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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 09:45
Le porno est partout !

 

Les sites pornographiques se sont multipliés sur internet : un danger pour les jeunes qui peuvent être exposés, très tôt, à des images dégradantes...

"À 12 ans, près d’un enfant sur trois a déjà été exposé à la pornographie.  Aujourd’hui, il n’a jamais été aussi facile pour les mineurs d’accéder à des contenus pornographiques, de manière délibérée ou accidentelle. Mais cette situation n’est pas toujours connue des parents : seulement 7% d’entre eux estiment que leurs enfants regardent de la pornographie au moins une fois par semaine.

 

Depuis plusieurs années, les professionnels de santé ainsi que les acteurs du numérique s’accordent à reconnaître l’impact négatif de la pornographie sur le développement psychologique des enfants.

Si la majorité des parents sont conscients que le numérique augmente le risque d’accès aux contenus inappropriés,  la première exposition à la pornographie arrive de plus en plus tôt, la plupart du temps avant 12 ans, et elle est très souvent involontaire : un jeune sur deux affirme être tombé dessus par hasard , et plus de la moitié estime avoir vu ses premières images pornographiques trop jeune .

Or l’exposition prématurée des mineurs aux contenus pornographiques peut engendrer de graves conséquences : choc ou traumatisme, notamment lors d’une exposition involontaire. Près d’un quart des jeunes déclarent que la pornographie a eu un impact négatif sur leur sexualité en leur donnant des complexes et 44% des jeunes ayant des rapports sexuels déclarent reproduire des pratiques qu’ils ont vues dans des vidéos pornographiques.

Enfin, la pornographie représente un obstacle à l’égalité entre les femmes et les hommes : la majorité des contenus pornographiques aujourd’hui sur Internet tend à valoriser la domination masculine et à mettre en scène des scènes de violences à l’égard des femmes. Ces images influencent les plus jeunes."

 

Comme l'écrit Bruno Patino, dès les années 90, "si l'internet était balbutiant à l'époque, il ne l'était pas pour un marché déjà très en forme, celui du sexe et de la pornographie en ligne. Les services numériques qui se développaient voyaient se multiplier les images pornographiques sur leur site..."

De nos jours, sur Instagram, les spams sexuels ont envahi la messagerie directe du service.

Omegle, une nouvelle plate-forme de messagerie vidéo américaine est très prisée des adolescents, elle a été signalée à la justice par le gouvernement après une enquête dénonçant l'exposition des jeunes utilisateurs à des comportements sexuels.

J'ai moi-même reçu des messages à caractère sexuel sur la messagerie de mon blog... bien sûr, je n'ai jamais ouvert ces messages.

 

Et voici que le porno s'invite aussi au parlement britannique !

Longtemps accusé d’avoir regardé du porno au Parlement, un député britannique a fini par craquer et par avouer au bord des larmes, évoquant un "moment de folie."

Le député conservateur britannique Neil Parish a annoncé samedi 30 avril qu'il allait démissionner, avouant qu'il avait bel et bien regardé de la pornographie à la Chambre des communes, ce dont il avait été accusé par d'autres parlementaires. "Je cherchais des tracteurs", a assuré à la BBC l'élu de 65 ans, ancien fermier.

"Je suis tombé sur un autre site qui avait un nom similaire et j'ai regardé pendant un moment, ce que je n'aurais pas dû faire", a-t-il tenté d'expliquer. "Mais mon crime, mon plus grand crime, c'est que j'y suis retourné une seconde fois, et c'était délibéré", a-t-il avoué au bord des larmes, évoquant un "moment de folie."

Des tracteurs ! La belle excuse !

Le porno est addictif et agit comme une drogue... et ce député britannique vient encore de le démontrer...

 

 

Source :

https://www.lepoint.fr/insolite/apres-avoir-regarde-du-porno-au-parlement-un-depute-demissionne-30-04-2022-2473831_48.php

 

 

 

 

Le porno est partout !
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12 janvier 2022 3 12 /01 /janvier /2022 09:41
Houellebecq sous haute protection !

 

Le nouveau roman de Michel Houellebecq est paru ce vendredi 7 janvier... le lendemain, je me rends en librairie pour le feuilleter avant de l'acheter... ce que je fais souvent, avant d'acheter un livre, quel qu'il soit...

Sur un rayon, bien en vue, de nombreux exemplaires du roman... ils étaient tous sous blister, un emballage plastique transparent.

 

J'entreprends alors de déchirer le blister, afin de feuilleter l'ouvrage.

Sacrilège ! La libraire se précipite vers moi, me tance, et m'arrache le livre des mains...

 

Je n'avais pas le droit de le feuilleter et d'en découvrir quelques extraits.

Je lui rétorque alors : "On n'a pas le droit de voir ce que l'on achète ? Tous les autres livres sont à disposition, et on peut les feuilleter..."

Peine perdue. La libraire emporte le livre pour le mettre à l'abri ! (Il est vrai que l'édition est soignée : une belle couverture cartonnée, un signet rouge...)

