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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 11:59
Réalités virtuelles ?

 

 

La réalité virtuelle... voilà un oxymore qui a de quoi surprendre, étonner... Comment la réalité pourrait-elle être virtuelle ?

Le virtuel relève de ce qui immatériel, irréel, et pourtant, il existe, désormais, des casques de réalité virtuelle qui donnent l'illusion de se trouver dans un autre lieu, un autre temps...

 

Ainsi, on peut faire du vélo dans sa chambre et avoir l'impression d'être sur une route, dont on suit virtuellement les méandres, le vélo s'adaptant aux difficultés du terrain : sur une côte, le pédalage devient, alors, plus difficile...

On peut, aussi, courir sur un tapis roulant, et voir se dérouler un itinéraire champêtre : on a ainsi l'illusion de courir à l'extérieur, alors qu'on est enfermé dans un appartement.

On peut, encore, s'exercer sur un rameur et, comme par magie, on se retrouve sur un cours d'eau ou en pleine mer, on découvre des paysages réalistes...

 

Voilà les merveilles du progrès !

 

Pourtant, c'est, là, une déconnexion totale avec la réalité, avec la nature, ses odeurs, son air ambiant, le vent, les caresses du soleil, le murmure de l'eau, celui des oiseaux...

On voit bien les dangers de toutes ces applications qui nous éloignent de la vraie vie, de ses composantes, de ses risques, de ses dangers.

 

Nous avons déjà tendance à nous plonger dans des écrans d'ordinateurs, de smartphones, de tablettes, mais avec ces casques de réalité virtuelle, on sombre dans une illusion dangereuse de réalité...

Le risque est grand de se couper totalement du monde, d'en oublier toutes les saveurs.

La vie est faite d'expériences et ces expériences doivent se vivre dans le réel...

Peut-on en viendra-t-on bientôt à reconstituer les odeurs, le souffle de l'air, le bruitage ?

D'ailleurs, avec la 4 D, il sera bientôt possible, au cinéma, de percevoir des odeurs, des mouvements, lors de la projection d'un film d'action.

Tout est possible... mais rien ne vaut le contact direct avec la nature...

 

Bien sûr, ces équipements de réalité virtuelle coûtent encore très cher, et sont réservés à une élite. Mais, il est probable qu'ils seront bientôt accessibles à tous.

Les progrès techniques ne cessent de se développer : ils comportent des écueils dont il faut se protéger.

 

Déjà, le smartphone occupe une place de plus en plus importante dans nos vies : certains jeunes ne s'en séparent jamais, ils ont les yeux rivés sur leur appareil, on les voit, parfois, marcher dans la rue, le regard concentré sur leur écran.

 

Notre monde moderne devient celui de l'artifice : bientôt, on ne saura plus ce qu'est le chant d'un oiseau, on ne prêtera plus attention au bruissement des arbres, au murmure de l'eau.

C'est comme si les écrans prenaient le pouvoir et s'emparaient de nos vies...

 

 

 

https://www.lepoint.fr/emploi/pole-emploi-quand-la-realite-virtuelle-vient-en-aide-aux-chomeurs-28-01-2019-2289551_30.php

 

 

https://www.lepoint.fr/technologie/la-guerre-de-la-realite-augmentee-aura-bien-lieu-23-03-2019-2303405_58.php

Réalités virtuelles ?
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20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 11:49
Des villes "marchables"...

 

 

L'être humain est fait pour marcher, bouger... or, il devient de plus en plus difficile de marcher dans nos villes...

Trottoirs encombrés de vélos, de trottinettes, de planches à roulettes, pollution... le piéton semble ne plus avoir sa place dans les villes vouées à la vitesse...

Le marcheur n'est plus le bienvenu dans ce monde où tout s'accélère.

 

On connaît pourtant les bienfaits de la marche : la marche aide à lutter contre l’obésité, contre les maladies cardiovasculaires, et elle accroît l’espérance de vie. Mais son vrai bénéfice n’est pas pour le corps, il est surtout pour l’esprit. Marcher aide à penser. Les bonnes idées viennent lorsqu'on marche.

 

Ainsi, depuis toujours, les philosophes ont aimé la marche : les péripatéticiens donnaient leur enseignement en marchant, Socrate allait dans les rues d'Athènes à la rencontre des autres, les interrogeait, leur faisait découvrir une forme de vérité.

