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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 08:49
Et même les danseuses !

 

 

 

Emmanuel Macron a réussi, avec sa réforme des retraites, à focaliser toutes les oppositions : et même les danseuses et les danseurs de l'Opéra de Paris se sont mis en grève pour protester contre ce projet de réforme...

Finie la retraite à 42 ans pour ces professionnels du spectacle...

 

Sur le parvis de l'opéra, le corps de ballet, l'orchestre, les techniciens ont présenté sur une scène improvisée un extrait du Lac des Cygnes, une façon d'alerter et de se mobiliser contre la réforme des retraites...

Les danseuses en tutu ont offert un mini-spectacle au public.

En grève, les danseurs craignent de voir disparaître leur pension.

 

Enseignants, cheminots, conducteurs de bus, routiers, policiers, pompiers, personnel aérien, surveillants pénitentiaires, marins, infirmières, salariés d'EDF, tous se révoltent contre cette "réforme" qui les inquiète et menace leurs acquis sociaux.

 

Pour calmer la colère des enseignants, le gouvernement envisage d'augmenter leur salaire, mais sans donner aucune garantie précise.

 

Pour éteindre les contestations des professionnels du spectacle, le gouvernement propose de faire intervenir la fameuse clause du grand-père : seuls les danseurs et danseuses qui entrent dans la carrière en 2022 seraient concernés par la réforme.

 

Mais en quoi ces danseurs seraient-ils susceptibles d'accepter une réforme que récusent les professionnels d'aujourd'hui ?

 

C'est absurde ! Le gouvernement louvoie, traite les problèmes au coup par coup, preuve d'un amateurisme inquiétant.

Du côté de la SNCF, le gouvernement a repoussé l'entrée des cheminots dans le nouveau système, qui concernera les personnes nées à partir de 1985 pour les conducteurs au statut  et celles nées à partir de 1980 pour les sédentaires...

 

De toute évidence, la réforme des retraites a été mal pensée : d'ailleurs, le gouvernement ne cesse de proposer des amendements et des bricolages aux uns et aux autres.

Tout cela dénote un manque de rigueur et de sérieux.

 

Ne serait-il pas plus cohérent de retirer ce projet de réforme qui suscite des oppositions si nombreuses ?

 

 

 

 

 

Et même les danseuses !
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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 12:16
Une rentrée scolaire à hauts risques...

 

 

Cette nouvelle rentrée scolaire se place sous le signe des réformes : réformes du lycée, du Baccalauréat...

Des réformes qui posent problème, car, une fois de plus, elles sont initiées dans la précipitation : ainsi, il faut craindre des difficultés dans la mise en oeuvre de la réforme de la classe de première.

 

Les filières L, S, ES disparaissent au profit d'enseignements de spécialités, ce qui va générer une grande complexité dans les emplois du temps...

À la fin de l’année de seconde, les lycéens devront choisir trois enseignements de spécialités parmi douze : cela fait 220 combinaisons possibles. Aucun lycée n’en proposera autant !

 

Tous les lycéens, quels que soient leurs profils, seront regroupés dans des classes surchargées à 35 élèves.

 

De plus, des oeuvres obligatoires sont à nouveau instaurées en français... ce qui va entraîner plus de contraintes, un surcroît de travail pour les enseignants.

 

"Les syndicats évoquent les risques psycho-sociaux inévitables qui découlent des réformes en elles-mêmes, des méthodes employées et du rythme choisi pour imposer à marche forcée une transformation structurelle du lycée et de l’organisation des examens tout au long des deux années de Première et de Terminale.


La préparation de la rentrée 2019 provoque d’ores et déjà dans les lycées et les rectorats nombre de tensions. 
L’employeur est donc prévenu officiellement des risques qu’il fait courir à ses personnels.


La nouvelle organisation des enseignements liée aux réformes du lycée et du baccalauréat impacte en effet considérablement les conditions d’exercice des personnels, dans un contexte de remodelage à la hussarde, par le gouvernement, de toute l’organisation du travail dans l’Education nationale."

 

De fait, on assiste avec cette réforme à une transformation radicale du lycée...

