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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 16:39
L'oursin, nourriture divine...

 

 

 


L'oursin ne se laisse pas facilement approcher... couverte de piquants, cette châtaigne des mers montre des aiguilles acérées de couleur sombre.

 

Ce fruit des mers et des océans, de forme ronde, fait luire ses épines qui n'en sont pas... car l'oursin n'est pas une plante mais un être marin étonnant.

 

L'aspect extérieur a de quoi surprendre et inquiéter : des aspérités brunes qui révulsent, des tentacules raides et fines...

 

L'objet est difficile à saisir... il réclame doigté et délicatesse pour éviter les blessures, il réclame patience et obstination avant qu'on puisse parvenir à l'ouvrir.

 

Hérisson des mers, il mérite bien ce nom : il se hérisse de mille pointes vives...

 

Cet échinidé, ce chardon, ce cactus marin porte des noms divers qui suggèrent un corps garni de piquants...

 

L'ouverture demande une main experte et avisée. Dès lors, on découvre la coquille ronde qui renferme un nectar : des raies safranées de couleurs changeantes, rose, doré, corail, rouge, brun, orangé.

 

Nourriture divine au goût de mer, de sel.... aux senteurs iodées, aux parfums d'ambre...

 

Elle peut se cueillir avec du pain et l'on découvre, alors, des sucs savoureux et légers.

Couleurs et saveurs en harmonie permettent une gustation unique...

Les papilles peuvent apprécier les sucs de l'animal, en savourer la splendeur....

 

Comme cela arrive parfois, l'extérieur et l'intérieur se contredisent : piquant à l'extérieur, l'oursin révèle, à l'intérieur, des saveurs délicieuses et inédites...

 

 

 

 


 

Photos : Pixabay

L'oursin, nourriture divine...
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 13:29
Quelques brumes fumaient sur les pentes des Alpes...

 

 

"Nous étions assez près des côtes, en face d’une ville, San Remo, sans espoir de l’atteindre. D’autres villages ou petites cités, s’étalant au pied de la haute montagne grise, ressemblaient à des tas de linge blanc mis à sécher sur les plages. Quelques brumes fumaient sur les pentes des Alpes, effaçaient les vallées en rampant vers les sommets dont les crêtes dessinaient une immense ligne dentelée dans un ciel rose et lilas."
 

C'est ainsi que Guy de Maupassant évoque des paysages alpestres, entourés de brumes, dans un récit de voyage, intitulé La vie errante...
 
 
 Les brumes qui encerclent les pentes des montagnes rendent ce tableau irréel et mystérieux.


Ce mot "brume" venu du latin "bruma", "solstice d'hiver, temps froid", est curieusement issu d'une expression latine abrégée, "brevissima (dies)", le jour le plus court.

Le sens a, ensuite dérivé, et le mot désigne un brouillard léger qui se lève, souvent, les matins d'hiver.

La brume, le jour le plus court ! Etonnante étymologie !

Joli mot aux sonorités de labiales, de gutturale, la "brume" est donc associée à l'hiver, aux jours les plus courts de l'année.

L'hiver, la saison des brumes, du froid, des jours raccourcis nous enveloppe de ses lueurs affaiblies, de ses éclats glacés et humides.

La brume peut enserrer les paysages, les couvrir d'un voile laiteux, aux nuées étonnantes : la terre se pare de nuages, rejoint le ciel, tout se confond et se mêle...

La brume rend tout incertain et flou, les paysages deviennent des ombres blanches, des fantômes de blancs.

La brume, souvent liée à l'aurore, au début du jour se lève le matin pour se dissiper, après les premières lueurs de l'aube.

On évoque parfois"le berceau de brumes", cette belle métaphore associée à l'aurore, utilisée par Homère....

Evoquant la naissance du jour, le poète nous montre un paysage inondé et baigné de brumes, avant que n'apparaissent les premières clartés de l'aube.

Le mot "brume", à la finale féminine, pleine de douceurs nous emporte vers des matins aux lueurs hésitantes, aux embruns cotonneux, vers des jardins aux contours incertains.

Les brumes rappellent les nuages, des voiles nuancés et chargés d'humidité.

Brumes, nuées, nuages, voilà des mots remplis de poésie et de charmes...

