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23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 10:56
La mode Covid est arrivée...

 

La mode Covid est arrivée dans les boutiques : une mode étrange, un peu triste, avec le traditionnel jean troué, alors que la saison automnale invite à se couvrir et se protéger des premiers frimas.

 

Que dire de certains pull-overs raccourcis dont les mailles s'arrêtent sous la poitrine ? On reste perplexe devant de tels modèles si peu pratiques...

 

Mais la mode ne doit-elle pas aussi se renouveler ?  Il s'agit d'inventer de nouvelles formes, quitte à produire des vêtements délirants...

Il s'agit d'innover à tout prix !

 

Que dire encore de ces bottes noires aux semelles épaisses compensées ? Quelle tristesse ! Quelle lourdeur !

Qui a envie de porter de tels modèles ?

 

On voit aussi des couleurs ternes, du noir, du bordeaux sur des robes larges, à plis... ou encore des pantalons larges qui laissent la cheville découverte.

 

Le motif zébré revient en force... ainsi que l'écossais sur des vestes larges qui ressemblent à des sacs.

Les capes font un retour remarqué, ainsi que les épaulettes en forme de triangles... Effrayant !

 

Et si, par dessus ces tenues, on rajoute un masque noir, très tendance, on atteint des sommets d'angoisse !

Mais on nous vend n'importe quoi !

 

Et les jeunes se laissent souvent séduire par ces nouveautés...

Halte à la tristesse et à l'innovation ringarde !

Il semble que la mode se met au diapason de l'épidémie et de la tristesse ambiante.

 

On aimerait plus de gaieté, de fantaisies élégantes et pratiques, plus de couleurs pour nous faire oublier la morosité du temps.

On aimerait une mode pratique, confortable, coquette, chic.

Heureusement, d'autres modèles plus classiques sont disponibles : des leggings, des pulls moelleux, des jupes confortables.

 

 

 

 

https://www.vogue.fr/mode/article/tendances-mode-automne-hiver-2020-2021

 

 

 

 

La mode Covid est arrivée...
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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 08:30
Soutiens aux professeurs !

 

"Soutenez les profs !

Ce sont les pauvres soldats envoyés sans armes dans les territoires perdus de la république, non soutenus par tant de commentateurs les accusant de tous les défauts, non soutenus par une administration peureuse de tout. Soutenez les profs, rétablissez ainsi leur autorité au lieu de la saper à longueurs d’années de dénigrement. Nous  construisons tous la société dans laquelle nous vivons."

Tel est le commentaire d'un lecteur du journal Le Point. Un commentaire plein de vérité et de bon sens...

 

Un de ces soldats est mort, décapité par un fanatique.

Un de ces soldats a payé de sa vie le laxisme qui s'est installé dans nombre d'établissements...

 

Des parents qui portent plainte contre un professeur, parce qu'il fait un cours sur la liberté d'expression ? Et cela se passe en France ? Le pays des Lumières, le pays de Voltaire, de Montesquieu ! Ces Philosophes des Lumières qui ont oeuvré pour libérer les hommes de toutes croyances et superstitions.

 

Vilipendés, menacés, insultés, les enseignants vivent depuis des années des situations difficiles.

Comment enseigner sereinement dans de telles conditions ?

Souvent, ils ne sont pas soutenus par l'administration : surtout pas de vagues, surtout pas de scandales !

 

Il serait temps de prendre conscience de tous les efforts consentis par les enseignants.

Leur tâche est rude, complexe : classes surchargées, élèves dissipés qui en viennent à contester le contenu de l'enseignement.

 

Il n'est pas rare que des parents viennent demander des comptes sur les notes obtenues par les élèves, sur des punitions.

Il serait temps de rétablir l'autorité des enseignants trop souvent bafouée, il serait temps de redonner à ce métier son lustre d'autrefois.

 

Même leur savoir est contesté, mis en concurrence avec internet...

Si les ordinateurs peuvent être sources de culture, les enseignants restent les garants d'un savoir bien maîtrisé, ils sont à même de transmettre des connaissances en faisant appel à une connexion de savoirs : lectures, expériences, esprit critique...

 

Les enseignants sont mal payés, peu estimés : ce métier déprécié n'est plus valorisé dans une société du divertissement permanent.

Pour beaucoup, les profs seraient même des privilégiés ! Allons, donc, on n'arrive plus à recruter tant ce métier est "facile, bien payé, avec des vacances" ! Cherchez l'erreur !

