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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 16:48

 

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Les lucioles sont des insectes vraiment étonnants : invisibles le jour, elles émettent de vives lueurs, dans l'obscurité de la nuit... elles parent, alors, les jardins de guirlandes lumineuses éblouissantes.

 

Les lucioles, associées au nom latin "lux", qui désigne la lumière, possédent de merveilleux pouvoirs de brillance, dans les ténèbres de la nuit.

 

En plein été, c'est une aubaine que de les percevoir, sous un ciel étoilé, comme des réverbérations d'étoiles, sur le sol...

 

C'est comme si le ciel et la terre se rejoignaient dans une harmonie d'éclats !

 

C'est comme si les lucioles imitaient les étoiles, les reflétaient à dessein...

 

Miroirs du ciel, les lucioles sont capables de reproduire un ciel illuminé d'étoiles.

 

On en voyait, autrefois, dans le jardin de la maison de l'Estaque : il suffisait de se poster sur le balcon qui surplombe les plates-bandes, pour en apercevoir plusieurs, entre les branchages des rosiers...

 

Belles lueurs nocturnes !

Il suffisait de lever les yeux vers le ciel, pour voir s'éclairer la Grande Ourse, le Grand Charriot et son scintillement.

 

Eclats du ciel et de la terre se rejoignaient et étaient, alors, accessibles à nos regards ébahis : ma petite nièce raffolait de ce spectacle divin et c'était, comme un jeu, d'aller observer ces étoiles du ciel et de la terre.           

 

Tous les soirs, on allait contempler les lucioles et tous les soirs, elles nous offraient le spectacle de leurs chapelets lumineux...

 

Elles ne manquaient jamais à l'appel et on les retrouvait, tous les soirs, à la même place, fidèles au rendez-vous.

 

On regardait, ensuite, attentivement le ciel, pour repérer l'étoile polaire, une des plus brillantes dans le ciel...

 

Ce jeu d'observation se prolongeait, un moment, dans la douceur des nuits d'été : on commentait la clarté du ciel, l'éclat particulièrement intense des lucioles, leur taille, leur nombre.

Ce jeu de lumières nous fascinait, et emplissait nos yeux de rêves lumineux.

 

On admirait, comme un spectacle, ce jeu de reflets, ces images brillantes de la nuit, venues du fond du jardin et des espaces célestes.

 

On se délectait des splendeurs de la nuit, de l'odeur des cyprès qui encadraient le jardin, du parfum des roses qui traînait dans l'air...

 

 

Pour la nuit des étoiles : pour repérer le grand charriot, et l'étoile polaire :

            http://video.lefigaro.fr/figaro/vid...

 

 

http://youtu.be/ZHIwnAk2gGA

 

http://youtu.be/dqwSde_eEv4

 

http://youtu.be/vG16V1OAwMI

 

 

 

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 16:53
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"Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !"
 
Ces vers célèbres de Baudelaire sont extraits d'un poème intitulé "Harmonie du soir", inséré dans Les Fleurs du mal. Baudelaire évoque, ici, une sorte de vertige des sensations, lié au crépuscule.
 
Le mot "vertige" vient d'un verbe latin "vertere" qui signifie "tourner" : l'étymologie révèle bien ce qu'est le vertige : un tournoiement de tête, un malaise, un égarement...

Le vertige nous fait "tourner", il nous fait perdre l'équilibre, il nous perturbe, nous trouble la vue... Le vertige est, souvent, un vrai malaise mais il peut être dû, aussi, à notre imagination.

 

C'est Montaigne qui, dans une page célèbre des Essais, analyse ce phénomène du vertige : Montaigne montre bien toutes les illusions de la perception et de la vue : on peut, parfois, éprouver une impression de vertige, quand on se trouve sur une hauteur, même lorsqu'on est protégé par un parapet, et que l'on ne court aucun danger.

 

C'est notre imagination qui intervient, qui nous fait éprouver de la peur, alors même qu'on ne risque rien : l'imagination nous trompe, nous abuse.

 

Le mot peut être utilisé, aussi, de façon imagée : le vertige de l'ambition, de la haine, de la jalousie, de l'amour, le vertige de la passion... Le mot suggère, alors, une forme d'égarement qui nous emporte dans un tourbillon.

 

Ce nom aux sonorités de fricative, de gutturale, de dentale et chuintante nous entraîne dans un tourbillon de consonnes variées et nous fait éprouver ainsi une sensation de vertige !

 

Etonnante correspondance entre le mot et la notion qu'il désigne !

