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2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 12:22
Ces inconscients qui minimisent les horreurs de la guerre...

 

Certains commentateurs et commentatrices minimisent manifestement l'impact de la guerre menée par les Russes en Ukraine... Ainsi, j'ai pu lire ce commentaire sidérant et révoltant sur Agoravox :

"moi non plus je ne vois ni guerre ni invasion, au sens habituel. Il s’agit « d’une mise » à niveau !! on détruit tous les nids de frelons, la hauts lieu de la chimie, on zigouille au passage quelques nazis...
Disons que le but de cette attaque n’est pas l’habituel but de guerre !"

 

Une façon scandaleuse de conforter ce qu'affirment les médias Russes : ils refusent pudiquement d'employer le mot "guerre"... L'armée russe a pourtant commencé à envahir l'Ukraine sur plusieurs fronts.

C'est ignoble et honteux !

 

Les Ukrainiens qui vivent sous les bombardements russes connaissent la peur, l'angoisse, le désarroi. Ils se réfugient dans des abris de fortune à la moindre alerte.

La population fuit en masse le théâtre de la guerre et les réfugiés affluent à la frontière polonaise : on assiste à un exode massif de la population ukrainienne.

Comment peut-on oser dire que les Russes ne sont pas en guerre contre l'Ukraine ?

 

Quel est ce déni de réalité ? Quel est ce refus de la compassion pour ceux qui vivent toutes les horreurs de la guerre ?

On voit bien que ces commentateurs n'ont pas à affronter eux-mêmes les affres de la guerre.

Des hommes, des femmes, des enfants, des familles fuient le territoire ukrainien.

Pendant ce temps, les troupes russes envahissent peu à peu l'Ukraine, bombardent des villes importantes, et se préparent à un assaut sur Kiev. La colonne militaire qui se dirige vers Kiev est impressionnante.

D'abord au sud, puis un peu plus au nord, les chars russes remontent l'Ukraine et sèment le chaos sur leur passage. Un nouveau front s'est ouvert à la frontière avec la Biélorussie, et les forces biélorusses pourraient finalement venir aider les Russes.

D’un bout à l’autre de l’Ukraine, les bombardements s’intensifient. À la hâte, les habitants fuient, une valise à la main.  Une à une, les villes du sud se retrouvent encerclées, dans le prolongement de la Crimée, déjà sous contrôle russe. 

 

Hier, la ville de Kharkiv était sous les bombes : un bâtiment officiel a été frappé en plein jour... des blessés, des morts, des civils... une scène de cauchemar.

 

En Russie, des manifestants ont tout de même bravé les autorités pour exprimer leur refus de la guerre. Mais ces manifestations sont vite réprimées et interdites.

 

Comment ne pas haïr la guerre ? Comment peut-on nier les impacts de la guerre dans un pays attaqué par des myriades de forces militaires ?

Comment ne pas voir aussi les conséquences pour l'économie mondiale ?

 

Quelle folie ! Quelle ignominie ! Quelle bêtise et quelle inconscience !

 

 

 

 

Ces inconscients qui minimisent les horreurs de la guerre...
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1 mars 2022 2 01 /03 /mars /2022 14:12
Celle que j' préfère, c'est la guerre de 14-18...

 

Dénoncer la guerre, ses horreurs, c'est bien l'objectif de Georges Brassens quand il écrit cette chanson : avec une ironie mordante, le poète fustige les va-t-en guerre, ceux qui n'hésitent pas à valoriser cette entreprise de mort, de massacre que sont toutes les guerres...

 

La chanson s'ouvre sur l'évocation de siècles d'histoire retentissants de conflits divers : la guerre a toujours accompagné les hommes, depuis Homère, belle référence littéraire qui nous rappelle la guerre de Troie et ses massacres.

 

Le locuteur qui s'exprime semble vouloir choisir la guerre la plus meurtrière et il affirme sa préférence pour la guerre de 14-18.

 

Il égrène différents guerriers illustres, ceux de Sparte, les grognards de Bonaparte, la guerre de quarante pour réaffirmer une prédilection irrépressible pour la guerre de 14.

 

On voit les épées, on entend les bruits des fusils, on perçoit des massacres qui semblent terribles, atroces et le personnage qui s'exprime, en faisant l'éloge de la guerre de 14, en montre aussi toutes les horreurs : il opère même un classement entre toutes les guerres.

 

Par le biais de l'ironie, Georges Brassens dénonce, en fait, toutes les guerres, celles qui se prétendent "saintes", celles qui sont, le plus souvent "sournoises", qui se cachent derrière des apparences trompeuses.

 

La guerre est, de fait, souvent présentée comme une action héroique : il faut entraîner les soldats dans les combats en mettant en évidence les aspects clinquants, héroïques, les vertus virilisantes de la guerre...

 

C'est bien ce que fait le locuteur dans cette chanson : il utilise un vocabulaire élogieux : "mérite, plaire, délice, guerre favorite"...

