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15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 08:50
"La croissance perpétuelle devenue une véritable religion"...

 

 Un reportage diffusé lors du journal de 20 heures, sur France 2 mettait en évidence une baisse importante de la consommation pendant la crise du coronavirus...

Le titre en était bien révélateur : les Français ont aussi confiné leur argent...

 

Épargner plutôt que consommer, la tendance a été nette. 55 milliards d'euros ont été mis de coté pendant le confinement, alors que la consommation chutait de plus de 30%.

Une baisse de la consommation qui nuit aux entreprises...

C'est donc une inquiétude... et pourtant, nous sommes entraînés, dans nos sociétés, vers une consommation de plus en plus débridée, une surconsommation qui nous conduit au pire : destruction de la planète, pollution, déforestations, de nombreuses espèces vivantes menacées par les activités humaines.

Faut-il donc miser encore sur un regain de consommation ?

Sans nul doute, c'est dommageable pour la planète : plus nous consommons, plus nous polluons...

Nous ne pouvons plus nous laisser aller à une consommation effrénée...

 

L'astrophysicien Aurélien Barrau nous met en garde contre cette tentation dans son ouvrage intitulé Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité : "Il est essentiel que nous opérions un virage à 180 degrés... on ne peut plus mener une politique qui favorise la croissance consumériste."

 

"Cela revient -littéralement- à se dire que face à un corps drogué et dépendant, nous allons augmenter les doses de substances hallucinogènes et mortifères. Cela peut, un court instant, masquer la pathologie, mais la mort n'en sera que plus rapide et douloureuse."

 

Seulement, voilà, nous sommes toujours à la recherche de la croissance...

Et tout nous incite à consommer à outrance... Comment en sortir ?

Aurélien Barrau propose plusieurs solutions, notamment celle-ci : " Il est clair que dans un marché mondialisé un pays qui prendrait la décision de freiner sa croissance se mettrait en difficulté par rapport à ses voisins. Il sera de la responsabilité des Etats de se mettre d'accord sur un infléchissement mondial, collectif et raisonné. Nos représentants sont précisément là pour gérer ces difficultés autour de la table des négociations. S'ils s'en montrent incapables, ils n'ont aucune utilité fondamentale. Si nous décidons que "c'est impossible", nous choisissons explicitement la mort."

 

Et Aurélien Barrau ajoute ceci :"Tout n'est pas compatible avec tout. Il faut cesser de croire que la lutte contre le dérèglement climatique et la pollution, pour la préservation des espèces et des populations animales, contre la progression rapide de zones humainement "inhabitables" dans beaucoup de pays pauvres est compatible avec une croissance perpétuelle devenue une véritable religion."

De fait, dans les discours politiques, la croissance est sans arrêt présentée comme une priorité et elle passe avant toutes les autres considérations.

 

 

Source : 

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/epargne-les-francais-ont-aussi-confine-leur-argent_4003567.html

 

 

 

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 10:34
Des voitures toujours plus grosses...

 

 

Les constructeurs automobile ont tout faux : nos voitures n'ont cessé de grossir depuis une dizaine d'années... toujours plus longues, plus larges, toujours plus massives, toujours plus lourdes...

Toutes les marques ont migré vers le monde des grosses voitures et comptent dessus pour gagner le plus possible.

 

Or, plus une voiture est grosse, plus elle consomme d'énergie, et plus elle est polluante.

C'est ce que met en évidence le chercheur Aurélien Bigo : les voitures sont souvent surdimensionnées.

En 1960, nos voitures pesaient en moyenne 778 kilos, en 2017, 1262 kilos, soit une prise de poids de 62 % !

 

Plus longues, plus larges, beaucoup plus hautes, les voitures ont gagné en volume, ce qui les a rendues certes plus confortables. Mais elle ont perdu par là même en aérodynamisme : il faut déployer davantage de puissance donc davantage d'énergie pour les faire rouler...

 

Alors que tout nous incite à faire à faire des économies d'énergie afin de préserver la planète, les constructeurs persistent à fabriquer des voitures toujours plus imposantes.

Il est vrai que la mode est au gigantisme...