Aussitôt, je lui dis : "Bon, alors, je vais acheter le livre ailleurs ! Je rebrousse chemin en lui lançant : "Bonne après midi, Madame !"

J'ai trouvé cette dame très pointilleuse et ce n'est pas la première fois : c'est elle qui avait vertement réprimandé un client lorsqu'il avait simplement enlevé son masque anti-covid pour se moucher !

 

Je suis donc allée à la FNAC pour découvrir le livre...

Un exemplaire était en libre accès, je l'ai feuilleté et j'ai été aussitôt intriguée par un message crypté, illisible, écrit avec des caractères inconnus et mystérieux, au début du roman, et je l'ai acheté : peut-être serai-je déçue ?

J'avais particulièrement apprécié Soumission, Sérotonine : des romans emplis de surprises, d'humour.

 

Houellebecq a amorcé un renouveau en littérature : c'est un auteur atypique qui surprend, étonne, Houellebecq dépeint la déprime, la misère de l'homme moderne, mais il nous fait rire.

Et le rire est salvateur, bénéfique.

J'aime le personnage et j'aime l'écrivain : un auteur qui étonne, qui surprend par son humour décalé, par ses références au monde moderne, un auteur qui vit dans son temps et qui se fait l'écho de notre époque...

 

J'ai vu quelques critiques sur France Culture : elles ne sont pas bonnes.

"Un roman plat, ennuyeux, la construction est complètement bancale, un personnage plat..."

"Un roman de la banalisation de l'extrême-droite... un roman misogyne, un niveau de réflexion problématique..."

"Ce n'est même pas un roman d'anticipation..."

"Une grande place accordée au catholicisme : il montre l'horreur du monde sans Dieu, mais ce n'est pas original."

Bref, des critiques plutôt sévères...

De toutes façons, je lirai le roman pour m'en faire une idée précise...

A suivre, donc...

 

 

https://www.franceculture.fr/litterature/lire-ou-pas-aneantir-le-nouveau-roman-de-michel-houellebecq

 

https://www.franceinter.fr/emissions/parcours-critiques/michel-houellebecq-episode-4

Houellebecq sous haute protection !
Houellebecq sous haute protection !
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23 août 2021 1 23 /08 /août /2021 09:33
La fin des "journées du patrimoine" en Belgique...

 

Non, ce n'est pas une histoire belge, ce n'est pas une blague belge... on annonce la fin des "Journées du patrimoine" à Bruxelles, en Belgique. Pas l’événement en tant que tel, mais sa dénomination !

Le terme "patrimoine" étant jugé sexiste, voire peu inclusif, les autorités bruxelloises, notamment le secrétaire d’État chargé de l’Urbanisme et du Patrimoine, Pascal Smet, et l’administration ont décidé de les rebaptiser "Heritage Days", rapporte le média francophone La Libre , mercredi 18 août.

L’appellation "patrimoine" renvoie, en effet, à l’héritage transmis par le père, selon le secrétaire d’État, le mot patrimoine venant du latin "pater", "le père".

 

Mais, au nom de l'inclusion, à quelles dérives se livre-t-on ?

Faudrait-il ne plus utiliser aussi les mots "patrie, expatrier, rapatrier, patronyme" ?

 

Que dire aussi de l'emploi d'une expression anglaise "Heritage Days" pour remplacer le joli mot venu du latin "patrimoine" ?

Faut-il renier notre histoire, notre langue, notre culture ?

Alors que la langue anglaise s'impose toujours un peu plus sur internet, alors qu'elle se fait de plus en plus présente sur les affiches, dans le langage publicitaire, il faut refuser ces intrusions.

 

On assiste à une véritable invasion de la langue anglaise sur internet : les publicitaires ont constamment recours à des termes venus d'outre-Manche...

"French days, it-shoes, slingback, fashion news, sense of seduction, battle de look, sun is back, c'est le moment de shopper..." j'en passe et des meilleures...

 

Quelle est cette mode stupide à laquelle les gens se conforment ?

Notre chef de l'état lui-même, Emmanuel Macon a volontiers recours à des termes anglais.

 

Avec la crise du coronavirus, on a vu  aussi se développer et se multiplier nombre d'anglicismes...

Avant l'épidémie, nous n'avions jamais entendu ce terme "cluster" utilisé dans le jargon scientifique. Les hommes politiques l'ont rapidement adopté.

Les mots "care", "tracking" sont aussi à la mode...

 

Quant à la mode "inclusive", à la culture victimaire, elle envahit aussi tous les secteurs de la société : l'orthographe devrait être plus inclusive, nous dit-on ..."le racisme dominerait dans l'art, l'école, la musique classique, trop blanche et inadaptée à la diversité ethnique...", comme l'écrit Pascal Bruckner.

Un pur délire !

"Voir du racisme ou du sexisme partout, c'est vivre dans un univers paranoïaque", comme l'écrit fort justement le politologue Pierre-André Taguieff.

