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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 15:38
Burkini : pour un débat utile...

 

 

 

 

Il est manifestement impossible d'interdire le burkini : il faudrait, dans ce cas, interdire, aussi, le voile, ce signe religieux dont se couvrent certaines musulmanes.

 

Mais, à travers tous les débats qu'ont soulevés ces tenues vestimentaires, on voit bien que le burkini et le voile sont, pour nous, des symboles d'asservissement de la femme et ces symboles ne correspondent pas du tout aux principes d'égalité qui régissent les rapports hommes, femmes, dans nos sociétés.

 

S'il n'est pas possible d'interdire le voile et le burkini, il est certain que ces signes vestimentaires très voyants heurtent notre sensibilité.

 

Ils ne sont pas conformes à nos idéaux, à l'évolution de notre société.

 

Or, au lieu de diminuer en nombre, les voiles se multiplient dans notre espace public...

Pourquoi, si ce n'est pour manifester une forme de communautarisme ?

Un communautarisme inquiétant, car il divise et fracture notre pays.

 

D'un côté, le bikini, de l'autre, le burkini : des tenues si différentes, qu'elles révèlent des statuts de la femme totalement opposés.

C'est aux musulmans eux-mêmes de donner l'impulsion, c'est aux musulmans de lutter contre tous ces signes d'une religion radicale et intégriste. 

Vivre en France, c'est vivre selon des principes d'égalité, c'est refuser le poids d'une religion contraignante.

Chacun est libre de croire selon son gré, mais pourquoi afficher dans l'espace public sa religion ?

Pourquoi vouloir imposer aux autres une vision rigoriste et terrifiante de la religion ?

La religion devrait ête conçue pour apaiser, apporter un réconfort.

A chacun de vivre sa foi, dans des rites, dans sa conscience intérieure.

De nombreuses musulmanes vivent leur religion, sans porter le voile...

La foi, la vraie n'a pas besoin de tout ce fatras de vêtements, de symboles d'un autre temps.

En tant que femme, je dois avouer que le burkini et le voile me mettent mal à l'aise : je pense à ces millions de femmes musulmanes qui, dans de nombreux pays, sont contraintes de revêtir des signes religieux.

Je songe à leur combat perdu d'avance, car on ne leur donne aucun moyen de s'émanciper... Vivant sous le joug des hommes, elles n'ont même pas la possibilité de s'exprimer.

Au nom de ces femmes opprimées, qui n'ont pas le droit à la parole, au nom de ces femmes meurtries qui vivent dans l'ombre des hommes, j'en appelle aux musulmans et aus musulmanes de France, pour que le burkini et le voile s'effacent de notre espace public...

En conscience, la foi n'est pas, ne peut pas être, ne doit pas être une affaire de signe vestimentaire : la foi est une conviction intime.

Et même la pudeur ne se mesure pas à l'aune du tissu que l'on porte sur soi...

La pudeur ne peut pas non plus être réservée exclusivement aux femmes, et c'est encore, là, un signe discriminant qui ne correspond pas à nos valeurs.

 

 

 

 

 

Burkini : pour un débat utile...
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 08:09
Mais jusqu'où ira la pudeur ?

 

 



De plus en plus, on voit, en France, des femmes vêtues de pied en cap, encapuchonnées d'un voile noir à l'allure inquiétante : des images que l'on ne croisait pas, autrefois et qui suscitent bien des questions...

Le burkini, réservé aux bains, quant à lui, couvre aussi l'ensemble du corps de la femme, à l'exception du visage...

Mais jusqu'où ira la pudeur ?

On apprend, ces jours-ci, qu'une auto-école de Villefranche-sur-Saône se propose d'ouvrir une salle de code réservée aux femmes... La gérante Sarah Bakar déclare même : « Les leçons de conduite seront effectuées par moi pour les femmes, et par un homme pour des hommes. »

Ainsi, semble s'organiser, dans notre pays, une sorte d'apartheid visant à séparer les hommes et les femmes...

On sait, aussi, que certaines femmes musulmanes refusent de se laisser examiner par des médecins hommes.

Tout cela va à l'encontre de nos principes fondamentaux d'égalité, on ne peut traiter la femme comme un être à part. Avec de tels principes, nous perdons nos valeurs essentielles. C'est, là, une régression inadmissible.

