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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 17:35

 

 

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L'arc de triomphe que l'on peut admirer sur la place du Clos, à Cavaillon, est de dimensions modestes, mais il révèle tout un art de l'élégance, avec ses représentations de victoires qui encadrent un des deux arcs, en plein cintre.

 

Tenant couronne et palmes, ces victoires symbolisent la puissance de Rome, sa magnificence.

 

Les piliers carrés surmontés de chapiteaux à feuilles d'acanthe sont ornés de motifs de rinceaux et encore, à la base de feuilles d'acanthe.

 

Entouré de cyprès, surplombé par la colline Saint Jacques, ce monument, en plein centre de la ville de Cavaillon, est bien mis en valeur...

Le vert des cyprès côtoie la pierre blanche, contraste de couleurs qui sublime l'architecture simple de cet arc triomphal.

 

Les deux arcs presque identiques, sans doute, à l'origine, se répondent et se reflètent en un ensemble plein d'harmonie.

 

Des décors de rosaces ornent les arcades sous la voûte, formant des motifs délicats, repris plusieurs fois.

 

Aucun gigantisme dans ce monument, mais une simplicité de bon aloi, des motifs de feuillages souples permettent de donner aux piliers une harmonie, un charme, une certaine authenticité.

 

La nature est évoquée maintes fois, avec les rosaces, les feuilles d'acanthe, la couronne de laurier, les rinceaux de feuillages.

 

La pierre, gravée de ces motifs, s'embellit d'arabesques somptueuses, de dessins voluptueux, de volutes harmonieuses.

 

La pierre révèle des décors naturels qui s'enroulent, se déroulent et créent une impression de douceur sur ce monument, destiné, pourtant, à évoquer une victoire guerrière.


On ne peut qu'apprécier ce monument qui sait rester modeste et sobre, dans ses dimensions, et qui reflète un raffinement, un goût, une harmonie dans la construction et l'agencement des motifs.

 

Dorénavant inséré dans la ville de Cavaillon, cet arc avait été enchâssé dans les bâtiments de l'ancien évêché et à moitié enterré, il fut dégagé seulement au 19ème siècle et installé sur la nouvelle place du Clos en 1880.

 

Cet édifice devait, à l'époque romaine, marquer l'entrée du forum.

 

Sans être monumental, cet arc tétrapyle montre un art romain soucieux d'équilibre, d'harmonie, de naturel.

 

 

Dans le cadre des journées du patrimoine... une vidéo filmée par un drone : Terres de Provence :

 

https://vimeo.com/95543044

 

 

 

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 17:31

 

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C'est au coeur même de la Provence, près du massif du Luberon, que l'on peut admirer ce pont venu d'un autre monde...

 

Le pont Julien nous offre le spectacle d'un parfait équilibre et d'une grande ingéniosité architecturale : situé à 5 km au nord de Bonnieux, en Vaucluse, ce pont romain nous permet de contempler sa structure en pierres, constituée de trois arches, l'arche centrale étant plus élevée que celles qui la bordent au nord et au sud ; les piles intermédiaires sont percées de grandes baies cintrées, pour faciliter l'évacuation des eaux, en période de crues.

 

Le pont nous fait voir ses arcades d'ocres, aux teintes variées et nuancées...
 
 Situé sur la via Domitia, voie romaine qui reliait Narbonne à Turin, ce pont doit son nom à la proximité d'Apt, appelée, alors, Colonia Apta Julia.
 
Construit en blocs de calcaire, le pont Julien nous fait admirer ses voûtes, une belle harmonie dans le paysage, au pied de villages pittoresques sur les hauteurs, Bonnieux et Lacoste, dont on aperçoit le somptueux château...
 

Le pont qui enjambe le Calavon, montre ses piles érodées par les eaux du fleuve qui charrie des pierres, des branches et des troncs d'arbres, quand son cours est tumultueux.

 

On peut, d'ailleurs, trouver dans le lit du fleuve, en été, de nombreuses pierres scupltées par l'eau, aux motifs étonnants : striées de rainures, grêlées ou polies par l'eau, avec des tons d'ocres et de roses, ce sont de véritables oeuvres d'art créées par la nature, au fil du fleuve.

 

Le fleuve emporte, aussi, dans son lit des troncs d'arbres, des branches, comme redessinées par le courant : on perçoit les veines rosées ou violacées de certains bois...

 

On voit des formes élancées, des enroulements de racines ou de branches...