 

Pourquoi tant de démesure et d'hybris ? Pourquoi fabriquer des voitures toujours plus grosses ?

Malgré ces hausses de dimension, les voitures transportent moins de monde qu'avant... le nombre de places, 5 en moyenne est donc largement surdimensionné pour la majorité des usages.

 

La logique voudrait que les voitures redeviennent plus petites, en commençant par limiter leur puissance...

Mais, on le sait, la devise de notre époque moderne, c'est toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus gros...

C'est absurde...

Plus les voitures sont grosses, plus elles deviennent aussi difficiles à garer dans nos villes encombrées...

 

Mais,  une envie de briller, de dominer s'empare des consommateurs et ils se laissent appâter par ces voitures peu économes, ils se laissent happer par cette démesure.


"Méden agan, rien de trop", disait un proverbe, en grec ancien : les excès sont néfastes, dans tous les cas, et un monde qui privilégie, ainsi, la démesure ne va-t-il pas à sa perte, inéluctablement ?


 


Source :
 

https://www.franceculture.fr/emissions/la-transition/tu-las-vue-ma-grosse-bagnole

 

 

 

Des voitures toujours plus grosses...
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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 11:02
Le covid-19 fait le bonheur des abeilles...

 

 

Les abeilles des Vosges sont en pleine forme. Pierre Stephan, apiculteur en Alsace, a le sourire. En 20 ans, ses abeilles n’ont jamais autant produit de miel. 


Pierre Stephan est apiculteur en Alsace dans le Parc régional des Vosges du Nord. En vingt ans, il n’a jamais connu un début de saison pareil, la production de ses abeilles explose. Selon lui, le confinement y est pour beaucoup. 

 

Outre une météo favorable, la baisse des activités des agriculteurs a réduit les traitements. Ainsi, "tout est calme et moins pollué, les abeilles peuvent butiner sans être dérangées".

Moins de pesticides, moins de polluants, et les abeilles retrouvent forme et santé...

 

Tout le monde a pu le remarquer : en cette période de confinement, la nature a repris ses droits, elle s'épanouit en ce début de printemps.

Les chants des oiseaux se font plus présents dans les jardins. On en aperçoit de plus en plus dans les arbres...

 

Moins de pesticides dans l'air, moins de pollutions sonores... Et la nature revit...

Les abeilles menacées d'extinction retrouvent de la vigueur...


On le sait... les abeilles sont en danger : depuis des années, des colonies entières sont décimées en raison d'une agriculture intensive, de la monoculture, et de l'utilisation de ces pesticides.

Certains miels sont eux-mêmes pollués  et contiennent des résidus dangereux, il est donc urgent d'agir pour interdire ces substances délétères.

Le covid-19 s'est chargé de remettre de l'ordre dans cette utilisation abusive de produits toxiques.

 

Voilà une leçon dont nous devons tirer profit...

 

Sans les abeilles, on le sait, plus de pollinisation, sans les abeilles, un grand nombre de cultures sont vouées à l'extinction pure et simple...

Sans les abeilles, l'homme lui-même est menacé car des équilibres écologiques essentiels sont mis en péril.

Cessons de malmener notre planète, de la polluer dans tous ses espaces : sur terre, dans les mers, les océans.

Notre agriculture doit être plus respectueuse de l'environnement.

 

Les abeilles vont mieux, mais pour autant, les effets du confinement risquent d'être bien éphémères : : les rejets de CO2 sont actuellement en forte baisse. "Le Haut Conseil pour le Climat estime que, depuis le début du confinement, ils ont diminué, en France, d’environ 30%, ce qui est énorme : conséquence directe de la baisse de l’activité économique et des transports."

 

"Mais, ceci n’est qu’une parenthèse, et la plupart des experts anticipent un effet rebond au moment de la reprise des activités, comme cela avait été observé après la crise financière de 2008. Malgré l’épidémie, nous continuons à émettre beaucoup trop de CO2, pour des raisons structurelles, notamment notre dépendance à l’électricité. Même si une plus grande partie de la population mondiale travaille à domicile, les gens ont toujours besoin du réseau électrique pour s’éclairer, se connecter à l’internet, pour se chauffer."


