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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 14:20
Ramures d'hiver...

 

 

 

 

L'hiver s'installe peu à peu, il façonne les arbres, les modèle, leur donne des allures somptueuses et fantomatiques.

 

Les ramures se dévoilent et décorent le ciel bleu de leur parures sombres...

 

Les ramilles se multiplient à l'infini...

 

Des dentelles sur l'azur, des résilles infinies, des entrelacs, des brouillards et des brouées de ramilles qui se perdent sur l'horizon...

 

Les ramures dessinent des arabesques, des envolées, des vrilles, des arantèles...

Des guipures sombres nimbent l'azur...

 

Tout est douceur, tout est harmonie dans ce déroulement de branches.

 

Tout est finesse, broderie subtile, écheveau, trame somptueuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Ramures d'hiver...
Ramures d'hiver...
Ramures d'hiver...
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 15:40
Moires dorées...

 

 

 

Le plan d'eau, sous un soleil d'automne, se teinte de moires d'or : l'eau bleutée, verte fait miroiter le soleil pâle de cette fin d'automne...

 

Les cygnes sillonnent ces teintes d'eau, aux aspects chatoyants.

 

L'eau devient miroir d'argent et d'or où se pavanent les grands cygnes blancs...

 

L'eau devient soyeuse, étoffe précieuse, marbrée de lumières.

 

Le noir côtoie des teintes d'or, l'eau sombre se pare de reflets éclatants, l'eau devient miroir solaire...

 

L'eau s'embellit de couleurs mordorées, et semble devenue brocart de lumière...

 

L'eau se fait plus mystérieuse encore, elle s'illumine d'éclats de moires aux dorures anciennes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Moires dorées...
Moires dorées...
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 11:57
Il pleut dans ma chambre, j'écoute la pluie...

 



Une chanson qui nous fait entendre, dès les premières notes, le murmure de la pluie, une chanson joyeuse et lumineuse sur la pluie qui tombe... seul Charles Trénet pouvait nous offrir un texte et une mélodie si entraînante sur ce thème.

 

La pluie est souvent synonyme de tristesse, de pleurs, mais Trénet nous en fait percevoir toute la gaieté et tout le bonheur...

 

La première phrase nous surprend : "Il pleut dans ma chambre...", voilà de quoi se lamenter, et se plaindre puisque la pluie tombe aussi sur le lit du poète qui vit peut-être dans une mansarde mal isolée...

 

Et pourtant, le poète évoque la pluie en des termes élogieux, il est attentif à son chant mélodieux : "J'écoute la pluie / Douce pluie de septembre"... 

La nature s'anime grâce à des personnifications : Le jardin frissonne toutes les fleurs ont pleuré / Pour la venue de l'automne / Et pour la fin de l'été... Certes, les fleurs pleurent pour regretter la fin de l'été, mais la pluie vient animer le paysage : on l'entend "fredonner sur un rythme joyeux...", dans une nouvelle personnification.

 

Le poète restitue alors de manière rythmée et joyeuse ce chant et cette poésie de la pluie : "Tip et tap et tip top et tip /
Et tip tip et tip / Et tip top et tap."

 

L'amour évoqué dans le couplet suivant contribue au bonheur du narrateur, d'autant qu'il parle à la deuxième personne, s'adressant à son amoureuse, affirmant sa présence : "Demain le jour fleurira sur vos lèvres /, Mon amour, et la pluie qui calme notre fièvre / Sera loin très loin dans la mer".

 

Les futurs utilisés marquent une certitude, et l'amour associé à l'image de la fleur semble pouvoir se renouveler grâce à la pluie, bien que celle-ci apaise les ardeurs amoureuses représentées par la métaphore de la "fièvre."

Puis, Trénet énumère tous les effets bénéfiques de la pluie sur la nature, en employant à nouveau des personnifications amusantes, empreintes de gaieté : "Demain les bois auront fait leur toilette Et les toits peints de frais auront un air de fête Les oiseaux contents de ce shampooing Ne se plaindront point..."

 

La nature humanisée s'anime joyeusement sous nos yeux.

"Il pleut dans ma chambre
Il pleut dans mon cœur", poursuit le poète, parodiant le célèbre texte de Verlaine : "il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville..."

 

Mais, pour Trénet, la pluie devient un symbole de joie absolue, il refuse d'en voir les aspects négatifs et il nous emmène dans un univers radieux où tout est harmonie et gaieté...

La pluie chante "un air moqueur"... comme si elle se jouait des êtres humains, elle semble dotée de sentiments...

 

L'évocation des "beaux champignons qui poussent", du "vent qui joue du violon" vient compléter le tableau champêtre.

