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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 13:53
La numérisation de l'école et ses dangers...

 

 

 

Désormais, dans les écoles, les collèges, les lycées, tout passe par des écrans informatiques :  pour enseigner, pour apprendre, pour faire l’appel en classe, pour communiquer avec les familles ou avec l’administration...

 

Toutes les salles de classe sont équipées d'écrans d'ordinateurs : la révolution numérique est en marche et, en une dizaine d'années, tout a changé.

 

Le cahier de textes de la classe est numérique : le professeur indique en ligne tout le travail effectué en classe, les exercices à réaliser, les leçons à apprendre.

L'ordinateur est ainsi un outil précieux de communication.

 

Pour autant, le "tout numérique" comporte des dangers.

En privilégiant des apprentissages ludiques, on en oublie le sens de l'effort... On laisse de côté la mémoire pourtant essentielle dans la formation des individus.

Que deviennent la patience, la lenteur ?

 

De plus en plus de jeunes sont hyperconnectés chez eux : ils ont déjà un ordinateur, un smartphone, une tablette. On peut même parler d'addiction pour certains adolescents qui ne quittent plus leur portable.

 

Et on leur offre, encore, dans les lycées et les collèges un ordinateur, un nouvel écran... 

 

La dispersion favorisée par les images des écrans n'est pas bonne, les élèves ont besoin d'apprendre la rigueur, de se confronter à des difficultés pour progresser. Les obstacles sont formateurs et on en vient à les supprimer par des apprentissages ludiques. On le sait bien : la pédagogie de la découverte et du jeu comporte des risques... on oublie de donner des bases essentielles pour la formation du raisonnement.

 

Les enseignants eux-mêmes sont amenés à corriger des tests d'évaluation, avec des codages compliqués, et ils deviennent ainsi des outils du numérique, des robots.

Leurs outils de travail sont dématérialisés : le livre électronique rentre peu à peu dans les établissements scolaires.

Bientôt, les profs seront peut-être remplacés par des vidéos, et c'en sera fini du contact entre l''élève et l'enseignant.

 

Le numérique n'est donc pas une panacée qui permettrait de résoudre les problèmes de l'école, bien au contraire. Il ne doit être utilisé que comme un appoint, en complément de l'enseignement délivré par les enseignants.

 

 Ainsi, Steve Jobs, lui-même, fondateur d'Apple, a toujours préservé ses enfants de l'envahissement des nouvelles technologies... Ceux-ci n'ont jamais utilisé d'Ipad.
 
La plupart des innovateurs du numérique limitent l'utilisation des écrans par leurs enfants à 30 minutes par jour pendant la semaine, alors que d'autres ne tolèrent l'usage de la technologie que pendant le week-end.

 

On le sait : la surconsommation d'écrans est néfaste, elle entraîne une certaine passivité, une déconnexion de la réalité, un émiettement, un éparpillement de l'attention...


 

 

 

 

 

 

La numérisation de l'école et ses dangers...
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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 12:56
Bientôt le Meilleur des mondes d'Huxley ?

 

 

 Une émission diffusée sur Arte, intitulée Bébés sur mesure nous montre les progrès fulgurants de la médecine dans le domaine de la génétique et de la procréation assistée.
 

Aldous Huxley l'avait imaginé dans son roman Le Meilleur des mondes : une société basée sur la sélection des personnes... et voilà que ses prédictions sont en train de se réaliser.

 

La procréation médicalement assistée a vu le jour pour aider les couples infertiles en détresse ou condamnés par de graves maladies héréditaires. Et les progrès dans ce domaine sont tels qu'on peut maintenant choisir le sexe ou la couleur des yeux des bébés à naître.

Notre société est fascinée par le pouvoir de tout corriger : le bébé à la carte est désormais possible. Allons-nous  programmer des bébés sur mesure ?

 

Tout a commencé avec la fécondation in vitro : en 1982, Amandine fut le premier bébé éprouvette français... et cette pratique est désormais devenue courante. La procréation médicalement assistée est, de nos jours, une routine : elle a essaimé jusqu'en Inde avec une des meilleures cliniques au monde, baptisée : "le désir, le souhait..."