 

Les blocs de pierres enchâssés dans le pont sont impressionnants, ils traduisent une majesté, une force, une puissance qui semblent indomptables.

 

Les arbres qui encadrent le pont, accacias, pins, cèdres magnifient le décor : les teintes d'ocre et de roux des pierres sont mises en valeur par la verdure environnante.

 

Le fleuve à sec en été permet de franchir les arcades et d'en percevoir les blocs monumentaux...

Cet ouvrage, battu par les eaux du Calavon, est dans un état de conservation remarquable : datant du premier siècle après J C, il a traversé le temps, symbole de la puissance de l'état romain, de l'ingéniosité de ses constructeurs et artisans.

 

Chef d'oeuvre d'équilibre, de grandeur, plein de magnificence, ce pont mérite d'être préservé comme un témoignage du savoir faire, de l'habileté des anciens romains, ce pont a résisté aux assauts des flots du Calavon, comme il a résisté à l'écoulement des siècles.

 

Ouvrage principal de la Via Domitia, ce pont permettait de relier Rome à ses conquêtes, de nos jours, seuls les piétons et les cyclistes peuvent passer le pont qui est classé monument historique.

 

Situé dans un cadre champêtre, tout près du Lubéron, cet ouvrage antique suscite émerveillements et admiration.

 

 

http://youtu.be/DUtnP_KH40I

 

 http://youtu.be/Fr8dNK4xBfo

 

 http://youtu.be/dApIMjrn2Vg

 

http://youtu.be/qzig0qI7SFg

 

 

 

 

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 17:16

 

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Les fouilles récentes, menées dans le Rhône, ont permis de faire ressurgir tout un pan du passé de la ville d'Arles, colonie romaine fondée par Jules César en 46 avant J. C.

 

Une barge romaine, datant du premier siècle après J C, a été découverte dans le Rhône et reconstituée : ce chaland, de plus de 30 mètres, est exposé dans le musée, avec sa lourde cargaison de pierres. Ces pierres servaient, sans doute, à paver les rues, à construire des maisons, notamment en Camargue. C’est la première fois qu’un bateau d’époque romaine est, ainsi, présenté au public, avec la quasi-totalité de son équipement de bord : de la vaisselle, des outils, du bois de chauffage coupé....

 

Etonnante technique et savoir-faire des charpentiers de l'époque ! On peut, d'ailleurs, voir leurs outils : gros maillets d'une taille impressionnante, pointes, sandales cloutées...

 

Des amphores encadrent la barque de leurs teintes claires et ocrées.

 

On peut admirer différents vestiges dégagés dans le Rhône : un buste de César, d'une étonnante vérité dans l'expression, de nombreux chapiteaux corinthiens, une antéfixe en forme de masque tragique, une statuette d'un captif gaulois en bronze, un relief en bronze doré d'une victoire.

 

On peut s'attarder devant une statue en marbre de Neptune aux cheveux et à la barbe bouclée.

 

Une tête d'Aphrodite attire tout particulièrement l'attention : sur un fond de mur rouge, le marbre blanc laisse voir toute la pureté des traits : des cheveux ondulants encadrent l'ovale du visage. Découverte, plus anciennement, dans les ruines du théâtre antique d'Arles en 1823, cette tête avait d'abord été identifiée comme la représentation de l'impératrice Livie, l'épouse d'Auguste ultérieurement divinisée.

 

Une danseuse ou ménade, sur un bas relief laisse contempler les plis ondoyants de sa tunique, admirable restitution de mouvements.

 

On peut découvrir, aussi, les énormes pieux de fondation du cirque, faits de bois variés : chêne, pin sylvestre, pin parasol.

 

Pour les amateurs d'épigraphie, des stèles funéraires offrent leurs inscriptions à déchiffrer. Mosaïques, sarcophages, maquettes de vaisseaux complètent cet ensemble.

 

On peut, à loisir, observer la minutie des artisans de l'époque : fioles à onguents, amphorisques, poids en forme de bustes, vases à tête humaine, poteries en forme d'oiseaux, toute une collection de lampes à huile aux motifs en reliefs.

Sur un monument funéraire, on peut voir caracoler un cheval de course, crinière au vent.


C'est évidemment le chaland, disposé au centre du musée, imposant et impressionnant, dans ses dimensions, qui attire tous les regards...

