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13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 09:56
Macron : l'enseignement sur le modèle de l'entreprise...

 

Nous connaissons les hôpitaux gérés comme des entreprises, nous avons vu les EHPAD gérés comme des entreprises... 

Quel fiasco ! L'hôpital en détresse face à la crise du Covid, les EHPAD devenus des mouroirs où l'on maltraite les vieux...

A l'hôpital, désormais, les infirmiers sont autorisés à travailler 60 heures par semaine ! Est-ce bien prudent pour le personnel comme pour les patients ?

Et voici que l'on nous promet une conception de l'enseignement inspirée du monde de l'entreprise !

Pour Emmanuel Macron, il convient de renforcer l’autonomie des établissements, avec la possibilité pour les directeurs "de récuser des profils (d’enseignants) et de participer à la décision d’en recruter d’autres."

 "Nous sommes face à l’abandon du modèle républicain au profit d’un modèle entrepreneurial à l’anglo-saxonne", a dénoncé auprès de Public Sénat Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, également vice-président de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication. Cet élu pointe la mise en place d’une logique comptable déterminée par des facteurs de rentabilité. "On tend à faire du chef d’établissement un chef d’entreprise, puisqu’après tout, un chef, c’est fait pour cheffer", commente-t-il.

C'est purement et simplement la fin de notre Ecole publique... 

 

Depuis des années, on voit se profiler cette façon de gérer les établissements scolaires : les profs sont mis sans cesse en concurrence, sur le modèle des entreprises.

Concurrence entre les disciplines, concurrence entre les options, concurrence entre les enseignants... Ce qui crée une très mauvaise ambiance : pour bien fonctionner, les équipes doivent être soudées et solidaires.

 

Et puis, en fait, ne voit-on pas pointer ce modèle depuis des années ? La compétition est partout, et même dans un secteur comme l'enseignement, qui devrait en être bien éloigné... 

De plus en plus, les lycées sont dirigés comme des entreprises : il s'agit pour chaque lycée d'obtenir les meilleurs résultats au Baccalauréat, quitte à fausser les résultats, car de plus en plus on incite les professeurs à valoriser les copies, à être indulgents.

Les inspecteurs donnent eux-mêmes des consignes d'indulgence lors de la correction du Baccalauréat : il faut faire du chiffre !

 

Les enseignants eux-mêmes sont en concurrence : ils doivent se battre pour obtenir les meilleures classes quitte à faire la cour aux chefs d'établissement.

Ils doivent lutter entre eux pour attirer un maximum d'élèves vers des enseignements optionnels, quitte à faire preuve de démagogie...

Ils se transforment même parfois en publicitaires chargés de faire l'éloge de leur discipline devant les parents d'élèves.

 

Non, un lycée n'est pas une entreprise : c'est un lieu de savoir, de connaissances, un lieu de travail, bien sûr, mais en aucun cas un lieu où les enseignants se voient contraints de se livrer à une compétition effrénée.

Avec les nouvelles réformes prévues par Emmanuel Macron, cette tendance va encore, hélas, s'accentuer.

 

 

Source :

 

https://www.publicsenat.fr/article/politique/le-programme-d-emmanuel-macron-sur-l-education-un-copier-coller-des-propositions

 

Macron : l'enseignement sur le modèle de l'entreprise...
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2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 09:48
"Cette publicité qui rend désirable tout ce qui détruit la planète..."

 

"La force, le pouvoir, les puissances de l'argent viennent inonder de publicités diverses et variées tous nos imaginaires. Cet argent vient faire de la publicité et rendre désirable tout ce qui détruit la planète.", déclare l'écologiste Marie Toussaint.

"On ne lutte pas à armes égales et tant qu'on n'aura pas fait tomber ce pouvoir, alors, on continuera à nous vendre ce qui constitue des forces de mort."

 

Et que nous vendent les publicités ?

Des grosses voitures, des SUV, des bolides... au lieu de fabriquer des petites voitures économes en énergie, les constructeurs automobile s'acharnent à sortir des modèles puissants, coûteux, énergivores.

 

Que dire des écrans de télévision ? Toujours plus grands, toujours plus impressionnants, à tel point qu'ils atteignent des dimensions gigantesques.

 Des écrans "led", ultra-plats, certes, mais aux dimensions écrasantes.


Qui peut avoir envie d'acquérir des appareils si envahissants ?

Pour ma part, je me refuse à une telle mégalomanie, à cette gabegie technologique, qui n'a aucune utilité.

