Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 09:19
Le succès de la mode jetable...

La mode jetable, vous connaissez ? Une industrie particulièrement prospère ! J'avoue que je suis moi-même tentée par cette mode facilement accessible, peu chère, et plutôt jolie.

Notre planète est submergée par les vêtements : 56 millions de tonnes sont vendues chaque année ! Une industrie qui a quintuplé en quelques années.

Pourquoi cette progression exponentielle ? Les coûts de production ont chuté et, grâce à la mode jetable, on peut renouveler sans arrêt sa garde-robe.

Il n'est pas rare qu'un consommateur ne porte jamais ou ne porte que très peu un vêtement acheté.

De plus, cette surproduction est toxique pour l'environnement.

 

A l'origine de cette mode jetable, une entreprise : Zara qui appartient au groupe espagnol, Inditex, leader mondial de cette industrie du vêtement.

Inditex possède plusieurs marques : Zara et Zara Home, Pull and Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho et Uterqüe.

Le patron de l'entreprise Amancio Ortega est la 6ème fortune mondiale.

 

Le secret de son succès : Ortega s'inspire des modèles haut de gamme, mais il vend ses vêtements à bas prix. Ainsi une mode élitiste devient accessible à tous.

La marque possède toute la chaîne de production, depuis les usines jusqu'aux boutiques... Ainsi, pas de perte de temps pour produire et vendre...

Une idée marketing de génie ! Les magasins vendent sans cesse des nouveautés, ce qui incite les consommateurs à revenir, une façon d'attirer la clientèle avec des prix peu élevés, afin d'éviter ce que l'on appelle "le remords du consommateur."

Autre idée de génie : Zara ne fait pratiquement pas de publicité, ce qui génère des économies.

 

Dans le passé, la mode obéissait à des critères stricts, elle ne concernait que les élites, désormais, la mode touche tout le monde.

On s'habille en fonction de ce qui nous va et nous plaît. Et grâce à des petits prix, la mode permet d'améliorer l'image de soi.

La mode jetable est, en fait, une copie du luxe à bas prix, avec juste quelques différences, pour que les marques ne soient pas traînées devant les tribunaux.

 

Depuis des décennies, on nous a inoculé le virus de la nouveauté. Pendant des millénaires, les gens vivaient dans la répétition. Désormais, nous sommes des drogués de la nouveauté : la tradition n'est plus légitime.

Pourquoi ? Sans doute, parce que les gens sont tout le temps exposés sur les réseaux sociaux : être bien habillé, c'est être bien accepté.

De plus, les gens ont l'impression de faire des économies en achetant ces produits à bas prix.

 

Les marques font aussi appel à des "influenceuses" avec des applications de shopping qui créent un effet de drogue. Internet devient un grand centre commercial.

Et cette frénésie d'achats touche aussi les hommes, notamment les plus jeunes.

 

La demande explose : les livraisons de ces vêtements représentent 10 % des gaz à effet de serre des transports. L'impact écologique est donc important.

 

De plus, à vêtement jetable, travail jetable : ce business génère légion de travailleur précaires, les livreurs.

Il existe aussi ce que l'on appelle "l'ultra fast fashion" : une industrie qui vend des vêtements encore moins cher et qui s'adresse aux jeunes. Certains vêtements sont vendus à 5 euros, des vêtements tape à l'oeil, vite jetés.

 

Certains de ces vêtements sont fabriqués au Royaume Uni, à Leicester qui est un centre de production de fast fashion : les conditions de travail y sont dignes du tiers monde.

Dans les ateliers de confection, les fenêtres sont obstruées, les locaux ne sont pas chauffés en plein hiver, le travail est très mal rémunéré.

A Leicester, la moitié de la population est d'origine étrangère : c'est une main d'oeuvre fragile, peu éduquée, facilement exploitable. Les journées de travail sont harassantes, interminables, les ouvriers n'ont pas de contrat de travail.

On peut parler d'un véritable esclavage moderne. Les conditions de travail ont favorisé la propagation de l'épidémie de Covid.

 

Il faut savoir aussi que l'industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde après le pétrole.

On présente souvent la viscose, cette soie artificielle, comme un produit écologique issu de la fibre de bois.