 

La mélodie entraînante s'accorde avec les propos de ce partisan de guerres violentes : elle semble mimer des chants guerriers destinés à accompagner les soldats qui partent à la guerre, la fleur au fusil...

 

On perçoit dans la musique tonitruante, comme un air de fanfare militaire...

Humour grinçant, ironie, références littéraires et historiques font de cette chanson une dénonciation percutante.

 

On perçoit toute l'hypocrisie qui préside dans ces conflits : il s'agit d'embellir la guerre, de la magnifier alors qu'elle conduit aux pires horreurs, aux pires abominations !

 

Parfois mal compris, ce texte de Brassens a pu susciter des controverses mais il faut bien lire entre les lignes et percevoir toute l'ironie : ceux qui exaltent la guerre sont coupables de mensonges, de falsification de la réalité...

 

A l'heure où la guerre sévit en Ukraine, où des civils, des hommes, des femmes, des enfants connaissent les fureurs de la guerre, il faut réécouter cette chanson de Georges Brassens : elle nous montre toutes les ignominies et atrocités commises à travers les siècles, au nom de la Guerre...

 

 

 

 

 

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 12:38
Quand Vladimir Poutine montre ses muscles...

 

 

Vladimir Poutine aime bien se mettre en scène en train de faire du sport, de montrer ses muscles, de les gonfler même... et, bien sûr, lors de cette crise ukrainienne, il n'a pas manqué de le faire...

 

"Emissaires russes et ukrainiens vont peut-être se rencontrer pour des pourparlers à la frontière biélorusse, les précédentes tentatives n'avaient pas abouti, le Kremlin exigeait qu'elles aient lieu à Minsk, en Biélorussie, pays allié de Moscou, et selon la présidence ukrainienne, il s'agissait plus d'un ultimatum qu'autre chose.

 

Les négociations devraient commencer dans un climat de grande méfiance : Moscou avait d'abord proposé que ce négociations aient lieu à Minsk, en précisant que la sécurité des Ukrainiens serait assurée, mais, manifestement, on n'était pas très convaincu de la sincérité des Russes du côté de Kiev. 

C'est donc à la frontière que tout le monde devrait se rencontrer.

 

Il convient de rester très prudent sur l'issue de ces pourparlers : Moscou n'a pas du tout infléchi son discours, et les Ukrainiens ont expliqué qu'ils n'y allaient pas pour signer leur reddition.

"Nous ne nous rendrons pas, nous ne capitulerons pas, nous ne céderons pas un seul centimètre de notre territoire", a assuré le ministre des affaires étrangères ukrainien.

 

Ces pourparlers arrivent dans un contexte très tendu : Vladimir Poutine a durci le ton... il a notamment ressorti la carte de la menace nucléaire.

Une nouvelle fois, il a mis en scène  à la télévision cette décision aussi sensible et stratégique : on a pu voir en vidéo Vladimir Poutine, face à ses principaux chefs militaires, déclarant : "J'ordonne au ministre de la défense et au chef d'état major de mettre les forces de dissuasion de l'armée russe en régime spécial de combat, c'est à dire au plus haut niveau d'alerte."

Et pour être certain qu'on le comprenne bien, le président russe a justifié cette décision par les déclarations belliqueuses de l'OTAN.

Evidemment, cela a créé un choc, l'OTAN jugeant la conduite de la Russie irresponsable.

Ce n'est pas la première fois que Vladimir Poutine agite la menace nucléaire, ces derniers jours : il y a un peu plus de deux semaines, déjà, avec Emmanuel Macron, quand il était venu à Moscou, il avait dit : "Nous n'avons pas le potentiel militaire de l'OTAN, mais il ne faudrait pas oublier que nous sommes une puissance nucléaire."

Et quelques jours plus tard, il avait personnellement supervisé un exercice mettant en oeuvre les trois composantes de la dissuasion nucléaire."

 

Bon, il est vrai que Vladimir Poutine aime bien montrer et gonfler ses muscles, on l'a vu à maintes reprises torse nu, se livrant à des activités sportives : à cheval, à la pêche, ou encore en train de manier des armes...

C'est une de ses spécialités. Ce sont de vaines menaces, peut-être ?

Mais, hélas, on ne sait jamais : il ne faut jamais sous-estimer la bêtise humaine.

 

Personne n'avait imaginé que Poutine puisse envahir l'ensemble de l'Ukraine. Et pourtant !

Voici ce qu'écrit Yuval Noah Harari dans un de ses ouvrages intitulé 21 leçons pour le XXIe siècle : "Bien entendu, on ne saurait encore exclure que les actions militaires russes en Géorgie, en Ukraine et en Syrie ne se transforment en premières salves d'une campagne impériale bien plus hardie. Même si Poutine n'a pas jusqu'ici nourri de sérieux projets de conquête mondiale, le succès pourrait attiser ses ambitions.