 

Il a été reconstitué minutieusement, pièce par pièce, et son état de conservation est remarquable : protégé par les limons du fleuve, ce bateau de commerce nous est parvenu, quasiment intact.

 

On est sensible à l'art et  la technique mis en oeuvre dans la construction de ce navire, on est étonné de l'habileté des artistes qui ont créé tant d'objets raffinés.

 

Les fouilles menées, récemment, dans le Rhône ont été particulièrement fructueuses. Ce musée, aux attraits divers, est l'occasion d'une plongée dans l'antiquité gallo-romaine.

On peut espérer, encore, de nouvelles découvertes de ces trésors de l'époque romaine ! Le fleuve recèle encore bien des mystères et les prochaines fouilles révèleront, sans doute, d'autres aspects passionnants de la civilisation gallo-romaine...

 

http://youtu.be/VO7ysD6NdUY

 

 

 

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 15:15

 

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S'il est un lieu étonnant, plein de légendes, c'est bien le site de Fontaine de Vaucluse : la source mystérieuse naît dans une vallée, au pied des monts du Vaucluse, entre Saumane et Lagnes, tout près de L'Isle Sur La Sorgue...

De grandes falaises de calcaire creusées par les eaux surplombent le site, offrant un cadre impressionnant par ses dimensions : la roche atteint la hauteur de 230 à 240 mètres.

L'étroite vallée ondule entre de hauts rochers aux formes sinueuses, blocs de pierres qui attirent tous les regards.

 

La Fontaine de Vaucluse, la plus importante source de France, donne naissance à la Sorgue qui se divise en plusieurs bras dans la plaine et s'écoule en direction de Saumane et de l'Isle-sur-la-Sorgue.

 

Clarté des eaux, transparence, limpidité, longues algues ondoyantes qui semblent s'animer sous l'action des courants, ce lieu respire la fraîcheur, une sorte d'harmonie de couleurs, de sons, d'odeurs.

 

Le roulis des eaux qui s'écoulent, le vert des arbres et des algues, la couleur blanche des falaises calcaires, les senteurs apaisantes de l'eau de source, tout contribue à cette harmonie...

 

Les algues, en transparence, semblent vivre sous les eaux, agitées d'une perpétuelle ondoyance, elles créent des tableaux qui semblent venus d'un autre monde.

La Fontaine close a inspiré Pétrarque, Chateaubriand et de nombreux romantiques : lieu plein de mystères, de charmes, la Fontaine ne peut laisser indifférents tous ceux qui l'ont visitée...

 

L'eau qui surgit et descend dans la plaine offre sa fraîcheur, sa limpidité, sa voix, son murmure ou ses fracas.

 

Remous, transparences, écumes, l'eau révèle un spectacle fascinant et plein de variétés...

On ne dira jamais assez la fascination du spectacle de l'eau : bruits, éclats, couleurs nuancées de verts, de bleus, d'ocres, de blancs, ondoiements, mouvements recommencés, replis de l'eau, vagues, frémissements...

 

L'eau, sa force, sa puissance ont, d'ailleurs, fourni à ce site des activités et une économie florissante à partir du 16 ème siècle : des moulins à papier ont fait leur apparition et constituèrent le fleuron de l'industrie locale, la papéterie.

On peut voir encore des vestiges de ces grandes roues de moulins à papier, couvertes de mousses et d'algues.

 

Le lieu escarpé entre des falaises montre des rochers en surplomb, un vieux château en ruines, et le site même de la résurgence : une caverne profonde, mystérieuse, aux teintes de bruns et d'ocres.

 

En été, on peut voir une eau stagnante dans le tréfonds de la caverne : les falaises, tout autour, sont grandioses, et permettent d'admirer l'érosion produite par les eaux virevoltantes, au plus fort de la crue...

 

Beau site encore préservé, même si de nombreux touristes le visitent, en été, Fontaine de Vaucluse est un havre de transparence, de clarté des eaux, un monument grandiose creusé par la nature elle-même.

 

Le mystère de cette eau qui surgit des entrailles de la terre a inspiré des poètes, notamment, René Char, dont l'oeuvre est imprégnée de ces lieux où il a vu le jour...

René Char évoque, ainsi, la Sorgue, son cours aventureux qui éveille, en lui, de nombreuses émotions.

 
La rivière est  personnifiée : le poète lui parle, il suggère l'emportement des flots, sources d'inspiration et symboles de vie jaillissante...
 