 

Le nom "péripatéticiens" est, d'ailleurs, issu d'un verbe grec : "περιπατέω, péripatéo, se promener, circuler, aller et venir".

 

Rousseau était un marcheur infatigable :" J'aime à marcher à mon aise, et m'arrêter quand il me plaît. La vie ambulante est celle qu'il me faut. Faire route à pied par un beau temps dans un beau pays sans être pressé, et avoir pour terme de ma course un objet agréable ; voilà de toutes les manières de vivre celle qui est le plus de mon goût... ", écrit ce philosophe dans le livre 4 des Confessions, évoquant ce bonheur de la marche qui le séduit depuis ses plus jeunes années.

 

Le rythme lent de la marche nous fait retrouver une dimension humaine qui s'efface de plus en plus à notre époque.

Les plaisirs le plus simples nous sont alors accessibles : on observe le monde environnant,  les arbres, les jardins, les maisons, leur architecture, les personnes que l'on croise.

 

Comme l'écrit fort justement Christophe Lamoure, "la marche permet de recoudre pas à pas l'évidence dissipée qui a longtemps tenu ensemble l'homme et le sol ; elle permet de reprendre pied dans une époque où chacun a la sensation de se noyer dans un torrent de bouleversements."

 

Or, les villes sont de moins en moins "marchables" : les villes sont envahies de voitures, de véhicules polluants, les trottoirs ne sont plus réservés aux piétons, puisque on y croise des vélos, des trottinettes...

 

La marche nous relie aussi au monde et à la terre.

La marche nous permet de retrouver un rythme lent, naturel...

Et la lenteur nous offre l'opportunité de vraiment  mieux apprécier le monde, de mieux le regarder, tout simplement.

Il est temps de redonner de l'espace aux marcheurs dans nos villes, de libérer les trottoirs, de rendre nos villes "marchables"...

 

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/invites-du-point/quiriny-la-france-en-marche-oui-mais-a-pied-10-09-2021-2442468_420.php

 

 

 

Des villes "marchables"...
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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 11:33
En un quart d'heure !

 

Le "quick commerce", vous connaissez ? Le dogme de la rapidité encore et toujours à l'oeuvre...

 "La ville du quart d’heure c’est la nouvelle utopie : comprenez une ville où vous avez tout sous la main en un quart d’heure, la possibilité de faire ses courses, ses procédures administratives et ainsi de suite dans ce périmètre-là. J’imagine qu’il y a de longues explications psychosociales pour comprendre pourquoi le quart d’heure est devenue le laps de temps supportable dans cet océan d’impatience qu’est notre civilisation, le “tout, tout de suite” n’acceptant donc d’être modulé que par le quart d’heure."

Faire ses courses sur son smartphone, être livré en un quart d'heure ! C'est la promesse du "quick commerce" !

Chic alors ! On consomme en "économisant du temps" !

Mais où est le plaisir ?

On ne peut plus choisir ses fruits, ses légumes, les regarder, les soupeser... on ne peut plus s'attarder dans les rayons...

On connaissait les fast-food, voici que le fast-service se met à connaître un vif succès.

Voici venu le temps du commerce servi à domicile...

Oui, mais servi par qui ?

Servi par ces nouveaux esclaves des temps modernes : on les voit circuler à vélo dans nos villes encombrées, chargés de sacs lourds de victuailles...

Encore un danger pour les petits commerces traditionnels et même pour les grands commerces...

 

"Car cette idée repose en effet sur des “dark commerces”, autrement dit des entrepôts situés par exemple en sous-sol, situés là où nous habitons, mais proposés à des loyers bien inférieurs que les commerces, tout simplement parce qu’ils sont moins accessibles et ils ne serviraient qu’à ces plateformes de livraison. Mais aussi et surtout, cette ville du quart d’heure ne peut exister que grâce à des forçats du quart d’heure."

"Des forçats du quart d’heure obligés de courir, ou plus précisément de pédaler, pour être dans les délais."

Et qui utilise ces forçats, ces livreurs précaires ?

Je me pose la question... pour ma part, je m'y refuse...

Qui utilise ce quick commerce ?