Les élèves eux-mêmes ont du mal à s'y retrouver. Certains enseignements de spécialité mélangent plusieurs matières de façon peu lisible.

Comment choisir ? 

 

Les enseignants et les élèves vont encore essuyer les plâtres d'une réforme improvisée, mise en place à la hâte, sans véritable concertation...

 

 

 

 

 

Une rentrée scolaire à hauts risques...
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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 08:08
Mais que devient la philosophie avec la réforme du Bac ?

 

Les professeurs de philo sont inquiets : la réforme du baccalauréat qui s'annonce laisse peu de place à cette discipline essentielle qu'est la philosophie.

Voudrait-on supprimer une certaine faculté de penser ? Voudrait-on amoindrir la réflexion ?

C'est préoccupant...

Il est utile de le rappeler : les élèves n'ont qu'une seule année pour se familiariser avec cet enseignement, l'année de terminale.

 

 Jusqu’à présent, les élèves de terminale S avaient trois heures de philosophie, ceux de ES quatre heures et ceux de L huit heures par semaine. Désormais, ce sera quatre heures pour tout le monde.

 

On imagine le désarroi des professeurs de philo : ils pouvaient dans les sections littéraires approfondir l'enseignement de leur discipline pour des élèves qui se destinent à des études littéraires.

Ils pouvaient aussi susciter des vocations et inciter ces élèves à entrer dans la carrière de l'enseignement, afin d'alimenter le vivier des professeurs de philo.

C'est terminé avec cette nouvelle réforme.

 

De plus, le programme a été amputé de plusieurs notions fondamentales : d’abord, la notion de "bonheur", qui avait l’avantage de capter l’attention des élèves tout en posant les problèmes fondamentaux du sens de la vie et de la condition humaine. 

Pourquoi donc évincer cette notion ? Certains y voient une façon de laisser libre cours au totalitarisme de la consommation... Ne pas réfléchir au vrai bonheur, n'est-ce pas la possibilité de se laisser entraîner dans une frénésie de consommation ?

 

Disparue aussi la notion de travail... Pourtant, on a tendance à vouloir faire de plus en plus travailler les gens : nombre d'heures, recul de l'âge de la retraite...

Suicides, burn out, flexibilité,  on en demande toujours plus aux salariés.

Voudrait-on éviter un sujet qui fâche ? Le travail est un sujet qui concerne chacun d'entre nous : pourquoi refuser de l'évoquer ?

 

Enfin, "conscience et inconscient", "autrui", "la perception" disparaissent également... des sujets pourtant essentiels à notre époque.

La philosophie a pour but de développer l'esprit critique et la réflexion et elle devient presque accessoire dans cette nouvelle réforme : voilà qui est très inquiétant...

 

 

 

 

 

Source :

 

https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/04/17/reforme-du-bac-la-philosophie-est-en-peril_5451330_4401467.html

 

 

 

 

Mais que devient la philosophie avec la réforme du Bac ?
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 08:32
Latin grec : quand Najat Vallaud-Belkacem se dit victime de "fake news"...

 

 


 

Najat Vallaud-Belkacem était l'invitée de l'émission On n'est pas couché sur France 2 ce samedi 20 mai...

Interrogée sur sa réforme du collège, elle a prétendu sans arrêt sourire aux lèvres, être victime de "fake news".

 

Des rires appuyés, des paroles entrecoupées de fous rires pour arguments : voilà le spectacle que nous a offert Madame Belkacem.

 

"Le latin et le grec n'ont jamais disparu des collèges"..., a-t-elle osé déclarer, voulant ainsi défendre la réforme qu'elle a initiée.

 

Bien sûr, le latin et le grec n'ont pas été totalement évincés des enseignements de Collège, mais intégrés dans les fameux EPI, ou Enseignements pratiques interdisciplinaires, ils ont été donc amoindris  et réduits à peau de chagrin.

 

Mais Najat Vallaud-Belkacem s'est bien gardée d'évoquer précisément les EPI, les mettant sous le tapis, évitant d'en parler en détails.

 

Elle prétend même avoir donné la possibilité  à tous les élèves de faire du latin et du grec : "Tous les élèves sont invités à une initiation", a-t-elle affirmé.