Toutefois, il serait bon de rappeler que la Russie de Poutine est bien plus faible que l'URSS de Staline, et que, sauf à obtenir le concours d'autres pays comme la Chine, elle n'a pas les moyens d'une nouvelle guerre froide, encore moins d'une véritable guerre mondiale."

 

Il faut donc espérer que la raison l'emporte... mais on ne sait jamais... "Il ne faut jamais sous-estimer la bêtise humaine", comme le dit Harari.

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-par-diane-berger-du-dimanche-27-fevrier-2022

 

 

 

 

Quand Vladimir Poutine montre ses muscles...
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25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 09:26
Non à la guerre !

 

Vladimir Poutine a donc choisi d'envahir à grande échelle l'Ukraine, les Ukrainiens résistent mais les troupes russes avancent vers Kiev et des combats sont signalés près de Tchernobyl.

 

La chaîne RT France est dans le collimateur : elle est accusée de relayer la propagande russe.

Ainsi, Frédéric Taddeï a mis fin à son émission sur la chaîne russe RT France,  l’ex-présentateur de France 2 a annoncé l’arrêt de son talk-show quotidien, eu égard à "la situation internationale" en Ukraine. "Par loyauté envers la France, je ne peux pas continuer une émission de débat contradictoire à partir du moment où mon pays se retrouve en conflit ouvert avec la Russie", a annoncé le journaliste...

 

Après des semaines de mensonges sur ses prétendues intentions pacifiques, Vladimir Poutine a donc décidé de lâcher ses troupes sur l'Ukraine. Le président russe dit vouloir dénazifier un pays dirigé par un juif : étonnant, tout de même !

Le mensonge pour stratégie : Vladimir Poutine est passé maître dans cet art de la dissimulation...

Comme à l’ordinaire, la première victime de la guerre et de ses préparatifs, c’est la vérité.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré au dernier moment dans la nuit de mercredi à jeudi qu'il lançait une opération militaire en Ukraine. Il a également menacé ceux qui s'opposent au conflit de "conséquences que vous n'avez encore jamais connues."

 

La supériorité militaire de la Russie est évidente, et les Ukrainiens auront bien des difficultés à résister. Le président Zelenski a ordonné à ses troupes d'infliger le maximum de pertes aux militaires russes. Mais le combat est inégal : les Russes disposent d'un arsenal militaire considérable, leurs troupes sont prêtes à encercler l'Ukraine, les Russes bénéficient aussi de l'effet de surprise.

Plusieurs villes ont été bombardées.

L'horreur de la guerre à nouveau au coeur de l' Europe !

Alors, bien sûr, Poutine affirme ne viser que des objectifs militaires... mais une guerre n'est jamais propre, elle tue, elle blesse, elle meurtrit, elle anéantit des civils, des hommes, des femmes, des enfants.

 

Les Russes se rapprochent de Kiev où ils ont pris un aéroport : 3 hélicoptères russes ont été abattus. Mais, la bataille autour de cet aéroport est terminée : les Russes se sont rapidement emparés de ce lieu stratégique.

 

Conséquence de ce conflit : des dizaines de milliers d'Ukrainiens fuient l'invasion russe : les routes sont saturées et les automobilistes se ruent dans les stations services.

 

Le président russe est-il soutenu par sa population dans cette aventure ukrainienne ?

A Moscou, des manifestations contre la guerre étaient prévues hier, mais le pouvoir a promis de réprimer tout rassemblement hostile à l'intervention militaire.

Plusieurs centaines de personnes ont décidé de braver le ministère de l'intérieur qui avait prévenu qu'il y aurait des sanctions et, malgré cela, quelques centaines de personnes sont venues crier : "Non à la guerre !"

 

En Russie, le simple fait de brandir un panneau peut vous envoyer en prison.

 Plusieurs dizaines de personnes ont déjà été arrêtées dans la capitale russe. D'autres manifestations ont été signalées dans d'autres villes. On ne peut pas dire que la contestation soit massive. Mais, malgré les risques encourus, certains ont décidé de venir protester contre l'offensive menée par la Russie.

Non à la guerre !

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-stanislas-vasak-du-jeudi-24-fevrier-2022

 

 

Non à la guerre !
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16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 09:32
L'élection est jouée d'avance selon Michel Onfray...

 

Selon Michel Onfray, l'élection est jouée d'avance... il parie que "le candidat élu sera  maastrichtien, si ce n'est pas Macron, ce sera Valérie Pécresse, ce ne sera pas Zemmour, ni même Marine Le Pen.

C'est le même système qui va fonctionner... nous ne sommes plus en démocratie.

On sait très bien quand il y a des élections en Corée, des élections en Chine, des élections en Russie, qui va être élu. En France, c'est pareil. Evidemment, de temps en temps on fait semblant, on change de personnage. Sarkozy et Hollande, c'est le même monde."

 

De fait, la gauche est en miettes : incapables de se rassembler, les différents candidats de gauche sont nombreux et peinent à convaincre.