 

 

 

 

 

 

Soutiens aux professeurs !

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 11:23
Avec la 5G, un nouveau projet de société ?

 

Avec la 5G, arrive aussi une vague d'objets connectés.

Pour quel usage ? Du streaming vidéo, de la réalité virtuelle, de la connectivité à faible latence entre véhicules et infrastructures, véhicules entre eux, en fait un boulevard pour la smart city, pour une multitude des capteurs connectés, donc cent milliards d'objets connectés.

Mais c'est quoi, la smart city ? Encore des termes anglais qu'on a des difficultés à comprendre...

La smart city, ou ville intelligente, ou ville connectée, c'est une gestion plus efficiente et démocratique au bénéfice des usagers et de la collectivité. Toutefois ses risques et limites apparaissent déjà. Car, bardée de capteurs de données censés améliorer nos vies urbaines, la smart city est aussi un fantastique vecteur potentiel de surveillance.

 

De plus, on sait que le streaming vidéo est extrêmement énergivore. En 2018, cela représentait déjà l'équivalent de la consommation énergétique d'un pays comme l'Espagne.

Or, on devrait réduire la consommation du secteur numérique, celui qui est le plus en croissance de tous les secteurs industriels.

 

Créer des besoins au détriment de la planète... est-ce bien raisonnable ?

De plus, les risques des ondes ne sont pas encore bien évalués : peut-on déployer la 5G, si on n'en connaît pas bien les risques pour la santé ?

Et le principe de précaution ?

Les antennes vont être multipliées... Allons-nous être des cobayes ?

 

La 5G permettra le déploiement des véhicules autonomes, le développement des objets connectés, des téléphones portables.

C'est encore l'économie qui mène la danse.

L'addiction aux écrans ne cesse de croître : 6 heures 40 par jour !

41 % des jeunes entre 15 et 19 ans n'ont pas lu un livre dans l'année !

Baisse du temps de sommeil, augmentation de la myopie, problème de sédentarité, manque d'exercices, isolement...

Beaucoup de problèmes sont liés au numérique...

 

Même si le numérique présente des avantages indéniables, le tout numérique inquiète, fait peur...

Avec la 5G, la multiplication des objets connectés, vers quelle société allons-nous ?

Une société de surveillance, de loisirs futiles, d'écrans démultipliés, de passivité, de laisser-aller, de paresse ?

Où nous mène la 5G ?

 

 

Source :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-23-juillet-2020

 

 

 

Avec la 5G, un nouveau projet de société ?

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 10:32
Eloge des profs...

 

 

La plupart des parents d'élèves en ont pris conscience, lors du confinement : les professeurs exercent un métier utile, indispensable... Ils ont pour fonction de prendre en charge les élèves pendant toute une année scolaire dans des classes souvent bondées.

 

Ils assurent la garde des enfants, des adolescents, leur transmettent des connaissances, un savoir-faire, des compétences nécessaires à la réflexion et à l'analyse.

 

Le système éducatif est à la peine, mais, comme le souligne fort justement Jean-Pierre Siméon dans son essai intitulé Les yeux ouverts, Propos sur le temps présent, "ce système tient le coup contre vents et marées, grâce à ce peuple d'enseignants dont on conteste si aisément la motivation et la conscience professionnelle."

 

Ainsi, la plupart d'entre eux ont assuré la continuité pédagogique des enseignements pendant toute la durée du confinement, et ce, malgré les difficultés techniques, un matériel défaillant, des bugs répétés, un réseau saturé.

 

Ils ont transmis des conseils aux élèves, des fiches, des synthèses, des cours, ils ont répondu à leurs nombreuses questions, à leurs attentes...

Et la tâche était colossale : il leur a fallu se démultiplier, communiquer avec l'un, avec l'autre, avec les parents qui sont souvent exigeants.

 

Bien sûr, rien ne vaut un enseignement en direct et le confinement a bien mis en évidence tout l'intérêt de cet enseignement dans la classe : le contact direct avec les élèves est nécessaire, grâce à des conseils personnalisés, un dialogue permanent.

Jean-Pierre Siméon souligne toute l'énergie des enseignants :

"Je vous propose de passer 6 heures en compagnie de 25 enfants-au moins- pour leur transmettre les beautés de la strophe hugolienne, ou les finesses du carré de l'hypoténuse, et nous en reparlerons..."

 

Les enseignants deviennent trop souvent des boucs émissaires faciles et tout désignés : on les rend responsables de la crise de nos sociétés, de la violence, de la perte des valeurs...

