Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 08:44
Nouvelle soirée musicale à Nîmes...

 

Nouvelle soirée musicale à Nîmes sur le parvis de la Maison Carrée... L'occasion de découvrir ce groupe de musiciens, the Woodies.

Un cadre magnifique pour ce concert : un temple romain édifié entre 10 av. J.-C. et l’an 4, à l’extrémité sud du forum, sous le règne d’Auguste.

Ce temple fut dédié aux héritiers d’Auguste, Caius et Lucius Caesar ; ce sont en fait les petits-fils et héritiers désignés d’Auguste avant qu’ils ne meurent prématurément.

 

Le récital commence avec une magnifique chanson de Nino Ferrer : Le sud... une chanson qui nous transporte vers les paysages méditerranéens de villes blanches avec leurs terrasses garnies de linge ...Le texte s'ouvre sur l'évocation de la Louisiane, terre du sud des Etats Unis. Puis, apparaît le nom de l'Italie, symbole même des pays du Sud et aussi terre natale de l'auteur puisque Nino Ferrer est né à Gênes...
 
 
Le vocabulaire familier nous introduit dans un univers fait de modestie, d'humilité, le monde des gens simples ...L'emploi de verbes ordinaires du vocabulaire courant :"il y a" "c'est" montre bien que les gens évoqués ici appartiennent au peuple.
 
L'ambiance est heureuse et paisible : on perçoit des enfants qui s'amusent à l'extérieur, des animaux banals : chien, chat, tortue, poisson rouge, tout ce bestiaire commun réuni dans l'harmonie....autour des enfants. Un paysage de paix et de bonheur est suggéré.

 
Cette chanson au rythme mélancolique est bien un hymne au bonheur simple mais également une dénonciation de la guerre toujours présente sur cette terre, alors que les hommes en connaissent parfaitement les douleurs et les atrocités.

 

 

Au cours de cette soirée, on entend aussi un air de musique que tout le monde connaît ou reconnaît, une chanson qui a fait le tour du monde, une chanson dans laquelle le poète rêve d'un monde meilleur...

 

"Imagine !" dit le poète, il suffirait de supprimer de vaines croyances, comme le suggèrent les négations employées : "no heaven, aucun paradis, no hell, aucun enfer."

 

Et il faudrait garder à l'esprit seulement la beauté du ciel, au dessus de nous tous, pour réunir et rassembler le monde... "Above us, only sky."

 

L'utilisation du pluriel "all the people" marque une harmonie retrouvée, un désir d'union, enfin !

 

On est ému encore par cette chanson de Colin Vearncombe dit Black, Wonderful life...

 

Colin Vearncombe, alias Black, racontait que "cette chanson le faisait sourire. Parce qu’à chaque fois qu’il la chantait il repensait à sa première épouse. Après leur divorce, l’artiste s’est retrouvé quasi à la rue, sans un sou, sa mère malade et comble du malheur, il a été victime d’un accident de voiture. Dans ce genre de circonstances, certains auraient baissé les bras, lui s’est mis devant son clavier et a écrit cette chanson où il raconte que la vie est magnifique."

 

 Merci aux musiciens pour cette soirée de belles chansons qui restent gravées dans nos mémoires...

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 13:02
La crèche des garrigues...

 

Qu'elle est belle la crèche des garrigues ! Comme la plupart des crèches, elle représente tous les petits métiers, les lieux de nos villages et de nos villes...

 

En Provence, la crèche est entourée de collines pentues où s'accrochent des moulins d'autrefois... de la mousse décore les escarpements...

 

Sur ces collines, des bergers, des moutons, des paysans, une porteuse d'eau, une fileuse...

 

Au centre, une auberge où vacille un feu chaleureux : les gens s'affairent autour du feu pour préparer un repas,un musicien avec sa guitare est posté à l'entrée...

 

Tout à côté, une épicerie avec ses paniers d'osiers remplis de victuailles, avec ses grands tonneaux de vin...

 

Dans un coin, des danseurs forment une ronde autour d'un mât où sont suspendus des rubans...

 

La crèche elle-même couverte de paille accueille un boeuf, des moutons... un berger avec son bâton se tient à l'entrée, dans une attitude humble, pleine de révérence.

