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9 septembre 2022 5 09 /09 /septembre /2022 12:09
"Poutine n'est pas la Russie..."

 

Il s'appelle Pavel Filatiev, ce soldat russe a fui la Russie, refusant une guerre qu'il juge désastreuse et inutile...

"A son arrivée en France, dans les toilettes de l'aéroport Paris Charles de Gaulle, le premier geste symbolique de Pavel Filatiev est de détruire tous ses papiers :

"Voilà, ce sont mes papiers, ma carte d'identité militaire", dit-il, en se filmant avec son portable et il déchire le document...

"Mon passeport de citoyen russe..." Et il le déchire à nouveau. Puis il jette le tout dans la cuvette des toilettes...

"J'aime la Russie, j'aime les Russes, mais Poutine n'est pas la Russie, le gouvernement n'est pas la Russie... Poutine, va te faire voir !", déclare le militaire.

 

Après 48 heures dans un centre de rétention, des journalistes rencontrent l'ancien militaire de 34 ans, désormais considéré comme déserteur par la Russie...

Il va faire avec son avocate une demande de droit d'asile. Son témoignage est accablant sur la guerre en Ukraine, menée par Vladimir Poutine :

 

"On s'entretuait entre militaires russes et ukrainiens, mais je voyais qu'on était aussi en train de tuer des civils, il y a eu beaucoup de civils tués..

Bien sûr, j'ai pu être cruel parfois, mais je ne pouvais pas accepter ce qui se passait : nous arrivions et nous détruisions des villes entières, on rasait tout."

 

Pavel Filatiev était un soldat d'élite, un commando parachutiste, il affirme n'avoir commis aucune exaction. Il était prêt à mourir pour son pays, mais après deux mois de guerre en première ligne, il dénonce une guerre inutile.

"Aujourd'hui, beaucoup de militaires russes refusent tout simplement d'aller à la guerre, et ceux qui y vont n'ont pas de motivation. C'est pour cela que Poutine essaie de recruter des gens en prison et des vieux."

 

Blessé en mai, le soldat d'élite est écarté de la ligne de front. Finis les tranchées et les combats, c'est à l'hôpital qu'il va commencer à écrire sur la guerre.

Son récit est intitulé ZOV, un appel à l'aide équivalent à un SOS : il y raconte la désorganisation de l'armée russe et les morts inutiles.

Un site internet russe publie des extraits puis la chaîne d'un militant des droits de l'homme invite Pavel Filatiev.

 

"Vous êtes le seul à briser le silence dans l'armée russe. Est-ce qu'aujourd'hui vous êtes devenu l'homme à abattre ?" interroge une journaliste.

"Moi, je voulais juste réveiller les consciences, que les gens se rendent compte de ce qui est vrai... Si vous allumez la télévision, vous allez entendre les Russes dire qu'ils chassent les nazis d'Ukraine, que cette opération, c'est pour libérer la population de ces nazis.

J'ai appris que mon commandement avait demandé 15 ans de prison pour moi, en m'accusant de diffamation contre l'armée. Mais se retrouver en prison en Russie, c'est être à la merci de l'état : on peut être torturé, humilié... c'est une bonne raison pour quitter le pays.

J'étais devenu pour eux un traître, un ennemi."

 

Dès lors, il a peur pour sa vie et doit quitter le pays dès que possible... après un mois de cavale, il est exfiltré par des lanceurs d'alerte et est arrivé à Paris, il y a quelques jours.

 

"Aujourd'hui, je pense que beaucoup de Russes ne veulent pas de cette guerre, malgré ce que raconte le pouvoir. L'Ukraine, c'est une honte pour notre pays.", déclare encore Pavel Filatiev.

 

“Je sais que je ne peux pas dire le mot ‘guerre’. C’est interdit. Mais je le dis quand même : c’est la guerre. Les soldats des deux camps meurent, tout comme les civils qui ont la malchance de vivre dans un pays contre lequel on a lancé cette guerre, appelée ’opération militaire spéciale’. J’ai 33 ans maintenant et toute ma vie je n’ai dit que la vérité.”

Ainsi commence le récit de ce témoin de la guerre en Ukraine.

 

Il y dépeint une armée russe en lambeaux, à peine équipée et manquant de formation, "dans le même état que ce qu'est devenue la Russie ces dernières années". 

"D'année en année, le bazar et la corruption deviennent de plus en plus prégnants", explique Pavel Filatiev. "La corruption, le désordre, le je-m'en-foutisme ont dépassé les limites de l'acceptable", ajoute-t-il, racontant avoir très vite déchanté après avoir signé son contrat. 

 

Un témoignage qui en dit long sur l'état de l'armée russe et qui peut expliquer les revers subis par cette armée... 

