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9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 12:38
Tenues islamiques en progression dans les établissements scolaires...

 

Je ne sais pas si vous l'avez constaté comme moi ? On voit de plus en plus dans la rue de très jeunes filles revêtues de tenues islamiques : un voile qui recouvre les cheveux, une longue robe qui cache tout le corps, même les bras...

Ce ne sont pas des burqas, mais on n'en est pas loin...

 

Et, bien sûr, on retrouve ces tenues dans les établissements scolaires...

"Comme le révèle une enquête publiée dans L'Opinion, des tenues islamiques se multiplient ces derniers mois dans certains lycées, aussi bien pour les garçons que pour les filles. Les élèves revendiquent le port de leurs abayas (robes traditionnelles noires) et kamis (tuniques musulmanes), tenues qu'ils qualifient de culturelles..."

 

Pourtant, la loi interdit le port de tout signe religieux dans les établissements scolaires. Pourquoi ne pas la mettre en application ? Pourquoi hésiter ?

Tout élève qui arbore ces tenues ne devrait pas pouvoir accéder aux lycées, collèges, écoles...

Autrefois, les femmes âgées de confession musulmane portaient ces longues tenues couvrant tout le corps... dorénavant, même des jeunes filles se revêtent de ces habits encombrants.

 

Il faut dénoncer toutes ces prisons religieuses dans lesquelles on enferme les filles et les  femmes, je me dis que de tels diktats sont insupportables. 

Au nom de toutes ces femmes privées du simple bonheur de se promener sans contraintes, je me dis que nous devons les soutenir et les aider dans leur combat pour la liberté.

 

Je pense à ce témoignage que j'ai reçu sur mon blog, à la suite d'un article intitulé  "Bikini et burkini" : " Je travaille avec des jeunes filles françaises et musulmanes et elles subissent de leur famille et de leur environnement (voisins, connaissances) des pressions morales et physiques pour rentrer à fond dans la religion pour l'honneur familial et n'être pas considérées comme des putes ou des traitres."

 Comment, dans ce cas, pourrait on parler de choix ? 

 

Face à de telles pressions, les jeunes filles se retrouvent prises au piège d'une religion qui les condamne à la soumission, l'enfermement...

Quand je vois des musulmanes revêtues de ces longs voiles, de ces tenues qui couvrent bras et jambes, en plein été, je me dis qu'elles sont victimes de traditions d'un autre âge, du poids d'une religion qui accorde tous les droits aux hommes et qui leur interdit un épanouissement dans la vie de tous les jours.

 

Dans notre pays, en France, cela me paraît intolérable.

Les femmes ont lutté, pendant des siècles, pour leur liberté et leur émancipation : on ne peut admettre de tels reculs et de telles régressions.

A l'école, tenues correctes exigées ! Pas de signes religieux, pas de tenues indécentes, non plus ! Pas de vêtements religieux, pas de shorts au ras des fesses, non plus !

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/societe/les-etablissements-scolaires-au-defi-des-tenues-religieuses-islamiques-03-06-2022-2478128_23.php

 

 

https://www.marianne.net/societe/education/calendrier-bouleverse-pas-de-chorale-comment-le-ramadan-a-perturbe-un-college-de-seine-et-marne

Tenues islamiques en progression dans les établissements scolaires...
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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 12:59
Le patriarche de Russie au service du Kremlin...

 

La monarchie de droit divin, cela vous dit quelque chose ? Autrefois, jusqu'en 1789, dans notre pays, le pouvoir religieux et le pouvoir politique étaient étroitement associés : le roi était censé détenir son pouvoir de Dieu. 

Un tel régime politique est une monarchie absolue dans laquelle le pouvoir du monarque souverain est légitimé par la volonté de Dieu.

 

Eh bien, en Russie, on retrouve cette association étroite du pouvoir politique et du pouvoir religieux...

