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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 11:50
Johnny B. Goode s'en est allé...

 

 


Considéré comme le père du rock'n'roll, Chuck Berry était un immense guitariste, l'auteur de chansons telles que Johnny B.Goode, une mélodie considérée comme un des morceaux fondateurs de la musique rock.

Cette chanson a été écrite en 1957.

 

Johnny B Goode, c'est un peu l'histoire de Chuck Berry lui même, puisque la chanson évoque un simple "garçon de la campagne" destiné à devenir un guitariste mondialement connu...

 

Ce garçon naît dans un lieu retiré, obscur : "Deep down in Lousiana
Loin à l'intérieur de la Louisiane
Close to New Orleans
Près de la Nouvelle Orléans..."

 

Sa maison est modeste, bien cachée au fond des bois : "Way' back up in the woods
Sur le chemin dans les bois
Among the evergreens
Parmi les arbres verts
There stood an old cabin
Se trouve une vieille cabane..."

 

Mais son nom, Johnny B. Goode, le prédestine, sans doute, à une vie faite de célébrité...

Peu doué pour les études, puisqu'il "n'a jamais jamais appris A lire ou écrire très bien"..., il est déjà un virtuose de la guitare...

"But he could play the guitar
Mais il peut jouer de la guitare
Just like a ringing bell
Juste comme une cloche carillonnant"...

 

Le refrain est un hymne d'encouragement pour ce jeune garçon : on a tous envie d'écouter sa musique entraînante :

"Go ! Go ! Go, Johnny, go !
Vas-y ! Aller vas-y, Johnny, vas-y !"

Les exclamations, la répétition du verbe de mouvement "go" ponctuent et soulignent ces encouragements...

 

On voit, alors, ce modeste garçon qui transporte sa guitare "dans un sac de jute", "s'asseoir sous un arbre", aller écouter un autre guitariste, "un vieux mécanicien" qui gratte son instrument.

 

On perçoit une envie de s'imprégner de musique, une volonté d'apprendre par l'écoute d' un autre musicien plein d'expérience.

 

L'admiration du public qui passe par là, qui s'arrête pour l'écouter, les exclamations "oh oui" soulignent la qualité du jeu de ce musicien... un exemple pour le petit campagnard qui observe la scène.

 

Le dernier couplet nous fait entendre le discours de la mère : pleine d'espoir, elle évoque un avenir rayonnant pour le jeune garçon...

"Some day you'll be a man
Un jour tu seras un homme
And you will be the leader
Et tu seras le chef
Of a big old band
D'un bon vieux groupe.."

 

L'emploi du futur marque une certitude... Le succès sera, alors, au rendez-vous, comme le suggère la phrase suivante : "Many people coming
Beaucoup de monde viendra
From miles around
Depuis des milles à la ronde
To hear you play your music
Pour t'écouter jouer ta musique..."

 

"Peut-être qu'un jour, ton nom sera dans la lumière ! Johnny B Goode, ce soir !" diront les gens, pleins d'enthousiasme à l'idée d'écouter ce musicien.

 

Cette chanson nous fait passer, ainsi, de l'ombre des bois de la Louisiane à la lumière des projecteurs.
 

La guitare de Chuck Berry nous emporte dans un tourbillon et un rythme endiablé : c'est la gaieté, la jeunesse qui prédominent dans la mélodie...

 

Considérée comme un classique du rock, cette chanson a été reprise maintes fois...

 

 

Les paroles :

 

https://www.lacoccinelle.net/248726.html

 

Vidéo :

 

https://youtu.be/rVT65M4mRnM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 16:05

Snackbar-auteur-lijjccoo-wikipedia-creative-commons.jpg

 

 

Cette chanson, écrite pour les paroles par Julien Clerc, intitulée Lili voulait aller danser, se présente comme un véritable scénario de polar : dès le début, on voit un personnage qui paraît familier, puisqu'il est désigné par son prénom "Tony", on le découvre alors qu'il "entre dans un snack bar"...

 

L'heure est glauque : "minuit moins l' quart"... Un autre personnage, la serveuse du snack, dont le surnom, sous la forme d'un diminutif affectueux, "Lili", est tout aussi familier, apparaît "nerveuse", impatiente de voir partir un dernier client, qui "sucre son café", et qui semble, ainsi, s'attarder...

 

Le décor est planté, comme dans un film noir, on voit tout le mobilier habituel d'un snack : "la télé, le juke box qui hurle un air de Fats Domino", un chanteur américain de rythm and blues, l'un des pionniers du rock 'n' roll. 

 

"De quoi vous mettre des fourmis dans les pieds !" semble dire une voix off... Cette expression populaire est le point de départ du thème essentiel de la chanson : "Lili voulait aller danser le rock'n roll."

 

La phrase est répétée 6 fois dans le refrain, marquant une envie irrépressible et irrésistible de la jeune femme : et, de fait, devant le rythme effréné de la chanson, on a envie de danser avec elle !

