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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 09:29
Sur le mode du conflit...

 

A l'occasion de la publication d'un petit article assez anodin sur la clémentine, j'ai pu constater comment fonctionnent les forums de discussions sur Agoravox.

Après une gentille petite blague, j'ai dû essuyer des moqueries, des critiques acerbes dans les commentaires...

Il semble que même la clémentine ne soit pas un sujet de consensus ! Etonnant !

Un lecteur pour la énième fois s'est mis à fustiger l'analyse des sonorités du mot "clémentine"...

"Mais quelle laideur dans cette phrase : « La gutturale initiale et la dentale »t« nous font voir des éclats, la labiale »m« nous offre sa séduction, la voyelle nasalisée »en« nous grise et nous exalte de senteurs. » ", écrit-il...

 

Et une autre lectrice surenchérit : "..surtout que ça ne veut rien dire du tout. Une labiale qui offre sa séduction, une voyelle nasalisée qui nous exalte de senteurs..."

Me voilà accusée d'écrire n'importe quoi... puis, d'être "psychorigide" ou encore de "disséquer" les sonorités...

 

Pourtant, l'analyse des sonorités d'un mot a de l'intérêt : le mot "clémentine" ne revêt-il pas un certain charme poétique avec sa finale féminine, ses sonorités, son ampleur ?

Pourquoi ne pas les analyser ?

Puis, la discussion a complètement dégénéré : insultes racistes à l'égard d'un intervenant, propos violents, haineux.

J'ai eu droit aussi à une diatribe contre le féminisme, complètement hors-sujet...

 

En fait, sur internet, dans les médias, les discussions, les commentaires fonctionnent sur le mode du conflit.

Tout devient sujet de polémiques, et même  la clémentine !

La discussion devient un combat : ainsi, la culture du clash et du buzz a rendu les gens de plus en plus méchants et agressifs.

 

Il s'agit là d'un instinct primaire très ancien.

Les écrans, les réseaux sociaux entretiennent cet instinct primaire...

Il s'agit de s'opposer à tout prix, de provoquer l'autre...

 

Les gens, influencés par les médias, aiment le buzz, et tout devient occasion de créer le conflit, le clash.

On en vient à mépriser l'autre, à ricaner.

Des pulsions primaires sont à l'oeuvre, des réflexes, des automatismes qui ne servent pas la réflexion et qui font penser à des réactions infantiles...

A l'ère du numérique, la méchanceté s'épanouit, se diffuse, et se répand de plus en plus sur la toile.

 

Heureusement, deux lecteurs sont venus commenter de manière constructive l'article, en apportant des précisions intéressantes et utiles sur la clémentine.

Merci à eux !

 

 

 

 

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 12:32
Réhabiliter l'OTIUM...

 

 

L'OTIUM, vous connaissez ? Comme l'indique la terminaison du mot, il s'agit d'un terme latin : l'otium désigne le loisir studieux et fécond, temps désintéressé et consacré à la quête de sens et de beauté.

 

Pour l'historien Jean-Miguel Pire, il convient de réhabiliter cette notion venue de l'antiquité, et plus particulièrement en temps de pandémie.

"L'otium, explique l'historien, est une forme de loisir inventée en Grèce antique, la skholè, qui a été popularisée sous l'Empire romain sous le nom d'otium. Si ce terme latin n'a pas d'équivalent direct en français, il décrit selon Jean-Miguel Pire un loisir fécond, studieux, au temps que l'on consacre à s'améliorer soi-même, à progresser pour accéder à une cohérence et à une compréhension du monde plus grandes."

 

Vive l'otium ! Il est propice à la curiosité, l'éveil, l'envie d'apprendre, de connaître, de comprendre, d'embrasser le monde...

"L'otium est fondamentalement désintéressé. Il est fécond, mais pas utile. Il n'est pas réductible à une utilité matérielle extérieure : son propre accomplissement est déjà un but en soi.", explique Jean-Miguel Pire.       