 

Les enseignants sont jugés responsables de tous les maux de nos sociétés.

 

Assez ! Il faut prendre conscience des difficultés de ce métier qui mérite considération et respect.

"L'immense majorité des enseignants est motivée, impliquée et préoccupée avant tout de la réussite des élèves.", comme l'affirme Jean-Pierre Siméon.

 

 

 

 

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29 juin 2020 1 29 /06 /juin /2020 08:42
"Sortir de la frénésie consumériste" ?

 

 

Frédéric Lenoir vient de publier un livre sur la crise du coronavirus, intitulé Vivre dans un monde imprévisible...

Il est "convaincu que plus rien ne sera comme avant, et qu'il nous faut apprendre à développer nos ressources intérieures pour vivre le mieux possible dans un monde imprévisible."

 

Selon Frédéric Lenoir, "la vraie solution consiste à changer de logique, à sortir de la frénésie consumériste, à relocaliser des pans entiers des activités économiques, à réguler la finance, à passer du "toujours plus" au mieux être, de la compétition à la collaboration..."

Magnifique programme !

 

Mais est-ce réalisable ?

 

Après le déconfinement, on nous incite encore à consommer toujours plus : l'industrie automobile a souffert de la crise pendant ces mois de confinement... les gens n'ont plus acheté de voitures.

 

Et maintenant, on les incite à se procurer de nouveaux véhicules : les primes à l'achat se multiplient. Bien sûr, ces primes sont d'autant plus importantes que les véhicules sont moins polluants.

De plus, beaucoup de gens ont l'habitude de partir en vacances et désormais, ils peuvent difficilement s'en passer. Mais, en raison de la crise du coronavirus, ils hésitent à partir à l'étranger... C'est ainsi qu'un grand nombre de Français se mettent à acheter des camping-cars pour sillonner la France pendant leurs vacances. Ce sont de gros véhicules particulièrement polluants.

 

Je suis allée aussi récemment dans un de ces magasins où l'on vend des vêtements bon marché, à des prix défiant toute concurrence.

Là, j'aperçois deux jeunes filles masquées, comme il se doit... j'entends leur conversation.

L'une d'elles veut acheter un combishort... L'autre lui rétorque : "Mais, tu en as déjà un..."

"Oui, mais ça coûte seulement 10 euros.", lui répond la plus jeune.

Et l'autre de lui faire remarquer : "10 euros plus 10 euros, plus 10 euros..."

 

Ainsi, nous nous laissons tous séduire par ces vêtements à bas coût, fabriqués en Inde, en Chine, au Bangladesh.

"10 euros, huit euros, six euros" : des prix dérisoires qui incitent à faire des achats compulsifs.

 

Ce système va-t-il changer ? C'est peu probable car il  est bien installé. Ces magasins ont un succès fou auprès des jeunes et des moins jeunes.

Comment modifier ces habitudes ? Est-ce réalisable ? On peut en douter dans le système actuel.

Le monde dans lequel nous vivons nous incite à consommer, afin que l'économie fonctionne.

 

Comment sortir de cette emprise ?

Aurélien Barrau évoque quelques solutions dans son ouvrage intitulé Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité.

Pour les vêtements à bas coût, "il ne faut plus en produire ni en acheter... Mais ce n'est possible que si une redistribution réelle des richesses permet à chacun d'accéder à autre chose."

Pour le goût des voyages, Aurélien Barrau nous dit : "Toute une magie de l'ici est sans doute à réapprendre, pour le meilleur. Avant de désirer parcourir la planète pour découvrir l'altérité a-t-on seulement pensé à parler avec son voisin de palier ? Avons-nous seulement commencé à regarder vraiment les animaux et les arbres qui nous entourent ?"

 

On le voit : il faudrait changer totalement de système...

 

 

 

L'explosion de la demande de camping-cars :

 

https://www.francetvinfo.fr/decouverte/vacances/camping-car-de-plus-en-plus-de-francais-investissent_4020579.html

 

 

 

"Sortir de la frénésie consumériste" ?

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 08:45
On recrute des professeurs...

 

Partout, dans de nombreuses disciplines on constate une pénurie de profs : ce métier difficile, peu considéré n'attire plus les vocations...

 

Qui veut, désormais, devenir enseignant ? Qui ambitionne d'entrer dans la fonction professorale ? Qui envisage d'exercer ce métier ingrat ? En fait, et ce n'est pas étonnant, la crise du recrutement des enseignants perdure et s'aggrave d'année en année....
 