Mais c'est une illusion : il faut de nombreux produits chimiques pour transformer le bois en tissu, des produits toxiques, très dangereux , acide sulfurique et CS2.

En Inde, dans la région où sont fabriquées ces fibres synthétiques, les gens sont atteints de symptômes neurologiques graves, cécité, atteintes vasculaires, handicaps, des problèmes de santé liés à la pollution de l'eau.

L'entreprise Birla fournit finalement de l'eau potable aux habitants, car les dirigeants savent qu'ils sont responsables de a pollution.

Mais, pour cultiver, les paysans utilisent encore l'eau polluée des puits. Et comme l'usine donne du travail aux gens, les habitants de la région laissent faire... 

 

Avec la mode jetable,  la demande mondiale de viscose explose.

De plus, la durée de ces vêtements est souvent limitée : les fibres s'abîment vite. Seulement 10 % peuvent être revalorisés.

Est-il possible de freiner la "fast fashion" ? En fait, si l'on arrête d'acheter ce type de vêtements, ce n'est pas une bonne solution pour l'économie.

On ne verra donc pas la fin de la mode jetable !

Encore un problème pour lequel nous n'avons pas de solutions...

 

 

Source :

 

https://www.arte.tv/fr/videos/089135-000-A/fast-fashion-les-dessous-de-la-mode-a-bas-prix/

 

Le succès de la mode jetable...
Partager cet article
Repost0
5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 11:30
Une actualité Martienne...

 

Une actualité Martienne décidément très chargée. Les Emirats arabes unis, puis la Chine ont mis en orbite  des sondes autour de Mars. Et jeudi 18 février, le robot Perseverance, envoyé par la Nasa en juillet dernier, s’y est posé. Il succède notamment à Curiosity et Opportunity. Sa mission : détecter des traces d’une vie antérieure sur cette planète, et en ramener des échantillons sur la nôtre.

Trois missions spatiales ! Compétition oblige !

 

Mais au fait, pourquoi aller sur Mars ? Les scientifiques espèrent y trouver des traces de vie...  y a-t-il eu un jour de la vie sur Mars ? ce qui aiderait peut-être à comprendre comment la vie a pu apparaître.

On veut savoir s'il existe un autre endroit dans l'univers où la vie est apparue.

Est-ce que la terre est unique ou au contraire, est-ce que c'est quelque chose de très banal ? Mars serait peut-être une photographie du passé de la terre.

 

On envisage même un jour d'envoyer des hommes sur Mars : pourra-t-on un jour quitter la terre pour aller vivre sur Mars ? 

Un fantasme !

 

Les Etats -Unis sont le seul pays au monde à consacrer 10 milliards par an pour des vols habités. Ce qui pourrait arriver de dramatique pour eux, c'est qu'il n' y ait plus de programme habité : c'est alors 50 000 emplois qui se retrouveraient au chômage.

Mars permet une vision à long terme...

C'est aussi de la politique : Mars, c'est idéal pour ça.

C'est ce qu'on appelle la culture du rêve, le nouveau rêve américain !

 

Mais si on s'occupait plutôt de préserver notre belle planète ?

Si on arrêtait de la saccager à coups de bulldozers, de projets immobiliers, de polluants de toutes sortes ?

 

Aller vivre sur Mars ? Dans un environnement hostile, comment l'envisager ?

 La température à la surface de Mars peut descendre jusqu'à - 143°C.

"Les humains devront aussi se protéger des rayonnements cosmiques, qui provoquent des cancers. A cause de l'absence de magnétosphère et d'une atmosphère trop ténue, les radiations ne sont pas suffisamment filtrées sur Mars. L'une des solutions consisterait à s'enterrer, littéralement." "À partir de 50 centimètres sous terre, on réduit de moitié les radiations si bien que vivre dans une grotte semble le plus envisageable", estime le Dr Comet.

Il serait donc possible de vivre sur Mars à condition d'être confiné ! Nous en connaissons les difficultés et les contraintes...

