échapper à cet enfer.

 

Le mot "fatigué" répété traduit une lassitude, les "murs" suggèrent l'enfermement du monde moderne où les attitudes sont feintes : il s'agit de "sourire" à des gens qui "écrasent" le poète et l'anéantissent...

 

L'image "les brumes d'un rêve" renvoie à un univers cerné, enfermé, où l'on n'est plus libre et où l'on ne perçoit même plus la réalité...

 

Le métier, le travail ne sont que des contraintes et ne permettent aucun épanouissement : c'est ce que restituent les mots : "un métier où tu marches ou tu crèves"... avec cette expression très familière et l'emploi de la deuxième personne du singulier, on perçoit la violence du monde du travail.

 

L'image de la "meute aux abois" très forte suggère, à nouveau, un monde inhumain, où l'artiste est poursuivi par une horde d'admirateurs féroces et cruels...

 

Dès lors, il faut fuir, trouver un autre cadre et aller se réfugier chez "la dame de haute savoie"...

 

Un décor féérique est, alors, décrit avec simplicité et mystère : on voit des "étoiles qui courent dans la neige", belle métaphore qui transforme la neige en un miroir d'étoiles vivantes...

 

On voit "un chalet de bois, des guirlandes qui pendent du toit", une ambiance de fête...

 

On retrouve un monde où tout est possible, où l'on peut imaginer que la nuit apparaît par un simple claquement de doigts de la dame de Haute Savoie, devenue fée.

 

L'auteur n'oubliera pas "sa guitare", son "chien" pour l'accompagner dans cette fuite vers un monde meilleur, dans un cadre naturel, loin des villes frelatées, où la sincérité et l'harmonie n'ont plus leur place.

 

Le rythme endiablée de cette chanson restitue une envie d'échapper à une modernité artificielle et pesante, peut-être, à un succès qui empêche toute vie simple et secrète. Les consonnes dentales "d" et "t" qui scandent le refrain insistent sur une volonté de retrouver un bonheur perdu.

 

On est sensible à la simplicité de ce texte, à cette envie de fuir un monde peu épanouissant, fait de stress, d'angoisse... On est sensible au symbole de cette Dame de Haute Savoie qui représente à la fois l'amour et la simplicité d'une vie près de la nature..

 

 

http://dai.ly/xp4f30

 

 

http://dai.ly/x2fpso

 

 

 http://youtu.be/xdqg9nJgmaY

 

 

 

 

monviso Franco franco 56

 

 

Mont Viso wikimédia commons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 17:59

 

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Elles ont 5 et 7 ans, et s'amusent dans la piscine gonflable du jardin : un régal de les voir plonger, s'amuser, braver l'eau...

 

Avec leurs petites lunettes qui protègent leurs yeux, elles s'enfoncent sous l'eau, jouent à passer entre les jambes de l'autre, elles rient aux éclats et veulent prolonger le plaisir de la baignade, le plus longtemps possible dans l'après midi.

 

Eclaboussements, clapotis... l'eau, dans sa fluidité, leur offre ses remous, sa transparence.

Dans le jardin, les pins, les cèdres, les rosiers, les lauriers resplendissent de senteurs et répandent des éclats pleins de douceurs...

 

Près de la piscine, nous observons la scène, nous sourions du bonheur des petites qui nagent, se font ondoyantes, comme l'eau.

Les fillettes oublient, même, notre présence bienveillante : elles plaisantent, rient aux éclats, mêlant leurs éclats de voix aux clapotements de l'eau...

 

Elles s'amusent à faire des vagues, à s'éclabousser, à voir rebondir et rejaillir l'eau.

Elles se délectent des plaisirs infinis de l'eau en été, elles plongent, crachent de l'eau, s'imprègnent de sa fraîcheur bienfaisante.

 

Telles des sirènes, elles ont appris à apprivoiser les ondes, elles les connaissent, les apprécient.

 

Un nouveau jeu s'organise : une chasse au trésor, sous les eaux de la piscine : il s'agit de lancer une jolie pierre dans l'eau et d'aller la récupérer sur le fond...

 

Les cris de joie redoublent, s'intensifient, les filles se bousculent pour se précipiter vers l'objet convoité.

 

"Tu as triché ! " dit l'une d'entre elles... Et les cris recommencent, le jeu se prolonge, il faut maintenant fermer les yeux pour retrouver la jolie pierre au fond de l'eau.

Mission impossible pour les deux fillettes qui ne peuvent s'empêcher d'ouvrir les yeux.

 

"Tu as triché !" redit l'une... "Toi aussi !" répond l'autre.

 

Heureuses de ces bonheurs de l'eau, elles prolongent leurs jeux à l'infini, se lancent des défis, mesurent leurs forces et leur habileté...

 

Les cheveux ruisselants, elles rivalisent de rires, d'éclats de joie, de mouvements.