 

Bien sûr, il y a deux types de conditions à remplir pour s'adonner à l'otium :

"Les conditions matérielles : l'accès au loisir fécond n'est possible que dans la mesure où les tâches vitales et les besoins essentiels sont accomplis. 
Les conditions mentales : le désir et la disponibilité personnels, l'effort qu'il faut accomplir pour atteindre la fécondité de l'otium."

 

Mais évidemment au temps des jeux vidéos, de Twitter, des réseaux sociaux, l'otium n'est plus à la mode...

 

Comme le rappelle Jean-Miguel Pire, l'otium s'oppose au négoce : "negotium" en latin, qui est la négation de l'otium.

"Ainsi, le négoce, le marché, est formé dans son étymologie-même par la nécessité d'éliminer cette forme de loisir."

"La montée des valeurs du marché (utilité, performance, rapidité, rentabilité) correspond bien au déclin des valeurs de l'otium (lenteur, désintéressement, quête de sens). Le constat sémantique est que plus on a de négoce, moins on a d'otium." 

     

Ainsi, nos sociétés de marchandisation ne laissent plus de place à l'otium.

 

Réhabilitons l'otium antique : les Grecs et le Romains par delà les siècles nous transmettent une leçon de sagesse.

Utilisons nos loisirs pour nous cultiver, pour progresser en savoir et en sagesse...

Utilisons nos loisirs pour apprendre, nous épanouir, apprendre à jouer d'un instrument, apprendre une langue étrangère, apprendre le latin, le grec, observer la nature et ses splendeurs, comprendre le monde qui nous entoure, contribuer au bien commun, etc.

 

Avec un partage du travail, il serait sans doute possible pour tous de libérer du temps , et de retrouver l'otium antique.

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/affaire-en-cours/affaires-en-cours-du-jeudi-07-janvier-2021

 

 

 

https://www.persopolitique.fr/1358/otium-et-negotium/

 

 

Réhabiliter l'OTIUM...
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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 12:16
En période de confinement : le livre, objet de première nécessité...

 

Fermeture des librairies encore pendant cette période de confinement... Quand on est enfermé, on a plus que jamais besoin de s'évader par la lecture.

Le livre devient indispensable, nécessaire, vital...

 

On ne peut rester confiné devant des écrans qui délivrent souvent des informations anxiogènes, des écrans qui nuisent aussi à la concentration et à l'attention.

Les réseaux sociaux, on le sait, peuvent faire des ravages : ils créent des addictions.

C'est ce que met en évidence Tristan Harris, ancien haut cadre de Google, il n'hésite pas à déclarer : "Le véritable objectif des géants de la tech est de rendre les gens dépendants en profitant de leur vulnérabilité psychologique."

L'addiction aux jeux vidéo éloigne aussi les jeunes de la réalité.

Le confinement va-t-il nous rendre tous crétins ? Explosion des écrans récréatifs ! C'est un danger !

 

Le livre, lui, permet une véritable concentration, il offre des moments d'apaisement, de réflexion sur le monde.

 

Lire, c'est prendre son temps, c'est découvrir des idées, mais aussi un style qui est l'essence même d'une oeuvre littéraire...

Lire, c'est retrouver le temps Virgilien, comme l'appelle Michel Onfray, dans son ouvrage intitulé Cosmos.

Lire est une invitation à la réflexion et à l'analyse.

Lire, c'est s'ouvrir au monde, aux autres, à leurs expériences, à leurs découvertes.

Lire, c'est se cultiver, percevoir de nouveaux horizons, s'ouvrir à la curiosité !

 

La curiosité devrait être ce moteur qui anime chacun d'entre nous.

Le mot est ancien et vient d'un terme latin "cura" qui désigne le soin, l'attention... une attention portée aux autres et aux choses.

C'est la curiosité qui nous fait progresser et découvrir de nouveaux horizons, c'est la curiosité qui nous invite à nous élever vers plus de savoirs et de réflexion.

 

Les librairies nous offrent l'occasion d'exercer cette curiosité : on peut faire des découvertes dans les rayons, feuilleter des livres, pour mieux les choisir.

