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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 15:32
Pinèdes...

 

 

 

 

Les pinèdes du midi font surgir et miroiter toutes les teintes de verts : anis, verts doux ou profonds, verts pâles, noirs, mordorés, verts évanescents... Les arbres tressent des camaïeux infinis de verts....

 

Les pinèdes nous parlent, nous disent toutes les merveilles de l'été : éclats de cigales, chants harmonieux qui s'élèvent vers le ciel, envahissent l'espace, dans un bruissement incessant.

Douceur apaisante de ces voix lumineuses et secrètes !

On devine, sous les branches, ces nymphes de l'été, mystérieuses, aux embruns dorés.

 

Tous les arbres, le ciel, la terre vibrent de ces paroles douces comme le miel, les pins se répondent dans un concert ininterrompu qui rythme les journées et s'attarde parfois jusqu'à la nuit...

 

Des senteurs anisés se répandent dans l'air, des parfums exaltants s'épanchent...

 

Les arbres en corolles font bruisser insensiblement leurs branches...

 

Des vagues légères, des roulis s'en emparent : les arbres respirent doucement de ces ondulations sereines et apaisées.

 

Les aiguilles, comme vernissées, se parent d'éclats lumineux, sur le ciel blanc-bleu de Provence...

Les pinèdes offrent, aussi, leur ombre bienveillante... les cigales, heureuses, lancent leurs chants renouvelés, aux échos sonores si apaisants.

 

Couleurs, éclats de voix, senteurs... les pinèdes du midi nous offrent une plénitude de sensations.

 

Quelle harmonie sous les pins ! Quels éblouissements !

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 08:38
Et par dessus tout ça... l'accent qui se promène...

 



 

Quand un chanteur nous emmène visiter les marchés de Provence, on est sous le charme : on entend, tout d'abord, des sons de fifres et de tambourins provençaux, comme dans une farandole.


Puis, on savoure toute une ambiance : des senteurs de la mer Méditerranée toute proche, des sensations olfactives caractéristiques du midi : "fenouil, melons, céleris", autant de produits du terroir, aux effluves prononcées.

On perçoit, aussi, un air de gaieté avec des "gosses qui dansent", parmi la foule animée.

Le chanteur parle, ensuite, à la première personne, comme dans une confidence : il se définit comme un "voyageur de la nuit", belle expression qui restitue les contraintes d'un métier qui l'ont conduit à visiter de nombreux pays, sans les voir véritablement.

Habilement, Gilbert Bécaud mêle langage poétique et familier dans cette évocation : "Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle, Ai croisé des regards que je ne voyais pas..."

Et le poète exprime le désir de profiter pleinement de ce spectacle d'un marché de Provence, qui offre émerveillements et joie de vivre. 

Le moment où se déroule le marché, est évoqué à deux reprises : "le matin", suggérant un renouveau, un bonheur qui recommence.

Puis, le poète nous fait entendre la voix d'une marchande qui vante ses produits, une façon, encore de restituer toute une ambiance :

"Voici pour cent francs du thym de la garrigue
Un peu de safran et un kilo de figues
Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches
Ou bien d´abricots ?"

Il semble que cette marchande s'adresse à chacun d'entre nous, et l'on retrouve, dans une énumération, des produits provençaux par excellence : le thym associé à la garrigue, le safran, les figues...

Ainsi, le poète nous fait vivre l'ambiance d'un marché de Provence, les parfums, les voix, les rires, les enfants qui dansent...

L'énumération se poursuit avec d'autres ingrédients, tout aussi parfumés : 

"Voici l´estragon et la belle échalote
Le joli poisson de la Marie-Charlotte
Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande
Ou bien quelques œillets ?"

Ce procédé suggère une idée d'abondance et permet de mettre en scène la faconde de la marchande.

Grâce à tous ces mots, on peut, aussi, entendre et savourer des sonorités du midi : "thym, garrigue, estragon, lavande".

Et, c'est, bien sûr, l'occasion d'évoquer l'accent de la Provence qui apporte un supplément d'âme à tout ce spectacle, haut en couleurs et en parfums.

"Et par dessus tout ça on vous donne en étrenne 
L'accent qui se promène et qui n'en finit pas."

Un véritable cadeau, une "étrenne", nous dit le poète : l'accent est même personnifié, ce qui lui donne plus de vivacité et de charme, encore...