 

"Et comment respirer sur Mars ? Là encore, l'atmosphère contient 96% de dioxyde de carbone (CO2) et... seulement 0,13% d'oxygène (O2), contre 21% sur Terre. Il faudra en fabriquer artificiellement. Les scientifiques cherchent une parade. Le prochain rover martien de la Nasa, Mars 2020, embarquera ainsi un instrument, Moxie, susceptible de transformer le CO2 de la planète rouge en O2."

 

Donc, un environnement hostile, une planète totalement inadaptée à l'être humain.

Elon Musk, lui, imagine déjà des vols orbitaux et du tourisme spatial : une mission en orbite autour de la lune est annoncée pour 2023, elle a déjà été réservée par un milliardaire japonais. Elon Musk promet un premier vol habité vers Mars dès 2026 et un million de colons sur la planète rouge d'ici 2050.

 

Un rêve américain !

 

 

Sources :

 

https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/bienvenue-sur-mars_1999735.html

 

https://www.francetvinfo.fr/sciences/mars-curiosity/mars-le-nouveau-terrain-de-jeu-et-de-folie-des-milliardaires_4303633.html

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir-le-debat/c-ce-soir-le-debat-saison-1/2257059-mars-la-possibilite-d-une-vie.html

 

 

Une actualité Martienne...
Partager cet article
Repost0
15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 13:29
Le corps de l'anthropocène...

 

L'anthropocène : que désigne ce nom mystérieux ?

Ce néologisme, construit à partir du grec ancien "ἄνθρωπος, anthropos, être humain" et " καινός, kainos,  nouveau", apparaît au début des années 1990, pour signifier que l'influence des activités humaines sur le système terrestre est désormais prépondérante. 

 

La terre est dégradée, polluée dans toutes ses dimensions : l'air est pollué à cause de l'accumulation de gaz dans l'atmosphère, les glaces polaires sont en train de fondre, on assiste aussi à un effondrement de la biodiversité accéléré par le réchauffement climatique, l'eau, les mers, les océans sont asphyxiés par la pollution.

Ainsi, l'homme détruit son environnement, la planète qui lui permet de vivre. Nos sociétés consuméristes sont à l'origine de cette dégradation.

 

Et on peut remarquer que "cette entrée dans la société consumériste altère aussi profondément les corps et la physiologie des consommateurs."

Nous mangeons de plus en plus de graisses, si bien que l'obésité explose.

"Aux Etats-Unis, en deux siècles, la quantité de graisse ingérée a été multipliée par 5 et celle de sucre par 15 !"

La consommation de viande et de produits laitiers s'est également accélérée.

 

"Une alimentation fortement carnée et sucrée, dominée par des produits transformés si concentrés en calories que le sentiment de satiété en est retardé..."

 

Conséquences : une augmentation des maladies chroniques : cancers, obésité, maladies cardiovasculaires.

La société de consommation pollue l'environnement mais pollue aussi l'être humain lui-même.

 

Que dire de ces substances toxiques introduites dans les aliments ultra-transformés ? Additifs, colorants, substances chimiques de synthèse...

N'oublions pas les résidus de pesticides présents dans nos fruits et nos légumes, car notre agriculture intensive utilise de nombreux polluants qui souillent la terre.

 

Enfin, l'automobile a aussi façonné le corps de l'anthropocène : la motorisation a entraîné une diminution de l'activité physique, l'être humain ne marche plus, il roule...

Et que dire des écrans qui sont venus accroître la sédentarité de l'homme ? Des écrans qui se multiplient et devant lesquels les êtres humains passent de plus en plus de temps.

Ainsi, se modifient la morphologie et la physiologie humaines : plus d’une personne sur quatre dans le monde pourrait être obèse en 2045.

En France, 20 millions de patients souffrent de maladies chroniques, soit un tiers de la population. Ces maladies entraînent souvent une détérioration de la qualité de vie des patients. Elles sont à l'origine de nombreuses complications graves, d'invalidités et de souffrances physiques et morales.

Ainsi, le consumérisme en vient à dégrader non seulement la planète mais aussi les humains eux-mêmes...

Pouvons-nous continuer cette course effrénée qui nous entraîne dans une consommation infinie ?

 

 

 

 

 

Source : L'événement Anthropocène, un livre de Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz

 

 

 

Le corps de l'anthropocène...
Partager cet article
Repost1
8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 12:19
Mais sommes-nous prêts à changer ?

