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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 16:58
Naias ! mystères des ondes...

 

 

Des enroulements, des volutes, des tourbillons vertigineux, des efflorescences d'écumes naissent à la surface des ondes...

 

Naias ! Mystère des ondes et des marécages, roseaux entrelacés, nénuphars, fleurs éblouissantes de candeurs, ondoyances des eaux, les nymphes se fondent dans les flots et imitent le mouvement des vagues...


Naïades, nymphes des eaux et des fleuves ! Divinités des ondes, algues ondoyantes, toisons de longues chevelures !


Ondines venues d'un lointain passé ! 

Naïade ! Echos sonores de voyelles emplis de poésie ! Charme de ce mot étrange, avec ses trois voyelles successives, son tréma... Nom grec venu d'un lointain passé !


Des enroulements, des volutes, des tourbillons vertigineux, des efflorescences d'écumes naissent à la surface des ondes...
 

Aréthuse, Harmonia, Mélité surgissent du fond des fleuves et des sources, elles murmurent les échos renouvelés des flots.... Elles bruissent du chant de la vie.

Les algues roulent sous les eaux, forment des nuées de verts, les algues disent toute l'harmonie des sources...

Les murmures se perpétuent, les ondes se répondent, comme les échos des naïades !

Vert, bleu, reflets irisés de l'eau, les couleurs se mêlent, se confondent, les vagues se hérissent, se teintent de soleils, de lumières...

L'eau glisse, rivalise de tournoiements, de souplesse, de lucidité, de transparence....

L'eau devient naïade, elle parle, elle dit la splendeur des ondoyances, des rives couvertes de mousses, des soleils qui illuminent l'onde...




 

 

 

Photos : rosemar

Naias ! mystères des ondes...
Naias ! mystères des ondes...
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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 15:03
Où sont les pierres, où sont les roses ?

 

 

 

La maison de notre enfance reste gravée dans l'esprit de chacun d'entre nous : tel est le thème de cette chanson interprétée par Françoise Hardy, intitulée, La maison où j'ai grandi...

 

Ce texte à la première personne traduit des sentiments que nous avons tous pu éprouver... un décor simple, des "roses, un jardin, des arbres" : ces souvenirs restent vivaces, comme le suggère l'emploi du présent de l'indicatif : " je revois, je vois..."

En contraste, les imparfaits : "là où vivaient des arbres, les fleurs que j'aimais tant" évoquent un passé révolu.

 

Les arbres personnifiés, associés au verbe "vivre" sont comme magnifiés.

Le rire, l'amitié, le partage font, aussi, partie de ce passé perdu : d'ailleurs, le thème des larmes souligne le déchirement : il a fallu, un jour, partir... certes, la découverte du monde était présentée comme un espoir, un renouveau : l'univers de la ville paraissait merveilleux, dans les lumières de la nuit.

L'espoir du retour était, pourtant, bien présent, comme le montre le discours :" je reviendrai, je prendrai le train du souvenir..."



L'emploi des différents temps : présent, imparfait, futur suggère l'écoulement inexorable du temps.

Ce temps a fui : la maison a disparu, et les interrogations montrent bien le désarroi : "Où sont les pierres et où sont les roses
Toutes ces choses auxquelles je tenais ? Et la maison, où est-elle, la maison
Où j´ai grandi ?"

On perçoit un attachement viscéral à un monde simple fait de pierres, de roses.

Le verbe "voler", très fort, souligne un vide terrible, dans l'expression : "D'autres gens, d'autres maisons ont volé leurs places..." 
La ville a remplacé le décor de l'enfance, associé au bonheur, aux rires.

L'adjectif possessif "ma" répété devant le mot "maison" insiste sur l'importance de ce lieu de l'enfance : "je ne sais pas où est ma maison..."

La mélodie douce et tendre accentue la nostalgie, la beauté, la simplicité des souvenirs évoqués... Elle s'anime à l'évocation du passé, des amis, du bonheur d'autrefois.

Le thème de l'enfance traité dans cette chanson est universel : le regret associé à cette période de la vie, la mélancolie du temps qui passe... la maison qui nous a vus grandir et qui, souvent, n'existe plus que dans des souvenirs. On perçoit aussi une ville envahissante qui a remplacé le modeste décor d'autrefois.


La fin de la chanson, grâce à des questions réitérées et insistantes, à la répétition du mot "maison", révèle un bouleversement, un désarroi.


