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28 décembre 2022 3 28 /12 /décembre /2022 09:02
Entre le boeuf et l'âne gris...

 

"Entre le bœuf et l'âne gris, dort, dort, dort le petit fils", dit une belle chanson de Noël. Jésus dormant sur la paille est réchauffé dans la nuit d'hiver par deux braves quadrupèdes : c'est ainsi que la tradition chrétienne décrit les premières heures du Christ, offrant à deux humbles animaux un rôle majeur, celui d'assurer la survie de l'enfant Dieu, de le réchauffer. Il ne faut jamais mépriser les plus humbles. C'est là une des belles leçons de Noël.

 

Cette présence bienveillante des deux animaux permet à l'enfant un doux repos prolongé, ce que suggère bien la triple répétition du verbe :

'Entre le boeuf et l'âne gris
Dort, dort, dort le petit fils."

 

La nature, des végétaux entourent aussi le petit enfant, avec l'évocation de fleurs, les plus belles qui soient : "Entre les roses et les lis".

 

Les "pastoureaux" viennent compléter le tableau : les bergers sont là pour admirer le nouveau né.

 

Ainsi se retrouvent associés dans ce texte mondes animal, végétal, humain... comme si toute la création se réunissait pour célébrer l'enfant roi.

On perçoit là une harmonie, comme une union et une symbiose, une solidarité  entre l'animal, le végétal et l'humain...

 

Ne sommes pas dépendants de ce monde animal et végétal ? Et nous prenons de plus en plus conscience de cette unicité et de cette interdépendance dans un  monde moderne où de nombreuses espèces sont menacées.

 

Enfin, dans le dernier couplet, c'est Marie qui est évoquée : une présence protectrice puisqu'elle tient le petit fils "entre ses deux bras."

 

Dans le refrain, pour couronner l'ensemble apparaît le divin avec "Mille anges, mille séraphins qui volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour..."

Car il est bien question d'amour dans ce texte, l'amour qui réunit bêtes, végétaux, humains dans une parfaite harmonie et communion.

 

Quelle simplicité dans ce chant de Noël, quelle limpidité dans la mélodie !

 

Entre le bœuf et l'âne gris est l'un des chants de Noël les plus anciens car il daterait du début du XVIe siècle.

 

Le texte :

"Entre le boeuf et l'âne gris
Dort, dort, dort le petit fils.
Mille anges divins, mille séraphins
Volent à  l'entour de ce grand Dieu d'amour.

Entre les roses et les lis
Dort, dort, dort le petit fils.
Mille anges divins, mille séraphins
Volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour.

Entre les pastoureaux jolis
Dort, dort, dort le petit fils.
Mille anges divins, mille séraphins
Volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour.

Entre les deux bras de Marie
Dort, dort, dort le petit fils.
Mille anges divins, mille séraphins
Volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour."

 

 


 

 

 

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25 décembre 2022 7 25 /12 /décembre /2022 12:01
La crèche de Noël...

 

La crèche de Noël ! Toute une tradition en Provence ! Quelle famille ne possède pas des petits santons en argile, ces petites figurines colorées qui représentent le boeuf, l'âne, l'enfant Jésus, Marie, Joseph, les bergers, les anges etc.

 

Un peu de mousse, du houx pour décorer la crèche, et c'est tout un monde d'autrefois qui surgit...

 

C'est une tradition à laquelle je suis très attachée, peut-être parce qu'elle remonte à l'enfance...

 

Nous avions chez nous une vieille crèche napolitaine, en carton bouchonnée et chaque année, on la décorait avec amour à l'occasion de Noël...

 

Cette tradition se perpétue encore dans de nombreuses églises en Provence...

Crèches confectionnées par des enfants, des adultes, une exposition leur était consacrée comme chaque année en l'église Saint-Charles de Nîmes...

 

Crèche en bois entourée de feuillages ondoyants, crèche rustique en carton où les personnages sont figurés par des pignes de pin...

 

Crèche où les personnages sont dessinés en relief, crèche au bord de l'eau, décorée de galets et de fougères...

 

 Crèche en bois recouvert d'écorces, crèche où les personnages sont enfermés dans des bulles transparentes, crèche photographique, crèche avec des santons cubiques où sont représentées toutes les ethnies, avec même des diables tentateurs...

 

Crèche encadrée avec un voile lumineux sur le côté... crèche en carton à étages...