"Kirill est le patriarche de Moscou, son influence est considérable en Russie, il a placé l'église orthodoxe au service de l'état, il a fait construire sur les hauteurs de Moscou une immense cathédrale dédiée aux forces armées.

Le patriarche est un soutien fervent du Kremlin, et ses discours nationalistes ressemblent, mot pour mot, à ceux de Vladimir Poutine...

"Il a appelé les croyants à protéger la patrie par la prière et non pas par la participation aux protestations sociales...", écrit Tatiana Kastouéva-Jean.

"Nous avons réussi à préserver notre indépendance, notre liberté, sur la base de toute notre histoire militaire, nous avons construit le développement de notre pays." déclare le patriarche.

A la tête de l'église russe depuis 2009, Kirill en a fait une véritable machine politico-religieuse.

 

Un jour, il a même déclaré que Vladimir Poutine était un miracle de Dieu !

" En 2015, les avions et les missiles allant vers la Syrie sont bénis par les prêtres", écrit encore Tatiana Kastouéva-Jean.

Mais le parcours du patriarche, âgé de 75 ans, n'est pas sans zones d'ombre : fils de religieux, il est soupçonné de liens étroits avec le KGB.

Attiré par le pouvoir et le luxe, sa fortune personnelle est secrète, estimée à plusieurs milliards d'euros.

Une photo officielle du patriarche est passée à la postérité : la montre du patriarche qui vaut 30 000 dollars a été effacée mais le photo-montage fait rire parce que le reflet de la montre est encore bien visible sur la table.

 

Le Kremlin finance généreusement la hiérarchie orthodoxe : il construit partout des églises.

En contrepartie, les religieux soutiennent fidèlement le gouvernement...

L'argent encore et toujours au coeur du pouvoir !

 

"Kirill est en première ligne des personnalités suspectes de compromission, de complaisance : il bénit des armes, il bénit l'agression russe en Ukraine, parce qu'il est un peu pieds et poings liés à Poutine...", commente un prêtre catholique, spécialiste de l'orthodoxie.

 

Il y a quelques voix dissonantes dans l'église orthodoxe russe depuis le début de la guerre, mais rares sont les prêtres ou les fidèles à être critiques devant les télévisions occidentales.

 

Une femme russe témoigne : "Mon père vit en Ukraine, et ça m'inquiète beaucoup, ça me fait encore plus de mal de me demander : à quoi pensent ces gens là haut, au pouvoir?"

En Ukraine, des dizaines d'églises ont été bombardées, elle ne sont même pas des refuges sûrs pour les civils..."

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/russie-kirill-le-patriarche-de-l-eglise-orthodoxe-soutient-fidelement-le-kremlin_5126047.html

 

 

 

 

Le patriarche de Russie au service du Kremlin...
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6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 08:24
Quand la religion justifie et cautionne la guerre...

 

Nous savons les guerres saintes d'autrefois, nous connaissons les croisades menées par la chrétienté, des guerres impitoyables lancées au nom de la religion.. "guerres saintes, guerres sournoises qui n'osent pas dire leur nom...", comme l'écrit et le chante si bien Brassens.

Et voilà que surgissent de nouvelles guerres qui se parent encore d'auréoles de sainteté...

Nous avons vu et nous voyons encore les horreurs du Djihad, des meurtres, des attentats indignes qui touchent le plus souvent des innocents.

Et voici "la guerre sainte" de Poutine ! Une guerre qui n'ose pas dire son nom ! puisque Poutine refuse lui-même d'employer le mot "guerre" pour son "opération spéciale"...

Que c'est joliment dit ! Une façon d'édulcorer les réalités terrifiantes de la guerre : les bombes qui fusent, les bombes qui tuent des civils, des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards... des destructions massives, des populations qui se terrent, qui fuient, qui connaissent la terreur, le froid, la faim, le dénuement et le désespoir...

Et la religion vient même cautionner cette guerre impitoyable contre un pays souverain...

Le religion se fait encore une fois complice des horreurs de la guerre.