Simplicité, émotion, poésie, tendresse sont réunies dans cette chanson, parue en 1966. Les paroles ont été écrites par Eddy Marnay et la musique composée par Adriano Celentano.

 

 

 

La chanson :


 https://youtu.be/Upg0BNJ3Y-Q



 



 



 

Où sont les pierres, où sont les roses ?
Où sont les pierres, où sont les roses ?
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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 20:01
Le printemps est un barbare qui déchire les robes...

 


"Le printemps est un barbare qui déchire les robes, s'engouffre dans les villes, saccage les citadelles de la raison. Le printemps est une cathédrale de feuillage et de désir qui surgit dans les ruines de l'hiver."

C'est ainsi que René Frégni décrit l'irruption du printemps, dans un tableau à la fois brutal et poétique... Le printemps assimilé à un barbare semble tout emporter sur son passage...


 "Un barbare" ! Quelle violence, quelle cruauté, quelle sauvagerie surgissent, à la seule évocation de ce mot ! Les sonorités nous révèlent un être primitif et fruste.

 

La répétition redondante de la même syllabe restitue une sorte d'aspect primaire, d'autant que la gutturale "r" , consonne assez dure correspond bien à cette notion d'âpreté et de férocité...

La labiale "b" réitérée semble, aussi, nous montrer un être dont le langage est hésitant, rudimentaire, peu développé.

Ce mot très ancien nous vient directement du grec, "barbaros" : il désigne, à l'origine, l'étranger, celui qui parle un autre langage peu compréhensible, celui qui ne maîtrise pas la langue grecque...

Le "barbarisme" s'applique, ainsi, à des incorrections, des fautes de langue...

Terme particulièment expressif, le mot "barbare", formation d'onomatopée, évoque des bruits incompréhensibles... Il qualifie, à l'origine, tous les peuples qui ne sont pas gréco-latins...

Il en vient à désigner, ensuite, des êtres sauvages, grossiers, inhumains, cruels...

Quel mot éloquent ! Ce mot nous parle de langues différentes, jugées vulgaires, inintéressantes, il nous dit aussi toute la cruauté du monde : les guerres, les meurtres, les destructions, les exactions, la violence...

Il nous raconte des siècles de férocité, d'inhumanité, il nous dit également une forme d'intolérance puisque le barbare est, dans l'antiquité, celui qui parle une langue différente...

Il nous raconte notre monde fait de fureur, de fanatisme, de haines, il nous dit la brutalité, le mépris, l'arrogance des êtres humains.


L'homme n'a-t-il pas été le plus barbare des animaux, au cours des siècles et ne l'est-il pas encore, maintenant ?

Des guerres inhumaines se perpétuent, irrémédiablement, elles révèlent toutes les formes de barbarie qui traversent le monde.

Ce terme peut être utilisé aussi, dans un sens imagé, comme le montre la description du printemps, dans l'extrait de René Frégni. On y voit le printemps s'emparer du monde, dans une personnification pleine de violence et d'expressivité...

On apprécie ce type de barbarie qui s'abat sur la nature, la transforme, lorsque des feuillages et des désirs nouveaux apparaissent.

Le mot restitue, alors, toute cette force de la nature qui balaie les rigueurs de l'hiver.

On le voit : le mot "barbare", venu directement du passé, a connu une belle continuité, dans notre langue, avec une évolution de sens notable.

Ce terme à connotations péjoratives peut être employé dans un sens figuré, pour traduire une forme d'impétuosité et d'emportement. Venu du grec, il nous fait remonter aux sources de notre langue... plein de résonances, il évoque tout un passé et toute une histoire.

Comment ne pas apprécier toutes les nuances de ce mot, si riche de sens ?

Comment ne pas en voir tous les éclats et toute la force ?



 

Le printemps est un barbare qui déchire les robes...
Le printemps est un barbare qui déchire les robes...
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:09
Dès que, fille du matin, parut l'aurore aux doigts de rose...

 


Homère, un des premiers poètes de l'humanité, utilise quelques vers formulaires dont celui-ci, le plus célèbre : Ἦμος δ᾽ ἠριγένεια φάνη ῥοδοδάκτυλος Ἠώς,  "émos d'ériguéneia phané rhododactulos éos ..." "Dès que, fille du matin, parut l'aurore aux doigts de rose...", un vers d'une extraordinaire poésie.