 

Mais, incontestablement, la plus rustique, la plus originale est cette crèche faite de pignes de pins, avec des manteaux et des couronnes  de feuilles pour les personnages...

 

Le boeuf, l'âne sont réalisés avec des pignes de pins, le berceau de l'enfant roi est lui-même constitué d'écailles de ces pignes.

 

De belles créations, beaucoup d'inventivité et d'imagination pour ces crèches de Noël version 2022 !

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

La crèche de Noël...
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11 novembre 2022 5 11 /11 /novembre /2022 13:20
Manon Lescaut : quelles visions du monde ?

 

Présentation : le roman raconte une histoire d'amour entre un noble et une jeune fille légère. Ce roman très célèbre a connu un succès de scandale : les journaux de l'époque qualifient le héros d'escroc, l'héroïne de catin ou de prostituée. Un fils de bonne famille est ensorcelé par une fille de joie !

 

Quelles sont les visions du monde présentes dans ce roman ?

 

I Ce roman est d'abord le reflet d'une époque : la Régence (début du 18ème siècle), une période libertine, débridée.

 

Louis XIV meurt en 1715 : c'est la fin d'un long règne qui s'achève dans l'austérité, la tristesse. Louis XIV représentait l'absolutisme, le conformisme, un catholicisme rigide et étroit.

A la mort du roi, Philippe d'Orléans devient régent : on assiste alors à une libération des moeurs. Le grand argentier Law, un écossais, invente le papier-monnaie, la banque, le crédit, c'est le début du capitalisme moderne.

 

1) Importance du plaisir, du luxe

Manon représente bien ce goût du luxe : elle a sans cesse besoin d'argent. C'est l'époque où le peintre Antoine Watteau met en scène dans ses tableaux des couples dans des habits somptueux en train de se distraire...

2) Le goût du jeu

On s'adonne au jeu avec frénésie : les pertes d'argent sont pour certains si grandes que certains jeux sont interdits par ordonnance. Les maisons de jeu clandestines se multiplient. Des joueurs ruinés se suicident.

 

3) Les déportations en Louisiane

La Louisiane, nouvelle colonie récemment conquise par Louis XIV doit être peuplée : des femmes, des prisonnières, des prostituées sont envoyées en déportation pour peupler cette colonie. Le transport de ces femmes a lieu dans des charrettes : l'embarquement se fait au Havre de Grâce ou à La Rochelle. Des gravures de l'époque représentent ces convois de déportées.

Au début du roman, le Marquis de Renoncour voit pour la première fois Manon dans l'un de ces convois.

4) Les personnages du roman symbolisent bien cette époque

Manon est coquette, avide d'argent, de plaisirs, elle ne supporte pas le manque, la pauvreté.

Des Grieux lui-même subit l'influence de Manon : il enfreint la loi à plusieurs reprises : vol, tricheries, meurtre.

L'argent est un thème essentiel dans le roman.

 

II La vision du romancier transforme les faits et les personnages.

 

1) Si les personnages s'insèrent dans un cadre réaliste et une époque précise, ils sont aussi idéalisés et deviennent des symboles.

Les deux héros ne sont jamais décrits longuement ( à la différence des héros de romans du 19ème siècle ).

Le lecteur ne voit pas Manon : elle est simplement charmante, il s'agit d'exalter l'imagination du lecteur qui a une connaissance lyrique du personnage.

Manon et Des Grieux symbolisent la passion amoureuse : un couple idéal, ravissant, émouvant, malgré tout.

2) Les faits et les lieux sont aussi idéalisés, embellis ou stylisés.

L'évocation du convoi des déportées reste très sobre. Manon elle-même en haillons rayonne, elle attire tous les regards.

Les maisons de jeux ou tripots sont évoqués dans un langage noble, élégant : on parle "d' Académie."

La prison, ( l'hôpital de la Salpêtrière ) n'est pas vraiment décrite : elle est d'ailleurs transformée grâce à la présence de Manon : elle devient un palais, "Versailles."

Prévost transfigure la réalité : il utilise souvent un langage noble, un style classique, plein de pudeur... l'amour embellit tout, transforme les êtres et les lieux.

 

III Quelle est la signification de l'oeuvre ?

 

1) C'est apparemment une oeuvre morale : au 18ème siècle, la religion exerçait encore toute son influence, la morale religieuse occupait une place importante.

