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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 09:55
Le délire de Nicolas Sarkozy sur le paquet neutre...

 


On est stupéfait par cette déclaration totalement irresponsable d'un homme politique, en l'occurrence Nicolas Sarkozy, déjà en campagne, visiblement pour les présidentielles : ce mercredi 3 février, lors d'une rencontre avec des agriculteurs, le président du parti Les Républicains a dénoncé l'entrée en vigueur du paquet de cigarettes neutre, en se livrant à des comparaisons totalement déplacées et incongrues avec le vin et le fromage !

Un délire verbal inquiétant pour un représentant politique qui prétend briguer, une nouvelle fois, le poste de président de la République...

Taxant le gouvernement actuel de bêtise et de démagogie, Nicolas Sarkozy a lui-même donné l'exemple de ce qu'il condamne si vivement : on peut aussitôt lui retourner ce "compliment" car en matière de démagogie, on peut considérer qu'il a tenu le haut du pavé, au moment même où il s'adressait à des agriculteurs !

Une façon de les caresser dans le sens du poil, une façon aussi de séduire les buralistes et le lobby du tabac.

Il a ainsi déclaré, sans vergogne :

"Des bêtises, j'en ai entendu, dans ma vie, des démagogies, j'en ai vu, mais, alors l'affaire du paquet neutre, elle est tout à fait liée à la journée qui nous occupe, mes chers amis, parce que si nous acceptions le paquet de cigarettes neutre, dans six mois on vous proposera la bouteille de vin neutre, et c'en sera fini de nos appellations, et c'en sera fini de nos terroirs, et c'en sera fini de la défense de notre savoir-faire. Il suffit de réfléchir. Vous aurez demain des intégristes qui vous demanderaient la bouteille neutre. Puis on aura, aussi le fromage neutre. On a déjà eu le président normal... C'est la bataille de nos appellations, c'est la bataille de notre savoir-faire, c'est la bataille de notre identité, c'est la bataille de notre histoire, c'est la bataille de nos terroirs, si nous cédons là, nous céderons sur tout."

Comparaison n'est pas raison, bien sûr, et il faut une sacrée audace pour oser comparer les marques de tabac avec les appellations de terroir concernant le vin ou le fromage !

Le vocabulaire, les mots employés par Nicolas Sarkozy, cette façon de donner des leçons de réflexion à autrui, alors que lui-même délire, provoquent dégoût et consternation.


Evidemment, les buralistes et les industriels du tabac se sont, aussitôt, empressés d'applaudir Nicolas Sarkozy, tandis que des médecins et des élus ont été scandalisés par de tels propos.

On notera au passage l'aplomb du président du parti Les républicains : il se permet de fustiger la démagogie de ceux qui soutiennent le paquet neutre, alors qu'il est, lui-même, en première ligne pour s'attirer les voix des buralistes...

Stupéfiant ! On aura tout vu !

A cette occasion, le professeur Dautzenberg pneumologue, rappelle "qu’il n’y a pas de territoires du tabac en France. Que le tabac français est massivement fabriqué en Pologne..."

Mettre sur le même plan le tabac et le vin ou le fromage relève de l'inconscience pure et simple... Evoquer le terroir à propos du tabac est tellement absurde qu'on est sidéré par une telle déclaration venant d'un responsable politique...

Oui, Monsieur Sarkozy, nous aussi, des bêtises, nous en avons entendu, de la démagogie, nous en avons vu, et on peut dire que vous excellez dans ces deux "domaines" !

 

http://www.huffingtonpost.fr/2016/02/04/sarkozy-paquet-neutre-cigarettes-propos-indignes-gouvernement_n_9156516.html



http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/02/04/25002-20160204ARTFIG00119-en-croisade-contre-le-paquet-neutre-nicolas-sarkozy-s-attire-les-foudres-de-marisol-touraine.php
 





 



 

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 09:45
L'incroyable insolence d'une enseignante de confession musulmane...

 

 

On a assisté à une scène assez incroyable sur le plateau des Paroles et des actes, ce jeudi 21 janvier, sur France 2 : une jeune enseignante de confession musulmane, Wiam Berhouma, a pris à partie le philosophe Alain Finkielkraut, avec un aplomb qui frise l'impolitesse et l'indécence...