 

Le Patriarche Kirill est le patron de l’église orthodoxe à Moscou. Avec son homologue de Constantinople (autrement dit Istanbul), c’est la plus haute autorité de cette branche de la chrétienté.

Il a notamment déclaré : "Nous sommes engagés dans une lutte qui n’a pas une signification physique mais métaphysique..."

Scandaleux ! Est-ce que les bombes et les missiles qui tombent sur les Ukrainiens sont métaphysiques ?

 

Kirill, 75 ans, est d'ailleurs un personnage controversé et l’un des plus fidèles soutiens de Vladimir Poutine, qui s’est progressivement rapproché du clergé.

Kirill est lui-même un ancien espion du KGB dans les années 70, et il est connu pour son amour des voitures et des montres de luxe.

Un homme d'église ancien espion du KGB ! Quelle référence ! Un homme d'église qui a une passion pour le luxe ! Quelle abnégation !

Un oligarque en soutane... qui fait penser à un mafieux ! Une religion à la dérive, encore !

 

Ce qu’il proclame dans ses sermons, depuis le début de la guerre, est proprement scandaleux !

"Kirill ne se contente pas de justifier l’agression russe, qu’il présente comme une défense de la région du Donbass agressé. Il ne se contente pas d’affirmer avec Poutine que les nations russe, ukrainienne et biélorusse n’en forment qu’une.

 Il parle d’une lutte du Bien contre le Mal. Où le Bien, c’est la Russie. Et le Mal, c’est l’Occident décadent.

 

L’Occident qui s’incarne, selon lui, dans les "gay prides". Un sujet emblématique pour lui.

Pour Kirill, ce qui se joue dans cette guerre, c’est "le Salut de l’Homme, sa place à côté de Dieu le Sauveur"."

Pas moins !

Quelle prétention ! Quel manichéisme ! Qui peut y croire ?

Un fanatisme religieux qui revient en force... une folie dévastatrice qui s'empare du monde...

 

"​​​​​​Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un enthousiaste ; celui qui soutient sa folie par le meurtre est un fanatique..." Voltaire

 

Source :

https://www.franceinter.fr/emissions/le-monde-d-apres/le-monde-d-apres-de-jean-marc-four-du-lundi-14-mars-2022

 

Quand la religion justifie et cautionne la guerre...
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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 09:42
Crèches de Provence et d'ailleurs...

 

Noël approche : c'est le moment de confectionner une crèche selon la tradition provençale... un peu de mousse fraîchement cueillie sur les collines environnantes, un peu de houx, quelques santons disposés tout autour de l'étable... 

 

C'est là une habitude qui remonte à l'enfance et que j'essaie de perpétuer chaque année.

 

"La crèche est un moyen d'expression... Au fond, nous sommes toujours à l'époque des cavernes : il nous faut dessiner sur les parois.

Il n'y a pas que les santons. Il y a la composition du paysage. Ce n'est jamais un paysage de Judée. C'est toujours celui qui nous est familier ; le Marseillais y représente Marseille ; le Manosquin, Manosque ; le Parisien, Paris...."

C'est ainsi que Jean Giono évoque la confection des crèches de Noël, dans son ouvrage intitulé Provence.

 

Les crèches varient en fonction des villes, des pays, des continents, de nos personnalités, de notre culture, de nos goûts.

 

Crèches confectionnées par des enfants, des adultes, une exposition leur était consacrée en l'église Saint-Charles de Nîmes...

 

Grande crèche en bois traditionnelle avec une multitude de personnages, crèche stylisée faite d'une simple hutte en bois, quelques pierres, avec la seule représentation de la nativité...

 Crèche en carton, avec de grands santons revêtus de vêtements somptueux en tissu, crèche coquillages dont on admire l'originalité, garnie de petits santons d'argile...

Crèche africaine décorée de galets, crèche tricotée, crèche avec des personnages dessinés sur du carton, sur un fond scintillant...

 

Crèche mandarine sous cloche, crèche avec des silhouettes en bois, etc.