Les brumes nuageuses de l'hiver transforment les paysages en des mondes mystérieux et étranges.

Les berceaux de brumes évoquent des images de levers de jours aux teintes de rose-rouges, des images feutrées aux formes floues et ouatées....

Ce mot "brume" aux sonorités à la fois rudes et douces, traduit bien la rudesse de ces journées d'hiver si brèves et la douceur de ces vapeurs de brouillards, au petit matin...


 
 Le texte de Maupassant :

https://fr.wikisource.org/wiki/La_Vie_errante




  Photos : Pixabay

Quelques brumes fumaient sur les pentes des Alpes...
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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 10:06
Et si on se laissait aller à une rêverie du nouvel An...



Colette, dans ses oeuvres, a souvent mis en scène des animaux, qu'elle sait rendre particulièrement attachants...

Ainsi, dans un extrait des Vrilles de la vigne, un chapitre intitulé Rêverie du nouvel an, l'écrivain raconte une promenade, avec ses deux chiennes, sous la neige, à Paris.

Colette nous montre la sympathie qu'elle éprouve pour ses animaux, elle évoque tout le bonheur qu'elle ressent, un bonheur lié à de nombreuses sensations, enfin elle utilise le procédé du retour en arrière, pour suggérer l'intensité et la permanence du souvenir... 


Voici l'extrait :
 

"Toutes trois nous rentrons poudrées, moi, la petite bull et la bergère flamande… Il a neigé dans les plis de nos robes, j’ai des épaulettes blanches, un sucre impalpable fond au creux du mufle camard de Poucette, et la bergère flamande scintille toute, de son museau pointu à sa queue en massue.
 
Nous étions sorties pour contempler la neige, la vraie neige et le vrai froid, raretés parisiennes, occasions, presque introuvables, de fin d’année… Dans mon quartier désert, nous avons couru comme trois folles, et les fortifications hospitalières, les fortifs décriées ont vu, de l’avenue des Ternes au boulevard Malesherbes, notre joie haletante de chiens lâchés. Du haut du talus, nous nous sommes penchées sur le fossé que comblait un crépuscule violâtre fouetté de tourbillons blancs ; nous avons contemplé Levallois noir piqué de feux roses, derrière un voile chenillé de mille et mille mouches blanches vivantes, froides comme des fleurs effeuillées, fondantes sur les lèvres, sur les yeux, retenues un moment aux cils, au duvet des joues… Nous avons gratté de nos dix pattes une neige intacte, friable, qui fuyait sous notre poids avec un crissement caressant de taffetas. Loin de tous les yeux, nous avons galopé, aboyé, happé la neige au vol, goûté sa suavité de sorbet vanillé et poussiéreux…
 
Assises maintenant devant la grille ardente, nous nous taisons toutes trois. Le souvenir de la nuit, de la neige, du vent déchaîné derrière la porte, fond dans nos veines lentement et nous allons glisser à ce soudain sommeil qui récompense les marches longues…"
 



On perçoit, dès le début de l'extrait, toute la tendresse qu'éprouve Colette pour ses animaux..

Les deux chiennes sont humanisées et personnifiées : elles sont associées à Colette, tout au long du texte, on remarque l'emploi de la première personne du pluriel "nous", "nos robes".

Colette s'assimile, elle-même, à ses animaux, dans ces expressions :"notre joie haletante de chiens lâchés, nous avons gratté de nos dix pattes"..."nous avons galopé, aboyé, happé la neige".

On est sensible à l'humour de cette présentation, et on voit la connivence qui unit Colette à ses deux chiennes, on perçoit, là, une affection hors du commun.

Le texte est, aussi, l'occasion, pour Colette, de retranscrire sa conception du bonheur...

C'est un bonheur simple qui est ici évoqué, les sensations sont nombreuses, elles permettent de décrire la neige, avec précision et une certaine poésie.

La sensation visuelle est, d'abord, mise en jeu : le paysage obscur où scintille la neige devient un "crépuscule violâtre fouetté de tourbillons blancs". Les couleurs contrastées attirent le regard, et forment un tableau plein de vie. On perçoit la beauté des paysages, à travers ces contrastes qui font songer à une peinture impressionniste : " Levallois noir piqué de feux roses, derrière un voile chenillé de mille et mille mouches blanches vivantes, froides comme des fleurs effeuillées..." Les images utilisées servent à magnifier cette neige, traduisant à la fois abondance et beauté.