Refusant un véritable dialogue, cette prof d'anglais a dénoncé de manière virulente le racisme qui vise les musulmans en France, cibles privilégiées, selon elle, des institutions, et des médias. 

Ces attaques contre les musulmans seraient même "encouragées et alimentées par les politiques, des pseudo-intellectuels, les médias"... 

On le voit : une véritable mise en accusation de la société française....

Bien sûr, elle oubliait au passage de mettre en évidence toute autre forme de racisme qui peut viser d'autres communautés...

Ce faisant, cette enseignante de confession musulmane a révélé, comme l'a souligné son interlocuteur Alain Finkielkraut, une incapacité de l'Islam à se remettre en question, la victimisation servant d'alibi pour refuser toute évolution de l'Islam...


Or, cette remise en cause est plus que jamais nécessaire : "la femme, dans l'Islam est asservie", contrainte, dans de nombreux cas, de porter le voile, "l'homme tout puissant est entraîné dans un culte de la virilité délirant", comme l'a souligné Alain Finkielkraut...

Le sourire aux lèvres, l'air triomphant, l'enseignante a esquivé ce débat, affirmant qu'elle même ne portait pas le voile et qu'elle n'était pas opprimée, passant sous silence toutes les femmes qui, en France, se voient contraintes de porter le voile et elles sont de plus en plus nombreuses.

"Vous me parlez des femmes en dehors de la France", a-t-elle continué à affirmer, avec une évidente mauvaise foi !

Par son attitude et ses propos, elle s'est elle-même discréditée et a gravement déconsidéré la cause des musulmans qu'elle voulait défendre.

On ne peut, ainsi, nier les faits, d'autant que la jeune femme est allée plus loin encore intimant à Alain Finkelkraut l'ordre de se taire !

"Pour le bien de la France, taisez-vous !"

Parlant d'islamophobie institutionnelle, cette enseignante a esquivé certaines questions, elle a parlé de théories vaseuses et approximatives émises par le philosophe et elle lui a dénié toute légitimité et toutes compétences pour évoquer le sujet de l'Islam...

"Une remise en question de l'Islam est, pourtant, indispensable", a répondu Alain Finkielkraut.

L'insulte à la bouche, cette enseignante a vraiment "déraillé" dans ses propos, dans sa façon de ne pas argumenter, si ce n'est en faussant le débat...

Désolant !

D'autant plus désolant qu'il s'agit d'une enseignante, et qu'elle se contente d' affirmer, d'insulter et de dénoncer, sans se livrer à une véritable argumentation !
 

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/des-paroles-et-des-actes/des-paroles-et-des-actes-du-jeudi-21-janvier-2016_1269257.html




   Vidéo : à 43 minutes

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 16:50
Michel Onfray défendrait-il l'Islamisme radical ?

 



Dans une interview accordée au journal Le Point, Michel Onfray donne libre cours à sa vindicte contre la politique de l'état français, gauche et droite confondues...

Il n'hésite pas à déclarer, après les attentats contre les parisiens : 

 "C'est une guerre menée par l'Islam politique avec autant d'intelligence que l'Occident mène la sienne, mais avec moins d'armes ou avec d'autres armes que les nôtres- des couteaux et non des porte-avions, des kalachnikovs à 500 euros et non des avions furtifs coûtant des millions de dollars. Ils disposent également d'une vision de l'Histoire, ce que nous sommes incapables d'avoir, tout à notre matérialisme trivial".

Les mots utilisés par Michel Onfray sont, pour le moins, étonnants et fort élogieux : il nous parle d'un Islam politique qui fait preuve d'intelligence !

Oubliées les exactions de l'Etat islamique, oubliées les tortures, les décapitations, les destructions de monuments, oubliée la terreur que suscite Daesh auprès des populations musulmanes, elles-mêmes...

Il faudrait, donc, d'après Michel Onfray, laisser cet "état" prospérer et s'étendre au moyen orient.