La religion jouait un rôle essentiel : les précepteurs, les maîtres étaient souvent des religieux. L'abbé Prévost est lui-même un ecclésiastique.

Le récit a une valeur morale : la passion conduit Des Grieux vers la déchéance. A la fin du roman, Manon est punie, elle meurt en Amérique.

On perçoit encore l'influence de la littérature du 17ème siècle et de ses auteurs dont la devise était "Instruire et plaire". Prévost montre les dangers de la passion amoureuse de manière plaisante, à travers un roman d'aventures aux multiples péripéties.

2) Pourtant, le message est plus ambigu 

La passion amoureuse est aussi valorisée : les héros attirent la sympathie de nombreux personnages, Tiberge l'ami fidèle de Des Grieux, l'homme de qualité, ou encore l'administrateur de la prison, M. de T.

La plupart des personnages secondaires aident le couple en perdition.

Le sujet lui-même était audacieux à l'époque : un noble s'éprend d'une fille des rues qui l'entraîne dans la déchéance.

 

Conclusion :

 

On perçoit dans ce roman un monde en train d'évoluer sous la Régence : le plaisir, l'argent occupent une place importante. Le monde semble se libérer aussi du carcan de la religion.

Manon et Des Grieux sont, en ce sens, des héros modernes, ils revendiquent une certaine liberté de vie, de moeurs.

De plus, les romanciers dépassent souvent le contexte historique et social pour donner à leur oeuvre une valeur universelle : Prévost se livre à une réflexion universelle sur la passion amoureuse, il nous en présente à la fois les dangers et les attraits.

 

 

 

 

 

 

Manon Lescaut : quelles visions du monde ?
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28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 12:38
Du JAZZ pour les petits et les grands enfants...

 

Un cadre majestueux : le temple de Diane, dans les Jardins de la Fontaine, à Nîmes... pour un spectacle de jazz qui sollicite les spectateurs, petits et grands, avec des rythmes, des chansons, en français, anglais, créole...

Lors de ce concert, le duo AMALEA (Léa Amable et Marc Simon) nous a fait découvrir de nombreuses facettes du blues : origines, historique, voix féminines et masculines…

 

A travers compositions et standards, les styles les plus variés de cette musique venue du Sud des Etats-Unis, désormais répandue dans le monde, se succèdent : depuis le  fife & drum (fifre & tambour) d’Otha Turner jusqu’à ses formes les plus contemporaines en passant par ses dimensions poétiques…

Le blues est un chant né à la fin du 19ème siècle parmi les ouvriers et les esclaves noirs dans le sud des Etats Unis : ils avaient des manières de communiquer très particulières... ils ont inventé un système avec des percussions pour communiquer entre eux.

 

 Le blues est aussi à l'origine une technique vocale, avant d'être joué sur un instrument. 


Les esclaves ont commencé à chanter pour se donner du courage lors des travaux dans les champs de coton. Les esclaves ont ajouté les percussions corporelles pour accompagner leurs chants, car les Blancs avaient supprimé et interdit les instruments de musiques. Les tambours étaient jugés subversifs, car leurs rythmes codés servaient à communiquer entre les plantations, comme en Afrique.

Le spectacle s'ouvre sur un chant de travail qui est aussi un chant religieux : No more my lord, rythmé par des battements des mains...

 

"No More, My Lord
No more, my Lord,
No more, my Lord,

Lord, I'll never turn back no more.
I found in Him a resting place,
And He have made me glad.

Pas plus, mon seigneur
Pas plus, mon Seigneur,
Pas plus, mon Seigneur,

Seigneur, je ne reviendrai plus jamais.
J'ai trouvé en Lui un lieu de repos,
Et Il m'a rendu heureux."

 

 Pour trouver du réconfort, les esclaves se sont ainsi réfugiés dans des chants religieux...

"Shall not, I shall not be moved.
Non jamais on ne me fera bouger
I shall not, I shall not be moved.

Like a tree planted by the water, I shall not be moved
Comme un arbre planté au bord de la rivière,

On my way to glory, I shall not be moved
Sur mon chemin vers la gloire, on ne me fera pas bouger
On my way to glory, I shall not be moved
Sur mon chemin vers la gloire, on ne me fera pas bouger
Like a tree planted by the water, I shall not be moved.
Comme un arbre planté au bord de la rivière..."