 

Le vertige nous entraîne sur des échelles, des hauteurs de montagnes escarpées, des précipices, des sentiers périlleux.

 

Ce mot appartient à une famille très productive, issue du verbe latin, "vertere" : versant, versatile, verser, verset, versification, version, verso, adversaire, anniversaire, averse, aversion, bouleverser, controverse, conversation, conversion, déverser, divers, envers, inverse, irréversible, malversation, pervers, reconversion, renverser, subversif, tergiverser, transversal, travers, univers...

On voit, là, un vertige de mots dont la relation avec le sens initial "tourner" n'est pas toujours évidente !
 
Le terme "univers", par exemple, signifie d'abord : "tourné d'un seul élan vers", puis, "tous ensemble"... L'anniversaire "retourne" et revient tous les ans... Le "versus" ou le "vers" désigne, d'abord, le fait de "tourner" la charrue au bout du sillon, puis il évoque une ligne d'écriture.
 
Le vertige, quant à lui, nous fait tournoyer de peurs, d'émotions, de passions, parfois.
 
Associé au soir, dans le poème de Baudelaire, le mot suggère des moments qui nous conduisent vers l'oubli, le sommeil, les rêves...
 
Baudelaire nous entraîne dans un tourbillon d'images et de sensations... images religieuses, sensuelles, mélancoliques, liées à la nuit qui arrive...
 
Le poète arrive, même, à nous faire percevoir et ressentir la sensation de vertige, grâce à un chiasme, dans l'expression : "Valse mélancolique et langoureux vertige !" Les adjectifs inversés, dans les deux groupes de mots, suggèrent un tournoiement irrésistible.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Photos : Christelle et rosemar



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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 17:02

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Dans cette belle chanson d'amour, forte et passionnée, Francis Cabrel évoque les tourments de celui qui aime : la chanson s'ouvre sur le pronom "elle", qui désigne la femme aimée... celle-ci semble dotée de tous les pouvoirs : capable de "faire changer la course des nuages", capable de "balayer les projets" de l'amoureux.

 

L'amour emporte tout, sur son passage, il est si fort, provoque tant de tortures qu'il "fait vieillir, bien avant l'âge".

 

La femme, même volage, même disparue et perdue, dans "les vapeurs des ports", est toujours présente, à l'esprit de l'homme qui aime et on perçoit, malgré toutes ses infidélités, un amour qui reste immuable.

 

Malgré les trahisons, les révoltes, l'amour s'impose. Le verbe "hurler", la malédiction, à laquelle est vouée la femme, suggèrent toute la violence de la passion.

L'emploi du futur : "elle te fera, tu la perdras, elle rentrera" souligne une sorte de fatalité inéluctable, à laquelle l'amoureux ne peut échapper.

 

Et même le pardon est inéluctable : "Elle voudra que tu pardonnes et tu pardonneras"... La volonté de la femme aimée l'emporte sur tout.

Une phrase, brève, récurrente et péremptoire, "c'est écrit", restitue cette fatalité irréversible.

 

L'utilisation de la deuxième personne "tu", tout au long du poème, confère une sorte d'universalité et de familiarité au message... Tout le monde a pu connaître ce sentiment du caractère impérieux de l'amour.

 

Le thème de l'attente transparaît dans les prières, dans les nuits passées à regarder dehors, dans les bars écumés, pour retrouver l'amoureuse perdue. Les pluriels : "les heures, tous les bars, les nuits" soulignent cette attente et cette quête inlassable.

 

Une succession de questions restitue l'angoisse de l'amoureux : "Qu'est-ce qu'elle aime, qu'est-ce qu'elle veut ? Qu'est-ce qu'elle rêve, qui elle voit ?"

 

L'image des "ombres", sous les yeux, dessinées par la jeune femme, celle des "cordes", qu'elle enroule autour des bras, traduisent bien, à la fois, les tourments de l'amour et sa force.
 
Un nouvel interlocuteur semble intervenir pour évoquer "les soupirs, les dentelles" de l'amoureuse qui a vieilli, qui "n'est plus vraiment belle".
 
Mais, peine perdue, l'amour est toujours là, intense, dans le refrain : "Elle n'en sort plus de ta mémoire..."
 
L'image de la femme réapparaît, sans cesse, comme dans un rêve récurrent, elle "danse derrière les brouillards." Cette simple phrase imagée suffit à évoquer une sorte d'obsession de l'amoureux : les sonorités de dentale "d", de gutturale "r" répétées peuvent suggérer une forme de hantise.
 
