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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 17:51
coccinelle auteur cayron gilbert
 
Coccinelle ! Adalie ! Ecarlate, corallines, éclats de rouge, amarante, sur le vert des feuilles, elle brille de lumières, elle rutile et s'embrase de spinelles sombres...
 
Cascatelle de rouge ! Ruisselet de feu !
 
Aspiole, génie des feuilles, fée des arbres, la coccinelle s'empourpre de rouges et de noirs...
 
Nymphe des bois et des fleurs, subtile, divine pointille de lumières de pourpre !
 
Poinçon de flammes sur les feuillages, on ne voit qu'elle, si petite, si légère, si rouge ! 
 
Pétales brillants, perles d'aubes rougeoyantes, embrasements de feux !
 
Lucioles rouges, étincelles d'éclats, les coccinelles ! Surprises de vermillon, de kermès, les coccinelles s'éblouissent de lumière !
 
Brillances, vivacités, lueurs de rouges ! Embruns de rouille sur les fleurs du printemps, les coccinelles mettent des couleurs vives sur le monde...
 
Rouge, noirs, lucidité, transparence de l'air, leurs teintes diffusent le bonheur, la vénusté, l'éclat...
 
Finesse, légèreté de coccinelle !
 
Humilité, étoile ardente de pourpre sur le vert des feuillages, coquelicot, incarnat, corail, sang de lumières !
 
Douce et vive, lumineuse et noire, subtile et flamboyante coccinelle !
 
 
 
 
 
 
 
coccinelle 4

Coccinelle en haut de l'article  auteur : Cayron Gilbert   creative commons  



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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 17:47

 

Photo0676

 

Des chaloupes de nuages envahissent le ciel, de leurs ombres de gris et de blancs....

Belles chaloupes de nuées sur le bleu du ciel, beau foisonnement d'écumes sur l'azur !
 
Chaloupes de vagues, chaloupes de verdures au printemps, quand les rameaux ondoient sous le souffle des vents.
 
Chaloupes de clartés matinales au rougeoiement de l'aurore !
Le mot chaloupe désigne, d'abord, une embarcation, un grand canot de transport : issu de l'ancien français, "chaloppe", "coquille de noix", c'est un dérivé du nom "eschale ou écale, écaille" qui est une enveloppe de certains fruits, noix, noisette, amande, formant une sorte d'écorce coriace, une coquille...

 

Ce mot aux sonorités de chuintante, de labiale, de voyelles variées évoque aussi, par association d'idées, les flots de la mer, ses plis et ses replis, son tangage et ses roulis.

 

La mer toujours en mouvement fait "chalouper" les navires, elle fait virevolter les embruns... la mer, toujours bercée de flux et de reflux, danse sous nos yeux...

On voit des moutonnements, des foisonnements de vagues, des veloutines d'écumes, des brouées de bleu, de verts.

 

Le verbe "chalouper" désigne, également, une démarche ondulante et ondoyante, on peut marcher ou danser en se balançant latéralement, comme pourrait le faire une chaloupe.

 

Le mot "chaloupe" peut être employé, aussi, de manière figurée : une chaloupe de nuages suggère un paquet, un groupe de nuages dans le ciel... une façon de restituer l'ondoiement des nuages dans le ciel qui font songer à des navires à la dérive...

 

Ce mot nous emporte dans des tourbillons d'écumes, de mouvements, un balancement inlassable, celui de l'onde amère, celui des tempêtes de la mer !

 

Ce mot nous fait chavirer, nous enivre de turbulences, de flottements... il nous fait entendre des enroulements de vagues, le bruissement incessant des flots... des ondes hérissées ou plus douces...

 

Ce mot nous bouscule, nous fait tanguer, nous fait percevoir le roulis des vagues, il nous berce de rêves de voyages....

 

Il nous emporte sur les flots tumultueux de la mer vers de nouvelles rives.

 

Coquille, chaloupe, deux mots qui semblent éloignées par le sens mais dont on perçoit la parenté grâce à l'étymologie, deux mots qui se rejoignent : la chaloupe se laisse emporter par les flots comme une coquille de noix...

 

 

 

http://youtu.be/Xj0jFsxhgCc

 

 

 

 

amorgos-5

 

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Photos : Christelle et rosemar
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 16:17

-Dianthus-andy-Mabett.JPG

 

Spinelles éclatantes de rouge sombre, perlées de roses ! Canetilles de carmin éclaboussé de blanc ! Des effluves subtils s'épanchent des fleurs froissées... 

