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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 13:04
Mal de pierres de Nicole Garcia : sensibilité, émotion, romanesque...

 


 

Un film, porté par une actrice forte et sensible à la fois, des histoires d'amour passionnées et ardentes, le bonheur à portée de mains que l'on ne voit pas, la dureté de la vie marquée par des épreuves à traverser... on est ému par ce film de Nicole Garcia qui nous raconte une histoire de femme et d'hommes.

 

Marion Cotillard qui incarne le rôle de Gabrielle, l'héroïne du film, nous fait croire à son personnage d'amoureuse rêveuse, qui s'enflamme de passion pour des hommes inaccessibles.

 

On la suit dans sa vie amoureuse, avec tendresse : elle dégage une vérité, tout en incarnant un être romanesque qui veut vivre des passions absolues.

 

En toile de fond, la Provence, ses pins, ses cigales, ses paysages de collines, ses champs de lavande, et puis, bien sûr, la Méditerranée, ses calanques, ses côtes abruptes...

 

La réalisatrice, Nicole Garcia sait incontestablement filmer le sud et les acteurs qu'elle met en scène.

 

Gabrielle, mariée par sa mère à un ouvrier agricole, rêve à d'autres amours...

 

D'abord un professeur qu'elle ne parvient pas à séduire, car il est déjà marié : la sensualité, la violence de la passion s'emparent de l'héroïne qui devient un personnage tragique, accablée par la force de ses émotions et de ses sentiments.

 

Puis, alors que Gabrielle est en cure pour soigner son "mal de pierres", elle rencontre un lieutenant blessé lors de la guerre d'Indochine, un beau ténébreux, et, immanquablement, elle tombe sous son charme.

 

Elle tente de le séduire et encore une fois, cet homme se dérobe à son amour : il sait qu'elle est mariée.

 

Le jeune homme quitte l'établissement de cure, laissant la jeune femme à son désespoir.

Pourtant, on le voit réapparaître, et il finit par céder, lui aussi, à la passion amoureuse.

On est sous le charme de cette barcarolle de Tchaikovski, jouée au piano par André Sauvage, ce beau lieutenant qui fait rêver Gabrielle.

 

La suite du film nous réserve des surprises, un rebondissement final, plein de sensibilités.

Quant au message délivré par ce long métrage de Nicole Garcia, il nous concerne tous : ne cherche-t-on pas sans arrêt un bonheur inaccessible, alors qu'il est là tout proche, à portée de mains ?

 

On peut percevoir d'autres messages, encore : l'amour, le vrai est une acceptation de l'autre, de ses manques, de ses faiblesses.

 

L'humanité des êtres se cache, aussi, parfois sous des apparences frustes et banales.

 

Enfin, Gabrielle, l'héroïne est sans doute marquée par son éducation, le désamour de sa mère.

 

Nicole Garcia a réalisé, là, une oeuvre sensible, humaine, pleine de vérité et de romanesque...

 

Ce film  a été adapté d'un roman italien, Mal di pietre de Milena Agus. 

 

 

 

 

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 11:09
L 'ancien chaudron de l'Estaque...

 

 

 


Les vieux pêcheurs de l'Estaque connaissent ce lieu appelé "le chaudron de l'Estaque"...un ancien atelier qui servait à teindre les filets.

 

Autrefois, ces filets fabriqués en coton, en lin, en chanvre, moisissaient facilement sous l'effet de l'humidité et de la chaleur : il fallait donc les tremper dans des bains d'eau bouillante contenant des écorces de pins et de chênes.

Les palangres, ces petits paniers en coton qui servaient à capturer des poissons, grâce à un système de hameçons, étaient aussi plongés dans ces cuves odorantes.

 

Les chaudrons répandaient des odeurs fortes de bois, de résines, et les rues alentour étaient imprégnées de ces senteurs...

 

On imagine les pêcheurs d'autrefois poussant leurs brouettes remplies de filets pour rejoindre l'atelier, plonger leurs filets dans les cuves, puis les faire sécher... tout un cérémonial, tout un travail qui occupaient les pêcheurs, un ou deux jours de la semaine...