 

Une des plus originales est sans conteste cette crèche où le corps des personnages est composé de papiers imprimés pliés en accordéon, avec des bergers, des moutons...

Les anges ont aussi des ailes en accordéon...

 

Gardons nos traditions ! Elles sont essentielles, car elles nous relient au passé : de nombreuses polémiques sont apparues, quand des crèches de Noël ont été installées dans des mairies ou dans des lieux publics.

Pourtant, la crèche fait partie de notre culture : en Provence, nous sommes particulièrement attachés à ces crèches ancestrales, aux santons empreints de charmes et de naïveté.

 

Même si l'on n'est pas croyant, on aime le symbole de la crèche : un enfant qui évoque un renouveau, un espoir...

Toute la population d'un village vient admirer l'enfant Jésus. Et les santons célèbrent, aussi, la vie quotidienne de la Provence.

 

 

 

 

 

 

Crèches de Provence et d'ailleurs...
Crèches de Provence et d'ailleurs...
Crèches de Provence et d'ailleurs...
Crèches de Provence et d'ailleurs...
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Crèches de Provence et d'ailleurs...
Crèches de Provence et d'ailleurs...
Crèches de Provence et d'ailleurs...
Crèches de Provence et d'ailleurs...
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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 09:14
N'ayez pas peur !


"Coopérez, n'ayez pas peur" dit l'animateur TV afghan, alors que derrière lui, des talibans en armes prennent la pose...

Le présentateur est entouré de huit hommes armés qui semblent le surveiller pendant qu’il lit son message...

 

Une image effrayante ! L'information encadrée par des hommes armés jusqu'aux dents !

La journaliste iranienne Masih Alinejad a retweeté la vidéo et a déclaré: “C’est surréaliste. Des militants talibans posent avec des armes derrière cet animateur de télévision visiblement pétrifié et lui font dire que les Afghans ne devraient pas avoir peur de l’émirat islamique. Les talibans eux-mêmes sont synonymes de peur dans l’esprit de millions de personnes. Ceci n’est qu’une preuve supplémentaire.”

 

Régner par la peur, la terreur...

Selon CNN, le chanteur folk Fawad Andarabi a été tué d’une balle dans la tête par les talibans, faisant craindre une nouvelle répression du régime islamiste.

Ce chanteur  Fawad Andarabi a été traîné hors de son domicile, puis tué par les talibans, vendredi 27 août, dans une ferme de la vallée d’Andarab.
 

La musique avait en effet déjà été interdite par les talibans, lorsqu’ils étaient à la tête de l’Afghanistan, entre 1996 et 2001. Le porte-parole des talibans Zabiullah Mujahid a rappelé, dans un entretien accordé au New York Times, "que la musique était interdite dans l’islam", assurant toutefois que les talibans espéraient pouvoir "persuader les Afghans de ne pas faire de telles choses, au lieu de faire pression sur eux."

 

"N'ayez pas peur !"

 

Quand la musique, ce langage universel devient un péché mortel... et qu'elle est punie de mort... c'est le retour assuré de la barbarie.

Le fanatisme religieux à l'oeuvre...

La musique, la danse, la culture clouées au pilori... l'obscurantisme fait des ravages.

Et quel sera le sort réservé aux femmes afghanes ? On peut craindre le pire pour elles.

Les femmes afghanes avaient obtenu le droit d’étudier, de travailler...

Que vont-elles devenir ? Fillettes mariées de force, vouées à l'enfermement, femmes soumises, femmes esclaves, femmes bétail...

L'horreur absolue !

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-un-chanteur-a-ete-assassine-par-les-talibans-31-08-2021-2440780_24.php

 

https://www.7sur7.be/monde/un-presentateur-afghan-presente-le-journal-entoure-de-talibans-armes~a114f4f8/?referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F

N'ayez pas peur !
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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 09:16
Les apôtres de la lenteur musicale...