Colette fait, aussi, appel au sens du toucher : la neige se transforme en "fleurs fondantes sur les lèvres, sur les yeux, retenues un moment aux cils, au duvet des joues."

La sensation auditive intervient, également, dans cette description : on entend un "crissement caressant de taffetas". Les sonorités de sifflante "s" et de fricative "f" restituent toute la douceur de ce bruit léger produit par la neige, sous les pas de la narratrice.

Le goût est évoqué, enfin, à travers cette image de la neige :"un sucre impalpable"... Plus loin, les personnages vont jusqu'à goûter une "suavité de sorbet vanillé et poussiéreux".

Colette parvient à nous faire ressentir un sentiment inoui de liberté, une sorte de folie qui anime les personnages, comme le suggèrent les énumérations, le procédé de parataxe, c'est à dire l'absence de mots de liaison entre les différentes phrases. Ce sont des bonheurs simples, instinctifs qui sont, ici, décrits.


Enfin, la construction de cet extrait et particulièrement intéressante...

Au début du texte, nous assistons au retour de la promenade, comme le montre cette expression : "nous rentrons poudrées", Colette emploie, alors, le présent et elle décrit les traces de neige sur les robes.

Puis, elle revient en arrière, avec le récit lui-même de la promenade, elle donne des circonstances précises de temps, de lieu et elle utilise le plus que parfait et le passé composé.

A la fin de l'extrait, Colette revient au présent, le temps du retour de la promenade : c'est un moment de repos, d'intense communion malgré le silence qui s'instaure :"nous nous taisons toutes trois..." Le rythme est lent, la phrase longue, les voyelles nasalisées contribuent à amplifier une impression de bonheur très intense :"Le souvenir de la nuit, de la neige, du vent déchaîné derrière la porte, fond dans nos veines lentement et nous allons glisser à ce soudain sommeil qui récompense les marches longues…"

Ce procédé du retour en arrière permet de restituer la permanence du souvenir qui reste gravé dans l'esprit de la narratrice.


Grâce à ce récit d'une promenade sous la neige, Colette nous dévoile son amour pour la nature, pour des bonheurs simples... Elle sait nous faire partager ses sensations et ses sentiments, la joie d'une liberté retrouvée dans un Paris désert où la nature redevient reine, et ce, grâce à un style poétique qui transforme le paysage et les êtres....
Colette nous fait revivre un moment magique, en harmonie avec la nature : elle savoure des sensations diverses, pour goûter le bonheur le plus intense.




 

Voici le texte complet des Vrilles de la vigne : l'extrait cité s'achève sur une réflexion pleine de nostalgie et de mélancolie, ayant pour thème principal le temps qui passe...

 

 

http://www.ebooksgratuits.com/html/colette_vrilles_de_la_vhuhigne.html

 

 

Et si on se laissait aller à une rêverie du nouvel An...
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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 09:18
Une chanson qu'on a tous fredonnée : A bicyclette...

 

 


Un hommage à la bicyclette, une célébration de la jeunesse, de l'amour, de l'amitié, du partage, un hymne à la nature : cette chanson connue de tous réunit tous ces thèmes dans un style familier et poétique.

 

On doit ce texte à Pierre Barouh qui vient de nous quitter, victime d'une crise cardiaque, à l'âge de 82 ans...

 

On a tous fredonné cette chanson au rythme vif : on se souvient de cette équipée à bicyclette qui réunit des amis, des copains partis de bon matin.... Le pronom indéfini "on" vient souligner la solidarité qui les unit.

 

L'emploi de l'imparfait sert à évoquer la nostalgie d'un temps passé et révolu, ainsi qu'une habitude...

 

Des prénoms sont, ensuite, égrenés : "Y avait Fernand y avait Firmin Y avait Francis et Sébastien Et puis Paulette..." 

Les personnages nous paraissent, ainsi, très familiers, proches de nous.... l'énumération s'achève sur le prénom de la jeune femme "Paulette" qui est, ainsi, mise en valeur, en fin de vers...