Quelle est cette fureur hystérique attachée au corps de la femme ? Pourquoi la pudeur serait-elle une spécificité féminine, pourquoi ne concernerait-elle pas les hommes ?

On le conçoit : il faut remettre de l'ordre dans tous ces manquements à la république et montrer la stupidité que représentent ces moeurs d'un autre temps.

Pourquoi la femme devrait-elle être soumise à des contraintes vestimentaires ?

Quelle image de la femme véhiculent ces coutumes ? La femme maudite, la séductrice, la pécheresse...

La femme maudite, impure, souillée : cette représentation date des premiers textes mythologiques et bibliques et il semble que certains ne puissent s'en détacher.

Aussitôt, ressurgissent des siècles de malédiction qui ont accompagné l'image dela femme : la femme séductrice, coupable de tous les péchés du monde, la femme maudite, à qui revient le triste rôle de répandre tous les malheurs sur le monde, avec le personnage de Pandore, dans la mythologie grecque...
 
La femme responsable tous les péchés du monde, couverte d'opprobres, la femme, cette pestiférée !

Ce sont là des images éculées, poussiéreuses, véhiculées par les religions...

Des images qui stigmatisent les femmes et les ravalent au rang de boucs émissaires chargés de culpabilité...
Mais jusqu'où ira, donc, la pudeur ? 


"Couvrez ce sein, que je ne saurais voir.
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.", s'exclame Tartuffe, dans la célèbre pièce de Molière, révélant, ainsi, son hypocrisie religieuse... Ce faux dévot s'offusque ou plutôt feint de s'offusquer d'apercevoir la poitrine de la servante Dorine.


Eh oui, au 17 ème siècle, de nombreux textes religieux enjoignaient aux chrétiens de fuir la séduction de la beauté féminine.


Mais ce temps et ces idées sont révolus : les femmes ont le droit, comme les hommes, d'être visibles dans l'espace public, elles ont le droit de vivre sans ces contraintes vestimentaires, sans ce poids d'une culpabilité millénaire qui les accable...






    

 

Mais jusqu'où ira la pudeur ?
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 08:30
Le burkini est une régression...

 

 



Le burkini est, indubitablement, une régression : ce vêtement de bain qui entrave le corps de la femme, le recouvre du haut juqu'en bas, qui enjoint à la femme de se cacher, comme si elle était coupable de montrer sa chair, est un instrument d'asservissement.

Il a fallu des siècles pour que la femme se libère, dans nos sociétés : accès au travail, droit de vote, possibilité de s'abstraire de l'autorité d'un mari, liberté de se vêtir, comme elle le souhaite.

La femme ne peut être ainsi contrainte de porter une carapace pour aller se baigner, elle a le droit de s'épanouir et de profiter pleinement d'un bain de mer, dans une tenue non contraignante.

Le temps des harems est révolu ! 

La femme cachée, la femme soumise, obligée de se taire, de vivre dans l'ombre, ces images devraient appartenir au passé.

Au pays des droits de l'homme, au pays de Voltaire, de Montesquieu, nous ne pouvons pas admettre que la femme soit, ainsi, réduite à s'effacer, à se soumettre à des diktats religieux.

Alors qu'il reste encore bien des progrès à faire, en matière du droit des femmes, dans notre propre pays, il n'est pas possible de concevoir de telles régressions.

Quoi qu'on en dise, le burkini est bien un signe de soumission : il introduit une discrimination évidente, entre l'homme et la femme...

Il sépare, il distingue des communautés, il est particulièrement visible sur une plage, et il apparaît comme un signe religieux ostentatoire.

En ces temps où ressurgit la barbarie, où on tue un prêtre, au nom de la religion, ces signes ostentatoires ne sont pas les bienvenus.

De toutes façons, le burkini et le voile sont une atteinte à la liberté des femmes dans un pays où les femmes peuvent désormais se vêtir comme elles le souhaitent : elles ont le choix et la possibilité de varier les tenues.

Elles peuvent changer de tenues en fonction du temps, de l'humeur, des circonstances, et cette liberté est une victoire, un signe d'émancipation de la femme...

Il faut remettre la religion à sa place, dans la sphère privée.