 

 

Sources :

 

https://www.courrierinternational.com/article/guerre-en-ukraine-pavel-filatiev-soldat-russe-transfuge-demande-l-asile-a-la-france

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-un-soldat-russe-desabuse-trouve-refuge-en-france_5342386.html

 

 

 

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7 septembre 2022 3 07 /09 /septembre /2022 09:34
Ségolène Royal devenue une icône de la TV russe !

 

Eh oui ! Ségolène Royal a réussi cet exploit ! La voici devenue une icône de la TV russe. Il fallait s'y attendre : ses propos sur l'Ukraine ont été largement diffusés par la TV russe...

 

Elle avait dénoncé jeudi dernier "une propagande de guerre par la peur" de la part du président ukrainien Volodymyr Zelensky et mis notamment en doute la réalité de "la maternité bombardée" dans le sud-est de l'Ukraine en mars.

«Et vous pensez bien que s'il y avait eu la moindre victime, le moindre bébé avec du sang, à l'heure des téléphones portables, on les aurait eus», a-t-elle dit.

 

Jeudi 1er septembre, Ségolène Royal était invitée sur le plateau de BFMTV. L’ancienne ministre de l’Environnement évoquait la crise en Ukraine, en remettant ouvertement en cause certains crimes de guerre dénoncés par le président Volodymyr Zelensky.

Bien sûr, dans une guerre, dans les deux camps, il peut y avoir de la propagande.

 

Mais remettre en cause des crimes de guerre, est-ce admissible ?

Est-elle apte à le faire ?

 

Jean-Pierre Raffarin  ex-premier ministre et lui aussi ancien président de la Région Poitou-Charentes a commenté les propos de la dame : "Je suis un grand spécialiste des propos  de madame Royal. J’ai une grande expérience de ses erreurs de jugement et là, j’ai découvert ses fausses routes en matière d’éthique. Dans le sens où on ne respecte pas la souffrance de ceux qui sont touchés par la vérité des faits."

 

En tout cas, du pain béni pour les Russes !

Ils se sont emparés de cette déclaration pour la mettre en exergue...

Une bonne propagande pour le pouvoir russe et pour Vladimir Poutine...

Dimanche, Pervy Kanal, la première chaîne publique de télévision, a bien sûr diffusé les propos de Ségolène Royal, les attribuant à "une femme politique française, ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007", disant que "les tirs sur la maternité de Marioupol et les provocations à Boutcha étaient inventées afin de bloquer le processus de paix."

 

L’ambassadeur ukrainien en France a quant à lui  invité Ségolène Royal en Ukraine pour "tout voir de ses propres yeux", pour constater les horreurs de la guerre, les morts de civils, les destructions... 

 


Finalement, sur son compte twitter, Ségolène Royal a déclaré que sa parole avait été coupée par BFMTV et a tenu à préciser sa pensée : « Ici la fin de ma parole, coupée dans les rediffusions. Plaider pour la paix c’est agir pour l’arrêt des souffrances du peuple ukrainien et de l’agression russe. Je n’ai jamais nié les crimes de guerre et je m’excuse volontiers auprès des victimes si elles l’ont pensé ».

Bon, un rétropédalage qui s'imposait face au tollé provoqué par ses déclarations...

Mais quelle confusion !

 

Oui, Ségolène Royal est désormais une icône de la TV russe... sans jeu de mots ?

 

 

 

 

Ségolène Royal devenue une icône de la TV russe !
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29 août 2022 1 29 /08 /août /2022 12:11
L'armée russe recrute...

 

"Six mois après le début de ce qu'elle appelle "une opération militaire spéciale", trouver de nouveaux soldats est pour l'armée russe un défi de taille...

Dans un immense forum militaire, près de Moscou, à côté des chars alignés et des fusils d'assaut, les bureaux de recrutement sont en bonne place...

"Il va falloir que tu passes un examen médical sur ton lieu de résidence..." dit la recruteuse à un jeune homme.

Il n'a que 17 ans mais il veut déjà s'engager...

"Cette opération spéciale, ça ne t'inquiète pas ?" demande une journaliste.

"Non, parce que, pour moi, c'est clair : je veux protéger mon pays natal. Peu importe que ce soit dangereux ou non. Je peux dire que je suis prêt à sacrifier ma vie pour mon pays, pour ma patrie.", répond le jeune garçon.

 

Mais, pour convaincre ces futures recrues, l'armée russe n'utilise pas que l'argument patriotique... en opération, un soldat peut gagner plus de 3000 euros par mois, quatre fois le salaire moyen !

"Les soldes sont très correctes et ça pour tous les soldats. Il y a aussi beaucoup d'avantages et des primes.", commente une recruteuse.

Si l'armée propose à ses recrues de confortables avantages financiers, si la région de Saint-Pétersbourg promet à chaque nouvel engagé un accès privilégié au parc pour ses enfants, et même un terrain pour faire bâtir sa maison, c'est que Moscou aurait cruellement besoin d'hommes.

