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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 14:41
La femme, cette pestiférée...

 

 

Sommes-nous bien au XXIème siècle ? On pourrait en douter, en lisant ce fait divers, qui s'est produit sur un vol Newark-Tel Aviv : un passager, juif, ultra-orthodoxe n'a pas accepté la présence d'une femme, à ses côtés, et a demandé que la dame, octogénaire soit déplacée...

 

Et, effectivement la compagnie aérienne "El Al" a obtempéré : la dame a dû changer de place, pour satisfaire aux desiderata de cet individu.

On hallucine face à un tel comportement !

Nous voilà, donc, retournés des siècles en arrière... or, cela se passe dans un avion, au XXIème siècle...

 

La femme maudite, impure, souillée : cette représentation date des premiers textes bibliques et il semble que certains ne puissent s'en détacher.

Je connaissais l'ostracisme que subissent, parfois, les femmes dans la religion musulmane, mais j'ignorais totalement le fait que la "torah" pouvait interdire à ses adeptes de côtoyer la gent féminine...

 

Aussitôt, ressurgissent des siècles de malédiction qui ont accompagné la représentation de la femme : la femme tentatrice, coupable de tous les péchés du monde, la femme maudite, à qui revient le triste rôle de répandre tous les malheurs sur le monde, avec le personnage de Pandore, dans la mythologie grecque...

 

La femme responsable tous les péchés du monde, couverte d'opprobres, la femme, cette pestiférée !

 

Et ces images d'un autre temps perdurent dans des religions bien établies !

Ainsi, la femme reste, encore, dans beaucoup de pays, asservie, reléguée au rang d'esclave, soumise et consentante.

Elle se doit d'obéir aux désirs et aux injonctions des hommes, et n'est-ce pas ce qui s'est produit dans cet avion qui reliait Newark à Tel Aviv ?

 

On est stupéfait devant tant de lâcheté, d'ignominie à l'égard des femmes.

La compagnie aérienne israélienne "El Al" a accepté de céder à la demande de cet intégriste religieux et d’éloigner la vieille dame, qui a rejoint une autre place, avec une canne à la main, à cause de son genou douloureux.

 

"Pour moi ce n'est pas une question personnelle, c'est une question intellectuelle, idéologique, et juridique... Je me dis : je suis là, une femme âgée, éduquée, j'ai voyagé, et un type peut décider, comme ça, qu'il ne veut pas que je m'asseye près de lui. Au nom de quoi ?", a commenté la dame, à qui cette mésaventure est arrivée...

 

Au nom de quoi ? En effet...

Au nom d'une religion toute puissante ? Au nom de textes sacrés dont l'interprétation est souvent douteuse ?

Au nom d'une malédiction qui pèse sur les femmes, depuis la nuit des temps ?

Au nom d'une certaine fragilité de la femme qui lui imposerait de se soumettre aux diktats masculins ?

 

Il faut changer ces conceptions ancestrales, ces réflexes d'un autre temps...

Des fous de Dieu ne peuvent, ainsi, imposer aux autres une vision rétrograde du monde.

La femme, quelles que soient les religions, a droit au respect, et ne peut subir des affronts d'une telle ignominie.

La bêtise, l'intolérance, le fantatisme aveugle des intégristes religieux se manifestent, de plus en plus, dans de nombreux pays : comment ne pas voir le danger de ces régressions ?

 

 

Source :

 

http://www.marianne.net/surtout-pas-femme-cote-lui-compagnie-aerienne-cede-demande-juif-ultra-orthodoxe-100240683.html

 

La femme, cette pestiférée...
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 12:38
Condamné à 10 ans de prison pour athéisme...

 

 

 

 

Mais dans quel monde vivons nous ? Un monde fracturé, divisé, comme jamais : en Arabie Saoudite, l'athéisme est assimilé à du terrorisme...  un jeune homme de 28 ans a été, ainsi, condamné à 10 ans de prison et 2000 coups de fouet... parce qu'il ne croit pas en Dieu et qu'il a osé l'affirmer publiquement sur Twitter...

 

Pour le royaume wahhabite, celui qui ne croit pas en Dieu, celui qu'on nomme un mécréant est, donc, considéré comme un terroriste !

Dans ce pays, le fanatisme, l'intolérance religieuse conduisent aux pires extrémités : on condamne et on exclut irrémédiablement ceux qui sont différents, ceux qui ne se soumettent pas à la croyance officielle.

 

La religion placée sur un piédestal, les athées, les impies, les hérétiques recherchés et poursuivis par l'Inquisition... c'est, pour nous, un passé révolu.