On imagine ce peuple grouillant de pêcheurs s'activant pour rejoindre la teinturerie...

On les entend s'interpeller avec le langage du sud, on les entend évoquer "la teinche", le "rusco"...

On entend leurs mots de pêcheurs : "un jambin, un salabre, un gobi, une esquinade, une arapède, une favouille, un estoquefiche...", des mots pleins de saveur et de pittoresque.

On perçoit leur accent du sud qui fait chanter les mots et les phrases.

 

Le bâtiment où se trouvaient ces ateliers existe toujours : une maison aux volets bleu lavande, au dessus de la grande porte d'entrée on peut lire cette inscription gravée en gros caractères : Prud'homie de pêche, teinturerie...

 

Le chaudron date du 19 ème siècle, une époque où les pêcheurs étaient nombreux à l'Estaque : le petit port vivait de cette activité, et chaque estaquéen de souche a un parent ou un ancêtre qui était pêcheur..

 

Avec l'apparition des filets de pêche en nylon, le chaudron de l'Estaque est devenu obsolète, mais il témoigne d'un temps où la pêche était une activité florissante sur la côte bleue, il montre aussi la rudesse de ce métier : les pêcheurs consacraient leur samedi et leur dimanche à cette activité de teinture, afin de préserver leurs filets qui étaient leur outil de travail...

 

Les filets étaient, aussi, sans cesse ravaudés par les pêcheurs : on les voyait sur le quai ou sur leurs pointus, en train de rafistoler et remailler leurs nasses...

Mon arrière grand-père qui était pêcheur a dû fréquenter, maintes fois, cet atelier de teinturerie au nom magique, située dans une rue appelée autrefois la Montée de la Sardine...

On le voit : à l'Estaque même les rues sont imprégnées de cette mer Méditerranée qui faisait vivre tant de petites gens...

 

Le chaudron qui permettait de rénover les filets était une véritable institution à l'Estaque, un lieu de rencontres des pêcheurs qui venaient de différents ports voisins pour profiter de ces cuves bienfaitrices.

De tels lieux qui témoignent d'une vie passée doivent être préservés : on ne visite pas le chaudron, hélas, mais le bâtiment est classé monument historique et il impose encore par sa large façade aux teintes de lumières...

 

Le chaudron de l'Estaque a perdu sa fonction ancienne mais il laisse dans les mémoires des souvenirs du temps passé, il fait revivre tout un monde d'artisans pêcheurs dont la vie a été rude et difficile...

 

 

 

 

 

 

L 'ancien chaudron de l'Estaque...
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 13:16
La casquettière...

 

 


Il est des boutiques que l'on n'oublie pas, parce qu'elles sont liées à l'enfance, parce qu'elles ont disparu et ont laissé des souvenirs forts dans nos mémoires...

La mercerie où l'on entrait comme dans un sanctuaire, dans le silence feutré des tiroirs qui contenaient toutes sortes de trésors : des bobines de fil, des pelotes de laine, des boutons, de la dentelle....

Le petit vendeur d'esques qui tenait, dans un renfoncement, une minuscule boutique, où l'on pouvait trouver des articles de pêche, des cannes, des hameçons et puis, bien sûr, les "esques", ces vers servant d'appâts, dans le parler marseillais...

Le marchand de vins dont le réduit exhalait de fortes senteurs de tanins...

 

Et puis, il y avait la casquettière ! Le nom, à lui tout seul, était tout un programme : un mot qui claque et résonne d'échos sonores, un mot mystérieux qui pouvait évoquer toutes sortes de découvertes.

Gutturales qui se répondent, voyelles variées, ampleur du mot...

Ce magasin faisait figure, à l'époque, d'une grande modernité : c'était, dans le petit village de l'Estaque, une nouvelle boutique qui attirait tous les regards, une sorte de bazar qui suscitait la convoitise et la curiosité.