Enfin, le chanteur n'oublie pas de faire allusion aux "filles jolies" de Provence :

"Mais il y a, tout au long des marchés de Provence 
Tant de filles jolies, tant de filles jolies..."


Elles aussi participent à la gaieté de ce spectacle puisqu'elles donnent des "idées qui dansent..." Et le poète a hâte de les retrouver, elles qui sont "les filles du soleil", symboles mêmes d'un bonheur rayonnant : on les entend rire, s'interpeller...


La mélodie, tantôt douce ou très rythmée nous entraîne dans une ambiance de fête et nous fait vivre tous les bonheurs d'un marché de Provence : couleurs, senteurs, rires...

Grâce à différents procédés, le poète sait restituer l'accent, la vie, l'atmosphère de ces marchés de Provence, et il nous fait participer à une véritable fête des sens.

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:41
Ciels de ma terre de Provence !

 

 

 

Bleu lavande, bleu vif, bleu outremer, le ciel de Provence s'illumine de ces teintes profondes, de ces bleus céruléens, d'une pureté inouie...

 

Quelques traînées de nuées vaporeuses parsèment, parfois, ce ciel d'azur...

Elles accentuent les couleurs de bleus, les auréolent de lumières.

 

Les cimes des arbres se fondent dans ce bleu intense, créant des harmonies de teintes...

 

Verts des pins et des cèdres sur le ciel bleu de Provence !

 

Champs de lavandes, mer apaisée et lisse, myosotis, iris bleutés, les ciels de Provence font surgir tant d'images !

Agapanthes, ancolies, lacs aux teintes moirées, sources jaillissantes...

 

Ciels à peine laiteux, aux ondoyances légères de nuages, ciels blancs-bleus, ciels aux nuances infinies de bleus !

Ciels de ma terre de Provence !

 

Les paysages célestes se nuancent, au coeur de l'été, de bouffées nuageuses si légères...

Ciels bleus irisés de blancs, ciels aux embruns vaporeux, ciels de l'été si doux et lumineux !

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 13:14
Cicada, téttix, noms enchanteurs de l'été !

 

 

 

 

Quand reviennent les cigales, l'air s'emplit de douceur, les soleils s'emparent des pins, les cernent, les enveloppent...

 

L'été triomphe et s'impose en souverain : les cigales, divines enchanteresses célèbrent tant de bonheurs retrouvés...

 

Les soleils qui s'attardent, les journées qui s'alanguissent... les ciels bleus d'azur...

 

Les menthes qui exaltent leurs parfums, le thym qui  s'épanouit, la nature qui se gorge de vie...

 

Invisibles, les cigales sont là, pourtant : cachées sous les branches, elles célèbrent l'été, elles susurrent leurs paroles douces comme le miel...

 

Elles disent les senteurs dorées des pins, leurs couleurs de verts, aux nuances variées, elle racontent des brises légères, de subtils balancements de palmes, des ondoiements de vagues dans les calanques....

Elles disent tous les charmes de l'été, des ciels étoilées, des soleils renouvelés.

 

Elles murmurent des vagues redoublées, des embruns, des parfums de sel et d'ambre, elles chuchotent la vie.

 

Leur chant se répercute dans les pins qui se répondent et s'unissent dans un concert incessant.

 

Somptueuses et secrètes cigales !

Cicada, téttix ! Noms enchanteurs de l'été !

 

 

 

 

Le chant des cigales sur ma colline...

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 10:48
Le micocoulier nous ouvre les portes du soleil...

 



Pour le plaisir des mots : le micocoulier !

 

Le mot "micocoulier" évoque immanquablement la Provence, le Sud, avec ses sonorités redondantes, ses voyelles ouvertes et bienveillantes : un mot qui retentit d'échos sonores, un mot qui chante et qui rayonne de lumières...


Labiale "m" à l'initiale, gutturale "c" réitérée, ce nom d'arbre fait rêver à des paysages du sud, à des collines odorantes, des parfums embaumés de thym, de romarin.

Voilà un mot qui rebondit joyeusement, qui étonne par son ampleur, à la fois majestueuse et emplie de simplicité et de bonhomie...

Des feuilles légères, souples, une frondaison ondoyante, une élégance apaisante, le micocoulier se dresse majestueux et imposant.