En passant dans le rayons des téléviseurs d'un grand magasin, on se sent comme écrasé par cette débauche d'écrans surdimensionnés. C'est un monde effrayant où les écrans dévorent l'espace, où les objets s'emparent de l'environnement, où l'on se sent minuscule...
Des téléviseurs de plus d'un mètre, parfois un mètre cinquante, qui sont si encombrants qu'on en est, à la fois, étonné et inquiet.

 

Les smartphones eux, s'ils  sont d'une taille raisonnable, deviennent de plus en plus sophistiqués : on nous incite à acheter le dernier modèle présenté comme toujours plus performant.

Michel Houellebecq se moque ainsi de cette fuite en avant au début de son roman Anéantir : "Bastien Doutremont prenait souvent des photos avec son iPhone désuet- on devait en être à la génération 23, il s'était arrêté à la 11."

 

Dans les publicités, c'est le luxe qui s'affiche le plus souvent : un luxe éhonté, d'autant que certains n'ont pas les moyens d'y accéder.

Des sacs, des parfums, des montres, des voitures de luxe...

C'est ainsi que l'on crée des besoins nouveaux et totalement superflus.

L'industrie du vêtement fonctionne de la même manière : on nous incite à acheter une mode qui se renouvelle sans cesse... nouvelles formes, nouvelles couleurs, nouveaux tissus...

Aucune limite et nous nous laissons emporter par ce système productif.

Comment y résister ?

Les hommes politiques eux-mêmes se soumettent au pouvoir de l'économie et de l'argent.

 

 

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/3035293-l-ecologie-peut-elle-faire-rever.html

"Cette publicité qui rend désirable tout ce qui détruit la planète..."
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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 12:21
Déjà des bûches de Noël !

 

Le temps s'accélère : dès la fin du mois de Novembre, on voit apparaître sur les étals de nos supermarchés des bûches de Noël...

Bûches au chocolat, aux marrons, aux framboises, bûches glacées avec différents parfums... noix de coco, fruits rouges, ananas, nougat, citron, chocolat blanc, chocolat noir, pistache...

Une débauche de crèmes, de sucres, de chantilly...

 

Autrefois, la bûche était réservée au jour de Noël : désormais, elle se banalise et devient presque l'ordinaire de beaucoup de gens.

 

Les foies gras ne sont pas oubliés : ils trônent en bonne place dès la fin du mois de Novembre.

Pas étonnant que l'obésité progresse dans nos sociétés, notamment chez les jeunes.

Le rayon des jouets commence, quant à lui, à se remplir dès le début du mois de Novembre.

 

Nos sociétés entretiennent sans cesse l'idée de fête : une fête succède à une autre et les gens sont emportés dans le tourbillon sans fin de la consommation.

Avant Noël, c'est déjà Noël, avant le jour de l'An, c'est déjà le jour de l'An, après le jour de l'An, c'est encore le jour de l'An, etc. On nous incite sans arrêt à anticiper sur la suite et à prolonger les fêtes indéfiniment...

 

Nous sommes sans cesse invités à consommer, à surconsommer, alors que dans certains pays les gens n'ont même pas de quoi survivre.

Nous gaspillons même, nous jetons et nos poubelles débordent.

On voit bien dans nos supermarchés que de nombreux produits ne sont pas vendus, alors que la date limite de consommation est dépassée.

 

"Les déchets sont l'affaire de l'homme. L'homme produit des déchets parce qu'il est par essence un être qui produit. L'homme est devenu homme quand il a commencé à façonner son environnement et à produire des objets dont il avait besoin pour une vie meilleure.", écrit Konrad Paul Liessmann dans son ouvrage La haine de la culture.

Et il ajoute :"Aller jusqu'à produire des biens, ce qui est parfois très énergivore, pour qu'ils se retrouvent à la poubelle, sans même avoir été utilisés, frôle le cynisme, quand d'innombrables personnes n'ont pas le strict nécessaire pour vivre."

Que faire ? Quelles sont les solutions dans une société malade de l'hyperconsommation ?

Supprimer la pub qui nous manipule, qui fabrique des désirs inutiles ? Elle fait de nous des êtres influençables... 

On nous réduit à la fonction de consommation. Les relations deviennent alors uniquement marchandes.

Ne plus aller au supermarché ? Ce serait possible mais difficile quand on travaille...

Cyril Dion nous rappelle cette anecdote qu'il a lue dans le livre de Thoreau, Walden : "Un jour, il ramasse des galets dans la rivière, il les trouve très beaux, il les met sur son bureau, et puis au bout de quelques jours, il se rend compte qu'il va être obligé de faire la poussière, chaque jour, sur ces galets, donc finalement il les remet dans la rivière, parce qu'il se rend compte que ça va lui prendre du temps."

