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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 08:36
La crise du coronavirus : un échec humain inexcusable... qui sont les responsables ?

 

"Si nous ne pouvons avoir la certitude qu'un nouveau virus Ebola ou une souche de grippe inconnue ne va pas balayer la planète et tuer des millions de gens, nous y verrons non pas une catastrophe naturelle inévitable, mais un échec humain inexcusable, et réclamerons la tête des responsables..." écrit Yuval Noah Harari dans son essai intitulé HOMO DEUS.

Alors qui sont les responsables de la crise du coronavirus ?

En tout premier lieu, les Chinois qui sont à l'origine de l'apparition de ce nouveau virus : les premiers cas sont bel et bien apparus dans la ville chinoise Wuhan. Le virus serait apparu sur un marché aux poissons et animaux sauvages. -Des informations ont depuis révélé que le tout premier cas, un patient de 55 ans, remonte en réalité au 17 novembre 2019. Ce virus a donc des origines animales.

 

Les scientifiques soupçonnent un mammifère et ont tour à tour suspecté les chauves-souris, les pangolins ou d’autres animaux.

Des civettes figuraient parmi les dizaines d’espèces mises en vente par l’un des marchands de Wuhan. Y figuraient également des rats, des serpents, des salamandres géantes et des louveteaux vivants.

 

Eh oui, les Chinois consomment ces animaux sauvages ! Curieuse pratique qui nous semble d'un autre âge, une pratique dangereuse.

Ces marchés auraient dû être interdits depuis longtemps car on sait qu'ils sont vecteurs de maladies graves.

 

De plus, il semble que la Chine ait voulu cacher le début de cette épidémie : Le virus est apparu dès décembre à Wuhan, mais la gravité de la maladie n'a été publiquement reconnue que le 20 janvier, quand le président Xi Jinping a appelé à enrayer l'épidémie. 

La Chine a commencé à censurer en ligne toute référence au nouveau coronavirus, qui touche à présent plus de 60 pays.

Ainsi, la Chine porte une lourde responsabilité dans le développement et l'extension de ce virus.

C'est dans ce pays qu'est né le coronavirus et les autorités ont cherché à cacher la réalité du danger.

La gestion de cette épidémie a été catastrophique dans les premiers temps de l'apparition du virus.

 

Hélas, de nombreux autres pays ont aussi tardé à réagir : les Etats-Unis où Donald Trump a minimisé la pandémie et n'a pas pris tout de suite les mesures nécessaires pour la juguler, la Grande-Bretagne où Boris Johnson a aussi refusé de mettre en application les mesures barrières aptes à protéger la population.

 

En France, si le confinement a été instauré, le premier tour des élections municipales a été maintenu.

 

De plus, on voit combien de nombreux pays sont démunis face à l'épidémie : manque de matériel, de masques, de médicaments, de personnel, de lits d'hôpital etc. Ainsi, les soignants en sont contraints à pratiquer une médecine de guerre, sacrifiant des patients, sélectionnant même les malades accueillis en réanimation.

On a ainsi l'impression d'être revenu au Moyen Age...

Comment ne pas voir là le résultat désastreux et les dangers des politiques ultra-libérales ?

On a laissé à l'abandon des domaines essentiels comme la santé, l'éducation, la culture, les transports, et on les a soumis honteusement aux lois du marché, ce qui est complètement immoral.

De plus, pour satisfaire ses désirs insatiables, dans une économie où le marché est souverain, l'homme s'applique à détruire la nature, il saccage les écosystèmes, il extermine des espèces animales, il perturbe le climat pour soutenir des choix absurdes, qui ne le rendent même pas heureux.