 

Enfin, les chats de gouttière viennent souligner de leur danse le son mélodieux de la pluie : on les voit danser "en rond", comme des enfants.

 

Quelle gaieté dans cet hymne à la pluie ! La mélodie rythmée et sautillante nous fait percevoir la "chanson de la pluie".

 

 

Une version plus longue de la chanson :

 

https://youtu.be/pzK9S-HOTNs


 

 

 

 

Photos : Pixabay

Il pleut dans ma chambre, j'écoute la pluie...
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 12:59
Le magicien des bulles...

 


 

Au jardin, ce jour-là, une attraction étonnante : un magicien crée des bulles qui s'élèvent et s'évaporent dans le ciel...

 

D'un geste sûr, il fait naître des rêves, il révèle un spectacle plein de poésie : les bulles s'étirent, se distendent, forment des figures improbables qui s'enflent, s'arrondissent, se déforment...

 

Des tons de bleu, de roses, de verts, de lumières, des arcs-en-ciel de couleurs apparaissent.

 

Tout autour, des enfants ravis, émerveillés regardent ce spectacle, tentent d'atteindre ces bulles de mystères, ces chimères vaporeuses, ces évanescences qui traversent l'espace du jardin...

Les bulles montent vers le ciel bleu de l'automne, prennent leur envol, puis disparaissent soudain, comme aspirées par l'air.

 

Le faiseur de bulles fait virevolter ces chimères, variant les tailles, les volumes, créant des tourbillons de lumières.

 

Une petite boîte à musique, posée à même le sol, accompagne le ballet des bulles qui dansent sur l'azur, qui s'évadent, se libèrent, et finissent par éclater.

 

Les enfants essaient de capturer ces évanescences qui disparaissent au moindre contact...

Le jardin, sous les bulles, devient un lieu de rêves et de magie. Les enfants et les adultes ne se lassent pas de ce spectacle féerique.

 

Des bulles géantes sortent de la corde du magicien : elles envahissent l'espace, s'étirent, se boursoufflent, se déforment.

 

Parfois, même, une petite bulle se retrouve emprisonnée dans une bulle gigantesque 

Les enfants exultent : des cris de joie, des rires fusent tout autour du magicien qui suscite l'admiration, lui qui sait créer tant d'harmonie, et de rêves.

 

Le faiseur de bulles tourne sur lui-même : une ronde de bulles l'entoure, il devient lui-même tourbillon de bulles....

La magie est au rendez-vous : le jardin s'illumine de rires, de couleurs vaporeuses...

Des bulles irisées, énormes envahissent l'espace, d'autres fines, légères, nombreuses, se perdent dans les airs.

 

Le maître des bulles, les bras ouverts, levés vers le ciel, orchestre un ballet merveilleux de bulles fantomatiques.

Des formes se dessinent à l'intérieur des bulles, des énigmes de couleurs bleues et roses...

Avec si peu de matériel, une corde, de la mousse, le faiseur de bulles a su créer un spectacle merveilleux, éblouissant d'inventivité...

Il a su faire rêver et laisser dans les esprits le souvenir d'images pleines de poésie...

 

 

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

 

Le magicien des bulles...
Le magicien des bulles...
Le magicien des bulles...
Le magicien des bulles...
Le magicien des bulles...
Le magicien des bulles...
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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 13:57
Promenade d'automne sous la pluie...

 

 

Le vent a fait des ravages : partout, sur le sol, des feuilles éparses, des embruns de rouilles et des éclats de lumières...

 

Partout, la pluie qui envahit les trottoirs, qui assombrit la rue...

 

Voici que les feuilles, recouvertes d'un glacis étincelant, brillent d'un éclat nouveau...

 

Les arbres, le tronc noirci, luisent sous la pluie.

 

Sur le canal, des mosaïques de feuilles s'épanouissent, formant des tableaux colorés, aux teintes vives.

 

Vert pâle, bruns, amarante, rouilles, xanthe s'entremêlent sur le bleu de l'eau...

 

Des tourbillons de couleurs sur le canal qui borde le jardin, des mailles de feuilles aux formes variées...

Des îlots, des archipels de feuilles...

 

Une toile floquetée  aux teintes brunes...

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Promenade d'automne sous la pluie...
Promenade d'automne sous la pluie...
Promenade d'automne sous la pluie...
Promenade d'automne sous la pluie...
Promenade d'automne sous la pluie...
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:09
La vie qui s'en va par dessus nous...

 

 


La fuite du temps a inspiré tant de poètes, depuis Ronsard, Hugo, Musset...


On retrouve ce thème dans une chanson intitulée La vie qui s'en va, un texte de Maurice Vidalin, sur une musique de Mikis Theodorakis. Cette chanson interprétée par Mouloudji revêt un charme, empreint de mélancolie.