 

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/europe/belgique-pas-assez-inclusives-les-journees-du-patrimoine-rebaptiseesbelgique-pas-assez-inclusives-les-journees-du-patrimoine-rebaptisees-19-08-2021-2439494_2626.php

La fin des "journées du patrimoine" en Belgique...
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4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 08:12
Compositrices, autrices, musiciennes : autres chemins...

 

A portée de notes : "Compositrices, autrices, musiciennes : autres chemins" avec Marc Simon...

Une conférence passionnante de Marc Simon nous faisait découvrir toutes ces femmes de l'ombre, compositrices, autrices, musiciennes souvent méconnues.

 

"Dans tous les arts, les femmes ont suivi leur propre chemin, souvent empêchées par les normes sociales et négligées par les institutions (masculines à outrance), au-delà de remarquables exceptions (l’allemande Hildegarde Von Bingen au XII°, la française Elisabeth Jacquet et l’italienne Barbara Strozzi au XVII°…), de Clara Schumann à Brigitte Fontaine en passant par Lakshmi Shankar et Billie Holiday."

 

Quelle est donc la proportion d'artistes féminines ? telle est la question posée par Marc Simon au début de sa conférence. En fait, elles sont nombreuses depuis les siècles passés, mais on n'en parle pas ou si peu : la moitié de l'humanité a produit des oeuvres, mais on ne la connaît pas.

Ces messieurs occupent toute la place !

Dès l'antiquité, la sphère du privé revient au féminin, la sphère du public est dévolue aux hommes.

Les hommes se sont organisés pour que les femmes n'aient pas droit à la parole.

 

Ainsi, on a longtemps méconnu une héroïne du 12 ème siècle : Hildegarde Von Bingen, une religieuse à la carrière artistique exceptionnelle...

Elle disait qu'elle avait des visions, et par là même, elle s'est rapidement attiré des ennuis mais elle a réussi à défendre le bien fondé de ses visions, elle a acquis une autorité morale. Des princes, des rois la consultaient. Elle était intéressée par les soins de la nature, elle a même écrit un traité sur des plantes médicinales.

Hildegarde a composé plus de soixante-dix chants liturgiques, hymnes et séquences, une oeuvre remarquable de poésie.

 

Au Moyen-Age, les troubadours étaient des hommes, car c'était une vie qui ne convenait pas aux femmes.

Pourtant, Marie de France composa des lais : des poèmes, des contes consacrés à l'amour courtois, par exemple le lai de Bisclavret ou celui du chèvrefeuille.

Le lai du Bisclavret est particulièrement étrange et étonnant : une histoire de loup garou !

 

Dans la noblesse, les femmes étaient parfois éduquées à la musique : Marie Tudor jouait du virginal, ancêtre du clavecin.

Au XVI e siècle encore, Maddalena Casulana fut une compositrice, luthiste et chanteuse italienne de la fin de la Renaissance. Elle fut la première compositrice occidentale à avoir été publiée.

Les femmes qui composent étaient contraintes de s'entourer de précautions... Au XVIIe siècle, Barbara Strozzi composa des madrigaux. En  1644, elle publia sous son nom un livre de madrigaux : le livre est pourvu d'une dédicace adressée à la duchesse de Toscane Vittoria della Rovere, épouse du duc Ferdinand II de Médicis. Dans cette dédicace, Barbara Strozzi offre son premier opus à la duchesse, en la remerciant de l'aide affectionnée qu'elle lui a apportée. Elle affirme qu'elle se sent très téméraire, en tant que femme, de publier son œuvre, mais qu'elle sait que la grande dame lui assurera la protection nécessaire.

 

Sous Louis XIV, Elisabeth Jacquet s'illustra aussi dans la composition : son père était musicien, la jeune fille fut présentée à Louis XIV et devint la protégée de Mme de Montespan. Son mari était lui-même organiste du roi.

Elisabeth Jacquet a composé de très belles pièces inspirées de la mythologie : "Le sommeil d'Ulysse, La tempête".

Au XIXème siècle, Clara Schumann fut encore une remarquable compositrice : elle s'est beaucoup occupée de son mari qui avait une santé mentale fragile. Son père était professeur de piano. Elle se fiança secrètement avec Robert Schuman (son père n'était pas d'accord ). Elle eut 8 enfants.

Elle a commencé à composer très jeune : à 14 ans, elle composa son sabbat. Elle fit des tournées dans toute l'Europe. Son effacement du milieu de la composition est directement lié à sa condition de femme.

Confrontée aux tâches domestiques, elle dut s'occuper de huit enfants : un travail très prenant!

 

Fanny Mendelssohn, la soeur de Félix fut aussi une compositrice de talent au XIXème siècle : qui la connaît ?

 

Alma Mahler a composé des lieder. En épousant Gustav Mahler, il fut convenu qu'elle devait abandonner ses propres aspirations artistiques en musique et en peinture.