 

La fleur des dieux répand une douce odeur sucrée : petite fleur divine, aux pétales diaprés et veloutés de rose-rouge, le Dianthus nous éblouit de ses couleurs de flammèches éclatantes, de ses pampres de feux...

 

Quelles teintes d'amarante ! quels parfums subtils !

 

Les feuilles légères, souples, minces filets de verts entourent les fleurs et les boutons de leurs flots d'opaline...

La fleur rayonne de pointes pourprées et empourprées, les pétales dessinent des trames de velours aux teintes nuancées...

 

La fleur devient satin et velours de soie, elle se pare de brouées de rose, de rouges flamboyants.

La fleur devient pétales de feux, éclats de cinabre, un assemblage inoui de couleurs où le blanc s'illumine de pourpres...

 

Les pétales serrés, denses forment un tourbillon de teintes qui s'enroulent, volubiles...

Des senteurs enivrantes se volatilisent dans l'air, des senteurs de printemps envahissent l'espace...

 

Fleur de Zeus, fleur des dieux, fleur du jour rayonnant, le dianthus nous exalte de ses éclats !

Fleur divine ! Fleur de rouges vifs ! Nuées et écumes rougeoyantes ! Parviflore aux teintes éblouissantes !

 

Des vagues de rose-rouge déferlent sur la fleur et laissent leur empreinte de couleurs estompées sur les pétales...

 

Des vagues de parfums s'enroulent autour des fleurs !

 

http://youtu.be/w8LL1x6J2rU

 

 

 http://youtu.be/eaPJKz1o0R4

 

 

 

-Dianthus auteur nordzee23

 

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 16:17
Laisse tomber l'éventail !

   

 

Qui n'a jamais rêvé de laisser tomber l'éventail ?

 

Suivre le vent, se laisser emporter par un souffle de liberté, échapper aux contraintes de ce monde : qui n'en a jamais rêvé ?

 

Dans cette chanson de liberté, d'évasion, Angelo Branduardi lance un invitation à suivre le vent, symbole même de délivrance et d'une certaine audace...

 

Le poème s'adresse à une femme, désignée par le terme "belle" : on perçoit un éloge appuyé de la beauté féminine... La jeune femme, présentée "dans la poussière de rails" qui représentent une voie toute tracée, mille fois empruntée, est sommée de laisser tomber son éventail, image de l'artifice, de la vie sociale, faite de masques et de représentations.

 

Elle est invitée à "danser la vie", à se libérer du poids des mots, ceux qui enchaînent, ceux qui pèsent de leurs faux semblants : il faut suivre le rythme du monde, se laisser aller.

 

Il faut, aussi, sur les ondes, ne pas se laisser guider par un gouvernail qui peut représenter une forme de carcan, car il impose une direction.

Le poème est, enfin, une incitation à l'aventure de l'amour : "Serre le bien fort dans tes bras, le premier qui te sourira..."

 

Il faut vivre l'amour, comme un espoir, ne pas le laisser passer, et en accepter les incertitudes, voilà ce que suggère le poème.

 

Le refrain, avec ses verbes de mouvements répétés : "Va où le vent te mène" insiste sur l'idée de liberté.

 

Les nombreux impératifs adressés à la jeune femme sont autant de conseils pour l'inviter à s'évader, sortir des sentiers battus.

 

La mélodie, légère, enlevée, virevoltante nous entraîne dans ses tourbillons ! Les sonorités de fricatives "v" dans le refrain contribuent à cette légèreté... Les verbes de mouvement incitent à une évasion, une délivrance, un élan...

 

Mais, on peut se demander si nous sommes encore capables de suivre le vent dans notre monde encadré, surveillé.

Sommes-nous assez libres pour suivre nos instincts ? Souvent, c'est la prudence qui nous guide, qui nous paralyse...

 

Suivre le vent ! Est-ce encore possible ? Il faudrait l'espérer !

 

Dans un monde de surveillance, de précautions, est-il permis de suivre le vent et d'oublier toutes les contraintes de nos sociétés ?

 

Belle chanson rythmée, hymne à la liberté, ce texte d'Angelo Branduardi nous donne envie de larguer les amarres, de fuir les servitudes étouffantes de la vie ! 