Les enseignants sont mal payés, peu estimés : ce métier déprécié n'est plus valorisé dans une société du divertissement permanent.

Pour beaucoup, les profs seraient même des privilégiés ! Allons, donc, on n'arrive plus à recruter tant ce métier est "facile, bien payé, avec des vacances" !

 

Une nouvelle campagne de recrutement des enseignants a été lancée afin de proposer aux étudiants un parcours de pré-professionnalisation.
 
 
Le ministère de l’Éducation nationale est à l'initiative de cette campagne, via Konbini, média qui touche majoritairement les moins de 30 ans. Son but ? Informer les étudiants voulant devenir enseignant qu’il est possible d’entrer progressivement dans le métier via un contrat de pré-professionnalisation. 

 

L’idée du ministère est de recruter directement des étudiants, à partir de la licence. Il s’agit d’un parcours de pré-professionnalisation, sur trois ans,  pendant lesquels les étudiants peuvent travailler au contact des élèves, dans les établissements scolaires, avec les équipes pédagogiques déjà en place. 

 

Seulement, cette campagne de recrutement a été pour le moins mal pensé... argument invoqué pour appâter les candidats à l'enseignement : "Cela permet d'éviter de travailler dans un fast-food", pouvait-on lire sur la plaquette de présentation.

Mais, qu'est devenu l'enseignant d'autrefois, détenteur de savoir, passeur de connaissances, respecté par l'ensemble de la société ?

 

En plus, avec cette campagne, l'Education Nationale recrute au rabais... Le but est de recruter des jeunes dès la Licence : ils  pourront enseigner en étant sous-formés et sous-payés...

On agit, comme souvent, dans l'urgence et la précipitation...

 

Finalement, devant le tollé suscité par cette campagne de recrutement, elle a disparu des écrans...

 

Mais, le problème demeure : on manque d'enseignants...

Il serait temps de revaloriser vraiment ce métier : la crise du coronavirus n'a-t-elle pas montré que les enseignants avaient un rôle essentiel dans la formation et la prise en charge des élèves ?

 

 

Sources :

 

https://www.ouest-france.fr/education/enseignement/une-campagne-de-communication-sur-le-recrutement-des-futurs-enseignants-fait-reagir-6860606

 

 

https://www.lci.fr/emploi/polemique-qui-paie-mieux-qu-un-job-dans-un-fast-food-la-campagne-de-recrutement-des-jeunes-profs-ne-passe-pas-2155949.html

 

 

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 08:45
Voici venu le temps du trikini...

 

On connaissait le bikini, voici venu le temps du trikini...

On n'arrête pas les innovations de la mode : la mode s'adapte à l'air du temps, et même au coronavirus... désormais, on peut acheter un trikini, mais qu'est-ce que c'est ?

 

Une marque de maillots de bain italienne du nom d'Elexia Beachwear a imaginé des masques assortis à des tenues de bain...

 

Ainsi, le masque devient un véritable accessoire de mode que les élégantes porteront cet été sur les plages...

Le masque n'est plus simplement protecteur, si tant est qu'il le soit vraiment, il devient un signe d'élégance, de distinction...

 

Il est vrai que ces tenues sont seyantes, mais Il doit être inconfortable de se baigner avec un masque...

Peut-être le masque est-il  destiné à être enlevé le temps de la baignade ?

On imagine les marques de bronzage que vont laisser ces masques sur les visages... pas très joli comme effet...

 

L'univers de la mode s'adapte à toutes les situations : c'est là une occasion de vendre de nouveaux accessoires, même s'ils ne sont pas forcément utiles.

Certains créateurs ont aussi imaginé des masques assortis à des robes : alors, là, c'est le total look...

 

Ainsi va notre monde voué à la consommation, aux achats inutiles, à une certaine futilité...

Tout est fait pour nous inciter à consommer : les fêtes, les promotions, les ventes privées se succèdent sans arrêt.

Et même le coronavirus permet de lancer de nouveaux produits...

Le plus souvent, on nous vend des apparences : voitures de luxe, vêtements clinquants, médicaments miracle...

 

Il s'agit de nous vendre des faux-semblants, des illusions, des chimères : il faut que les gens achètent et recommencent !

"Jette-achète", telle est la devise de nos sociétés : peu importe la qualité de ce que l'on nous propose, ce qui importe, ce sont les apparences.