On pourrait adopter la méthode "BISOU" à découvrir dans l'émission source sur France Inter. ( à 44 minutes)

 

 

Source :

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-04-mai-2017
 

 

Déjà des bûches de Noël !
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27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 08:33
Une société du prêt-à-jeter...

 

Nous vivons dans une société où tout nous pousse à consommer : les publicités omniprésentes, la mode, les cartes de crédit, les soldes, les petits prix, les commerces qui regorgent de toutes sortes de produits...

Et si nous ne consommons pas, l'économie est à la peine, la sacro-sainte croissance est menacée.

Nous vivons dans une société d'hyperconsommation...

 

Et comme l'écrit Konrad Paul Liessman, "la société de consommation devrait en fait s'appeler la société du prêt-à-jeter, et pas seulement, parce que la stratégie dominante pour se débarrasser des objets consiste encore et toujours à les jeter au lieu de les recycler.

Au delà de cette pratique, jeter devient l'une des formes essentielles de l'utilisation d'un bien : on le voit, on l'achète, on le jette."

"Jette, achète...", telle est la devise de nos sociétés...

 

Les fabricants eux-mêmes font en sorte que les produits soient rapidement périmés : c'est le règne de l'obsolescence programmée.

La mode vestimentaire ne cesse de se renouveler : nouveaux modèles, nouvelles formes, nouveaux coloris, nouvelles longueurs, etc.

Les smartphones sont conçus pour ne durer que deux années.

Et Konrad Paul Liessmann d'évoquer les pics de consommation à Noël : "On achète une énorme quantité d'articles qui, sans avoir été utilisés -ils sont même souvent restés dans leur emballage d'origine- prennent très vite le chemin de la poubelle."

 

Nous jetons aussi des tonnes de nourriture. Chaque année, ce sont 1,3 milliards de tonnes de nourritures qui sont jetées ou perdues sur l’ensemble du globe !

Cette masse correspond à 1/3 des aliments que l’on produit sur la planète ! Paradoxalement, quelque 815 millions d’individus souffrent de la faim dans le monde.

 Plus on a accès à de grandes quantités de nourriture, plus on gaspille. Un Malien jette en moyenne 9 fois moins qu’un Français ou un Américain par an : 11kg contre 95kg ! Plus on peut consommer, plus on consomme. Rien qu'avec ce que l'Europe jette chaque année, on pourrait nourrir 1 milliard de personnes.

 

Ainsi, comme l'écrit Konrad Paul Liessmann, "les déchets sont l'affaire de l'homme. La nature ne connaît pas de déchets : tout ce qui voit le jour et meurt au cours du cycle naturel est réintroduit dans celui-ci, se transforme, change d'apparence, de forme, de fonction, mais rien n'est mis au rebut... Seul l'homme produit des déchets."

 

Et le philosophe de conclure : "Aller jusqu'à produire des objets, ce qui est parfois très énergivore, pour qu'ils se retrouvent à la poubelle sans même avoir été utilisés, frôle le cynisme quand d'innombrables personnes n'ont toujours pas le strict nécessaire pour vivre."

Le recyclage est sans doute une des solutions au problème... mais il faudrait aussi repenser notre façon de produire et de consommer... 

Vaste programme !

 

 

 

https://toogoodtogo.fr/fr/blog/penseataplanete-gaspillage-alimentaire-2019

 

 

 

 

Une société du prêt-à-jeter...
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23 août 2021 1 23 /08 /août /2021 09:33
La fin des "journées du patrimoine" en Belgique...

 

Non, ce n'est pas une histoire belge, ce n'est pas une blague belge... on annonce la fin des "Journées du patrimoine" à Bruxelles, en Belgique. Pas l’événement en tant que tel, mais sa dénomination !

Le terme "patrimoine" étant jugé sexiste, voire peu inclusif, les autorités bruxelloises, notamment le secrétaire d’État chargé de l’Urbanisme et du Patrimoine, Pascal Smet, et l’administration ont décidé de les rebaptiser "Heritage Days", rapporte le média francophone La Libre , mercredi 18 août.

L’appellation "patrimoine" renvoie, en effet, à l’héritage transmis par le père, selon le secrétaire d’État, le mot patrimoine venant du latin "pater", "le père".

 

Mais, au nom de l'inclusion, à quelles dérives se livre-t-on ?

Faudrait-il ne plus utiliser aussi les mots "patrie, expatrier, rapatrier, patronyme" ?