On aime écouter ce mot qui nous fait entendre le mistral, qui nous murmure la langue du sud, ses rodomontades, ses éclats.

On entend chanter"la farigoule, le fenouil, la tramontane", on voit des "restanques" sous le soleil du midi.

Le micocoulier nous ouvre les portes du soleil, de la lumière, d'une douceur chaleureuse.

Le micocoulier rayonne de ses rondeurs de voyelles "o".

D'ailleurs, l'arbre dessine des frondaisons arrondies, apaisantes.

Avec le micocoulier, toute la Provence surgit : des collines blanches, embrasées de soleil, des paysages familiers, la garrigue, des senteurs de thym, de lavandes...

Des pins, des cèdres, des cyprès, des tilleuls, des arbres solaires, comme le micocoulier...


J'aime ce mot du sud qui restitue un accent, des odeurs, des paysages, des fleurs.

Coquelicots, genêts, mimosas, cytises, éclats de rouges et de xanthes...

Un mot qui fait naître tant d'images, tant de tendresse, tant de souvenirs.

La langue du sud pittoresque, chantante, redondante, des mots du sud aux sonorités évocatrices.

Des mots qui font danser le vent et les arbres, des mots qui éblouissent, des calanques dorées de lumières...

Des ravines qui descendent vers la mer, des cascades de blancs, des pinèdes d'un vert léger...

Le micocoulier, au feuillage volatile et aérien, semble s'évaporer dans le bleu du ciel et dans l'air du midi.

Le micocoulier rayonne de ses feuillages d'un vert tendre et doux.






http://www.lesarbres.fr/micocoulier.html

 

http://rosemar.over-blog.com/article-un-mot-qui-chante-la-farigoule-123681184.html

 

Photo : rosemar

Le micocoulier nous ouvre les portes du soleil...
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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 15:32
Tout le charme d'une chapelle : la colline Saint Jacques, à Cavaillon...

 



La colline Saint Jacques domine la ville de Cavaillon : bloc rocheux calcaire, cette colline abrite une chapelle du XII ème siècle, dans le plus pur style roman...

L'édifice de dimensions modestes, encadré par un cyprès et deux pins nous fait voir une architecture simple, dépouillée, pleine de charmes : trois voûtes sont visibles dans l'entrée dans une harmonie et un équilibre apaisant, la voûte centrale étant plus haute que les deux autres...

Les murs de pierre contribuent à l'allure rustique de l'ensemble...

Le cadre champêtre, la simplicité primitive de l'édifice accentuent l'impression de paix qui se dégage de ce monument religieux.

On est sensible à des contrastes de couleurs : le vert de la végétation fait ressortir la pureté des murs aux teintes d'opale de la chapelle.

La vue que nous offrent les hauteurs de la colline Saint Jacques est magnifique : les toits et les tuiles aux couleurs d'ocre de Cavaillon, le Lubéron, le mont Ventoux, la Durance...

Le panorama permet d'enlacer du regard le paysage environnant, avec ses constructions humaines et une nature intacte.


L'ascension de la colline offre, aussi, de beaux moments de paix : le bloc rocheux se gravit d'abord grâce à des escaliers, puis un chemin pierreux et pentu.


Des oliviers, des chênes, des pins s'accrochent sur la pente, répandant des senteurs enivrantes, des effluves d'une nature sauvage.


On aperçoit d'en bas la chapelle qui domine la colline de son clocher : éclairée par le soleil, les murs de pierre de l'édifice attirent tous les regards et donnent envie d'atteindre ce monument placé en hauteur...

 

Construite au XIIème siècle sur une place forte naturelle,  la chapelle Saint-Jacques est un charmant petit édifice au décor sobre, à l’image des chapelles rurales. Son hôte le plus célèbre fut César de Bus (1544-1607), fondateur d’une congrégation qui se consacra à l’enseignement de la doctrine chrétienne.

La colline, lieu de fondation de la ville, fut d'abord un oppidum gaulois....
 

L'ascension un peu rude pour le souffle promet de belles découvertes...


Et, de fait, quand on arrive au sommet, la vue de la chapelle, son charme pastoral sont comme un éblouissement : on perçoit, là, un bonheur évident, des lignes sans fioritures, un ensemble harmonieux...


Les lumières du couchant contribuent à cette harmonie : elles éclairent l'édifice de douces teintes, le subliment d'éclats pleins de délicatesse...