C'est ainsi que j'ai découvert et apprécié un auteur comme Sylvain Tesson : il m'a suffi de feuilleter quelques-uns de ses ouvrages pour avoir envie de lire : Géographie le l'instant ou Une très légère oscillation, des ouvrages qui nous font voyager et qui suscitent aussi la réflexion...

Une merveille !

 

A découvrir aussi : Le chemin de la Garenne, de Michel Onfray

Les yeux ouverts, de Jean-Pierre Siméon

La vallée du néant, de Jean-Claude Carrière

Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité, d'Aurélien Barrau

Pour rendre la vie plus légère... Les livres, les femmes, les manières, de Mona Ozouf et Alain Finkielkraut

Etc.

 

 

 

En période de confinement : le livre, objet de première nécessité...
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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 10:21
Coronavirus : le grand bazar....

 

Le coronavirus suscite de nombreux commentaires et de nombreux articles... chacun dit la sienne...

Un grand bazar ! Certains se permettent de remettre en cause le confinement, d'autres de vanter les effets de la chloroquine, d'autres encore d'en signaler les dangers...

 

Le confinement était-il nécessaire ? On s'interroge à ce sujet...

Mais, enfin, c'est tout de même une évidence : nos hôpitaux étaient engorgés, saturés de patients en détresse, on ne pouvait faire autrement que d'avoir recours au confinement.

Sinon ? Que se serait-il produit ? Une catastrophe sanitaire, à n'en pas douter. Le confinement aurait permis de sauver 60 000 vies.

Bien sûr, ce confinement aurait pu être amoindri, si nous avions eu les équipements de base nécessaires pour affronter le virus : mais à force de délocalisations, nous avons perdu la maîtrise de ce secteur essentiel qu'est l'appareil médical en cas de pandémie : nous manquons de masques, d'appareils respiratoires, de tests de dépistage, nous manquons de tout...

 

Quant à la chloroquine, certains vantent la molécule comme un remède miracle...

Il convient sans doute d'attendre les résultats des études qui sont faites à ce sujet : la prudence s'impose.

Certains s'érigent en médecins et donnent des conseils pour échapper à la maladie...

 

Des bruits courent : la nicotine permettrait d'éviter le virus... ce qui a fait augmenter les ventes de ce produit utilisé dans le traitement de la dépendance tabagique.

C'est alors la ruée vers la nicotine, comme ce fut la ruée vers la chloroquine !

Un emballement puéril et néfaste...

On assiste à une épidémie de rumeurs... les réseaux sociaux alimentent et favorisent cet emballement.

Les informations conspirationnistes viennent se rajouter à ce fatras d'idées fausses.

La crédulité va bon train... la crédulité, ce défaut humain que Molière a fustigé maintes fois dans son théâtre...

La crédulité qui nous fait perdre le sens des réalités, la crédulité qui anéantit notre jugement...

L'archétype de la crédulité, c'est le personnage d'Orgon qui se laisse abuser par les grimaces de Tartuffe, Orgon qui tombe dans le piège de l'hypocrite, Orgon qui fait de Tartuffe son héros, alors qu'il n'est qu'un vil imposteur.

Molière nous montre ainsi l'importance de la clairvoyance...

Fausse dévotion, fausse médecine, fausse science : autant d'impostures qu'il convient de débusquer.

Soyons donc clairvoyants et lucides !

Ne nous laissons pas abuser par toutes les informations qui circulent sur internet et dans les médias.

Mais, il faut reconnaître qu'il est difficile de démêler le vrai du faux : le virus est manifestement né en Chine, mais non, disent certains, il aurait pu faire son apparition bien avant aux Etats-Unis dans des laboratoires car  les Américains sont extrêmement actifs en matière de recherche sur les coronavirus de chauve-souris.

Saurons-nous un jour la vérité ?

Nous faisons face à une avalanche d'informations qui nous submergent... et qui sont parfois totalement contradictoires...

Ainsi, une tribune est parue sur le journal Le Point : plus de 50 médecins, scientifiques et Prix Nobel réclament l'obligation du port d'un masque ou d'une protection faciale dès le jeudi 7 mai.