 

Que dire aussi de l'emploi d'une expression anglaise "Heritage Days" pour remplacer le joli mot venu du latin "patrimoine" ?

Faut-il renier notre histoire, notre langue, notre culture ?

Alors que la langue anglaise s'impose toujours un peu plus sur internet, alors qu'elle se fait de plus en plus présente sur les affiches, dans le langage publicitaire, il faut refuser ces intrusions.

 

On assiste à une véritable invasion de la langue anglaise sur internet : les publicitaires ont constamment recours à des termes venus d'outre-Manche...

"French days, it-shoes, slingback, fashion news, sense of seduction, battle de look, sun is back, c'est le moment de shopper..." j'en passe et des meilleures...

 

Quelle est cette mode stupide à laquelle les gens se conforment ?

Notre chef de l'état lui-même, Emmanuel Macon a volontiers recours à des termes anglais.

 

Avec la crise du coronavirus, on a vu  aussi se développer et se multiplier nombre d'anglicismes...

Avant l'épidémie, nous n'avions jamais entendu ce terme "cluster" utilisé dans le jargon scientifique. Les hommes politiques l'ont rapidement adopté.

Les mots "care", "tracking" sont aussi à la mode...

 

Quant à la mode "inclusive", à la culture victimaire, elle envahit aussi tous les secteurs de la société : l'orthographe devrait être plus inclusive, nous dit-on ..."le racisme dominerait dans l'art, l'école, la musique classique, trop blanche et inadaptée à la diversité ethnique...", comme l'écrit Pascal Bruckner.

Un pur délire !

"Voir du racisme ou du sexisme partout, c'est vivre dans un univers paranoïaque", comme l'écrit fort justement le politologue Pierre-André Taguieff.

 

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/europe/belgique-pas-assez-inclusives-les-journees-du-patrimoine-rebaptiseesbelgique-pas-assez-inclusives-les-journees-du-patrimoine-rebaptisees-19-08-2021-2439494_2626.php

La fin des "journées du patrimoine" en Belgique...
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16 août 2021 1 16 /08 /août /2021 08:55
La folie de notre monde...

 

Ce soir-là, deux reportages successifs lors du journal de 20 heures sur France 2 ont particulièrement attiré mon attention : ces reportages montraient l'engouement démesuré de certains pour des applications sur internet ou pour des personnalités sportives.

Un premier reportage était consacré à TikTok :

"Un univers un peu étrange où se mêlent des danseurs amateurs, des animaux mais aussi la police nationale et certaines stars du football... tous réunis sur Tik Tok, l'application la plus téléchargée de la planète devant Instagram ou Facebook...

Un réseau social addictif pour ses utilisateurs...

Témoignage d'une jeune fille : "Avant de dormir, je dis : "Bon, je fais 15 minutes de TikTok,  au final, je reste pendant deux heures..."

Autre témoignage d'un jeune homme : "On est là, on regarde une vidéo, puis on passe 4 heures, on défile sur des sujets qui sont différents..."

On assiste à une ascension fulgurante pour TikTok, 4 ans seulement après sa création par une entreprise chinoise, ByteDance...

 

En quelques mois, les jeunes du monde entier sont devenus toqués de TikTok, grâce à des vidéos courtes principalement humoristiques ou de danse...

Un succès monstre qui a même inquiété Washington : le réseau social a été accusé d'espionnage pour la Chine parce qu'il connaît tout de vous.

"Chaque fois que vous interagissez avec une vidéo, TikTok va vous mettre en avant d'autres vidéos qui correspondent et toute la force, c'est ça, c'est d'avoir un contenu qui me concerne.", commente Stéphane Bouillet, un expert de l'influence marketing.

Même le Président de la République, Emmanuel Macron s'y est mis !

 

Un nouvel espace de communication également pour les marques : un groupe de TikTokeurs agrège plus d'un million de fans sur l'application, de quoi attiser l'appétit des marques...

TikTok est devenu aujourd'hui une machine à cash : les placements de produits peuvent être rémunérés plusieurs milliers d'euros pour une seule publication !"

 

Mais, comment peut-on rester des heures devant de telles applications qui n'ont pour objectifs que de capter l'attention des gens et de faire du fric ?

Au fond, TikTok fonctionne comme une véritable drogue dont on ne peut plus se passer...

 

Un deuxième reportage était consacré à Lionel Messi :

"Des supporters survoltés... sont suspendus aux gestes d'un seul homme : LIONEL MESSI, la nouvelle superstar du Paris Saint-Germain.

On voit alors des foules en délire, un supporter déclare : "C'est le plus beau jour de ma vie... c'est impressionnant."