Le choix à portée de mains... C'est bien là l'objectif du transhumanisme : un eugénisme qui veut passer de "la chance au choix".

1000 fécondations in vitro par an dans cette clinique... Avec cette méthode médicale, on peut sélectionner les embryons les plus viables.

 

Certains couples ne pouvant procréer peuvent, aussi, faire appel à des donneurs. Il existe, ainsi, des banques de spermes, notamment au Danemark, le désir d'enfants n'étant plus réservé aux couples hétérosexuels.

Un nouveau marché apparaît alors et explose : on peut choisir le donneur approprié, la couleur de peau, la nationalité, la taille, le poids, la corpulence, la pointure ! On choisit sur catalogue, en quelque sorte !

 

Dans des cuves, sont abrités des échantillons, potentiellement des milliers d'enfants, conservés dans de l'azote liquide, une "matière" qui peut être, ainsi, conservée pour toujours. Les prix vont de 40  à mille euros...

 

Seuls 10 % des candidats donneurs sont sélectionnés pour la qualité satisfaisante de leur sperme. Les gens cherchent des donneurs qui leur ressemblent, avec la même culture, les mêmes caractéristiques... C'est un véritable marché qui s'organise.

La banque Cryos livre dans le monde entier, au nez et à la barbe des législations.

En France, le don de sperme est anonyme, gratuit et strictement réservé à des couples stériles. Aux Etats-Unis, au contraire, tout est permis, à condition d'avoir les moyens... Le marché de l'ovule y est florissant. Vendre ses ovules peut rapporter jusqu'à 25000 dollars.

Avec les progrès de la technique, survient la tentation de sélectionner l'embryon qui sera implanté : choisir l'enfant qui naîtra, choisir son sexe, par exemple...

Mais où commence le confort, où s'arrête la médecine ?

Les couples peuvent choisir aussi la couleur des yeux de leur enfant ! Il suffit de payer un supplément...

 

Une banque dite des "génies" a même existé dans les années 80 : les donneurs de sperme étaient triés en fonction de leur QI. 218 enfants sont nés de cette expérience. Cela s'appelle de l'eugénisme.

 

Autre pratique : la gestation pour autrui ou GPA qui permet à des femmes dont l'utérus est anormal ou à des couples d'hommes de faire appel à une mère porteuse pour avoir un bébé.

Des couples aisés payent 25000 dollars pour ce type de prestation : les mères porteuses reçoivent un tiers de la somme pour chaque grossesse, dix ans de revenu pour une famille en Inde.

"C'est de la main d'oeuvre", explique un des médecins chargés de ces inséminations artificielles en Inde.

La GPA est, ainsi, autorisée dans de nombreux pays.

 

Le diagnostic pré implantatoire est une recette pour forger un enfant en parfaite santé : en Espagne, une firme offre à ses clients de trier de nombreux caractères génétiques avant l'implantation des embryons.

Dans certains pays, comme en Angleterre, on peut éliminer des embryons certains défauts, le strabisme par exemple.

Ainsi, pourrait apparaître une population dont les caractères génétiques seront normés.

Les utopies que l'on imaginait au vingtième siècle sont en train de se réaliser avec une rapidité absolument insolente. "Nous sommes lancés dans le toboggan eugéniste", affirme Laurent Alexandre.

Se pose alors un problème éthique et philosophique.

Qu'est ce qu'un enfant handicapé, qu'est-ce qu'un enfant normal ? Difficile de le délimiter.

Plus inquiétant, encore : une firme américaine travaille depuis des années à rajeunir des ovules pour permettre à l'horloge biologique des femmes de remonter le temps... une femme ménopausée pourrait retrouver sa fertilité. Des cellules souches pourraient même être transformées en ovules. On peut, alors, produire des ovules à l'infini.

Une start up lyonnaise revendique même la création de spermatozoïdes humains en laboratoire : il reste à prouver que ces spermatozoïdes soient fécondants.

On pourra même bientôt modifier l'ADN des embryons.

Une nouvelle ère de l'histoire humaine a commencé...

Mais on voit bien les dangers de toutes ces mutations : l'être humain est fait d'imperfections, de défauts, de difficultés.