Sur ce même journal, on apprend que le gouvernement danois déconseille de porter des masques et les épidémiologistes sont si peu convaincus de leur utilité qu'ils ont lancé une étude sur le sujet.

Pour ce qui concerne l'entretien des masques en tissu, là encore, les informations sont confuses : "pas de séchage à l'air libre", affirment certains, alors que d'autres le recommandent...

 

Plus rien n'est vrai, puisque tout est vrai...

 

 

 

https://www.letemps.ch/monde/guerre-scenarios-lorigine-coronavirus

 

http://hemisphere-gauche.blogs.liberation.fr/2020/04/22/origines-de-la-pandemie-lhypothese-americaine/

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-traitements-effets-secondaires-chloroquine_fr_5ea41280c5b6d37635902861?utm_hp_ref=fr-homepage

 

https://www.lepoint.fr/europe/danemark-ce-pays-qui-ne-croit-pas-aux-masques-07-05-2020-2374548_2626.php

 

 

 

 

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 11:31
Mais où est passé Robert ?

 

Je lui avais consacré un article en juin 2018. Mais il semble que Robert soit devenu "persona non grata" sur Agoravox. Son profil a disparu.

Ouf ! nous ne lirons plus ses commentaires empoisonnés, nous ne subirons plus ses invectives assassines, ses insultes outrancières...

Robert était un déversoir de haine : un spécialiste de la diatribe et de la méchanceté.

 

Hargneux, haineux, il se faisait un plaisir pervers de peaufiner des commentaires destructeurs.

Mais où est passé Robert ? Il a dû être évincé par la direction d'Agoravox.

Trop de haine, trop de malveillance, aucune aménité, aucune empathie...

Triste Sire, tout de même ! Il n'hésitait pas à traiter les autres d'attardés, de nullité... une haine constante et pathologique... un dénigrement permanent.

 

Il est vrai que les messages de haine, les insultes se multiplient sur internet et sur les réseaux sociaux. Le réflexe l'emporte sur la réflexion...

C'est encore plus facile sur internet où l'anonymat favorise tous les excès, toutes les démesures : sous un masque, sous un pseudonyme, parfois sous un faux profil, tout est permis.

Des adultes se livrent à ce défoulement, à ces débordements de paroles : certains passent leur temps sur internet à déverser leur haine, preuve indéniable de leur désoeuvrement et de leur vacuité.

 

La haine se répand ainsi sur la toile et devient même parfois harcèlement.

Il est bon de mettre à l'index des gens qui prennent un malin plaisir à détruire, annihiler, anéantir les autres.

 

C'était aussi le cas de Henry Canant : le pseudo choisi était déjà révélateur d'une volonté de dénigrer et de se moquer.

Henry Canant utilisait régulièrement des insultes... attitude systématique qui le discréditait complètement...

"Démente, débile, vieille rombière, pauvre fille limitée, vieille toquée etc.", une litanie d'invectives...

N'oublions pas Bernie qui balançait régulièrement des vannes, qui dénigrait systématiquement mes articles.

 

Internet regorge de contenus et d'informations publiés et actualisés chaque seconde : difficile de contrôler toutes ces publications.

C'est à chacun de se montrer responsable de ses propos, à chacun de faire preuve d'une certaine correction : on peut critiquer sans insulter, et cela passe par un raisonnement argumenté.

 

 

 

 

 

 

 

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 09:12
Réseaux sociaux : la compétition permanente...

 

La compétition est partout, dans nos sociétés, même dans un secteur comme l'enseignement, qui devrait en être bien éloigné... 

De plus en plus, les lycées sont dirigés comme des entreprises : il s'agit pour chaque lycée d'obtenir les meilleurs résultats au Baccalauréat, quitte à fausser les résultats, car de plus en plus on incite les professeurs à valoriser les copies, à être indulgents.

Les enseignants eux-mêmes sont en concurrence : ils doivent se battre pour obtenir les meilleures classes quitte à faire la cour aux chefs d'établissement.

Partout, des relations de marché, partout, une concurrence qui vise à servir des intérêts économiques...