 

Dans le domaine de la chanson, les femmes étaient souvent des interprètes, des "enveloppes", elles n'écrivaient pas les chansons.

Piaf a pourtant écrit les textes de quelques chansons parmi lesquelles : La vie en rose, et souvent, on ne le sait pas.

 

Quoi qu'il en soit, une chanson est portée par son interprète : le compositeur produit mais il a besoin d'interprètes de talent.

 

Barbara, elle, fut à la fois autrice, compositrice, et interprète.

Brigitte Fontaine écrit des chansons originales, pleines de fantaisie et de drôlerie. Elle confie ses musiques à des compositeurs.

 

 

 

https://youtu.be/ExWvAJ29jKY

 

https://www.francemusique.fr/emissions/musicopolis/1644-barbara-strozzi-compose-le-premier-livre-de-madrigaux-op-1-73161

 

 

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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 08:50
La discrimination des femmes en santé...

 

Un document sur la santé des femmes, diffusé sur la Cinq montre toutes les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes dans le domaine médical...

 

"C'est une fatalité méconnue : aujourd'hui, en France et partout dans le monde, en matière de santé, naître femme est un désavantage.

 

La discrimination des femmes en santé peut aller jusqu'à mettre leur vie en danger. On la retrouve dans toutes les grandes pathologies, à commencer par les maladies du coeur.

Les maladies cardiovasculaires en France tuent 200 femmes par jour, dans le monde 12000 femmes par jour. Les symptômes des femmes sont méconnus, voire ignorés : elles sont moins bien diagnostiquées et moins vite soignées.

 

Il n' y a pas si longtemps, la médecine considérait les femmes comme des hystériques qui se plaignent sans raison.

Aujourd'hui, la charge mentale et la précarité économique les empêchent de prendre soin d'elles.

 

Une autre raison explique cette discrimination : une certaine vision de la femme dans le milieu médical qui perpétue une méconnaissance de leur corps. L'infarctus ne se manifeste pas exactement de la même façon chez les femmes que chez les hommes, mais on ne l'apprend pas au cours des études de médecine.

A l'institut coeur poumon de Lille, on a vu de plus en plus de femmes se présenter aux urgences, ces dernières années : face à l'explosion des cas de femmes victimes d'infarctus et d'AVC, une cardiologue sonne l'alerte.

"Dans l'imaginaire collectif, aujourd'hui, les femmes vivent plus longtemps que les hommes, et finalement, c'est les femmes qui restent et les hommes qui décèdent avant. Cet adage là ne sera peut-être pas vrai dans 20 ans, quand on voit la vitesse à laquelle va la progression des maladies cardiovasculaires qui tuent les femmes."

Aujourd'hui, en France une femme sur trois meurt d'une maladie cardiovasculaire, pourtant, ces pathologies sont encore considérées comme plutôt masculines... Les femmes sont sous dépistées, sous traitées, sous évaluées. Des journées chargées au travail, à la maison : les femmes ne prennent plus de temps pour prendre soin d'elles.

La cardiologue connaît bien ce profil de femmes que le surmenage et la charge mentale ont menées à l'infarctus. Les femmes ont tendance à malmener leur corps et à  le pousser plus qu'il ne faudrait. Les femmes ont tendance aussi à cacher leurs douleurs.

Les femmes ne s'écoutent pas, quand elles ont des symptômes, souvent, c'est de l'angoisse, c'est du stress, elles se sous dépistent.

 

Il y a aussi un autre problème : les femmes peuvent avoir des symptômes qui, non seulement, sont différents de ceux des hommes, mais qui, en plus, prêtent à confusion.

Dans un cas sur deux, les symptômes sont sournois : fatigabilité à l'effort, un essoufflement à l'effort qui va s'aggraver dans le temps, des signes digestifs, des brûlures à l'estomac.

 

La prise en charge des femmes peut poser problème, et en cas de suspicion d'accident cardiovasculaire, il faut aller vite, mais les femmes et les hommes ne réagissent pas de la même manière en cas de douleurs dans la poitrine. 

Des études ont montré que les femmes appellent les services d'urgence en moyenne 15 minutes après les hommes.

La crise cardiaque chez la femme est en général considérée comme plus grave : plusieurs études l'ont démontré, avec une plus grande mortalité, parce que les prises en charge peuvent être retardées, chez les soignants eux-mêmes... on pense, pour la femme, plutôt à des crises d'angoisse.

 

Le travail et la famille passent aussi avant la santé des femmes.

Il y a, en plus, une dégradation de la condition féminine : les femmes d'aujourd'hui ne sont pas nos grands-mères ou même nos mères, ces femmes là étaient relativement protégées, elles étaient à la maison, elles n'avaient pas ce triple boulot qui est de travailler, d'être performante au boulot, de s'occuper de son mari ou de son compagnon, de s'occuper de ses enfants...

L'accident cardiaque a triplé ces dernières années chez les femmes de moins de 50 ans.