Les yeux remplis de toutes ces images, nous redescendons la colline, émerveillés, ravis et étonnés par ce lieu rustique empreint de poésie...


    

 

 

 

 

Photos : rosemar

Tout le charme d'une chapelle : la colline Saint Jacques, à Cavaillon...
Tout le charme d'une chapelle : la colline Saint Jacques, à Cavaillon...
Tout le charme d'une chapelle : la colline Saint Jacques, à Cavaillon...
Tout le charme d'une chapelle : la colline Saint Jacques, à Cavaillon...
Tout le charme d'une chapelle : la colline Saint Jacques, à Cavaillon...
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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 11:44
Un poisson pour célébrer le mois d'avril : la sardine de l'Estaque...

 

 


La sardine, poisson méditerranéen aux teintes argentées, brille de tant de reflets miroitants dans l'eau ! Le mot "sardine" ne nous fait-il pas percevoir tous les éclats de ce poisson, grâce à ses sonorités, une douce sifflante "s", une gutturale "r", plus rude, une dentale "d", des consonnes variées et contrastées ?


La sifflante nous laisse entrevoir des teintes chatoyantes de soie moirée, la gutturale peut suggérer toute la force de ces poissons qui vivent en bancs compacts et serrés, la dentale nous montre une brillance éclatante, les teintes argentées de l'animal...


Ce mot très ancien comporte des origines grecques : rien d'étonnant car la sardine est particulièrement présente et abondante en Méditerranée...


Et, comment ne pas apprécier ce mot très ancien qui remonte à la langue grecque ? "
σαρδίνη, sardiné ou sardéné" désignait, en grec ancien, la sardine...


Belle continuité dans le vocabulaire ! Le mot est resté presque intact, avec des sonorités identiques...

Son nom pourrait provenir de la "Sardaigne" car les Grecs avaient remarqué qu'elle abondait dans les eaux qui bordent cette île.

Un nom propre devenu un nom commun, ce phénomène connu s'appelle une antonomase.

Une île qui se transforme en un nom de poisson, voilà une belle métamorphose !

La sardine est, aussi, associée immanquablement, à la ville de Marseille...

Tout le monde connaît cette expression : "La sardine a bouché le vieux port de Marseille", expression populaire, datant du XVIIIe siècle. Les Marseillais ont, ainsi, tendance à exagérer les faits, à gonfler la réalité, à plaisanter, de manière caricaturale... on parle également de galéjades marseillaises... 

J'aime ce mot du sud, "la sardine", un mot qui évoque le port de Marseille, ses soleils, son accent, une voix qui chante...

On entend les poissonnières qui vantent leur marchandise sur les quais du port : "ELLE EST BELLE, MA SARDINE, ELLE EST BELLE !!"

Sur les étals, des soles, de daurades, des rougets, des sardines, des pageots, des loups, des merlans frétillent dans des bacs.

A l'Estaque, autrefois, une rue portait le nom de "Montée de la Sardine", en référence à l'activité principale de pêche de ce petit village, tout proche de Marseille, dont je suis originaire.

La sardine évoque le sud, tout un monde des pêcheurs et de "pescadous" d'autrefois : on entrevoit des bateaux anciens, des "bettes", des filets, des jambins, des cannes à pêche, des salabres, on sent l'air marin, l'odeur des pins de l'Estaque.

On perçoit des odeurs prégnantes de poissons, de sel, on hume le vent de la mer toute proche, on s'imprègne et on s'abreuve de senteurs marines.

La sardine, symbole méditerranéen, nous emporte vers les rivages du sud, vers l'enfance, des calanques boisées, des pins, vers un monde de liberté...


La sardine au corps allongé, pleine d'élégance, aux reflets brillants, s'irise de teintes bleutées, elle est l'image même de la mer, de ses lumières, de ses flots inondés de soleil...


 


    

 

 

 

Illustrations : en haut de l'article auteur : Citron

En bas : auteur : Etrusko25  Creative commons

 

Un poisson pour célébrer le mois d'avril : la sardine de l'Estaque...
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 14:14
Le fada de l'Estaque...

 

 

 

 

Pour qui connaît un peu Marseille, ses habitants et le parler de Provence, le mot "fada" est souvent utilisé, dans le sud, comme un terme à la fois familier et sympathique...