Même si la Russie ne communique pas officiellement sur les pertes subies, il lui faut remplacer les nombreux soldats tués, blessés ou faits prisonniers sur le champ de bataille.

Pour l'heure, Vladimir Poutine se refuse à en appeler à une mobilisation générale.

Les jeunes Russes n'y sont pas favorables non plus...

"Je ne vois pas l'intérêt de tout cela, c'est des bêtises, franchement, non merci..." déclare un jeune Russe.

"Pour moi, la mobilisation générale de toute la Russie, cela n'a pas de sens.", affirme un autre.

 

Pour renforcer les effectifs des troupes pro Moscou, des profils d'un nouveau genre seraient désormais courtisés : des détenus russes.

Il y a quelques jours, la télévision officielle relayait pour la première fois l'histoire d'un prisonnier de droit commun, libéré pour aller combattre en Ukraine et tué peu après son arrivée.

Des journalistes ont pu obtenir ce qui est présenté comme l'enregistrement d'un ex-détenu d'une prison du centre de la Russie.

Il y raconterait son recrutement non pas par l'armée, mais par le groupe de mercenaires Wagner.

"Nous avons signé une demande de grâce en deux exemplaires. J'ai aussi signé un document disant que j'acceptais de participer à l'opération militaire en Ukraine. Il n'y avait rien d'indiqué sur la durée de l'engagement. Au début, la prison a sélectionné 400 personnes et à la fin, 68 ont été retenus."

Ce témoignage qui n'a pas pu être authentifié de manière indépendante a été confié aux journalistes par une responsable d'une ONG de défense des droits des prisonniers.

Selon elle, les détenus engagés ont reçu la promesse d'une libération après 6 mois de combat.

"Pour les prisonniers, le plus important, c'est d'avoir une chance de quitter la prison, parce qu'il n'y a pas de chose plus affreuse, y compris la guerre, que les prisons russes, avec les tortures et les violences. Selon nous, environ 3000 prisonniers ont déjà été recrutés et plus de 1000 ont été envoyés au combat."

Ces chiffres sont ils plausibles ? Les recrutements de prisonniers sont-ils institutionnalisés ?

Contactés les services pénitentiaires russes n'ont pas répondu aux sollicitations des journalistes."

 

Le Kremlin vient de publier un décret qui prévoit d'augmenter ses effectifs combattants de 10% à compter du 1er janvier 2023. 137.000 soldats sont ainsi attendus pour rallier les rangs de l'armée russe.

 

C'est certain, malgré l'expression utilisée par le Kremlin : "une opération militaire spéciale", la Russie mène une véritable guerre contre l'Ukraine...

Et la guerre tue, la guerre détruit, elle tue des Ukrainiens, des soldats, mais aussi des civils, hommes, femmes, enfants, elle tue aussi des soldats russes...

L'euphémisme employé par Vladimir Poutine n'empêche pas toutes les horreurs et les abominations de la guerre.

C'est dans les langages totalitaires que l'emploi de l'euphémisme comme contour ou détour de la réalité est le plus perturbant, car il s'agit ici de faire passer l'expression euphémique pour la réalité elle-même,

Il s'agit là d'une forme de novlangue, telle qu'elle a été définie par Georges Orwell dans son célèbre roman 1984.

 

"L’élu municipal moscovite, Alexeï Gorinov, a ainsi été condamné à sept ans de prison vendredi 8 juillet pour avoir dénoncé l’assaut russe contre l’Ukraine...

Alexeï Gorinov avait, lors d’une session du conseil municipal à la mi-mars, qualifié le conflit en Ukraine de "guerre", et non "d’opération militaire spéciale", comme le veut la terminologie officielle. Demandant à ses collègues une minute de silence, le député avait également évoqué la mort d’enfants en Ukraine, ce qui, selon la juge, ne correspond pas aux informations délivrées par le ministère de la défense russe dans ses points presse quotidiens."

On assiste là à une répression de toutes les oppositions et contestations et à une remise en cause des réalités de la guerre...

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-la-russie-en-mal-de-soldats_5324482.html

 

https://www.latribune.fr/economie/international/guerre-en-ukraine-l-armee-russe-veut-gonfler-de-10-ses-effectifs-928585.html

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/07/08/guerre-en-ukraine-alexei-gorinov-elu-municipal-russe-condamne-a-sept-ans-de-prison-pour-avoir-denonce-le-conflit_6134004_3210.html

L'armée russe recrute...
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3 août 2022 3 03 /08 /août /2022 08:21
Mariages ukrainiens : une façon de résister...

 

"500 mariages par jour en Ukraine ! depuis le début de la guerre en Ukraine, le nombre de mariages a explosé
En six mois de conflits avec la Russie, 100 000 cérémonies ont été célébrées à travers tout le pays.