 

L'heure tourne, le soleil est encore rayonnant, mais il faut maintenant sortir de l'eau : que de regrets et de déchirements !

 

On pourra retourner dans la piscine bientôt... il faut maintenant se sécher : les fillettes grelottent un peu, au sortir de l'eau.

 

Enveloppées de serviettes, elles goûtent le bonheur de l'apaisement, après une baignade tumultueuse, pleine de jeux et de rires...

 

Les yeux remplis de lumières, elles se taisent et rêvent, déjà, à d'autres baignades à venir.

 

 

http://youtu.be/VycZVyApqew

 

 

http://youtu.be/ALPHzkknfeg

 

 

 

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 15:15

 

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S'il est un lieu étonnant, plein de légendes, c'est bien le site de Fontaine de Vaucluse : la source mystérieuse naît dans une vallée, au pied des monts du Vaucluse, entre Saumane et Lagnes, tout près de L'Isle Sur La Sorgue...

De grandes falaises de calcaire creusées par les eaux surplombent le site, offrant un cadre impressionnant par ses dimensions : la roche atteint la hauteur de 230 à 240 mètres.

L'étroite vallée ondule entre de hauts rochers aux formes sinueuses, blocs de pierres qui attirent tous les regards.

 

La Fontaine de Vaucluse, la plus importante source de France, donne naissance à la Sorgue qui se divise en plusieurs bras dans la plaine et s'écoule en direction de Saumane et de l'Isle-sur-la-Sorgue.

 

Clarté des eaux, transparence, limpidité, longues algues ondoyantes qui semblent s'animer sous l'action des courants, ce lieu respire la fraîcheur, une sorte d'harmonie de couleurs, de sons, d'odeurs.

 

Le roulis des eaux qui s'écoulent, le vert des arbres et des algues, la couleur blanche des falaises calcaires, les senteurs apaisantes de l'eau de source, tout contribue à cette harmonie...

 

Les algues, en transparence, semblent vivre sous les eaux, agitées d'une perpétuelle ondoyance, elles créent des tableaux qui semblent venus d'un autre monde.

La Fontaine close a inspiré Pétrarque, Chateaubriand et de nombreux romantiques : lieu plein de mystères, de charmes, la Fontaine ne peut laisser indifférents tous ceux qui l'ont visitée...

 

L'eau qui surgit et descend dans la plaine offre sa fraîcheur, sa limpidité, sa voix, son murmure ou ses fracas.

 

Remous, transparences, écumes, l'eau révèle un spectacle fascinant et plein de variétés...

On ne dira jamais assez la fascination du spectacle de l'eau : bruits, éclats, couleurs nuancées de verts, de bleus, d'ocres, de blancs, ondoiements, mouvements recommencés, replis de l'eau, vagues, frémissements...

 

L'eau, sa force, sa puissance ont, d'ailleurs, fourni à ce site des activités et une économie florissante à partir du 16 ème siècle : des moulins à papier ont fait leur apparition et constituèrent le fleuron de l'industrie locale, la papéterie.

On peut voir encore des vestiges de ces grandes roues de moulins à papier, couvertes de mousses et d'algues.

 

Le lieu escarpé entre des falaises montre des rochers en surplomb, un vieux château en ruines, et le site même de la résurgence : une caverne profonde, mystérieuse, aux teintes de bruns et d'ocres.

 

En été, on peut voir une eau stagnante dans le tréfonds de la caverne : les falaises, tout autour, sont grandioses, et permettent d'admirer l'érosion produite par les eaux virevoltantes, au plus fort de la crue...

 

Beau site encore préservé, même si de nombreux touristes le visitent, en été, Fontaine de Vaucluse est un havre de transparence, de clarté des eaux, un monument grandiose creusé par la nature elle-même.

 

Le mystère de cette eau qui surgit des entrailles de la terre a inspiré des poètes, notamment, René Char, dont l'oeuvre est imprégnée de ces lieux où il a vu le jour...

René Char évoque, ainsi, la Sorgue, son cours aventureux qui éveille, en lui, de nombreuses émotions.

 
La rivière est  personnifiée : le poète lui parle, il suggère l'emportement des flots, sources d'inspiration et symboles de vie jaillissante...
 
Voici les premiers vers du poème : 

 

La Sorgue
 
Rivière trop tôt partie, d'une traite, sans compagnon,
Donne aux enfants de mon pays le visage de ta passion.
Rivière où l'éclair finit et où commence ma maison,
Qui roule aux marches d'oubli la rocaille de ma raison.
 
Rivière, en toi terre est frisson, soleil anxiété.
Que chaque pauvre dans sa nuit fasse son pain de ta moisson.
Photos : rosemar
 
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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 16:55

 

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Un bison dans une prairie américaine... on perçoit un moutonnement de fourrures sombres, derrière des herbes ondoyantes, aux teintes ocrées d'opale... une masse imposante, comme tapie et cachée dans la végétation...