 

 

"_ Tout cela, dit-il, est notre faute. Les hommes ont libéré les forces terribles que la nature tenait enfermées avec précaution. Ils ont cru s’en rendre maîtres. Ils ont nommé cela le Progrès. C’est un progrès accéléré vers la mort. Ils emploient pendant quelques temps ces forces pour construire, puis un beau jour, parce que les hommes sont des hommes, c’est-à-dire des êtres chez qui le mal domine le bien, parce que le progrès moral de ces hommes est loin d’avoir été aussi rapide que le progrès de leur sciences, ils tournent celle-ci vers la destruction... "

Extrait de Ravage Barjavel

 

"L'homme pille la nature, mais la nature finit toujours par se venger."
Gao Xingjian ,
La montagne de l'âme

 

"La nature se venge aujourd'hui de la science qui l'opprime, la défigure et la pollue depuis bien des années."
Jean Dutourd

 

 

 

 

https://fr.theepochtimes.com/6-especes-animales-mangees-jusquau-bord-de-lextinction-chine-714512.html

 

 

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 08:36
Marine Le Pen invite les médecins à prescrire de la chloroquine !

 

 

Marine Le Pen a tranché : elle demande aux médecins de ville de prescrire à leurs patients de la chloroquine lorsqu'ils sont atteints de symptômes peu graves...

 "Je pense qu'il faut tout de suite donner la possibilité à tous les médecins de ville, qui savent ce qu'ils font et connaissent les effets secondaires possibles de ce médicament, la capacité de le prescrire à ceux qui sont contaminés avec des symptômes peu graves", a déclaré la présidente du Rassemblement national sur France Info.

Alors que les études du professeur Raoult sont contestées par de nombreux médecins, alors que certains patients ayant pris de la chloroquine sont décédés, Marine Le Pen prend l'initiative de recommander ce médicament.

 

Se targuerait-elle d'avoir des compétences médicales ?

Hélas ! On peut craindre le pire quand des non spécialistes se mêlent de donner des conseils et des leçons dans le domaine médical. Dans ce domaine, la prudence s'impose : on connaît les effets secondaires très graves de certains médicaments.

Il n'est pas raisonnable de prescrire la chloroquine à tout va, même à des patients qui ont peu de symptômes...

 

Mais de quoi se mêle Marine Le Pen ? Elle n'est vraiment pas à même de juger de l'efficacité de la chloroquine. Je dirais même plus : le seul fait qu'elle en recommande l'usage rend la molécule suspecte...

On sent percer dans ses recommandations des intentions démagogiques déplorables.

 

De plus, recommander un médicament peut entraîner des automédications et des utilisations sauvages dangereuses.

Ce n'est pas le rôle d'un politique de donner son avis sur un médicament dont l'évaluation est plus qu'incertaine et hasardeuse.

 

Voilà le risque ! Un pharmacien d'un grand CHU français, correspondant du Centre de pharmacovigilance de sa région, a lancé une alerte vendredi 27 mars auprès de médecins infectiologues et pharmaciens de son établissement : "Des cas de patients Covid-19 positifs [c'est-à-dire dont l'infection a été validée par un test] présentent, sous hydroxychloroquine associée ou non à l'azithromycine [un antibiotique], des troubles du rythme ou de la conduction cardiaque, des arrêts cardiaques dans d'autres centres hospitaliers français." Certains de ces arrêts se révèlent  fatals.

 

Un médicament qui tue les patients ! "Voulez-vous rien de plus efficace ?" aurait dit Molière qui s'est souvent moqué des faux médecins de son temps et de leurs prétendus remèdes miracles...

 

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/sante/exclusif-coronavirus-plusieurs-cas-mortels-d-usage-de-la-chloroquine-en-france-30-03-2020-2369285_40.php

 

Une autre piste de recherche :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/le-vaccin-bcg-contre-le-coronavirus-cest-une-des-hypotheses-de-recherche_fr_5e81c03cc5b6256a7a2df21b?utm_hp_ref=fr-homepage

 

Marine Le Pen invite les médecins à prescrire de la chloroquine !
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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 11:29
Une ambiance de fin du monde...

 

 


Une ambiance de fin du monde : des rues désertes, des gens qui se cloîtrent, des files d'attente devant les magasins, le règne du silence, un silence inhabituel, étrange...