 

Comment se déroule  un mariage traditionnel ukrainien ?  La mariée est en blanc. Une grand-mère dépose au sol un tissu sur lequel les époux posent leurs pieds. Échange d’anneaux. Une gorgée de vin blanc. Sauf que ce mardi 26 juillet, Miron sait qu’il peut être appelé au combat, n’importe quand : "C’est la guerre, on ne sait pas ce qui va se passer demain. J’ai passé la visite médicale pour l’armée, j’ai mon carnet militaire mais pour le moment je ne suis pas mobilisé."

 

"Il nous faut montrer à l’ennemi qu’on est forts, qu’on n’a pas peur. Et qu’on va fonder nos familles, et continuer à vivre."

Son épouse ajoute : "On était depuis trois ans ensemble, on avait prévu de se marier. Mais la guerre est arrivée et on a décidé de se marier plus vite que prévu."

 

"Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter ?" interroge une journaliste.

"La paix, c'est le principal. Qu'on dorme tranquille et avec la paix, on aura le reste."

 

Dans cet arrondissement d’Ivano Frankivsk, dans l'ouest de l'Ukraine, les mariages ont triplé depuis le début de la guerre avec la Russie. Et les conseils aux jeunes époux de Myroslava, qui anime les cérémonies ont pas mal changé : "La femme a aujourd’hui de nouvelles responsabilités. Il faut savoir aimer et pardonner. Les soldats qui rentrent de la guerre sont perturbés psychologiquement. C’est pourquoi la femme peut tout faire. Guérir avec son amour, avec son attitude envers son homme, avec sa compréhension. La femme doit être psychologue".

 

Des mariages toujours pleins de joie, de gaieté, mais avec une certaine gravité  qui n’existait peut-être pas si fort il y a encore quelques mois. Près de 100 000 unions ont été célébrées en moins de six mois en Ukraine, un chiffre en explosion."

 

On perçoit là un espoir, une façon de résister, un instinct de survie face aux atrocités de la guerre.

On admire aussi le courage de tous ces Ukrainiens qui se battent contre l'envahisseur russe...

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/il-faut-montrer-a-l-ennemi-qu-on-est-forts-depuis-le-debut-de-la-guerre-en-ukraine-le-nombre-de-mariages-a-explose_5279860.html

Mariages ukrainiens : une façon de résister...
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25 juillet 2022 1 25 /07 /juillet /2022 10:10
Ukraine : la guerre de la faim...

 

Affamer l'ennemi : une technique de guerre bien connue et très ancienne... Le terme Holodomor qu'on peut traduire par "extermination par la faim" désigne la grande famine qui eut lieu en RSS d'Ukraine, en 1932 et 1933, et qui fit, selon les estimations des historiens, entre 2,61 et 5 millions de morts.

 

Ainsi, la guerre menée par Vladimir Poutine en Ukraine affecte bien sûr l'agriculture de ce pays : les paysans et leurs activités sont fortement impactés par la guerre.

 

"La moisson se fait  au rythme des tirs d'artillerie... Pour les agriculteurs du Donbass, la course contre la montre a commencé : la ligne de front et les forces russes sont à moins de dix kilomètres...

Un agriculteur du Donbass, Volodymyr a mis sa famille à l'abri, mais hors de question d'abandonner ses terres natales.

 

"Les combats se rapprochent et le blé est menacé, il faut absolument sauver la récolte, même si, après, elle reste bloquée dans les ports. C'est moi qui ai semé, j'ai passé beaucoup de temps dans ce champ... je ne veux pas que tout soit perdu." déclare avec détermination et courage ce paysan.

Une récolte qui sera mise à l'abri, loin du front dans l'objectif d'être vendue sur les marchés ukrainiens et européens...

 

Soudain, deux avions de chasse ukrainiens tournoient au dessus du champ : ils mènent des attaques ciblées sur les positions russes les plus proches. Chaque camp maintient la pression sur l'autre...

Les agriculteurs qui ont appris à slalomer entre les débris de missiles ont intégré la peur dans leur quotidien...

"Regardez ! Ici, 220 hectares ont été brûlés : ce sont les Russes qui brûlent nos terres, notre blé.", dénonce un autre agriculteur de la région.

Comme de nombreux paysans, il accuse les forces russes d'incendier volontairement les champs de céréales : "Ils veulent détruire notre agriculture et provoquer la famine, en Ukraine et partout, c'est pour cela qu'il faut qu'on fasse vite pour récolter. Faites attention, il y a des munitions qui n'ont pas explosé là-bas."

 

Devant les champs et les fermes, le ballet des véhicules militaires et des soldats ukrainiens qui sont établis dans le secteur...

Les agriculteurs se retrouvent bien malgré eux en première ligne...

Un éleveur le paye au prix fort.

"Avant la guerre, j'avais 1300 bêtes et maintenant regardez : tout est vide, une grande partie de ma ferme est à l'abandon...", déplore-t-il.

Le mois dernier, deux roquettes ont touché l'une de ses installations : 38 vaches sont mortes. Il a préféré vendre l'essentiel de son troupeau pour le protéger.