Depuis le combat mené par les philosophes des Lumières, Voltaire, Montesquieu, Diderot, Rousseau, chacun a le droit d'avoir ses propres convictions, selon les principes mêmes de la loi de la laïcité instituée en 1905.

 

La femme soumise à l'homme, considérée comme une mineure, c'est, aussi, pour nos sociétés, un passé que nous voulons oublier.

La femme peut être, désormais, l'égale de l'homme, elle a conquis, après des siècles d'asservissement, une liberté qui lui permet de s'épanouir, comme elle le désire.

L'Islam doit, ainsi, combler des siècles de retard et évoluer vers un humanisme fait de tolérance, d'égalité, d'ouverture sur le monde.

 

Par ailleurs, si les islamistes voient dans l'athéisme un danger terroriste, ne sommes-nous pas tous perçus comme des terroristes en puissance, et ne devenons-nous pas, par là-même, des ennemis de l'Islam ?

Ne sommes-nous pas tous visés par une secte religieuse qui veut s'emparer de nos esprits ?

Ne sommes-nous pas tous coupables, selon cet Islam, de ne pas croire en un Dieu tout puissant ?

Nous serions, donc, tous passibles de peines de prison, et de multiples condamnations, nous sommes tous des "mécréants" !

 

Pouvons-nous le concevoir et l'admettre ?

On perçoit toute l'horreur d'une telle inversion des valeurs : un islamiste est, dans ce cas, pleinement justifié à venir commettre des attentats terroristes contre tous les mécréants que nous sommes.

Comment ne pas être terrifié par une religion qui condamne tous les mécréants à la relégation, l'exclusion ?

 

On le voit : l'Islam doit évoluer, il ne peut en rester à une vision arriérée du monde où les gens sont poursuivis, traqués pour leur impiété.

 

La femme ne peut plus être tenue sous le joug de l'homme, soumise à un esclavage qui la rabaisse et l'avilit :  elle est un être humain, à part entière, à l'égal de l'homme, elle doit avoir les mêmes droits...

L'Islam ne peut plus en rester à une vision dépassée et étriquée du monde.

 

Et c'est bien cette évolution que réclament certains musulmans eux-mêmes, cette évolution est nécessaire, faute de quoi, nous ne pourrons jamais vivre dans un monde apaisé...

Si l'Islam radical n'évolue pas, nous sommes tous condamnés à la division, la discorde et la guerre.

Et, si nous continuons à encourager cet Islam, si nous persistons à lui vendre des armes, à le flatter, nous sommes, nous-mêmes, dans l'incohérence la plus totale.

 

 

Source :

 

http://www.marianne.net/arabie-saoudite-10-ans-prison-2000-coups-fouet-atheisme-100240672.html

 

 

 

 

Condamné à 10 ans de prison pour athéisme...
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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 09:45
L'incroyable insolence d'une enseignante de confession musulmane...

 

 

On a assisté à une scène assez incroyable sur le plateau des Paroles et des actes, ce jeudi 21 janvier, sur France 2 : une jeune enseignante de confession musulmane, Wiam Berhouma, a pris à partie le philosophe Alain Finkielkraut, avec un aplomb qui frise l'impolitesse et l'indécence...

Refusant un véritable dialogue, cette prof d'anglais a dénoncé de manière virulente le racisme qui vise les musulmans en France, cibles privilégiées, selon elle, des institutions, et des médias. 

Ces attaques contre les musulmans seraient même "encouragées et alimentées par les politiques, des pseudo-intellectuels, les médias"... 

On le voit : une véritable mise en accusation de la société française....

Bien sûr, elle oubliait au passage de mettre en évidence toute autre forme de racisme qui peut viser d'autres communautés...

Ce faisant, cette enseignante de confession musulmane a révélé, comme l'a souligné son interlocuteur Alain Finkielkraut, une incapacité de l'Islam à se remettre en question, la victimisation servant d'alibi pour refuser toute évolution de l'Islam...


Or, cette remise en cause est plus que jamais nécessaire : "la femme, dans l'Islam est asservie", contrainte, dans de nombreux cas, de porter le voile, "l'homme tout puissant est entraîné dans un culte de la virilité délirant", comme l'a souligné Alain Finkielkraut...

Le sourire aux lèvres, l'air triomphant, l'enseignante a esquivé ce débat, affirmant qu'elle même ne portait pas le voile et qu'elle n'était pas opprimée, passant sous silence toutes les femmes qui, en France, se voient contraintes de porter le voile et elles sont de plus en plus nombreuses.

"Vous me parlez des femmes en dehors de la France", a-t-elle continué à affirmer, avec une évidente mauvaise foi !