 

Ce vers, qui introduit de nombreux épisodes de l'Odyssée, nous permet de comprendre l'essentiel, l'essence même de la poésie. En effet, tout l'art du poète consiste à créer une harmonie, une fusion parfaite de mondes, ici, celui de la nature et celui des hommes.


L'aurore, présentée comme une entité vivante, était considérée par les grecs comme une véritable divinité, dotée d'attributs humains.


On perçoit l'assimilation de l'aube à une personne, une jeune fille, dans une métaphore : elle devient "fille du matin", elle apparaît, aussi, personnifiée dans l'expression "aux doigts de rose". L'aurore est, ainsi, dotée de vie, de volonté... la pensée grecque percevait, partout, dans la nature, les arbres, les fleurs, les fleuves, l'aurore, le soleil, la mer, une présence divine animée et vivante.


De plus, l'aube nous fait admirer, aussi, l'image d'une fleur, la plus belle des fleurs, une "rose", et on voit aussitôt se dessiner, sous nos yeux, les tendres couleurs de l'aurore, un début de journée où le soleil commence à poindre...


La couleur "rose" définit bien aussi, à travers cette sensation visuelle, le début d'une journée, aux tons pleins de douceurs.


La poésie est la recréation d'un langage, une harmonie retrouvée entre le monde humain et la nature, souvent.


Le seul mot composé,"rhododactulos", "aux doigts de rose" transforme l'aurore en une jeune fille, dont les doigts évoquent les couleurs atténuées de l'aurore.


La poésie, dès les origines, associée à la musique, était chantée avec accompagnement d'un instrument, le plus souvent une lyre. Ainsi, ce vers formulaire revient dans l'Odyssée, comme un refrain qui scande le texte.


Les sonorités, aussi, sont sources de musicalité. Le vers grec révèle des échos sonores : le début et la fin se rejoignent, avec un effet de rime intérieure, le son "os" répété ( bien que la rime n'existe pas en grec) : émos, rhododactulos, éos... La voyelle "o" revient à plusieurs reprises dans ce seul vers... et peut traduire l'émerveillement du poète face à ce spectacle renouvelé de l'aurore. Les dentales "d" et "t" éclatantes donnent une certaine densité au texte.


Ce simple vers d'Homère nous permet de déceler toutes les richesses du langage poétique : il s'agit d'introduire le lecteur dans un monde différent, de le faire rêver grâce à une harmonie de sons, de mots, de sensations.


La traduction du texte ne permet pas de retranscrire fidèlement les sonorités du texte initial, mais on y retrouve les procédés essentiels utilisés par Homère : double personnification, sensation visuelle, douceur de la couleur associée à une fleur.

 

 

 

 

 

L'aurore  Tableau de Fragonard

L'aurore Tableau de Fragonard

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 15:40
On les entendait babiller et chanter ensemble...


"Si quelque badaud s'étonnait de les voir en bisbille, ils se cachaient pour rire de lui, et on les entendait babiller et chanter ensemble comme deux merles dans une branche."


C'est ainsi que Georges Sand évoque le babil des deux "bessons", dans son célèbre roman, La petite Fadette : les deux garçons font semblant de se disputer, par jeu, pour se moquer des réactions des gens...


Le verbe "babiller" nous fait entendre des murmures confus, des mots légers ou incertains qui se répandent et s'épanchent volontiers...

Avec ses deux labiales qui évoquent le mouvement des lèvres, sa palatale finale, pleine de charme, ses différentes voyelles, ce mot suggère bien un bavardage insouciant, qui virevolte.

On perçoit le joli babil d'un enfant qui lance des mots déformés à la volée, on aime ce débordement volubile, plein d'inventivité, de redondances.

Formation d'onomatopée, ce verbe imite le langage redoublé, répétitif des jeunes enfants.

On entrevoit un berceau, des rires, des roucoulements, un bonheur de découvrir le langage, de prononcer les mots, de les dire, de les redire, de les faire danser...

Ce verbe évocateur nous montre le plaisir de s'exprimer, de goûter et de savourer les mots, de les inventer...

On s'extasie devant les prouesses verbales de l'enfant, on l'encourage à babiller, de plus belle.

L'apprentissage du langage est, comme une découverte, une façon de faire chanter les mots.

On songe, alors, à ces vers de Victor Hugo, extraits du poème, Lorsque l'enfant paraît...


"Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !"

Et Hugo, avec cette "voix qui veut tout dire", nous fait bien percevoir le babil de l'enfant, cet
te envie irrépressible de s'exprimer, ce plaisir de la parole...