"C'est terrible, j'ai perdu des bêtes, j'ai dû renvoyer 40 employés, il nous a fallu des années pour constituer un tel cheptel, pour le développer, pour construire cette ferme."

 

Malgré les détonations et les risques, une vingtaine d'employés continuent de venir chaque matin effectuer des gestes routinier qui rassurent. Pas le choix, disent-ils, la population qui est restée compte sur eux pour les fournir en lait et en viande.

Victoria, fidèle employée depuis 12 ans entend bien rester tant que c'est possible.

"J'ai besoin de ce travail : c'est dur de garder son emploi en ce moment, tous les jours, vous êtes réveillé par les explosions. Vous espérez que cela va s'arrêter, mais cela ne s'arrête pas."

 

Les forces russes se rapprochent des grandes villes du Donbass qu'elles convoitent.

L'armée ukrainienne s'attend à une intensification des combats dans les jours à venir, les agriculteurs le savent bien : ils sont en sursis..."

 

Dès lors, la faim, la famine guettent : comment espérer se nourrir quand des bombes tombent sur les champs et les cultures ? Comment espérer survivre ?

Un accord a bien été signé entre l'Ukraine et la Russie pour reprendre les exportations de céréales ukrainiennes par la mer Noire, alors que les céréales sont devenues une véritable arme diplomatique dans le conflit qui oppose Kiev et Moscou.

Mais cet accord sera-t-il respecté par les Russes ? C'est peu probable... Encore des mensonges, de fausses promesses de la part du Kremlin... Après avoir nié être à l'origine de frappes sur Odessa, Moscou a finalement reconnu avoir visé et détruit des infrastructures militaires dans ce port.

 

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-recolter-en-urgence-pour-sauver-la-production-agricole_5270479.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/guerre-en-ukraine-laccord-sur-le-ble-avec-la-russie-ne-resout-pas-la-crise-alimentaire_fr_62da9915e4b000da23ff2c10

 

https://www.lepoint.fr/monde/guerre-en-ukraine-moscou-justifie-les-frappes-sur-odessa-24-07-2022-2484205_24.php

Ukraine : la guerre de la faim...
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20 juillet 2022 3 20 /07 /juillet /2022 08:36
Mercenaire au service de Vladimir Poutine...

 

"Il est le premier et le seul ancien mercenaire de Wagner à parler à visage découvert...

 

Marat Gabidullin a passé 4 ans dans les rangs de cette milice ultra secrète, une milice qui officiellement n'existe pas en Russie mais est pourtant le bras armé du Kremlin.

 

"On nous a poussés dans l'enfer et personne ne répondait officiellement, personne ne devait rendre des comptes. J'ai compris qu'on était utilisé au gré des besoins de Moscou comme de la chair à canon.", témoigne Marat Gabidullin.

A 48 ans, il entend parler de Wagner, après 3 ans en prison pour meurtre, il ne peut plus servir dans l'armée russe, les mercenaires sont beaucoup moins regardants sur le casier judiciaire et le salaire est attractif.

"On touchait plus que la moyenne russe et quand on était en mission, on avait le même salaire qu'un cadre supérieur : plus de 3000 euros."

 

Il est envoyé dans le Donbass en 2015, puis en Syrie et participe à la libération de Palmyre alors aux mains de Daesh.

Lui affirme n'avoir jamais commis ni même assisté à des exactions mais il n'est pas étonné que les preuves s'accumulent contre Wagner.

 

"On ne nous a pas enseigné de code de conduite, le seul objectif était militaire, les gens de Wagner n'existent pas officiellement, donc ils savent qu'ils n'auront jamais à répondre de leurs actes. Dans d'autres détachements, il y a eu des failles : les commandants étaient moins regardants, ils avaient moins de scrupules que moi."

 

Et c'est quand il parle de son ancien patron, le fondateur de Wagner, Dmitri Outkine, qu'il est le plus critique.

"Lui, il est sans foi ni loi, aucun principe moral. Pour lui, la fin justifie toujours les moyens : qu'importent les pertes !"

 

De son histoire, Marat Gabidullin a écrit un livre : il a conscience des risques.

"C'est sûr que je vais avoir peur, je vais me retourner pour vérifier qui est derrière moi, mais ça vaut le coup. Il faut bien que quelqu'un parle..."

 

Aujourd'hui, des dizaines de mercenaires de Wagner seraient morts au front en Ukraine mais dans l'anonymat.

Ils ne seront jamais comptés dans les statistiques officielles de Moscou..."

 

Mais qui sont donc ces mercenaires du groupe Wagner ? Certains d'entre eux seraient, comme Marat Gabidullin, des détenus qui bénéficient d'une remise de peine...