 

Ce mot peut, d'ailleurs, à Marseille ou à l'Estaque, se décliner sous une autre forme : "espèce de fadasse !", pourra-t-on dire, parfois, à quelqu'un qui raconte des bêtises ou des fadaises.

 

Ces termes "fada, fadasse" méritent, comme il se doit, d'être prononcés avec l'accent du cru, en insistant sur la voyelle "a", pour donner encore plus de poids à ces insultes plutôt bienveillantes et même chaleureuses.

 

On peut, aussi, entendre, à Marseille, cette atténuation affectueuse : "fadoli !", et dans ce cas, l'accent se fait plus insistant sur la voyelle "o"...

 

Le "fada", c'est le simple d'esprit, le fou... mais, comme il est d'usage à Marseille, d'exagérer et d'amplifier nombre d'expressions, il ne faut pas vraiment prendre le mot au pied de la lettre.

Il s'agit, en fait, souvent d' une appellation pleine de tendresse...

 

Ce terme pourrait, ainsi provenir du latin "fata", "la déesse de la destinée", à rapprocher du nom de la "fée", issu d'un verbe "for, fari" : "dire, parler", la fée étant celle qui dit et dicte les destins par avance.

 

Le "fada" peut donc désigner celui qui est touché par les fées, à l'origine, un simple d'esprit, celui qui regarde le monde avec un oeil naïf et nouveau.

 

Cette relation avec les fées rend le "fada" plutôt aimable, attirant et sympathique.

 

Le fada sort du lot, il se démarque, c'est un original... "la maison du fada", c'est ainsi que les marseillais ont appelé l'immeuble construit par Le Corbusier, entre 1947 et 1952, un immeuble futuriste, pour l'époque.

 

Les Marseillais et les provençaux cultivent, ainsi, un langage savoureux, des expressions souvent amusantes et pleines de charmes.

"Feignasse, frotadou, balèse, ballèti, bancaou, barjaquer, bisquer, main de pâti, malon", autant de mots savoureux à découvrir...

 

Des mots qui sont, pour moi, des mots d'enfance puisque je suis née à Marseille, plus précisément à l'Estaque, petit port de pêche, si pittoresque, connu de tous.

 

Des mots simples, des mots de tous les jours...

 

Des mots qui rayonnent, qui évoquent le soleil, la lumière, la mer, ses embruns, ses couleurs changeantes et moirées, des paysages du sud, des collines parfumées de thym, des senteurs marines toutes proches...

 

Des mots qui chantent la langue du sud, qui nous font entendre des accents chaleureux, pleins de bonhommie et de tendresse...

 

 

Dans le cadre de la semaine de la langue française...

Ressource :

 

http://dai.ly/x38e1e5

 

 

Le lexique du parler marseillais :

 

http://parler.marseillais.overblog.com/lexique-du-parler-marseillais

 

 

 

 

Photos : Christelle

L'Estaque

L'Estaque

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 12:17
Quelle renommée pour ce savon originaire du sud !

 

 

 


Quelle renommée pour ce savon originaire du sud ! Mais aussi quelle modestie ! Quelle humilité dans les couleurs, les formes !

Le savon de Marseille, si connu, doit sa réputation à ses parfums de nature, de campagne provençale, d'oliviers aux rondeurs apaisantes, d'arbres aux fruits de soleil : la savon de Marseille rayonne d'éclats lumineux, ceux du sud, ceux de la Provence !

Ce savon aux allures rustiques, aux couleurs de vert-bronze, s'épanche, répand une mousse voluptueuse pleine de simplicité, de générosité : nul parfum frelaté, nul colorant dans ce galet aux formes carrées...

Le savon se libère dans l'eau et laisse des traces lumineuses de blanc, il fait la peau douce, légère.

Le savon se marbre de traînées blanches : il se nuance de couleurs claires, d'un vert tendre...

L'odeur rustique nous fait voir des paysages du sud, des mas, des collines couvertes d'oliviers, des champs de lavandes, des thyms parfumés et bleutés !


Ce savon fait surgir, aussi, des images du passé : des lessives d'autrefois, des bains dans une bassine, des cuisines au sol recouvert de tomettes.

Oublions ces savons à la blancheur éclatante, souvent trompeuse, ces savons frelatés pleins de colorants, d'ingrédients chimiques ! Retrouvons le naturel de ces savons d'autrefois !