Pour qui voter ?

Anne Hidalgo n'arrive pas à susciter l'adhésion : il faut dire qu'elle s'est parfois livrée à des déclarations peu crédibles, proposant ainsi de doubler le salaire des enseignants. Qui peut y croire ?

Christiane Taubira victorieuse de la primaire populaire paraît, elle aussi, peu fiable : elle a d'ailleurs été élue lors d'une primaire contestée et contestable.

Yannick Jadot qui porte le projet écologique recueillerait entre 5 et 8% des intentions de vote au premier tour selon la plupart des sondages... 

Il y a Jean-Luc Mélenchon dont le programme comporte des mesures intéressantes...  lui, est crédité de 10% des voix. Tout de même, la retraite ne sera possible qu'avec 40 annuités...

Et aussi Fabien Roussel, sympathique nouveau venu dans cette élection... ses scores sont faibles dans les sondages et il se présente sous la bannière du Parti Communiste, un parti ringardisé depuis longtemps...

Dans les derniers sondages, il se situe devant la candidate socialiste Anne Hidalgo (3,5 % contre 2,5 % dans le dernier Ifop).

 

 

Les candidats d'extrême droite Marine Le Pen et Eric Zemmour se livrent à une surenchère de déclarations démagogiques.

Par exemple, Marine Le Pen et Eric Zemmour ont tous deux exprimé leur intention de privatiser l'audiovisuel public en cas de victoire à l'élection présidentielle. Avec, à la clé, la suppression de la contribution de 138 euros qui le finance.

Mais privatiser l'audiovisuel, c'est la porte ouverte à davantage de plages publicitaires : on le voit sur les chaînes privées qui interrompent sans arrêt les programmes pour de larges moments consacrés à la publicité...

Une mesure qui semble peu à même de freiner le réchauffement climatique...

Les deux candidats jouent aussi sur la peur de l'immigration.

 

Mais pour qui voter ?

Pour ma part, je suis dubitative : aucun candidat ne parvient à me convaincre...

L'abstention sera-t-elle la grande gagnante de cette élection ?

 

 

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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 12:36
La Danza !

 

Un duo de musiciens de talent pour célébrer la danse, deux instruments éminemment populaires, la mandoline et l'accordéon : Félicien Brut et Julien Martineau ont enchanté le public Nîmois lors de ce spectacle intitulé La Danza...

 

Félicien Brut est considéré aujourd'hui comme l'un des accordéonistes français les plus innovants et éclectiques de sa génération.

Julien Martineau est l'un des rares mandolinistes en Europe à mener une carrière de concertiste.

L'accordéon et la mandoline sont des instruments très populaires. Mais, malgré tout, ce sont des instruments un peu méconnus qu'on a catalogués dans des styles très particuliers : en fait, ce sont des instruments qui ont parcouru le monde et des cutures très différentes...

 

Le récital commence avec "le Paganini" de la mandoline, un compositeur peu connu : Raffaele Calace... il a écrit des petites pièces napolitaines, puisqu'il était originaire de Naples.

Mazurka, boléro nous transportent en Italie, dans les petites ruelles de Naples... des airs emplis de charme et de gaieté...

 

Puis, on se laisse emporter par les musiques de Richard Galliano,  un célèbre accordéoniste qui s'est illustré dans des styles aussi différents que la chanson, le jazz ou la musique classique...

"Sertao" évoque l'Amérique latine, un continent important pour l'accordéon puisque c'est en Amérique latine qu'on joue le plus de l'accordéon....

Puis Clown perdu, une valse lente et Fou rire, une valse swing...

 

On écoute ensuite le merveilleux Adagio ma non troppo de Beethoven : délicatesse, sensibilité, romantisme, douceur réunis dans ce morceau...

"Quand on pense à Beethoven, l'héroïsme vient tout de suite en tête, mais ces pièces sont très délicates. Elles sont très peu jouées car les gens ne pensent pas qu'il a écrit pour la mandoline. Il existe de nombreuses excellentes versions des concertos de Vivaldi par exemple, mais pour ces pièces de Beethoven à la mandoline, les quelques enregistrements que l'on trouve sonnent comme si l'instrument était un clavecin, voire une machine à écrire. Et puis, pour beaucoup ce n'est pas du grand Beethoven, ce qui explique une certaine réticence à les enregistrer. On peut pourtant trouver dans ces pièces un peu galantes le caractère romantique contrarié du compositeur. Ce sont des œuvres de circonstance. Elles sont dédicacées à un ami violoniste qui adorait la mandoline, mais aussi à la comtesse Joséphine Clary, à qui il donnait des leçons. La dédicace note d'ailleurs «Pour la belle Joséphine».", nous dit Julien Martineau.