Une femme, accompagnée de son mari témoigne : "Nous habitons Barcelone et nous sommes spécialement venus voir l'arrivée de Messi !"

Son arrivée a fait les Unes du monde entier : MESSI est, depuis quelques jours, le mot le plus recherché sur les réseaux sociaux. Sa popularité bat des records.

200 000 personnes suivaient en temps réel sur internet l'atterrissage de son jet privé à Paris.

 

Depuis, l'Argentin est escorté par des policiers pour le moindre de ses déplacements, car, à chaque apparition, des centaines de fans s'agglutinent.

Même en conférence de presse, certains journalistes scandent son nom...

 

Côté communication, le PSG surfe sur la folie qui a gagné la capitale. Il grime sa nouvelle pépite en Joconde ! et multiplient les effets d'annonce.

Conséquence : le compte Instagram du club flambe, en gagnant 6 millions d'abonnés en moins de 48 heures !

En boutique aussi, MESSI  a fait l'effet d'une bombe ! Rupture de stock des maillots en ligne et sur les Champs Elysées, une file d'attente interminable jusque dans le métro pour pouvoir entrer dans la boutique...

Certains ont même dormi sur place !

"ça reste une fois dans une vie, donc on est là pour le vivre à fond.", déclare un supporter.

Côté billetterie, même constat : les billets s'arrachent et le prix des places sur les sites de revente ne cessent de gonfler, jusqu'à 700 euros !"

Comment peut-on en arriver à un tel niveau de délire ?

700 euros pour une place de foot ! 700 euros, alors que des gens sur cette planète n'ont même pas de quoi survivre ! C'est pure folie !

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/reseaux-sociaux-comment-expliquer-l-engouement-des-internautes-pour-tiktok_4734733.html

 

https://www.francetvinfo.fr/sports/foot/ligue-1/psg-les-supporters-en-folie-depuis-l-arrivee-de-lionel-messi_4734697.html

 

 

La folie de notre monde...
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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 08:56
Les secrets de l' alimentation industrielle...

 

Les coulisses de l'alimentation industrielle sont parfois peu reluisantes... Une émission dans la série "Tout compte fait" nous en dévoile les arcanes...

"Cette alimentation représenterait un tiers de notre nourriture du quotidien : pizzas, surgelés, céréales que mangent les enfants... pratique, souvent bon marché...

Mais sait-on ce que contiennent ces aliments ? Quel impact ont ces produits transformés sur notre santé ?

 

"Tout compte fait" a mené une enquête sur le sucre : les industriels abusent de cet ingrédient qui peut nous rendre accros, sur les additifs aux noms compliqués omniprésents dans nos assiettes.

On assiste à une course en avant de la malbouffe...

 

Au cours du reportage, on voit une mère de famille de 5 enfants qui fait ses courses : elle essaie d'abord de remplir son caddie avec des fruits et légumes. Mais, pour faire plaisir à tout le monde, elle craque aussi pour des produits industriels.

De retour chez elle, on a tout déballé.

On a regardé les étiquettes, on a additionné tous les ingrédients présents dans les courses du week-end.

Résultat : 2 kilos et 200 grammes de sucre, 100 grammes de sel, du gras en abondance et 19 additifs dont 5 controversés.

 

De nombreuses familles se font ainsi piéger par les ingrédients cachés dans les aliments car les compositions sont indiquées en tout petits caractères et avec des noms barbares.

 

Le sucre se glisse insidieusement un peu partout, dans les boissons, les plats sucrés et même salés.

Résultat : un Français chaque année en consomme en moyenne 35 kilos, 10 fois plus qu'il y a un siècle.

Et, regardant de plus près les étiquettes de certains produits, on trouve aussi de drôles de noms de code : E440, E224, etc. un charabia derrière lequel se cachent 338 additifs autorisés par l'Union Européenne.

Colorants, conservateurs, texturants, un quart d'entre eux sont suspectés d'être nocifs pour notre santé...

Des ingrédients controversés alors que les enfants sont les premières cibles des industriels. A la télévision, 87% des pubs qui leur sont destinées mettent en avant des aliments trop sucrés, trop gras.

 

Alors, pourquoi les industriels ont-ils tendance à forcer sur les ingrédients qui ne sont pas toujours les meilleurs alliés de la santé ?

 

Parmi tous ces ingrédients problématiques, il y a une star : le sucre. On le retrouve partout, dans les produits transformés.

Et si les industriels l'utilisent autant, c'est d'abord parce qu'il est très bon marché.