 

En l'occurrence, se soucie-t-on de la qualité de ces masques de protection  assortis aux maillots de bain ? Sont-ils vraiment protecteurs ?

Encore une fois, on nous vend du rêve, du clinquant, des apparences...

Or, ce qui importe pour un masque, c'est le fait qu'il soit efficace, fonctionnel, pratique...

 

 

Sources :

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/ceci-sappelle-un-trikini-ou-lart-dassortir-son-masque-a-son-bikini_fr_5ec4dd44c5b6d90bc30f08f9?utm_hp_ref=fr-homepage

 

 

 

https://fr.blastingnews.com/buzz/2020/05/ete-le-trikini-la-tendance-imposee-par-la-pandemie-003140579.html

 

 

Voici venu le temps du trikini...

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 10:41
Une civilisation du "sans contact"...

 

Face à la crise sanitaire liée au coronavirus, pour limiter les risques de propagation du virus, le paiement sans contact est fortement conseillé et facilité...

Ainsi, dans les supermarchés, des messages sont diffusés régulièrement : "Pour préserver la santé de nos clients, le paiement sans contact est recommandé  : vous pouvez désormais payer vos achats jusqu'à 100 euros..."

Le paiement sans contact est aussi préconisé par l'Organisation mondiale de la santé.

On peut utiliser une carte bancaire, et même un iphone ou un téléphone mobile...

 

Nous entrons, ainsi, dans une civilisation du sans contact...

Finies les embrassades, finis les serrements de mains, finies les accolades... Désormais, l'autre devient suspect...

 

Et le sens du toucher s'affaiblit : "il n' y aura bientôt plus que les tablettes pour être tactiles", comme l'écrit fort justement Jean-Pierre Siméon dans son ouvrage intitulé La poésie sauvera le monde.

Nous perdons ainsi le contact avec le réel...

 

Nous sommes saturés d'images, de sons, car nous passons de plus en plus de temps devant des écrans... cette abondance aboutit à une sorte d'abrutissement... nous finissons par ne plus regarder, ne plus entendre...

Face à ces écrans, nous perdons aussi le sens du contact charnel avec le monde...

 

Et avec la crise du coronavirus, cette tendance s'aggrave : les écrans s'imposent dans les communications, dans le télé-travail, il nous faut prohiber le contact avec les autres, les objets eux-mêmes deviennent suspects....

Certains en viennent même à inventer des systèmes pour ouvrir des portes sans contact : "poignées de porte, sonnettes ou boutons d’ascenseur sont devenus avec le Covid-19 des obstacles redoutés pour éviter la transmission du virus. C’est pourquoi plusieurs entreprises ou particuliers se sont lancés dans la confection de crochets multi-usages ou d’objets se substituant à la main.

 

Conçu en inox antibactérien, le même que celui utilisé en milieu médical, l’objet se veut facile à nettoyer avec un peu d’eau et du savon et surtout recyclable."

Le produit, lancé il y a seulement quelques jours, a déjà reçu des commandes de plusieurs milliers de pièces. 

 

Une nouvelle civilisation est en train de naître : celle du sans contact, celle de la suspicion envers les autres, envers les objets...

Nos mains, ces merveilleux outils de préhension deviennent dès lors des objets de contamination...

Certains utilisent aussi des gants pour se protéger du virus, et là encore, ils perdent le contact avec le réel.

Triste monde où nous ne pourrons plus toucher, embrasser, effleurer, frôler, saisir...

Triste monde déshumanisé où les contacts humains sont réduits à néant...

 

 

 

Une civilisation du "sans contact"...

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 09:38
Un des dangers de la crise du coronavirus : la surveillance de masse...

 

Pour Yuval Harari, auteur notamment de Sapiens et Homo deus, "la crise que nous traversons peut constituer - à moins de faire les bons choix à très court terme - un point de basculement vers la surveillance de masse et le repli nationaliste. Il appelle à un sursaut rapide. "

 

Ce tournant est à redouter non seulement "parce que l’épidémie pourrait normaliser le déploiement d’outils de surveillance de masse dans des pays qui les rejetaient jusqu’alors", mais aussi "parce qu’une transition spectaculaire est en train de s’opérer vers une surveillance "sous-cutanée"  ("under the skin surveillance"), estime Harari. 

 

Harari imagine ainsi l'utilisation d'un bracelet biométrique qui permettrait de surveiller la température, le rythme cardiaque, la pression artérielle de toute une population.

Et tout cela pour préserver la santé des gens, ce qui peut paraître utile et nécessaire dans l'urgence.