 

Sources :

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/apiculteur-alsace-20-ans-pierre-stephan-temoigne-mes-abeilles-n-ont-jamais-produit-autant-miel-1819660.html

 

https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/baisse-des-emissions-de-co2-tout-ca-pour-ca

 

 

 

 

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 08:56
La terre ne nous appartient pas...

 

C'est l'écrivain Kamel Daoud, interrogé lors de l'émission La grande Librairie, qui a fait cette belle déclaration emplie de sagesse :

"Le virus nous ramène à notre condition humaine... nous sommes une espèce menacée, cela nous oblige à penser notre condition humaine, et pas seulement notre condition nationale ou notre condition ethnique ou religieuse... La peste est là, à nouveau. Le confinement est une fulgurante rétractation de l'humanité : nous sommes interdits de l'espace.

 

Nous avons subi plusieurs secousses : nous avons été dégagés de l'idée que nous sommes le centre de l'univers, puis dégagés de l'idée que nous sommes le centre de la terre, et maintenant, nous sommes reclus dans nos espaces, la terre ne nous appartient pas... nous ne sommes pas propriétaires du monde, même l'idée d'appréhender, de saisir, de toucher se trouve remise en cause : nous ne pouvons plus toucher les choses de la même manière, après cette épidémie, la notion même de s'approprier en touchant est remise en cause.

 

Nous sommes dans une phase de dépossession qui doit nous pousser à la réflexion."

 

"A quelque chose, malheur est bon", dit le proverbe.

 

Nous devons sans doute repenser notre rapport à la terre, et à tous les êtres vivants qui la peuplent. Nous ne sommes pas les maîtres du monde, nous ne sommes pas des dieux.

 

Ne sommes-nous pas dans l'hybris quand nous épuisons notre planète et toutes ses ressources ?

Nous avons oublié que nous nous devons de respecter la nature : les anciens Grecs l'avaient bien compris, eux qui voyaient dans chaque plante, dans chaque arbre, dans chaque fleuve, dans chaque source la présence du divin.

 

L’homme d’aujourd’hui perd de plus en plus le contact avec la nature et ses trésors : il est entouré d’objets comme le portable, la tablette, l’e-book et il en oublierait presque les réalités qui l’entourent…

Il faudrait presque réapprendre à l’humain le monde et ses richesse infinies.

 

Pollutions, dévastations de forêts, pesticides, notre planète est exsangue : nous consommons trop, nous gaspillons, nous jetons sans arrêt, et nous épuisons la terre qui nous abrite.

Nous sommes sans cesse à la poursuite de la croissance, comme si nous pouvions croître indéfiniment sur une planète limitée.

Croissance, compétition, tels sont les maîtres mots de notre monde voué à l'économie.

 

D'ailleurs, les hommes politiques ont-ils encore un quelconque pouvoir ?

Ce sont les marchés qui font la loi...

Ainsi, c'est un homme d'affaires, un homme d'argent qui est arrivé au pouvoir aux Etats-Unis : Donald Trump. On en voit les résultats désastreux.

Saurons-nous vraiment tirer les leçons de cette crise inédite ? Saurons-nous ralentir et ne plus nous vouer à l'argent et à la croissance ?

 

 

 

 

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 09:05
Liberté, liberté chérie... vraiment ?

 

Liberté, égalité, fraternité, telle est la devise de notre République, Liberté en tête...

Et nous la chérissons notre liberté... et pourtant, n'y avons nous pas renoncé par bien des aspects ?

Evidemment, la crise du coronavirus, le confinement restreignent fortement nos libertés de circuler, de vivre à l'air libre, de sortir...

 

Mais, de fait, nous sommes de plus en plus soumis et dociles face à une société de consommation qui nous intime l'ordre de produire, d'acheter, d'être performants, efficaces...

Comme l'écrit si bien Michel Erman, notre "idée de la liberté n'est qu'un vernis convenu"..

Nous nous soumettons à un ultra-libéralisme qui nous conduit au pire : destruction de la planète, surconsommation, gaspillages en tous genres, pollutions...

 

Nous suivons le mouvement perpétuel d'une société qui nous invite aux changements permanents : réformes de retraites, réformes de l'enseignement qui se succèdent au fil des gouvernements qui parviennent au pouvoir...