Les djihadistes auraient une vision de l'histoire ! Laquelle ? On aimerait bien le savoir...

Si cette vision de l'histoire consiste à détruire des monuments du passé, des témoignages laissés par les êtres humains qui nous ont précédés, on se pose bien des questions.

Michel Onfray défendrait-il l'islamisme radical ? En fait, cet islamisme n'existe pas, pour lui ! C'est un Islam politique !

Le "philosophe" fustige, aussi, "notre matérialisme trivial", certes, il est indéniable que nos sociétés sont matérialistes, tournées vers la consommation et le consumérisme, ce que nous devons modifier...

Mais que font les djihadistes de l'El, si ce n'est racketter les populations par la terreur, que font ces "combattants" insérés dans la société française, si ce n'est se livrer à des trafics de drogue pour obtenir un argent facile ?

"La France récolte ce qu'elle a semé..." affirme Michel Onfray.

Bien sûr, nous avons combattu et bataillé sur de multiples terrains, parfois de manière inconsidérée, mais nous l'avons fait, aussi, à la demande de populations opprimées, comme ce fut le cas au Mali...

Pour Michel Onfray, nos sociétés incarnent le mal absolu ! Mais il n'évoque pas toutes les exactions commises par Daesh, il semble ne pas vouloir aussi jeter un regard de compassion sur les victimes de Paris.

"On récolte ce que l'on a semé !"

Au Bataclan, dans les rues de Paris, nous avons, donc, récolté une juste vengeance de terroristes venus pour tirer, à l'aveugle, sur une foule de gens paisibles.

Michel Onfray s'attire ainsi, à n'en pas douter, les applaudissements des "guerriers" de Daesh : ils ont, là, un soutien, au sein de la population française et, qui plus est, ce que l'on appelle "un philosophe, un sage" !

Et Michel Onfray rajoute : "Il y a chez les français une ferveur sans objet"... Une telle phrase laisse supposer que la vraie ferveur se trouverait chez les djihadistes de Daesh qui arrivent sur le terrain de leurs tueries en criant : " allahu akbar !"



 

 

Source :

http://www.challenges.fr/politique/20151117.CHA1695/quand-michel-onfray-trouve-bien-des-excuses-a-l-etat-islamique.html
 

Michel Onfray défendrait-il l'Islamisme radical ?
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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:57
La cave, décidément un lieu symbolique...

 

 

 

Mon dernier article paru sur Agoravox, intitulé La cave, avait provoqué un tollé de réactions négatives : devant les insultes, le mépris, j'ai pris la décision de ne plus publier sur ce journal...

Et la cave restera, ainsi, un lieu plein de symboles, comme je l'évoquais au cours de cet article.

La cave, lieu de souvenirs, de peur, d'angoisses enfantines, est aussi le lieu du repli, où l'on peut se mettre à l'abri de la vindicte populaire...

Je ne suis pas remontée de la cave, pour éviter ce déchaînement verbal : il est vrai que cet article avait révélé, aussi, le désoeuvrement de certains agoranautes venus se défouler sur un article qui évoquait, pourtant, des réalités auxquelles tout le monde peut être sensible : des peurs enfantines, le manque de commodités et de confort qui était la caractéristique de nombreuses maisons d'autrefois...

Au lieu de commenter l'article, certains l'avaient jugé d'emblée, sans intérêt...

Attitude de mépris hautaine, effet de foule, aussi, et réactions en chaîne bien connues dans le phénomène de harcèlement...

La cave, lieu de l'obscurité et de la pénombre, lieu du repli, du souvenir n'a pas eu l'heur de plaire à certains lecteurs...

Pour ma part, je trouve, désormais, après ces réactions, que la cave est un lieu éminemment symbolique. Je me souviens qu'un des commentateurs m'avait demandé quelques jours plus tard si j'allais remonter de la cave.

Eh bien, non ! Je ne suis pas remontée de la cave, de manière symbolique, bien sûr, car j'ai pu à cette occasion, mieux profiter, encore, de mon temps de loisir, m'attarder au jardin, me balader, au lieu de répondre à des lecteurs hargneux et méprisants...