Le savon de Marseille révèle des couleurs de terre, de campagne, de pinèdes : il fleure bon la nature !

Loin de la sophistication des savons d'aujourd'ui, ce savon-là est authentique par ses teintes brunes, ses senteurs ensoleillées d'olives, ses formes brutes.

Retrouvons cette nature qui nous fait vivre, qui nous nourrit, nous abreuve ! Renonçons à ces savons qui polluent, qui laissent leurs traces, leurs empreintes partout...

L'olive, fruit sacré des dieux, donne à ce savon des senteurs uniques, des couleurs de vert et de bronze...

L'olive fruit du sud, du soleil, lui donne toutes les splendeurs de l'azur.

 

 

 

ATTENTION !

"Il faut savoir qu’il n’existe pas d’appellation contrôlée pour le savon de Marseille. De nombreux savons se prétendent donc être « savon de Marseille » sans en avoir les composants naturels et ses caractéristiques écologiques. Ils peuvent pourtant provenir de Chine, de Turquie etc.


Ceux produits industriellement contiennent des additifs (colorants et parfum) contrairement à ceux produits artisanalement et peuvent donc assécher la peau.


Vous pouvez vous procurer du véritable savon de Marseille dans les savonneries qui continuent à le produire de manière traditionnelle dans des chaudrons : Le Sérail, Le fer à cheval, Marius Fabre et Rampal Latour."


On peut se procurer ces vrais savons sur internet...


 

Un lien utile :

 

http://www.aufeminin.com/soins-corps/savon-de-marseille-s696670.html
 

 

Une pétition : sauvons le savon de Marseille !

 

https://www.change.org/p/sauvons-le-savon-de-marseille

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/bouches-du-rhone/marseille/une-petition-pour-sauver-le-savon-de-marseille-507247.html

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Quelle renommée pour ce savon originaire du sud !
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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 16:38
Un curieux sapin de Noël...

 

 


Noël approche et l'on découvre, avec un bonheur renouvelé, les nouveaux sapins de Noël, dans les magasins, dans les rues.

Certains sont magnifiques et restent dans la tradition de Noël, avec des boules colorées, des étoiles, des guirlandes étincelantes...

D'autres, en revanche, semblent cultiver le mauvais goût et une tendance kitsch assez inquiétante : on y voit de gros papillons bleus, des boules de couleur noire, des guirlandes lumineuses tapageuses.

Des papillons ornés de strass s'étalent sur les branches, avec démesure.

D'énormes papillons bleus sur un arbre de Noël ! Comment ne pas s'en étonner ? 
De telles décorations  peuvent-elles encore faire rêver à la magie de Noël ?

On a tendance, de plus en plus, à vouloir moderniser nos traditions, ou à les oublier.
Pourtant, certaines traditions ne sont-elles pas essentielles ? Elles sont sources de bonheur, et d'harmonie, elles nous relient au passé, à nos parents, nos grands-parents.

Avec de telles décorations, on en vient à oublier ce qui fait la spécificité de Noël, une fête associée à l'hiver, une fête où l'on célèbre un renouveau, un espoir possible.

Le bleu, le noir qui se côtoient donnent un air sinistre à ces nouveaux sapins de Noël...

Oubliées les couleurs vives et chaudes pour ensoleiller l'hiver ! Oubliés les chaussons de Noël suspendus à l'arbre ! Oubliées les étoiles, symboles de la fête de Noël !

Ces sapins synthétiques ornés dans une tendance moderniste sont une façon de renier certaines coutumes essentielles.

J'aime ces traditions qui nous rattachent à notre passé : les crèches provençales en font partie, et dans nombre de foyers, on peut voir cette tradition respectée.

Et là, encore, les santons de Provence, en argile, petites figurines peintes de couleurs nous permettent de rester dans ces traditions.

Pourquoi vouloir innover dans ces usages anciens ? Et surtout, pourquoi tant de clinquant et de mauvais goût ?

Certains aiment tant le bling bling du monde moderne qu'ils en viennent à le transposer partout, en toutes circonstances...

Vive les sapins de Noël d'autrefois, avec leurs décorations de rouge et d'or, leurs guirlandes argentées, leurs bonnes odeurs de bois et de mousses !



 

 

 

Photos : rosemar

Un curieux sapin de Noël...
Un curieux sapin de Noël...
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