Par son attitude et ses propos, elle s'est elle-même discréditée et a gravement déconsidéré la cause des musulmans qu'elle voulait défendre.

On ne peut, ainsi, nier les faits, d'autant que la jeune femme est allée plus loin encore intimant à Alain Finkelkraut l'ordre de se taire !

"Pour le bien de la France, taisez-vous !"

Parlant d'islamophobie institutionnelle, cette enseignante a esquivé certaines questions, elle a parlé de théories vaseuses et approximatives émises par le philosophe et elle lui a dénié toute légitimité et toutes compétences pour évoquer le sujet de l'Islam...

"Une remise en question de l'Islam est, pourtant, indispensable", a répondu Alain Finkielkraut.

L'insulte à la bouche, cette enseignante a vraiment "déraillé" dans ses propos, dans sa façon de ne pas argumenter, si ce n'est en faussant le débat...

Désolant !

D'autant plus désolant qu'il s'agit d'une enseignante, et qu'elle se contente d' affirmer, d'insulter et de dénoncer, sans se livrer à une véritable argumentation !
 

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/des-paroles-et-des-actes/des-paroles-et-des-actes-du-jeudi-21-janvier-2016_1269257.html




   Vidéo : à 43 minutes

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 13:25
Kippa ou pas ?

 



La polémique enfle, après l'agression d'un professeur de confession juive à Marseille : le président du Consistoire israélite de Marseille, Zvi Ammar a incité à ne plus porter la kippa, "en attendant des jours meilleurs", a-t-il précisé.

A l'inverse, dans son ensemble, la classe politique défend le port de la kippa, même dans le contexte actuel. Le président de la République François Hollande a ainsi déclaré à ce sujet : "Il est insupportable, dans ce pays, que des citoyens se voient agressés, en raison de leur choix religieux, il est insupportable qu'ils puissent en tirer la conclusion qu'il faudrait se cacher. "

S'agit-il vraiment de se cacher ?

La kippa est un signe ostentatoire d'appartenance à une communauté et à une religion, mais la vraie foi se vit-elle vraiment à travers un quelconque signe religieux ?

De plus en plus, on voit se développer ces signes d'appartenance à une communauté religieuse : foulard islamique, voile intégral, kippa.

Ces accessoires vestimentaires, particulièrement visibles, ont-ils une utilité pour un vrai croyant ? La foi n'est pas, ne devrait pas être une affaire de signe distinctif : elle peut s'affirmer dans la sphère privée, mais est-il besoin de la manifester dans l'espace public ?

S'enfermer, ainsi, dans une communauté, porter des signes religieux, c'est une tendance qui s'affirme de plus en plus, alors qu'elle s'était effacée dans les années 60.

A chacun de vivre sa foi, dans des rites, dans sa conscience intérieure.

Alors que certains hommes politiques ont vivement critiqué la présence de crèches dans des lieux publics, on incite les gens à afficher leur religion en toutes circonstances.

Dans l'antiquité, seuls les prêtres juifs portaient un couvre-chef, et c'est au Moyen âge que le port de la kippa s'est généralisé.

Pourtant, ce signe de soumission à Dieu n'est nullement obligatoire dans la vie quotidienne.

Pourquoi vouloir afficher une religion, quelle qu'elle soit, dans l'espace public, dans la vie de tous les jours ?

La religion doit-elle être présente partout ?

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Roger Cukierman, a, quant à lui, réagi vivement : "Donner une recommandation collective" contre le port de la kippa, "je trouve que ce n'est pas très digne. C'est donner la victoire aux djihadistes. Au contraire, il faut résister, se battre, c'est notre honneur et notre dignité de juifs", a-t-il déclaré.

Pourtant, la règle de la laïcité devrait inciter chacun, à ne pas afficher, en public, ses convictions religieuses.

Donner la victoire aux djihadistes ? Ou, plus simplement accepter de vivre ensemble, sans signes distinctifs qui séparent et qui marquent une appartenance à une quelconque communauté ?

Les signes religieux ostentatoires ne devraient-ils pas être bannis dans la vie de tous les jours et ce, quelle que soit la religion ?


 

 

 

 

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 12:01
Un jour, la France pourra être musulmane...



"Un jour, la France pourra être musulmane...Ce sera le mouvement de l'histoire...", cette déclaration de Yann Moix, en réponse à Nadine Morano, n'est-elle pas encore une provocation du romancier, désormais chroniqueur de  l'émission, On n'est pas couché ?