 

La crise que nous vivons est profonde, et difficile : nous devons évoluer, réduire nos impacts sur l'environnement, afin d'atténuer et supprimer les dangers qui nous menacent, le changement climatique, la pollution, les risques de pandémie.

Mais sommes-nous prêts à changer ?

 

Accepterons-nous de renoncer à notre train de vie ? Comment ? Dans quelle mesure ?

Il est relativement facile de prêter attention aux déchets, de les trier, de baisser un peu le chauffage, d'éviter la climatisation en été, de faire le tri des messages électroniques, de supprimer les mails inutiles.

 

Il n'est pas encore dans les habitudes de nombreux Français d'acheter en vrac pour éviter les emballages, d'éviter les modes de transports polluants, de ne plus utiliser certaines applications énergivores, comme Tik Tok, de manger peu de viande et de poissons.

 

Il serait souhaitable de changer de lieu d'habitation pour se rapprocher de son travail, de réduire les trajets de vacances et de loisirs, de supprimer les objets en plastique ou encore de réduire sa consommation d'internet et de produits électroniques.

Mais sommes-nous prêts à le faire ?

 

Beaucoup de nos loisirs sont dédiés aux écrans... Des habitudes sont prises.

Sommes-nous disposés à faire des sacrifices pour préserver notre environnement ?

 

Nous avons bien vu, lors du premier confinement, que la nature reprenait vie, que la pollution avait tendance à disparaître.

C'est bien l'homme et ses activités qui sont à l'origine du changement climatique et des catastrophes qui en découlent.

 

Pour la plupart, nous vivons dans des villes, loin de la nature : nous la connaissons mal.

Qui connaît les différentes espèces d'oiseaux, d'arbres, de fleurs et d'insectes ?

 

L'enseignement n'inclut pas vraiment une formation à l'écologie et au monde de la nature.

Nous avons perdu le contact avec la nature et ses merveilles. La nature nous paraît abstraite.

Il serait utile de renouer ce contact mais la tâche est difficile.

La plupart des adolescents possèdent un portable et ils en usent et en abusent : ils sont souvent fascinés par les écrans, les séries, des jeux vidéos de toutes sortes.

L'éducation, l'enseignement ont un rôle à jouer dans ce domaine : il convient de former les jeunes et de les sensibiliser aux problèmes écologiques.

A chacun aussi de faire des efforts pour réduire les pollutions et apporter sa pierre à l'édifice...

Et vous, quels efforts êtes vous prêts à consentir pour améliorer notre environnement ?

 

 

 

 

Source : Covid, et après ? de Christian Clot

 

Mais sommes-nous prêts à changer ?
Partager cet article
Repost0
4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 12:22
Retour à la normale...

 

Après deux confinements successifs, tout le monde aspire à un retour à la normale, le plus rapidement possible...

Oui, mais c'est quoi un retour à la normale ?

 

Retour de la pollution ? retour des embouteillages ? retour au travail, retour à l'open-space ? Retour de la vie normale, donc...

 

Retour du "métro-boulot-dodo", retour du train-train quotidien, des bonnes vieilles habitudes...

 

Retour des repas dans les fast-foods, retour de la routine, de la vie d'avant, quoi...

 

Vous vous souvenez ? C'était, il n'y a pas si longtemps, avant qu'un virus ne vienne perturber notre vie ordinaire, notre quotidien...

Magasins, restaurants, bars fermés, mesures de distanciation, masques, gel hydroalcoolique, télétravail, toute une façon de vivre bouleversée par le coronavirus.

 

Alors, comment ne pas souhaiter un retour à la normale ?

Un retour au monde d'avant... celui auquel on s'était habitué depuis des lustres...

Un monde pollué, une nature saccagée, des espèces animales menacées en voie de disparition, une mondialisation débridée, une compétition effrénée...

Une éducation sacrifiée, des enseignants dévalorisés, un savoir méprisé...

 

 

Un monde où les salariés déjà accablés de travail sont contraints de travailler toujours plus, toujours plus longtemps...

Un monde où les exclus, les SDF sont de plus en plus nombreux.