 

Puis, on écoute une chanson de Ma Rainey : See See Rider Blues. Ma Rainey  est l'une des premières chanteuses de blues américaines connues,.. Elle fut surnommée "la Mère du Blues". Elle fit beaucoup pour développer et populariser le blues, et eut une influence décisive sur les générations suivantes de chanteuses de blues et sur leurs carrières.

"I'm so unhappy,
I feel so blue.
I always feel so sad.
I made a mistake
Right from the start.
Oh, it seems so hard to part.
Oh, but this letter
That I will write,
I hope he will remember,
When he receive' it.
 
Seeee see, rider.
See what you done done.
Lawd, lawd, lawd.
 
Made me love you,
Now your girl done come.
You made me love you,
Now your gal done come"

Cette chanson, signée Ma Rainey et Lena Arent, mais inspiré d'un air de blues traditionnel, fut reprise par un grand nombre d'artistes.

 

On découvre encore des chansons de Louis Armstrong, de Billie Holiday, Nina Simone,  Cab Calloway, des grands noms du jazz...

 

Léa Amable et Marc Simon interprètent aussi des chansons de leur composition : une jolie récré-blues pour les enfants, ou encore ce titre : Wolf man blues..., une histoire de loup fait homme ! Ouh ! Ouuuh, Aouuuuh.

 

Un beau moment de détente pour les Nîmois petits et grands venus assister à ce concert...

Ce spectacle sympathique a été présenté dans de nombreuses écoles de la région nîmoise... pour le plus grand bonheur des enfants.

 

 

 

 

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9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 12:38
Tenues islamiques en progression dans les établissements scolaires...

 

Je ne sais pas si vous l'avez constaté comme moi ? On voit de plus en plus dans la rue de très jeunes filles revêtues de tenues islamiques : un voile qui recouvre les cheveux, une longue robe qui cache tout le corps, même les bras...

Ce ne sont pas des burqas, mais on n'en est pas loin...

 

Et, bien sûr, on retrouve ces tenues dans les établissements scolaires...

"Comme le révèle une enquête publiée dans L'Opinion, des tenues islamiques se multiplient ces derniers mois dans certains lycées, aussi bien pour les garçons que pour les filles. Les élèves revendiquent le port de leurs abayas (robes traditionnelles noires) et kamis (tuniques musulmanes), tenues qu'ils qualifient de culturelles..."

 

Pourtant, la loi interdit le port de tout signe religieux dans les établissements scolaires. Pourquoi ne pas la mettre en application ? Pourquoi hésiter ?

Tout élève qui arbore ces tenues ne devrait pas pouvoir accéder aux lycées, collèges, écoles...

Autrefois, les femmes âgées de confession musulmane portaient ces longues tenues couvrant tout le corps... dorénavant, même des jeunes filles se revêtent de ces habits encombrants.

 

Il faut dénoncer toutes ces prisons religieuses dans lesquelles on enferme les filles et les  femmes, je me dis que de tels diktats sont insupportables. 

Au nom de toutes ces femmes privées du simple bonheur de se promener sans contraintes, je me dis que nous devons les soutenir et les aider dans leur combat pour la liberté.

 

Je pense à ce témoignage que j'ai reçu sur mon blog, à la suite d'un article intitulé  "Bikini et burkini" : " Je travaille avec des jeunes filles françaises et musulmanes et elles subissent de leur famille et de leur environnement (voisins, connaissances) des pressions morales et physiques pour rentrer à fond dans la religion pour l'honneur familial et n'être pas considérées comme des putes ou des traitres."

 Comment, dans ce cas, pourrait on parler de choix ? 

 

Face à de telles pressions, les jeunes filles se retrouvent prises au piège d'une religion qui les condamne à la soumission, l'enfermement...

Quand je vois des musulmanes revêtues de ces longs voiles, de ces tenues qui couvrent bras et jambes, en plein été, je me dis qu'elles sont victimes de traditions d'un autre âge, du poids d'une religion qui accorde tous les droits aux hommes et qui leur interdit un épanouissement dans la vie de tous les jours.

 

Dans notre pays, en France, cela me paraît intolérable.

Les femmes ont lutté, pendant des siècles, pour leur liberté et leur émancipation : on ne peut admettre de tels reculs et de telles régressions.

A l'école, tenues correctes exigées ! Pas de signes religieux, pas de tenues indécentes, non plus ! Pas de vêtements religieux, pas de shorts au ras des fesses, non plus !