Beaucoup de gens se sont moqués, à juste titre, des propos de Nadine Morano qui évoquait, maladroitement, la France comme "un pays de race blanche." Mais personne n'a souligné la phrase provocatrice de Yann moix...

 


A force de mettre en avant la laïcité, on en vient à gommer notre culture et nos racines : peintures, littérature, architecture, musique, tous nos arts sont imprégnés de culture chrétienne...

En Provence, l'usage de confectionner des crèches de Noël est, depuis longtemps, une tradition.

L'humanisme, inspiré de principes chrétiens est un mouvement essentiel qui a traversé le seizième siècle et cet humanisme est constitutif de notre histoire.

J'espère que la France ne deviendra pas musulmane, imprégnée d'une religion très régressive, où les femmes sont considérées, parfois, comme des mineures, où elles ont l'obligation de se voiler, de vivre cachées, soumises à un mari omnipotent.

Je sais bien qu'il existe un islam progressiste, mais peut-on voir un pays comme la France devenir musulman ?

Non, la France est de tradition chrétienne et le restera et, même si la religion chrétienne perd, effectivement, de son influence, la France restera fortement imprégnée d'une longue histoire et d'une culture inspirée par la chrétienté...

Les notions de partage, d'humanisme font partie de notre essence : et on ne peut envisager de les effacer de notre culture et de nos traditions.

Nous pouvons être accueillants à la religion musulmane, à ses adeptes, à condition que cette religion refuse les fanatismes, l'intolérance, à condition qu'elle accepte la satire, les critiques, traditions bien françaises, qui sont très anciennes : on songe à Rabelais, grand humaniste, qui, en son temps, n'hésitait pas à critiquer les institutions en place.

Certes, Nadine Morano s'est fourvoyée, en évoquant la notion périmée de race blanche, mais elle a raison de défendre la culture française, largement inspirée par la religion chrétienne.

Le mot "chrétien" n'est pas un gros mot, même si la religion chrétienne, catholique a été, maintes fois, dévoyée et détournée de sa vocation initiale.

Elle comporte des valeurs qu'il faut, encore, défendre, le partage, la compassion, le pardon, par exemple.

Il faut arrêter de renier et de reléguer, au second plan, notre propre culture, et ce, au nom de la laïcité.

Il faut arrêter de renier notre identité, notre passé riche d'un patrimoine culturel considérable, et il faut préserver ce patrimoine et cette histoire...

Non, la France n'est pas musulmane et ne le sera jamais, ses traditions ancestrales sont tout autres, notre pays est de culture chrétienne et le restera.
 

On le voit : la provocation devient, pour Yann Moix, un fonds de commerce, il s'agit de faire le "buzz", de se livrer à des déclarations outrancières et dangereuses.

 

 

 

 

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 09:37
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...

 


Une exposition intitulée De bronze et de pierre, organisée par le musée archéologique, a lieu à la Chapelle des Jésuites, à Nîmes...

On peut y admirer des statues de divinités, Apollon, Vénus, Minerve, Hermès, et, aussi, le dieu gaulois Sucellus, qui a été intégré dans la religion romaine : dieu de la vie et de la mort, des récoltes et des troupeaux, Sucellus avait des dons et des attributions multiples : il ressuscitait les mortels avec son maillet, il protégeait les vignes, les tonneliers, les bûcherons. Il était, aussi, le dieu des forêts, des plantations et même de la bière... Il est représenté vêtu d'une tunique gauloise, ceinturée à la taille, formant des plis.

Cette exposition permet de voir des bustes de personnages divers, célèbres ou anonymes... on a, là, aussi, l'occasion d'apprécier de nombreux détails de la sculpture antique : des drapés harmonieux, des coiffures aériennes et sophistiquées, des stèles, des inscriptions...

Une stèle funéraire retient, plus particulièrement, l'attention : un bas relief de Julius Hesychus et de Julia Thalusa, où l'on entrevoit des signes plus ou moins ostentatoires de réussite sociale pour des affranchis de l'époque : la toge pour le personnage masculin, et de riches boucles d'oreilles pour sa compagne.

On admire, aussi, au passage, une statue d'un enfant portant affectueusement un chien, le torse d'un pêcheur, celui d'un berger.

Des personnages importants, comme l'empereur Tibère côtoient, ainsi, des statues de gens humbles, modestes, des anonymes.


Certains débris de statues sont l'occasion de voir tout l'art romain dans la représentation du corps humain, des pieds dont on perçoit le mouvement, des torses, des coiffures très sophistiquées avec des cascades de boucles.

On peut s'attarder devant la représentation d'une apothéose, et différentes statues pleines d'expressivité : Hermès, silènes, satyres.