 

La lenteur est une manière d'appréhender le monde et de mieux l'apprécier... sans doute... "Slow is beautiful", tel est le titre de la conférence donnée par Marc Simon, à Nîmes, au Carré d'Art.

 

La lenteur, nous dit-il est une des composantes essentielles de la musique.

Et qui sont ces apôtres de la lenteur, ces défricheurs de l'immobilité ?

Pour en trouver, on peut remonter d'abord  à - 500 avant JC : un fragment musical du premier stasimon d' Oreste d' Euripide... "Je pleure, je pleure tellement". En 1892, parmi un certain nombre de papyrus d' Hermopolis , en Egypte, dans la collection de l' archiduc Rainer Ferdinand d'Autriche , un fragment a été découvert et publié , contenant un passage mutilé avec notation.

 

"κατολοφύρομαι κατολοφύρομαι ματέρος αἷμα σᾶς, ὅ σ’ ἀναβακχεύει, ὁ μέγας ὄλβος οὐ μόνιμος ἐν βροτοῖς, ἀνὰ δὲ λαῖφος ὥς τις ἀκάτου θοᾶς τινάξας δαίμων κατέκλυσεν δεινῶν πόνων ὡς πόντου λάβροις ὀλεθρίοισιν ἐν κύμασιν"

"O désolation, désolation ! pour le sang de ta mère qui renouvelle ton délire  Une haute fortune ne peut subsister parmi les mortels : comme un frêle vaisseau dont la tempête a déchiré les voiles, les dieux l'engloutissent dans un abîme de malheurs, aussi dévorant que les flots de la mer orageuse"

 

 

On connaît la légende : Oreste a tué sa mère Clytemnestre et son amant Egisthe, meurtrier d' Agamemnon.

Cette musique a été reconstituée par l'Atrium Musicae de Madrid.

On a là des effets de lenteur liés à des choses sacrées, profondes, mystiques.

 

Plus tard, au 11 ème siècle, l'abbesse allemande Hildegarde de Bingen a composé des chants religieux : une voix qui, pour être mystique, est extrêmement libre.

C'est une musique très douce, apaisante où Hildegarde évoque ses visions : on entend une note qui est derrière, un paysage musical, le fameux bourdon.

Le bourdon est un son fondamental, il sert d'horizon, c'est comme un paysage qui permet au chanteur de chanter juste.

 

Puis, Marc Simon nous fait écouter des chants de femmes venus de Polynésie, des îles Salomon, des chants très anciens pour des cérémonies annuelles, le Sanga. Ce sont des musiques orales qui ne sont pas écrites : on y retrouve une certaine lenteur, comme une communion...

 

Certains se sont amusés aussi à jouer des airs de musique connus sur un rythme très lent : la lenteur peut alors nous déstabiliser, nous mettre dans l'embarras : on ne reconnaît plus ces airs célèbres.

Par exemple, la 5ème symphonie de Beethoven massacré par un orchestre anglais, ou encore Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss ou la farandole de Bizet.

 

Brian Eno est encore un adepte de la lenteur musicale... musicien, arrangeur et producteur britannique, Eno s'est décrit comme un « non-musicien » et a contribué à introduire une variété d'approches conceptuelles et de techniques d'enregistrement dans la musique contemporaine.

 

En Inde, Ravi Shankar compose des ragas, des musiques lentes, pleines de mystères et de spiritualité.

 

La lenteur permet une grande liberté : Miles Davis a découvert le monde du flamenco, il s'est passionné pour cette musique : dans Croquis d'Espagne, il reprend le concerto de Aranjuez sur un mode lent...

 

Claude Debussy, quant à lui, a révolutionné la musique : il compose ainsi ce morceau intitulé "Des pas sur la neige" avec 3 notes seulement répétées, "ré, mi, fa",  il rajoute des accords... Ainsi, avec la lenteur, on trouve souvent une autre notion : la simplicité.
La lenteur nous invite souvent à l'apaisement, la méditation....