 

Des centres ville abandonnés, des parcs solitaires, des voitures pour la plupart à l'arrêt... des Parisiens qui ont fui la capitale, entassés dans des trains, des gares prises d'assaut... 1,2 million de personnes ont quitté la région parisienne entre le 13 et le 20 mars... un véritable exode... la débandade devant l'envahisseur...

 

Un quotidien bouleversé, les écoles, de nombreuses entreprises fermées...

 

Une inquiétude qui monte de jour en jour, au fil des informations que diffusent les médias.

De plus en plus de victimes, de morts, des personnes âgées mais aussi des jeunes..

 

La plus grande mégalopole des Etats-Unis, New York au cœur de l'épidémie est devenue une ville fantôme. Une des villes les plus riches du monde pétrifiée devant l'ampleur de la catastrophe...

Un virus qui nous échappe, dont on ne connaît pas toutes les caractéristiques : a-t-il muté, comme le pensent certains ? Est-il en train de devenir plus dangereux, plus contagieux ?

 

En France, des hôpitaux débordés, des soignants en détresse face à la pénurie de personnels, masques, de respirateurs, de tests, de lits...

Dans cette situation de catastrophe mondiale, nos gouvernants sont dépassés, ils hésitent, ils temporisent, ils ne savent plus quelle stratégie adopter face au virus...

 

Un minuscule virus, bien plus petit qu'un ciron a bousculé et bouleversé les nations réputées les plus riches du monde...

Qu'en sera-t-il pour les plus pauvres, pour l'Afrique, pour l'Inde ?

Comment en est-on arrivé là ?

Manque de réactivité, incompétence, lourdeurs administratives, cafouillages face à une crise qui aurait dû être anticipée eu égard à ce qui se passait en Chine, puis en Italie...

Aux Etats-Unis, on a bien vu la réaction béate de Donald Trump : Donald Trump l’assurait le 26 février : "On a 15 personnes (infectées), d’ici quelques jours, ça sera proche de zéro". Un mois plus tard, jour pour jour : les Etats-Unis ont dépassé la Chine et l’Italie pour devenir le pays le plus touché par le coronavirus, jeudi 26 mars, avec plus de 83.000 cas confirmés. 

 

Que penser du Premier ministre britannique qui a été testé positif au coronavirus ? Début mars, il avait  affiché sa réticence à appliquer à la lettre les gestes barrières. En visite dans un hôpital, il avait serré la main de tout le monde.

 

En France, aussi, on a minimisé, temporisé, alors que la situation était inquiétante. On a laissé courir l'épidémie. Comment expliquer que le premier tour des élections municipales ait été maintenu, alors que la situation commençait à être si préoccupante ?

 

 

 

 

 

 

Une ambiance de fin du monde...
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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 10:04
L'homme immortel ? La fin d'une illusion...

 

Le transhumanisme, vous connaissez ? Vous savez, ces chercheurs qui aux Etats-Unis nous promettaient l'immortalité...

 Un projet transhumaniste qui paraît insensé : transformer l'être humain, le rendre plus performant, plus intelligent, augmenter son cerveau avec des puces...

Il s'agissait aussi de tuer la mort, une promesse qui paraît alléchante dans un monde où la mort est de plus en plus effrayante, où l'emprise de la religion s'efface. Il s'agit de donner une vie éternelle aux êtres humains...

 

L'homme immortel ? Mais l'actualité vient désavouer un telle promesse.

Le coronavirus auquel nous sommes confrontés montre bien toute la fragilité de l'être humain... en cas d'épidémies, l'homme se retrouve démuni, désarmé face à un imperceptible virus.

 

Un virus qui se répand comme une traînée de poudre, un virus capable de muter et de devenir encore plus dangereux...

Un ennemi qui ne se voit pas, ne se sent pas, ne s'entend pas...