En fait ces sites  font de grosses Promotions, et s’affichent massivement dans le métro pour présenter la nouvelle distribution. Ainsi, des gens modestes ayant peu de moyens peuvent se laisser tenter par ce nouveau mode de consommation...

Ces services de livraison à domicile ultrarapides sont donc promis à un bel avenir, hélas !

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/l-humeur-du-matin-par-guillaume-erner/l-humeur-du-jour-emission-du-jeudi-02-septembre-2021

 

 

 

https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/07/08/cest-quoi-le-quick-commerce-la-nouvelle-revolution-du-commerce-alimentaire/

En un quart d'heure !
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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 08:49
Dans un monde intoxiqué par la vitesse, la lecture est un acte de résistance...

 

Vite, encore plus vite, toujours plus vite ! Notre monde est voué à la vitesse, à une frénésie d'activités sans fin...

La télévision, internet nous emportent dans un flot d'images rapides : a-t-on le temps de les analyser ?

Les images nous dictent leur rythme, nous sommes happés par toutes sortes d'informations qui nous submergent...

 

Le télétravail lui aussi ne nous laisse guère le temps de nous déconnecter...

 

A l'inverse, ouvrir un livre, c'est comme "lancer un défi au culte de la vitesse".

On se cale dans un fauteuil et on oublie tout le reste : on se livre entièrement à la lecture, avec délice et selon le rythme qui nous convient.

 

On a même le loisir de feuilleter les pages, de revenir en arrière, de relire pour mieux savourer...

Quelle détente ! Un pur bonheur !

La lecture permet un maximum de concentration et de réflexion...

Oui, vraiment, lire est un acte de résistance !

 

Dans notre monde hyperactif, la lecture permet un temps d'arrêt, un recul, une attention, une concentration qu'il nous faut retrouver.

Evidemment, dans un monde voué au marché, à l'économie, la culture littéraire semble obsolète, elle paraît n'avoir aucun intérêt...

 

Et pourtant, quel apport essentiel ! 

"Le lecteur de littérature apprend la langue de l'âme. Il apprend que d'autres peuvent ressentir les choses d'une manière différente de la sienne. Un autre amour, une autre haine. Il apprend de nouveaux mots et de nouvelles métaphores pour décrire les états d'âme. Grâce à l'enrichissement de son vocabulaire, de son répertoire de notions, il est en mesure de parler de son vécu d'une façon plus nuancée, ce qui lui permet de ressentir les choses avec plus de finesse.", écrit le philosophe berlinois Peter Bieri.

 

Dans un temps où prime l'économie, la lecture, la culture deviennent suspectes...

Il est temps de réagir contre ces tendances : le culte de la vitesse et de la performance, le mépris de la culture littéraire jugée inutile dans un monde de technicité grandissante...

Il est temps de réagir !

Lisons !

 

 

 

 

 

Dans un monde intoxiqué par la vitesse, la lecture est un acte de résistance...
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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 09:01
Paquebot de la démesure...

 

 

Il s'appelle WONDER OF THE SEAS, LA MERVEILLE DES MERS ! Un nom pompeux pour un navire qui ne  l'est pas moins.

Un paquebot aux dimensions gigantesques...

 

Jugez plutôt : 362 mètres de long, 66 de large, près de 2 900 cabines pour quelque 7 000 passagers et pas moins de 2 300 membres d’équipage… les chiffres donnent le tournis. Avec les trois autres navires d’une série commandée en 2012 par un armateur américain, le Wonder of the Seas est le plus grand paquebot du monde. 

 

"Après 3 ans de travaux, le WONDER OF THE SEAS, dernier né des chantiers de Saint-Nazaire, est sorti enfin de son berceau.

Sur la jetée, les spectateurs étaient aux premières loges...

"C'est le fruit de tout le travail qui a été fait à Saint-Nazaire : plusieurs milliers de personnes ont travaillé dessus. C'est toujours un moment un peu émouvant.", commente un spectateur.

"C'est une grosse bête qui sort. Je l'ai vu parfois de plus près et c'était vraiment très, très beau..." dit une autre spectatrice.

Le plus grand paquebot du monde !

Haut comme un immeuble de 20 étages, à bord, 2860 cabines... Des tests de vitesse, de stabilité vont être effectués pour valider la conformité du navire...