 

Pour accéder à la boutique de la casquettière, il fallait franchir des escaliers, et atteindre un niveau supérieur, il fallait s'élever pour rejoindre le seuil du magasin.

Ce sanctuaire se méritait : on pouvait d'abord admirer dans une vitrine placée en hauteur, les marchandises vendues par la casquettière... puis on montait les marches, on se hissait sur des hauteurs, on atteignait un autre monde...

 

On entrait, alors, dans un bric-à-brac d'objets divers : des chaussures, des chaussettes, des casquettes, des chapeaux de toutes sortes, des jouets, des ballons...

A l'intérieur, des senteurs de cuir, de tissu, de cotons...

C'est dans ce sanctuaire que l'on achetait des chaussures...

 

La casquettière, une dame imposante, au verbe haut, nous accueillait de son sourire de commerçante, la vendeuse de casquettes nous faisait essayer des chaussures de la dernière mode...

Le choix était tout de même assez limité dans cette boutique multifonctions d'autrefois.

L'espace était réduit dans cet encombrement d'objets, mais on trouvait son bonheur à un prix relativement modique...

Un miroir à l'antique, une psyché permettait de voir si les chaussures seyaient aux clients et aux clientes... 

 

Ces boutiques d'autrefois ont disparu : le marchand d'esques, la casquettière, le marchand de vin.

La casquettière n'est plus de ce monde : elle a été remplacée par des grandes surfaces ou des supermarchés.

Certaines petites boutiques existent encore, mais elles ont l'air de s'étioler et de s'évanouir peu à peu, face à la concurrence des grands magasins...

On voit leur devanture vieillie, noircie par le temps.

Et on garde un souvenir ému de ces magasins d'autrefois où on connaissait bien les commerçants, où on avait l'impression d'accéder à un autre univers...

 

 


 

Photos : Christelle

La casquettière...
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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 15:55
Les jambins de l'Estaque...

 

 

Le "jambin" : voilà un mot que seuls les gens du sud peuvent connaître,  un terme et un objet d'autrefois utilisé par les "pescadous" ou pêcheurs de l'Estaque.

Avec ce mot, on entre dans le domaine méditerranéen, on côtoie le petit monde des pêcheurs, on entend l'accent savoureux de Marseille.

On entend leurs mots : "le gobi, l'esquinade, l'arapède, le pataclet, les piades, le salabre"...

Le mot "jambin" évoque tout un art de tresser l'osier avec patience : mon grand-père fabriquait, lui-même, ses jambins, ces nasses en joncs, destinées à attirer les poissons et à les capturer : c'était encore l'époque du travail laborieux de tous les petits artisans pêcheurs...

 

On les voyait remailler leurs filets sur le port de l'Estaque, on les voyait confectionner ces pièges à poissons et langoustes que sont les jambins.

Les joncs étaient cueillis, puis séchés et pouvaient être, ensuite, tressés avec soin pour devenir de véritables objets d'art...

Les pêcheurs allaient ramasser, eux-mêmes, les joncs dans la calanque du Jonquier située entre le Rove et Niolon... Dominée par un viaduc à 5 arches, cette calanque offrait un cadre idéal pour la cueillette des joncs...

 

Je revois ces nasses habilement ouvragées par des mains expertes.

Je revois ces entrelacs de mailles, ces objets aux formes rondes, aux teintes de paille.

 

Les jambins étaient remisés dans une cave, et on les voyait luire dans l'ombre, formes apaisantes et douces...

Pour la pêche, ces nasses étaient remplis de pain ou de moules écrasées, les poissons, attirés par cette manne, entraient dans le piège par une ouverture en forme d'entonnoir.

 

Le mot évoque, pour moi, des paysages familiers, le petit port de l'Estaque, grouillant de bateaux, "des bettes et des pointus", comme on les appelle en Provence.

Le mot nous fait sentir des embruns marins, des algues, un air vivifiant.

Aussitôt, surgissent des images marines, la Méditerranée aux reflets flamboyants, des pins qui dévalent les pentes des calanques.