Un ennemi insidieux, invisible qui se dissémine à travers le monde. Et ce minuscule virus en vient à désorganiser nos sociétés, il met à bas toute notre économie, il contraint les gens à se cacher, se confiner, à vivre terrés.

Un virus qui met à l'arrêt de nombreux pays... les écoles, les universités fermées, de nombreuses entreprises contraintes de stopper leur activité...

Un ennemi qu'on ne sait pas combattre, un ennemi redoutable car il se multiplie sans cesse.

 

L'homme immortel ? Mais quelle hybris, quel orgueil, quelle suffisance !

Et certains n'ont pas hésité à investir beaucoup d'argent dans des recherches pour éradiquer la mort... avec l'espoir de gagner un pactole...

Faire des affaires, gagner de l'argent, n'est-ce pas le credo de notre époque ?

 

Les êtres humains n'ont-ils pas perdu la raison, le sens de la mesure ?

Ils se retrouvent maintenant terrassés par un virus contre lequel ils ne peuvent guère se prémunir.

 

Aux Pays-Bas, le gouvernement a décidé de laisser courir l'épidémie, en tablant sur l'immunité collective. Mais, le nombre de victimes risque de s'alourdir. Dans nombre de pays, c'est la stratégie du confinement qui a été adoptée.

Il vaudrait mieux pratiquer un dépistage à grande échelle, afin de mieux soigner le plus grand nombre de patients.

Mais où sont les tests de dépistage ? L'hôpital manque cruellement de moyens, c'est la course au fric et à la rentabilité depuis des années... une politique de restrictions budgétaires qui nous mène à la catastrophe.

 

 

 

 

 

L'homme immortel ? La fin d'une illusion...
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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 11:30
La chloroquine ?

 

On a présenté la chloroquine comme un médicament miracle efficace pour traiter le coronavirus... Certes, c'est un médicament connu puisqu'il est prescrit dans la prévention du paludisme...

Mais il ne faut pas négliger certains effets secondaires très graves de cette substance, notamment des troubles du rythme cardiaque (bloc auriculo-ventriculaire, allongement de l'intervalle QT, torsades de pointe, tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire) qui ont été rapportés aux doses thérapeutiques ou lors d'un surdosage en chloroquine. Le risque est majoré si la chloroquine est administrée à doses élevées et l'évolution peut être fatale.

 

 

Alors, la chloroquine permet peut-être de diminuer les effets du coronavirus, mais elle peut avoir aussi des conséquences désastreuses mettant en péril la vie des patients.

Ce sont les personnes âgées qui sont affectées par des formes sévères du coronavirus, des personnes qui ont souvent le coeur fragile.

Est-il raisonnable de les traiter avec de la chloroquine ?

On peut en douter.

 

Alors, bien sûr, Donald Trump s'est aussitôt enthousiasmé pour les effets possibles de la chloroquine, mais on connaît la naïveté du personnage, et son manque de discernement.

Lors d’une conférence de presse vendredi à la Maison-Blanche, le président américain a vanté les effets prometteurs de cet antipaludéen. "C’est un traitement fort - c’est un médicament puissant… Je pense que, sans trop m’avancer, je suis probablement le plus enthousiaste, - peut-être plus que qui que ce soit. Nous verrons ce qui se passe...", a déclaré le président américain. Et il a ajouté : "C’est juste un sentiment. Je suis quelqu’un d’intelligent. Je le sens bien. Et nous allons voir."

On "admire" la modestie du président américain , que penser de son empressement et son émerveillement ?

Tout cela est-il sérieux ?

Trump n'a pas l'ombre d'une formation médicale : il n'est pas à même de porter un jugement sur cette molécule.

 

Alors bien sûr, le professeur Didier Raoult, spécialiste des maladies infectieuses à Marseille est le premier à avoir évoqué les bienfaits de ce médicament, il le proclame partout, après avoir testé ce médicament antipaludique sur 24 patients. Selon lui, les trois quarts étaient guéris au bout de six jours. Didier Raoult est un éminent spécialiste.