 

 

http://youtu.be/wNnQi5RIjEc

 

 

 

vents.jpg

 

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 15:25
molière wiki
 
 
La langue française, parée de toute une histoire, cette langue dans laquelle tant d'écrivains se sont illustrés mérite bien toute notre admiration...
La langue de Montaigne, de Rabelais, de Racine, Corneille, Molière, Voltaire, Chateaubriand, Hugo, Baudelaire résonne en nous avec des mots qui chantent et enchantent le monde.
Une langue si riche faite d'apports divers venus de la nuit des temps : le grec, le latin, l'arabe, une langue dont les mots savoureux et subtils nous bercent de leurs sonorités, de leurs sens... Une langue accueillante, enrichie de différents apports...
 
J'entends la musique des mots, leur douceur ou leur rudesse, j'entends la poésie infinie de cette langue, j'entends sa violence aussi... J'aime sa richesse faite de nuances infinies dans le vocabulaire, j'aime écouter le doux bruissement, le déferlement des mots dans les phrases.
 
Je savoure et je goûte l'harmonie de la langue de mon pays... la France : le nom lui même évoque à la fois douceur et dureté : douceur de la fricative "f" et de la sifflante "s", âpreté de la consonne "r".
 
Le pays, le paysage, le paysan : je goûte ces dérivations et ces déclinaisons de mots... la cascade, cascader,le cascadeur,la cascadelle... Quelle merveille de sonorités et de sens !
 
La cascadelle ou petite cascade me fait rêver et me transporte dans des paysages champêtres... Le soleil luminescent d'une nouvelle aurore me ravit. Lumière, lumignon, luminaire, luminance, luminescence, lumineux, luminosité... que de mots qui évoquent la lumière ! Voilà bien toute la diversité de la langue française !
 
Et toute cette poésie dans l'agencement des mots d'une simple phrase ! Et ce déferlement des mots qui se répondent !
 
"Cette obscure clarté qui tombe des étoiles" ! Cette douce violence des mots qui s'opposent et se répondent !
 
"Valse mélancolique et langoureux vertige" ! Joyeux tourbillon des mots qui nous entraîne !
 
"Je vous envoie un bouquet que ma main/ Vient de trier de ces fleurs épanies"...magnifique offrande de fleurs et de mots choisis !
 
"Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées" et aussitôt se dessine un magnifique soleil aux douces couleurs d'une fin de journée...
 
"Athènes, l'Acropole et les débris du Parthénon se coloraient de la plus belle teinte de la fleur du pêcher ". La description du Parthénon et ses splendeurs de "fleur de pêcher !"
 
" Lorsque le fanatisme a gangrené un cerveau, la maladie est presque incurable. Il n'y a d'autre remède à cette maladie épidémique que l'esprit philosophique..." La virulence de la diatribe dans toute sa force !
 
La violence des mots qui servent à dénoncer, à condamner et proscrire...
 
La peinture des mots, l'art de décrire, de faire redécouvir le monde... C'est bien là aussi tout l'art de la langue française et de nos écrivains !
 
La musique des mots, leurs échos sonores font revivre le monde dans une nouvelle harmonie...
 
Splendeur de la langue de mon pays ! Douceur et bonheurs des mots et des phrases !
 
 
 
                 
 
 
liseuse fragonard libre

 

 

 

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 17:59
soleil 2 reuters
 
 
 
Certaines chansons sont associées à des êtres qu'on a connus, aimés, parfois elles ressurgissent comme des souvenirs lointains et précieux, parfois aussi elles provoquent des émotions infinies... Une chanson résonne plus particulièrement en moi, car je l'ai souvent entendue dans mon enfance, une chanson napolitaine, Naples étant la ville d'origine de mon arrière grand- père...
 
Cette chanson "O sole mio "évoque un sujet on ne peut plus banal : une journée de beau temps illuminé par la lumière du soleil, un véritable hymne à la nature : le soleil est d'ailleurs invoqué sous la forme d'une apostrophe dans le refrain de la chanson... Ainsi personnifié, il acquiert une importance particulière et apparaît comme une entité vivante, il est donc célébré et magnifié.
 
Les paroles ont été écrites par le poète napolitain Giovanni Capurro en 1898 et la musique composée par le chanteur napolitain Eduardo Di Capua.
 