Des rochers abrupts qui s'accrochent sur des ravines... des pins qui se penchent sur la mer.

 

Et puis, bien sûr, une pêche merveilleuse : des langoustes prises au piège, des couleurs étonnantes de roux, des algues accrochées aux bords de la nasse, des poissons aux teintes variées : des fiélas, des murènes, des girelles, aux teintes lumineuses et étincelantes...

Le jambin, mot du sud, avec ses deux voyelles nasalisées, nous fait rêver à des flots ondoyants, à des envolées de vagues.

Le jambin évoque le monde des pêcheurs d'autrefois qui étaient de petits artisans laborieux, des gens simples qui arrivaient à vivre de leur activité de pêche.

 

 

 

 

Chanson : Les pescadous... les paroles 

http://gauterdo.com/ref/pp/pescadous.html

 

 

Les jambins de l'Estaque...
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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 12:26
Le pin qui tourbillonne...

 

 


Le pin immense semble tournoyer sur lui-même : les branches s'arrondissent sur l'azur, elles déroulent des lignes sinueuses et tourmentées.

Le pin dessine des cercles sur l'azur, des tourbillons pleins de charmes...

Le temps est serein, en cette après-midi d'été, mais le vent manifeste sa présence dans les branches de l'arbre.

Le mistral est là, imprimé dans les branches tortueuses du pin...

Le mistral a laissé sa marque et son empreinte sur le grand pin du midi...

Le mistral qui virevolte, qui emporte tout sur son passage a façonné l'arbre, l'a dompté, et lui a donné tant de majesté !


L'arbre tourbillonne comme le vent du midi, l'arbre est une bourrasque de vent qui s'emporte, il danse sur lui-même...

Il rayonne de ses branches qui forment des arabesques.

L'arbre connaît le vent, il a apprivoisé le vent, il devient le vent...


Le pin s'enroule sur le ciel du midi, dans la torpeur de l'été...




 

 

 

Photos : rosemar

Le pin qui tourbillonne...
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 09:44
Une nuit d'été à l'Estaque...

 



Une photo d'autrefois...


C'est la nuit, sur les quais de l'Estaque : on aperçoit, dans le lointain, un fanal, lumière vive qui transperce l'obscurité de la nuit...

Nous marchons sur le quai : ma soeur doit avoir une douzaine d'années, mon frère, quatre ans et moi, deux.

Ma soeur, revêtue d'une robe claire, maintient fermement le bras de mon frère, la mine rebelle, les cheveux blonds et bouclés...

L'air mutin, mon frère a manifestement envie de s'échapper... Un pas devant, je suis là, je montre ma frimousse ronde et je m'aventure à la découverte des mystères de la nuit.

Les yeux grands ouverts, j'explore les alentours, dans une attitude de grande curiosité.

Tandis que ma soeur et mon frère regardent l'objectif, j'inspecte le monde et je le découvre avec avidité....

Seuls mes frère et soeur posent pour la photo, alors que j'observe le paysage.

Bras en avant, poings fermés, je vais seule et je suis à l'affût du monde... La nuit est profonde : nous avons dû assister à quelque fête nocturne sur les quais du port de l'Estaque, soirée festive, joutes provençales.
Nos tenues sont estivales, et nous goûtons au plaisir d'une balade nocturne.

Mon frère débraillé manifeste des envies de liberté tandis que ma soeur le maintient solidement par le bras.

On sent la mer toute proche, les bateaux, le spectacle du port. On perçoit le bonheur de ce moment de détente : les senteurs de la mer, une obscurité bienveillante, la douceur de l'été...

On sent un air de liberté, un épanouissement, un apaisement, tous les plaisirs de l'été...

Un instantané de bonheur, au bord de la mer...


Nos trois silhouettes revêtues de tenues claires ressortent, sur le fond sombre de la nuit. 

Beau tableau de l'enfance, beau moment de loisir et de détente sur le port de l'Estaque...