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/societe/les-etablissements-scolaires-au-defi-des-tenues-religieuses-islamiques-03-06-2022-2478128_23.php

 

 

https://www.marianne.net/societe/education/calendrier-bouleverse-pas-de-chorale-comment-le-ramadan-a-perturbe-un-college-de-seine-et-marne

Tenues islamiques en progression dans les établissements scolaires...
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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 12:59
Le patriarche de Russie au service du Kremlin...

 

La monarchie de droit divin, cela vous dit quelque chose ? Autrefois, jusqu'en 1789, dans notre pays, le pouvoir religieux et le pouvoir politique étaient étroitement associés : le roi était censé détenir son pouvoir de Dieu. 

Un tel régime politique est une monarchie absolue dans laquelle le pouvoir du monarque souverain est légitimé par la volonté de Dieu.

 

Eh bien, en Russie, on retrouve cette association étroite du pouvoir politique et du pouvoir religieux...

"Kirill est le patriarche de Moscou, son influence est considérable en Russie, il a placé l'église orthodoxe au service de l'état, il a fait construire sur les hauteurs de Moscou une immense cathédrale dédiée aux forces armées.

Le patriarche est un soutien fervent du Kremlin, et ses discours nationalistes ressemblent, mot pour mot, à ceux de Vladimir Poutine...

"Il a appelé les croyants à protéger la patrie par la prière et non pas par la participation aux protestations sociales...", écrit Tatiana Kastouéva-Jean.

"Nous avons réussi à préserver notre indépendance, notre liberté, sur la base de toute notre histoire militaire, nous avons construit le développement de notre pays." déclare le patriarche.

A la tête de l'église russe depuis 2009, Kirill en a fait une véritable machine politico-religieuse.

 

Un jour, il a même déclaré que Vladimir Poutine était un miracle de Dieu !

" En 2015, les avions et les missiles allant vers la Syrie sont bénis par les prêtres", écrit encore Tatiana Kastouéva-Jean.

Mais le parcours du patriarche, âgé de 75 ans, n'est pas sans zones d'ombre : fils de religieux, il est soupçonné de liens étroits avec le KGB.

Attiré par le pouvoir et le luxe, sa fortune personnelle est secrète, estimée à plusieurs milliards d'euros.

Une photo officielle du patriarche est passée à la postérité : la montre du patriarche qui vaut 30 000 dollars a été effacée mais le photo-montage fait rire parce que le reflet de la montre est encore bien visible sur la table.

 

Le Kremlin finance généreusement la hiérarchie orthodoxe : il construit partout des églises.

En contrepartie, les religieux soutiennent fidèlement le gouvernement...

L'argent encore et toujours au coeur du pouvoir !

 

"Kirill est en première ligne des personnalités suspectes de compromission, de complaisance : il bénit des armes, il bénit l'agression russe en Ukraine, parce qu'il est un peu pieds et poings liés à Poutine...", commente un prêtre catholique, spécialiste de l'orthodoxie.

 

Il y a quelques voix dissonantes dans l'église orthodoxe russe depuis le début de la guerre, mais rares sont les prêtres ou les fidèles à être critiques devant les télévisions occidentales.

 

Une femme russe témoigne : "Mon père vit en Ukraine, et ça m'inquiète beaucoup, ça me fait encore plus de mal de me demander : à quoi pensent ces gens là haut, au pouvoir?"

En Ukraine, des dizaines d'églises ont été bombardées, elle ne sont même pas des refuges sûrs pour les civils..."

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/russie-kirill-le-patriarche-de-l-eglise-orthodoxe-soutient-fidelement-le-kremlin_5126047.html

 

 

 

 

Le patriarche de Russie au service du Kremlin...
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6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 08:24
Quand la religion justifie et cautionne la guerre...

 

Nous savons les guerres saintes d'autrefois, nous connaissons les croisades menées par la chrétienté, des guerres impitoyables lancées au nom de la religion.. "guerres saintes, guerres sournoises qui n'osent pas dire leur nom...", comme l'écrit et le chante si bien Brassens.

Et voilà que surgissent de nouvelles guerres qui se parent encore d'auréoles de sainteté...

Nous avons vu et nous voyons encore les horreurs du Djihad, des meurtres, des attentats indignes qui touchent le plus souvent des innocents.

Et voici "la guerre sainte" de Poutine ! Une guerre qui n'ose pas dire son nom ! puisque Poutine refuse lui-même d'employer le mot "guerre" pour son "opération spéciale"...