 

Celle-ci devient l'objet de toutes les sollicitations, car l'amour donne "des ailes"...

 

Le poète évoque, aussi, toutes les difficultés des "petits chemins de terre"... parcourus à bicyclette...

La course devient "un enfer" accepté : tous veulent séduire la jeune femme, en refusant de mettre un pied à terre, "devant Paulette"... d'autant que cette fille du facteur connaît tous les chemins de campagne et qu'elle-même sait maîtriser parfaitement sa bicyclette...

 

Une halte est tout de même bienvenue près de "la rivière"... Un tableau champêtre plein de charmes est, alors, esquissé : "fougères, champs, soleil, buissons..."

On perçoit l'élan, la jeunesse, la liberté des personnages qui "se roulent dans les champs"...

 

Et, aussitôt, surgissent des "sauterelles, des papillons, des rainettes" qui deviennent, sous la plume du poète, "bouquet changeant", belle métaphore qui suggère une nature foisonnante...

 

Le soleil couchant magnifie les "silhouettes" des personnages et le retour est ponctué de sentiments contrastés : bonheur de la promenade et de l'effort, et vague à l'âme de ne pas avoir pu profiter d'un tête à tête avec Paulette...

 

Des rêves apparaissent, des audaces sont envisagées "Prendre furtivement sa main Oublier un peu les copains..." 

 

Les envies de conquête sont toujours remises au lendemain " J'oserai, j'oserai, demain..." Les futurs soulignent la vigueur du désir et l'espoir à venir.

 

La simplicité du style, la justesse de l'observation des personnages, le souvenir si présent donnent à cette chanson une sorte d'universalité qui nous séduit et nous touche....

 

Pierre Barouh a écrit d'autres textes de chansons qui restent gravés dans nos esprits : Des ronds dans l'eau, Un homme, une femme... 

 

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Bicyclette_(chanson)

 

La playlist de France inter :

 

https://www.franceinter.fr/musique/pierre-barouh-la-playlist-de-france-inter
 

 

Photo : Pixabay

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 09:00
Cadeaux et paquets de Noël...

 

 

 

Le Père Noël s'affaire, il s'active : tant de cadeaux à préparer et à distribuer !

 

Noël est, pour lui, l'occasion de décorer les cadeaux de papiers aux couleurs éclatantes : rouge, or, étoiles, arabesques, feuilles de houx, blancheur de neiges...

 

Au pied du sapin, les cadeaux se parent de motifs variés : fleurs, enfants stylisés, bandeaux de couleurs variées, étoiles neigeuses...

 

Des rubans enserrent les papiers, les entourent de tourbillons de lumières...  serpentins de boucles dorées qui se vrillent en vagues d'éclats d'écumes.

 

Sous le vert sombre de l'arbre, les cadeaux rutilent, s'animent de guirlandes lumineuses, ils décorent le sapin de leurs couleurs vives, de leurs formes variées.

 

Sous l'arbre de Noël, les cadeaux s'ornent de messages de bonheur : joyeux Noël, belles fêtes, arrivé du pôle Nord, à ouvrir le jour de Noël, des étoiles pour Noël...

 

Près des paquets, des pignes de pins énormes disséminées apportent leurs touches de bois, aux écailles resplendissantes, aux senteurs chaleureuses....

 

Le brun des pignes près des couleurs chatoyantes de rouge, d'or, d'argent : nature et feux d'artifices d'éclats colorés !

 

Le brun des pignes, le vert des aiguilles, les senteurs ambrées se mêlent aux décors de Noël...

 

Les branches de l'arbre ploient sous les décorations de Noël, les cadeaux attendent d'être offerts à tous, les cadeaux aux couleurs d'aurore et de lumière soulignent les splendeurs de Noël....

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Cadeaux et paquets de Noël...
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 14:20
Ramures d'hiver...

 

 

 

 

L'hiver s'installe peu à peu, il façonne les arbres, les modèle, leur donne des allures somptueuses et fantomatiques.

 

Les ramures se dévoilent et décorent le ciel bleu de leur parures sombres...

 

Les ramilles se multiplient à l'infini...