Reconversions dans le monde du travail, etc.

De plus, nous nous soumettons volontiers à toutes sortes de distractions diffusées par les médias, nous nous laissons séduire par un "despotisme doux", selon l'expression de Michel Erman.

 

Et de citer Tocqueville qui "dans son ouvrage intitulé "De la démocratie en Amérique", se demandait quelle forme douce prendrait le despotisme dans les temps modernes avec un pouvoir qui se contenterait de veiller sur le sort des gens, de les protéger, d'assurer leurs besoins, de faciliter leurs plaisirs afin de leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre."

C'est ainsi que l'individu consent à sa soumission.

 

Et avec la crise que nous vivons, la peur de la contagion, la terreur suscitée par cet ennemi invisible qu'est le coronavirus sont de nature à nous faire accepter une surveillance de masse dans un souci de protection.

 

La santé n'est-elle pas notre bien le plus précieux ?

Les mesures de confinement prises par les gouvernements sont évidemment indispensables, quand on voit les ravages produits par le virus.

 

Mais, on voit bien que cette chasse au virus nous conduit à perdre toutes nos libertés : on peut évidemment espérer que ces mesures de restriction des libertés seront provisoires.

Mais qu'adviendra-t-il ensuite ?

 

Le virus va-t-il persister ? D'autres virus peuvent-ils émerger ? Peut-on les stopper ?

On peut craindre des restrictions de liberté que nous accepterons pour préserver la santé de ceux que nous aimons, et notre propre santé.

Nous perdrons alors totalement cette chère liberté qui est bien "le sel de la vie".

 

 

 

 

 

 

Liberté, liberté chérie... vraiment ?
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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 11:49
Coronavirus : le rebond sera terrible...

 

 

Nous constatons tous les effets bénéfiques de la crise du coronavirus sur l'environnement :  réduction conséquente de la pollution et des gaz à effet de serre...

Dans nos villes, soudain, voilà que l'air est plus pur, avec moins de polluants, moins de particules fines.

 

Le taux de monoxyde de carbone a par exemple dégringolé de 10 à 45% de Wuhan à Beijing. On sait que la Chine connaît, en temps ordinaire, des épisodes massifs de pollution...


La capitale chinoise a souvent des allures fantomatiques noyée par des brumes épaisses, tenaces, étouffantes. Une ville entière submergée par la pollution, où on ne peut plus respirer, circuler sans danger...

 Les images sont terrifiantes : on se croirait dans un film de science fiction mais c'est pourtant bien la réalité : d' épais brouillards de fumées, une atmosphère d'apocalypse... Une impression étrange d'une ville sous une ouate de brume, des images troubles, un monde irréel...

 

Alors, bien sûr, depuis les mesures de confinement prises par le gouvernement, la situation s'est nettement améliorée.

 

Mais il faut craindre les effets redoutables du rebond économique... une fois que la crise sera passée, tous les pays, la Chine en tête,  vont se lancer dans une reconquête des marchés, ils vont vouloir dynamiser et relancer leur économie pour compenser les effets de la crise.

 

Déjà, la Chine se remet à fabriquer des millions de masques, pour répondre à la demande mondiale.

 

La tentation sera grande pour les autres pays de faire de la surenchère économique. Et quand les industries, les activités vont repartir à plein pot, il faut craindre un rebond de la crise écologique.

Il faut craindre, avec le redémarrage de l'économie, un retour de la pollution, une reprise massive des émissions de nos rejets de CO2.

 

Saurons-nous tirer des leçons de cette crise du coronavirus ? Alors que la planète est exsangue, alors que le réchauffement climatique est une menace pour toute l'humanité, saurons-nous prendre les mesures nécessaires pour sauver la planète, pour préserver la faune et la flore qui en font toute la diversité et la richesse ?

Rien n'est moins sûr. 

Le rebond qui va suivre risque d'être terrible.

 

 

 

Source :

 

https://www.france24.com/fr/20200319-ce-qu-on-fait-pour-le-coronavirus-c-est-deux-ans-de-financement-climat

 

 

Coronavirus : le rebond sera terrible...
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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 11:16
Au fil de l'eau : une ressource qui s'épuise...