Voici les premiers vers du poème : 

 

La Sorgue
 
Rivière trop tôt partie, d'une traite, sans compagnon,
Donne aux enfants de mon pays le visage de ta passion.
Rivière où l'éclair finit et où commence ma maison,
Qui roule aux marches d'oubli la rocaille de ma raison.
 
Rivière, en toi terre est frisson, soleil anxiété.
Que chaque pauvre dans sa nuit fasse son pain de ta moisson.
Photos : rosemar
 
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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 17:24

 

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Une photo d'enfance...

 

Je dois avoir 2 ou 3 ans, nous passons des vacances à Cotignac, dans une vieille maison louée par mes grands parents pour l'été.

Dans un cadre champêtre, près d'un olivier centenaire, au tronc noueux, je pose pour la photo, assise sur une balançoire, une poupée est installée sur mes genoux.

 

Tenue légère d'été, short, tricot bariolé à manches courtes, les cheveux bruns agrémentés d'un ruban de couleur claire, je souris timidement à l'objectif.

 

La poupée placée sur mes jambes est, aussi, en équilibre sur la balançoire.

 

Je regarde d'un oeil étonné celui ou celle qui prend la photo, le regard sombre mais souriant.

Tout autour, la campagne environnante déploie ses arbres, deux oliviers tortueux, des herbes hautes, quelques pins dans le lointain...

On entrevoit un paysage sauvage, on perçoit les odeurs de thym de la campagne provençale...

 

Cotignac, c'était le retour à la campagne, c'était le lavoir et ses remous d'eau qui me fascinaient et m'inquiétaient, à la fois.

Cotignac, c'était le calme, la ville oubliée, les nuits étoilées, le charme de la vie d'autrefois.

 

Un monde harmonieux, fait de sérénité, de temps retrouvé pendant les vacances...

C'était les sentiers des collines, des balades dans les environs, des falaises impressionnantes qui surplombent le village, des lieux mystérieux, une redécouverte de la nature. 

C'était toutes les senteurs de la nature provençale : les odeurs de thym, de romarin, la terre couverte d'aiguilles de pins, les oliviers et leurs troncs noueux...

 

C'était l'été, le temps des vacances.

 

La balançoire représentait, pour la petite fille que j'étais alors, une distraction exceptionnelle, d'autant plus exceptionnelle, qu'elle se trouvait dans un cadre champêtre, au milieu des pins, des oliviers, dans un paysage nouveau, sous le chant exacerbé des cigales...

 

Et, n'ayant pas l'habitude de l'objet, j'ai l'air de m'agripper aux cordes, de me tenir solidement des deux mains.

J'essaie de prendre confiance, de me rassurer, de maîtriser mes gestes...

 

Cette belle photo d'enfance, dans un paysage de campagne, fait ressurgir des souvenirs d'autrefois... un bonheur simple, sans artifice, des plaisirs au contact de la nature, des odeurs, des parfums du passé, des émotions, des découvertes... des vacances, sans fioritures, dans un cadre plein de charmes.

 

Le soleil, au fond de la photo, irradie le paysage, tandis que l'ombre des oliviers et des arbres environnants donne fraîcheur et apaisement à l'emplacement de la balançoire : mon sourire traduit un bonheur, une sérénité, une joie de la découverte...

 

 

 

 

 

 

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 16:31

 

 

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Oppède, tel est le nom de ce vieux village de Provence bâti, comme on le faisait, autrefois, sur un éperon rocheux, sur les contreforts du Luberon... Le nom même de ce village évoque ses origines anciennes, puisqu'il est probablement issu du mot latin "oppidum", la place forte.


On aperçoit de loin, sur la hauteur, l'église ancienne rénovée, les ruines d'un château qui date du Moyen Age.

 

Le dédale des rues qui conduit au sommet du village est pittoresque : de vieilles maisons de pierres, des portes aux décors anciens, des poutres, des échauguettes, des voûtes, des gargouilles s'offrent au regard des visiteurs.

 

Les toits de tuiles des habitations font voir des teintes variées d'ocre, de rose, de rouille...

 

La montée vers le village permet de découvrir une multitude d'essences variées : pins, cyprès, cistes, aubépines, genévriers, lauriers tins, acacias... Lors de la promenade, en plein été, l'odeur des pins s'exacerbe et emplit l'air d'une saveur prégnante et enivrante.

 

Dans le lointain, entre deux cyprès, on peut entrevoir le Mont Ventoux et ses sommets enneigés...