Le verbe peut s'appliquer, également, à des adultes dont les propos frivoles débordent dans une certaine exubérance.

Les oiseaux gazouillent et babillent, aussi, parfois, dans un chant répétitif dont les mélodies se répercutent d'arbre en arbre... C'est, d'ailleurs, ce que suggère Georges Sand dans la comparaison qu'elle utilise pour évoquer les deux jeunes garçons, héros de son roman.

Dans tous les cas, ce mot rempli de poésie, avec sa consonne redondante, une sorte d'écho sonore suscite des images empreintes de douceurs, de tendresse.

Ce terme qui renvoie à l'enfance, aux premiers mots prononcés, à la découverte du langage et du plaisir des sons, de leur musique, e
st plein de résonances, de bonheurs, de rires...

On les entendait babiller et chanter ensemble...
On les entendait babiller et chanter ensemble...
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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 17:03
Les primevères dansent, font voler leurs corolles...

Et, voici qu'apparaissent, de nouveau, les primevères ! Elles rayonnent de tant d'éclats de couleurs !

Fleurs solaires de xanthe, éclats de miel, pétales créponnés et serrés...

Que de lumières dans ces fleurs ! Les pétales forment des tourbillons, des rondes virevoltantes, des envolées de parures rayonnantes.

Les primevères dansent, font voler leurs corolles qui s'exaltent, se froissent, se croisent, s'entrecroisent.

Les fleurs serrées semblent frissonner, encore, des derniers frimas, et voilà qu'elles s'emparent de toutes les teintes du printemps...

Elles rayonnent de douces senteurs, pleines de délicatesse, senteurs de réglisse, de miel.

Sur le vert des feuilles damassées, les fleurs s'épanouissent, en bouquet de soleils, en tournoiements...

Les pétales se nuancent d'ocres, d'oranges, de chrysanlines, de veinules, de ruisseaux subtils, qui s'emparent du coeur de la fleur.

Les pétales papillonnent, se tournent, se retournent, semblent vivre, s'agiter de mouvements, sous nos yeux...

Les corolles s'emportent, chavirent, se bousculent, se pressent.

Quelle vivacité dans ces fleurs ! Quels mouvements ! Quelles danses !

Tapies près de feuilles, les fleurs semblent vouloir s'envoler, se libérer, s'épanouir, prendre leur essor !
Belles envolées de pétales !

Les fleurs forment des vagues, elles déferlent d'un débordement de couleurs ! Elles nous promettent des bonheurs, des senteurs, des frondaisons renouvelées, elle nous bercent de senteurs enivrantes !

Photos : rosemar

Les primevères dansent, font voler leurs corolles...
Les primevères dansent, font voler leurs corolles...
Les primevères dansent, font voler leurs corolles...
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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 15:58
L'escarboucle scintille, rutile...



"La robe de Tryphèra était une mince étoffe glauque, entièrement brochée d'iris, à larges fleurs. Une escarboucle, montée d'or, la plissait, en fuseau, sur l'épaule gauche..."

C'est ainsi que Pierre Louÿs décrit la robe étonnante d'un de ses personnages, dans un de ses romans intitulé Aphrodite.

L'escarboucle ! Voilà un mot qui résonne de tant d'éclats comme l'objet qu'il désigne ! Sifflante "s", gutturales "c" et "r", labiale "b", gutturale, encore, "c", ce mot s'enroule sur lui-même, en nous faisant entendre des consonnes variées.
Le son "ou" lui confère une certaine solennité.

Voilà un mot rare qui nous permet d'admirer comme des arrondis, des volutes, des boucles.
On croit percevoir des enroulements, des tourbillons.

Ce mot nous étonne, nous intrigue, comme une découverte, un éblouissement...

Il désigne, en fait, un objet unique, d'exception, une
pierre précieuse d'un éclat rouge vif, un rubis !

L'escarboucle scintille, rutile, attire les regards... L'escarboucle nous fait voir des ciels de braises et de feux ardents, le soir, au soleil couchant.
Elle nous fait admirer des roses rouges aux teintes sombres, aux parfums prégnants, des coquelicots flamboyants, des fleurs d'hibiscus aux drapés somptueux de rouges.

Des rougeoiements de braises, des éclats de feux apparaissent, des étincelles de lumières...

L'escarboucle ! "La petite braise" ! Tel est le sens premier de ce mot issu du latin.