 

Mais elle peut avoir d'autres fonctions : Erik Satie voulait écrire de la musique d'ameublement, il compose alors "Tenture de cabinet préfectoral", avec la lenteur, la pesanteur, la répétition, il se moque des cabinets préfectoraux...

 

Pour John Cage, musicien avant-gardiste, la lenteur peut même s'approcher du silence : avec 4 minutes, 33, il remet en cause le côté sacro-saint de la musique, avec un brin de provocation...

John Cage utilise parfois un piano préparé avec des morceaux de bois, de vis : certaines notes ne font plus de notes : il crée un nouvel instrument et des harmoniques nouvelles.

 

Merci à Marc Simon pour ce beau voyage musical qui nous a permis de découvrir des musiques originales, souvent étonnantes, apaisantes.

 

 

 

https://archives.crem-cnrs.fr/archives/items/CNRSMH_I_1972_016_182_08/

 

 

 

 

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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 08:44
Nouvelle soirée musicale à Nîmes...

 

Nouvelle soirée musicale à Nîmes sur le parvis de la Maison Carrée... L'occasion de découvrir ce groupe de musiciens, the Woodies.

Un cadre magnifique pour ce concert : un temple romain édifié entre 10 av. J.-C. et l’an 4, à l’extrémité sud du forum, sous le règne d’Auguste.

Ce temple fut dédié aux héritiers d’Auguste, Caius et Lucius Caesar ; ce sont en fait les petits-fils et héritiers désignés d’Auguste avant qu’ils ne meurent prématurément.

 

Le récital commence avec une magnifique chanson de Nino Ferrer : Le sud... une chanson qui nous transporte vers les paysages méditerranéens de villes blanches avec leurs terrasses garnies de linge ...Le texte s'ouvre sur l'évocation de la Louisiane, terre du sud des Etats Unis. Puis, apparaît le nom de l'Italie, symbole même des pays du Sud et aussi terre natale de l'auteur puisque Nino Ferrer est né à Gênes...
 
 
Le vocabulaire familier nous introduit dans un univers fait de modestie, d'humilité, le monde des gens simples ...L'emploi de verbes ordinaires du vocabulaire courant :"il y a" "c'est" montre bien que les gens évoqués ici appartiennent au peuple.
 
L'ambiance est heureuse et paisible : on perçoit des enfants qui s'amusent à l'extérieur, des animaux banals : chien, chat, tortue, poisson rouge, tout ce bestiaire commun réuni dans l'harmonie....autour des enfants. Un paysage de paix et de bonheur est suggéré.

 
Cette chanson au rythme mélancolique est bien un hymne au bonheur simple mais également une dénonciation de la guerre toujours présente sur cette terre, alors que les hommes en connaissent parfaitement les douleurs et les atrocités.

 

 

Au cours de cette soirée, on entend aussi un air de musique que tout le monde connaît ou reconnaît, une chanson qui a fait le tour du monde, une chanson dans laquelle le poète rêve d'un monde meilleur...

 

"Imagine !" dit le poète, il suffirait de supprimer de vaines croyances, comme le suggèrent les négations employées : "no heaven, aucun paradis, no hell, aucun enfer."

 

Et il faudrait garder à l'esprit seulement la beauté du ciel, au dessus de nous tous, pour réunir et rassembler le monde... "Above us, only sky."

 

L'utilisation du pluriel "all the people" marque une harmonie retrouvée, un désir d'union, enfin !

 

On est ému encore par cette chanson de Colin Vearncombe dit Black, Wonderful life...

 

Colin Vearncombe, alias Black, racontait que "cette chanson le faisait sourire. Parce qu’à chaque fois qu’il la chantait il repensait à sa première épouse. Après leur divorce, l’artiste s’est retrouvé quasi à la rue, sans un sou, sa mère malade et comble du malheur, il a été victime d’un accident de voiture. Dans ce genre de circonstances, certains auraient baissé les bras, lui s’est mis devant son clavier et a écrit cette chanson où il raconte que la vie est magnifique."