 

Un pub irlandais, un restaurant à pizzas, un club de karaoké, une salle de spectacle dernier cri... 20 restaurants, 35 bars, 1 patinoire, 2 théâtres, 15 piscines et même une tyrolienne de 24 mètres de long !

Quel luxe !

 

Le bateau sera livré en novembre à son propriétaire américain, le deuxième armateur mondial, une manne financière d'un milliard d'euros pour les chantiers de l'Atlantique, déjà tournés vers de nouveaux projets.

Le WONDER OF THE SEAS doit rejoindre Shanghai, son port d'attache en février prochain pour une exploitation commerciale dans toute l'Asie."

 

On le voit : nous vivons une époque formidable ! Plus c'est gros, plus c'est beau !

De la même façon, les constructeurs automobile continuent à fabriquer des modèles de plus en plus gros, de plus en plus polluants, de plus en plus rapides, énergivores...

Tout le monde sait qu'un SUV pollue bien plus qu'une berline. Cette différence est estimée à 18% en moyenne sur l'ensemble des voitures vendues en Europe. 

 

Alors que le dérèglement climatique menace notre planète, est-il raisonnable de construire des voitures, des paquebots toujours plus gros, toujours plus polluants ?

 

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/aeronautique/tourisme-a-bord-du-wonders-of-the-seas-le-plus-gros-bateau-du-monde_4743621.html

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/tourisme/paquebots-la-course-au-gigantisme-est-t-elle-raisonnable_4743655.html

https://parissecret.com/wonder-of-the-seas-le-plus-gros-paquebot-du-monde-a-pris-la-mer-pour-la-1ere-fois-en-france/

 

 

https://www.marianne.net/agora/humeurs/wonder-of-the-seas-aux-chantiers-de-latlantique-la-croisiere-deconne

Paquebot de la démesure...
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27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 08:33
Une société du prêt-à-jeter...

 

Nous vivons dans une société où tout nous pousse à consommer : les publicités omniprésentes, la mode, les cartes de crédit, les soldes, les petits prix, les commerces qui regorgent de toutes sortes de produits...

Et si nous ne consommons pas, l'économie est à la peine, la sacro-sainte croissance est menacée.

Nous vivons dans une société d'hyperconsommation...

 

Et comme l'écrit Konrad Paul Liessman, "la société de consommation devrait en fait s'appeler la société du prêt-à-jeter, et pas seulement, parce que la stratégie dominante pour se débarrasser des objets consiste encore et toujours à les jeter au lieu de les recycler.

Au delà de cette pratique, jeter devient l'une des formes essentielles de l'utilisation d'un bien : on le voit, on l'achète, on le jette."

"Jette, achète...", telle est la devise de nos sociétés...

 

Les fabricants eux-mêmes font en sorte que les produits soient rapidement périmés : c'est le règne de l'obsolescence programmée.

La mode vestimentaire ne cesse de se renouveler : nouveaux modèles, nouvelles formes, nouveaux coloris, nouvelles longueurs, etc.

Les smartphones sont conçus pour ne durer que deux années.

Et Konrad Paul Liessmann d'évoquer les pics de consommation à Noël : "On achète une énorme quantité d'articles qui, sans avoir été utilisés -ils sont même souvent restés dans leur emballage d'origine- prennent très vite le chemin de la poubelle."

 

Nous jetons aussi des tonnes de nourriture. Chaque année, ce sont 1,3 milliards de tonnes de nourritures qui sont jetées ou perdues sur l’ensemble du globe !

Cette masse correspond à 1/3 des aliments que l’on produit sur la planète ! Paradoxalement, quelque 815 millions d’individus souffrent de la faim dans le monde.

 Plus on a accès à de grandes quantités de nourriture, plus on gaspille. Un Malien jette en moyenne 9 fois moins qu’un Français ou un Américain par an : 11kg contre 95kg ! Plus on peut consommer, plus on consomme. Rien qu'avec ce que l'Europe jette chaque année, on pourrait nourrir 1 milliard de personnes.

 

Ainsi, comme l'écrit Konrad Paul Liessmann, "les déchets sont l'affaire de l'homme. La nature ne connaît pas de déchets : tout ce qui voit le jour et meurt au cours du cycle naturel est réintroduit dans celui-ci, se transforme, change d'apparence, de forme, de fonction, mais rien n'est mis au rebut... Seul l'homme produit des déchets."