 

Mais cet essai est très limité : quel était l'âge des patients traités ? Didier Raoult a testé ce médicament sur des formes très peu sévères et même sur des patients asymptomatiques. Il a constaté une disparition plus rapide du virus chez les patients traités. 

On le voit : les données sont parcellaires et on ne peut en aucun cas en déduire l'efficacité sur un grand nombre de patients.

Bertrand Guidet qui est chef de service en réanimation à l'hôpital Saint-Antoine le dit clairement : "En médecine, on raisonne toujours en bénéfices/ risques : il y a un bénéfice, réduction de la charge virale, réduction potentielle de la durée d'hospitalisation, mais il y a des risques d'autant qu'on l'associe à des médicaments qui peuvent eux-mêmes avoir des effets cardiovasculaires.

De plus, il existe un certain nombre de malades qui guérissent spontanément sans chloroquine."

 

Est-on sûr que les patients qui prennent de la chloroquine ne vont pas développer des effets secondaires très graves ?

N'oublions les effets délétères de certains médicaments surtout quand ils doivent être administrés à fortes doses, et c'est le cas pour l'utilisation de la chloroquine dans le traitement de cette maladie.

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-4-questions-sur-la-chloroquine-presentee-par-le-professeur-raoult-comme-la-meilleure-arme-contre-le-covid-19_3880689.html

 

 

https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/1316345-coronavirus-une-semaine-desicive.html

 

 

 

La chloroquine ?
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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 09:06
Le cri d'alarme d'un médecin français en Chine...

 

 

En Chine, à Wuhan, la situation s'améliore, zéro nouveau cas de contamination au covid 19, selon les autorités pour la quatrième journée consécutive, mais il y a toujours plus de 6 000 patients dans les hôpitaux. Les gens sont toujours confinés chez eux. 

Le Docteur Klein qui exerce à Wuhan depuis plus de 6 ans lance un cri d'alarme.

Sera-t-il entendu ?

 

Pour le docteur Klein, les mesures de confinement françaises sont très insuffisantes.

Philippe Klein, 56 ans, médecin généraliste est un derniers français restés à Wuhan : depuis 60 jours, il n'a pas vu ses enfants, ni son épouse.

 

En Chine, la population a interdiction absolue de sortir dans la rue. Rester chez soi, confiné est là bas une obligation, sauf urgence médicale ou quand on est journaliste ou médecin.

 

Le docteur Klein est persuadé que les mesures prises en France sont très insuffisantes.

"On sait maintenant que ce confinement ne servira à rien, nous serons obligés, en France, de tout arrêter, les personnes seront obligées de rester chez elles, de ne plus sortir, il faudra donc prévoir de quoi s'alimenter, ce sera sur une période de 15 jours qui sera un confinement absolu.

Il faut figer le pays à l'image de Wuhan : c'est le prix à payer pour enrayer l'épidémie."

Le docteur renchérit :

"Est-ce que la France peut se permettre d'avoir des montagnes de cercueils, est-ce que la France peut se permettre d'avoir des faillites à la pelle ? Non, elle ne peut pas se le permettre, car nous avons des solutions, les Chinois ont appliqué des solutions qui ont fonctionné.

Nous devons donc appliquer ces mêmes mesures à la France pour éviter cette catastrophe."

 

Pour le docteur Klein, la France n'a pas d'excuse, elle aurait dû retenir la leçon chinoise pour être mieux préparée à cette guerre sanitaire.

 

Le confinement mis en place en France autorise encore les gens à sortir pour faire du sport, pour faire des courses, pour travailler...

Ce confinement risque bien de ne pas être suffisant : le virus circule, se propage, les victimes sont de plus en plus nombreuses. Un médecin urgentiste,  Jean-Jacques Razafindranazy,  a été infecté, il était âgé de 68 ans. Il est le premier médecin mort du coronavirus en France, il travaillait aux urgences, à Compiègne dans l'Oise.