 

Masse immobile, et somptueuse, oeil noir, pelage brun doré et luisant...

 

On admire une beauté sauvage, surgie du fond des temps, beauté des couleurs, des formes, l'animal dans toute sa superbe... calme, sérénité, harmonie !

 

La bête montre sa splendeur d'animal sauvage, sa toison rutilante de noirs et d'ébène, sa corne farouche.

 

Le museau se dore de reflets, sur la fourrure sombre, la corne s'embellit de teintes de bistres, de moires éclatantes.

 

L'animal affiche sa force sereine, masse de muscles et de puissances.

 

L'animal observe le monde, le contemple avec calme, sa toison se pare de mille nuances de roux, de bruns, de noirs.

 

Il semble, pourtant, prêt à bondir, à la moindre alerte, au moindre bruit, il semble si sûr de lui, si tranquille, si sûr de sa force.

 

Il semble surveiller, de son oeil, tout le paysage... la bête en impose, elle est si belle et si forte, elle est si imposante et si magnifique...

 

Magnifique et noire, superbe et sombre, ténébreuse, inquiétante.

 

Somptueuse image de beauté dans un cadre naturel, dans un monde pur, plein d'harmonie, dans un paysage immense, démesuré...

 

Tout autour, la prairie étale ses étendues vertes et ocrées, à l'infini : elle fait ressortir les couleurs sombres de l'animal.

 

Contrastes étonnants de teintes ! Effet de clair-obscur ! Lumières du paysage, obscurité, beauté ténébreuse de l'animal !

 

Les herbes blondes se hissent devant la tête somptueuse du bison, elles illuminent la fourrure sombre et ambrée de l'animal...

 

 

http://youtu.be/6_E0lWrJU6A

 

 

http://youtu.be/NoN6AKPGkBo

 

http://youtu.be/2izTbEyxg0A

 

 

 

 

 

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Photos : Christelle



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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 17:22

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L'été s'installe, les pins bruissent de bonheur et de quiétude... inondés de soleil, ils s'embrasent de toutes leurs teintes de verts.

 

Les branches hautes dansent, sous la brise légère, les branches ondoyantes forment des houles subtiles... mouvements aériens, vagues vertes aux éclats brillants d'écumes.

 

Des panaches de verts se meuvent, avec élégance, sur le ciel blanc-bleu de l'été...

Des mouvements imperceptibles agitent les branches souples, volatiles... des balancements de palmes forment des ballets lumineux.

 

Les branches ondoient, semblent s'enrouler sur elles-mêmes, deviennent des éventails vernissés.

 

Les couleurs de verts dessinent des ombres, des éclats, des brillances...

Des encorbellements de branches grises s'entourent de doux frémissements. Les aiguilles frissonnent, frisèlent, sous le vent du midi...

 

Leurs couleurs nuancées d'ombres, de clartés, d'écumes forment des aquarelles : noirs, vert amande, vert d'opaline, vert foncé se côtoient dans une harmonie de teintes.

 

Les pignes laissent voir leurs éclats sombres, sur les cimes des arbres, bouquets hérissés sur les houles vertes...

 

Les pins s'irisent de lumières, deviennent flamboyants, sous les soleils redoublés, ils se parent de verts éclatants.

 

Ils éblouissent le ciel, les paysages, de leur glacis verdoyant et lumineux.

 

Ils parfument la terre de leurs odeurs prégnantes, de leurs embruns dorés et veloutés...

 

http://youtu.be/0KQW2YnCUrE

 

http://youtu.be/S-VE-ys8n_c

 

http://youtu.be/Fo0K_n3VLG4

 

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 18:07

 

machine à laver 

 L'amour qui s'enfuit, l'amour qui s'altère, la difficulté d'aimer, tels sont les thèmes de cette chanson d'Alain Souchon, L'amour à la machine... thèmes, maintes fois, traités, mais le poète a su renouveler ces lieux communs et créer un texte original et plein de modernité.

 

L'auteur imagine de passer un amour ancien à la machine, pour restaurer le bonheur d'antan, symbolisé par des "couleurs d'origine"... Voilà une idée étonnante qui surprend et amuse à la fois !

 

Il imagine, aussi, d'utiliser de l'eau de javel pour retrouver une "pureté originelle" !

L'idée de "blancheur éternelle " renvoie à des sentiments d'autrefois qui se sont étiolés et qu'il faudrait renouveler.

 

Des couleurs se sont perdues : "le rose d'une joue a pâli, le bleu des baisers" a disparu, belles images de teintes associées traditionnellement à l'amour...