Se battre en Ukraine contre une remise de peine. C'est ce que propose le groupe Wagner, société militaire privée associée à la présidence russe, à des détenus de droit commun. Après plus de quatre mois de guerre en Ukraine, l'armée russe semble souffrir d'un manque d'effectif. Le président russe Vladimir Poutine n'a pas décrété la mobilisation générale, donc il peine à assurer une rotation des troupes au combat. Pour éviter une pénurie de combattants, le groupe Wagner recrute dans les prisons russes en échange de remise de peine.

Ainsi, pour recruter des soldats, Poutine serait peu regardant sur leur passé... La racaille au service de Vladimir Poutine...

 

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/monde/russie/vladimir-poutine/russie-marat-gabidullin-ancien-mercenaire-du-groupe-wagner-temoigne-et-accable-lamilice_5129827.html

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-le-groupe-wagner-recrute-des-prisonniers-russes-en-promesse-d-une-remise-de-peine_5249809.html

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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 09:25
Russie : le sport en berne...

 

Les sportifs russes ont été privés de compétition internationale, après l'invasion de l'armée russe en Ukraine :  la guerre en Ukraine vient bouleverser le quotidien des athlètes en Russie.

Il y avait eu déjà une grande affaire de dopage dans les années 2010...

"Les études d'audimat à la télévision montrent que les Russes suivent attentivement les compétitions de volley, de basket, de tennis, de natation, de ski, de patinage artistique, mais le football reste le leader incontestable.", écrit Tatiana Kastouéva-Jean.

Et elle ajoute : "Le sport est aussi une affaire de prestige international... Vladimir Poutine a mis tout son poids pour que la Russie accueille les Jeux olympiques d'hiver en 2014... Ces jeux se sont avérés les plus chers de l'histoire..."

Tatiana Kastouéva-Jean précise encore : "La Russie a remporté de nombreuses médailles... Mais ces victoires ne tardent pas à être ternies par un scandale international de dopage institutionalisé, impliquant des officiels russes au plus haut niveau. Ainsi, toute l'équipe des athlètes russes a été écartée des JO de Rio."


"Le scandale démarre le 3 décembre 2014, dix mois après les Jeux olympiques de Sotchi, quand un documentaire de la chaîne allemande ARD révèle un dopage à grande échelle dans l’athlétisme russe, couvert par les autorités du pays. Une première commission de l’AMA rend des conclusions accablantes en novembre 2015, provoquant la suspension de l’agence antidopage russe (Rusada) et celle de la fédération russe d’athlétisme.

Les plus fortes répliques du séisme sont encore à venir : le 12 mai 2016, dans le New York Times, l’ancien directeur du labo antidopage de Moscou, Grigory Rodchenkov, en fuite aux États-Unis, révèle que les JO de Sotchi ont été le théâtre d’une triche systématique en faveur des Russes, arrivés en tête au tableau des médailles."

On le voit : du dopage organisé, ce n'est pas reluisant !

 La Russie a terminé à la première place du tableau des médailles à Sotchi avec 33 podiums, dont 13 titres olympiques. Oui, mais ce sont là des titres usurpés...

La tricherie, la dissimulation, le mensonge... non, ce n'est vraiment pas honorable !

Mais les Russes se disent victimes d'une attitude partiale à leur égard : ils estiment que leurs sportifs ne sont pas plus dopés que les autres !

Une façon d'éluder le problème et de se présenter une fois de plus comme des victimes...

 

N'est-ce pas aussi l'argument de Vladimir Poutine pour mener sa guerre en Ukraine ? La Russie serait victime d'encerclement de la part de l'OTAN.

En fait, si l'OTAN se déploie un peu plus, c'est précisément à cause de la guerre en Ukraine : la Suède, la Finlande demandent leur adhésion à l'OTAN, un élargissement qui pourrait être encore vécu comme une menace existentielle par le Kremlin.

 

Quoi qu'il en soit,  la guerre en Ukraine met encore les sportifs russes sur le banc de touche...

Dommage pour eux !

 

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/sport/sanctions-et-incertitudes-la-nouvelle-vie-a-l-ombre-des-sportifs-russes-28-06-2022-2481308_26.php

 

 

https://www.ouest-france.fr/sport/dopage/retro-dopage-la-russie-de-scandales-en-scandales-6671489

 

 

Russie : le sport en berne...
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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 12:49
Le déclin de la démographie russe : l'obsession de Poutine ?

 

La démographie du plus vaste pays du monde est marquée par un rétrécissement étourdissant. On ne parle pas seulement des 10 000 russes morts au combat depuis le début de la guerre en Ukraine. Mais d’une tendance bien antérieure à celle-ci, une tendance qui trace une ligne de déclin depuis la chute de l’Union soviétique.

 

Naissance, espérance de vie, solde migratoire, surmortalité liée à l’alcoolisme et à ses conséquences, notamment les accidents de la route : tous les voyants sont au rouge. 