Tout commence dans d'immenses champs, par exemple, en Picardie : 90 % du sucre que nous consommons en France vient de la betterave à sucre.

La betterave est un des végétaux qui contient le plus de sucre, comme la canne à sucre. Elle nécessite peu de main d'oeuvre, et, en ce moment, il y a une surproduction, ce qui fait d'elle une matière première très bon marché.

25 euros la tonne de betteraves.... ce n'est pas assez cher pour le producteur, c'est certain, mais très lucratif pour les industriels.

Il faut 7 kilos de betteraves pour produire 1 kilo de sucre.

 

Toutes les qualités nutritives de la betterave sont éliminées : vitamines, minéraux, fibres, il ne reste plus qu'un seul composant, le sucre.

Le prix du sucre est dérisoire : 38 centimes d'euro, le kilo, presque 6 fois moins que le café. C'est donc un produit bon marché qui fait les affaires des industriels de l'agroalimentaire.

Ceux qui l'utilisent le plus sont évidemment les fabricants de produits sucrés, comme les biscuits ou les céréales.

Alors que l'OMS recommande de ne pas manger plus de 25 grammes de sucre par jour, soit l'équivalent de 4 morceaux, 3  biscuits peuvent déjà contenir un morceau de sucre.

On pourrait se dire qu'on peut diminuer sa consommation de gâteaux et de friandises, mais ce n'est pas si simple.

 

En effet, le sucre est aussi utilisé dans les produits industriels salés. Un procédé que les fabricants ne crient pas sur tous les toits.

Viandes et légumes surgelés sont agrémentés de sucre : "c'est pour le goût", disent les fabricants.

Ainsi, un paquet de pâtes fraîches à la ricotta contient 3 morceaux de sucre, une brique de soupe en contient 4.

Les fabricants avancent une question de goût, mais les vraies raisons seraient peut-être un peu moins valorisantes.

 

En fait, rajouter du sucre qui ne coûte pas cher permet de réduire d'autant la présence d'autres ingrédients plus coûteux. L'argent est encore le nerf de la guerre : tous les distributeurs communiquent sur le prix de leurs produits pour attirer des clients.

Le sucre fait donc baisser le prix de revient, mais il aurait aussi un autre rôle plus sournois.

En rajoutant du sucre, on donne au consommateur une sensation agréable et cela l'incite à en consommer davantage.

Le sucre a un effet sur nos cerveaux, il a un pouvoir addictif très puissant, il agit comme une véritable drogue.

Cette dépendance au sucre a de lourdes conséquences sur la santé publique : aujourd'hui 17 % des Français sont obèses et une nouvelle maladie due à cette surconsommation de sucre est apparue : la NASH, ou Non Alcoolique Stéatose Hépatique, une grave inflammation du foie.

 

Les additifs posent aussi problème : colorants, conservateurs, texturants...

Les crèmes dessert contiennent toutes un épaississant : le E 407 qui permet d'obtenir une consistance en bouche plus agréable pour le consommateur. Le E 407 est un produit naturel mais tous les additifs ne sont pas naturels. Beaucoup sont chimiques, notamment certains colorants alimentaires.

Le E 122 fait partie des colorants de synthèse bon marché : il donne une belle couleur rouge, comme le E 127.

Avec seulement quelques gouttes, bonbons, gâteaux et même des médicaments pour les enfants prennent une teinte rouge qui tient longtemps et aide à donner un bel aspect aux produits.

Le E 131 et le E 133 qui donnent une coloration bleue sont susceptibles de provoquer hyperactivité, asthme, réactions cutanées, nausées, problèmes de tension artérielle, tremblements, insomnie.

Ces colorants sont interdits en Australie, mais autorisés en Europe.

 

Si chaque additif est évalué, personne ne sait vraiment comment ces 338 substances interagissent entre elles.

Le E 171, un colorant blanc très controversé, soupçonné d'être cancérigène, a été interdit en France et devrait bientôt l'être en Europe.

Les E 250 et E 252, les nitrites sont très utilisés dans la charcuterie.

 

De plus, les aliments hyper transformés font l'objet de publicités qui s'adressent aux enfants : ces pubs viennent s'intercaler dans les programmes jeunesse destinés aux enfants.

Confiseries, chocolats, restauration rapide, céréales dans leurs versions les plus sucrées sont promus auprès des enfants, donc des aliments trop sucrés et gras.

 

C'est donc un véritable pousse au crime nutritionnel, en totale contradiction avec les recommandations sanitaires.

Un matraquage publicitaire d'autant plus problématique que les enfants sont un public particulièrement vulnérable..."