 

Et le philosophe de conclure : "Aller jusqu'à produire des objets, ce qui est parfois très énergivore, pour qu'ils se retrouvent à la poubelle sans même avoir été utilisés, frôle le cynisme quand d'innombrables personnes n'ont toujours pas le strict nécessaire pour vivre."

Le recyclage est sans doute une des solutions au problème... mais il faudrait aussi repenser notre façon de produire et de consommer... 

Vaste programme !

 

 

 

https://toogoodtogo.fr/fr/blog/penseataplanete-gaspillage-alimentaire-2019

 

 

 

 

Une société du prêt-à-jeter...
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20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 10:22
Prendre le temps de manger...

 

Prendre le temps de manger, prendre le temps de savourer... est-ce possible alors que le prêt à consommer envahit nos supermarchés ?

Est-ce possible à notre époque où la plupart des cuisines sont équipées de four à micro-ondes ?

Nous en perdons le goût et la saveur des aliments...

 

Avec les aliments ultra transformés, nous nous gavons de sucre et de sel...

Comment dès lors pouvons-nous apprécier ce que nous mangeons ? 

 

D'ailleurs, nous ne mangeons plus, nous engloutissons...

Dans les années 60, on imaginait ce que pourrait être la nourriture du futur : "des pilules pour le dîner, des distributeurs de repas domestiques pouvaient servir des plats de lasagnes synthétiques, des poulets rôtis, ou encore des gâteaux chimiques au chocolat"... "une nourriture instantanée, le fantasme d'une culture obsédée par la vitesse..."

Nous n'en sommes pas loin...

 

Repas consommés en un quart d'heure devant téléviseur ou ordinateur, mode du fast-food, hyperconnexion dans le monde du travail... nous ne prenons plus le temps de nous nourrir...

 

Evidemment, de telles habitudes ne peuvent que nuire à notre santé.

Les taux d'obésité explosent : "nous nous jetons sur une nourriture industrielle saturée de sucres et de graisses."

 

Nous vivons dans un système où la vitesse est devenue la vertu cardinale...

"En visant des rendements toujours plus élevés, l'agriculture industrielle nuit aussi gravement aux ressources vivantes, à l'environnement, et même aux consommateurs."

Est-ce un bon calcul ?

"Nous devons ensuite dépenser des fortunes pour réparer les dégâts causés par l'agriculture industrielle sur l'environnement et la santé publique."

 

Il est donc important de faire des choix alimentaires plus judicieux...

Manger des fruits, des légumes, des amandes, des noix, plutôt que des plats transformés...

Cuisiner simple pour retrouver le vrai goût des aliments...

Cuisiner des légumes, les assaisonner avec de l'huile d'olive, du citron, retrouver le véritable goût des aliments en évitant trop de sel et trop de sucre...

 

 

 

 

Source : Eloge de la lenteur de Carl Honoré

Prendre le temps de manger...
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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 08:48
Hommage à Axel Kahn...

 

On le savait gravement malade, atteint d'un cancer incurable, mais on n'imaginait pas une fin si rapide : le grand scientifique Axel Kahn, humaniste, nous a quittés hier, le 6 juillet 2021.

Agé de 76 ans, le président de la Ligue contre le cancer est mort après avoir lutté contre un cancer dont il avait lui-même annoncé l’issue fatale.

Docteur en médecine et docteur ès sciences, Axel Kahn a été directeur de recherche à l’Inserm, directeur de l’Institut Cochin (2002-2007), président de l’université Paris Descartes (2007-2011) et président de la Ligue nationale contre le cancer.

Il était spécialiste des maladies génétiques, notamment hématologiques.

 

J'avais assisté à une de ses interventions lors du Festival de la Biographie à Nîmes, en 2019. Un moment fort, inoubliable, une interview passionnante.

Voici l'article que j'avais publié, à cette occasion :

 

Axel Kahn, c'est d'abord pour moi un phrasé particulier qui nous fait savourer les mots, les phrases : on aime l'écouter parler, avec sa verve caractéristique, on reconnaît tout de suite son timbre de voix.

 

Généticien, scientifique, médecin, Axel Kahn est aussi un écrivain : après avoir écrit la biographie de son père qui s'est suicidé le 17 avril 1970, il se lance dans un autre projet : rédiger sa propre autobiographie intitulé Chemins.