Un monde où le chômage est endémique...

Un monde où certains sont de plus en plus riches et d'autres de plus en plus pauvres...

Un monde normal, quoi...

 

Un monde où nous sommes abreuvés de publicités qui nous poussent à consommer toutes sortes de produits...

Un monde où la malbouffe est institutionnalisée, où on nous vend une multitude d'aliments transformés...

Un monde qui favorise la croissance consumériste...

Un monde dans lequel règne un tourisme débridé...

 

Un monde où le réchauffement climatique fait des ravages... un monde où des forêts sont régulièrement dévastées par des incendies...

 

Bref, un retour à la normale...

 

 

 

Retour à la normale...
Partager cet article
Repost0
30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 11:48
Notre horizon : la consommation...

 

 

Par curiosité, je me suis rendue ce samedi 28 novembre dans le centre de ma ville : c'était le premier jour d'ouverture pour les petits commerces, après un mois de confinement.

La principale rue commerçante était envahie de monde : une foule compacte qui investissait les trottoirs, des files d'attente, des voitures coincées dans des embouteillages...

 

Une réussite pour les commerçants privés d'activité lors de deux confinements, une aubaine pour ces gens qui n'avaient qu'une hâte : travailler, ouvrir leur boutique.

L'approche de la fête de Noël est un moment crucial, essentiel pour les petits commerces....

On voyait les gens déambuler dans les rues, portant des paquets, faisant provisions de cadeaux en vue des prochaines festivités...

 

Ainsi, nous sommes voués à une perpétuelle consommation tout au long de l'année, car les fêtes s'enchaînent et nous entraînent dans leur sillage de frénésie consumériste.

Travailler, gagner de l'argent pour consommer... C'est là l'horizon que l'on nous propose...

Dans les supermarchés, les rayons débordent de victuailles de toutes sortes...

Nous sommes invités à la grande goinfrerie de Noël et comme toutes sortes de mets sont accessibles, nous nous laissons tenter : nous vivons dans une société de consommation.

On ne peut y échapper. Qui penserait ne pas fêter Noël ?

 

On le voit bien : quand les commerces ferment, une grande partie de notre société est à l'arrêt.

Ne sommes-nous pas formatés et conditionnés pour consommer ? 

Ne sommes-nous pas formatés par la publicité, par les différents médias qui nous incitent à consommer, et même à surconsommer ?

 

Les produits que nous consommons sont souvent des produits de luxe, du superflu... 

Laissons la parole au philosophe André Comte-Sponville : "Un tel luxe est d'autant plus choquant qu'il constitue, d'évidence, une perversion du message de Noël. Un enfant est né, il y a quelque deux mille ans, pauvre parmi les pauvres, pour célébrer, sans faste ni puissance, l'unique richesse de l'amour. Il fut un temps où on se demandait si le capitalisme était compatible avec cette éthique-là, celle des Evangiles, si le christianisme, en sa pureté, n'était pas une réfutation terrible de ce qui fait vivre nos sociétés. Vieilles lunes, semble-t-il. On se demande maintenant si les Evangiles ne sont pas réfutés plutôt par le capitalisme..."

 

Et nous en oublions souvent tous les plaisirs gratuits que peut nous offrir la nature... Nous en venons même à négliger cette nature, à la malmener, à la polluer, la piller, la saccager pour satisfaire toutes sortes de désirs superflus.

Pourrons-nous sortir de ce système qui nous entraîne inexorablement à notre perte ?

Un système qui détruit la planète sur laquelle nous vivons...

"C'est la nature qu'il faut défendre comme si notre vie en dépendait... parce que c'est le cas..." telle est la phrase de conclusion d'un documentaire diffusé sur ARTE, intitulé "H2O, l'eau, la vie et nous".

Oui, nous dépendons de la nature : il serait temps d'en prendre conscience.

"Une chose est certaine : il est impossible de continuer sur la trajectoire actuelle. Qu'on le veuille ou non, ça ne durera pas. L'inquiétude qui se dessine ici est aussi une chance sans précédent.", écrit Aurélien Barrau, astrophysicien au CNRS, dans son ouvrage intitulé : Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 12:08
Emmanuel Macron : tout pour la 5G !