Que c'est joliment dit ! Une façon d'édulcorer les réalités terrifiantes de la guerre : les bombes qui fusent, les bombes qui tuent des civils, des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards... des destructions massives, des populations qui se terrent, qui fuient, qui connaissent la terreur, le froid, la faim, le dénuement et le désespoir...

Et la religion vient même cautionner cette guerre impitoyable contre un pays souverain...

Le religion se fait encore une fois complice des horreurs de la guerre.

 

Le Patriarche Kirill est le patron de l’église orthodoxe à Moscou. Avec son homologue de Constantinople (autrement dit Istanbul), c’est la plus haute autorité de cette branche de la chrétienté.

Il a notamment déclaré : "Nous sommes engagés dans une lutte qui n’a pas une signification physique mais métaphysique..."

Scandaleux ! Est-ce que les bombes et les missiles qui tombent sur les Ukrainiens sont métaphysiques ?

 

Kirill, 75 ans, est d'ailleurs un personnage controversé et l’un des plus fidèles soutiens de Vladimir Poutine, qui s’est progressivement rapproché du clergé.

Kirill est lui-même un ancien espion du KGB dans les années 70, et il est connu pour son amour des voitures et des montres de luxe.

Un homme d'église ancien espion du KGB ! Quelle référence ! Un homme d'église qui a une passion pour le luxe ! Quelle abnégation !

Un oligarque en soutane... qui fait penser à un mafieux ! Une religion à la dérive, encore !

 

Ce qu’il proclame dans ses sermons, depuis le début de la guerre, est proprement scandaleux !

"Kirill ne se contente pas de justifier l’agression russe, qu’il présente comme une défense de la région du Donbass agressé. Il ne se contente pas d’affirmer avec Poutine que les nations russe, ukrainienne et biélorusse n’en forment qu’une.

 Il parle d’une lutte du Bien contre le Mal. Où le Bien, c’est la Russie. Et le Mal, c’est l’Occident décadent.

 

L’Occident qui s’incarne, selon lui, dans les "gay prides". Un sujet emblématique pour lui.

Pour Kirill, ce qui se joue dans cette guerre, c’est "le Salut de l’Homme, sa place à côté de Dieu le Sauveur"."

Pas moins !

Quelle prétention ! Quel manichéisme ! Qui peut y croire ?

Un fanatisme religieux qui revient en force... une folie dévastatrice qui s'empare du monde...

 

"​​​​​​Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un enthousiaste ; celui qui soutient sa folie par le meurtre est un fanatique..." Voltaire

 

Source :

https://www.franceinter.fr/emissions/le-monde-d-apres/le-monde-d-apres-de-jean-marc-four-du-lundi-14-mars-2022

 

Quand la religion justifie et cautionne la guerre...
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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 09:42
Crèches de Provence et d'ailleurs...

 

Noël approche : c'est le moment de confectionner une crèche selon la tradition provençale... un peu de mousse fraîchement cueillie sur les collines environnantes, un peu de houx, quelques santons disposés tout autour de l'étable... 

 

C'est là une habitude qui remonte à l'enfance et que j'essaie de perpétuer chaque année.

 

"La crèche est un moyen d'expression... Au fond, nous sommes toujours à l'époque des cavernes : il nous faut dessiner sur les parois.

Il n'y a pas que les santons. Il y a la composition du paysage. Ce n'est jamais un paysage de Judée. C'est toujours celui qui nous est familier ; le Marseillais y représente Marseille ; le Manosquin, Manosque ; le Parisien, Paris...."

C'est ainsi que Jean Giono évoque la confection des crèches de Noël, dans son ouvrage intitulé Provence.

 

Les crèches varient en fonction des villes, des pays, des continents, de nos personnalités, de notre culture, de nos goûts.

 

Crèches confectionnées par des enfants, des adultes, une exposition leur était consacrée en l'église Saint-Charles de Nîmes...

 

Grande crèche en bois traditionnelle avec une multitude de personnages, crèche stylisée faite d'une simple hutte en bois, quelques pierres, avec la seule représentation de la nativité...

 Crèche en carton, avec de grands santons revêtus de vêtements somptueux en tissu, crèche coquillages dont on admire l'originalité, garnie de petits santons d'argile...

Crèche africaine décorée de galets, crèche tricotée, crèche avec des personnages dessinés sur du carton, sur un fond scintillant...