 

Dans le cadre de la Semaine de la langue française et de la Francophonie... du 14 au 22 mars 2020... Dis-moi dix mots : au fil de l'eau...

 

La magie de l'eau ! Sa fluidité, ses transparences, ses mystères, les symboles qu'elle représente : la vie, la pureté, la fraîcheur...

 

L'eau peut être fontaine, source, rivière, fleuve, torrent, lac, mer, océan, pluie, rosée du matin...

 

Que de mots sont associés à l'eau ! Des mots anciens car l'eau est à l'origine de la vie et elle a toujours accompagné l'homme...

 

On admire depuis toujours sa fluidité : venu du latin "fluo" et plus anciennement du grec φλύω, le mot restitue bien avec sa fricative initiale cette caractéristique de l'eau, un radical que l'on retrouve dans le nom "le fleuve".

 

On est parfois surpris par une "ondée" : une pluie soudaine, souvent bienvenue et bienveillante... Là encore, le mot remonte au latin "unda", et plus anciennement au grec "ὕδωρ"... L'ondée rafraîchissante embellit les jardins, magnifie les fleurs, régénère les arbres...

 

Et l'eau ruisselle, se répand, devient petits ruisseaux ondulants... des mots anciens, venus du latin populaire rivuscellus, diminutif de rivus "petit cours d’eau", "rivière".

 

L'eau est encore si bienveillante quand elle fait naître des "oasis" dans un désert hostile... l'oasis, lieu de verdure aux palmes alanguies nous fait rêver... le mot nous promet une halte reposante, emplie de fraîcheur, de luxuriance...

Ce mot venu du grec"ὄασις" a, aussi, des origines égyptiennes : issu de langues anciennes, il revêt un caractère mystérieux, étrange, d'autant que ce nom est resté intact au fil des siècles.

 

L'eau peut aussi devenir "mangrove", formation végétale caractéristique des littoraux marins tropicaux, où dominent les palétuviers...

La mangrove joue un rôle écologique essentiel dans la conservation des littoraux tropicaux. ... La mangrove abrite une grande biodiversité animale. Certains poissons viennent s'y reproduire, d'autres y assurent leur croissance.

 

L'eau peut se faire aussi oeuvre d'art, elle permet de dessiner des "aquarelles", peintures légères sur papier avec des couleurs transparentes délayées dans de l'eau... des paysages, des arbres, des portraits naissent alors sous la main experte des artistes...

On reconnaît immédiatement l'ancienneté du mot : il vient bien sûr du latin "aqua"... un radical que l'on retrouve dans les termes "aqueduc, aquarium, aquatique."

 

Plus étrange encore, pour les Belges, l'eau peut être "spitante", chez nous elle serait plutôt pétillante... Et quelle agréable sensation procure cette eau pétillante au plus fort de la chaleur de l'été ! Elle stimule les papilles...

 

Mais l'eau peut soudain devenir turbulente, terrifiante quand tumultueuse, elle "engloutit" des rues, quand elle se fait torrentielle et qu'elle inonde des paysages entiers.

Et voici encore un mot ancien puisqu 'il est issu du verbe latin "inglutire", "avaler gloutonnement, faire disparaître dans un gouffre."

Quel verbe expressif dans ses sonorités de consonnes : gutturale "gu", dentale "t"!

 

Et parfois plus rien n'empêche le passage de l'eau, elle s'emporte et emporte tout sur son passage : alors, tout s'en va à vau-l'eau...

Ce nom "eau" a lui-même des origines anciennes puisqu'il est issu à nouveau du latin "aqua", par une dérivation populaire : "aqua" est devenu au XIe siècle egua et ewe, au XIIe siècle aive, aigue, eve puis eaue.

 

Enfin, on ne peut oublier la chanson de l'eau, ses murmures, ses bruissements, ses glouglous... ou encore le bruit d'un corps ou d'un objet qui tombe dans l'eau : "Plouf !", une onomatopée sympathique... 