Porter un burkini, ce n'est pas neutre, c'est manifester un goût pour un Islam radical, qui maintient la femme dans l'ombre, qui l'enferme dans un vêtement très contraignant...

Porter un burkini, c'est afficher un rigorisme, une forme d'extrémisme religieux que nous condamnons. Le burkini est bien une aliénation à laquelle est soumise la femme : le poids des traditions, le regard de l'autre lui imposent ce vêtement austère.

A l'heure où la terreur islamiste s'impose dans de nombreux pays, le burkini crée des séparations, divise les communautés, exacerbe les tensions...

Selon Edwy Plénel, le burkini serait "un vêtement comme un autre"... Vraiment ? 

C'est, pourtant, un vêtement qui est destinée à la femme et à la femme seule, un vêtement à la connotation religieuse marquée.

Non, ce n'est pas une tenue de bain, comme une autre : le burkini n'offre ni le confort, ni la liberté aux femmes.

On ne peut même pas le comparer à ces tenues de bain de la Belle époque, dans la mesure où les hommes portaient, eux aussi, en ce temps-là, des vêtements couvrants...

Le burkini signe une régression, et prétendre défendre les droits des femmes, en l'assimilant à "un vêtement comme les autres" est une aberration...





 

 

Le burkini est une régression...
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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 08:43
Bikini et burkini...

 

 

Bikini, burkini... Voilà deux mots qui pourraient prêter à confusion, ce que l'on appelle, en terme savant, des paronymes ! Les deux mots se ressemblent, certes, mais est-il possible de les confondre ? Ils évoquent, en fait, des réalités bien différentes : on se souvient de la célèbre chanson de Dalida qui a connu un vif succès dans les années soixante, et, depuis cette époque, le bikini, ce maillot deux pièces pratique et confortable, est devenu une tenue habituelle sur nos plages.

 

Quant au burkini, il désigne, comme chacun sait, un maillot intégral qui recouvre le corps de la femme de confession musulmane, depuis la tête jusqu'aux chevilles.

N'est-ce pas, là, une tenue inhabituelle pour profiter d'un bain de mer ?  Voilà une tenue surprenante pour se baigner !

Une tenue bien encombrante, quand on veut être libre de ses mouvements, nager... un carcan qui emprisonne la femme et qui a pour but de la préserver du regard des hommes.

 

Le vêtement devient, alors, une sorte de bouclier qui permettrait à la femme d'inspirer le respect.

La mode islamique exige que l'on ne fasse pas étalage de son corps. 

Les hommes ne sont-ils pas des "prédateurs" ? Et la femme aurait, ainsi, le devoir de se protéger, et de faire preuve de pudeur.

 

On voit bien toutes les conséquences de ces règles vestimentaires : une femme vêtue d'un bikini ou d'une jupe courte, est forcément considérée comme impudique par un musulman...

Autrement dit, une femme vêtue, selon la mode occidentale, ne peut que susciter la convoitise et le manque de respect.

 

Comment concilier ces deux façons de se vêtir ? Est-ce même conciliable ?

On voit bien toute la distance qui sépare une femme occidentale et une musulmane qui se plie à ces lois religieuses, un fossé qui semble infranchissable.

 

La femme vêtue d'un burkini est-elle, d'ailleurs, vraiment décente, étant donné que ce vêtement moule le corps, notamment au sortir du bain ? Certains musulmans condamnent, aussi, cette tenue.

La femme devrait donc se baigner avec une armure, pour satisfaire aux diktats de la religion ?

 

L'homme, lui, est-il obligé de porter un burkini ? 

On le voit : ces codes vestimentaires appartiennent à un autre temps, un temps où la femme était asservie et soumise aux hommes.

 

L'homme musulman n'est-il pas capable de réfréner ses désirs et ses ardeurs ?

 

Comment faire cohabiter, sur une même plage, bikini et burkini ?

Comment un musulman peut-il considérer une femme en bikini ?

Qu'est-elle, pour lui, si ce n'est un être impudique, une dévergondée ? Comme si le vêtement permettait de classer, ainsi, les personnes...

 

Avec cet exemple, on prend conscience que le monde musulman doit évoluer, pour une meilleure intégration dans nos sociétés.