Tout doit devenir entreprise : la santé, la justice, la police, l'état lui-même se réorganisent dans ce sens.

 

Et sur internet, aussi, sur les réseaux sociaux, la compétition est permanente : c'est partout la course à l'attention il s'agit d'obtenir le plus grand nombre de fidèles ou de "followers".

Certains internautes n'hésitent pas à acheter des "followers" pour gagner en influence.

 

Eh oui, certains achètent des "fans" afin de satisfaire leur ego. Il est vrai qu'on vit dans un monde où tout se vend et s'achète...

Ainsi, comme souvent, la compétition favorise le mensonge, la tromperie.

 

Bruno Patino analyse ce phénomène dans son ouvrage intitulé La civilisation du poisson rouge. Comme il l'écrit, " les techniques du laboratoire nous ont tous plongés dans une adolescence numérique qui n'en finit pas. Car, c'est l'observation des comportements adolescents qui a inspiré la captologie."

"Les teenagers sont totalement tournés vers la compétition" explique BJ Fogg  lui qui fut le premier scientifique à éoquer le concept de " captologie ", ou l'étude de la manière dont les ordinateurs peuvent être utilisés pour persuader les gens de changer leurs attitudes ou leurs comportements : "il analyse les motivations de cette classe d'âge qui aime la comparaison, les indicateurs de performance, et les préfère dans le cadre protecteur du jeu, isolés de la vraie vie."

"La compétition sans ses conséquences réelles forme une bulle de satisfaction qui développe l'idée que le monde à portée tactile est plus satisfaisant que celui qui nous entoure..."

 

Nous sommes ainsi happés par un monde virtuel qui nous incite à la performance : sur Facebook, il s'agit d'accumuler le plus grand nombre d' "amis", comme si ces amitiés n'étaient pas illusoires. Sur certains sites, ou blogs, il faut atteindre le meilleur score, la meilleure audience... ainsi des rivalités, des jalousies se créent entre les adeptes de Facebook ou d'autres plate-formes de discussions : il faut surpasser l'autre, le vaincre, le dominer...

Les réseaux sociaux sont-ils encore "sociaux", dans la mesure où ils instaurent une concurrence acharnée entre les internautes ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Réseaux sociaux : la compétition permanente...
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3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 10:00
Un nouveau défi du monde moderne ?

 

Dernier défi lancé sur internet : le « Shell on challenge », des ados ont décidé de manger des aliments avec leur emballage !

Mais jusqu'où ira la bêtise sur les réseaux sociaux ?

Défi dangereux, absurde, qui peut mettre en jeu la santé et la vie de ceux qui se livrent à un tel challenge.

Ainsi, des adolescents ont décidé de se filmer en train de manger des aliments industriels avec leurs emballages, mais également des fruits et des légumes avec la peau.

Incroyable !

On joue avec le narcissisme de personnalités fragiles...

 

Sur Facebook, de nouveaux jeux sont apparus depuis un certain temps, jeux dangereux où les adolescents se lancent des défis souvent liés à l'alcool : c'est à celui qui boira, le plus vite, une pinte de bière ou plusieurs verres d'alcool fort.

Défis absurdes, on le voit et, qui plus est, dangereux pouvant entraîner la mort de ceux qui les mettent en pratique.

 

Compétition vers la destruction, paris stupides qui peuvent conduire au pire : certes, tout le monde a dû tenter l'expérience, un jour, de s'enivrer, durant l'adolescence, pour voir les effets produits : cela m'est arrivé et je n'ai plus eu envie de recommencer.

 

Mais, quand les adolescents en viennent à se lancer des défis répétés sous forme de jeux, qu'un site internet leur offre, même, l'opportunité de se mettre en scène au cours de ces paris stupides, on peut s'inquiéter de toutes les dérives possibles.

Tout cela est très préoccupant.

Internet devient ainsi une entreprise de destruction et d'abêtissement, à travers Facebook ou d'autres sites interactifs : nulle place pour la créativité, c'est le règne du paraître qui l'emporte.