 

Il faut voir comment sont équipés dorénavant les médecins chinois : une combinaison étanche, des bottes, un masque, des lunettes de protection. Les médecins français sont-ils aussi bien protégés du virus ?

 

Le docteur Klein sait de quoi il parle, il vit dans la région la plus touchée par le virus en Chine.

Son cri d'alarme est saisissant : il mérite d'être pris en considération. Sera-t-il entendu par notre gouvernement ?

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-lalerte-dun-medecin-francais-en-chine_3878643.html

 

 

 

Le cri d'alarme d'un médecin français en Chine...
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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 11:42
En temps de confinement, il faut tout de même se ravitailler...

 

 

On ne peut y échapper : il faut se nourrir et en temps de confinement, il est indispensable de faire ses courses.

Je me suis donc rendue au supermarché le plus proche. Pour atteindre le magasin, une circulation très fluide et réduite : quelques rares voitures sur la route. C'est là un effets bénéfiques du confinement : les routes sont dégagées, la pollution s'estompe...

Arrivée sur place, je découvre un parking pratiquement vide, alors qu'en temps ordinaire, il est saturé.

Evidemment, la galerie marchande est fermée : une seule entrée est accessible et les clients sont canalisés.

A l'intérieur, encore peu de monde : les gens circulent lentement et à distance.

 

Un haut-parleur diffuse des messages : des consignes de sécurité, des conseils pour maintenir une distance de 1 mètre entre chaque client.

Un autre message est diffusé afin de rassurer les clients : on affirme que tout le mobilier, tous les caddies sont désinfectés et nettoyés régulièrement...

Alors, là, vraiment j'ai des doutes : il me paraît impossible que le personnel assure le nettoyage des caddies, d'ailleurs, le nombre de vendeurs est très limité....

 

Bien sûr, le rayon des pâtes et du riz a été dévalisé... les clients se sont précipités dès l'annonce du confinement sur ces denrées faciles à conserver. On ne trouve plus de désinfectant, plus d'alcool.

Mais on peut acheter encore des fruits, des légumes et tous les autres produits de consommation habituels.

 

Dans les allées, certains sont équipés de masques, d'autres portent des gants, des gants de ville ou des gants en plastique... C'est hallucinant.

J'ai comme l'impression d'être dans un film de science-fiction où les gens sont contraints de se protéger d'un virus venu d'une autre planète... mais non, c'est la réalité.

Je pense à mes parents, à mes grand-parents qui ont vécu des guerres, mais qui n'auraient jamais imaginé un tel scénario.

 

Le silence règne dans le magasin... une ambiance morne, lugubre, les gens ne s'attardent guère et se hâtent de finir leurs courses.

L'employé chargé de peser les fruits et les légumes est équipé lui aussi de gants, mais il arbore un large sourire qui se veut rassurant.

Au rayon librairie devant lequel je passe, il n'y a personne... les gens sont venus essentiellement pour se ravitailler.

 

Après avoir rempli mon caddie, je me dirige vers les caisses : aucune attente, la caissière est protégée par un plexiglas, elle porte des gants bien étanches.

Je suis tout de même soulagée de sortir du magasin : cette ambiance de suspicion, de protection est lourde, pesante, inquiétante, même si elle est nécessaire.

Devons-nous nous protéger ainsi à chaque sortie ? Devons-nous mettre des masques, porter des gants ? Est-ce vraiment utile ?

Le masque ne présente-t-il pas aussi certains dangers ? Les aliments et les emballages peuvent-ils être contaminés ? Je suis assaillie de questions pour lesquelles je n'ai pas vraiment de réponse.

 

 

 

 

 

En temps de confinement, il faut tout de même se ravitailler...
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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 12:20
Ce que révèle la crise du coronavirus...

 

 

Des hôpitaux débordés, au bord de l'asphyxie, des gens qui meurent faute d'appareils respiratoires, un manque de masques, un personnel médical en souffrance face à l'afflux des malades : face à la crise du coronavirus, on perçoit toute la misère de notre système de santé, autrefois le meilleur du monde.