 

Au dessus, un ciel illuminé d'étoiles...

 

On entend aussi le doux murmure de l'eau qui fait tourner les moulins...

 

L'ensemble suscite une impression d' apaisement infini : on peut ne pas être croyant et admirer ces constructions éphémères qui évoquent la naissance de Jésus.

 

En Provence, la préparation de la crèche est entourée d'un véritable rituel : quelques jours avant de l'installer, il convient d'aller chercher de la mousse, des branches de houx et de pins dans les sous-bois...

Puis, on dispose les santons en argile aux couleurs vives dans cet écrin de verdure...

Le rémouleur, le puisatier, la bohémienne, le ravi, le meunier, le berger et ses moutons, les anges, Joseph, Marie, une foule de figurines familières...

 

La crèche reste un magnifique symbole...

Symbole de la famille qui se perpétue, symbole du renouveau de la vie...

L'enfant fragile, la famille, les voisins qui viennent admirer le nouveau-né.

Symbole d'amour et de réunion, encore.

 

Préservons ces traditions ancestrales : elles nous relient au passé, à tous ceux qui nous ont précédés...

 

 

 

 

 

La crèche des garrigues...
Partager cet article
Repost0
13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 11:08
Finis les Brigitte, les Annie, les André, les Robert, les Michel...

 

Les prénoms choisis par les parents signent une époque : finis les Brigitte, les Annie, les André, les Robert, les Michel. Ces prénoms sont désormais désuets, et n'ont plus la cote.

On leur préfère des prénoms d'origine américaine, des prénoms régionaux, des prénoms arabo-musulmans...

Les Kévin, les Dylan, les Eliott, Tom, Alyssa, les Mohammed, les Sofian, Ahmed, les Zohra, les Jasmine, Yassin, Aïcha prospèrent.

Et les Marie disparaissent...

La France fait face à une progression importante des prénoms arabo-musulmans, étrangers, américains et régionaux.


Jerôme Fourquet, politologue et directeur du département Opinion de l'Ifop, publie l'Archipel Français et constate ainsi cette déferlante de nouveaux prénoms.

Cette image de l'archipel renvoie à une fragmentation de la société française : fractures sociologiques, culturelles, territoriales.

 

De fait, les prénoms d'origine chrétienne ont tendance à s'effacer : faut-il voir là un déclin de la religion catholique ?

Il est certain que cette religion perd du terrain : de moins en moins de fidèles, de moins en moins de prêtres, des églises désaffectées à vendre...

Une religion qui est, de plus, traversée par des scandales : pédophilie, agressions sexuelles, nonnes violées.

Le message originel a été perverti et dévoyé par l'église, comme c'est souvent le cas dans le domaine religieux...

 

Pourtant, comment ne pas percevoir la valeur et la grandeur du message originel ?

"Grandeur morale, humaine, spirituelle", comme le souligne bien André Comte-Sponville, dans son ouvrage L'inconsolable et autres impromptus.

La France a changé, la religion catholique est amoindrie, mais le message est magnifique : "amour, souci des plus faibles, justice, charité..."

On ne peut renier deux mille ans de civilisation chrétienne, on ne doit pas renier le message originel.

 

Si les prénoms de consonance chrétienne disparaissent, c'est sans doute un effet de mode pour certains, une forme de réaction pour d'autres, mais  nous ne devons pas gommer des millénaires de culture.

Notre culture, nos arts, notre architecture sont imprégnés de culture chrétienne : tant de chefs d'oeuvre !

 

La France apparaît en tous cas divisée : fractures géographique, religieuse et culturelle.

Comment résoudre ces divisions ? Une tâche difficile : une nation doit se retrouver autour de valeurs communes : la langue française, la culture humaniste, la laïcité, la tolérance, l'amour...

Mais, hélas, la langue est souvent négligée, mise à mal, la culture est battue en brèche, méprisée, la tolérance se heurte souvent à de graves oppositions dans les moeurs, les façons de vivre...

 

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-07-mars-2019

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 10:19
Ces étranges silhouettes obscures...