 

Crèche mandarine sous cloche, crèche avec des silhouettes en bois, etc.

 

Une des plus originales est sans conteste cette crèche où le corps des personnages est composé de papiers imprimés pliés en accordéon, avec des bergers, des moutons...

Les anges ont aussi des ailes en accordéon...

 

Gardons nos traditions ! Elles sont essentielles, car elles nous relient au passé : de nombreuses polémiques sont apparues, quand des crèches de Noël ont été installées dans des mairies ou dans des lieux publics.

Pourtant, la crèche fait partie de notre culture : en Provence, nous sommes particulièrement attachés à ces crèches ancestrales, aux santons empreints de charmes et de naïveté.

 

Même si l'on n'est pas croyant, on aime le symbole de la crèche : un enfant qui évoque un renouveau, un espoir...

Toute la population d'un village vient admirer l'enfant Jésus. Et les santons célèbrent, aussi, la vie quotidienne de la Provence.

 

 

 

 

 

 

Crèches de Provence et d'ailleurs...
Crèches de Provence et d'ailleurs...
Crèches de Provence et d'ailleurs...
Crèches de Provence et d'ailleurs...
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Crèches de Provence et d'ailleurs...
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Crèches de Provence et d'ailleurs...
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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 09:14
N'ayez pas peur !


"Coopérez, n'ayez pas peur" dit l'animateur TV afghan, alors que derrière lui, des talibans en armes prennent la pose...

Le présentateur est entouré de huit hommes armés qui semblent le surveiller pendant qu’il lit son message...

 

Une image effrayante ! L'information encadrée par des hommes armés jusqu'aux dents !

La journaliste iranienne Masih Alinejad a retweeté la vidéo et a déclaré: “C’est surréaliste. Des militants talibans posent avec des armes derrière cet animateur de télévision visiblement pétrifié et lui font dire que les Afghans ne devraient pas avoir peur de l’émirat islamique. Les talibans eux-mêmes sont synonymes de peur dans l’esprit de millions de personnes. Ceci n’est qu’une preuve supplémentaire.”

 

Régner par la peur, la terreur...

Selon CNN, le chanteur folk Fawad Andarabi a été tué d’une balle dans la tête par les talibans, faisant craindre une nouvelle répression du régime islamiste.

Ce chanteur  Fawad Andarabi a été traîné hors de son domicile, puis tué par les talibans, vendredi 27 août, dans une ferme de la vallée d’Andarab.
 

La musique avait en effet déjà été interdite par les talibans, lorsqu’ils étaient à la tête de l’Afghanistan, entre 1996 et 2001. Le porte-parole des talibans Zabiullah Mujahid a rappelé, dans un entretien accordé au New York Times, "que la musique était interdite dans l’islam", assurant toutefois que les talibans espéraient pouvoir "persuader les Afghans de ne pas faire de telles choses, au lieu de faire pression sur eux."

 

"N'ayez pas peur !"

 

Quand la musique, ce langage universel devient un péché mortel... et qu'elle est punie de mort... c'est le retour assuré de la barbarie.

Le fanatisme religieux à l'oeuvre...

La musique, la danse, la culture clouées au pilori... l'obscurantisme fait des ravages.

Et quel sera le sort réservé aux femmes afghanes ? On peut craindre le pire pour elles.

Les femmes afghanes avaient obtenu le droit d’étudier, de travailler...

Que vont-elles devenir ? Fillettes mariées de force, vouées à l'enfermement, femmes soumises, femmes esclaves, femmes bétail...

L'horreur absolue !

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-un-chanteur-a-ete-assassine-par-les-talibans-31-08-2021-2440780_24.php

 

https://www.7sur7.be/monde/un-presentateur-afghan-presente-le-journal-entoure-de-talibans-armes~a114f4f8/?referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F

N'ayez pas peur !
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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 09:16
Les apôtres de la lenteur musicale...

 

La lenteur est une manière d'appréhender le monde et de mieux l'apprécier... sans doute... "Slow is beautiful", tel est le titre de la conférence donnée par Marc Simon, à Nîmes, au Carré d'Art.

 

La lenteur, nous dit-il est une des composantes essentielles de la musique.

Et qui sont ces apôtres de la lenteur, ces défricheurs de l'immobilité ?