"Che bella cosa e' na jurnata 'e sole : Quelle belle chose qu'une journée de soleil",voilà les premiers mots du texte, pleins de simplicité. Le soleil après la tempête apporte un réconfort et un bien- être absolu.
 
Le soleil invite à la fête, au bonheur retrouvé et l'astre du jour est associé à l'être aimé : "oh mon soleil est sur ton front", et c'est là "le plus beau des soleils", dit la chanson...
 
Le soleil devient donc l'image même de l'amour,  le soleil suggère la joie et des sentiments d'affection, de tendresse.
 
L'évocation du soir qui tombe, de la nuit qui arrive entraîne une certaine mélancolie, mais l'amoureux retrouve son beau soleil sur le front de l'être aimé, un soleil radieux, le plus beau de tous.
 
On peut noter toute la simplicité de ce texte, sa brièveté : aucune recherche grandiloquente, mais une poésie de la nature et de la vie qui paraît évidente...
 
 
La mélodie très douce soulignée par les violons, par les voix de grands ténors est pleine d'enchantements : elle traduit bien toute la tendresse de cette chanson.
 
Ce chant a d'abord été repris par le célèbre Enrico Caruso, puis par de nombreux ténors, souvent à la fin de leur concert, Benjamino Gigli, Tito Schipa, Giuseppe Di Stefano, Mario Lanza. Puis Luis Mariano, Elvis Presley , Lucciano Pavarotti et enfin Roberto Alagna l' ont aussi interprété...
 
 J'entends cette chanson avec une émotion sans cesse renouvelée, car elle suggère en moi des images d'enfance : ma grand-mère, mes parents en train de l'écouter et de l'apprécier.
 
Je revois aussi des paysages inondés de lumière, la Méditerranée et ses mille soleils qui se reflètent sur les vagues, je revois de beaux ciels d'été, je revois des visages familiers, des images et des souvenirs de bonheur...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
               
 
 
 


 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 08:31

cigale 3

 

 

 

J'entends, j'écoute le son mélodieux de la cigale, associé à l'été si éphémère, cigale dont le chant modulé s'intensifie, redouble, quand le soleil, dans son plein, rayonne de mille feux... Doux chant continu qui rythme nos étés méditerranéens !

 

Cette amoureuse des pins, cette amie, cette soeur de la chaleur intense du midi nous ensorcelle de sa musique douce comme le miel.

 

Cigale aux ailes translucides et nacrées, tu peuples les arbres de nos jardins : déesse souveraine de l'été, tu nous plais et nous séduis par ta constance, ta persévérance, ton endurance à ponctuer de ton chant nos journées ensoleillées. Quelle reine de la belle saison ! Comme on aimerait te retrouver parfois au plus fort des rigueurs de l'hiver !

 

De quelle divine chanson tu nous berces ! Tes ailes fragiles et diaprées laissent entrevoir un corps bombé, voluptueux, plein de sève, de vie, symbole de l'été triomphant... Secrète cigale, toi qui te caches dans les branchages ! Mystérieuse et discrète, tu nous échappes... délicate ,modeste cigale, tu fuis les regards... Chatoyante cigale aux couleurs pourpres et brunes, l'on aimerait t' approcher plus souvent...

 

Ton chant redouble, s'intensifie, s'accroit à l'infini pour nous signifier que l'été est toujours là. La nuit arrive, ton murmure ne s'interrompt qu'une fois la chaleur atténuée.

 

Reste près de nous, cigale ! Accompagne-nous encore ! Nous avons besoin de ton chant mélodieux, nous avons besoin de ta voix, nous avons soif de tes paroles, nous buvons la mélopée de tes mots, nous nous en abreuvons à l'infini avant d'affronter les frimas de l'automne et de l'hiver.

Que ton chant me ravit, que tes paroles sont harmonieuses ! Cigale ,image de la sérénité, de la constance, du bonheur de l'été triomphant, je te célèbre !

Amie des pins, des cytises, des lauriers, des oliviers, de la nature entière, que tu es belle !

Inondée de lumière dans la chaleur écrasante du midi, tu entonnes ton murmure caressant et tu nous invites encore à l'été, aux joies simples du monde...

Cigale, cicada, téttix, noms variés qui par leurs sonorités évoquent ton chant, nous voulons garder, pour toujours, la mélodie savoureuse proche ou lointaine de tes mots...

 

 

 

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                  cigale 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



 

 

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