 

 

On voit de plus en plus ces silhouettes obscures drapées de noir, couvertes de pied en cap d'un vêtement qui cache tout le corps, ne laissant apparaître que le visage... le corps s'efface, disparaît, mais en même temps, il s'épanche car le vêtement est ample, voyant...

Elles se ressemblent toutes sous ce voile encombrant : pas un cheveu qui dépasse, plus de bras, de jambes, mais une masse informe.

Le voile flotte autour d'elles, il s'empare de leur corps, il envahit l'espace.

 

Pourquoi faut-il cacher le corps de la femme ? Pourquoi cacher leurs cheveux ?

C'est là une conception ancienne et archaïque de la femme impure, séductrice et tentatrice.

 

De plus, ces silhouettes obscures au voile ondoyant sont inquiétantes : à peine voit-on le visage, le corps s'évanouit aussi sous le tissu abondant.

Pourquoi la femme devrait-elle être contrainte de se vêtir d'un voile, de tenues et de manches longues ?

 Pourquoi, si ce n'est au nom de principes religieux éculés ?

Pourquoi, si ce n'est au nom de diktats d'un autre âge ?

Le voile correspond à des injonctions religieuses, il est bien imposé à la femme musulmane qui n'a, souvent, pas vraiment le choix...

 

Nous devons défendre le droit pour chaque femme de s'habiller comme elle le souhaite.
Nous devons défendre cette liberté, comme la liberté d'exprimer toutes sortes d'idées, de débattre, de discuter...

 

Certains diront que nombre de ces femmes choisissent de se vêtir du voile, mais elles sont, en fait, le plus souvent enfermés dans des traditions séculaires, elles se soumettent à des usages anciens, et l'entourage familial les y contraint.

Il est inquiétant que cet usage se perpétue dans une société moderne : on a l'impression de retourner dans des temps très lointains, où la femme asservie et soumise à l'homme devait lui obéir en tout, porter des vêtements sombres qui cachent le corps, l'annihilent.

 

Pourquoi cette soumission à l'homme perdure-t-elle ?

Est-ce une volonté d'afficher ses convictions religieuses ? Peut-on y voir une forme de provocation ?

En tout cas, ces silhouettes obscures ne correspondent pas à notre conception des droits de la femme.

Et, chose étrange, on voit de plus en plus ces voiles qui cachent le corps, comme si l'emprise de la religion se faisait plus insistante.

En Iran, où le port du voile est obligatoire, des femmes,  malgré les risques qu’elles encourent, se photographient têtes nues dans l'espace public. Elles luttent pour se libérer de contraintes, et manifestent une volonté de combattre le pouvoir religieux.

 

 

 

 

 

 

Ces étranges silhouettes obscures...
Partager cet article
Repost0
11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 14:51
Une rencontre passionnante avec Axel Kahn...

 

 

Axel Kahn, c'est d'abord pour moi un phrasé particulier qui nous fait savourer les mots, les phrases : on aime l'écouter parler, avec sa verve caractéristique, on reconnaît tout de suite son timbre de voix.

 

Généticien, scientifique, médecin, Axel Kahn est aussi un écrivain : après avoir écrit la biographie de son père qui s'est suicidé le 17 avril 1970, il se lance dans un autre projet : rédiger sa propre autobiographie intitulé Chemins.

 

"Une autobiographie à travers ce qui, après tout, me caractérise mieux que tout, mieux que la génétique, mieux que la médecine, mieux que l'éthique, mieux que beaucoup de choses, c'est à dire mon amour absolu, mon besoin physique, mon besoin vital d'être sur les chemins, en train de cheminer... c'est l'autobiographie d'un homme, des flashs de mémoire entre 5 ans et 73 ans."

 

Axel Kahn évoque l'héritage immense, démesuré qui est celui de son père. Et notamment ce message que lui a laissé son père : "Sois raisonnable et humain..." et Axel Kahn, de se poser ces questions : "Qu'entendait-il par être raisonnable et humain ? En quelles circonstances notre raison et notre humanité sont-elles menacées ?"

Cette phrase, cette injonction ont accompagné Axel Kahn tout au long de son parcours, "comme un fil d'Ariane qui lui a permis de se retrouver dans les dédales de la vie où les Minotaures sont multiples."