Et la cave, dernier article sur agoravox signe une sorte de renouveau, je me consacre désormais à mon blog et je m'adonne encore au plaisir d'écrire sur toutes sortes de sujets, en pensant que l'éclectisme est essentiel et que tous les sujets méritent d'être traités...

La cave reste, pour moi, un lieu plein d'ambiguité : le mot, d'ailleurs, en lui-même, rassemble une gutturale assez rude, une fricative plus douce...

Lieu du souvenir, de la peur, des angoisses, le mot semble révéler ces aspects contrastés...

A la fois lieu protecteur (nos parents et grands parents qui ont connu la guerre peuvent en témoigner) et lieu de terreurs, la cave est bien un espace riche de symboles et de significations...

La cave nous fait, aussi, remonter le temps, on y rédécouvre de vieux objets, des souvenirs qui ressurgissent. Certains auteurs de science fiction ont, ainsi, imaginé un voyage dans le temps.

Eh bien, la cave nous offre cette possibilité : on remonte les années, on retrouve des souvenirs perdus, une vieille valise de voyage, une malle pleine de livres, des cahiers d'autrefois, tant de vestiges du passé.

La cave nous permet de redécouvrir des moments qu'on avait oubliés, des objets qu'on a mis au rebut et dont on perçoit parfois à nouveau la valeur, de vieux dessins, des tableaux....

Au fond, on peut se passer de moyens sophistiqués pour remonter le temps, la cave nous donne l'opportunité de le faire, ainsi que tous les souvenirs que nous avons engrangés et accumulés, tout au long des années...


 

 

 

 

La cave, décidément un lieu symbolique...
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 17:26
Pauvre Nadine !

 

 



Bon, c'est vrai, on connaît, depuis longtemps, les nombreuses gaffes de Nadine Morano, elle est assez coutumière du fait... Fidèle de Nicolas Sarkozy, la voilà écartée des prochaines élections régionales par son propre mentor.

Se réclamant du général De Gaulle, elle a parlé de la France comme "d'un pays de race blanche", ce qui a soulevé un tollé de réactions, déjà, sur le plateau de l'émission de France 2, On n'est pas couché....

Aussitôt, Nicolas Sarkozy a senti tout le danger d'une telle déclaration, lui qui a perdu les élections présidentielles, sans doute, pour avoir voulu trop se rapprocher des thèses extrémistes du Front National.

Bien sûr, les propos de Nadino Morano, datés, étaient d'une grande maladresse, inadaptés... mais, on perçoit dans son éviction, toute une stratégie qui se met en place, de la part de Nicolas Sarkozy.

Il s'agit de ne plus réitérer les erreurs du passé, et tout cela relève plus d'une stratégie électorale que d'une réelle conviction, semble-t-il...

Pauvre Nadine ! On en viendrait presque à la plaindre, parce qu'elle fait les frais d'une manoeuvre politique à l'intérieur même de son parti, mené par Nicolas Sarkozy.

La voici lâchée par son propre camp ! Et tout le monde lui tombe dessus ! Le pouvoir en place, les Républicains, les animateurs de l'émission On n'est pas couché...


Elle a persisté, signé et en a perdu la tête de la liste, Les Républicains pour le Grand Est. Nadine Morano s'est exprimée ce jeudi , lors du journal de 20 heures sur TF1, face à Gilles Bouleau, revenant sur la polémique qui, depuis plus de dix jours, agite la droite.

A cette occasion, elle a tout de même déclaré : "Je n'ai pas fait de lettre, mais si des Français ont été blessés, je m'en excuse auprès d'eux".

Là voilà, donc, sacrifiée pour des considérations électorales ! Et Nicolas Sarkozy ne sort pas grandi de cette éviction ! Bien au contraire !

On perçoit, là, une ruse politique, un changement de stratégie : à trop se mouler sur les idées du FN, le risque était de perdre pied, et les Républicains veulent se démarquer, pour ménager, sans doute, une partie de leur électorat.

On a l'impression que l'ancien président ne sait plus trop où se situer, il louvoie, sans cesse, entre des idées extrémistes à l'égard des migrants, des réfugiés, et des tentatives pour adoucir son discours.