 

Lors de l'ascension, on ne peut que s'émerveiller devant ces bâtisses de pierres, aux formes variées, aux portes en bois, voûtées... Les rues pavées à l'ancienne se hissent vers le sommet du village, d'où l'on découvre un ruissellement de cèdres et de pins qui dévalent la colline, dans un murmure incessant de cigales.

 

La vue est vertigineuse, éblouissante, étourdissante : on entre dans un monde nouveau, on est bercé par une vision de bleus et de verts...

 

L'église, Notre-Dame d’Alidon, a traversé les siècles. On ignore la date exacte de la construction de l’église primitive, probablement, vers le Xème ou XIème siècle.
Elle est désignée par le vocable "beata Maria dolidonis", issu de l' adjectif du latin tardif "dolidus"qui signifie douloureux. Notre Dame Dolidon est la Vierge des douleurs, que l'on implorait quand on souffrait moralement ou physiquement.
 
Les ruines du Château médiéval dominent sur le piton. L’édifice révèle quelques pans de murs et n'est plus ouvert à la visite, en raison d'éboulements dangereux.
 
L'histoire de ce village fut tumultueuse : sous l'autorité du Pape, les Oppédois n'en n'apprécièrent pas la lourde fiscalité... Lors du schisme de la papauté, Oppède accueillit l'antipape Benoit XIII, Pedro de Luna, mais ce dernier dut fuir en sautant par une fenêtre du château, pour se réfugier en Espagne. Plus tard, Oppède revint, à nouveau, au Pape de Rome.
 
En 1501, le pape Alexandre VI concéda la seigneurie d'Oppède à l'avignonnais Accurse Maynier, juge-mage de Provence, pour une redevance annuelle de 230 florins. Les Oppédois s'y opposèrent, et n'acceptèrent leur nouveau seigneur qu'en 1511, après la garantie que leurs droits seraient maintenus.
 
C'est son fils Jean Meynier qui s'illustra, tristement, dans le massacre des Vaudois du Luberon, en 1545.
 
Village marqué, autrefois, par des luttes religieuses, des rivalités, Oppède est ,aujourd'hui, un lieu de paix, d'harmonie : les maisons de pierre révèlent tout un art, une élégance, un charme des solides constructions d'autrefois.
 
Village pittoresque perché sur la hauteur, Oppède attire tous les regards : on voit, de loin, les hautes maisons de pierres sèches, le château aux murs délabrés, l'église qui surplombe l'ensemble.
L'épopée des vaudois en vidéo :  
 
 
 
 
 
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Photos : rosemar



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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 17:22

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L'été s'installe, les pins bruissent de bonheur et de quiétude... inondés de soleil, ils s'embrasent de toutes leurs teintes de verts.

 

Les branches hautes dansent, sous la brise légère, les branches ondoyantes forment des houles subtiles... mouvements aériens, vagues vertes aux éclats brillants d'écumes.

 

Des panaches de verts se meuvent, avec élégance, sur le ciel blanc-bleu de l'été...

Des mouvements imperceptibles agitent les branches souples, volatiles... des balancements de palmes forment des ballets lumineux.

 

Les branches ondoient, semblent s'enrouler sur elles-mêmes, deviennent des éventails vernissés.

 

Les couleurs de verts dessinent des ombres, des éclats, des brillances...

Des encorbellements de branches grises s'entourent de doux frémissements. Les aiguilles frissonnent, frisèlent, sous le vent du midi...

 

Leurs couleurs nuancées d'ombres, de clartés, d'écumes forment des aquarelles : noirs, vert amande, vert d'opaline, vert foncé se côtoient dans une harmonie de teintes.

 

Les pignes laissent voir leurs éclats sombres, sur les cimes des arbres, bouquets hérissés sur les houles vertes...

 

Les pins s'irisent de lumières, deviennent flamboyants, sous les soleils redoublés, ils se parent de verts éclatants.

 

Ils éblouissent le ciel, les paysages, de leur glacis verdoyant et lumineux.

 

Ils parfument la terre de leurs odeurs prégnantes, de leurs embruns dorés et veloutés...

 

http://youtu.be/0KQW2YnCUrE

 

http://youtu.be/S-VE-ys8n_c

 

http://youtu.be/Fo0K_n3VLG4

 

 

 

 

 

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 17:25

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On l'appelait pépé, comme on le faisait, autrefois : pépé Déri, diminutif de son prénom Frédéric, un beau prénom qui claque ! 