 

Il parle aussi de son enfance au Petit-Pressigny, un petit village de 500 habitants dans le sud de l'Indre et Loire qui fut pour lui comme un paradis terrestre : et il a retrouvé maintes fois sur les chemins cette impression de bonheur absolu liée à l'enfance.

 

Axel Kahn raconte des souvenirs, notamment une rencontre éblouissante avec son père : à Chamonix, alors que le jeune Axel atteint de tuberculose fait un séjour dans un sanatorium, une rencontre forte, chargée d'émotions dans de somptueux paysages enneigés... Il découvre alors un homme qui est son père et qui l'aime.

 

Axel Kahn parle aussi de religion : les dogmes catholiques lui ont paru à un moment de sa vie totalement incroyables : la virginité de Marie, la Trinité, le Jugement dernier, la résurrection du Christ...

Mais il ne peut pas rejeter l'humanisme chrétien : même si on ne fait pas l'hypothèse de Dieu, tout n'est pas permis... Axel Kahn reste attaché à un humanisme rationnel sans Dieu.

 

Axel Kahn évoque encore son expérience de président d'Université : une mission exaltante... "essayer de préparer l'avenir, et essayer de dire aux étudiants : "Vous savez, si vous vous intéressez au passé, à vos racines, à ce qui vous a permis d'être là, non seulement ce ne sera pas un affaiblissement pour préparer l'avenir, mais cela vous donnera un ressort extraordinaire."

 

Axel Kahn raconte de nombreuses anecdotes survenues lors de ses pérégrinations et il rappelle que son livre intitulé Chemins est un document sur la France du début du XXIème siècle : "l'importance de l'attachement aux territoires, la diagonale du vide, là où les gens voient tout foutre les camp, des gens pour qui seul le pire est certain...", la France des gilets jaunes.

 

Ainsi, son autobiographie n'est pas seulement un éloge de la marche, elle est aussi le reflet de la France contemporaine : une étude sociologique de notre époque...

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 12:24
L'IVG, un homicide ?

 

 

 Ce mardi 11 septembre, le président du syndicat des gynécologues Bertrand de Rochambeau a provoqué un tollé en assimilant l'IVG à un homicide.

C'est là une scandaleuse remise en cause du droit à l'avortement : les femmes se sont battues pour obtenir ce droit.

 

Comment un médecin gynécologue peut-il contester ce droit, alors qu'il a le devoir de porter assistance à des femmes en détresse qui veulent avoir recours à une IVG ?

Bien sûr, le docteur Rochambeau a le droit de faire valoir son opposition à titre personnel à l'IVG. Mais, en tant que représentant syndical, il devrait s'abstenir de telles déclarations.

 

L'IVG, ce fut le combat de Simone Veil...


C'est elle qui, en 1974, a permis l'adoption de la loi sur la légalisation de l'IVG, c'est elle qui a su transformer la vie des femmes, leur donner des droits essentiels, en un temps où ces droits leur étaient refusés, dans une société rigide et sclérosée.

 

 Dans un temps aujourd'hui révolu, les femmes avortaient clandestinement, dans des conditions sanitaires déplorables, des femmes qui étaient désignées à la vindicte populaire comme des meurtrières...

 

Nos mères ont connu cette époque où l'avortement était réprimé, condamné par un monde d'hommes qui s'appliquaient à ignorer les souffrances des femmes.

 

Et un président du syndicat des gynécologues ose en 2018 parler d'homicide, en culpabilisant les femmes... ! C'est scandaleux !

On se croirait revenu en des temps où l'avortement était réprimé, interdit.

 

Et c'est un droit qui est encore contesté dans de nombreux pays... en Afrique et Amérique latine, qui restreignent fortement l'avortement, une vingtaine d'entre eux l'interdisent totalement, à l'instar du Chili.

 
Certains autres pays autorisent l'avortement sous des conditions très restrictives. Ainsi, dans beaucoup de pays africains, l'IVG n'est accessible qu'en cas de danger pour la vie de la mère, notamment en Côte d'Ivoire, en Somalie, en RDC, en Ouganda, au Soudan du Sud ou en Libye.

Récemment, l'Irlande, pays à forte tradition catholique, a massivement voté par référendum pour la légalisation de l’avortement.