 

Mais, elle oublie de dire que le latin et le grec ont été intégrés dans des EPI, Enseignements pratiques interdisciplinaires : le latin et le grec sont, alors, mis en relation avec d'autres disciplines et non plus étudiés en tant que disciplines à part entière.

L'étude de ces langues est bel et bien escamotée, avec cette réforme des Collèges.

Par exemple, le latin et le grec peuvent être mis en lien avec le domaine scientifique : on étudie, alors, l’astronomie dans l’Antiquité et les calendriers, le système soleil-terre-lune ou l’évolution des mesures.

Ou encore, en relation avec les SVT : on s'intéresse, alors, aux aliments, à leur conservation, à la nutrition, l'histoire de l’alimentation.

On peut aussi mêler l'EPS et les pratiques sportives dans l’Antiquité et en particulier les jeux Olympiques.

Mais on voit bien que le latin et le grec ne sont plus étudiés en tant que langues anciennes.

 

En fait, Najat Vallaud-Belkacem a su noyer le poisson... par un tour de passe-passe, en faisant référence à d'autres fausses informations qui ont été colportées à son sujet, elle a su présenter certaines de ses réformes sous un vernis flatteur.

 

De nombreux articles de presse parus sur L'Obs, Libération, Le Parisien, Le Monde mettent en cause la chroniqueuse Vanessa Burggraf, l'accusant d'avoir colporté de fausses rumeurs, lors de cette interview.

Haro sur la blonde !

 

Il est vrai que l'ancienne ministre de l'Education nationale a pu être victime, parfois, de fausses rumeurs : cours d'arabe obligatoire en Primaire, elle s'appellerait Claudine Dupont, etc.

 

Mais, en l'occurrence, concernant les humanités, le latin et le grec, la réforme du collège initiée par la ministre a fortement amenuisé le poids de ces enseignements... C'est un fait.

 

Ce n'est pas un hasard si de nombreux professeurs ont dénoncé cette réforme qui réduit considérablement ces disciplines.

 

La plupart des journaux ont publié des articles qui mettent en cause les compétences de la chroniqueuse Vanessa Burggraf, mais dans ce cas précis, Najat Valaud-Belkacem a su manoeuvrer pour se présenter comme une victime de rumeurs infondées : pour ce qui est du latin et du grec, la réalité est là... ces enseignements ont bel et bien été sacrifiés.

 

 

Le témoignage d'un professeur de lettres classiques :

 

https://www.marianne.net/debattons/idees/college-vers-la-disparition-du-latin-et-du-grec

 

 

Sur l'orthographe :

 

https://www.marianne.net/debattons/blogs/lutte-des-classes/oui-le-ministere-de-l-education-nationale-bien-impose-la-reforme

 

 

Vidéo à 32 minutes

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 08:49
Najat Vallaud-Belkacem au pays d'Harry Potter...

 


 

Du pouvoir de l'illusion...

Illusion d'une réforme des collèges dont les enseignants ne veulent pas, parce qu'elle empiète sur des enseignements fondamentaux...

 

Illusion des EPI ou enseignements pratiques interdisciplinaires censés mobiliser les professeurs de plusieurs disciplines sur un thème commun...

 

Illusion derrière laquelle se cache encore et toujours la ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem qui refuse de voir les réalités du terrain, et les difficultés rencontrées par les enseignants pour la mise en oeuvre de ces EPI...

 

Ce vendredi 17 mars, Najat Vallaud-Belkacem, en visite au collège Argote d'Orthez, dans les Pyrénées-Orientales a parfaitement illustré la vacuité et l'illusion de sa réforme.

 

On ne pouvait mieux mettre en évidence les "chimères" des enseignements pratiques interdisciplinaires !

On ne pouvait mieux démontrer l'imposture de ces nouveaux enseignements.

 Un enseignement pratique interdisciplinaire autour de Harry Potter : voilà ce que venait célébrer la ministre... elle a d'ailleurs pris part au jeu : elle a revêtu une cape noire bordée de rouge, afin de se livrer avec quelques élèves à une partie de quidditch, le sport national des sorciers.