 

"La première idée reçue, c'est que l'accordéon serait un instrument français... nous, les Français, on est très forts pour ça : on imagine toujours à peu près avoir tout inventé ! Et comme cet instrument est devenu le symbole de la France, on imagine volontiers qu'il a été inventé à Paris, mais ce n'est pas vrai... il est né à Vienne en 1829, quelques mois après la mort de Beethoven, mais très vite il va être adopté par les Italiens qui vont développer sa facture. Ce qui fait un point commun entre la mandoline et l'accordéon...", nous explique Félicien Brut.

Cette évocation est l'occasion de jouer un grand compositeur italien, un compositeur de génie qui a écrit les plus belles pages de l'opéra... Rossini...

La Danza, une musique endiablée... La danza fut composée en 1835 par Gioachino Rossini sur un rythme rapide de tarentelle napolitaine...

 

Yann Tiersen, né le 23 juin 1970 à Brest (Bretagne), est, quant à lui, un auteur-compositeur, musicien et producteur français.

En 2001, il devient mondialement connu pour sa composition de la bande originale du film de Jean-Pierre Jeunet, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, pour laquelle il obtient le César de la meilleure musique de film en 2002.

Julien Martineau joue "Sur le fil", un air empli d'élégance et de vivacité...

 

On revient à l'accordéon et à son histoire : c'est un instrument qui est arrivé en France au début du XXe siècle, les Italiens nous l'ont ramené à Paris dans le quartier Bastille et là, ils ont rencontré les auvergnats qui avaient envahi le quartier avec leur "musette, leur cabrette".

L'accordéon des Italiens va alors  rapidement remplacer la musette.

Dans les cafés auvergnats, on dansait notamment la valse musette, la java, le paso doble, le tango musette, ainsi qu'un grand nombre d'autres danses.

Julien Brut interprète alors un Medley de valse musette : Mon amant de Saint-Jean, Sous les ponts de Paris, etc. 

 

Le duo se reforme ensuite...

De nombreux compositeurs se sont inspirés de musiques populaires pour écrire de la musique classique : ainsi Béla Bartok, grand compositeur hongrois a passé de nombreuses années à parcourir les campagnes  pour aller collecter des airs populaires, il en a fait une suite de danses magnifiques, six danses populaires roumaines... des airs pleins d'entrain, de vivacité, de rythmes endiablés...

 

Marucelli, quant çà lui, était un Florentin : il a écrit de nombreuses pièces pour mandoline, il est mort prématurément à 29 ans. Il fut un grand mélodiste et poète de la musique italienne.

De fait, sa valse fantastique est une pure merveille de virtuosité et de finesse...

 

En Russie, on trouve des instruments un peu cousins de la mandoline : la balalaïka et la dombra... Et Anatoli Chalaïev nous raconte dans une de ses compositions l'hiver russe : on ferme les yeux et on s'imagine aussitôt dans les steppes enneigées de Sibérie, le vent souffle, la neige tourbillonne et, au loin, on entend arriver une troïka avec des petits grelots... la magie opère ! 

Merveilleuse ambiance hivernale, merveilleux dépaysement avec cette musique d'Anatoli Chalaeïv.

 

Le spectacle s'achève avec "le tube" par excellence de la mandoline... vous avez deviné ?

 

Merci aux deux interprètes pour ces magnifiques voyages musicaux...

 

 

 

 

 

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26 juillet 2021 1 26 /07 /juillet /2021 13:55
Incendies en Sibérie...

 

Incroyable ! D'impressionnants feux ravagent la Sibérie, l'une des régions les plus froides au monde. Il y fait actuellement 30 degrés, soit dix fois plus que la température habituelle. 800 000 hectares de forêts sont déjà partis en fumée. 

Un reportage diffusé sur France 2 nous montre la situation difficile que vivent les habitants de cette région.

"Une impressionnante ligne de feux dans la forêt sibérienne : 800 000 hectares déjà dévastés dans cette zone, l'une des plus froides au monde...

 

Ces derniers mois, les températures sont anormalement élevées en Russie, comme dans la région du cercle arctique.

Résultat : des incendies par centaines. L'armée russe déploie des moyens aériens pour lutter contre les flammes. Des incendies récurrents ces trois dernières années et liés, selon les experts, au réchauffement climatique.

 

"Ce réchauffement touche maintenant tous les pays de la planète, explique Hervé Le Treu, climatologue, et ça se retrouve dans des régions comme la Sibérie qui sont des régions que l'on croit connaître et qui évoluent très rapidement."

 

Conséquence spectaculaire : une épaisse fumée liée aux incendies sur toute la ville de Iakoutsk, en Yakoutie, au nord de la Sibérie.

 

Les habitants médusés filment ce rideau opaque.

"Mais quel enfer ! On ne voit plus rien.", commente un habitant.

 

Les familles s'inquiètent pour leur santé.

"Ce nuage de fumée, c'est un problème. Ma petite fille me dit : "Fermons les fenêtres... J'ai du mal à respirer. Je ne sais pas ce que c'est."

 

Des photos ont été réalisées en plein jour. Mais les lampadaires sont nécessaires.