 

On le voit, sur une photo d'autrefois, assis sur sa barque de pêcheur, à l'Estaque, en train de ravauder ses filets, attentif à sa tâche, pendant que, derrière lui, enfants, nous mimons le salut militaire.

 

Tout autour, des paniers, des sacs, des jambins, des cordages, des rames, tout un attirail de pêcheur...

 

Tout autour, la mer, le port de l'Estaque, une bette dans le lointain, les replis de la mer, la jetée...

 

Le teint basané, les cheveux blancs qui dépassent d'une casquette de marin, de couleur sombre, mon grand-père s'occupe de ses filets, largement étalés sur la barque, il les ravaude, les met en ordre pour la prochaine pêche, travail attentif et patient.

 

Le filet de nylon, d'une blancheur éclatante, et son quadrillage de mailles régulières envahissent l'espace de la barque.

La mer est là, sereine, à peine ridée, tranquille, comme l'est mon grand-père, paisible, aux mouvements calculés et lents.

 

On sent l'odeur de la mer, le sel marin, les senteurs de poissons, de cordages.

 

On perçoit le dur labeur du pêcheur et aussi, le temps qui s'étire, le temps que l'on prend, un certain bonheur de profiter du temps qui passe.

On perçoit le temps d'autrefois, un certain art de vivre, sans se presser.

 

Mon frère et moi, sur le fond du bateau, nous semblons étonnés et émerveillés de ce spectacle de la mer, comme bercés par la barque.

Mon frère avec sa petite casquette de marin semble vouloir imiter mon grand-père, son salut est mal assuré, comme le mien, gestes à peine esquissés...

 

Mon grand-père apparaît comme le maître incontesté de sa barque : assis, impassible, il nous tourne le dos, pris par son travail, l'air sérieux, concentré, alors que nous sourions timidement pour la photo.

 

Le dos penché en avant, les mains rugueuses... on sent, aussi, la lassitude du pêcheur, ses soucis, ses angoisses, l'âge qui pèse, les soucis du lendemain.

 

On entrevoit le dur labeur de l'ouvrier pêcheur qui doit entretenir son bateau, ses outils.

On lit la fatigue, on voit les traits marqués du pêcheur qui travaille au grand air, dans le froid ou sous les soleils accablants de l'été.

 

Le paysage alentour est superbe : la mer redoublée, l'infini des flots, leur murmure, l'eau moirée de mille reflets, le sac et le ressac de la mer...

 

Le paysage impassible nous raconte la nature immuable et les splendeurs renouvelées de la mer...

 

http://youtu.be/P5ItNxpwChE

 

 

 

 

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Photo sous la vidéo : Jean Pierre Bazard  creative commons / Tableaux de Haquette, Maroniez et Cézanne



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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 17:35

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Nous gardons tous des souvenirs des lieux de notre enfance : maison d'autrefois, cuisine, chambre, terrasse...

 

La terrasse, en particulier, est un lieu de découvertes : ouverte sur l'extérieur, elle permet de s'aérer, de goûter l'air du temps, de jouer.

 

La terrasse de notre enfance était une cour rectangulaire, assez pauvre et dénudée, cernée, d'un côté, par un mur gris, couvert de dessins à la craie, de l'autre, par un grillage.

 

Une table en bois, éraflée, avec des abattants, se dressait près du mur, garnie d' un seau et d' un vieux pot de fleurs.

 

Au fond, la porte d'entrée de la maison, mi-bois, mi-vitrage, un rideau de lanières en plastique aux couleurs bariolées, un vieux mur lézardé.

Près de la porte, était disposée une caisse à jouets, sorte de caisson en bois où l'on rangeait des objets divers...

Calés sur le bord, dans un coin, on pouvait voir des rames, un salabre, un parasol... Près de la table une chaise longue en tissu rayé.

 

Aucun luxe, un certain dépouillement dans le décor, une terrasse d'autrefois animée par nos petits jeux d'enfants : la marelle, le hula hoop ou le cerceau, le diabolo, la corde à sauter, des balles, des billes.

 

Ma grande soeur excellait à lancer le diabolo, et à le rattraper, avec habileté, sur le fil en nylon... J'essayais, pour ma part, de faire tourner le hula hoop, autour de ma taille et j'ai dû acquérir, à ce jeu, une certaine souplesse.

 

Des chats peuplaient aussi la terrasse et faisaient toute notre joie : chat tigré, chat grisé et blanc, chat noir.