Le poète emploie, dès le début, le pronom indéfini "on" qui a une valeur générale : "On ne sait plus ce que l'on est, on ne sait plus qui l'on était..." Ce pronom "on" réitéré restitue, ainsi,  une forme d'anonymat : l'homme perdu dans une foule oublie sa propre identité.

Cette chanson écrite pour un film "Biribi" qui évoque la vie dans des bataillons disciplinaires d'Afrique du Nord dénonce la dure réalité de la condition des soldats, à la fin du XIXème siècle.

Les négations traduisent un désarroi, une perte totale de repères.

La vie associée à un verbe de mouvement est personnifiée, elle semble, ainsi, tout emporter sur son passage : "La vie qui va par dessus nous, efface tout."

La vie devient une sorte d'entité qui impose sa souveraineté sur l'homme, qui le domine et le subjugue.

Le verbe familier "elle s'en fout" traduit, aussi, une violence infinie qui terrasse les individus.

Une simple phrase restitue toute la fugacité du temps qui passe, grâce à la répétition du verbe "aller": "la vie qui va, c'est la vie qui s'en va "...

Le passé, lui, apparaît comme un réconfort, car il est magnifié par les souvenirs : il permet d'oublier un présent douloureux, "le cafard" que ressent le poète : l'emploi de la première personne du singulier donne au texte un ton confidentiel : "Et mon passé, quand j'ai la cafard c'est tout doré, à travers un brouillard". Le style familier et poétique rend cette confidence encore plus poignante.

Ce passé se concrétise, avec l'évocation de la ville natale du poète, "Paris", puis "ma rue", un point d'ancrage qui paraît essentiel, avec l'image d'une femme aimée, symbole de sensualité, de tendresse : "Marie et ses seins nus", des images simples qui touchent tout le monde.

On retrouve, dans ce texte, un motif souvent associé à la fuite du temps : la fleur, raccourci saisissant de la vie humaine, la fleur vouée à un dépérissement très rapide : "Cueille une fleur, demain, la fleur sera fanée, il faudra l'enterrer".

L'alternance du passé et du présent souligne le désarroi du narrateur : "Moi, j'étais un fils à maman, je suis moins que rien au régiment.." Objet de toutes les sollicitudes dans l'enfance, celui qui est devenu soldat a tout perdu, il est réduit à néant, comme le montre l'expression négative et familière : "moins que rien..."

Et cet être réduit à néant affirme même : "Je suis mort"... une mort d'autant plus atroce que personne ne le sait, ce que suggère l'expression interrogative : "Mais qui le sait ?"

Il est vrai que ce soldat "marche encore", mais il n'est plus qu'une apparence, une ombre "j'ai l'air d'exister", affirme-t-il... Le texte restitue, ainsi, la déshumanisation que subit l'individu dans l'univers militaire.


La mélodie très douce traduit une forme de résignation et d'acceptation qui suscite en nous émotion et mélancolie...


 





 Photo : rosemar

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 16:23
Une feuille sur le tilleul...

 

 

 

Le tilleul ne s'éclaire plus, désormais, que d'une seule feuille aux éclats de xanthe...

 

L'arbre dépouillé montre ses branches, des entrelacs, des résilles qui se détachent sur l'azur...

 

Une seule feuille accrochée à l'arbre dénudé...

 

Une seule feuille perdue dans les ramilles, une seule feuille destinée à s'évanouir...

 

L'hiver s'installe, peu à peu, sculptant les arbres, leur donnant des éclats mélancoliques....

 

Des dentelles, des réseaux apparaissent, sombres, sur l'azur.

 

Des mailles, des nuées de ramures tissent le ciel...

 

Le ciel bleu est parcouru de festons où dansent des ramilles...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Une feuille sur le tilleul...
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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 14:12
Fauve, l'automne !

 

 

 

Fauve, l'automne ! Des feuilles rousses illuminées par le soleil, des éclats enluminés, sur les marronniers...

 

Des résilles enflammées sur les arbres...

 

L'automne flamboie, rutile, l'automne fait rayonner ses teintes éblouissantes.

 

Des panaches de lumières sur l'horizon !

 

Les arbres s'auréolent de grappes aux teintes de rouille et d'or.

 

Les arbres se couvrent de parures éclatantes.

 

Au soleil, les feuilles couleurs d'ocres éclairent l'azur... Les feuilles mordorées, sur les branches sombres, redoublent d'éclats.

 

Des teintes d'or et d'ébène sur les arbres, bel effet de clair-obscur de l'automne !

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Fauve, l'automne !
Fauve, l'automne !
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 15:07
Une feuille d'automne sur le bitume...

 

 

 

Une feuille d'automne sur le bitume... elle resplendit de lueurs de feux et d'éclats solaires...