 

Survient alors un dialogue, un discours direct des deux héros de l'histoire : on entend leur voix, comme dans un film, "Lili, fais moi un hot dog", s'exclame Tony...

 

On voit "Lili fermer son numéro de vogue" et adresser des reproches à Tony : le retard du jeune homme l'empêche d'assouvir sa passion pour la danse.

 

Les gestes des personnages sont bien observés et évoqués, comme dans un scénario de film : la jeune fille "remet du make up", le jeune homme "garnit de ketch up son hot dog" : ces mots d'origine anglo-américaine renvoient bien à l'univers du rock...

On voit, alors, une scène de dépit amoureux : la jeune fille furieuse menace son amoureux : "tu ne m'reverras plus", dit-elle. Le futur semble irrémédiable... Mais une expression imagée intervient, pour évoquer un geste de Tony : "il lui a mis son couteau sur le coeur". 

 

La scène semble tourner à la tragédie : la dramatisation est à son comble !

Mais il s'agit, en fait, d'une déclaration d'amour et d'une demande en mariage : on assiste à un coup de théâtre !!

 

Cependant, Tony se livre à un véritable chantage : Lili devra renoncer à sa passion pour la danse...

Le scénario s'achève, avec les larmes de bonheur de Lili qui accepte, émue, d'épouser son Tony et de ne plus aller danser.

 

Cette chanson au rythme effréné fait penser à une véritable parodie d'un polar américain : tout y est, les personnages stéréotypés, le décor, les dialogues familiers...

 

On est sensible à l'humour de cette parodie, l'ensemble est rempli de gaieté, de bonheur...

 

C'est aussi un bel hymne au rock'n roll, et à la joie de vivre !

 

http://youtu.be/gLtySdXjKJA

 

 

 

http://youtu.be/Yxd_g77aM5A

 

 

 

 

 

 

rock-BillHaley.JPG

 

 

 

rock--Tommy_Steel.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 17:06

 

rocker-libre.JPG

 

 

Cette chanson, composée par Julien Clerc, écrite par Luc Plamondon, nous emporte dans un rythme endiablé, celui du rock qui a séduit toute une génération...

 

Le texte, écrit à la première personne, évoque un amateur de rock, un coeur de rocker, depuis l'enfance jusqu'à l'âge adulte : dans le premier couplet, on voit un "enfant de choeur", qui apprécie les musiques de son époque... tel un vrai rocker rebelle, il refuse l'école et préfère vivre pour ses "idoles"... On croit revivre toute une époque, celle où les jeunes gens étaient fascinés par "des idoles"... d'autant qu'on entend ce cri de ralliement des rockers : "yéyéyé !"

 

Puis, vient l'évocation de l'adolescence : modernité et rock obligent, des termes anglais sont utilisés, pour rendre compte de cette période : "teenager, outsider"... Le rocker, épris de liberté, veut fuir l'univers familial, voler de ses propres ailes, et il le fait...

 

On perçoit un être épris de liberté : c'est bien ce que représente cette musique rock, caractérisée par sa vivacité, une forme de folie.

 

Les parents de l'adolescent sont mis en scène : le père qui cherche à protéger son fils et qui, à cours d'argument, lui reproche de risquer de "faire mourir sa mère"...

La mère, à qui le jeune homme n'ose pas dire toute sa tendresse et son amour.

 

Le refrain montre bien, au fond, toute la pudeur de ce coeur de rocker, un être sensible, mais qui refuse de le montrer. "Avec mon coeur de rocker /J'ai jamais su dire je t'aime /Oui mais maman j' t' aimais quand même / Comme personne ne t'a jamais aimé."

 

L'âge adulte, l'amour montrent, encore, un être attaché à la liberté, puisque le personnage n'est pas très fidèle, bien que totalement amoureux de la fille qui l'a quitté.

 

Le texte est plein de vie : comme on entendait les paroles du père, dans un discours direct, on entend celles de la jeune fille : "tu vas finir ta vie tout seul" affirme-t-elle.

 

Le refrain revient, avec une variante, le nom "maman' étant remplacé par le mot "baby", encore un terme anglais, bien dans la mouvance du rock.

 

On sent, dans ce coeur de rocker, malgré sa volonté d'indépendance, toute la tendresse du monde, avec une déclaration d'amour appuyée, d'abord à la mère, puis à l'amante...
 
Le refrain fait, d'ailleurs, intervenir, à plusieurs reprises, les gutturales "r" et "k" qui traduisent une certaine âpreté et  la labiale "m" qui restitue la tendresse, l'affectivité de ce rocker.
 
Cette chanson, à la mélodie entraînante, au texte plein de sensibilité et d'émotion cachée, reflète, aussi, parfaitement l'univers du rock : liberté, envie de vivre intensément, attendrissement.
Le choeur, scandé par le rythme d'une batterie, reprend, avec entrain, le refrain, pour souligner les paroles et le titre même de la chanson...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
coeur libre



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Published by rosemar - dans chanson rock
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