 

Des dentelles sur l'azur, des résilles infinies, des entrelacs, des brouillards et des brouées de ramilles qui se perdent sur l'horizon...

 

Les ramures dessinent des arabesques, des envolées, des vrilles, des arantèles...

Des guipures sombres nimbent l'azur...

 

Tout est douceur, tout est harmonie dans ce déroulement de branches.

 

Tout est finesse, broderie subtile, écheveau, trame somptueuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Ramures d'hiver...
Ramures d'hiver...
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 15:40
Moires dorées...

 

 

 

Le plan d'eau, sous un soleil d'automne, se teinte de moires d'or : l'eau bleutée, verte fait miroiter le soleil pâle de cette fin d'automne...

 

Les cygnes sillonnent ces teintes d'eau, aux aspects chatoyants.

 

L'eau devient miroir d'argent et d'or où se pavanent les grands cygnes blancs...

 

L'eau devient soyeuse, étoffe précieuse, marbrée de lumières.

 

Le noir côtoie des teintes d'or, l'eau sombre se pare de reflets éclatants, l'eau devient miroir solaire...

 

L'eau s'embellit de couleurs mordorées, et semble devenue brocart de lumière...

 

L'eau se fait plus mystérieuse encore, elle s'illumine d'éclats de moires aux dorures anciennes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Moires dorées...
Moires dorées...
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 11:57
Il pleut dans ma chambre, j'écoute la pluie...

 



Une chanson qui nous fait entendre, dès les premières notes, le murmure de la pluie, une chanson joyeuse et lumineuse sur la pluie qui tombe... seul Charles Trénet pouvait nous offrir un texte et une mélodie si entraînante sur ce thème.

 

La pluie est souvent synonyme de tristesse, de pleurs, mais Trénet nous en fait percevoir toute la gaieté et tout le bonheur...

 

La première phrase nous surprend : "Il pleut dans ma chambre...", voilà de quoi se lamenter, et se plaindre puisque la pluie tombe aussi sur le lit du poète qui vit peut-être dans une mansarde mal isolée...

 

Et pourtant, le poète évoque la pluie en des termes élogieux, il est attentif à son chant mélodieux : "J'écoute la pluie / Douce pluie de septembre"... 

La nature s'anime grâce à des personnifications : Le jardin frissonne toutes les fleurs ont pleuré / Pour la venue de l'automne / Et pour la fin de l'été... Certes, les fleurs pleurent pour regretter la fin de l'été, mais la pluie vient animer le paysage : on l'entend "fredonner sur un rythme joyeux...", dans une nouvelle personnification.

 

Le poète restitue alors de manière rythmée et joyeuse ce chant et cette poésie de la pluie : "Tip et tap et tip top et tip /
Et tip tip et tip / Et tip top et tap."

 

L'amour évoqué dans le couplet suivant contribue au bonheur du narrateur, d'autant qu'il parle à la deuxième personne, s'adressant à son amoureuse, affirmant sa présence : "Demain le jour fleurira sur vos lèvres /, Mon amour, et la pluie qui calme notre fièvre / Sera loin très loin dans la mer".

 

Les futurs utilisés marquent une certitude, et l'amour associé à l'image de la fleur semble pouvoir se renouveler grâce à la pluie, bien que celle-ci apaise les ardeurs amoureuses représentées par la métaphore de la "fièvre."

Puis, Trénet énumère tous les effets bénéfiques de la pluie sur la nature, en employant à nouveau des personnifications amusantes, empreintes de gaieté : "Demain les bois auront fait leur toilette Et les toits peints de frais auront un air de fête Les oiseaux contents de ce shampooing Ne se plaindront point..."

 

La nature humanisée s'anime joyeusement sous nos yeux.

"Il pleut dans ma chambre
Il pleut dans mon cœur", poursuit le poète, parodiant le célèbre texte de Verlaine : "il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville..."

 

Mais, pour Trénet, la pluie devient un symbole de joie absolue, il refuse d'en voir les aspects négatifs et il nous emmène dans un univers radieux où tout est harmonie et gaieté...

La pluie chante "un air moqueur"... comme si elle se jouait des êtres humains, elle semble dotée de sentiments...