Belle envie de liberté de mon frère... beau désir, de ma part, de découvrir le monde.

Et ma soeur essaie de contenir le galopin aux cheveux ébouriffés, aux vêtements en bataille, elle l'agrippe par le bras, le maintient contre vents et marées sous sa surveillance...

Prudente tout de même, je m'avance devant eux, avec de grands yeux étonnés et interrogateurs, comme si le monde me tendait les bras.









Photos : Pixabay et Christelle

Une nuit d'été à l'Estaque...
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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 13:44
Pins, cèdres, cyprès...

 

 



Pins, cèdres, cyprès... les formes des arbres s'enchevêtrent dans des fusions de verdures, de teintes sombres, noires, ou d'un vert pastel.

Belle diversité, belle composition de couleurs...


Les cyprès obscurs lancent leurs fuseaux sur l'azur, impérieux, élancés, rectilignes, aux profils de colonnes antiques...


Leurs fûts se hissent sur l'azur et dessinent des pinceaux ténébreux, légers, fuselés...

Les cèdres, eux, vrillent le ciel, en tourbillons de verdure, leurs branches semblent tanguer sur l'horizon...


Tout autour, les pins forment des bouquets arrondis, des panaches moelleux, des embruns de verts clairs.

Tout autour, les pins lancent des envolées, des auréoles de verdures, ils s'emparent du ciel.  

Quelle variété dans les formes, les teintes, les nuances de verts !


Et quelle harmonie dans ce tableau ! Le jardin compose une toile somptueuse de couleurs, des camaïeux de verts si intenses....


 

 


 

 

 

Photo : rosemar

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 15:32
Pinèdes...

 

 

 

 

Les pinèdes du midi font surgir et miroiter toutes les teintes de verts : anis, verts doux ou profonds, verts pâles, noirs, mordorés, verts évanescents... Les arbres tressent des camaïeux infinis de verts....

 

Les pinèdes nous parlent, nous disent toutes les merveilles de l'été : éclats de cigales, chants harmonieux qui s'élèvent vers le ciel, envahissent l'espace, dans un bruissement incessant.

Douceur apaisante de ces voix lumineuses et secrètes !

On devine, sous les branches, ces nymphes de l'été, mystérieuses, aux embruns dorés.

 

Tous les arbres, le ciel, la terre vibrent de ces paroles douces comme le miel, les pins se répondent dans un concert ininterrompu qui rythme les journées et s'attarde parfois jusqu'à la nuit...

 

Des senteurs anisés se répandent dans l'air, des parfums exaltants s'épanchent...

 

Les arbres en corolles font bruisser insensiblement leurs branches...

 

Des vagues légères, des roulis s'en emparent : les arbres respirent doucement de ces ondulations sereines et apaisées.

 

Les aiguilles, comme vernissées, se parent d'éclats lumineux, sur le ciel blanc-bleu de Provence...

Les pinèdes offrent, aussi, leur ombre bienveillante... les cigales, heureuses, lancent leurs chants renouvelés, aux échos sonores si apaisants.

 

Couleurs, éclats de voix, senteurs... les pinèdes du midi nous offrent une plénitude de sensations.

 

Quelle harmonie sous les pins ! Quels éblouissements !

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 08:38
Et par dessus tout ça... l'accent qui se promène...

 



 

Quand un chanteur nous emmène visiter les marchés de Provence, on est sous le charme : on entend, tout d'abord, des sons de fifres et de tambourins provençaux, comme dans une farandole.


Puis, on savoure toute une ambiance : des senteurs de la mer Méditerranée toute proche, des sensations olfactives caractéristiques du midi : "fenouil, melons, céleris", autant de produits du terroir, aux effluves prononcées.

On perçoit, aussi, un air de gaieté avec des "gosses qui dansent", parmi la foule animée.

Le chanteur parle, ensuite, à la première personne, comme dans une confidence : il se définit comme un "voyageur de la nuit", belle expression qui restitue les contraintes d'un métier qui l'ont conduit à visiter de nombreux pays, sans les voir véritablement.