 

Hélas, l'eau est devenue une ressource menacée : pollution, surexploitation, gaspillages, prélèvement des eaux souterraines, agriculture intensive. Un million de personnes meurent chaque année de maladies liées au manque d'eau potable et c'est la mauvaise gestion humaine de l'eau qui en est la cause.

 

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots-au-fil-de-leau

 

 

Les dix mots :

 

aquarelle (nom)
à vau-l'eau (adv.)
engloutir (v.)
fluide (adj.)
mangrove (nom)
oasis (nom)
ondée (nom)
plouf (interj.)
ruisseler (v.)
spitant (adj.)

 

 

Au fil de l'eau : une ressource qui s'épuise...
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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 09:48
Nous avons déclaré la guerre à la planète... nous dit Jean-Claude Carrière...

 

"Nous avons déclaré la guerre à la planète...", écrit Jean-Claude Carrière dans un de ses ouvrages...

Et on peut constater toute la vérité de cette affirmation...

 

L'homme n'a cessé de croître, de se développer, de se multiplier sur la terre : il n'a pas hésité à dévaster des forêts, à coloniser des territoires, à s'en emparer, à bétonner, à polluer la planète.

 

On assiste ainsi à une extinction de certaines espèces animales : la nature dépérit en raison de la présence même de l'homme sur terre, la nature recule, s'efface, est anéantie.

 

C'est une guerre inlassable qui est menée par l'homme, une guerre qui ne cesse de s'aggraver : insecticides, pesticides, épandage de produits toxiques, massacre d'animaux sauvages...

 

Et la nature n'est-elle pas en train de se retourner contre nous ?

On le voit avec le nouveau coronavirus qui a commencé à se développer en Chine.

Le Pangolin, ce drôle d'animal à écailles serait à l'origine de l'épidémie mondiale de coronavirus. 

C'est l'espèce la plus braconnée au monde, beaucoup plus que les éléphants et les rhinocéros : 100.000 pangolins sont abattus chaque année. 

C'est en principe un animal protégé, car il est classé dans les espèces menacées, et même en voie d'extinction en Chine, mais il n'y a pas beaucoup de contrôles et le commerce pourtant illégal rapporte beaucoup d'argent aux trafiquants. On le tue pour sa viande, mais aussi pour ses écailles et ses os qui auraient des vertus médicinales.

 

Ainsi, à force d'anéantir la nature, nous mettons en danger notre propre existence.

Ce coronavirus qui circule si vite, qui se répand, n'est-ce pas une réponse de la nature à notre hybris, à notre démesure, à nos prétentions de vouloir dominer le monde ?

N'est-ce pas là un avertissement ou pire, le début de la fin pour l'être humain ?

On sait aussi que le gouvernement chinois ne s'embarrasse guère des problèmes de pollution : de nombreuses villes chinoises sont noyées sous un brouillard de polluants...

"Nous sommes allés si loin que bientôt, tout retour en arrière nous apparaîtra sans doute impossible. Car dans le domaine nucléaire aussi bien que dans celui des pesticides et insecticides, nous avons perdu tout contrôle...", écrit Jean-Claude Carrière.

 

L'homme victime de sa propre expansion, de sa démesure, risque de payer le prix fort : il court ainsi à sa propre perte.

Est-il encore temps de réagir et d'inverser la tendance ?

 

 

 

 

Nous avons déclaré la guerre à la planète... nous dit Jean-Claude Carrière...
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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 13:55
Redonner sa voix à une momie : quelle absurdité !

 

 

Des chercheurs ont réussi l'exploit de reproduire l'empreinte vocale d'un prêtre de l'ancienne Egypte, nommé Nesyamun, plus de 3 000 ans après son enterrement à Karnak, explique la BBC. 

 

Une voix qui a traversé les âges, ressuscitée par l'usage des nouvelles technologies. Les Britanniques Daniel Howard, John Schofield et Joann Fletcher des universités de Londres et de York ont réussi à reproduire l'appareil vocal du prêtre Nesyamun, l'une des plus célèbres momies du monde...

 

Oui, mais si on écoute l'enregistrement, on est pour le moins déçu : il ne s'agit que d'une syllabe... On entend un son "ééé..." et c'est tout.

On se dit alors que notre monde se perd dans des recherches stériles et inutiles.