Le poème s'achève avec l'idée de quête "tu cherches et tu cours ", et avec l'emploi insistant de la première personne : "Moi, j'ai vécu la même histoire"...
 
Le poète en vient à évoquer sa propre expérience douloureuse, sa propre quête de l'amour et réaffirme à trois reprises qu'il "compte les jours". Ainsi, l'attente semble se prolonger à l'infini...
 
La mélodie retranscrit bien les difficultés de la passion amoureuse, alternant douceurs, tendresse, force et éclats.
 
Photos : 1: Vassil / 2 : tableau de Sisley / 3 : llias 81   creative commons                                         
 
  
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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 17:57

 

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Le hasard d'une rencontre espérée, le bonheur entrevu, alors que les âmes sont "grises", un bonheur que l'on sent fragile, tels sont les motifs de cette chanson de Mouloudji : Un jour, tu verras...

 

En même temps, une sorte de certitude transparaît, à travers l'emploi du futur : "tu verras, on se rencontrera, nous nous regarderons, Et nous nous sourirons... nous irons... Il y aura un bal."

 

Le poète s'adresse à quelqu'un qu'il ne connaît pas, mais la force de l'espoir le conduit à affirmer une rencontre prochaine : le tutoiement, "tu verras" marque une familiarité, une proximité évidentes...

 

La réunion des deux amoureux semble assurée, quel que soit le lieu, ou le moment.

Regards, sourires, gestes identiques scellent une union de deux âmes... Le pronom "nous", utilisé à plusieurs reprises, marque cet accord.

 

Une inquiétude se fait jour, pourtant, avec l'évocation du temps qui passe "si vite."

Il faut presque "cacher" son bonheur dans le soir qui tombe, pour le préserver : on perçoit, là, toute la fragilité de ces instants volés dans une vie de doute, de douleurs...

L'évocation du bal qui suit est pleine de mélancolie : brume, pauvreté sont au rendez-vous.
 
Seuls, les pavés sont "doux", l'air du bal musette est "le plus beau", des termes élogieux qui atténuent la tristesse du paysage.
 
L'aveugle qui joue de l'orgue de barbarie complète ce tableau, empreint, à la fois de joie et de mélancolie.
 
La danse est, enfin, l'occasion de se réunir, loin du monde : il s'agit de "danser l'amour, les yeux dans les yeux", mais le poète évoque aussi "une fin du monde", "une nuit profonde", symboles, sans doute de l'oubli du monde extérieur, de ses angoisses.
 
La certitude de la rencontre est, ensuite, réaffirmée dans le refrain : "Tu verras, on se rencontrera"...
 
Le texte oscille entre mélancolie, tendresse et bonheur rayonnant...
 
On perçoit, là, toute l'ambiguité de la vie :  dureté du monde, pauvreté, ciel gris, joie rêvée, douceur espérée.
 
La mélodie restitue cette ambiance de douce mélancolie.
 
Poème plein d'émotions, de sensibilité, cette chanson réveille en nous des sentiments nuancés de tristesse, et de bonheur...
 
 
 
 
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Photos : rosemar



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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 18:46
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Un héros emprisonné qui trouve du charme à un paysage entrevu de la fenêtre de sa geôle, voilà le thème surprenant et inattendu d'un extrait du roman de Stendhal, La chartreuse de Parme... (partie II chapitre 18)
 
Fabrice Del Dongo, jeune aristocrate italien, victime d'une vengeance, est enfermé dans la citadelle de Parme. Le gouverneur de cette forteresse est le général Fabio Conti, que Fabrice avait croisé, avec sa fille Clélia, sept ans plus tôt.
 
Le héros décrit un paysage somptueux, celui qu'il admire des fenêtres grillées de sa prison : la focalisation interne permet de restituer la vision de Fabrice, une vision idyllique, pleine d'harmonie.
 
La description est, à la fois, réaliste et empreinte de poésie : de nombreuses indications permettent de situer la scène : des noms propres de lieux évoquent l'Italie : "la chaîne des Alpes, Trévise, le Mont Cenis, Turin, Parme, le Mont Viso..."
 
Grâce à certains détails précis, le lecteur peut, aussi, visualiser le décor : la volière que Fabrice Del Dongo aperçoit se trouve "à cinq ou six pieds en contrebas". On apprend, aussi, que "la fenêtre de la volière n’était pas à plus de vingt-cinq pieds de l’une des siennes."
 
Les sensations visuelles, auditives nous font vivre la scène que le héros a sous les yeux : on perçoit, en même temps que le personnage, les "jolis cages d'oiseaux", "les derniers rayons du crépuscule", "la lune qui se lève majestueusement", "un brillant crépuscule rouge orangé"...
 