 

"Une autobiographie à travers ce qui, après tout, me caractérise mieux que tout, mieux que la génétique, mieux que la médecine, mieux que l'éthique, mieux que beaucoup de choses, c'est à dire mon amour absolu, mon besoin physique, mon besoin vital d'être sur les chemins, en train de cheminer... c'est l'autobiographie d'un homme, des flashs de mémoire entre 5 ans et 73 ans."

 

Axel Kahn évoque l'héritage immense, démesuré qui est celui de son père. Et notamment ce message que lui a laissé son père : "Sois raisonnable et humain..." et Axel Kahn, de se poser ces questions : "Qu'entendait-il par être raisonnable et humain ? En quelles circonstances notre raison et notre humanité sont-elles menacées ?"

Cette phrase, cette injonction ont accompagné Axel Kahn tout au long de son parcours, "comme un fil d'Ariane qui lui a permis de se retrouver dans les dédales de la vie où les Minotaures sont multiples."

 

Il parle aussi de son enfance au Petit-Pressigny, un petit village de 500 habitants dans le sud de l'Indre et Loire qui fut pour lui comme un paradis terrestre : et il a retrouvé maintes fois sur les chemins cette impression de bonheur absolu liée à l'enfance.

 

Axel Kahn raconte des souvenirs, notamment une rencontre éblouissante avec son père : à Chamonix, alors que le jeune Axel atteint de tuberculose fait un séjour dans un sanatorium, une rencontre forte, chargée d'émotions dans de somptueux paysages enneigés... Il découvre alors un homme qui est son père et qui l'aime.

 

Axel Kahn parle aussi de religion : les dogmes catholiques lui ont paru à un moment de sa vie totalement incroyables : la virginité de Marie, la Trinité, le Jugement dernier, la résurrection du Christ...

Mais il ne peut pas rejeter l'humanisme chrétien : même si on ne fait pas l'hypothèse de Dieu, tout n'est pas permis... Axel Kahn reste attaché à un humanisme rationnel sans Dieu.

 

Axel Kahn évoque encore son expérience de président d'Université : une mission exaltante... "essayer de préparer l'avenir, et essayer de dire aux étudiants : "Vous savez, si vous vous intéressez au passé, à vos racines, à ce qui vous a permis d'être là, non seulement ce ne sera pas un affaiblissement pour préparer l'avenir, mais cela vous donnera un ressort extraordinaire."

 

Axel Kahn raconte de nombreuses anecdotes survenues lors de ses pérégrinations et il rappelle que son livre intitulé Chemins est un document sur la France du début du XXIème siècle : "l'importance de l'attachement aux territoires, la diagonale du vide, là où les gens voient tout foutre le camp, des gens pour qui seul le pire est certain...", la France des gilets jaunes.

 

Ainsi, son autobiographie n'est pas seulement un éloge de la marche, elle est aussi le reflet de la France contemporaine : une étude sociologique de notre époque...

 

 

 

http://rosemar.over-blog.com/2019/01/une-rencontre-passionnante-avec-axel-kahn.html

 


 

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 10:44
De l'art invisible...

 

En matière d'art contemporain, on aura tout vu : des oeuvres éphémères, des performances, des tableaux vides, mais là on atteint des sommets !

Voilà qu'un artiste, un sculpteur vend des oeuvres invisibles !

 

Salvatore Garau, un artiste italien, est très en vogue en ce moment. Il expose des sculptures invisibles.

Cet artiste italien a réussi à vendre une œuvre invisible aux enchères pour 15 000 euros ! On peut dire qu'il a trouvé le filon pour s'enrichir à bon compte !

 

Mais quel est le gogo qui s'est rendu acquéreur d'une telle supercherie ? On ne connaît pas le nom de l'acheteur qui s'est laissé ainsi gruger...

Pour Salvatore Garau, sa sculpture invisible existe bel et bien, et elle est une "parfaite métaphore de l'époque que nous vivons", explique-t-il à L'Unione Sarda.

"Ça fait des années que je pense à ces sculptures invisibles. Mais ce n'est que maintenant que j'ai décidé de les exposer, car c'est une parfaite métaphore de l'époque que nous vivons", estime l'artiste italien de 67 ans...