 

Un réfrigérateur connecté, une cafetière connectée, une multitude d'objets connectés, la voiture autonome : vous en voulez vraiment ? C'est ce que permettra la 5G...

Mais où nous mène cette technologie ?

Aucune étude d'impact environnemental, une nouvelle génération numérique, une antenne 5G  qui consomme trois fois plus qu'une antenne 4G...

 

Et pourtant, Emmanuel Macron s'engage pour le développement de la 5G. "Oui, la France va prendre le tournant de la 5G", a déclaré Emmanuel Macron... Une déclaration qui se veut une réponse à une demande de moratoire formulée la veille par une soixantaine d'élus de gauche et écologistes.

 

 "J’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile ! Je ne crois pas que le modèle Amish permette de régler les défis de l’écologie contemporaine", a déclaré Emmanuel Macron, en référence à cette communauté religieuse qui rejette de nombreuses technologies.

 

Selon le philosophe Dominique Bourg, cette déclaration est d'une stupidité remarquable : "on assiste à la Trumpisation du gouvernement Macron."

"Les data centers et les différents types de terminaux, c'est à peu près 4% de gaz à effets de serre au monde, avec un taux de croissance de 9%.

Ce taux de croissance va être beaucoup plus fort... parler de Amish, c'est faire preuve d'une espèce de grossièreté absolue, dans uns situation où soi-même, on n'a pas exercé son rôle de garant des droits et de la défense de l'intérêt vital des gens. Et cette grossièreté s'ajoute à des grossièretés sociales antérieures.

 

L'attitude anti-environnementale devient une ligne de politique publique."

"Pourtant, le gouvernement a installé un haut conseil pour le climat, a fait de la défense environnementale le combat du siècle, s'est doté d'une stratégie de lutte contre la déforestation importée, et la France a été le premier pays du G7 à transcrire dans ses lois la fermeture des centrales à charbon, la centrale de Fessenheim a été mise à l'arrêt, le projet de l'aéroport de Notre Dame des Landes a été arrêté, etc." , rétorque la journaliste qui interroge Dominique Bourg sur France Culture.

Réponse du philosophe : "C'est une politique à double ressort : d'un côté nous n'ignorons pas le sujet, mais les prises de position sont totalement contradictoires.

Ainsi une tonne de néonicotinoïdes peut tuer cent cinquante mille milliards d'abeilles.

La 5G est un progrès technologique qui va déboucher sur une augmentation de la consommation d'électricité, sur un surcroît d'activité extractive qui est extrêmement destructrice.

L'idée, c'est de rendre obsolète toute une gamme d'objets : on met le climat en danger, pour quoi ? Pour produire des cafetières et des casseroles connectées, pour permettre le développement de la voiture autonome, alors que par rapport à nos villes, on a franchement tout à fait autre chose à faire.

Imaginez que dans la décennie 2040-2050, vous aurez dans les capitales régulièrement des pics de températures qui vont s'échelonner entre 40 et 50 degrés.

Vous pensez que ça va être favorable au shopping des Chinois, et que c'est vraiment la voiture autonome qui va nous sauver ?

Il y a une façon de parler de l'écologie sans en faire.

L'écologie punitive, ce sont les canicules, les sècheresses, ce sont les cyclones, c'est l'effondrement du vivant.

Qu'est ce qui détruit aujourd'hui l'habitabilité de cette planète ? Ce sont nos flux d'énergie et nos flux de matières.

Soit vous voulez contribuer à la baisse de ces flux et vous êtes du côté de l'écologie, soit vous vous y refusez et vous trouvez toutes sortes de paravents pour finalement ne pas agir, et là vous n'êtes pas dans l'écologie.

Toutes les mesures proposées par la convention citoyenne, on les refuse, à commencer par le moratoire sur la 5G."

 

La 5G, c'est aussi un extraordinaire pouvoir potentiel de surveillance.

Big Brother nous menace et nous guette.

Les Chinois nous entraînent dans leur sillage...

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-actu/dominique-bourg

 

Emmanuel Macron : tout pour la 5G !
Partager cet article
Repost0
19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 08:40
L'inconfort du masque...