 

Le cancer du poumon est l'autre grande maladie qui se féminise à toute vitesse : en France, le cancer du poumon explose chez la femme, alors qu'il stagne chez l'homme.

Les femmes sont victimes d'une double injustice : l'inégalité par rapport au tabac, on sait que, à tabagisme égal, les femmes ont plus de risques de faire un cancer du poumon, de plus, comme dans l'inconscient, c'est un cancer qui touche moins les femmes, souvent, on a tendance à minimiser les symptômes : toux qui persiste, fatigue.

 

Il y a des raisons à cette discrimination massive des femmes en santé : on communique beaucoup sur tout ce qui est gynécologique, mais on oublie tout le reste.

Les femmes ont appris à s'occuper de leur corps pour les problèmes liés à leur féminité, quitte à oublier qu'elles avaient aussi des organes et des artères. La médecine elle-même les a confortées dans cette idée, comme si une femme se résumait à un utérus et une paire de seins.

Cette médecine sexuée porte même un nom : c'est la médecine "bikini". On regardait la santé de la femme principalement au travers de ses organes de reproduction, et des seins.

 

Cette vision de la femme a même débordé du cadre de la médecine, l'exposant parfois directement aux dangers : ainsi, pendant plusieurs décennies, les industriels de l'automobile ont utilisé un mannequin d'homme pour étudier les accidents et certifier les véhicules.

Les airbags ont été conçus sans tenir compte des spécificités de la femme majoritairement plus petite et dont les muscles du cou sont plus fragiles. Une étude américaine a calculé que dans un accident une femme avait 47 % de risques de plus qu'un homme d'être blessée.

 

Dans un monde où 52 % des humains sont des femmes, la référence reste encore bien souvent le masculin : un sexisme qui imprègne la société.

Catherine Vidal a étudié les préjugés liés aux femmes en santé : il y a l'idée qu'elles étaient par nature le sexe faible, qu'elles avaient une constitution physique très fragile, qu'elles avaient sur le plan cérébral pas du tout les mêmes capacités d'intelligence que les hommes.

Ce cliché de la femme inférieure physiquement et mentalement s'est traduit dans les pratiques médicales.

Il y a 150 ans cette idée à trouvé une validation scientifique, dans les recherches du neurologue Jean Martin Charcot sur l'origine de l'hystérie. Mais l'étiquette d'hystérique colle aux femmes depuis beaucoup plus longtemps. Dans l'antiquité, on pensait que l'utérus n'était pas fixé et pouvait remonter dans le cerveau. Il en est resté quelque chose dans l'imaginaire commun. L'idée continue à influencer le diagnostic des médecins.

Il est rare qu'on diagnostique un homme hystérique, pourtant, il y en a beaucoup...

Ainsi, l'endométriose est une pathologie qui touche un certain nombre de femmes, plus de 10% avec des douleurs extrêmement fortes au moment des règles et pendant très longtemps, cette maladie a été complètement ignorée. On parle aujourd'hui davantage de cette maladie qui peut prendre des formes graves.

Pendant longtemps, les femmes ont été exclues des essais cliniques et des tests sur les médicaments sous prétexte que leurs variations hormonales biaisaient les résultats !

Quand la production de nouvelles molécules a explosé dans les années 50, les femmes ont enfin été prises en compte dans les essais cliniques, mais pas pour longtemps. Jusqu'à des scandales retentissants...

Cet essor de l'industrie pharmaceutique a conduit à traiter souvent les femmes, en particulier les femmes enceintes, avec des produits qui se sont avérés avoir des effets catastrophiques sur le développement du foetus, en entraînant des malformations, des cancers, ce sont les fameux scandales de la Thalidomide et du Distilbène.

Des enfants sans bras, sans jambes, sans oreilles, la Thalidomide se vendait sans ordonnance et était spécialement recommandée contre les nausées pendant la grossesse.

Le Distilbène était, quant à lui, censé empêcher les fausses couches : cancers, malformations génitales, trois générations plus tard, les conséquences de ce médicament se font toujours sentir.

Par principe de précaution, les femmes sont de nouveau exclues des essais cliniques à la fin des années 70. Il faudra attendre 20 ans de plus pour que les choses changent.

A partir des années 90, sous l'impulsion de féministes américaines qui s'étaient déjà battu pour le droit à la contraception, le droit à l'avortement : elles ont mis en évidence le fait que dans les maladies cardiovasculaires, les femmes n'étaient pas assez représentées.

Souvent, les manuels de médecine ne sont pas à jour : sur un atlas médial, c'est un modèle masculin qui est présenté, comme si le corps masculin était universel. On a ainsi formé des générations de médecins sur un standard masculin. Le corps des femmes est ignoré.

Que dire du machisme dans le milieu médical et du sexisme auquel sont confrontées les femmes au cours de leurs études médicales ?

Violences verbales, harcèlement sexuel, agressions, humiliations, sentiments de dévalorisation et de honte...ces dérives sont souvent passées sous silence...