 

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-2/tout-compte-fait/2604387-aliments-transformes-la-course-en-avant-de-la-malbouffe.html

Les secrets de l' alimentation industrielle...
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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 09:05
Mon expérience du pass sanitaire...

 

Je suis allée récemment assister à un concert dans une salle de spectacle, dans ma ville. A l'entrée du bâtiment, un vigile était chargé de vérifier les pass sanitaires : je lui présente le fameux sésame, ainsi que ma carte d'identité.

 

Il vérifie alors mon pass, notamment la date du test qui a été réalisé la veille.

Mais il refuse de vérifier mon identité, me disant qu'il n'est pas habilité à le faire...

 

Ainsi, force est de constater la vulnérabilité du dispositif mis en place par le gouvernement.

N'importe qui peut utiliser un pass sanitaire, en l'occurrence les résultats d'un test antigénique, qui ne lui appartient pas.

A quoi sert ce pass sanitaire ? 

 

A l'intérieur, dans la salle de concert, aucune mesure de distanciation. D'ailleurs, un couple s'installe à côté de moi.

 

Bien sûr, le port du masque est obligatoire dans la salle.

Mais un certain nombre de spectateurs font la causette avant le spectacle, et les masques tombent allègrement. Certains le portent sous le nez pour mieux respirer...

ça discute fort, la salle est pleine à craquer...

Il fait chaud, et les gens ne respectent guère les gestes barrières...

Le spectacle s'achève, je sors du bâtiment...

 

Là, dans le centre ville, la fête bat son plein : les terrasses de cafés et de restaurants sont bondées.

Dans les rues, une foule dense circule pour assister à des concerts donnés, cette fois, en plein air...

Une cohue qui paraît invraisemblable dans un pays qui connaît, nous dit-on, un rebond inquiétant de l'épidémie de covid...

Un employé transporte des chariots remplis de canettes de coca-cola et de soda pour approvisionner les bars...

 

Tout cela me paraît surréaliste.

Sommes -nous vraiment en situation de pandémie ?

Que faut-il en penser ? Y a-t-il une recrudescence de l'épidémie ?

Bien sûr, c'est l'été, les gens ont envie de s'amuser, se détendre. On compense, on rattrape le temps perdu : on se hâte de profiter...

 

Ne sommes-nous pas dressés pour consommer ? Tout nous y incite : les pubs qui prolifèrent partout, pubs pour des vacances, pour des SUV luxueux, pour des comprimés de vitamines, comme si l'alimentation ne suffisait pas dans nos sociétés d'abondance, pubs pour des produits sucrés, salés, gras, etc.

Les magasins qui regorgent de produits, les crédits, les cartes bancaires, etc.

Consommer, c'est le maître-mot de nos sociétés.

 

Nous avons ainsi trop tendance à vivre dans l'instant, sans penser aux conséquences possibles.

Comme le rappelle Konrad Paul Liessmann, citant un popos de Christopher Lash "Vivre dans l'instant est la passion dominante" de nos sociétés.

Il faut jouir de l'instant, profiter, en oubliant tout le reste.

 

 

 

 

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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 08:39
Ces écrans qui s'adressent à nos pulsions...

 

Le temps que nous passons devant des écrans ne cesse de croître : des écrans qui se multiplient à l'infini, télévision, téléphones portables, tablettes, ordinateurs...

 

Afin de capter notre attention, les politiques, les publicitaires s'adressent à nos pulsions plutôt qu'à notre raison.

Quelles sont ces pulsions primaires ?

 

On connaît sur internet le succès grandissant des sites pornographiques qui mettent en jeu l'obsession du sexe lié à l'instinct de reproduction.

 

Les médias jouent aussi sur la peur , un instinct vieux comme le monde...

 

Enfin, les médias exploitent aussi la pulsion de conflit et d'animosité.

On assiste à une culture du "clash" : les débats télévisés mettent souvent en scènes ces clashs qui alimentent les autres médias.

 

Faire le BUZZ, faire du bruit, afin d'attirer l'attention : c'est devenu l'objectif premier de certains médias.

Les titres, les photos choc sont à la mode, une façon de capter tous les regards.

Le BUZZ joue sur les bas instincts de l'homme, sur une curiosité malsaine, sur l'émotion suscitée par des conflits...

 

Ainsi, la face obscure de notre cerveau prend le dessus : nous nous laissons entraîner par ces instincts primaires.

Nous sommes véritablement manipulés et nous ne faisons plus fonctionner notre raison.

Nous nous laissons aller à ces instincts de la peur, du conflit, de la sexualité.