Quand l'enseignement devient un jeu de sorciers et de magiciens...

C'est bien là l'illusion à laquelle se livre le ministère.

 

Il s'agit donc de distraire les élèves, car c'est bien connu : les élèves s'ennuient à l'école... ils perdent leur temps.

 

Il faut donc transfomer le collège en un club Méditerranée où l'on passe du bon temps...

Et pour ce faire, on n'hésite pas à sacrifier des heures de français, de mathématiques, de langues.

 

La société du divertissement s'impose même dans les collèges. Comme si les élèves n'étaient pas assez abreuvés de jeux et d'écrans de toutes sortes.

Comme si de nombreux élèves n'avaient pas de difficultés de lecture, comme si on pouvait se passer d'enseignements fondamentaux tels que la grammaire et l'orthographe...

Comme s'il était bon de gommer les difficultés qui sont formatrices...

 

L'école doit rester une école de l'effort, car l'effort permet de progresser.

La réforme des collèges prétend annihiler et faire disparaître l'ennui, grâce à l'interdisciplinarité... ne nous leurrons pas : ce n'est pas en gommant les difficultés, que l'ennui va s'effacer, bien au contraire : c'est en se confrontant à des obstacles que l'élève a envie de progresser.
 

 

 


 

 

 

 

 

Najat Vallaud-Belkacem au pays d'Harry Potter...
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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 13:40
Le prédicat sur la sellette...

 

 

 

 

Connaissez-vous cette notion : "le prédicat" ? Ce terme étrange utilisé dans la linguistique moderne désigne "une partie de la phrase qui dit quelque chose à propos du sujet..."

 

Ainsi, dans la phrase : "Le chat boit le lait", le sujet est "le chat", et le groupe "boit le lait" est le prédicat.

 

Voilà qui paraît à la fois simple et vague, mais pourquoi vouloir introduire cette nouvelle notion à l'école à partir du CM1 ?

 

Les professeurs ont découvert cette innovation apportée à l'enseignement, au cours de stages de formation, en vue des réformes initiées dès cette année.

 

Pourtant, on ne perçoit pas l'utilité d'une telle terminologie pour de jeunes élèves, d'autant que, en parlant de prédicat, on efface les termes de COD et COI qui ne seront appris qu'à partir de la classe de 5ème.

 

Encore une innovation qui permet de "réformer" l'enseignement de la grammaire... Encore une lubie de pédagogue qui donne l'impression d'une nouveauté performante et efficace...

 

Pourtant, les notions de COD et COI sont fondamentales dans l'apprentissage de la grammaire et de l'orthographe.

 

On sait que le COD est déterminant pour l'accord du participe passé dans notre langue : peut-on évacuer ce complément, jusqu'à la classe de cinquième ?

 

C'est absurde : est-ce que les concepteurs de la réforme veulent mettre, aussi, au placard, les règles d'accord du participe passé ? Veulent-ils définitivement réformer l'orthographe et certaines structures de notre langue bien installées ?

Par démagogie, on tend de plus en plus à vouloir simplifier la grammaire, afin de la rendre plus facile, plus accessible, mais cette notion de prédicat, on le voit bien, vient brouiller la perception des élèves.

 

Les enseignants ont été mis devant le fait accompli : la notion de prédicat est instaurée dans les nouveaux programmes, dès cette année.

Aucune concertation, un mépris total de l'avis du personnel éducatif...

 

Pourtant, les enseignants sont les premiers concernés par ce changement de terminologie...

 

Est-ce que les concepteurs de cette innovation côtoient des élèves de primaire ? Est-ce qu'ils connaissent leurs difficultés ?

Totalement éloignés du terrain, ils font des réformes à l'aveuglette et se donnent l'illusion d'avoir oeuvré pour l'école : ils justifient, ainsi, leur salaire.

 

Cette notion de prédicat utilisée à l'université dans l'enseignement de la linguistique n'a pas sa place à l'école primaire : les élèves ont besoin de termes clairs, précis, pour analyser des phrases et en comprendre le fonctionnement.