Divinités personnifiant l'ivresse, les satyres et les silènes se confondent souvent dans les mythologies antiques : représentés sous la forme de vieillards, au ventre bedonnant, ou avec des pattes, des cornes de bouc, ils symbolisent une sensualité débordante.

L'exposition permet de voir différents aspects de l'art romain : tantôt familier, tantôt plus raffiné, ou pompeux et imposant.

On peut apprécier des scènes familières : une danseuse, aux drapés harmonieux, ou encore une porteuse d'eau, au regard profond et expressif.

Le marbre, le bronze produisent des effets contrastés dans les teintes, le blanc côtoie des couleurs mordorées et sombres.

Le cadre lui-même de l'exposition mérite une mention particulière, un édifice du 17 ème siècle, la Chapelle des Jésuites, aux ogives imposantes, à la lumière diffuse.


Un parcours tactile est possible, grâce à des reproductions accessibles aux visiteurs, ce qui permet de toucher les objets, d'en percevoir les contours.


Cette exposition est visible jusqu'au 31 octobre, à la Chapelle des Jésuites, à Nîmes...



http://www.objectifgard.com/2015/07/03/nimes-exposition-de-bronze-et-de-pierre-a-la-chapelle-des-jesuites-du-04-juillet-au-31-octobre-2015/



    

 

 

 

Photos : rosemar

Le dieu gaulois Sucellus  auteur : Siren.com       creative commons

Le dieu gaulois Sucellus auteur : Siren.com creative commons

Apollon

Apollon

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Femmes romaines

Femmes romaines

Stèle dédiée aux dieux Lares, les dieux du foyer

Stèle dédiée aux dieux Lares, les dieux du foyer

Femme romaine

Femme romaine

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Drapés

Drapés

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Pièces romaines

Pièces romaines

Drapé

Drapé

Torse musclé

Torse musclé

Stèle funéraire

Stèle funéraire

Statue  de la déesse Fortuna avec une corne d'abondance

Statue de la déesse Fortuna avec une corne d'abondance

Femme romaine à la coiffure sophistiquée

Femme romaine à la coiffure sophistiquée

Une apothéose

Une apothéose

Le dieu Silène

Le dieu Silène

Une porteuse d'eau

Une porteuse d'eau

Une urne funéraire

Une urne funéraire

Danseuse

Danseuse

Portrait d'un stratège ?

Portrait d'un stratège ?

Portrait d'Anacréon ?

Portrait d'Anacréon ?

Un vieux pêcheur

Un vieux pêcheur

Torse d'un berger

Torse d'un berger

Pieds

Pieds

Cupidon tenant une oie : statue en ivoire

Cupidon tenant une oie : statue en ivoire

L'enfant au chien

L'enfant au chien

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Le dieu Hermès réduit à sa plus simple expression...

Le dieu Hermès réduit à sa plus simple expression...

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Reconstitutions de coiffures romaines

Reconstitutions de coiffures romaines

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Le cadre : la Chapelle des Jésuites à Nîmes

Le cadre : la Chapelle des Jésuites à Nîmes

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 09:03
L'Assomption, un mot plein de mystères...

 

 


Aujourd'hui, nous fêtons l'Assomption, un mot venu du latin, un mot familier mais quelque peu mystérieux... qui connaît le sens exact de ce mot religieux, ancien ?

Ce terme réunit des consonnes variées, une double sifflante, empreinte de douceur, une labiale pleine de charme, une sifflante encore, et deux voyelles nasalisées qui suggèrent bien une envolée, une élévation...

Ce mot suscite la curiosité : peu employé, il évoque essentiellement une fête religieuse consacrée à la Vierge Marie, il en revêt une dimension mystique et une étrangeté supplémentaires...

Il est curieux de voir que nous utilisons certains mots, sans en connaître exactement la signification, tout le monde parle de l'Assomption de la Vierge, mais peu de gens savent ce que ce mot signifie.

On confond d'ailleurs parfois deux termes bien distincts : l'Ascension, et l'Assomption, car les deux mots se ressemblent, mais ont des sens bien distincts.

Ce nom magnifié, solennel vient, en fait, d'un verbe latin, "assumo" ou "adsumo", "prendre, recueillir".

L'Assomption est l'enlèvement miraculeux de la Vierge au ciel par les anges.

On connaît de nombreuses représentations picturales de l'Assomption de la vierge : elle est entourée d'anges qui l'enlèvent vers le ciel et l'accompagnent dans son envol céleste...

Tableaux de Rubens, Poussin, Prud'hon, Murillo, Le Titien, tant de peintres ont représenté cette scène religieuse.