 

Ainsi, les vidéos pornographiques sont de loin les plus regardées dans le monde, dans tous les pays.

Et il n'est pas rare que des enfants, des adolescents accèdent, sans même l'avoir voulu, à ces sites.

Depuis plusieurs années, les professionnels de santé ainsi que les acteurs du numérique s’accordent à reconnaître l’impact négatif de la pornographie sur le développement psychologique des enfants.

Si la majorité des parents sont conscients que le numérique augmente le risque d’accès aux contenus inappropriés , la première exposition à la pornographie arrive de plus en plus tôt, la plupart du temps avant 12 ans, et elle est très souvent involontaire : un jeune sur deux affirme être tombé dessus par hasard , et plus de la moitié estime avoir vu ses premières images pornographiques trop jeune.

 

 

Source :

Apocalypse cognitive de Gérald Bronner

 

 

 

 

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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 08:04
De plus en plus de femmes fument...

 

Ce jour-là, je me rends en voiture au supermarché... sur la route, un embouteillage, devant moi, une femme qui fume au volant. Il fait chaud et l'odeur du tabac m'incommode, je ferme les vitres en pestant contre cette fumeuse qui empoisonne le monde.

Eh oui, fumer en conduisant n'est pas interdit par la loi...

Une autre fois, je me rends dans le centre de ma ville à pied : devant moi, une femme qui fume en marchant !

Comment peut-on apprécier de marcher, en emplissant ses poumons de fumées toxiques ?

Comment peut-on polluer l'environnement de ceux qui se trouvent sur son chemin ?

Il m'arrive souvent ainsi  de voir des femmes fumer dans la rue, des femmes très jeunes ou âgées.

 

Le fait est que les femmes fument de plus en plus. Ce qui était l'apanage des hommes est devenue une habitude courante chez les femmes.

A tel point que les femmes françaises meurent de plus en plus de la cigarette.

Pourquoi ?

En fait, à consommation égale, les femmes sont plus sensibles au tabac que les hommes.

 

"Pour un même nombre de cigarettes, les symptômes liés au tabagisme (wheezing, essoufflement, toux, asthme) sont plus fréquents chez les femmes que chez les hommes, révèle une étude norvégienne.

Ceci est la conclusion d'une large enquête norvégienne menée sur plus de 65.000 personnes entre 1995 et 1997. Cette étude a été menée par le Dr A. Langhammer de l'Institut National de Santé Publique norvégien. Les personnes, âgées de plus de 19 ans, ont été interrogées à l'aide d'un questionnaire permettant d'évaluer leurs problèmes respiratoires.

Pour une consommation de cigarettes identique, les femmes apparaissent plus sensibles que les hommes aux effets du tabagisme. Selon les auteurs, une réduction du volume des voies respiratoires les rendrait plus sensibles aux substances toxiques de la fumée de cigarette."

 

Il faut savoir aussi qu' une seule cigarette par jour suffit à être dangereuse pour le cœur et les artères. 

"L’incidence de l’infarctus du myocarde a augmenté de 50% entre 2002 et 2015 chez les femmes de moins de 65 ans, contre 16% chez les hommes. Sur la même période, la mortalité par cancer du poumon et BPCO (une maladie pulmonaire) a augmenté respectivement de 71% et 3% chez les femmes, alors qu’elle a diminué de 15% et 21% chez les hommes.

 En France, comme dans l’ensemble des pays riches, les femmes ont commencé à fumer bien après les hommes. Le sexe féminin ne subit donc que maintenant le gros des conséquences de cette addiction."

 

 

Dans de nombreux films, la cigarette a été souvent associée à une émancipation de la femme : on se souvient de Lauren Bacall qui, cigarette à la main, soulignait par le geste, la finesse de ses mains, et affirmait sa personnalité.

La cigarette a été souvent magnifiée au cinéma : moment de détente, de complicité ou de tension, la cigarette est mise en scène dans de nombreux films, comme si elle était indispensable aux scénarios.

 

Les jeunes, en particulier, se laissent influencer par les images cinématographiques : ils commencent à fumer de plus en plus tôt, voulant imiter les acteurs qui sont, pour eux, des modèles.

Nul doute que les lobbies du tabac ont un poids dans l'industrie cinématographique et qu'ils agissent dans l'ombre pour promouvoir la cigarette.

 

Sources :

 

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/27591-Mois-tabac-bilan-femmes-fument

 

https://www.femmeactuelle.fr/sante/news-sante/tabagisme-cigarette-augmente-femmes-39271

 

 

De plus en plus de femmes fument...
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