 

Innover pour innover n'a pas de sens : les notions de COD et de COI méritent d'être apprises dès l'école primaire, pour être ensuite révisées et bien assimilées...

 

 

 

 

 

Le prédicat sur la sellette...
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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 10:54
De curieux stages de formation pour les enseignants...

 

 

 

Lorsqu'une réforme est engagée dans l'éducation, on impose souvent aux enseignants des stages de formation : les inspecteurs qui se chargent de mener à bien ces journées donnent, alors, de nouvelles directives aux professeurs.


 
Certains témoignages concernant ces stages sont particulièrement consternants : le jargon grammatical préconisé par les inspecteurs devient, ainsi, de plus en plus alambiqué et inadapté.


 
Utiliser des termes nouveaux pour des notions grammaticales ne permet, en aucun cas, de résoudre les difficultés des élèves... bien au contraire.


 
On tend à substituer un terme à un autre, pour donner l'impression d'innover, mais le résultat est le plus souvent catastrophique...


 
Selon les recommandations des inspecteurs, le terme "prédicat" pourrait, donc, remplacer le "complément d'objet" ou le"complément circonstanciel"...


 
Pourtant, le mot "complément" est indubitablement plus clair et plus parlant que le terme "prédicat", car les élèves comprennent aussitôt que le "complément" complète le verbe.

 

Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ?
Encore une fois, le langage jargonnant plaît aux inspecteurs et aux instances de l'éducation nationale ! 
On imagine le désarroi des élèves face à cette nouvelle terminologie !


 
Autre aberration et non des moindres : pour un stage portant sur la grammaire, on invite les enseignants à travailler sur une interview de Kev Adams, cet acteur et humoriste plébiscité par les jeunes.


Une façon de mettre en évidence un niveau de langue familier, certes, mais, on perçoit la démagogie d'un tel exercice : pourquoi ne pas travailler plutôt sur des textes de théâtre, plus littéraires ?


 
Autre fantaisie qui confère à l'élève le droit de se tromper et de persister dans son erreur : s'il justifie une réponse erronée par une explication convaincante, on considérera qu'il a raison.

L'exemple cité est le suivant :
« S’il écrit “Les cadeaux que Lucie a reçue lui ont plue”, nous sommes en droit (ô généreuse inspection) de lui demander des comptes sur ses accords défaillants des participes passés. Mais si l’élève répond “Ben on parle de Lucie, or Lucie est une fille, donc j’ai mis des E”, eh bien cet élève, qui a fait preuve d’une capacité à justifier ses erreurs… a finalement raison ! »


 
Culture amoindrie, laxisme dans les exigences demandées aux élèves : c'est bien la tendance générale impulsée par la dernière réforme des collèges, que l'on retrouve dans les consignes données par les inspecteurs au cours de ces stages.


 
La ministre de l'éducation, Najat Vallaud-Belkacem qui vient de présenter ses voeux aux personnels de l'enseignement est, encore une fois, dans un déni de réalité : elle persiste et signe, affirmant que sa réforme va dans le bon sens, alors que les professeurs la jugent inadaptée et inconséquente.


 
Les stages auxquels les enseignants doivent se soumettre sont, également, la preuve de l'ineptie de ces réformes engagées en dépit du bon sens, des réformes qui tendent à amoindrir les connaissances de base, pourtant indispensables à la formation des élèves.

 

 
 
 

 

 

Source : un article de Marianne 

 

http://www.marianne.net/quand-profs-francais-planchent-interview-kev-adams-100248973.html

 

L'exercice sur l'interview de Kev Adams

L'exercice sur l'interview de Kev Adams

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 09:46
La gauche a-t-elle trahi l'école ?

 

 



Des réformes successives ont affaibli notre système scolaire : renoncement à de véritables cours de grammaire, à l'orthographe, à l'enseignement de connaissances au profit d'une pédagogie de la découverte...

Au nom de l'égalitarisme, on a sacrifié des disciplines essentielles.

Ces réformes avaient pour but de mettre l'élève au centre de l'école, comme s'il pouvait, de lui-même, construire des savoirs, comme s'il était apte à tout découvrir par lui-même.