Certains diktats religieux sont périmés, appartiennent à un autre temps.

Les femmes ne peuvent être, ainsi, contraintes dans des carcans vestimentaires qui les empêchent de profiter librement d'un simple bain de mer.

Le burkini est indubitablement une entrave à la liberté des femmes.

D'ailleurs, certaines femmes, faisant preuve d'émancipation, se sont libérées de ces contraintes vestimentaires, une façon de ne plus se soumettre à des injonctions religieuses d'un autre temps.

 

 

La chanson de Dalida :

 

https://youtu.be/hVUwra22e-Q

 

 

 

Bikini et burkini...
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 12:10
Et si le ciel était vide...

 

 

 

 Quand le fanatisme ressurgit et s'attaque à notre pays et nos racines, il est essentiel de réécouter cette chanson...

 

 
Beau texte qui dénonce le fanatisme et l'intolérance, cette chanson, écrite par Alain Souchon, intitulée Et si en plus il n'y a personne, souligne, avec force et subtilité, toutes les incohérences des religions : au lieu d'apporter un réconfort, elles en viennent, parfois, à provoquer des conflits, des haines irréconciliables, elles sont, aussi, un instrument de manipulation redoutable...
 
La chanson s'ouvre sur trois prénoms : "Abderhamane, Martin, David", trois prénoms représentatifs des religions les plus répandues : mis sur le même plan, les trois prénoms devraient signifier une unité, une harmonie, une union...
 
Et, c'est, pourtant, la division qui l'emporte, comme le prouve la suite de la chanson.
 
Après ces apostrophes, qui interpellent chaque lecteur, l'expression : "Et si le ciel était vide" montre toutes les incohérences, la vanité des conflits religieux qui peuvent opposer les uns et les autres... On se bat, en fait, pour une entité hypothétique...
 
L'énumération qui suit restitue toutes les coutumes religieuses : "Tant de processions, tant de têtes inclinées, Tant de capuchons, Tant de mains pressées, Tant de prières empressées." L'anaphore de l'adverbe d'intensité "tant" souligne des pratiques parfois outrancières, un certain fanatisme.
 
Au passage, à l'intérieur de cette énumération, Alain Souchon nous rappelle, aussi, "les peurs" liées, depuis des siècles, à la religion, peurs entretenues, savamment, par les instances religieuses et politiques.
 
Le but est de dominer les peuples, de les asservir, ce que suggère le mot "démagogues" qui rime avec le terme "synagogues".
 
La chanson évoque, également, tous les cantiques religieux visant à endormir le peuple, à le soumettre, par des "musiques antalgiques", belle expression imagée qui insiste sur l'idée d'endoctrinement...
 
L'antithèse "tant de compassions, tant de révolvers" vient montrer que, derrière des apparences chaleureuses, se cache, parfois, une religion de haine, de violence : le fanatisme peut conduire au pire, à des actes monstrueux et inhumains...
 
On entend, ensuite, des prières représentatives de toutes les religions : "Arour hachem, Inch Allah, Are Krishhna, Alléluia", autant de références à Dieu, à sa puissance, sa volonté, sa bonté...
 
Mais des images de violence apparaissent, soudain : "Toutes les balles traçantes, Toutes les armes de poing."
On perçoit, enfin, les causes et les conséquences du fanatisme : "Toutes les femmes ignorantes, ces enfants orphelins, ces vies qui chavirent, ces yeux mouillés."
 
Et, derrière, transparaît "le vieux plaisir de zigouiller", inhérent à l'être humain. Cette expression triviale, familière vient renforcer l'idée de violence et de haine...
Le refrain vient insister, encore, sur l'inanité de tant de ferveurs et d'antagonismes : 
"Tant d'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne..."
L'angélus ou prière de l'ange met en évidence tous les bienfaits que devrait apporter la religion, mais c'est, trop souvent, l'intolérance qui l'emporte...
 
Ce texte contient l'essentiel : on y perçoit la collusion des pouvoirs religieux et politiques, les ravages provoqués par le fanatisme, la soumission et l'aveuglement des peuples...
La mélodie lancinante et entraînante, à la fois, souligne les douceurs inspirées par les religions et la façon dont elles sont dévoyées et détournées par la violence des hommes.