Depuis des mois, l'hôpital réclame en vain des moyens supplémentaires.

 

Quant à nos dirigeants, ils n'ont pas su anticiper la crise : "gouverner, c'est prévoir", dit-on souvent, mais force est de constater que les politiques n'ont pas vu la gravité du problème.

Pourtant, l'exemple de la Chine et plus encore celui de l'Italie, pays voisin auraient dû nous servir de leçons et nous alerter sur la gravité de la situation. L'Italie toute proche a connu avant nous une crise sanitaire très grave.

 

Ainsi, le premier tour des élections municipales a été maintenu en France, en dépit de la progression de l'épidémie sur notre territoire. Bien sûr, de nombreux électeurs, eux, se sont abstenus et ne sont pas allés voter, conscients de l'irresponsabilité d'organiser des élections dans un tel contexte. Et ils ont bien fait.

 

Le maintien des élections municipales était incompatible avec l’ampleur de la contagion et les décisions annoncées dès jeudi soir par le président de la République (la fermeture des écoles). La réalité, c’est que les intérêts particuliers de certains partis politiques ont empêché que soient reportées ces élections municipales. C’est totalement irresponsable.

 

Que dire de notre armée ? Soumise à des coupes budgétaires, l'armée est à la peine pour soutenir le personnel médical : il faut plusieurs jours pour mettre en place un hôpital de campagne !

 

De manière plus générale, cette crise du coronavirus révèle la fragilité de nos sociétés et de la mondialisation libérale axée sur la croissance et le profit.

 

Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible, impalpable, sournois. Mais nous sommes désarmés, nous ne pouvons identifier notre ennemi.

Une guerre étrange qui nous oblige à rester terrés chez nous : notre pays est à l'arrêt, notre économie est à l'arrêt, les écoles, de nombreuses entreprises sont fermées, la vie sociale est interrompue.

 

Notre seul arme : le confinement, se calfeutrer chez soi.

L'angoisse risque de s'installer face à cette paralysie, mais nous n'avons que cette solution et il convient, devant la gravité de la situation, de respecter les consignes données par le gouvernement.

 

Certains salariés sont, eux, contraints d'aller travailler : ils sont, on les comprend, inquiets pour leur santé. Bien sûr, les mesures de distanciation sociale doivent impérativement être appliquées dans les locaux de l'entreprise. Mais est-ce toujours possible ?

 

 

 

 

 

Ce que révèle la crise du coronavirus...
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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 11:40
Bientôt, les distributeurs automatiques de pizzas...

 

Nous avons tous l'habitude de récupérer de l'argent dans des distributeurs automatiques... 

 

Dans les supermarchés, les caisses automatiques se développent...

 

Les machines deviennent de plus en plus présentes dans le monde moderne : toujours plus efficaces, plus performantes, autonomes...

 

Et voilà qu'un nouveau business apparaît : la machine à pizzas...

Les acteurs de la distribution automatique conçoivent des machines connectées pour s’adapter aux besoins des consommateurs. Idéales pour une consommation nomade, elles permettent par exemple aux clients de déguster une pizza à toute heure du jour ou de la nuit.

 

Il faut dire que la pizza connaît un succès considérable : il s'en consomme plus de 30 milliards par an !

On connaît les livreurs de pizzas qui distribuent un peu partout ces préparations industrielles faites à la va vite.

 

Mais une nouvelle étape a été franchie avec les distributeurs automatiques de pizzas...

 

Que dire de la qualité des produits ainsi distribués ? Forcément, il ne faut pas attendre des miracles...

 

Ces pizzas sont des aliments ultra-transformés, pas vraiment diététiques : elles contiennent généralement deux fois plus de calories, trois fois plus de sucres libres et deux fois plus de sodium, sans compter qu'elles fournissent beaucoup moins de protéines, de fibres, de vitamines et de minéraux.