 

Alors que tant de problèmes surgissent sur notre planète, la misère, la faim, les guerres, la pollution, le dérèglement climatique, comment peut-on consacrer du temps et de l'argent à des recherches de ce type ?

Il s'agirait de ressusciter l'histoire ! Mais de qui se moque-t-on ?

Restituer un timbre de voix, ce n'est pas faire un pas vers la connaissance du passé : on ne connaît pas alors les propos du personnage...

Oui, notre monde est fou et absurde : il se perd dans des projets dispendieux, on assiste à une perte des repères.

Les chercheurs espèrent pouvoir recréer ensuite des phrases complètes avec la voix de Nesyamun. 

Et bientôt, sera tourné un film pour mettre en scène le prêtre avec sa voix venue du passé ? Une superproduction hollywoodienne lancée à grands renforts de publicité ?

 

La modernité nous mène vers des incohérences...

L'argent dépensé pour ces recherches serait mieux utilisé au service de l'humanité souffrante.

Assez de gaspillages inutiles ! Assez de vains projets !

 

Notre monde se perd dans la quête de technologies de plus en plus sophistiquées : toujours plus vite, toujours plus innovant, au mépris de l'humain.

La 5G, les hologrammes, la reconnaissance faciale, les enceintes connectées... et puis quoi, encore ?

 

C'est à sauvegarder notre planète qu'il faut s'attacher : elle est menacée par la présence de l'homme qui risque ainsi de s'anéantir lui-même...

 

 

 

https://www.lepoint.fr/sciences-nature/un-prete-momifie-de-l-egypte-ancienne-retrouve-la-voix-24-01-2020-2359401_1924.php

 

 

 

 

Redonner sa voix à une momie : quelle absurdité !
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20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 11:50
Huit milliards d'êtres humains !

 

Bientôt, huit milliards d'êtres humains sur notre planète ! Une planète qui souffre, qui étouffe parce que nous sommes trop nombreux...

La pollution, les ressources qui s'épuisent, le réchauffement climatique, des incendies dévastateurs en Australie...

 

Des espèces qui disparaissent, sécheresse, inondations, tsunamis, montée des océans... les catastrophes se multiplient.

 

Partout, surgissent des problèmes de pollution, pollution des mers, de l'air, de l'eau, de la nourriture. Dans certains pays comme la Chine, la cote d'alerte est atteinte avec de nombreux scandales sanitaires mais d'autres pays ne sont pas épargnés.

 

Notre planète est exsangue : nous consommons trop, nous gaspillons, nous jetons sans arrêt, et nous épuisons la terre qui nous abrite.

Il faudrait sans doute veiller à faire moins d'enfants... car à ce rythme, la planète ne sera bientôt plus vivable...

Si nous ne le faisons pas, notre terre se chargera de faire disparaître une partie de l'humanité.

 La population mondiale ne cesse de croître... et les ressources de la planète ne sont pas illimitées...

"Pour des raisons écologiques, c'est donc toute la démographie humaine qui doit être maîtrisée, et peut-être à court terme plus encore celle du Nord que celle du Sud.", affirme l'essayiste Antoine Buéno.

Mais, on nous vante sans arrêt la croissance et pour doper la croissance, il est bon de faire des enfants...

Il faudrait sans doute changer de discours...

 

Il conviendrait aussi de modifier nos modes de vie : économiser les ressources, arrêter la surconsommation, respecter l'environnement...

Mais tout cela est-il encore possible quand on voit la course effrénée à la croissance à laquelle se livrent les pays du monde ?

C'est à celui qui exportera le plus de marchandises et de produits, c'est à celui qui affichera le taux de croissance le plus élevé...

La croissance est le credo de toutes nos sociétés...

"La mobilisation environnementale de l'humanité doit marcher sur ses deux jambes : celle de l'économie et celle de la démographie...", conclut Antoine Buéno.

Si nous n'agissons pas dans ce sens, nous courons à la catastrophe.

 

 

 

https://www.lepoint.fr/debats/bonne-nouvelle-pour-la-planete-la-france-fait-moins-d-enfants-18-01-2020-2358470_2.php

 

 

 

 

Huit milliards d'êtres humains !
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