 

 

https://youtu.be/JvkMnHXtHzc
 

 

 

 

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 08:18
Le bon Dieu me le pardonne, mais chacun pour soi...

 

 

Une chanson qui fait du bien, en ces temps où le fanatisme religieux réapparaît... dérision et humour au service de la dénonciation...


Brassens nous livre, dans une de ses chansons, une histoire d'amour qui reste, à jamais, gravée dans sa mémoire, il semble, aussi, éprouver le besoin de l'évoquer, pour la faire revivre par les mots et la poésie.


Cette chanson intitulée "Je suis un voyou" commence par l'évocation de ce souvenir dont on perçoit toute la valeur, pour le poète : c'est"une histoire ancienne, un fantôme", certes, mais le vocabulaire de l'affectivité "coeur, amour" en suggère toute l'importance...

L'absolu de cet amour est aussi souligné par l'adverbe "à jamais"... Et le temps personnifié dans l'expression familière :"Le temps, à grand coups de faux, peut faire des siennes", ne peut effacer ce souvenir.

L'alternance du passé "j'aimais" et du présent "mon bel amour dure encore" met en évidence cet écoulement du temps...


 Le récit de la rencontre amoureuse fait songer à un véritable coup de foudre, puisque le poète en a perdu tout repère :

"J'ai perdu la tramontane

En trouvant Margot,
Princesse vêtue de laine,
Déesse en sabots..."

La jeune femme divinisée, transformée en "princesse" a bouleversé la vie du poète amoureux : on perçoit, là, un des lieux communs de la littérature sentimentale, mais Brassens sait renouveler ce thème en jouant du contraste entre les mots... la métamorphose de la "belle" n'en est que plus frappante... "La laine, les sabots" évoquent une personne d'origine humble et modeste, une simple paysanne, devenue une "déesse" pour les yeux de l'amoureux.

L'opposition entre les verbes "perdre" et "trouver" souligne bien, aussi, ce bouleversement...

Le thème de la femme-fleur vient compléter le portrait élogieux de la jeune femme. 
Margot comparée à une fleur, est, encore une fois, magnifiée par cette image :

"Si les fleurs, le long des routes,
S'mettaient à marcher,
C'est à la Margot, sans doute,
Qu'ell's feraient songer..."

Puis, le discours du poète insiste, à nouveau, sur son éblouissement, puisqu'il assimile son amoureuse à la "Madone"... une image qui suggère, encore, le thème religieux..

Quant à l'allusion au Bon Dieu, il s'agit d'un clin d'oeil de Brassens, lui qui a, si souvent, fustigé la religion et les bigots...

Les propos qui suivent montrent, d'ailleurs, le peu de cas qu'il fait de la religion :

"Qu'il me le pardonne ou non,
D'ailleurs, je m'en fous,
J'ai déjà mon âme en peine :
Je suis un voyou."

C'est ainsi que le poète a séduit la jeune fille, et a "mordu ses lèvres" alors qu'elle "allait aux vêpres, se mettre à genoux"...
Brassens restitue cette scène avec humour, en jouant à nouveau des contrastes, en évoquant les paroles de la "belle" :

Ell' m'a dit, d'un ton sévère :
"Qu'est-ce que tu fais là ?"
Mais elle m'a laissé faire,
Les fill's, c'est comm' ça..."

Le poète se met, aussi, avec dérision, en concurrence avec Dieu :

"Le Bon Dieu me le pardonne,
Mais chacun pour soi..."

On retrouve le vocabulaire religieux dans la suite du récit, ainsi que l'impatience de l'amoureux qui ne se retient plus.

"J'ai croqué dans son corsage
Les fruits défendus...
Puis j'ai déchiré sa robe,
Sans l'avoir voulu..."

La rupture est, enfin, racontée brièvement à la fin de la chanson, dans le dernier couplet...
Et la chanson se termine en boucle, avec cette expression : 

"J'ai perdu la tramontane
En perdant Margot,
Qui épousa, contre son âme,
Un triste bigot..."