La plupart des jeunes sont désormais inscrits sur Facebook : ils se sentent exclus s'ils ne font pas partie du "club."

Récemment, un ancien cadre de Facebook a accusé le réseau social d’être dangereux, il a accusé le réseau social de saper "les fondamentaux du comportement des gens" et de "créer des outils qui détruisent la cohésion sociale".

Trop d'agressivité, trop de violences sur ces réseaux dits "sociaux", trop de narcissisme, et de bêtise...
 

 

 

 

 

Source :

https://www.lepoint.fr/sante/shell-on-challenge-le-nouveau-defi-stupide-des-ados-02-05-2019-2310589_40.php

 

 

 

 

 

Un nouveau défi du monde moderne ?
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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 08:49
Les discrets...

 

 

A l'heure où les gens éructent, insultent, vitupèrent sur les réseaux sociaux, il est temps de célébrer les discrets... Ceux qui vivent dans l'ombre, ceux qui ne font pas de bruit, qui apprécient le silence.

 

Ce sont souvent des gens simples, qui n'aiment pas le tapage, qui savent se montrer courtois, bienveillants...

Ils sont humbles, refusent tout ce qui est tape à l'oeil.

 

Dans un monde où l'on aime se montrer, s'exhiber, les discrets, eux, préfèrent vivre en retrait. "Pour vivre heureux, vivons cachés", dit le proverbe.

 

Mais la discrétion n'est plus à la mode : on aime les vêtements voyants, on apprécie l'exubérance, on vante les gens qui ont du culot... on méprise les discrets...

 

J'ai découvert récemment les vidéos postées par Miss Book : elles s'adressent à des adolescents pour les inciter à lire et tout fonctionne dans l'outrance : les costumes, les voix, les attitudes.... tout est forcé, tout est factice, artificiel, tonitruant.

Aucune retenue, aucune discrétion, aucune élégance... et pourtant, ces vidéos remportent un vif succès auprès des jeunes...

 

On aimerait plus de réserve et de sérieux... mais la discrétion n'est plus une vertu, elle devient même un défaut.

A l'heure où les adolescents postent sans cesse des photos sur internet, à l'heure où les gens exhibent leur vie privée, la discrétion n'est plus de mise.

 

Les discrets se font rares : ils devraient être d'autant plus appréciés.

Sur internet, c'est l'arrogance qui domine, c'est l'ostentation qui s'impose : on se montre, on se met en scène, on parade...

Notre époque prohibe la discrétion, la rejette...

 

"Dans une société qui valorise le paraître et les confessions à grand spectacle, la discrétion est une forme heureuse et nécessaire de résistance", nous dit Pierre Zaoui, dans son ouvrage intitulé La discrétion ou l'art de disparaître.

"Le renoncement à l'apparition constitue une politique de la dissidence vis-à-vis du monde effroyable de la visibilité permanente et de la surveillance généralisée", écrit notamment Pierre Zaoui.

 

Etre discret, c'est faire un pas de côté... c'est refuser un monde où les apparences triomphent...

Etre discret, c'est une forme d'élégance, c'est une retenue qui est sympathique dans un monde du paraître...

 

 

 

 

 

 

Les discrets...
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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 11:00
Montrer qu'on est heureux...

 

 

Nos sociétés vivent dans un tourbillon d'apparences : sourire, arborer un visage heureux, rayonnant, montrer que le bonheur est présent en toutes circonstances, afficher sa bonne humeur...

 

Et puis fixer ce bonheur sur des photos, les partager ensuite sur des réseaux sociaux...

Une façon de montrer au plus grand nombre de gens qu'on est heureux...

Comme si le bonheur devait s'afficher...

 

Alors, bien sûr, on fait des photos dans des circonstances particulières, exceptionnelles : un mariage, un anniversaire, une fête.

Mais dorénavant, grâce aux smartphones, on peut faire des photos tous les jours, les afficher sur internet, et publier au monde entier son bonheur.

C'est la gaieté qui doit s'imposer partout...

Plus de place pour la morosité ou la mélancolie...