Et même les patientes sont concernées par des abus sexistes : remarques sur leur physique, allusions sexuelles, harcèlement.

De plus, les douleurs des femmes sont systématiquement sous évaluées : on a tendance à les psychiatriser...

La médecine au féminin a encore bien des progrès à faire !"

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/documentaires/science-sante/2387159-femmes-les-oubliees-de-la-sante.html

 

 

 

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12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 09:04
La malédiction des filles en Iran...

 

Au XXIème siècle, les filles sont encore considérées, dans certains pays, comme des êtres inférieurs, pire, comme des objets, des choses...

Le sexisme dont sont victimes les filles est une abomination : nul avenir pour elles dans ces pays...


Les iraniennes restent victimes de lois médiévales, elles sont, encore de nos jours dévalorisées, infériorisées... Le conservatisme de certains religieux exerce, encore, une influence des plus néfastes dans ce pays...

 

En Iran, les pères ont droit de vie et de mort sur leurs filles...

 Ainsi, le père de Romina, 14 ans, a tué sa fille "pour l’honneur" le 21 mai, et il est considéré comme à peine coupable : il ne risque que 3 ans de prison.

"Romina avait 14 ans, un an de plus que l'âge minimum pour le mariage selon la loi iranienne. Elle est tombée sous l’emprise de Bahman Khavari, âgé de 28 ans, et a dit à son père qu'elle voulait l'épouser... Le père, Reza Ashrafi, s’y est opposé farouchement, considérant que son honneur était sali. Dès lors, Romina se savait déjà condamnée. 

La jeune fille s’est alors enfui et a trouvé refuge quelques jours chez la sœur de Bahman.

Mais Romina a été rapidement reconduite par la police au logis familial. Au juge, elle a dit pourtant qu'elle ne voulait  pas rentrer, qu’elle craignait pour sa vie. Mais rien n’y a fait : un  père, en Iran, a légalement tous les droits sur sa fille. Elle est sa propriété, avant de devenir celle de son époux."

 

Dans la nuit, son père la décapite pendant son sommeil.

 

On est horrifié par la barbarie, l'inhumanité d'un père qui assassine sa fille dans des conditions aussi abominables : il s'agit d'un meurtre prémédité.

 

En Iran, les femmes sont ainsi victimes d'une discrimination intolérable.

Le port du voile y est obligatoire...

 

Les droits des femmes sont sans cesse bafoués, réduits à néant : droits à la liberté de pensée, droits de religion et d’expression,  droits de ne pas subir de discrimination et de ne pas être soumises à des arrestations et détentions arbitraires ni à la torture ou à d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

 

Entre mars 2017 et mars 2018, 41 000 fillettes de moins de quinze ans ont été mariées en Iran. Déjà en 2016, le Comité des enfants de l'ONU dénonçait le nombre accru de mariages de fillettes parfois âgées de moins de dix ans. 

En tant que femme et enfant, les fillettes iraniennes sont les plus vulnérables sous le régime misogyne des mollahs, car les droits des femmes et des enfants ne sont ni protégés, ni promus en Iran.

 

Sources :

 

https://women.ncr-iran.org/fr/2019/10/10/les-filles-iraniennes-les-plus-vulnerables-sous-un-regime-misogyne/

 

 

https://www.marianne.net/monde/iran-il-decapite-sa-fille-et-n-encourt-que-trois-ans-de-prison

 

 

 

La malédiction des filles en Iran...
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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 08:45
Le sexisme ordinaire...

 

 

En regardant la liste des articles publiés sur Agoravox, on peut constater que la plupart des rédacteurs sont des hommes, comme si les femmes étaient presque exclues de ce cercle réservé à la gent masculine...

Les femmes devraient-elles se cantonner aux tâches ménagères ? N'auraient-elles pas le droit de s'exprimer sur un média comme Agoravox ?

Curieuse inégalité !

 

Mais, au fond, c'est encore le cas dans de nombreux domaines...

Inégalité dans les salaires, inégalité dans les tâches ménagères qui restent trop souvent dévolues en grande partie aux femmes, inégalité dans le travail car certains postes sont réservés presque exclusivement aux hommes, violences subies par les femmes...

Il reste encore bien des progrès à accomplir pour atteindre une égalité...

 

Que dire de certaines persistances culturelles ?

La femme considérée comme une mineure, la femme incapable de réflexion, la femme frivole attachée à des apparences...

Que de clichés persistent encore !

J'ai ainsi reçu des messages insultants et sexistes de la part des modérateurs d'Agoravox...

Par exemple :

"Banalités de collégien... "

"Ce billet traduit un âge mental de 15 ans de l'auteure qui ferait mieux de ne plus écrire car ses textes sont sans intérêt, niveau commentaire de bistrot..."
"C'est le type même de bavardage totalement creux, de l'autoérotisme verbal comme en font celles qui n'ayant jamais rien fait n'ont rien à dire..."

 

Bien évidemment, ces messages outranciers restent anonymes et ne sont même pas signés.