 

 Merci aux musiciens pour cette soirée de belles chansons qui restent gravées dans nos mémoires...

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 13:02
La crèche des garrigues...

 

Qu'elle est belle la crèche des garrigues ! Comme la plupart des crèches, elle représente tous les petits métiers, les lieux de nos villages et de nos villes...

 

En Provence, la crèche est entourée de collines pentues où s'accrochent des moulins d'autrefois... de la mousse décore les escarpements...

 

Sur ces collines, des bergers, des moutons, des paysans, une porteuse d'eau, une fileuse...

 

Au centre, une auberge où vacille un feu chaleureux : les gens s'affairent autour du feu pour préparer un repas,un musicien avec sa guitare est posté à l'entrée...

 

Tout à côté, une épicerie avec ses paniers d'osiers remplis de victuailles, avec ses grands tonneaux de vin...

 

Dans un coin, des danseurs forment une ronde autour d'un mât où sont suspendus des rubans...

 

La crèche elle-même couverte de paille accueille un boeuf, des moutons... un berger avec son bâton se tient à l'entrée, dans une attitude humble, pleine de révérence.

 

Au dessus, un ciel illuminé d'étoiles...

 

On entend aussi le doux murmure de l'eau qui fait tourner les moulins...

 

L'ensemble suscite une impression d' apaisement infini : on peut ne pas être croyant et admirer ces constructions éphémères qui évoquent la naissance de Jésus.

 

En Provence, la préparation de la crèche est entourée d'un véritable rituel : quelques jours avant de l'installer, il convient d'aller chercher de la mousse, des branches de houx et de pins dans les sous-bois...

Puis, on dispose les santons en argile aux couleurs vives dans cet écrin de verdure...

Le rémouleur, le puisatier, la bohémienne, le ravi, le meunier, le berger et ses moutons, les anges, Joseph, Marie, une foule de figurines familières...

 

La crèche reste un magnifique symbole...

Symbole de la famille qui se perpétue, symbole du renouveau de la vie...

L'enfant fragile, la famille, les voisins qui viennent admirer le nouveau-né.

Symbole d'amour et de réunion, encore.

 

Préservons ces traditions ancestrales : elles nous relient au passé, à tous ceux qui nous ont précédés...

 

 

 

 

 

La crèche des garrigues...
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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 11:08
Finis les Brigitte, les Annie, les André, les Robert, les Michel...

 

Les prénoms choisis par les parents signent une époque : finis les Brigitte, les Annie, les André, les Robert, les Michel. Ces prénoms sont désormais désuets, et n'ont plus la cote.

On leur préfère des prénoms d'origine américaine, des prénoms régionaux, des prénoms arabo-musulmans...

Les Kévin, les Dylan, les Eliott, Tom, Alyssa, les Mohammed, les Sofian, Ahmed, les Zohra, les Jasmine, Yassin, Aïcha prospèrent.

Et les Marie disparaissent...

La France fait face à une progression importante des prénoms arabo-musulmans, étrangers, américains et régionaux.


Jerôme Fourquet, politologue et directeur du département Opinion de l'Ifop, publie l'Archipel Français et constate ainsi cette déferlante de nouveaux prénoms.

Cette image de l'archipel renvoie à une fragmentation de la société française : fractures sociologiques, culturelles, territoriales.

 

De fait, les prénoms d'origine chrétienne ont tendance à s'effacer : faut-il voir là un déclin de la religion catholique ?

Il est certain que cette religion perd du terrain : de moins en moins de fidèles, de moins en moins de prêtres, des églises désaffectées à vendre...

Une religion qui est, de plus, traversée par des scandales : pédophilie, agressions sexuelles, nonnes violées.

Le message originel a été perverti et dévoyé par l'église, comme c'est souvent le cas dans le domaine religieux...

 

Pourtant, comment ne pas percevoir la valeur et la grandeur du message originel ?