On entend le chant des oiseaux.
 
Quelques indications temporelles ponctuent le texte : "huit heures et demie du soir, deux heures".
 
Mais, la peinture de ce paysage vaut, surtout, par son charme et sa poésie : l'adjectif "sublime" employé à deux reprises dans l'extrait, a une valeur d'hyperbole : on ressent l'admiration du héros devant ce tableau...
 
On assiste, d'abord, à un superbe coucher de soleil, thème romantique par excellence, avec "les derniers rayons du crépuscule".... Les couleurs du couchant sont évoquées, dans une harmonie de teintes chaleureuses, " un brillant crépuscule rouge orangé."
 
Les montagnes sont comme redessinées par l'éclat du couchant... De nombreux termes élogieux sont employés : "sublime, joli, majestueusement, parfaitement, admirant, charmer, douceurs."
 
La prison devient un lieu de bonheur, pour Fabrice : associée à la belle Clélia, elle semble ne présenter que des avantages.
 
On entrevoit, d'ailleurs, dès le début de l'extrait, l'enthousiasme du personnage, quand il "court" vers les fenêtres de sa geôle.
 
La scène se transforme en un véritable "spectacle" à admirer... Les couleurs, la lumière, la lune, les pensées du jeune homme qui vont vers Clélia Conti, tout contribue à une forme d'harmonie, à une joie de vivre.
 
Dans cette page, Stendhal nous fait voir, à travers les yeux de son personnage, un véritable tableau, encadré par les fenêtres de la prison, une véritable oeuvre d'art. Les sonorités qui accompagnent le lever de la lune, fricatives, sifflantes, chuintantes contribuent à la splendeur de l'évocation... Les voyelles nasalisées "on, an" semblent suggérer les reliefs du décor dans la phrase : "à l’autre extrémité de l’horizon, au couchant, un brillant crépuscule rouge orangé dessinait parfaitement les contours du mont Viso et des autres pics des Alpes qui remontent de Nice vers le Mont-Cenis et Turin."
 
L'enthousiasme du jeune homme, sa joie transparaissent dans la peinture du paysage : formes, couleurs sont magnifiées... Cet extrait ressemble à un véritable tableau.
Le texte :
 
 
"Il courut aux fenêtres ; la vue qu’on avait de ces fenêtres grillées était sublime : un seul petit coin de l’horizon était caché, vers le nord-ouest, par le toit en galerie du joli palais du gouverneur, qui n’avait que deux étages ; le rez-de-chaussée était occupé par les bureaux de l’état-major ;et d’abord les yeux de Fabrice furent attirés vers une des fenêtres du second étage, où se trouvaient, dans de jolies cages, une grande quantité d’oiseaux de toutes sortes. Fabrice s’amusait à les entendre chanter, et à les voir saluer les derniers rayons du crépuscule du soir, tandis que les geôliers s’agitaient autour de lui. Cette fenêtre de la volière n’était pas à plus de vingt-cinq pieds de l’une des siennes, et se trouvait à cinq ou six pieds en contrebas, de façon qu’il plongeait sur les oiseaux. Il y avait lune ce jour-là, et au moment où Fabrice entrait dans sa prison, elle se levait majestueusement à l’horizon à droite, au-dessus de la chaîne des Alpes, vers Trévise. Il n’était que huit heures et demie du soir, et à l’autre extrémité de l’horizon, au couchant, un brillant crépuscule rouge orangé dessinait parfaitement les contours du mont Viso et des autres pics des Alpes qui remontent de Nice vers le Mont-Cenis et Turin ; sans songer autrement à son malheur, Fabrice fut ému et ravi par ce spectacle sublime.« C’est donc dans ce monde ravissant que vit Clélia Conti ! avec son âme pensive et sérieuse, elle doit jouir de cette vue plus qu’un autre ; on est ici comme dans des montagnes solitaires à cent lieues de Parme. » Ce ne fut qu’après avoir passé plus de deux heures à la fenêtre, admirant cet horizon qui parlait à son âme, et souvent aussi arrêtant sa vue sur le joli palais du gouverneur que Fabrice s’écria tout à coup : « Mais ceci est-il une prison ? est-ce là ce que j’ai tant redouté ? »Au lieu d’apercevoir à chaque pas des désagréments et des motifs d’aigreur, notre héros se laissait charmer par les douceurs de la prison."
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Photos auteurs : en haut de l'article : Tangopaso    en bas : 2ème : Franco franco 56  3ème : Alaux



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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 17:43
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"Aux étalages débordait une efflorescence de mousselines et de dentelles, des touffes de plumes, des fleurs de soie. Un peu grisée, Pauline s'arrêtait aux vitrines", a écrit Jacques Chardonne, dans son roman intitulé Les Destinées Sentimentales...
 