On perçoit, encore, une "pique" contre certains fous de Dieu, des bigots, dont le poète se démarque, lui qui est un "voyou"...
Le poète imagine, alors, le destin de Margot entourée de "deux ou trois marmots qui pleurent, pour avoir leur lait..." Il rappelle, à cette occasion, qu'il a lui-même "têté leur mère", quand il était amoureux.

Le vocabulaire familier, la liberté de ton, les jeux de contrastes rendent cette chanson particulièrement savoureuse...

La mélodie rythmée et vivante nous entraîne avec elle dans cette histoire d'amour inoubliable et pleine d'humour...


 


 

Photo : rosemar

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 15:31
Le pape et le voile...

 

 



Le pape François, dans une interview accordée au journal La Croix,  ce mardi 17 mai, a notamment déclaré : "La petite critique que j’adresserais à la France est d’exagérer la laïcité". Et il ajoute : "Si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire" . 


Tout d'abord, il convient de rappeler que le voile n'est nullement interdit en France dans l'espace public.

Il convient aussi de préciser que le voile n'est qu'un signe religieux et qu'il n'accorde aucune transcendance à celle qui le porte : on peut être chrétien, sans arborer une croix, comme on peut être musulmane, sans se couvrir d'un foulard ou d'un voile.

D'ailleurs, le voile est-il vraiment un libre choix pour nombre de musulmanes ?

On peut se poser la question... Le poids des traditions, les diktats des hommes exercent une influence considérable dans ce "choix".

Dès lors, on peut rétorquer au pape François que si une femme mumsulmane ne veut pas porter le voile, elle doit pouvoir le faire, aussi.

Mais il faut craindre qu'un tel choix ne soit pas vraiment possible pour nombre de femmes.

Ainsi, à vouloir défendre tous les signes religieux, le pape se fourvoie et oublie le sort qui peut être réservé aux femmes auxquelles on impose le voile.

Certes, le pape a raison de souligner les racines multiples de l'Europe, et d'affirmer que "la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible."

Mais quand il dit :"La France devrait faire un pas en avant à ce sujet pour accepter que l’ouverture à la transcendance soit un droit pour tous", il semble oublier que ce droit à la transcendance existe bel et bien dans notre pays.

Et la transcendance ne passe pas par des signes religieux, elle est affaire de conscience, d'intime conviction et elle peut se passer de tout ce fatras d'objets ou de symboles ostentatoires.

En se faisant le chantre de ces traditions anciennes et d'un autre âge, le pape ne défend pas la cause des femmes.

L'indépendance, la liberté, la dignité des femmes doivent être respectées, et le voile n'est, en aucun cas, le garant d'une liberté, bien au contraire : seule la femme doit le porter, l'homme, lui, en est dispensé.


Seule la femme doit se plier à ce diktat religieux. Pourquoi ?

Est-elle impure, doit-elle se cacher pour s'effacer et disparaître de l'espace public ?

Doit-elle marcher derrière l'homme, comme une ombre ?


Quand un signe religieux est discriminant, il faut s'en inquiéter, sans doute...

Le voile, qui avait tendance à régresser il y a quelques années, se voit de plus en plus dans notre espace public.

On ne peut que le regretter...


 


 


 

Le pape et le voile...
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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 13:07
Le voile, un signe de décence ?

 

 

 

 

Il suffit de se promener dans les rues ou les jardins de nos villes pour apercevoir des femmes en groupe, voilées du haut jusqu'en bas : tenues longues, cheveux couverts d'un voile qui ne laisse rien dépasser.

 

On peut le constater : le port du voile se développe, s'amplifie, et il devient même une mode, puisque des marques de grands magasins proposent, dorénavant, différents modèles de ces vêtements issus de la religion.

 

Il n'est pas question, ici, de condamner ces femmes qui se conforment à ces impératifs vestimentaires.

 

Ce serait, pour elles, une double peine : elles qui se soumettent à des codes religieux stricts seraient, en plus, montrées du doigt, vilipendées, et condamnées.

 

Le voile n'en est pas moins aliénant, il contraint la femme à s'habiller à l'ancienne, en cachant toutes les parties du corps.

Le voile serait-il, donc, une marque et un signe de décence ?

Dans ce cas, comment concilier notre façon de nous habiller très librement avec cette conception du voile ?