Pour en trouver, on peut remonter d'abord  à - 500 avant JC : un fragment musical du premier stasimon d' Oreste d' Euripide... "Je pleure, je pleure tellement". En 1892, parmi un certain nombre de papyrus d' Hermopolis , en Egypte, dans la collection de l' archiduc Rainer Ferdinand d'Autriche , un fragment a été découvert et publié , contenant un passage mutilé avec notation.

 

"κατολοφύρομαι κατολοφύρομαι ματέρος αἷμα σᾶς, ὅ σ’ ἀναβακχεύει, ὁ μέγας ὄλβος οὐ μόνιμος ἐν βροτοῖς, ἀνὰ δὲ λαῖφος ὥς τις ἀκάτου θοᾶς τινάξας δαίμων κατέκλυσεν δεινῶν πόνων ὡς πόντου λάβροις ὀλεθρίοισιν ἐν κύμασιν"

"O désolation, désolation ! pour le sang de ta mère qui renouvelle ton délire  Une haute fortune ne peut subsister parmi les mortels : comme un frêle vaisseau dont la tempête a déchiré les voiles, les dieux l'engloutissent dans un abîme de malheurs, aussi dévorant que les flots de la mer orageuse"

 

 

On connaît la légende : Oreste a tué sa mère Clytemnestre et son amant Egisthe, meurtrier d' Agamemnon.

Cette musique a été reconstituée par l'Atrium Musicae de Madrid.

On a là des effets de lenteur liés à des choses sacrées, profondes, mystiques.

 

Plus tard, au 11 ème siècle, l'abbesse allemande Hildegarde de Bingen a composé des chants religieux : une voix qui, pour être mystique, est extrêmement libre.

C'est une musique très douce, apaisante où Hildegarde évoque ses visions : on entend une note qui est derrière, un paysage musical, le fameux bourdon.

Le bourdon est un son fondamental, il sert d'horizon, c'est comme un paysage qui permet au chanteur de chanter juste.

 

Puis, Marc Simon nous fait écouter des chants de femmes venus de Polynésie, des îles Salomon, des chants très anciens pour des cérémonies annuelles, le Sanga. Ce sont des musiques orales qui ne sont pas écrites : on y retrouve une certaine lenteur, comme une communion...

 

Certains se sont amusés aussi à jouer des airs de musique connus sur un rythme très lent : la lenteur peut alors nous déstabiliser, nous mettre dans l'embarras : on ne reconnaît plus ces airs célèbres.

Par exemple, la 5ème symphonie de Beethoven massacré par un orchestre anglais, ou encore Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss ou la farandole de Bizet.

 

Brian Eno est encore un adepte de la lenteur musicale... musicien, arrangeur et producteur britannique, Eno s'est décrit comme un « non-musicien » et a contribué à introduire une variété d'approches conceptuelles et de techniques d'enregistrement dans la musique contemporaine.

 

En Inde, Ravi Shankar compose des ragas, des musiques lentes, pleines de mystères et de spiritualité.

 

La lenteur permet une grande liberté : Miles Davis a découvert le monde du flamenco, il s'est passionné pour cette musique : dans Croquis d'Espagne, il reprend le concerto de Aranjuez sur un mode lent...

 

Claude Debussy, quant à lui, a révolutionné la musique : il compose ainsi ce morceau intitulé "Des pas sur la neige" avec 3 notes seulement répétées, "ré, mi, fa",  il rajoute des accords... Ainsi, avec la lenteur, on trouve souvent une autre notion : la simplicité.
La lenteur nous invite souvent à l'apaisement, la méditation....

 

Mais elle peut avoir d'autres fonctions : Erik Satie voulait écrire de la musique d'ameublement, il compose alors "Tenture de cabinet préfectoral", avec la lenteur, la pesanteur, la répétition, il se moque des cabinets préfectoraux...

 

Pour John Cage, musicien avant-gardiste, la lenteur peut même s'approcher du silence : avec 4 minutes, 33, il remet en cause le côté sacro-saint de la musique, avec un brin de provocation...

John Cage utilise parfois un piano préparé avec des morceaux de bois, de vis : certaines notes ne font plus de notes : il crée un nouvel instrument et des harmoniques nouvelles.

 

Merci à Marc Simon pour ce beau voyage musical qui nous a permis de découvrir des musiques originales, souvent étonnantes, apaisantes.

 

 

 

https://archives.crem-cnrs.fr/archives/items/CNRSMH_I_1972_016_182_08/

 

 

 

 

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