La dentelle nous offre sa texture aérienne, légère... Efflorescence ! Cascatelle de fleurs et de bouquets ! Fibrilles somptueuses !
 
La dentelle nous parle de sa finesse, de ses entrelacs, de ses mailles subtiles : la dentelle ou "petite dent" tisse des réseaux de fleurs, de feuilles, d'arabesques...
 
La dentelle... c'est la splendeur des motifs... fils de soie, blancheur éclatante qui laisse entrevoir la peau rosée ou dorée...
 
Formation de diminutif, ce mot révéle la subtilité des mailles, leur légèreté...
 
La dentelle... c'est la douceur de l'été... embellissement et magnificence de la peau, fêtes, bonheurs.
 
C'est elle qui dessine mille motifs : marguerites, roses, étoiles, éclats de feuille, c'est elle qui se pare d'une blancheur de lys, d'un rose pâle très doux.
 
Honneur à la dentelle ! C'est elle qui orne les manches, le dos, discrète, légère, c'est elle encore, qui fait respirer la peau, la libère, la révèle !
 
C'est elle qui attire le regard, qui séduit, aguiche, brille, resplendit de ses fils lumineux.
 
Les fils qui s'entrecroisent, se superposent, se chevauchent forment des résilles éblouissantes.
 
Texture aérienne, nids d'abeilles pleins de finesse, la dentelle aux sonorités de dentales éclatantes, de voyelle nasalisée nous emporte dans un tourbillon de joie, de plaisirs, de sensualité !
 
La dentelle fait naître des images de bal, de danse, de rêves... de soleil, de vacances.
 
Elle danse et tresse mille réseaux, mille tableaux de douceurs, de tendresses...
 
La dentelle fait resplendir la peau, la sublime, la transforme, la dentelle éblouit les regards.
 
Elle évoque d'autres mots et d'autres tissus somptueux : mousseline, soie, organdis, voile, satin... grenadines, bayadères...
 
Grâce à son suffixe -elle de diminutif, elle rappelle aussi l'enfance, et des mots pleins de douceurs... coupelle, ombrelle, prunelle...
 
La dentelle est à l'honneur ! Elle est signe de délicatesse, de charme, de tendresse...
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 16:39

cigale

Alséides, citharèdes aux couleurs d'ambre, éloquentes cigales, vous voici, enfin revenues !

 

Hyléores aux noms de lumières, aux trilles sonores, aux ailes diaprées !

 

Enfin, les nymphes de l'été commencent à bruire et grésiller dans les pins du midi, elles font resplendir, enfin, la rondeur des pins, les cèdres tourbillonnants, les cyprès ciselés de verts et de noirs.


Brunes cigales du midi, ramages et murmures prégnants qui enserrent les paysages du sud ! 

 

Les pins lumineux se remplissent de ces éblouissements de voix, de ces paroles chaleureuses, de ces frémissements intenses...

 

Cigale ! Nymphe aux ailes d'or, dryade, hamadryade ! Somptueuse habitante des pins rayonnants de l'été !

 

Chants de lumières ! Dans le lointain, les arbres teints de verts, aux mille nuances écoutent, paisibles, les voix sereines et impérieuses des cigales !

 

Majestueuses, les cigales envahissent les jardins, font retentir leurs voix à l'unisson dans une souveraine harmonie...

 

Dans le lointain, les cigales s'emparent de l'espace, envahissent le ciel, la terre, les arbres, elles font vibrer le monde de lumières !

 

Elles se gorgent de vie, de soleil, inondent les paysages de leur crissement sonore...

 

Elles remplissent la nature de leurs voix renouvelées, de leurs paroles douces comme le miel.

 

Les cigales sont là, enfin ! Elles annoncent la saison des merveilles, le moment des bonheurs simples retrouvés...

 

Elles disent l'harmonie du monde : voix, couleurs, éclats de lumières, caresse des chants du soleil, murmures infinis, splendeur des arbres.

 

Elles disent les chaleurs sourdes, les pins retentissants d'ardeurs, les collines du sud, les chemins irradiés de luminosités...

 

Elles racontent toutes les ivresses, toutes les sensations, tous les plaisirs de l'été rayonnant...

 

 

http://youtu.be/df-eLzao63I

 

 

cigale

 

 

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