 

Mais selon Harari, "les mesures temporaires ont une fâcheuse tendance à survivre aux urgences. Il y a toujours une nouvelle urgence à l’horizon."

En l'occurrence une nouvelle pandémie.

Certains États pourraient "assurer qu’il faut maintenir les systèmes de surveillance biométrique car ils craignent une seconde vague du virus."

Plutôt que de pratiquer un tel système de surveillance, Harari propose de responsabiliser les citoyens.

Ainsi, tout le monde a compris que le lavage des mains est indispensable en cas de pandémie.

Tout le monde peut comprendre les gestes barrières, le port du masque, la nécessité de respecter la distanciation sociale.

C'est une relation de confiance qui doit s'instaurer entre l'état et les citoyens.

Il faut refuser l'avènement de Big Brother.

Nous sommes déjà très largement surveillés par les GAFA : nous livrons chaque jour de multiples informations sur nos goûts, nos idées politiques, nos habitudes de vie...

Et, avec la crise du coronavirus, nous utilisons encore plus internet pour communiquer à distance.

 

Pouvons-nous vraiment nous déconnecter ? De plus en plus, des emplois, des entreprises demandent aux gens d'être connectés tout le temps et, avec la crise du coronavirus, cette tendance s'accentue.

Certains pays construisent même des sociétés de surveillance totale : c'est le cas en Israël... un état où tout le monde est surveillé, tout le temps.

Les GAFA savent absolument tout de ceux qui sont connectés : et ce sera encore plus une servitude volontaire quand ces GAFA  nous promettront, par dessus tout, une meilleure santé.

 

 

 

Source :

https://usbeketrica.com/article/covid-19-yuval-harari-anticipe-derapages-crise-et-appelle-sursaut

 

 

 

 

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 09:05
Liberté, liberté chérie... vraiment ?

 

Liberté, égalité, fraternité, telle est la devise de notre République, Liberté en tête...

Et nous la chérissons notre liberté... et pourtant, n'y avons nous pas renoncé par bien des aspects ?

Evidemment, la crise du coronavirus, le confinement restreignent fortement nos libertés de circuler, de vivre à l'air libre, de sortir...

 

Mais, de fait, nous sommes de plus en plus soumis et dociles face à une société de consommation qui nous intime l'ordre de produire, d'acheter, d'être performants, efficaces...

Comme l'écrit si bien Michel Erman, notre "idée de la liberté n'est qu'un vernis convenu"..

Nous nous soumettons à un ultra-libéralisme qui nous conduit au pire : destruction de la planète, surconsommation, gaspillages en tous genres, pollutions...

 

Nous suivons le mouvement perpétuel d'une société qui nous invite aux changements permanents : réformes de retraites, réformes de l'enseignement qui se succèdent au fil des gouvernements qui parviennent au pouvoir...

Reconversions dans le monde du travail, etc.

De plus, nous nous soumettons volontiers à toutes sortes de distractions diffusées par les médias, nous nous laissons séduire par un "despotisme doux", selon l'expression de Michel Erman.

 

Et de citer Tocqueville qui "dans son ouvrage intitulé "De la démocratie en Amérique", se demandait quelle forme douce prendrait le despotisme dans les temps modernes avec un pouvoir qui se contenterait de veiller sur le sort des gens, de les protéger, d'assurer leurs besoins, de faciliter leurs plaisirs afin de leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre."

C'est ainsi que l'individu consent à sa soumission.

 

Et avec la crise que nous vivons, la peur de la contagion, la terreur suscitée par cet ennemi invisible qu'est le coronavirus sont de nature à nous faire accepter une surveillance de masse dans un souci de protection.

 

La santé n'est-elle pas notre bien le plus précieux ?

Les mesures de confinement prises par les gouvernements sont évidemment indispensables, quand on voit les ravages produits par le virus.

 

Mais, on voit bien que cette chasse au virus nous conduit à perdre toutes nos libertés : on peut évidemment espérer que ces mesures de restriction des libertés seront provisoires.

Mais qu'adviendra-t-il ensuite ?

 

Le virus va-t-il persister ? D'autres virus peuvent-ils émerger ? Peut-on les stopper ?

On peut craindre des restrictions de liberté que nous accepterons pour préserver la santé de ceux que nous aimons, et notre propre santé.

Nous perdrons alors totalement cette chère liberté qui est bien "le sel de la vie".

 

 

 

 

 

 

Liberté, liberté chérie... vraiment ?

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