Habilement, Gilbert Bécaud mêle langage poétique et familier dans cette évocation : "Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle, Ai croisé des regards que je ne voyais pas..."

Et le poète exprime le désir de profiter pleinement de ce spectacle d'un marché de Provence, qui offre émerveillements et joie de vivre. 

Le moment où se déroule le marché, est évoqué à deux reprises : "le matin", suggérant un renouveau, un bonheur qui recommence.

Puis, le poète nous fait entendre la voix d'une marchande qui vante ses produits, une façon, encore de restituer toute une ambiance :

"Voici pour cent francs du thym de la garrigue
Un peu de safran et un kilo de figues
Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches
Ou bien d´abricots ?"

Il semble que cette marchande s'adresse à chacun d'entre nous, et l'on retrouve, dans une énumération, des produits provençaux par excellence : le thym associé à la garrigue, le safran, les figues...

Ainsi, le poète nous fait vivre l'ambiance d'un marché de Provence, les parfums, les voix, les rires, les enfants qui dansent...

L'énumération se poursuit avec d'autres ingrédients, tout aussi parfumés : 

"Voici l´estragon et la belle échalote
Le joli poisson de la Marie-Charlotte
Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande
Ou bien quelques œillets ?"

Ce procédé suggère une idée d'abondance et permet de mettre en scène la faconde de la marchande.

Grâce à tous ces mots, on peut, aussi, entendre et savourer des sonorités du midi : "thym, garrigue, estragon, lavande".

Et, c'est, bien sûr, l'occasion d'évoquer l'accent de la Provence qui apporte un supplément d'âme à tout ce spectacle, haut en couleurs et en parfums.

"Et par dessus tout ça on vous donne en étrenne 
L'accent qui se promène et qui n'en finit pas."

Un véritable cadeau, une "étrenne", nous dit le poète : l'accent est même personnifié, ce qui lui donne plus de vivacité et de charme, encore...


Enfin, le chanteur n'oublie pas de faire allusion aux "filles jolies" de Provence :

"Mais il y a, tout au long des marchés de Provence 
Tant de filles jolies, tant de filles jolies..."


Elles aussi participent à la gaieté de ce spectacle puisqu'elles donnent des "idées qui dansent..." Et le poète a hâte de les retrouver, elles qui sont "les filles du soleil", symboles mêmes d'un bonheur rayonnant : on les entend rire, s'interpeller...


La mélodie, tantôt douce ou très rythmée nous entraîne dans une ambiance de fête et nous fait vivre tous les bonheurs d'un marché de Provence : couleurs, senteurs, rires...

Grâce à différents procédés, le poète sait restituer l'accent, la vie, l'atmosphère de ces marchés de Provence, et il nous fait participer à une véritable fête des sens.

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:41
Ciels de ma terre de Provence !

 

 

 

Bleu lavande, bleu vif, bleu outremer, le ciel de Provence s'illumine de ces teintes profondes, de ces bleus céruléens, d'une pureté inouie...

 

Quelques traînées de nuées vaporeuses parsèment, parfois, ce ciel d'azur...

Elles accentuent les couleurs de bleus, les auréolent de lumières.

 

Les cimes des arbres se fondent dans ce bleu intense, créant des harmonies de teintes...

 

Verts des pins et des cèdres sur le ciel bleu de Provence !

 

Champs de lavandes, mer apaisée et lisse, myosotis, iris bleutés, les ciels de Provence font surgir tant d'images !

Agapanthes, ancolies, lacs aux teintes moirées, sources jaillissantes...

 

Ciels à peine laiteux, aux ondoyances légères de nuages, ciels blancs-bleus, ciels aux nuances infinies de bleus !

Ciels de ma terre de Provence !

 

Les paysages célestes se nuancent, au coeur de l'été, de bouffées nuageuses si légères...

Ciels bleus irisés de blancs, ciels aux embruns vaporeux, ciels de l'été si doux et lumineux !

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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