Des tableaux grandioses, emplis de mysticisme, pleins d'élégance, aux couleurs contrastées de blanc, de bleu, d'ocre.

Dans ces tableaux, les anges semblent porter et enlever Marie vers le ciel, on voit des envolées de drapés du châle de Marie...

Bras levés, les yeux tournés vers le ciel, la vierge, dans un halo de nuages, semble s'envoler, grâce à des anges qui l'escortent et l'accompagnent.

Le voile bleu qui l'entoure virevolte dans les airs, avec grâce et harmonie, formant des vagues sinueuses.

Les anges, ou angelots aux cheveux longs bouclés enlèvent Marie, la transportent dans un mouvement aérien, plein de grâce et d'harmonies.

La scène nous fait ressentir les souffles du vent qui enveloppe les vêtements et les fait voler.


L'Assomption a suscité bien des oeuvres d'art : des peintures, des sculptures, des dessins, des vitraux.

Le mot lui-même suscite l'imagination, le rêve, il comporte une part de mystères dans les sonorités majestueuses qui le composent...

Les voyelles nasalisées, notamment, évoquent comme un ralentissement, la scène semble, ainsi, se dérouler dans un ralenti plein de délicatesse.

Voilà encore un mot venu du latin, un mot ancien, chargé d'histoire, de résonances religieuses, un mot qui étonne, suscite la curiosité, la ferveur, pour certains.

Voilà un mot empli de charmes mystérieux, associé à des oeuvres d'art somptueuses qu'on n'a pas fini de découvrir et d'admirer...



 

 

 

 

 

Photo en haut de l'article : tableau de Le Brun

Albâtre de Nottingham

Albâtre de Nottingham

Tableau de Otto Venius

Tableau de Otto Venius

Vitrail à Noirterre

Vitrail à Noirterre

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 15:40
Dangereuse burqa...

 

 

 

Dangereuse burqa !


Après un double attentat suicide qui a fait 33 morts, lundi, à N'Djamena, le gouvernement du Tchad  a pris des mesures drastiques : il a décidé d'interdire, purement et simplement, le port de la burqa.

On peut rappeler que le Tchad est un pays majoritairement musulman. Le chef du gouvernement a déclaré notamment : "Le port de la burqa doit cesser immédiatement à compter de ce jour, non seulement dans les lieux publics et les écoles mais sur toute l'étendue du territoire."
Ces attaques n'ont pas été revendiquées, mais le Tchad les a attribuées au groupe islamiste nigérian Boko Haram. 


 Considérée comme un véritable camouflage, la burqa présente un danger indéniable : ce vêtement qui ne laisse voir que les yeux permet à quiconque de se cacher, de dissimuler des armes, de maquiller son identité....

La burqa, avec ses plis amples, ses formes incertaines, peut envelopper un corps d'homme et tromper son monde.

En France, la burqa est normalement interdite dans les lieux publics, mais, de fait, on en voit de plus en plus dans les rues, dans les magasins, dans l'espace public.

Pour des raisons de sécurité évidente, il est urgent de mettre en oeuvre des mesures efficaces, pour interdire de tels vêtements qui ne permettent pas de discerner l'identité de celui ou celle qui le porte.

La burqa, c'est l'opacité totale : on ne voit pas le corps, on ne voit pas le visage, on ne voit rien de la personnalité.

Le voile intégral n'est-il pas, en lui-même, une marque d'intégrisme ? Il est excessif, démesuré et contraire au droit des femmes : pourquoi les femmes seules devraient-elles occulter leur visage, leurs cheveux ?

On perçoit, là, une sorte d'apartheid sexuel et en plus, ce vêtement peut dissimuler des intentions malveillantes...
Par ailleurs, la burqa qui vise à cacher est, aussi, terriblement voyante : elle flotte autour de la personne, elle s'épanouit, se répand.

Les femmes doivent être, enfin, libérées de ce carcan imposé par des croyances religieuses d'un autre temps. La burqa enferme la femme, la sépare du monde et l'empêche de profiter de l'air du temps.

Dangereuse burqa ! Pour les femmes qui ne peuvent s'épanouir, prisonnières de traditions et de vêtements encombrants, gênants...

Dangereuse burqa ! Car elle rend impossible le reconnaissance de l'identité des gens.

Lourde burqa ! Symbole du droit des femmes bafoué, signe de l'asservissement de la femme qui ne peut même pas se vêtir comme elle le souhaite, mais comme le désire son père ou son mari.

Encombrante burqa ! Dans un monde moderne, la femme ne devrait pas être considérée comme un être différent, ayant l'obligation de porter certaines tenues plutôt que d'autres.