 

 

C'est l'été : il fait chaud... porter un masque en pleine canicule peut devenir une torture, notamment pour les personnes âgées, les plus fragiles.

Le masque est étouffant, peut donner des nausées, il gêne la respiration.

 

Et puis, on ne peut oublier la contrainte de l'entretien des masques : il faut laver les masques en tissu régulièrement, après un usage de 4 heures, les laver dans des conditions particulières : à 60 degrés pendant 30 minutes... cela demande toute une logistique.

 

Bien sûr, on peut aussi acheter des masques jetables mais on sait que ces masques en plastique sont particulièrement polluants pour la planète : on en retrouve partout, dans les rues, sur les trottoirs, dans les mers, les océans.

De plus, les masques jetables représentent un budget conséquent : c'est un investissement inaccessible pour des gens modestes.

 

Le masque est d'autant plus inconfortable quand on doit le porter dans la rue, alors qu'on est en train de marcher. Au bout d'un certain temps, on étouffe, on s'essouffle.

 

Le masque nous fait vivre aussi dans un monde sans visage qui devient encore plus inhumain et plus impersonnel : plus de sourire, plus d'individualité.

 

Dès la rentrée scolaire qui est proche maintenant, tous les élèves à partir de 11 ans devront porter le masque : on imagine toute une journée passée sous un masque pour des adolescents... une contrainte difficile à respecter !

Il faudra aussi équiper tous les collégiens et les lycéens de masques : ces masques leur seront- ils fournis ?

On le voit : encore beaucoup d'incertitudes à venir...

 

Pourtant, le masque est un des seuls moyens à notre disposition pour nous protéger du virus.

 

Pour l'instant, pas de vaccin : en trouvera-t-on un dans la mesure où le virus peut muter et rendre inefficaces tous les vaccins qui font l'objet de recherches actuelles ? Pour l'instant, pas de remède vraiment efficace contre le coronavirus.

 

Le masque, les gestes barrières, la distanciation sont les seuls moyens de nous protéger du virus : ce sont là des contraintes qui perturbent nos habitudes de vie.

 

Nous sommes pourtant contraints de nous y soumettre afin d'éviter ce qui serait une catastrophe pour la rentrée de septembre : un reconfinement qui serait dommageable pour notre économie et la survie de notre société.

 

 

 

 

 

 

 

L'inconfort du masque...
Partager cet article
Repost1
7 août 2020 5 07 /08 /août /2020 08:55
Peut-on encore voyager ?

 

Sites touristiques envahis par des foules compactes, sites pollués, dégradés, abîmés par un tourisme de masse débridé...

Des effets dévastateurs...

 

Le voyage est devenu une véritable industrie... en France, le tourisme génère de nombreuses activités, des profits conséquents...

Alors, face à la démesure du tourisme, peut-on encore voyager ?

 

Le tourisme avait à l'origine une dimension émancipatrice qui a été très vite rattrapée par la logique du marché, par une logique industrielle qui pose aujourd'hui problème.

Avions, bateaux de croisière, constructions de centres de vacances, d'hôtels, toute une infrastructure consacrée au tourisme... forcément, l'environnement en pâtit.

 


Et quand on voit ces paquebots géants devenus villes flottantes, qui peuvent accueillir 5000 passagers, on prend conscience plus encore de la démesure de nos sociétés.

Une vingtaine de bars et restaurants, un théâtre, un casino, un centre de bien-être, une patinoire, un parc aquatique, un jardin botanique naturel... on se croirait non pas sur un bateau, mais dans une ville construite pour le confort des passagers...

On y perçoit un luxe démesuré, un gigantisme effrayant... les cabines se superposent, créant une impression de vertige.

 

Mais qui peut avoir envie de naviguer sur de telles îles flottantes ?

C'est l'univers de l'artifice par excellence : un monde où les gens se retrouvent entre eux, pour profiter d'un luxe inouï, mais que devient le plaisir du voyage et de la découverte ?

Ces voyageurs modernes ont-ils même l'occasion d'observer les paysages marins, dans la mesure où de nombreux loisirs leur sont proposés ?
 