 

Et l’avenir est sombre : un jeune sur deux songe à vivre de façon permanente à l'étranger. Le politologue Bruno Tertrais, dans un article disponible sur le site de l’Institut Montaigne, évoque ainsi la crainte "pour la Russie d’être un jour absorbée par l'Asie. Appelons cela, dit-il, une insécurité démographique." Ainsi, Vladimir Poutine déclarait il y a peu : "Le destin de la Russie et ses perspectives historiques dépendent de combien nous serons." 

"La piste d'une augmentation de la natalité a d'abord été privilégiée, explique Tatiana Kastouéva-Jean, des députés ont avancé des initiatives sur l'interdiction des avortements et le besoin de valoriser l'image d'une famille avec trois enfants. Cependant, ces initiatives n'ont pas trouvé d'écho favorable, en dépit de la montée du conservatisme dans la société russe sous l'influence, à la fois du discours politique du Kremlin et de l'Eglise orthodoxe."


 

La part de "l’ethnie" russe dans la population générale a particulièrement rétréci, passant de 81,5 % en 1989 à 77,7 % aujourd’hui. Dans le même temps, la Russie compte aujourd’hui 10 à 15% de musulmans. Proportion qui pourrait doubler d’ici 15 ans. Cette double tendance inquiète le pouvoir depuis longtemps. 

 

Mesures natalistes, aides au retour des Russes partis à l’étranger, ouverture des frontières aux travailleurs immigrés, naturalisation facilitée… rien ne permet d’enrayer le déclin. Est-ce que le facteur démographique a compté dans la décision du Kremlin d’attaquer l’Ukraine ?

C'est peut-être une des raisons : l’Ukraine compte 44 millions d’habitants et les Ukrainiens sont majoritairement des slaves de l’Est. Une continuité évidente, dans le regard biaisé de ceux qui rêvent de mener à son terme le grand projet d’une grande Russie."

 

La démographie ! Une obsession pour Vladimir Poutine...

Ainsi, la Russie facilite l’octroi de passeports aux habitants du sud de l’Ukraine.

 

La Russie va permettre aux habitants des régions de Zaporijia et de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, de demander un passeport russe via une procédure simplifiée, selon un décret présidentiel publié mercredi. La région de Kherson a été entièrement conquise par l’armée russe depuis son offensive lancée le 24 février, tandis que celle de Zaporijia est en partie contrôlée par Moscou.

 

"Ce système simplifié va permettre à tout le monde de bien comprendre que la Russie n’est pas là pour longtemps, mais pour toujours", a déclaré Kyrylo Stremooussov, un responsable de la région de Kherson nommé par Moscou, cité par l’agence RIA Novosti. "Cela va permettre d’accélérer notre intégration et notre retour à la maison, au sein de la Russie", a ajouté Vladimir Rogov, un responsable prorusse de la partie de la région de Zaporijia contrôlée par l’armée russe.

 

Une façon d'assujettir toute une population et de russifier la région... une façon de régler le problème démographique de la Russie !

 

Sources :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/et-maintenant/et-maintenant-du-jeudi-24-mars-2022-6611450

 

https://www.geo.fr/geopolitique/la-russie-distribue-les-premiers-passeports-russes-dans-les-villes-ukrainiennes-occupees-210342

 

 

Le déclin de la démographie russe : l'obsession de Poutine ?
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13 juin 2022 1 13 /06 /juin /2022 12:15
La pureté du peuple russe...

 

On se souvient de ces propos de Vladimir Poutine : "Je suis convaincu qu'une auto épuration naturelle de la société ne fera que renforcer notre pays"...

"Le peuple russe saura toujours distinguer les vrais patriotes de la racaille et des traîtres... ils vont juste les recracher comme une mouche qui a accidentellement volé dans leur bouche, ils vont juste les recracher sur le trottoir. Je suis convaincu qu'une telle autoépuration naturelle et nécessaire ne fera que renforcer notre pays..."

Il évoquait alors "les traîtres à l'intérieur du pays, des bâtards, ceux qui ont une villa à Miami ou sur la Côte d'Azur, ils ne peuvent pas se passer de foie gras, d'huîtres, et de soi-disant liberté des genres."

 

Un discours qui avait suscité de nombreux commentaires...

Un discours haineux et dangereux...

Parler d'épuration nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire.

 

Comme le souligne Harari, "chaque fois que des politiciens se mettent à parler en termes mystiques, prenez garde !"

Et il rajoute : "Les quatre mots suivants requièrent une vigilance particulière : sacrifice, éternité, pureté, rédemption. Entendez-vous l'un d'eux ? Sonnez l'alarme ! Vous vivez dans un pays dont le chef tient régulièrement des propos du style "leur sacrifice rachètera la pureté de notre nation éternelle" ? Vous avez du souci à vous faire, sachez-le. Pour préserver votre santé mentale, essayez toujours de traduire ces foutaises en termes réels : les cris d'agonie d'un soldat, une femme battue et brutalisée, un enfant qui tremble de peur."