 

Elle éclaire le pavé de ses teintes mordorées, elle étale ses embruns de rouilles, ses éclats de brun brûlé...

 

Des teintes nuancées de xanthe et de fauve s'entremêlent sur la surface de la feuille.

 

Les couleurs se fondent, formant un tableau flamboyant de flammes et de bois brûlé...

 

Dentelée, elle semble consumée par des piqûres de feux, des laves incandescentes...

 

Un éblouissement de couleurs ! Des paysages teintés de rouille, des harmonies lumineuses...

 

Des archipels, des nuées de rouille, d'or et de bruns, sur le sol...

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 10:08
Tu n'en reviendras pas, toi qui courais les filles...

 

 

 


On est touché par ce poème qui dénonce la guerre et ses horreurs, qui fustige un mépris manifeste de la vie humaine, lors des nombreux conflits qui ont déchiré, maintes fois, les peuples, comme ce fut le cas pendant la guerre de 14-18. On est ému par ce poème d'Aragon mis en musique et interprété par Léo Ferré.

 

"Tu n'en reviendras pas... tels sont les premiers mots du texte : le poète s'adresse familièrement à un jeune homme, il le tutoie comme un ami qui paraît proche, il évoque brièvement sa jeunesse, toute sa vivacité, son amour de la vie, dans cette expression : "toi qui courais les filles.."

 

Et sans transition, il nous montre ce jeune homme fracassé et terrassé, dont il a vu "battre le coeur à nu", une blessure terrible l'ayant anéanti.

Aragon nous fait voir le geste du brancardier qu'il était, lors de la première guerre mondiale avec ces mots : "quand j'ai déchiré ta chemise".

Puis, il s'adresse à un "vieux joueur de manille" et en contraste, on perçoit son corps qu'un "obus a coupé par le travers en deux". La violence de la blessure restitue toute l'horreur de la guerre qui brise des êtres humains.

Fauché par un obus, alors qu'il "avait un jeu du tonnerre", ce vieux joueur de manille est lui aussi une victime soudaine d'une guerre brutale.

 

L'expression réitérée : "Tu n'en reviendras pas" évoque le caractère inéluctable de la guerre, la mort, le plus souvent, ainsi que la stupeur horrible qu'elle suscite.

Puis, le poète parle à un "ancien légionnaire" condamné à "survivre sans visage, sans yeux"... il évoque, ainsi, les blessures atroces dont ont été victimes de nombreux combattants de la guerre de 14.

 

Le texte devient, ensuite, plus impersonnel avec l'emploi du pronom indéfini "on", suggérant la foule des soldats partis à la guerre.

"On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu..."

L'incertitude est au bout du chemin, on voit aussi ceux qui "attendent la relève", espérant échapper à cet enfer.

 

Le train qui emporte ces soldats vers le front est évoqué avec des impératifs : "roule au loin, roule train..."comme si personne ne pouvait échapper à cette fuite en avant de la guerre. Ce train devient comme une figure du destin.

Le poète nous fait voir des "soldats assoupis", éreintés, se laissant bercer par la "danse" du train, qui devient un réconfort, comme le soulignent les douces sonorités de sifflante et chuintante ... "Les soldats assoupis que ta danse secouent
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou."

Il nous fait percevoir leur profonde humanité : on sent "le tabac, l'haleine, la sueur" de ces êtres voués à la mort, au désespoir.

L'interrogation qui suit traduit un désarroi, une désespérance : elle insiste sur la jeunesse de ces êtres envoyés à la guerre, et sur un avenir fait de "douleurs"...

"Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs..."

Une veilleuse les éclaire à peine, leur donnant par métaphore, "la couleur des pleurs...", symboles de leurs souffrances.

 

La dernière strophe souligne un destin tragique et inéluctable : ponctuée par l'adverbe "déjà" en début de vers, cette strophe met en évidence l'idée d'une mort inscrite dans la pierre : "Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit..."

 

La pierre personnifiée semble avoir déjà remplacé l'être humain voué à la mort, c'est elle qui pense à la place de l'homme, lui qui devient un simple mot sur une pierre tombale, et tout s'efface, même le souvenir des amours qu'ont connues ces soldats.

La dernière phrase résonne comme une disparition totale du simple soldat mort à la guerre : "Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri."

 

Ce poème dénonce, avec force et émotion, toutes les horreurs de la guerre, le processus de  déshumanisation qu'elle entraîne, les vies qu'elle anéantit à jamais.

 

 

 

https://youtu.be/dU2mAj6SO30

 

Les paroles :

 

http://www.paroles-musique.com/paroles-Leo_Ferre-Tu_Nen_Reviendras_Pas-lyrics,p11281

 

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