"Grandeur morale, humaine, spirituelle", comme le souligne bien André Comte-Sponville, dans son ouvrage L'inconsolable et autres impromptus.

La France a changé, la religion catholique est amoindrie, mais le message est magnifique : "amour, souci des plus faibles, justice, charité..."

On ne peut renier deux mille ans de civilisation chrétienne, on ne doit pas renier le message originel.

 

Si les prénoms de consonance chrétienne disparaissent, c'est sans doute un effet de mode pour certains, une forme de réaction pour d'autres, mais  nous ne devons pas gommer des millénaires de culture.

Notre culture, nos arts, notre architecture sont imprégnés de culture chrétienne : tant de chefs d'oeuvre !

 

La France apparaît en tous cas divisée : fractures géographique, religieuse et culturelle.

Comment résoudre ces divisions ? Une tâche difficile : une nation doit se retrouver autour de valeurs communes : la langue française, la culture humaniste, la laïcité, la tolérance, l'amour...

Mais, hélas, la langue est souvent négligée, mise à mal, la culture est battue en brèche, méprisée, la tolérance se heurte souvent à de graves oppositions dans les moeurs, les façons de vivre...

 

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-07-mars-2019

 

 

 

 

 

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 10:19
Ces étranges silhouettes obscures...

 

 

On voit de plus en plus ces silhouettes obscures drapées de noir, couvertes de pied en cap d'un vêtement qui cache tout le corps, ne laissant apparaître que le visage... le corps s'efface, disparaît, mais en même temps, il s'épanche car le vêtement est ample, voyant...

Elles se ressemblent toutes sous ce voile encombrant : pas un cheveu qui dépasse, plus de bras, de jambes, mais une masse informe.

Le voile flotte autour d'elles, il s'empare de leur corps, il envahit l'espace.

 

Pourquoi faut-il cacher le corps de la femme ? Pourquoi cacher leurs cheveux ?

C'est là une conception ancienne et archaïque de la femme impure, séductrice et tentatrice.

 

De plus, ces silhouettes obscures au voile ondoyant sont inquiétantes : à peine voit-on le visage, le corps s'évanouit aussi sous le tissu abondant.

Pourquoi la femme devrait-elle être contrainte de se vêtir d'un voile, de tenues et de manches longues ?

 Pourquoi, si ce n'est au nom de principes religieux éculés ?

Pourquoi, si ce n'est au nom de diktats d'un autre âge ?

Le voile correspond à des injonctions religieuses, il est bien imposé à la femme musulmane qui n'a, souvent, pas vraiment le choix...

 

Nous devons défendre le droit pour chaque femme de s'habiller comme elle le souhaite.
Nous devons défendre cette liberté, comme la liberté d'exprimer toutes sortes d'idées, de débattre, de discuter...

 

Certains diront que nombre de ces femmes choisissent de se vêtir du voile, mais elles sont, en fait, le plus souvent enfermés dans des traditions séculaires, elles se soumettent à des usages anciens, et l'entourage familial les y contraint.

Il est inquiétant que cet usage se perpétue dans une société moderne : on a l'impression de retourner dans des temps très lointains, où la femme asservie et soumise à l'homme devait lui obéir en tout, porter des vêtements sombres qui cachent le corps, l'annihilent.

 

Pourquoi cette soumission à l'homme perdure-t-elle ?

Est-ce une volonté d'afficher ses convictions religieuses ? Peut-on y voir une forme de provocation ?

En tout cas, ces silhouettes obscures ne correspondent pas à notre conception des droits de la femme.

Et, chose étrange, on voit de plus en plus ces voiles qui cachent le corps, comme si l'emprise de la religion se faisait plus insistante.

En Iran, où le port du voile est obligatoire, des femmes,  malgré les risques qu’elles encourent, se photographient têtes nues dans l'espace public. Elles luttent pour se libérer de contraintes, et manifestent une volonté de combattre le pouvoir religieux.

 

 

 

 

 

 

Ces étranges silhouettes obscures...
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