 

Mais, en Europe, le droit à l'avortement régresse aussi, soit par la loi, soit par le refus massif de médecins de le pratiquer (comme c'est le cas en Italie), soit parce que de puissantes organisations religieuses militent pour son interdiction. Toujours en Italie, en 2008, c'est le pape lui-même, Benoît XVI qui avait réclamé des autorités italiennes l'abolition du droit à avorter. 

En juin 2018, le pape François a comparé certains avortements aux pratiques nazies "pour veiller à la pureté de la race".

 

On le voit : ce droit est sans cesse remis en cause par des associations, par des autorités religieuses...

Mais quand c'est un gynécologue éminent, un responsable syndical qui assimile l'IVG à un homicide, on se dit que ce droit est menacé même dans notre pays, par des instances médicales.
 

 

 

 

 

 

 

L'IVG, un homicide ?
Partager cet article
Repost0
18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 12:03
Le voile d'une militante de l'UNEF : promotion de l'Islam politique ?

 

 

Interviewée par M6 dans le cadre d’un reportage sur les universités bloquées, Maryam Pougetoux, présidente du syndicat Unef à l’université Paris IV, est apparue revêtue d'un voile islamique particulièrement voyant.

Certes, le voile n'est pas interdit dans les universités... Pour autant, une militante de gauche et qui plus est, porte-parole d'une organisation syndicale, peut-elle arborer un symbole d'aliénation et de soumission à une religion ?

 

Ce voile qui lui couvrait le front, doublé d'un bandeau noir ne représente-t-il pas l'uniforme d'une idéologie ?

 

Laurent Bouvet, fervent défenseur de la laïcité, politologue à l’université de Versailles Saint-Quentin-En-Yvelines et cofondateur du Printemps Républicain, a aussitôt réagi et dénoncé la tenue de la jeune femme...

 

De la même façon,  l’essayiste et militante Céline Pina s’est indignée de la présence médiatique de la militante de l’Unef. Dans un long message, elle dénonce l’infiltration des mouvements de jeunesse par les Frères musulmans et le "développement des filières indigénistes et islamistes". 

 

Autre point de vue : selon le journal Libération, la présidente de l’Unef Paris-Sorbonne ferait l’objet d’un procès en "islamisme" mené par le Printemps républicain, en raison du voile qu’elle portait lors de son apparition télévisée.

Laurent Bouvet a été ainsi rapidement taxé d'islamophobie, et même accusé de sexisme !

C'est un comble quand on songe au sort qui est réservé aux femmes dans les pays où le voile est une obligation à laquelle les femmes ne peuvent déroger !

Dans certains de ces pays, des femmes luttent pour ne plus être soumises, et revendiquent le droit de ne plus porter le voile.

En Iran, des femmes enlèvent leur voile en public pour protester contre son port obligatoire, elles se prennent en photo, têtes nues, leur voile au bout d’un bâton , en plein espace public, et postent même leur photo sur les réseaux sociaux. 

 

Mais qu'est ce que le voile ? Que représente-t-il ? Le fait que la femme est susceptible de mettre en danger la piété des hommes, qu'elle les soumet à la tentation de la chair ?

Le voile est un signe religieux particulièrement visible et ostensible : il indique une adhésion à une idéologie.

Vieille survivance patriarcale, instrument de domination, il est destiné à protéger les femmes du regard des hommes.

Une représentante des étudiants revêtue d'un voile ? N'est ce pas une façon d'afficher une idéologie ?

 

Marlène Schiappa a déclaré à ce sujet : "Ça m'interpelle, non pas parce que c'est une étudiante qui porte le voile (c'est son droit le plus strict) mais ça m'interpelle que l'Unef ait choisi comme porte-parole une personne qui a des signes manifestes de promotion de l'islam politique...l’unef est censé être un syndicat étudiant progressiste, féministe alors que le voile, c’est la preuve de l’emprise de la religion". 

 

N'est-ce pas là tout le danger de ces voiles arborés comme des insignes du communautarisme ?

 

 

 

 

 

 

 

Le voile d'une militante de l'UNEF : promotion de l'Islam politique ?
Partager cet article
Repost0
7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 16:22
Une somptueuse cérémonie du culte impérial...