La burqa appartient à un monde d'autrefois, où la femme, soumise à des lois d'un autre temps, n'avait pas sa place dans la société, devait vivre enfermée et prisonnière de ses vêtements.

Oui, la burqa devrait appartenir au passé, elle paraît totalement inadaptée dans un monde moderne, où la femme doit accéder aux mêmes droits que les hommes, où la femme ne doit plus être considérée comme un être à part.

La burqa, faite pour voiler et couvrir le corps (telle est l'étymologie du terme) est un vestige d'un passé révolu où la femme, asservie, soumise, devait se plier à des codes vestimentaires d'un autre âge...


 

 

 

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/video/2015/03/05/afghanistan-des-hommes-defilent-en-burqa-dans-les-rues-de-kaboul_4588231_3216.html

 

 

 

 

 

Dangereuse burqa...
Dangereuse burqa...
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 17:03
Le rappeur Booba ou l'insulte mal comprise...

 

 

La dernière déclaration du rappeur Booba, sur la tuerie de Charlie Hebdo, montre que certains n'ont toujours pas assimilé ce qu'est la liberté d'expression, : selon ce rappeur, les journalistes de l'hebdomadaire "ont pris le risque de continuer à attaquer les musulmans. Il faut assumer"...

"Quand on joue avec le feu, on se brûle", rappelle la "star" du rap français.

Dans son dernier album, dans une chanson intitulée "Les Meilleurs", Booba évoquait déjà l'attaque du journal satirique en ces termes :"Ai-je une gueule à m'appeler Charlie ? Réponds-moi franchement. T'as mal parlé, tu t'es fait plomber. C'est ça la rue, c'est ça les tranchées."

De tels propos affichés dans une chanson démontrent, déjà, une forme d'indécence et un manque total de réflexion...


Ce rappeur se dit insulté par les "représentations du prophète, ce qui est interdit dans la religion" ou encore, ajoute-t-il,  "quand on lit sur un journal, le coran, c'est de la merde, ça n'arrête pas les balles... ce n'est plus la liberté d'expression, pour moi, c'est une insulte..."
"C'est comme si quelqu'un vient vers moi et qu'il me traite de sale fils de pute, et que je lui mets une droite... ce n'est pas la liberté d'expression, il m'a insulté... La liberté d'expression, ce n'est pas insulter les gens."


Ce rappeur confond, en fait, une insulte personnelle avec une critique, fût-elle insultante, de la religion, de ses croyances et de ses dogmes...

 

De tels amalgames doivent être dénoncés : en France on admet la critique  de toutes les religions, et la religion musulmane ne saurait être une exception...

On est tenu, en France, de respecter les croyants, mais on a le droit de fustiger les croyances, leurs aberrations, on peut même et, c'est aussi un droit, railler l'athéisme... La France est un pays de liberté où il est possible de rire des religions, de les ridiculiser, et c'est, là, une longue tradition française...

En France, les croyants ont le droit de pratiquer leur religion, comme ils l'entendent, mais on a, aussi, la possibilité de se moquer de toutes les croyances, quelles qu'elles soient !


Les paroles et les déclarations de Booba qui en viennent à justifier le terrorisme, à l'admettre sont une provocation intolérable : elles démontrent un manque de réflexion, et d'humanisme, ce que révèlent, d'ailleurs, la plupart des "chansons" de ce rappeur.

Le rap n'a plus, alors, aucune valeur artistique...

Justifier des assassinats prémédités, par l'insulte, est, de plus, totalement inadmissible...

On peut rappeler que ces assassinats ont visé non seulement des journalistes, mais aussi des anonymes, des policiers, un agent de maintenance.

L'inculture, le manque de réflexion donnent, ainsi, lieu à des propos infâmes, qu'il faut condamner fermement !

Ce rappeur qui éructe sa haine, qui n'a pas du tout compris et assimilé la notion de liberté d'expression, mérite-t-il d'ailleurs une quelconque audience, un quelconque succès ?

On peut se poser la question...

En écoutant les textes de ce rappeur, on se dit : "Oui, vraiment, ces chansons révèlent inculture et mépris..." Elles ne sont qu'un flot de haines, un déversoir d'injures, un vide sidéral...

Ce rappeur utilise des ressentis de la violence sociale pour sa propre publicité, il faut que son public, puisqu'il existe, en prenne conscience : la provocation lui sert à vendre ses disques. Mais la simple provocation n'est pas une preuve d'une quelconque valeur artistique, bien au contraire...