"Carbunculus" ! Eclats de consonnes et de couleurs ! Petit charbon, couleurs de braises ! Formation de diminutif, le mot latin "carbunculus" a, anciennement, une valeur affective.

Ce mot rare, ancien qui a des origines latines, ce mot oublié, mérite d'être remis à l'honneur : il évoque des images colorées, éclatantes, des rouges incandescents, des envolées d'étincelles !

Il évoque le feu, la passion, des embrasements soudains, des bijoux somptueux, des romans d'aventures, des histoires étranges, un monde secret.


L'escarboucle suscite l'imagination, fait rêver, nous emporte vers des paysages embrasés, des soleils éblouissants de rouge, des éclats de fleurs : bougainvillées, roses pourpres, dahlias, aux couleurs de rubis.

L'escarboucle nous promet des envolées d'amarante, des grenats aux teintes lumineuses, elle nous offre ses mystères...

Quelle poésie et quels éclats dans ce mot ! Quelle magie, quel charme !

L'escarboucle rayonne : ce mot d'autrefois nous éblouit et nous emmène au bord du rêve...

Un dragon, une vipère, des légendes, un être insaisissable, mystérieux surgissent du fond des âges... Un serpent ailé traverse la nuit, comme un t
rait de feu !


Photos : rosemar


La légende de la Vouivre, associée à l'escarboucle :

http://crdp.ac-besancon.fr/vouivre/intro.htm

https://youtu.be/WYeDsa4Tw0c

https://youtu.be/94dY-QxjDiE

https://youtu.be/KavI_XB
TOuQ


https://youtu.be/CSav51fVlKU

https://youtu.be/TYJzcUvS_NU

L'escarboucle scintille, rutile...
L'escarboucle scintille, rutile...
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 19:02
Flo, la bien nommée...

Cette chanson de Pierre Bachelet, intitulée Flo, est un bel hommage à Florence Arthaud : le texte se présente sous la forme d'un dialogue entre la jeune femme et Pierre Bachelet lui-même... une sorte de dialogue feutré, plein de tendresse...

L'auteur joue sur le prénom, en forme de diminutif, "Flo", qui suggère, bien sûr, les vagues de la mer, chères à la jeune femme... Le poète s'adresse familièrement à elle, il la tutoie, évoquant son prénom et l'associant à "la marée, à Saint Malo"...

Il n'oublie pas de souligner la couleur bleue de ses yeux dans l'expression, emplie de poésie : "sous tes paupières ultra-marines", et il perçoit, dans ce regard, associé à la mer, une impression de solitude, liée à la navigation et aux bateaux...

La réponse de la jeune femme, qui suit, joue, aussi, sur le prénom de l'auteur, Pierre, puisque celui-ci est comparé à "un rocher sur la lande", une sorte de rocher inébranlable qui voit passer "des rivières"...

Le refrain insiste sur l'idée de diversité, de particularité, avec l'emploi répété du pronom indéfini "chacun", chaque être a ses passions, ses affinités, mais, malgré les différences, certains se retrouvent dans une harmonie...

Rochers et oiseaux sont, ainsi, amenés à se retrouver sous "le ciel immense", belle image qui symbolise une sorte d'union et d'amitié entre deux êtres aux goûts divergents..

Guidés par le destin, des mains se croisent, se retrouvent pour se quitter...

Le dialogue se poursuit, avec les propos de la jeune femme qui s'adresse au poète : celle-ci évoque son voilier, comparé à un oiseau qui s'envole, on ressent une impression de liberté, d'évasion, mais en même temps, une forme de fragilité et de cruauté de la vie "j'ai le coeur sans illusion" dit-elle et immanquablement, elle voit le rocher comme un écueil, un danger...

Le dernier couplet nous fait entendre les paroles de l'auteur, en forme d'hommage :

Même si la pluie te mouille parfois
Les vagues tournent autour de toi
C'est toi qui les mènes en bateau...

Le poète suggère la violence des vagues qui déferlent, avec cette image de "la pluie" qui transperce, il nous fait voir une mer menaçante, avec ces vagues qui encerclent la jeune femme... Mais dans le dernier vers, grâce à un subtil jeu de mots, et une expression familière détournée, il montre toute l'habileté, l'adresse de la navigatrice, face à la mer : voilà qu'elle mène les vagues en bateau, qu'elle s'en amuse, les dompte...

La mélodie pleine d'émotion et de tendresse s'adoucit, encore, dans le refrain et unit les deux personnages...


http://dai.ly/x3mq08

Flo, la bien nommée...
Flo, la bien nommée...
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 17:32
Le regain de l'helleborus niger...