 

Petits, ils égayaient la terrasse de leurs jeux, de leur mines, de leurs découvertes...

Des chats aux minois inoubliables, charmeurs, tantôt attentifs, tantôt rieurs.

 

La terrasse permettait de prendre le frais, le soir, aux beaux jours, de goûter à la clarté de la lune, de paresser au soleil pendant l'été...

La terrasse nous offrait un havre de paix, à l'abri des regards extérieurs : même pauvre, c'était un luxe ! 

 

On pouvait y faire la lessive en été, étendre du linge : ma mère sortait sa vieille machine à essorer, avec un rouleau où l'on passait le linge.

 

On pouvait, à loisir, toucher l'eau et savourer le bonheur des lessives d'autrefois, en plein air...

 

En été, mes parents installaient une bassine assez grande pour que nous puissions barboter et clapoter dans l'eau.

 

On pouvait s'asseoir sur le pas de la porte, deviser,  observer la rue et ses passants.

 

La terrasse n'était pas un jardin fleuri, verdoyant, c'était, pourtant, une sorte de luxe !

 

La terrasse nous donnait une impression de liberté, d'ouverture, elle nous offrait un cadre extérieur : on y sentait les odeurs marines qui nous parvenaient du petit port de l'Estaque, on y percevait les bruits de la mer...

 

On y ressentait l'air ambré des flots de la Méditerranée toute proche...

 

http://youtu.be/-IRIqII4z_c

 

 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 17:16

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Une photo prise sur la terrasse de la maison de notre enfance...

Mon frère et moi, nous dansons le twist...

 

Petite robe légère de couleur claire, serrée à la taille, le bras tendu vers l'avant, je donne l'impression de suivre le rythme de la musique, mon frère, en short et tricot rayé, fait de même, les bras balancés, les jambes légèrement pliées.

 

En regardant cette photo en noir et blanc, on entend, aussitôt, l'air chaloupé de la musique, on revit une époque, un autre temps, celui d'une certaine envie de liberté.

 

Le soleil projette l'ombre de mon frère sur le sol, et on perçoit le mouvement du bras vers l'avant.

 

C'est l'été, et nous savourons le bonheur d'une danse improvisée, mais nous posons visiblement pour la photo...

 

Concentrés, le visage penché, nous vibrons au rythme de la musique.... Nous twistons à l'unisson, dans une harmonie de gestes.

 

C'est le temps de l'insouciance, de la liberté, du bonheur des vacances... Le décor de la terrasse est ancien, le mur lézardé, le volet en bois entrouvert laisse voir sa vétusté.

 

Nous sommes devant l'entrée de la maison, on voit les lanières du rideau en plastique qui ornent la porte.

 

Nos visages sont cachés et nous donnons vraiment l'impression d'être concentrés sur la danse et la musique...

 

Bel instant de détente et d'harmonie ! Nos gestes sont semblables, l'attitude est la même, ainsi que la posture du corps.

 

La silhouette noire de mon frère, ombre portée sur le sol est comme stylisée, sorte d'ombre chinoise qui symbolise bien le twist...

 

On vit la musique, l'instant présent.

Avec cette photo, toute une époque ressurgit... Le twist, c'était une certaine émancipation dans les mouvements, une jeunesse qui se délivrait du carcan des contraintes, un déchaînement de gestes parfois, une joie débordante... une façon de conquérir le monde...

 

C'était aussi une danse accessible à tous : tout le monde pouvait danser le twist, sans même l'avoir appris... simplicité, rythme endiablé, liberté, audace, tout favorisait le succès de cette danse.

 

Une absence de contraintes étonnante, le bonheur de bouger, gesticuler avec aisance...

Toute une époque !

 

C'était une envie de se libérer qui était, sans nul doute, bénéfique dans une société trop sclérosée, régie par des règles trop contraignantes...

Le fait est que la libération s'est poursuivie et a atteint parfois ses limites dans le monde actuel.

 

Le twist a marqué une époque, une génération, il reste comme une étape essentielle dans le déroulement du temps.

 

Et cette photo reste, bien qu'elle soit figée, comme un instantané de vie, de mouvements, de liberté, de bonheur...

 

http://youtu.be/KxQZQ86jJHg

 

http://youtu.be/BqvUkmnDVkM

 

http://youtu.be/eZkC9KC_QwQ

 

 

 

 

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Photo1349

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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