 

La couleur bleue évoque, immanquablement, Matisse et ses tableaux, mais aussi la difficulté de la vie, des bleus à l'âme, les caresses font naître des images d'ardeur et de rouge mais le soleil les anéantit, les "tabasse", terme très fort.

 

L'auteur semble vouloir inventer des recettes pour résoudre d'autres problèmes : le désarroi des gens âgés, le racisme, l'intolérance.

 

On peut imaginer, aussi, que du "rouge" puisse faire disparaître la misère des gens âgés, que des "mains noires" soient associées à des "boucles blondes", pour réunir des gens venus d'horizons différents...

 

Le texte se présente comme une recette, une expérience à tenter pour faire ressurgir un amour disparu : l'auteur emploie des impératifs :" passez, faites le bouillir, allez."

 

On retrouve, dans ce texte, un thème éternel : celui du temps qui passe, qui affaiblit les sentiments et les ternit : mais quelle modernité et quelle originalité dans la façon d'évoquer ces couleurs disparues et qui pourraient être ravivées par un simple lavage !

 

Vaine illusion, vaine recette ! La machine à laver évoque et suggère, aussi, immanquablement la vie quotidienne qui use et érode les sentiments...

 

L'alternance de vers longs et de vers très courts crée des effets de surprise, des décalages entre le présent et le passé : l'averbe de temps "avant" est ainsi rejeté dans un autre vers, en fin de phrase.

 

Le rythme de la mélodie très vif semble restituer la rapidité du temps qui passe, une accélération de la vie, à laquelle personne n'échappe.

 

A travers cette chanson, Alain Souchon renouvelle complètement un thème éternel : la fuite du temps qui nous emporte dans ses tourbillons et qui altère les sentiments, les affadit.

 

 

http://youtu.be/r_zTEHa0Ikw

 

 

 

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Camelia Gisse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 18:05

 

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"Le Drac, avait dit l’abbé, est un des plus redoutables torrents qui soient en France ; actuellement, il se montre placide, presque tari, mais vienne la saison des ouragans et des neiges, il se réveille, pétille ainsi qu’une coulée d’argent, siffle et s’agite, écume et bondit, engloutit d’un coup les hameaux et les digues", a écrit Joris-Karl Huysmans, dans son roman, La Cathédrale.

 
Curieusement, le mot "torrent" est issu d'un verbe latin "torreo" qui signifie "brûler" : étrange étymologie qui peut s'expliquer par un sens voisin du verbe "torreo : être bouillonnant", et on perçoit bien, alors,  une eau vive, turbulente qui est celle des torrents.
 
Le torrent nous fait voir des paysages de montagnes abrupts, tourmentés, il nous fait entendre sa voix puissante d'eau emportée et tumultueuse, il nous montre des remous, des éclaboussements d'eau pure, des ruissellements pleins de force et de vivacité.
 
Ce mot aux sonorités de dentale, de gutturale répétée traduit une certaine violence : le torrent nous emporte dans un courant irrésistible, dans des flux tempétueux...
 
La voyelle nasalisée "an" fait virevolter ce mot et nous emmène dans un enroulement de vagues et de rebonds.
 
Le torrent, c'est la fougue, la vivacité, le débordement !
 
Le torrent, c'est la vie, la passion ! C'est le risque, l'aventure !
 
Ce mot est souvent utilisé de manière imagée : un torrent de larmes suggère une peine infinie, un chagrin inconsolable... le torrent des passions est irrésistible... un torrent d'injures peut être associé à la colère, on peut voir ondoyer aussi le torrent d'une chevelure, couleur d'or...
 
Le désir humain peut devenir un torrent... l'ambition peut être comparée à un torrent.
 
Ce mot implique une idée de violence : Homère, dans l'Iliade et l'Odyssée compare souvent les guerriers à des torrents impétueux qui emportent tout sur leur passage, comparaisons amplement développées qui donnent lieu à de véritables tableaux, ayant trait à la nature.
 
Le torrent nous ramène vers des lieux champêtres, sauvages, des paysages de montagne, vers une nature désirée, alors que nous vivons, souvent, dans des villes...
 
La montagne, son air pur, ses sommets aériens qui permettent d'oublier le monde moderne... La montagne, ses paysages vallonnés, boisés et ses senteurs d' épicéas, de sapins, de résineux....
 
Le torrent nous fait retrouver ces impressions d'une nature intacte, sauvage...
 
La fraîcheur de l'eau, sa pureté, sa transparence !
 
Cette eau limpide, vivifiante nous fait voyager vers une harmonie retrouvée : pureté des sons, de la lumière, des ondes, pureté des paysages, limpidité des couleurs....
 
Entendez-vous le torrent qui s'emporte et roule dans les montagnes ? Voyez-vous l'eau caracoler dans des tourbillons d'écumes ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Montagnes-du-jura Alaux auteur



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