 

Une façon de susciter l'imagination du spectateur. Cet artiste est surtout un génie de l'arnaque et de la supercherie !

Vendre du vent ! Incroyable ! Et ça marche !

 

Mais quelle époque !

Il est vrai qu'on nous vend toutes sortes de produits inutiles, futiles, dans une société de consommation débridée.

Alors pourquoi pas une oeuvre d'art invisible ?

 

Une façon de fustiger une époque où les objets matériels nous envahissent ? où nous accumulons toutes sortes d'objets de consommation inutiles.

La publicité nous incite à acheter toujours plus, elle est répétitive, envahissante, elle se veut attractive, accompagnée de musique.

Nous accumulons ainsi toutes sortes de biens : des meubles, des téléphones, des objets connectés, des vêtements...

"Le monde que nous rencontrons, chaque fois que nous sortons dans la rue, que nous entrons dans les magasins est un monde riche, fascinant et beau.", disait Georges Pérec.

Tout nous pousse à consommer et à entasser...

 

Alors, le vide peut devenir lui-même, au bout du compte, fascinant !

A moins que l'artiste n'ait voulu signifier que notre époque est vide, dépourvue d'âme, de spiritualité, de projets...

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/monde/un-artiste-vend-une-oeuvre-inexistante-pour-15-000-euros-02-06-2021-2429218_24.php

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31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 11:03
La prévention pour lutter contre les épidémies...

 

Prévenir pour mieux soigner : ce devrait être le maître mot d'une politique de santé efficace...

 

Lutte contre la cigarette, contre la consommation excessive d'alcool, contre la consommation d'une alimentation trop sucrée, trop salée, trop grasse, lutte contre la sédentarité, promotion de l'exercice physique : autant de mesures utiles pour préserver la santé des gens.

Quelles sont les personnes les plus impactées par le Covid-19 ? Les obèses, les diabétiques, les personnes atteintes de maladies chroniques...

Le coronavirus est aussi une maladie de la malbouffe. Les personnes en situation d'obésité ont été les plus touchées.

 

Le problème est que ces mesures de prévention vont à l'encontre de nos sociétés de consommation.

La publicité nous incite à consommer toujours plus une alimentation ultra transformée, contenant des additifs, riche en sucres, en gras et en sel.

 

Si la pub pour le tabac est interdite, "la Ligue contre le cancer dénonce la valorisation et la promotion du tabagisme dans les films français... elle publie une enquête sur plus de 150 films, an amont de la journée mondiale sans tabac du 31 mai. "Le tabac demeure quasi omniprésent dans les films français : entre 2015 et 2019, 90,7 % comprennent au moins un événement, un objet ou un discours en rapport avec le tabac : personnes en train de fumer, présence de cendriers, cigarettes, personnage qui parle de tabac", note la Ligue d’après la 3e édition de son enquête."

 

"Cette surreprésentation du tabac dans les films est d’autant plus préoccupante que, depuis le 1er confinement en mars 2020, 66 % des 18-24 ans indiquent passer plus de temps devant des films ou séries, quel que soit le support. (TV, ordinateur, tablette, smartphone….)"

 

Ainsi, la politique de prévention se heurte à des lobbies très puissants, contre lesquels il est difficile de lutter.

Il y a les lobbies du tabac mais aussi ceux de l'industrie agroalimentaire, le premier secteur industriel en France, pourvoyeur de centaines de milliers d'emplois, un secteur très influent où les lobbies travaillent activement pour servir ses intérêts.

 

Les lois contre la malbouffe sont souvent rejetées en raison de pressions exercées par les lobbies.

L'économie et la santé ne font pas bon ménage.

 

Encore un problème difficile à résoudre !

Les consommateurs que nous sommes doivent sans doute oeuvrer pour éviter d'acheter tous ces produits nocifs pour la santé, que nous vend l'industrie agroalimentaire.

Mais cette alimentation nocive est peu chère : elle est donc achetée par les plus pauvres, et ce sont les plus pauvres qui sont victimes de ce système.

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/sante/l-omnipresence-du-tabac-dans-les-films-francais-denoncee-26-05-2021-2428185_40.php

 

https://tv.marianne.net/rencontres/alimentation-aujourd-hui-les-pauvres-n-on

 

 

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