Eclats d' opalines et de rubicelles !


L'helleborus niger refleurit, enfin ! Une éclosion de blancs et de roses, des teintes douces qui annoncent le printemps...


Les corolles délicates montrent leur candeur éclatante : le centre des fleurs se nimbe de vert pâle, de xanthe....


Des teintes légères, subtiles sur les pétales, des teintes de lys, de feuilles, de soleils...


Certaines fleurs se bordent d'un rose tendre... toutes les couleurs du printemps surgissent avec délicatesse.


Plante magique, rose de Noël, l'hellébore s'illumine de teintes éclatantes de blancheur : sur le vert des feuilles, les corolles font voir des ciels lumineux, des fleurs de neige, des pétales éblouissants !


Chaque fleur dessine des nuées, des écumes, des embruns d'un blanc éclatant.


Albe fleur ! Les pistils rayonnent de luminosité, de couleurs de jacinthe, de mimosa !


Rose noire aux fleurs blanches ! Fleur vénéneuse si belle, si délicate, si frêle et si robuste, en même temps...


Les fleurs moutonnent de blancs, semblables aux parures de l'arbre de Syrinx.


Fleurs de pêchers, de lys, camélias, anémones, crocus, fleurs de nénuphars ! L'hellebore réunit toutes ces fleurs !


Helleborus niger, nom mystérieux, étrange ! Fleur d'autrefois à la floraison précoce !

Nom fascinant, magique et ténébreux !

Fleur de Mars, l'hellébore nous fait espérer toutes les éclosions du printemps...


Photos : rosemar

Le regain de l'helleborus niger...
Le regain de l'helleborus niger...
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 16:21
Quel bonheur d'entrer dans une mercerie !

La mercerie ! Voilà un univers d'autrefois qui a tendance à disparaître ! La mercerie, c'était le monde des bobines de fils de toutes les couleurs, des rubans, des aiguilles, rangés dans une multitude de petits casiers en bois !


Entrer dans une mercerie, c'était entrer dans un lieu de paix, où l'on entrevoyait toutes sortes de couleurs, où l'on percevait des senteurs de fils de coton, de soie, de laines.


Les petits casiers de la boutique recélaient mille trésors, que l'on avait tous envie de découvrir.

La mercière nous accueillait, avec un grand sourire, et cherchait, dans ses casiers, la marchandise demandée.

Le nom lui-même de la boutique révèle un endroit plein d'harmonie : labiale à l'initiale, gutturale "r", adoucie par la sifflante qui suit, des voyelles feutrées, la mercerie nous offrait toutes sortes de plaisirs : des teintes, des odeurs de bois, un bonheur de trouver le fil, le tissu servant à ravauder ou à confectionner les vêtements d'autrefois.


Le mot vient d'un terme latin "merx, mercis" qui désignait les marchandises, nom générique très large qui montre que la mercière avait vocation, dès les origines, à vendre toutes sortes de produits.

Le mot s'est ensuite spécialisé pour les boutiques qui faisaient commerce d'articles servant à la confection.


Les merciers étaient, aussi, des marchands parfois ambulants.


Aiguilles, fils et passementeries, cordons, dentelles, rubans..., boutons, agrafes, craies de tailleur : on trouvait toutes ces marchandises, dans les merceries...


Et les boîtes à couture recueillaient tous ces objets : un bric à brac de bobines, de boutons de toutes les couleurs et de toutes les dimensions, des pressions, des épingles...

Ma mère, mes grands mères prenaient soin de conserver toutes ces babioles, les collectionnaient, même, car elles avaient l'habitude de confectionner toutes sortes de vêtements : robes, manteaux, vestes, jupes, pantalons... tout un art de la couture qui a tendance à se perdre, de nos jours.


Quel bonheur d'entrer dans une mercerie ! Un lieu qui permettait de créer, de ses mains, de broder, de coudre, d'assembler des tissus, de confectionner des rideaux.

La mercerie était un univers plein de
charmes et de poésie : poésie des couleurs, du secret, de la trame des tissus...

La mercerie recelait toutes sortes d'objets : les tiroirs semblaient contenir toutes les couleurs, toutes les textures, tout un monde mystérieux...

Quel bonheur d'entrer dans une mercerie !
Quel bonheur d'entrer dans une mercerie !
Quel bonheur d'entrer dans une mercerie !
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