 

Iakoutsk est en état d'urgence depuis plusieurs semaines... La région fait actuellement face à l'un des pires épisodes de pollution atmosphérique jamais enregistrés. En cause, les fumées toxiques émises par les incendies dus aux fortes chaleurs.

Les autorités locales ont recommandé aux 320.000 habitants de la ville de ne pas sortir afin de ne pas inhaler les fumées toxiques émises par les incendies dus aux fortes chaleurs.

 

Encore un des effets désastreux du dérèglement climatique...

Dôme de chaleur au Canada, inondations dramatiques en Belgique, en Allemagne, en Chine... nous n'avons pas fini d'être confrontés à des catastrophes climatiques.

Il serait temps d'envisager des mesures efficaces pour limiter les effets du dérèglement climatique.

Mais sommes-nous prêts à le faire ?

 

 

 

Source :

 

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/siberie-des-incendies-ravagent-800-000-hectares-de-forets_4708661.html

 

 

 

Incendies en Sibérie...
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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 10:19
Dangereuse euphorie ?

 

Des fêtes sauvages un peu partout en France : à Paris, aux Invalides, des jeunes se sont réunis pour danser, sans masque, sans geste barrière...

 

Pour certains, la prudence n'est plus de mise : on assiste à un relâchement qui inquiète les professionnels de santé. Parallèlement, avec les vacances qui arrivent, on constate une baisse des prises de rendez-vous pour les vaccins.

 

J'ai moi-même assisté à quelques spectacles lors de la Feria de Nîmes : beaucoup de spectateurs tombaient rapidement le masque, alors que la foule était nombreuse.

 

Or, le virus reste assez imprévisible : difficile de prévoir la suite des événements.

Ainsi, le variant Delta suscite de vives inquiétudes en Angleterre. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé repousser jusqu’au 19 juillet la levée des dernières restrictions qui concernaient notamment la réouverture des discothèques ou encore le service au bar.

Les contaminations sont  passées de 2 000 à 7 000 par jour et les hospitalisations commencent à augmenter, même si le nombre de décès par jour reste inférieur à 10.

 

En France, beaucoup de soignants craquent, ils sont lessivés. Certains ont envie de changer de métier.

 

Au Japon, à quelques jours de l'ouverture des JO, la situation épidémique s'est aggravée. Or, moins de 5% des Japonais sont vaccinés.

Des médecins japonais alertent et sont inquiets. 80 % des Japonais sont opposés à l'organisation des JO.

Les médecins nippons alertent quant aux possibles risques de propagation de nouveaux variants du virus, qui pourraient émerger dans l'archipel à l'occasion des Jeux. "Nous nous opposons fortement à la tenue des Jeux de Tokyo à un moment où les gens, dans le monde entier, se battent contre le nouveau coronavirus", a lancé un syndicat de médecins hospitaliers japonais, dans un message adressé au gouvernement le 13 mai. Selon eux, "il est impossible de tenir des Jeux sûrs pendant la pandémie".

Si le doute est encore permis, c'est parce que la propagation de l'épidémie est repartie à la hausse sur l'archipel. Le 14 mai, le Japon a étendu l'état d'urgence sanitaire à trois départements supplémentaires (ils sont au nombre de neuf à présent, dont Tokyo) en raison de la recrudescence des cas de Covid-19. 

En Russie, on assiste aussi à une flambée des contaminations : la ville de Moscou a rendu la vaccination obligatoire dans le secteur des services ce mercredi. Une mesure inédite en Russie, qui s’ajoute aux efforts déployés pour endiguer un fort pic de contaminations depuis quelques semaines.

Les Russes étaient persuadés qu’ils avaient vaincu le virus. Mais la réalité a repris le dessus. 

Oui vraiment, ces exemples nous prouvent que la prudence s'impose.

 

 

Sources :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-le-variant-indien-peut-il-grimper-en-france-comme-au-royaume-uni_fr_60c8db41e4b02ff4d854a5ec

 

 

https://www.lepoint.fr/politique/couvre-feu-deconfinement-jean-castex-et-olivier-veran-vont-prendre-la-parole-16-06-2021-2431337_20.php

Dangereuse euphorie ?
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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 09:32
Le siècle rouge... une histoire passionnante des communismes...

 

 

Jean-Christophe Buisson est l'auteur d' une histoire passionnante des mondes communistes : il vient de publier un livre intitulé Le siècle rouge Les mondes communistes 1919-1989...

Il est venu présenter son ouvrage lors du Festival de la Biographie à Nîmes...

 

"On arrive à une époque où le communisme est un mot qui ne sonne plus très familièrement à beaucoup d'oreilles, notamment aux jeunes gens pour qui la notion de Mur de Berlin est totalement étrangère, qui voyagent dans le monde entier grâce à la mondialisation, qui ne peuvent pas imaginer que l'Europe, à un moment donné, était partagée en deux par un rideau de fer...