Mais, enfin, l'enseignant n'a-t-il pas pour mission première de transmettre des connaissances, d'en montrer l'importance, de donner une structuration à la pensée ?

Et cette pensée passe forcément par l'apprentissage de la grammaire et du vocabulaire.

Comment pourrait-on penser quand on n'a pas les mots à sa disposition pour le faire, comment pourrait-on réfléchiir quand on ne maîtrise pas sa langue ?

Pendant des années, on a imposé aux enseignants des évaluations, en début d'année de sixième, de seconde, des évaluations complexes, particulièrement difficiles à corriger, avec des codages très compliqués.

Des évaluations qui n'avaient pas grand intérêt : en fait, un enseignant perçoit très rapidement les défaillances et les lacunes d'un élève, quand il corrige une première rédaction...

Ces évaluations ont été, ensuite, remisées au placard, on les a abandonnées sans tambour ni trompette, car de toutes façons, elles n'avaient pas grande utilité....

L'école a été un champ d'expérimentation à large échelle : on a voulu la réformer à tout prix, sans arrêt, sans vérifier la valeur des réformes mises en place.

L'innovation, la rénovation étaient les maîtres mots dans le domaine éducatif et le gouvernement actuel a poursuivi dans cette voie...

La réforme des collèges menée par Najat-Vallaud Belkacem parachève cette oeuvre de destructuration de l'école : amoindrissement des enseignements fondamentaux, mise en place des EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires, quasi-suppression du latin et du grec.

Les EPI qui croisent les disciplines ont pour but de rendre l'enseignement plus attrayant et plus ludique pour les élèves, mais ils risquent de conduire à un affaiblissement des savoirs fondamentaux, ils empiètent sur les apprentissages de base.

La suppression annoncée du latin et du grec sonne aussi le glas de l'enseignement des savoirs : notre culture est fondée sur ces langues, notre littérature doit beaucoup aux auteurs anciens.

On ne peut, ainsi, mépriser notre passé sans dommage : nous devons nous appuyer sur ce passé commun pour garder des repères...

La gauche a-t-elle trahi l'école ? Hélas, les bonnes intentions ne suffisent pas pour remettre l'école sur pied : une réflexion profonde s'impose pour faire en sorte de remettre le savoir au coeur de l'école.

Les faux-semblants sont terrifiants, et ils conduisent au pire : il serait temps de réfléchir aux conséquences de toutes les réformes engagées et d'en dresser un bilan.



 

 

 

La gauche a-t-elle trahi l'école ?
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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 12:07
Notre école doit redevenir une école de l'effort...

 

 

 

 

Notre école doit redevenir une école de l'effort. Depuis de nombreuses années, la volonté de nos gouvernants et de certains pédagogues a été de gommer les efforts dans le domaine de l'éducation...

 

L'orthographe mettait en jeu des règles jugées trop complexes : cet enseignement a été jeté aux oubliettes...

La grammaire posait trop de problèmes à nos jeunes élèves... Qu'à cela ne tienne, on a éliminé cette discipline pourtant essentielle des programmes. 

On a instauré des dictées à trous, des dictées préparées, gommant, ainsi les obstacles, les leçons de grammaire ont été sacrifiées sur l'autel de la facilité.

 

Et, encore une fois, la nouvelle réforme des collèges mise en place, dès cette année, va dans ce sens.

 

A quoi bon étudier le latin et le grec, ces langues anciennes, aux déclinaisons si complexes ? Il fallait, donc, les éliminer quasiment du cursus scolaire, en les intégrant dans des EPI...

Les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires ont, aussi, pour objectif de rendre l'enseignement plus ludique...

 

Mais que devient la notion d'effort, indispensable dans toute éducation ?

L'effort ne fait-il pas partie de la vie ?

N'est-ce pas notre lot quotidien ? Il nous faut faire des efforts pour travailler, pour gérer une maison, pour garder une certaine forme physique...

 

En voulant supprimer ou gommer les efforts, notre école perd le contact avec la vie même.

Il faut renoncer à toute cette démagogie qui entoure notre système éducatif, il faut condamner le laxisme.

Les enfants n'ont-ils pas besoin d'un cadre rigoureux pour s'épanouir ?