Ils relèvent, à mon sens, d'une forme de sexisme, comme si une femme était inapte à la réflexion, une façon de rabaisser l'autre.

On peut noter la généralisation de l'expression : "ses textes sont sans intérêt", on peut constater des clichés souvent utilisés : "la femme bavarde, celles qui n'ont jamais rien à dire..."

 

Voilà des jugements péremptoires, qui ne sont même pas argumentés... L'insulte n'est aucun cas une argumentation.

Cela relève de l'intimidation,  d'une forme de misogynie et de sexisme ordinaires.

On y perçoit une volonté de dominer, de réduire à néant, d'annihiler l'autre, de le traiter comme un enfant.

C'est ce que l'on appelle du "machisme"...

 

Combien de femmes sont ainsi traitées comme des mineures dans certains pays qui paraissent bien éloignés de notre culture ?

Combien de femmes sont ainsi méprisées, regardées de haut, infantilisées, considérées comme des objets ?

On le voit : même en France, dans notre pays, le machisme a la vie dure.

Je souhaite, pour ma part, que les femmes soient davantage représentées sur un média comme Agoravox.

Je les encourage à ne pas céder devant ces pressions sexistes...

Je les encourage à prendre la parole afin d'exprimer leurs idées, leurs revendications, leurs expériences...

 

 

 

 

 

 

Le sexisme ordinaire...
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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 13:09
Défendons le droit de ne pas être importunées !

 

 

 

Certaines réclament et défendent le droit d'être importunées : quelle maladresse et quelle incongruité dans le propos !

Quelle confusion dans les déclarations !

 

Après l'outrance de "Balance ton porc", voilà que la réplique se veut cinglante et que dans une tribune, une centaine de femmes réclame "la liberté d'importuner"...

On peut regretter la violence de l'injonction "Balance ton porc", mais on ne peut que déplorer la stupidité de ce droit à "importuner".

 

Parmi ces femmes, Catherine Deneuve, Elisabeth Lévy, Sarah Chiche, Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, Peggy Sastre et Abnousse Shalmani défendent le "droit d'importuner", regrettant le retour à un certain puritanisme et le système de "délations" des réseaux sociaux. 

Oui, la délation peut être dangereuse, irréfléchie, car elle passe par nos moyens modernes de communication qui sont instantanés.

Mais, comment ne pas voir la stupidité de certaines déclarations, celle de Brigitte Lahaie, en particulier : "On peut jouir lors d'un viol..." ? 

Et comment ne pas voir le danger de cette expression : "le droit d'importuner" ? 

 

Leïla Slimani qui connaît le problème et la difficulté d'être femme encore à notre époque, dénonce à juste titre ce droit d'importuner, elle évoque justement "celles qu'on cache sous de longs voiles noirs parce que leurs corps seraient une invitation à être importunées."

Ces femmes qui sont contraintes de vivre cachées, voilées, sous des vêtements amples, ces femmes qui n'ont pas le droit d'avoir un corps.

Ces femmes considérées comme des images de tentation, contraintes de se masquer sous des carcans vestimentaires.

 

Non, le droit d'importuner n'est pas admissible : la femme doit être libre de ses mouvements, de ses vêtements, dans une société moderne.

Elle ne doit pas être rendue responsable des violences qu'elle subit.

"Importuner" ? 

Qu'est-ce que cela veut dire ?

L'importun est celui qui dérange, qui en vient à insulter si on ne supporte pas ses avances.

L'importun est celui qui agresse verbalement, qui se croit tout permis.

Pourquoi accepterait-on d'être importunée dans la rue ou au travail par des mots ou des gestes déplacés ?

 

L'importun n'a pas sa place dans une société civilisée : chacun doit respecter l'autre, et le mépris n'est pas admissible.

Il ne s'agit pas, bien sûr, de se réfugier derrière un puritanisme outrancier, il ne s'agit pas de dénoncer à tort et à travers, mais il faut condamner ce qui relève du mépris de la femme, de ce qui la rabaisse et la ravale au rang d'objet.

Le droit d'importuner, nous n'en voulons pas, nous n'en voulons plus.

Le droit au respect et à la dignité de la femme, c'est ce que nous revendiquons.

Alors, bien sûr, il faut refuser les dénonciations à outrance sur internet, les "Balance ton porc", à l'emporte-pièce, mais on ne peut admettre ce "droit d'importuner" qui peut conduire à des comportements déplacés.

Les mots ont un sens : "importuner", qui voudrait l'être ?

 

 

 

 

 

 

 

Défendons le droit de ne pas être importunées !
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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 13:24
La blague de Tex n' a fait rire personne : de très mauvais goût !

 

 

On aura beau dire qu'on peut rire de tout, que l'humour est en général de bon aloi, pourtant, la "blague" de Tex était vraiment digne d'un beauf.

Qui pouvait en rire vraiment ?