 

J'ai deux filles qui ont 24 et 26 ans, c'est vrai qu'elles entendent dire que Mélenchon était communiste dans sa jeunesse, qu'il était trotskiste, mais elles ne savent pas trop bien ce que cela veut dire... avant-hier Alain Badiou disait qu'il fallait repenser l'hypothèse communiste, donc, c'est quelque chose qui reste quand même très imprégné dans notre mémoire mais qui a disparu dans la génération suivante...

 

Je me suis dit :"Il faut faire un livre qui soit une sorte de synthèse de tout ce qui était le communisme, d'un point de vue mondial... vous savez, la première phrase du Manifeste du parti communiste, c'était : "Un spectre hante l'Europe, le communisme."

 

En 1919, c'est la création de la troisième internationale : il est décidé que le communisme sera mondial ou ne sera pas... Pourquoi ? Parce qu'on est en pleine guerre entre les Rouges et les Blancs en Russie, les Bolchéviques ne sont pas du tout sûrs de garder le pouvoir... ils se disent : "Le seul moyen de garder le pouvoir, c'est que d'autres pays dans le monde fassent aussi une révolution, comme ça, on se mettra ensemble et on abattra dans le monde entier le capitalisme."

Donc, on crée cette troisième internationale, une structure qui a pour but d'exporter l'idée de révolution dans le monde entier....

 

Très vite, en 1919, on l'a complètement oublié, il y a des révolutions qui éclatent en Allemagne, en Bavière, en Hongrie, en Slovaquie, en Ukraine, en Roumanie, en Iran qui s'appelle la Perse à l'époque, en Italie avec des grèves insurrectionnelles, où des communistes sont sur le point de prendre le pouvoir... ils sont très violemment réprimés, ils échouent.

 

Très vite, Staline prend le pouvoir en Russie et considère qu'il faut d'abord consolider le communisme dans l'Union Soviétique... mais il garde quand même un oeil sur cette idée qu'on peut exporter la révolution à droite, à gauche..

 

Le message communiste est relayé par cette structure de la troisième internationale, pas pour une victoire politique, mais pour une victoire quasiment intellectuelle, morale, en ce sens que la troisième internationale, c'est le sommet d'une pyramide, avec en-dessous, l'internationale syndicale rouge, l'internationale sportive, qui organisait des jeux olympiques prolétaires, les spartakiades, l'internationale paysanne, le secours international rouge, l'union des écrivains internationaux qui vont alimenter l'idée communiste dans le monde entier...

 

L'Union soviétique est la grande gagnante de la guerre contre le nazisme, elle instaure des régimes communistes dans l'est de l'Europe, et la complaisance dans les milieux intellectuels français vient de ces structures créées dans les années 20-30.

Le communisme va triompher dans le monde entier, dans les années 40-50, puis il va connaître des premières ruptures, fractures, avec Tito, avec la Chine, puis il va décliner, péricliter et quasiment s'effondrer avec la chute du Mur de Berlin, en tout cas, dans sa vocation à s'extérioriser dans le monde entier.

 

Après, le communisme reste présent, la Chine est encore communiste, Cuba est communiste, la Corée du Nord, le Laos, le Vietnam...

Mais grosso modo, l'idée qu'on va refaire un monde communiste a disparu.

 

On voit que structurellement, le communisme est fait de scissions, puisque c'est la révolution permanente.

Il y a beaucoup de nuances dans le communisme : entre Staline, Trotsky, Mao, Tito, Che Guevara, les nuances sont fortes, elles sont souvent dépendantes du pays, de la structure, de la culture, de l'histoire du pays...

 

Il y a une culture de l'image assez impressionnante : très vite, il y a eu l'idée que par l'art, par l'image, la peinture, le cinéma, le théâtre, la littérature, on pourrait diffuser des messages de propagande.

 

L'image a été un vecteur à la fois du communisme et de l'anticommunisme : ce livre est aussi une histoire de l'anticommunisme : dès 1929, avec Hergé, Tintin chez les Soviets, Victor Serge, Boris Souvarine, se lèvent des gens qui condamnent, qui vont en URSS et qui disent : "Ce n'est pas ce vous croyez, c'est atroce."

 On peut citer Kravchenko jusqu'à Soljenitsyne, Jean-Paul II, Simon Leys en Chine...

Et aussi André Gide et son ouvrage Retour de l'URSS... le lendemain de sa mort, l'humanité titre : "Un cadavre est mort", sous-entendu, depuis qu'il est devenu anticommuniste, il n'existe plus.

 

Pour revenir à l'image, ce qui est assez cocasse, par exemple dans le cinéma, en 1953, sort un film aux USA, Pickup on South Street, on est en pleine chasse aux sorcières, avec le maccarthysme, les Rosenberg viennent d'être condamnés à mort... Samuel Fuller qui est un grand réalisateur de films patriotiques, un peu militaires, fait ce film qui raconte cette histoire : le FBI suit une femme dans le métro, parce qu'on sait qu'elle est la maîtresse d'un agent communiste, et on pense que, dans son sac à mains, elle a un microfilm avec tous les noms des agents communistes qui se trouvent aux USA...