Et que dire des ingrédients utilisés ? Le plus souvent, on n'en connaît même pas la provenance...

 

Rien ne vaut une pizza traditionnelle façonnée par un artisan spécialiste, le pizzaiolo.

 

Avec les machines automatiques, cette préparation populaire devient un produit industriel.

C'est bien sûr au consommateur de faire le choix de la qualité, de vérifier ce qu'il achète et consomme.

Mais, hélas ! Ce sont souvent les plus pauvres qui sont victimes de cette malbouffe peu chère.

 

 

 

 

 

Source : un article paru sur Marianne

Bientôt, les distributeurs automatiques de pizzas...
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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 12:56
ça déborde !

 

Noël approche : les magasins, les supermarchés regorgent de nourriture, des produits sophistiqués, des préparations de toutes sortes qui envahissent les rayons.

Chaque année, on a l'impression qu'on nous incite plus encore à une consommation pléthorique et dangereuse...

 

Jugez plutôt :

"Oeufs de lompe, poivrons à la ricotta, olives manzanilla à la méditerranéenne, accras, ktipiti extra, mini involtini, tzatziki, tarama aux Saint-Jacques, tapenade, guacamole à la mexicaine, blinis moelleux, saumons sauvages, saumons de Laponie, d'Ecosse, de Norvège, escargots de Bourgogne, feuilletés aux escargots, noix de Saint-Jacques farcies, roulés de jambon, bouchées au fromage frais, bouchées apéritives...

 

Pâtés en croûte au foie de canard, pains d'épices, gougères aux quatre saveurs, saucisses costumées, canapés, petits fours, sapin brioche au coeur fondant, tielles sétoises, cakes, black burgers au saumon fumé, saucisses cocktail, verrines aux écrevisses, poivrons, artichauts marinés, feuilletés au ris de veau et aux morilles, parmentier de poulet, de canard, coquilles Saint-Jacques à la Normande...

 

Feuilletés saumon crevettes, feuilletés champignons poulet, feuilletés fromage de chèvre, friands à la viande, saucisses de Morteau, boudins noirs antillais, boudins noirs aux pommes, boudins de Lyon à la crème, saucisses de Francfort, ballotines de jambon, ballotines de volailles, caviar d'Aquitaine, caviar Baeri, plateaux de fromages, etc."

J'en passe et des meilleures...

 

ça déborde !

Que de sophistication dans les dénominations !

On nous incite à surconsommer dans une ambiance festive : musiques, couleurs éclatantes rouge et or, emballages en plastique qui laissent voir les marchandises...

 

C'est la frénésie de Noël qui commence : la fête de la surconsommation...

Mais où est passé l'esprit de Noël ?

 

Comme l'écrit Sylvain Tesson "Etre né sur la paille, avoir échappé à Hérode et finir sur une croix, tout ça pour que le 24 décembre, les foules hystériques se battent devant les vitrines, obsédées par cette question : faudra-t-il ouvrir les magasins le dimanche au cas où l'on n'aurait pas eu le temps de remplir les hottes de Noël ras-la gueule ?"

 

Trop de consommation gâche la fête : nos sociétés nous entraînent vers des excès de toutes sortes, des excès nuisibles pour notre santé, dommageables pour la planète.

Stéphane Floccari dénonce ce phénomène dans un ouvrage intitulé "Survivre à Noël" : "C'est un moment de régression consentie et même organisée qui prend la forme d'une tempête de cadeaux... La grande affaire de la fin de l'année, c'est Noël, avec ses cadeaux, vitrines, dépenses gargantuesques et listes interminables, du moins pour ceux qui peuvent se le permettre... Nous sommes presque tous d'accord, à un moment ou à un autre, pour dénoncer cet état de fait que pourtant nous perpétuons."

 

Et, chaque année on assiste à une surenchère inquiétante... et chaque année, la foule se précipite dans cette orgie consumériste.

 

 

 

 

 

ça déborde !
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