 

L'évocation des "beaux champignons qui poussent", du "vent qui joue du violon" vient compléter le tableau champêtre.

 

Enfin, les chats de gouttière viennent souligner de leur danse le son mélodieux de la pluie : on les voit danser "en rond", comme des enfants.

 

Quelle gaieté dans cet hymne à la pluie ! La mélodie rythmée et sautillante nous fait percevoir la "chanson de la pluie".

 

 

Une version plus longue de la chanson :

 

https://youtu.be/pzK9S-HOTNs


 

 

 

 

Photos : Pixabay

Il pleut dans ma chambre, j'écoute la pluie...
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 12:59
Le magicien des bulles...

 


 

Au jardin, ce jour-là, une attraction étonnante : un magicien crée des bulles qui s'élèvent et s'évaporent dans le ciel...

 

D'un geste sûr, il fait naître des rêves, il révèle un spectacle plein de poésie : les bulles s'étirent, se distendent, forment des figures improbables qui s'enflent, s'arrondissent, se déforment...

 

Des tons de bleu, de roses, de verts, de lumières, des arcs-en-ciel de couleurs apparaissent.

 

Tout autour, des enfants ravis, émerveillés regardent ce spectacle, tentent d'atteindre ces bulles de mystères, ces chimères vaporeuses, ces évanescences qui traversent l'espace du jardin...

Les bulles montent vers le ciel bleu de l'automne, prennent leur envol, puis disparaissent soudain, comme aspirées par l'air.

 

Le faiseur de bulles fait virevolter ces chimères, variant les tailles, les volumes, créant des tourbillons de lumières.

 

Une petite boîte à musique, posée à même le sol, accompagne le ballet des bulles qui dansent sur l'azur, qui s'évadent, se libèrent, et finissent par éclater.

 

Les enfants essaient de capturer ces évanescences qui disparaissent au moindre contact...

Le jardin, sous les bulles, devient un lieu de rêves et de magie. Les enfants et les adultes ne se lassent pas de ce spectacle féerique.

 

Des bulles géantes sortent de la corde du magicien : elles envahissent l'espace, s'étirent, se boursoufflent, se déforment.

 

Parfois, même, une petite bulle se retrouve emprisonnée dans une bulle gigantesque 

Les enfants exultent : des cris de joie, des rires fusent tout autour du magicien qui suscite l'admiration, lui qui sait créer tant d'harmonie, et de rêves.

 

Le faiseur de bulles tourne sur lui-même : une ronde de bulles l'entoure, il devient lui-même tourbillon de bulles....

La magie est au rendez-vous : le jardin s'illumine de rires, de couleurs vaporeuses...

Des bulles irisées, énormes envahissent l'espace, d'autres fines, légères, nombreuses, se perdent dans les airs.

 

Le maître des bulles, les bras ouverts, levés vers le ciel, orchestre un ballet merveilleux de bulles fantomatiques.

Des formes se dessinent à l'intérieur des bulles, des énigmes de couleurs bleues et roses...

Avec si peu de matériel, une corde, de la mousse, le faiseur de bulles a su créer un spectacle merveilleux, éblouissant d'inventivité...

Il a su faire rêver et laisser dans les esprits le souvenir d'images pleines de poésie...

 

 

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

 

Le magicien des bulles...
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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 13:57
Promenade d'automne sous la pluie...

 

 

Le vent a fait des ravages : partout, sur le sol, des feuilles éparses, des embruns de rouilles et des éclats de lumières...

 

Partout, la pluie qui envahit les trottoirs, qui assombrit la rue...

 

Voici que les feuilles, recouvertes d'un glacis étincelant, brillent d'un éclat nouveau...

 

Les arbres, le tronc noirci, luisent sous la pluie.

 

Sur le canal, des mosaïques de feuilles s'épanouissent, formant des tableaux colorés, aux teintes vives.

 

Vert pâle, bruns, amarante, rouilles, xanthe s'entremêlent sur le bleu de l'eau...

 

Des tourbillons de couleurs sur le canal qui borde le jardin, des mailles de feuilles aux formes variées...

Des îlots, des archipels de feuilles...

 

Une toile floquetée  aux teintes brunes...

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Promenade d'automne sous la pluie...
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