 

Pour nous, le voile n'est pas une signe de décence ou de pudeur, mais il symbolise un  enfermement de la femme, soumise à des diktats et des impératifs religieux.

Est-ce que les hommes portent le voile ? Les hommes subissent-ils ces contraintes vestimentaires ?

Les hommes sont-ils décents quand ils montrent leurs bras, leur corps, alors que les femmes ne le seraient pas ?

 

Pourquoi cette discrimination ? Qu'est ce qui condamne les femmes à vivre cachées, à s'enfermer dans des vêtements couvrants et longs ?

Pourquoi seraient-elle contraintes de mettre un burkini pour aller à la plage ?

Ainsi, le voile constitue une barrière, un obstacle qui sépare les communautés, et les divise.

Comment concilier nos bikinis avec ces voiles encombrants ?

 

Sommes-nous des femmes impudiques, pour tout bon musulman qui voit dans la chair un appel irrépressible des sens ?

 

Sommes-nous coupables d'impudeur et d'indécence, parce que nous dévoilons nos bras, nos jambes, nos cheveux ?

 

Dans ce cas, il sera difficile de concilier des façons de vivre et de s'habiller si différentes.

C'est pourquoi, une évolution du monde musulman paraît indispensable... d'ailleurs, quelques femmes de confession musulmane ont renoncé au voile, à ces vêtements marqués par la religion qui nient les droits des femmes et les infériorisent.

Certaines femmes se sont libérées de ces contraintes vestimentaires...

 

Il paraît essentiel de les encourager à suivre cette tendance, à abandonner tout ce qui relève de la soumission, de l'injonction religieuse.

Il paraît essentiel que les femmes soient, enfin, libérées de ces carcans vestimentaires d'un autre temps, souvent peu pratiques, et contraignants.

 

 

 

 

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Soufiane-Zitouni-Le-voile-est-l-etendard-de-l-islam-941307

 

 

 

Le voile, un signe de décence ?
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 12:51
Vive la mini-jupe !

 

 

 

Il n'est pas vraiment question, ici, de défendre la mini-jupe en tant que telle, mais plutôt la liberté, pour les femmes, de s'habiller de différentes façons, sans contraintes et sans diktat : on aime bien varier les tenues, en fonction du temps, de l'humeur,  jupe, pantalon, caleçon, short, talons plats ou plus hauts.

 

 

Pourquoi la femme devrait-elle être contrainte de se vêtir d'un voile, de tenues et de manches longues ?

 

Pourquoi, si ce n'est au nom de principes religieux bien éculés ?

 

Pourquoi, si ce n'est au nom de diktats d'un autre âge ?

 

Pourtant, la sénatrice Esther Benbassa a déclaré dans une tribune, parue récemment sur le journal Libération :"Le voile n’est pas plus aliénant que la mini-jupe"...

 

Ah ! Voilà qui est étonnant ! 

Le voile correspond, pourtant, à des injonctions religieuses, il est bien imposé à la femme musulmane qui n'a, souvent, pas vraiment le choix...

A l'inverse, aucune femme ne se voit contrainte, dans notre pays, de porter une mini-jupe, et c'est la liberté vestimentaire qui prévaut...

Vive la liberté de se vêtir, comme on le veut !

 

C'est cette liberté que nous défendons, comme la liberté d'exprimer toutes sortes d'idées, de débattre, de discuter...

 

Parler d'aliénation pour la mini-jupe, n'est-ce pas inverser le cours de l'histoire ?

 

Certes, nos sociétés accordent beaucoup de place à l'apparence, à la mode... Mais les femmes restent libres de s'habiller, comme elles le désirent, de varier les tenues...

 

Certes, nos sociétés sont aliénées à une surconsommation néfaste, mais ce travers se retrouve dans nombre de pays, et même dans des pays d'obédience musulmane...

Les riches saoudiennes semblent, elles aussi, soumises à ce diktat de la consommation...

D'ailleurs, l'une d'entre elles,  Maha al-Sudairi, épouse d'un prince, ministre de l’Intérieur saoudien, est devenue une sorte de cliente honnie des grands joailliers, couturiers et hôteliers de la capitale. En une année, cette "fondue"de mode et de shopping a, en effet, accumulé 15 millions d’euros de dettes dont 10 millions auprès del’hôtel Crillon, un des plus prestigieux établissements de la capitale !