 

Il existe encore une sorte de narcissisme du voyage que les réseaux sociaux amplifient : "J'ai fait tel pays, j'ai fait la Birmanie, le Pérou, le Srilanka..."

Quel snobisme !

Le voyage est aussi un luxe réservé aux plus riches : il faut avoir du temps, de l'argent. De nombreux Français n'ont pas les moyens de partir en vacances.

Toutefois, le low cost a permis de démocratiser le voyage.

 

Mais, on en prend de plus en plus conscience : le voyage devrait être plus rare et plus précieux, l'industrie touristique doit décroître...

Le voyage devrait commencer, en fait, sur le pas de sa porte : point n'est besoin d'aller loin, on peut découvrir même près de chez soi...

Se mettre à l'écoute de la nature, observer son environnement, apprendre à connaître la campagne environnante, pister les créature fabuleuses, selon l'expression de Baptiste Morizot, c'est à dire "les êtres vivants qui habitent juste à côté de nous, dans les forêts, dans les montagnes, parfois, juste à l'autre bout du jardin."

Commençons par observer tous ces êtres vivants qui nous entourent : les arbres, les oiseaux, les insectes...

Partons à la découverte de notre environnement...

 

 

Source :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-06-juillet-2020

 

 

 

 

 

Peut-on encore voyager ?
Partager cet article
Repost0
19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 10:10
Le tout plastique...

 

Médicaments sous plastique, liquide vaisselle sous emballage plastique, eaux minérales sous plastiques, sodas, produits ménagers, savons, pots de yaourt, shampoing, etc. nous avons opté depuis longtemps pour le tout plastique...

 

Et avec la crise du coronavirus, viennent s'ajouter les masques en plastique, les gants, les flacons de solution hydroalcoolique...

Toujours du plastique...

 

Et on retrouve ce plastique partout dans l'environnement : terrains, mers, océans, rivières pollués...

 

En 2019, il était question de supprimer les plastiques jetables, mais on en est loin.

 

Le Gouvernement s’engageait à sortir d’une société du tout-jetable pour entrer dans celle du réutilisable. Plusieurs textes ont été votés en ce sens ces dernières années. Un exemple concret : depuis 2017, il est interdit de distribuer en caisse des sacs en plastique jetables.

Pourtant, si certaines enseignes utilisent désormais des emballages en carton, on trouve encore des magasins qui distribuent des emballages en plastique.

Le plastique est partout et même là où on l'attend le moins...

 

Ainsi, "selon un rapport publié ce vendredi par la revue Science et repéré par le New York Times, les particules de plastique sont présentes partout sur la planète. Dans leur étude intitulée « Pluie de plastique dans les zones protégées des États-Unis », ils ont en effet pu découvrir que 1 000 tonnes de particules de plastique arrivaient chaque année dans les parcs nationaux et les zones naturelles du pays."

 

"Les chercheurs ont été surpris par l'ampleur de leurs découvertes dans des espaces qu'ils estimaient protégés. Ils ont même recommencé les calculs à plusieurs reprises, craignant d'avoir fait une erreur. Mais, la réalité est pourtant là. Leurs relevés ont été réalisés dans 11 parcs et espaces naturels nationaux des États-Unis. Et, à chaque fois, ces tonnes de particules sont présentes."

"La recherche a montré que plus de cinquante espèces de poissons consomment du plastique dans la mer. Ce n’est pas seulement une mauvaise nouvelle pour eux, mais également pour les populations qui comptent sur le poisson pour subvenir à leurs besoins alimentaires."

 

Le plastique a envahi nos vies et il colonise toute la planète.

 

Que dire de ceux qui jettent négligemment leurs masques sur la voie publique ?

 

Aurélien Barrau, auteur de l'ouvrage "Le plus grand défi de l'humanité" suggère de boycotter les emballages en plastique : mais vu le nombre de ces emballages, c'est souvent mission impossible.

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/environnement/l-inquietant-phenomene-des-pluies-de-plastique-aux-etats-unis-12-06-2020-2379634_1927.php

 

https://theconversation.com/quand-les-anchois-confondent-le-plastique-avec-un-bon-repas-84081

 

 

Le tout plastique...
Partager cet article
Repost0