 

 

Toute une ville a vécu à l'heure romaine : le temps d'un week-end, Nîmes a célébré Spartacus, l'esclave rebelle... Nîmes est redevenu Nemausus... une occasion de reconstituer devant la Maison Carrée une fastueuse cérémonie du culte impérial.

Costumes colorés, musique solennelle, éclats de buccins, la fête a rassemblé de très nombreux spectateurs venus rendre hommage à l'empereur Hadrien, selon des rites anciens...

Des légionnaires, en nombre, veillaient au bon ordonnancement de la célébration : casques rutilants, larges boucliers magnifiquement décorés, lances en main...

 

Un flamine, portant l'apex, vêtu de blanc et de rouge, présidait la cérémonie : il commença par imposer le silence à l'assemblée...

"Parcite linguam ! Taisez-vous !"

 

Puis, on assista à la création d' un espace sacré, le "templum"... "Que soit temple l'espace que je désigne !"

Les participants furent, alors, invités à se couvrir la tête avec leur toge ou avec une couronne de feuilles de laurier.

 

"Que l'on apporte le vin et la patère pour commencer le sacrifice !"

L'officiant versa du vin dans un brasier sacré préservé dans le temple... Puis, il ajouta toutes sortes de libations : de la farine, de miel, de la laine, du lait, du blé, de l'encens...

Rappelons que le feu est essentiel dans la religion romaine : les Vestales avaient pour fonction de garder et de préserver le feu sacré qui devait rester constamment allumé... Et si le feu s'éteignait, la Vestale qui en était responsable était punie de mort, enterrée vivante.

 

"Que cette libation maintienne l'empereur sous la protection des Dieux ! Qu'elle soit favorable à la population de Nemausus !"

Puis, des esclaves distribuèrent des gâteaux de froment à l'assemblée.

 

Une bête fut, alors, amenée : un magnifique bélier que le bourreau s'apprêtait à sacrifier en l'honneur du dieu Jupiter... 

Ce bélier était savamment décoré d'une petite cape rouge, d'un collier torsadé...

 

On versa alors de la farine salée dans le feu et sur la victime : c'est ce qu'on appelle la "mola salsa", expression à l'origine de notre verbe "immoler"...

Puis, fictivement le victimaire frappa l'animal avec un merlin et lui trancha la gorge...

 

Dernier acte de la cérémonie : une prière où l'on invoque Juppiter...

"Juppiter optimus, Juppiter maximus, protège l'empereur et sa famille !"

Un défilé animé, haut en couleur clôtura la fête : on pouvait y admirer des chars tirés par des chevaux, des troupes de fantassins, des Gaulois en armes, des Celtes aux habits bariolés, des danses... 

 

 

 

 

 

 

Les légionnaires en armes...

Les légionnaires en armes...

L'empereur Hadrien

L'empereur Hadrien

Des Celtes

Des Celtes

Partager cet article
Repost0
19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 14:38
De l'importance de la lucidité...

 

 

Difficile d'être lucide dans un monde où nous sommes sans cesse abreuvés d'informations : qui dit vrai ? Nous sommes souvent confrontés à des informations contradictoires...

Certains, sur la toile, sont passés maîtres dans l'art du mensonge, du masque et de la dissimulation

 

Comment ne pas être dupe ?

C'est pourquoi il convient de voir le monde avec beaucoup de clairvoyance et le voir tel qu'il est, avec ses noirceurs, ses horreurs, ses impostures et ses illusions... 

 

C'est Molière qui dénonce dans une grande partie de son oeuvre théâtrale les dangers de l'aveuglement et de l'inconscience.

C'est Molière qui invente le personnage d'Orgon, bourgeois naïf qui se laisse abuser par Tartuffe, un imposteur...

Orgon est l'archétype de l'homme égaré, incapable de voir la réalité, même quand on la lui met sous les yeux...

Orgon est aveugle à tel point qu'il en vient à négliger sa propre famille, pour ne penser qu'à son idée fixe : la prétendue dévotion de Tartuffe.

Les personnages lucides de la pièce, Dorine, Cléante, Elmire, Damis eux, ont perçu l'hypocrisie du personnage et s'attachent à le dénoncer.