Et, aux dernières nouvelles, elle n'a toujours pas payé ses dettes !!

 

Et ces femmes sont, aussi, contraintes de se voiler, de porter des tenues conformes à leur religion, tout au moins dans la rue.

 

C'est ainsi qu'on a vu de riches saoudiennes, revêtues du niqab, faire du tourisme près du lac d'Annecy et elles n'étaient même pas verbalisées : il fallait, sans doute,  préserver la susceptibilité de ces femmes richissimes !

 

Non, décidément, on ne peut affirmer que la mini-jupe est une aliénation, elle n'est, en aucun cas, une contrainte et on ne peut la mettre sur le même plan que le voile.

N'inversons pas le cours de l'histoire ! La liberté de se vêtir comme on le souhaite est une conquête des années 60...

 

Gardons cette liberté si précieuse !

 

 

 

L'article de Libération, et à la suite, une interview de Laurence Rossignol :

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/04/05/le-voile-pas-plus-alienant-que-la-minijupe-par-esther-benbassa_1444176

 

Vive la mini-jupe !
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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 14:47
Quand le voile islamique devient une mode...

 

 

 

 

C'est un fait ; on voit de plus en plus de femmes portant le voile, en France... il avait, pourtant, quelque peu disparu de nos paysages, mais il revient en force, comme l'affirmation d'une identité et d'une communauté.

 

Les marques de vêtements s'emparent, même, de ces tenues qui, pour nous, appartiennent à un autre temps : burkini, maillot intégral, robes et jupes longues...

 

Des enseignes comme Marks&Spencer, H&M commercialisent des hidjabs ou des maillots de bain couvrant l'intégralité du corps, excepté le visage et les mains. La marque italienne Dolce & Gabbana a, aussi, imaginé toute une ligne de voiles et de tuniques longues, destinée spécialement aux femmes musulmanes. 

Des hôtesses d'Air France se sont vues, également, contraintes de porter le voile, dès lors qu'elles posent le pied sur le sol iranien...

 

Ne sommes nous pas en droit de nous inquiéter de ce déferlement de vêtements qui ont pour but de cacher et de couvrir le corps de la femme ?

Dans le pays des droits de l'homme, on nous dira que chacun peut s'habiller comme il le désire et le souhaite...

 

Mais, dans notre pays , la femme est aussi considérée comme l'égale de l'homme.

Or, le vêtement islamique reste, quoi qu'on en dise, un signe de soumission de la femme : la femme doit demeurer cachée, dans l'ombre et ne peut guère s'affirmer...

 

C'est cette contradiction qu'il nous faut résoudre et ce n'est pas une mince affaire !

 

Un article paru sur le journal Marianne, ces derniers jours, évoque, avec justesse, le fait que l'antiracisme prévaut de plus en plus, dans nos sociétés, sur l'antisexisme...

Alice Schwarzer, la fondatrice et rédactrice en chef du magazine allemand "Emma" revient notamment sur les agressions sexuelles de Cologne et réclame un débat sur les femmes face à l'islamisme.

"Les femmes musulmanes doivent avoir les mêmes droits que les autres", affirme cette éditorialiste.

 

Comment concevoir, dans notre pays, que des femmes soient soumises à des règles vestimentaires drastiques ?

 

Comment peut-on admettre ces maillots qui couvrent intégralement le corps, ces vêtements qui conduisent la femme à être cachée sous des voiles encombrants ?

 

Nous sommes, bien sûr, tentés d' y voir des régressions inadmissibles pour les droits des femmes...

Quand on voit ces "burkinis" qui couvrent intégralement le corps des femmes, qui les transforment en "femmes grenouilles", on ne peut que s'inquiéter de ces tendances que la mode permet de développer...

 

Longtemps après l'invention du "bikini" et l'époque de la libération de la femme, voilà qu'apparaît le "burkini" qui réduit la femme à l'enfermement.

 

Une mode qui cultive le communautarisme est-elle souhaitable ?

 

 

L'article du journal Marianne :

 

http://www.marianne.net/alice-schwarzer-aujourd-hui-antiracisme-prime-antisexisme-100241591.html

Quand le voile islamique devient une mode...
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