 

 Tex, cet humoriste et animateur de télévision a osé ces propos douteux : "Vous savez ce qu'on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir ? On ne lui dit plus rien, on vient déjà de lui expliquer deux fois."

 

En ces temps troublés, où de nombreuses femmes ont révélé le harcèlement dont elles ont été victimes, en ces temps où chaque année trop de femmes sont tuées sous les coups de leur conjoint, une telle blague paraît indigne.

Je songe à toutes ces femmes assassinées : cette "blague" n'est-elle pas une façon de banaliser les actes de violences contre les femmes ?

 

Oui, certaines blagues sont de mauvais goût, notamment dans certains contextes.

Alors, bien sûr, cela ne mérite pas sans doute une sanction aussi sévère que celle qui a été appliquée : une mise à pied de l'animateur. Mais, je pense qu'un avertissement est nécessaire.

Trop souvent, les violences faites aux femmes sont banalisées, elles ne sont pas prises au sérieux, elles se retournent même parfois contre les victimes.

Alors, il convient, quand on est devant des caméras, de mesurer l'impact de ses propos et d'éviter des blagues qui volent si bas.

 

C'est un fait : les médias cultivent souvent la médiocrité...

 Alors que l'arrivée de la TNT nous promettait une offre de programmes plus importante, les émissions de télé réalité, les séries policières violentes, les jeux stupides se multiplient... De plus en plus, la qualité se dégrade : la culture devrait être plus souvent mise à l'honneur.

 

Et c'est l'inverse qui se produit : des propos vulgaires, grossiers, des blagues douteuses passent à l'antenne. Certaines émissions cultivent le buzz, les foires d'empoigne...

Veut-on propager l'inculture, la grossièreté, la bêtise ?

Veut-on répandre le crétinisme et l'abrutissement ?

On peut se poser la question...

 

Les propos de Tex font penser à des blagues de comptoir : une façon de minimiser ce qui peut arriver aux femmes, une façon de cautionner des violences inadmissibles, une façon de les accepter.

"Blague un peu malheureuse", a reconnu Julien Courbet après l'intervention de Tex sur le plateau de télévision de C8 : un doux euphémisme pour évoquer une bien triste "blague".

Ces propos choquants surgissent quelques semaines après l'affaire Weinstein et les nombreux témoignages de victimes de violences sexuelles. 

 

Tex s'est tout de même excusé devant le tollé suscité par cette blague malsaine.

 

Bien sûr, une plaisanterie n'est pas en soi répréhensible car le rire est bénéfique, on peut rire de tout, à condition que ce soit drôle.

Et, là, non, ce n'est pas drôle..., c'est même vulgaire...

 

 

 

 

 

 

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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 12:25
Violences contre les femmes : c'est aussi un problème de société...

 

 

Certes, la parole se libère depuis l'affaire Weinstein, mais les violences faites aux femmes demeurent dans notre pays trop nombreuses..

 
On les banalise, on les admet, parfois même on va jusqu'à considérer que les femmes sont elles-mêmes coupables des violences qu'elles subissent...


 
Cette journée du 25 novembre est consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes....Une seule journée, c'est peu devant l'ampleur du problème.

 

Chaque année, on compte les victimes de viols, on dénombre toutes ces femmes mortes sous les coups de leur conjoint.

Chaque année, les chiffres ne varient guère et restent effrayants.

 

En 2016, 123 femmes ont été tuées par leur compagnon, soit une femme tous les 3 jours.

Plus de 85 000 victimes ont déposé plainte pour violences conjugales en 2016 : 9 victimes sur 10 sont des femmes.

Ces chiffres appellent un plan d'action pour enrayer ce qui devient un problème de société gravissime.

Tant de victimes en France ! Comment est-ce possible ?

Les femmes victimes de violences physiques, de violences psychologiques sont particulièrement vulnérables et fragiles : la peur s'installe, elle paralyse, elle annihile les volontés.

Et les femmes se retrouvent, alors, prises au piège de la violence conjugale.


 Les femmes de milieu modeste subissent aussi plus fréquemment des violences sexuelles, des agressions verbales ou physiques à l'intérieur de leur ménage. La crise a tendance à accentuer ce phénomène...

 

Oui, un plan de prévention s'impose pour que cessent de telles ignominies : l'Education nationale a un rôle de formation à jouer, des campagnes de prévention doivent dénoncer tout ce qui relève de la violence.

Il convient de dénoncer aussi et de limiter la pornographie sur internet, d'autant que tous les adolescents y ont accès : la femme y apparaît dégradée, avilie, méprisée.

 

Françoise Héritier disait avec lucidité: "Nous ne vivons pas la guerre des sexes, mais le fait que les deux sexes sont victimes d'un système de représentation vieux de bien des millénaires." 

Ces représentations doivent être bannies, et les hommes eux-mêmes doivent en prendre conscience.

Aujourd'hui, un plan de lutte contre les violences faites aux femmes doit être dévoilé par le gouvernement : espérons qu'il sera à la hauteur des attentes.
 

 

 

 

 

 

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