Le FBI s'apprête à capturer cette femme, mais pas de chance, un pickpocket lui vole son microfilm, donc ça devient un polar, une course-poursuite dans New-York, et à la fin, cette femme se rend compte qu'elle vivait avec un communiste et va le dénoncer : c'est donc un film très patriotique, anticommuniste.

 

En France, quand le PC fait 28% des voix, on se dit : "Si on montre ce film, ça va pas aller", on change le titre, le scénario, les dialogues, et le film s'appelle : Le port de la drogue, avec Richard Widmark... des trafiquants de drogue sont poursuivis par le FBI parce qu'une femme a dans son sac un microfilm avec la recette d'une nouvelle drogue...

 

Il ne faut pas oublier aussi que le pacte germano-soviétique de non agression permet à Hitler d'envahir paisiblement l'ouest de l'Europe sans crainte d'une contre attaque par la Russie : il y a une énorme responsabilité de la part de Moscou dans le déclenchement de la seconde guerre mondiale qui n'est possible que grâce à ce pacte de non agression...

Mais il faut rappeler qu'un certain nombre de communistes étaient horrifiés par ça, ils ont déchiré leur carte du parti, ils ont rejoint la résistance très vite, et ils ont refusé l'idée qu'ils soient alliés à Hitler. Rien n'est manichéen... des communistes ont été dissidents au sein de leur parti...

 

On ne peut pas résumer le communisme aux horreurs qui ont été commises en son nom, ni aux splendeurs, ni aux progrès sociaux qui ont été permis, à sa résistance parce qu'après 41, les communistes sont entrés en résistance, et pour la plupart, sans ambiguïté.

 

Ce n'est ni tout noir, ni tout rouge... Ce que j'a voulu faire dans ce livre, c'est mettre factuellement tout ce qui s'est passé...

 

Et puis, après, à chacun de se faire une opinion... si on préfère retenir les dizaines de millions de morts, si on préfère retenir quand même aussi les avancées sociales, ce que le communisme a permis dans notre société... on est encore le produit, qu'on le veuille ou non, du communisme.

 

Le spectre du communisme nous hante encore dans l'art, mais pas seulement, dans la politique, dans l'économie...

On a été bénéficiaire ou victime du communisme : à nous de faire la distinction..."

 

 

 

Le siècle rouge... une histoire passionnante des communismes...
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20 juillet 2018 5 20 /07 /juillet /2018 07:43
Et ça se Trump énormément...

 

 

Mais comment fait-il pour multiplier ainsi les déclarations contradictoires ?

 

La dernière en date est tout simplement ahurissante ! Donald Trump a fait machine arrière, mardi 17 juillet, après le tollé provoqué dans son propre camp par ses propos, tenus la veille lors d’un sommet avec Vladimir Poutine à Helsinki.

 

S’exprimant lors d’une conférence de presse aux côtés du président russe, le chef d’Etat américain avait refusé de reconnaître toute ingérence russe dans les élections américaines de 2016, malgré les résultats de l’enquête menée par ses propres services de renseignement. 

 

Le lendemain Donald Trump a plaidé le "lapsus". Il aurait oublié une négation, ce qui change complètement le contenu de ces propos.

Tout cela ressemble à une farce digne du père Ubu !

"Le président Poutine me dit que ce n'est pas la Russie, je ne vois pas pourquoi ce serait le cas !" avait-il d'abord déclaré en présence de Vladimir Poutine...

Il fallait entendre : "ce ne serait pas le cas." Une erreur de syntaxe qui discrédite un peu plus Donald Trump !

Alors, bien sûr, l'erreur est humaine, mais quand elle se répète inlassablement, elle devient inquiétante.... "Errare humanum est, perseverare diabolicum", dit le proverbe.

Et Trump n'en est pas à sa première contradiction : peut-on le prendre au sérieux quand il déclare une chose et son contraire ?

 

Avec Trump, tout tourne à la confusion, on se demande s'il est apte à diriger un pays aussi puissant que les Etats-Unis.

Et visiblement, ce revirement s'explique par les critiques exprimées par la classe politique et l'opinion publique américaine.

Trump louvoie sans cesse d'une déclaration à une autre.

 

Peut-on se fier à un homme politique qui change d'avis de manière aussi constante ?

Est-ce qu'il joue la folie ou est-ce qu'il est fou ?

 

En tout cas, tel un trublion, il perturbe et trouble la communication.

"Trump, c’est l’outrecuidance individuelle hyperbolique", déclare Marcel Gauchet..., On a l'impression qu'il est tout droit sorti d'une émission de la télé-réalité, constamment dans la représentation médiatique et dans le jeu : est-il en train de jouer au Monopoly ?

 

 

 

 

 

 

Et ça se Trump énormément...
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