 

Relisons les textes de Rabelais sur l'éducation : le jeune Gargantua à qui ses premiers maîtres n'inculquent pas le sens de l'effort, devient paresseux, stupide, prétentieux, insolent, incapable d'apprendre et de progresser...

A l'image même de nombreux élèves d'aujourd'hui car on ne leur montre pas l'importance et la valeur de l'effort...

Un autre maître Ponocrates redresse la situation, en montrant au jeune Gargantua l'importance des apprentissages, la valeur de la culture...

Ces textes datent du 16 ème siècle, nos ministres feraient bien de s'en inspirer.

 

Les efforts permettent à chacun de progresser, d'aller de l'avant et les enfants comme les adolescents ne doivent pas en être exemptés...

L'effort, c'est depuis longtemps, l'école de la vie... Il faut réhabiliter cette notion d'effort dans notre enseignement.

C'est, quoi qu'on en dise, l'effort qui rend heureux, qui stimule, c'est l'effort qui nous porte tout au long de notre vie.

Sans effort, la vie n'a plus de sens. Sans effort, les élèves ne peuvent se dépasser, se projeter vers l'avenir.

 

 

 

 

 

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 13:29
Les bavardages encouragés par le ministère de l'Education nationale !

 

 

 

Après la pédagogie de la découverte, voici qu'apparaît celle du "papotis" : les bavardages seraient, selon certains inspecteurs, profitables et productifs pour les élèves !

 

S'exprimer est le maître mot de cette nouvelle approche : les élèves sont invités à "papoter", discuter entre eux, pour découvrir la langue, et bénéficier d'un apprentissage direct qui serait valorisant....

 

L'oral est, ainsi, privilégié, au détriment de l'écrit... Or, on sait que les élèves éprouvent de nombreuses difficultés à l'écrit...

D'ailleurs, de plus en plus, dans les classes de lycée et de collège, les bavardages vont bon train...

 

Et inutile de préciser que si l'on conseille aux élèves de "papoter", pendant les cours, ils ne vont pas rechigner, pour se livrer à une telle activité...

 

La nouvelle réforme des collèges, prévue pour la rentrée 2016, aurait tendance à encourager la pratique de cet "oral" pendant les cours.

 

Laissons nos élèves bavarder, et pratiquer la libre discussion  !

 

Comment peut-on envisager de telles méthodes, alors que de nombreux élèves éprouvent des difficultés dans l'apprentissage même de la langue ?

Comment ne pas voir que la pédagogie de la découverte a été un échec et une erreur lourde de conséquences ?

 

Au lieu de rétablir des enseignements fondamentaux, comme l'orthographe et la grammaire, on feint de moderniser l'enseignement par le biais de l'oral.

C'est encore un leurre qui conduit au pire...

Destruction de l'autorité des enseignants, affaiblissement de la maîtrise de la langue, des connaissances en général....

 

Cette énième réforme va aboutir à une baisse conséquente du niveau des élèves.

 

"Comment assassiner le français ?", tel est le titre d'un article paru sur le journal Le Point, sous la plume de Jean Paul Brighelli.

On y découvre le discours de certains inspecteurs qui, au cours de réunions pédagogiques, font l'éloge de ces bavardages, désignés par ce doux euphémisme "papotis", qui tend à minimiser ce phénomène et même à le valoriser...

 

On perçoit toute la démagogie d'une telle approche : un cours doit se dérouler dans le calme pour pouvoir être assimilé par les élèves.

L'autorité des enseignants, mise à mal, battue en brèche, doit être restaurée et c'est l'inverse qui se produit.

 

Cette attitude n'est pas nouvelle : je me souviens d'une inspectrice qui déplorait la bonne tenue disciplinaire de mes élèves : "Le cours n'est pas assez vivant ! Les élèves semblent trop figés !"

 

Vive les bavardages ! Les élèves encouragés dans ce sens ne s'en priveront pas et il faut craindre que de telles consignes entraînent, encore, les élèves vers l'échec, le manque de rigueur, la dispersion,  la paresse...

 

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-comment-assassiner-le-francais-25-04-2016-2034722_1886.php

 

 

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