L'éviction de Nadine Morano en dit long sur ces tiraillements et ces contradictions incessantes...

Il semble que Nicolas Sarkozy ne sait plus à quel saint se vouer, il alterne des attitudes contrastées, tel un homme aux abois, incapable de se tenir à une ligne politique.

Ainsi, il se discrédite complètement, en sacrifiant une fidèle admiratrice, tout simplement, pour des raisons de stratégie politique...

Pauvre Nadine ! Oui, on en viendrait, presque à la plaindre ! La voici transformée en victime expiatoire par son propre mentor !
"Je crois que Nicolas Sarkozy fait une faute politique majeure", a-t-elle affirmé.


Il semble que l'ex-président se retrouve, lui-même, en porte à faux avec certaines de ses positions antérieures,
N'oublions pas que Nicolas Sarkozy a une lourde part de responsabilité, dans la dérive droitière de son parti, et ce, sous l'influence d'un certain Patrick Buisson...

 

 

 

 


 

Pauvre Nadine !
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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 16:53
Encore une pétition pour le baccalauréat...

 



Comme souvent, ces dernières années, les épreuves du baccalauréat suscitent des contestations, de la part des candidats... Lors de cette session 2015, c'est l'examen d'Anglais qui a provoqué des remous : une pétition a même été lancée sur internet, pour remettre en cause une des questions posées qui a été jugée incompréhensible.

La pétition, mise en ligne et rédigée par les élèves a, elle-même, été commentée dans certains journaux.

En voici la teneur :

"La majorité des élèves au bac n'ont pas pu répondre à la question M [à l'épreuve d'anglais,] car jugée trop difficile. Il est important de formuler des questions avec rigueur et clarté. Nous demandons donc aux différents représentants de l'éducation nationale de regarder de plus près la correction de cet question (sic) et sa notation. Car en effet, cette question laisse à désirer sur sa complexité et sur sa compréhension par les élèves. Nous avons pu noter que certains élèves avait (sic) perdu du temps dans la réflexion sur la question. Cela a donc créer (sic) des externalités négatives sur l'ensemble de la copie car ils n'ont pas eu le temps de finir à temps. » Près de 9 000 élèves de terminale l'ont signée en moins de 24 heures...

De fait, on peut constater les fautes d'orthographe qui parsèment ce texte, ainsi qu'un pléonasme "car, en effet". On peut remarquer, au passage, l'expression "externalité négative" qui semble carrément empruntée au jargon de l'éducation nationale.


Les fautes d'accord sont, elles-mêmes, flagrantes : accord défectueux du sujet avec le verbe, ou celui de l'adjectif démonstratif  avec le nom : l'auteur de la pétition aurait dû relire sa copie, ce que les élèves font de moins en moins.

Dès lors, la pétition perd de son retentissement et de sa valeur : des élèves qui maîtrisent mal leur propre langue se permettent de contester une épreuve de langue anglaise !
Cette pétition a, d'ailleurs, été chahutée et moquée par d'autres candidats...

Elle révèle, aussi, une forme d'inconscience de la part de certains élèves qui rédigent, sans trop se soucier de la forme...

L'argument donné de la perte de temps sur la question posée peut prêter, aussi, à sourire, quand on sait que nombre de candidats n'utilisent pas tout le temps qui leur est accordé pour chaque épreuve : nombre d'entre eux sortent de la salle d'examen, bien avant l'heure.

Mais, la mode est à la contestation : on a beaucoup critiqué, aussi, le choix d'un texte de Laurent Gaudé, pour l'épreuve anticipée de français dans les séries S et ES.

Il est vrai que cet auteur est peu connu des élèves, mais ce n'était pas, là, l'essentiel : le sujet portait sur le registre tragique et pour un élève qui avait bien travaillé son programme de première, le texte était abordable : un monologue tragique, un destin brisé, des rêves perdus.

Alors que les parents contestent certaines notes, certaines décisions des enseignants, on ne s'étonnera plus de voir les élèves eux-mêmes récriminer contre des questions embarrassantes qui leur sont posées.