Ainsi Molière met souvent en scène dans son oeuvre l'importance de la lucidité, une qualité essentielle.

 

La lucidité doit nous guider plus particulièrement à notre époque où l'imposture est partout : dans les médias, la publicité, sur internet...

"La lucidité est un premier pas vers la sagesse, donc aussi vers le bonheur...", écrit fort justement André Comte-Sponville.

 

A l'heure où ressurgissent toutes sortes de fanatismes, la lucidité permet de repérer notamment les impostures de la religion.

Ainsi, l'intégrisme est associé à l'aveuglement, à une démission de la conscience : on remet alors sa conscience entre les mains de quelqu'un, d'un gourou, d'un prétendu religieux...

Il s'agit d'une forme de servitude volontaire.

 Certains s'en remettent à des prophètes qui leur dictent leur conduite.

Le fanatisme se propage ainsi de manière collective, dans une sorte d'instinct grégaire.

Le fanatisme religieux n'est-il pas une démission de l'esprit ? Il s'empare des individus, leur enlève tout esprit critique.

 

La lucidité est une vertu première, essentielle qui permet de démasquer ces impostures...

 

 

 

 

 

De l'importance de la lucidité...
Partager cet article
Repost0
26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 09:57
Jusqu'où ira le culte de la laïcité ?

 

 

 

La laïcité est une spécificité française : "principe de séparation de la société civile et de la société religieuse et d'impartialité de l'État à l'égard des confessions religieuses", la laïcité repose sur la liberté de conscience, l'égalité de tous devant la loi quelles que soient les croyances ou les convictions de chacun.

La laïcité est un bon moyen d'assurer la coexistence pacifique des religions, c'est certain... elle maintient une neutralité de l'Etat.

 

Mais la laïcité ne doit pas devenir elle-même un culte, un dogme au point d'interdire à de jeunes élèves la projection d'un film sous prétexte qu'on y parle de Jésus.

Ainsi, apparemment mal renseignées sur le sujet d'un film qui raconte la Nativité, des enseignantes ont  suspendu la séance à laquelle assistaient leurs élèves, à Langon, en Gironde.

Selon ces enseignantes, ce film d'animation américain n'était pas en accord avec le principe républicain de laïcité à l'école...

 

Le titre "L'étoile de Noël" était pourtant suffisamment explicite...

Dans tous les cas, la suspension de la séance paraît aller dans le sens d'une radicalité dangereuse.

On ne doit pas sombrer dans une forme d'intégrisme laïque : la culture religieuse ne devrait pas être un problème.

 

Notre civilisation n'est-elle pas fondée sur cette culture chrétienne ? En témoignent de nombreuses oeuvres architecturales, picturales, la musique sacrée.

Et il faudrait renoncer à cette culture ?

C'est absurde...

 

De la même façon, on ne devrait pas s'offusquer de voir des crèches installées dans des lieux publics : ce sont là des symboles de paix, de fraternité et d'unité.

La plupart des musulmans ne sont pas eux-mêmes choqués par ces crèches.

Symbole de tolérance, d'amour, d'espoir : c'est bien là tout ce que représente une crèche...

 

Ces mots sont-ils devenus obscènes ? Ces symboles n'ont-ils plus de sens ?

Assez de terrorisme autour du principe de laïcité !

Il est des valeurs essentielles qu'il convient de préserver !

Il convient aussi de ne pas renier notre culture, de l'expliquer, d'en montrer la richesse et la diversité.

Oui, notre culture est empreinte de 2000 ans de christianisme : faut-il en avoir honte ?

Faudrait-il renoncer à la musique religieuse, occulter l'art sacré, cacher les églises ?

Tout cela n'a plus de sens si la laïcité invite à censurer tout ce qui constitue notre culture.

On peut alors parler d'un véritable extrémisme qui ne correspond plus du tout à la définition de la laïcité.

Comment pourrait-on renier les valeurs véhiculées par la tradition chrétienne qui nous ont été transmises par nos aïeux, des valeurs spirituelles, morales, culturelles ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Jusqu'où ira le culte de la laïcité ?
Partager cet article
Repost0