 

https://youtu.be/Xi4fL5rMwsE


http://dai.ly/x2mmo6l



 

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 15:57
Une étonnante déclaration d'Emmanuel Todd...



Une déclaration d'Emmanuel Todd m'a paru surprenante...
L'anthropologue et historien français juge que, dans le contexte actuel en France, "blasphémer l'islam revient à humilier les faibles de la société."

"Se moquer de soi-même ou de la religion d’un ancêtre est une chose, mais insulter la religion d’un autre est une histoire différente. L’islam est devenu le support moral des immigrés de banlieue, dépourvus de travail. Blasphémer l’islam, c’est humilier les faibles de la société que sont ces immigrants", a précisé le démographe.

Peut-on considérer que les musulmans sont faibles, dans la société française ? La France a accueilli les musulmans dans ses écoles, elle a favorisé l'intégration de ces populations en leur offrant de nombreux avantages : hôpitaux gratuits, possibilité de se loger, de se nourrir, de se soigner, d'acquérir une culture....

Certes, pour s'intégrer, il faut, aussi, le vouloir, accepter certaines règles d'une société : la laïcité, le droit de critiquer les religions, de s'en moquer, le droit à la satire, à la dérision...

Arrêtons de transformer les français de religion musulmane, en victimes de nos sociétés : certains vivent dans des quartiers pauvres et difficiles, mais si la volonté ne leur manque pas, on voit qu' un certain nombre d'entre eux peuvent réussir, progresser dans la société, se réaliser, trouver des métiers qui leur permettent de vivre correctement...

La France a toujours su intégrer ses immigrés : des italiens, des espagnols, des Polonais, des Portugais, des Arméniens.... Je suis moi-même arrière-petite-fille d'immigrés italiens, et j'ai toujours vu la France, mon pays, comme une terre accueillante.

Certes, mes arrière-grands-parents ont dû lutter pour s'intégrer, se faire accepter mais, malgré leurs difficultés, ils ont considéré la France comme leur pays, ils se sont fondus dans la population...

Dans une société laïque, comme la nôtre, la notion de blasphème religieux s'est effacée : elle existait encore au 17ème et au 18ème siècles... une des scènes du Dom Juan de Molière avait été jugée scandaleuse, en son temps, car on y voyait le héros de la pièce jouer le rôle du tentateur et essayer de corrompre un pauvre ermite avec une pièce d'or, pourvu qu'il jure et commette un blasphème...

Le temps a passé et le blasphème religieux n'est plus un délit en France, depuis longtemps : ce sont nos valeurs, ce sont nos traditions, et de nombreux auteurs se sont livrés à la satire des religions, depuis fort longtemps : Rabelais, Montesquieu, Voltaire ont dénoncé les aberrations, le fanatisme du monde religieux.
Faut-il renier ces valeurs ? Faut-il y renoncer ? Non, ce serait la pire des erreurs, refuser de dénoncer les excès de la religion, ses fantasmes, ses absurdités, ce serait faire un bond de plusieurs siècles en arrière !
Vive la satire ! Vive le rire ! Vive la dérision !

J'avoue ne pas avoir toujours apprécié certaines caricatures outrancières et grossières de Charlie-Hebdo...

Pour autant, la caricature passe par le grossissement du trait, par l'outrance, une forme de moquerie exagérée : on ne peut pas renoncer à ce qui fait l'essence de la satire...

On ne peut renier toute une tradition très ancienne : d'ailleurs les caricaturistes de Charlie-Hebdo se sont aussi moqués de la religion catholique, de ses instances, du pape lui-même...

De plus, les dessins ne s'attaquent absolument pas aux croyants, mais aux extrémistes.

Emmanuel Todd pointe l'absence de perspectives des jeunes face au chômage, à la crise, et considère que ces jeunes d'origine musulmane ont besoin de ce support de la religion pour vivre.
Mais, dans tous les cas, la France permet à chacun de vivre sa foi et sa religion, comme il l'entend : la religion doit rester dans la sphère privée et ne pas empiéter dans le domaine public : c'est la règle même de la laïcité...

Refuser des critiques religieuses, c'est refuser la laïcité et ses valeurs.
Ne renonçons pas à nos valeurs : la religion peut être un refuge pour certains qui en éprouvent le besoin : qu'ils vivent leur foi, comme ils l'entenden
t, qu'ils prient, se recueillent, qu'ils croient en leur dieu, c'est leur droit.

Mais cette foi ne peut imposer aux autres le silence, on a le droit de s'exprimer, de dénoncer, de critiquer, voire d'insulter ce qui est de l'ordre du religieux...

Une étonnante déclaration d'Emmanuel Todd...
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