L'autorité des enseignants, battue en brèche, ne cesse de reculer et on voit, là, encore, une façon de refuser les difficultés, les embûches inhérentes à tout examen.

La vidéo mise en ligne en même temps que la pétition n'est pas, elle même, très subtile : "Nous voulons notre bac !" Cette inscription apparaît sous forme de commentaire, "nous voulons notre bac", une façon de dire : "Nous l'exigeons !"


D' ailleurs, le baccalauréat a perdu de sa valeur, en raison, justement, de trop nombreuses concessions faites aux élèves : il serait temps de revenir à un véritable niveau d'exigence pour que cet examen retrouve, enfin, tout son prestige !


 


 


http://dai.ly/x2uqaz1


 

 

 

Encore une pétition pour le baccalauréat...
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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:39
Semaine de la langue française : alors, là, Brighelli exagère...

Jean-Paul Brighelli publie, ce lundi 16 Mars, sur le journal Le Point, un article intitulé : "Une journée de la langue française, sans français : un exploit !"

Son article commence ainsi :"Alors que la semaine de la langue française pourrait être l'occasion d'exalter ce qui nous fait grands, le ministère ( de l'Education nationale) célèbre la diversité..."

Eh oui, la langue française est faite d'apports divers et c'est, aussi, ce qui en fait la richesse !
Le grec, le latin sont les supports de notre langue, mais de nombreux mots français viennent de l'italien , de l'espagnol, de l'arabe et ils font désormais partie de notre vocabulaire !

On ne va tout de même pas les renier, ces mots, d'autant qu'ils sont, pour la plupart, utilisés couramment par chacun d'entre nous...
"Amalgame, bravo, cibler, grigri, inuit, kermesse, kitsch, sérendipité, wiki, zénitude".

En dehors du "kitsch" dont on parle dans le domaine de l'art et du mobilier, en dehors du mot "sérendipité" qui est d'un emploi exceptionnel, les autres termes sont d'un usage assez fréquent et parfaitement intégrés à notre langue !

Là, il semble que Jean-Paul Brighelli veuille aller chercher des poux au ministère de l'Education nationale !

La langue française est belle, aussi, parce qu'elle est riche de tous ces "amalgames" !
Pourquoi ne pas l'admettre ?

Le mot "bravo" est magnifique, dans ses échos et ses sonorités ! Pourquoi ne faudait-il pas le célébrer, puisqu'il fait partie de notre patrimoine ?

"L'amalgame" est un mot très évocateur, avec sa voyelle "a" réitérée...

Célébrer la langue française, c'est, aussi, la célébrer telle qu'elle est, avec tous ces mots venus d'ailleurs et ils sont nombreux !!

Jean-Paul Brighelli dénonce, souvent, avec raison, certaines dérives de l'Education nationale : le mépris de la discipline, l'abandon de l'orthographe, la réforme des rythmes scolaires, mais, dans cet article, on perçoit une mauvaise foi évidente et dangereuse.

Le français n'est pas une langue immuable et monolithique, heureusement ! Pourquoi ne pas reconnaître tous ces apports précieux venus d'autres langues ?

Faudrait-il supprimer le mot "bravo" ? Ce serait dommage, d'autant que ce mot comporte un certain exotisme dans ses sonorités !

De plus, le titre de l'article est lui-même une aberration : "Une journée de la langue française, sans français !"
Qui oserait dire que les mots cités ne sont pas français ? C'est absurde !
Issus de langues étrangères, ils sont devenus des termes français...

Tant de mots français viennent d'ailleurs ! Ils sont aussi essentiels que les autres !
Ces mots sont la substance de notre langue : comment pourrait-on dire qu'ils ne sont pas français ??
Ce n'est pas l'origine des mots qui importe ! Ces mots ont été acceptés et admis dans l'usage... ce qui co
mpte, c'est la maîtrise de la langue française.


L'article du journal Le Point :

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/une-journee-de-la-langue-francaise-sans-francais-un-exploit-16-03-2015-1913082_1886.php

Semaine de la langue française : alors, là, Brighelli exagère...
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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 16:58
Le règne de la jeunesse ou celui de la vieillesse?