 

N'est-ce pas là le discours de Vladimir Poutine ? N'est-ce pas ce qui se déroule en Ukraine : la mort, la brutalité, la violence, la peur, l'humiliation, la détresse ?

 

André Markowicz nous le rappelle : "Le régime de Poutine s'est construit sur le nationalisme, donc sur une espèce de récit mythique réinventé d'une fierté nationale... on y voit une violence terrifiante à tous les niveaux de la société, on en arrive à nier l'existence même des Ukrainiens, il n' y a pas d'Ukrainiens, il n'y a que des Russes. Et les Ukrainiens qui n'accepteraient pas de comprendre qu'ils ne sont pas Ukrainiens mais Russes sont des nazis, donc il faut les éliminer."

 

Une négation totale de l'identité ukrainienne, une négation de tout un peuple, une négation de l'autre, de son droit à exister en tant que tel...

Nettoyage ethnique, populations déplacées, des méthodes indignes...

Des soldats russes perdus, des Ukrainiens bombardés, des pillages... C'est la triste réalité de la guerre en Ukraine.

A cause de cette guerre, le monde est aussi menacé par une grave crise alimentaire : pénuries, famines, chaos en perspective...

Ce conflit peut avoir des répercussions mondiales terribles : il est temps d'en prendre conscience.

 

 

Sources :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-grande-table-idees/crise-ukrainienne-la-russie-face-a-elle-meme-5117351

 

 

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/08/poutine-n-aime-pas-les-etres-humains-ce-qu-anna-politkovskaia-ecrivait-en-2004_6125248_3210.html

 

 

 

 

 

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1 juin 2022 3 01 /06 /juin /2022 08:10
Mort d'un journaliste : l'ignoble propagande russe...

 

Il s'appelait Frédéric Leclerc-Imhoff, il était journaliste à BFM TV : il est mort, tué par un obus russe, alors qu'il exerçait son métier voué à l'information du public,  alors qu'il filmait l'évacuation d'un convoi de civils depuis Severodonetsk, dans l'est de l'Ukraine. 

Une mort tragique : il n'avait que 32 ans. 

Et voici que la propagande russe transforme ce journaliste en "mercenaire" : c'est particulièrement scandaleux et ignoble... Non, ce journaliste n'était pas un soldat payé pour faire la guerre...

 

Aucun respect, aucune décence, en la circonstance, de la part des médias russes. Le mensonge, encore et toujours... le mensonge abject.

Non contents d'avoir tué un civil qui ne faisait qu'exercer ses fonctions et son travail de journaliste, les Russes, dans leur propagande, s'attachent à salir sa mémoire.

Quelques instants seulement après l'annonce de la mort du reporter, l'agence de presse officielle russe Tass assurait que Frédéric Leclerc-Imhoff était un "mercenaire engagé dans la livraison d'armes aux forces armées ukrainiennes." Une accusation sans aucun fondement et qui illustre, une nouvelle fois, l'importance de la propagande russe.

La mère du journaliste a vivement réagi contre cette désinformation méprisable et scandaleuse :

"Je suis la maman du jeune journaliste que vous avez tué hier. Votre communiqué me donne la nausée. Bien sûr, vous cherchez lâchement à vous dédouaner, mais sachez que jamais vous ne réussirez à salir sa mémoire", a-t-elle écrit dans un message publié par la chaîne d'information en continu.

Dans une lettre rédigée "à l'attention de l'agence Tass et de la République populaire de Louhansk (RPL)", elle démonte ainsi l'argumentaire relayé lundi en fin de journée par l'agence de presse qui citait un responsable local des séparatistes prorusses. "Tout le monde ici connaît son engagement professionnel et personnel pour la démocratie, le respect humain et surtout une information libre, impartiale et honnête, toutes notions qui semblent bien éloignées de ce qui vous anime."

Une réponse cinglante, forte, pleine de dignité qui fustige la désinformation des médias russes...

 

Comme l'écrit Tatiana Kastouéva Jean, et cela avant même que n'éclate la guerre en Ukraine, "La Russie est loin d'être un modèle en matière de liberté des médias... Les médias publics, et en premier lieu les chaînes de télévision épousent fidèlement la ligne officielle du Kremlin, sans émettre la moindre critique.

Certains médias, chaînes et émissions sont même connus pour la fabrication et la diffusion de contenus déformés, voire falsifiés, en vue d'alimenter et de crédibiliser le discours officiel.

Les Russes ne sont ainsi informés des réalités du pays que d'une manière partielle et partiale."

 

Et, avec la guerre en Ukraine, la propagande bat son plein, au mépris de la mémoire d'un  jeune journaliste tué dans l'exercice de son noble métier.

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/monde/journaliste-tue-en-ukraine-sa-mere-s-insurge-contre-la-propagande-russe-31-05-2022-2477824_24.php

Mort d'un journaliste : l'ignoble propagande russe...
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