 

Comme si l'image publicitaire devenait le modèle de base, comme si l'on devait afficher sa bonne humeur en toutes circonstances...

Prière de sourire à l'appareil, prière d'être beau, jeune, souriant et heureux...

 

C'est le règne des apparences qui s'impose même dans des photos de réunions familiales ou amicales.

"Je suis heureux, tu es heureux, il est heureux, nous sommes heureux..."

Et nous voulons que le monde entier le sache, nous voulons être enviés, regardés, nous souhaitons nous mettre en scène, jouer la comédie du bonheur.

 

Certains arborent un large sourire qui paraît contraint et forcé...

C'est le bonheur qui doit prévaloir partout, et sur internet, sur Facebook, il devient un bonheur obligé et contraint.

Le selfie est aussi utilisé pour se mettre en scène dans un décor de rêve, un lieu connu...

Une façon de montrer encore que l'on profite de la vie et que l'on sait s'amuser, se distraire, à défaut de se cultiver...

C'est le monde des apparences, c'est le monde du paraître qui s'impose partout et notamment sur internet.

 

On peut même dorénavant retoucher des photos, se livrer à des montages, mêler réel et virtuel pour épater la galerie.

Il s'agit de faire rêver, de susciter l'imagination...

Autrefois, les photos étaient rares, elles servaient à fixer des événements importants, désormais la photo se généralise et devient une façon de s'afficher sur internet...

La photo devient un signe extérieur de bonheur...

 

 

 

 

 

 

 

Montrer qu'on est heureux...
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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 12:23
L'homo numericus...

 

 

Voilà ! L'homo numericus est en marche : équipé de son ordinateur, de son smartphone, de sa montre connectée, de sa voiture numérisée, de son GPS, il est assailli par une technologie envahissante...

Jusqu'où iront les progrès de la technologie ? L'homme pourra-t-il y échapper ?

C'est peu probable...

 

Déjà, la plupart des Français possèdent un portable, un ordinateur, parfois une tablette...

 

Déjà, nous nous connectons régulièrement à internet...

Un progrès merveilleux, fantastique ! La connaissance à la portée de chacun d'entre nous...

Mais, derrière ce progrès, se profile une société hyperconnectée, donc hyper surveillée...

 

L'homo numericus devient une cible publicitaire, face aux écrans, il court le risque de perdre le contact avec la réalité, et de se perdre lui-même...

 

L'homo numericus devient un consommateur en puissance : Google va répondre à tous ses besoins, toutes ses envies car les GAFA captent toutes les informations qui nous concernent...

Les GAFA connaissent nos goûts, nos centres d'attraction, nos amis, notre date d'anniversaire... c'est une surveillance généralisée qui s'organise, et comble de l'ironie, nous participons volontairement à cette surveillance.

Nous acceptons de mettre à nu notre vie privée... Nous sommes comme pris au piège de la toile et nous ne pouvons nous y soustraire.

 

Et voilà que la politique s'en mêle : même les élections peuvent être truquées et influencées par le biais d'internet.

Aux États-Unis, la course à la présidentielle passe par le big data. De puissants algorithmes permettent aux candidats de cibler les électeurs et d'orienter le choix des indécis. 

 

Au nom de la sécurité, pour faire face à la violence du terrorisme, les GAFA mettent aussi en place un système de surveillance généralisée.

Dès lors, on voit se profiler le règne de Big Brother, un monde où nous serons tous espionnés, fichés, catalogués, un monde où la liberté ne sera plus qu'une chimère.

 

Internet envahit le monde et nos vies : déjà, de nombreux compteurs électriques sont connectés, bientôt, les voitures seront bardées de capteurs, bientôt nos villes seront elles aussi vouées à la surveillance permanente des citoyens...

C'est là un monde de technicité qui fait peur, un monde déshumanisé, voué à la consommation.

 

Quand nous sommes devant un écran d'ordinateur, nous avons l'impression d'être reliés au reste du monde, mais ne sommes-nous pas, en fait, très souvent coupés du réel ?

 

 

 

 

 

 

 

 

L'homo numericus...
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