Nos sociétés ont le culte de la jeunesse : il faut avoir l'air jeune, porter le jean, éviter d'arborer des cheveux blancs... La jeunesse semble être une qualité essentielle, dans un monde d'apparences...


Les jeunes, désormais, ont acquis de nouveaux droits qui n'existaient pas auparavant : droit de s'exprimer, de revendiquer, de contester et certains ne s'en privent pas, évolution qui paraît favorable, à condition de ne pas en abuser...

Contester les notes d'un professeur devient une pratique courante, par exemple....

Les jeunes d'aujourd'hui disposent, souvent, de toutes sortes d'outils de communication : portables, ordinateur, MP3, tablettes tactiles. Tous ces instruments, plus ou moins futiles, leur sont fournis par leurs parents, parfois même par les établissements scolaires.

Toutes sortes de loisirs leur sont accessibles : sports, clubs, musique etc.

On a beaucoup évoqué "l'enfant roi" de nos sociétés : l'enfant semble avoir beaucoup de droits, beaucoup de privilèges et les adolescents également....

Que refuse-t-on aux jeunes ? Gavés d'objets de consommation, au coeur de toutes les sollicitudes, ils sont l'avenir d'un pays....

Jeunesse dorée, c'est ainsi qu'on peut qualifier les jeunes d'aujourd'hui : abreuvés de loisirs, vivant dans le confort matériel, ils sont au centre de nos sociétés....

D'aucuns voudraient les opposer aux personnes âgées mais enfin ! les jeunes d'aujourd'hui seront les vieux de demain !

D'aucuns affirment que les séniors sont privilégiés : il est absurde d'opposer, ainsi, les uns aux autres.

Nos sociétés divisent sans cesse : les jeunes et les vieux, les salariés du privé et du public, les chômeurs et les actifs, les gros et les maigres comme si ces oppositions étaient pertinentes, avaient une signification capitale...

Certes, les jeunes ont, souvent, des difficultés à s'insérer dans le monde du travail en raison de la crise mais nombre de seniors subissent, aussi, de plein fouet la crise et sont soumis au chômage, à l'exclusion...

Certes, on risque d'imposer aux jeunes un nombre d'annuités plus important pour accéder à la retraite et c'est, là, une injustice mais déjà certaines générations entre deux âges seront affectées par ces réformes pleines d'iniquité...


De plus, toutes les générations sont touchées par la crise : le chômage concerne les jeunes, mais aussi des personnes plus âgées....Certains retraités ont des difficultés pour survivre, car leur pension est dérisoire...

Certains sont même contraints d'exercer une nouvelle activité, à l'âge même de la retraite, pour subvenir à leur besoin...

Il est indéniable que la jeunesse est valorisée dans nos sociétés : porteuse d'espoir et de renouveau, il est normal qu'elle le soit mais pour autant, il n'est pas question de dénigrer les gens plus âgés sous prétexte qu'ils ont, parfois, plus de moyens financiers, par exemple.

Encore une fois, opposer les jeunes et les vieux n'a pas de sens parce que les jeunes eux-mêmes sont des vieux en devenir ! Ce sont les mêmes personnes...

Alors ? Parler de gérontocratie ? de juventocratie ? Tout cela n'a pas grand sens....


D'ailleurs, la dernière chanson des Enfoirés a créé une polémique, à ce sujet : accusé d'opposer les jeunes aux vieux, en
diffusant un message paternaliste, ce texte a été jugé insultant pour les nouvelles générations...

Toutes ces polémiques sont inutiles...

En fait, ne l'oublions pas : les gens, quel que soit leur âge, connaissent des difficultés : si les jeunes sont confrontés aux problèmes du chômage, les personnes âgées ne sont pas épargnées par la crise et ses conséquences : oui, toutes ces polémiques sont vaines...

D'autant plus vaines que les gens d'un certain âge sont eux mêmes des parents ou des grands parents : ils se soucient de l'avenir de leurs enfants ou petits enfants : c'est un
e évidence...

Le règne de la jeunesse ou celui de la vieillesse?Le règne de la jeunesse ou celui de la vieillesse?
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