Vouloir supprimer ces défauts, n'est-ce pas renoncer à notre humanité ?

 

 

 

 

Source : une émission sur Arte : Bébés sur mesure

 

http://www.tv-replay.fr/redirection/10-10-17/bebes-sur-mesure-arte-12619094.html

 

 

 

 

 

 

 

 

Bientôt le Meilleur des mondes d'Huxley ?
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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 09:23
Christine Angot : le mauvais choix...

 

 

L'émission présentée par Laurent Ruquier ONPC a donné lieu, ce samedi 30 septembre, à une scène assez surréaliste.

 

Sandrine Rousseau était venue parler de son livre évoquant l'agression sexuelle dont elle a été victime, de la part de Denis Baupin.

 

Alors que Sandrine Rousseau expliquait qu'une cellule de lutte contre le harcèlement avec des personnes "formées à écouter la parole" avait été mise en place à Europe Ecologie Les Verts,  Christine Angot s'est soudainement emportée.

"Mais arrêtez, il n'y a personne qui peut entendre..." a-t-elle affirmé, avec véhémence...

 

Et à la question posée par Sandrine Rousseau : "Mais, alors, comment on fait ?", la réponse de Christine Angot avait de quoi surprendre : "On se débrouille, c'est comme ça".

 

Autrement dit, les victimes d'agressions sexuelles sont invitées à se taire !

On imagine le désarroi de Sandrine Rousseau face à une telle incompréhension.

Christine Angot a alors quitté le plateau en hurlant : "Je retourne dans ma loge là, c'est pas possible. Je ne peux pas entendre des trucs pareils."

Il faut préciser que cette séquence a été coupée lors de la diffusion de l'émission : on n'a pas vu le départ de Christine Angot.

 

Yann Moix, lui aussi, n'a pas été très amène à l'égard de la jeune femme, lui reprochant de ne pas avoir donné les détails de son agression : "J'aurais voulu voir l'agression", a-t-il dit, lorsque l'enregistrement de l'émission a repris. "Je vous ai entendu beaucoup parler sur cette violence, mais très étrangement, et avec tout le respect que je vous dois, je n'ai pas senti cette violence."

 

On avait, alors, la curieuse impression que la victime devenait coupable... coupable, d'une part, d'avoir parlé, et d'autre part, coupable de ne pas en avoir dit assez !

On le sait : souvent, quand une femme vient déposer plainte pour violences, on ne prend pas suffisamment en considération ses souffrances.
 
On les banalise, on les admet, parfois même on va jusqu'à considérer que les femmes sont elles-mêmes coupables des violences qu'elles subissent...

 

La réaction de Christine Angot a été disproportionnée et excessive devant une femme qui venait exposer sa détresse.

Ce n'est pas la première fois qu'elle fait dans l'excès et la démesure : on se souvient de ses propos face à François Fillon, lors de l'Emission politique, elle refusait d'évoquer la notion de dialogue, elle avait fait preuve d'une rare violence, ayant du mal à se contrôler.

 

On peut le rappeler : Christine Angot a été elle-même victime d'un inceste dans son enfance, ce qu'elle raconte dans un de ses romans, mais ce n'est pas une raison pour se prévaloir de détenir une vérité absolue sur la conduite à tenir face à une agression sexuelle.

 

Dans tous les cas, Sandrine Rousseau n'a pas obtenu le soutien qu'elle méritait, au regard du traumatisme qu'elle a dû subir. 

Et c'est regrettable, notamment quand on songe à toutes ces femmes qui ne sont pas écoutées, alors même qu'elles ont été agressées et humiliées.

 

Manifestement, Christine Angot a des difficultés à se maîtriser et à garder une certaine hauteur de vue et une certaine distance sur les problèmes et les événements.

 

 

 

 

 

 

Christine Angot : le mauvais choix...
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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 13:52
La course à la productivité conduit à la déshumanisation des salariés : l'exemple de Lidl et celui de Free...

 

 

 

L'émission Cash Investigation diffusée sur France 2, ce mardi 26 septembre, nous révélait les difficiles conditions de travail des employés de Lidl et de Free : tout le monde connaît ces enseignes qui prospèrent, dans notre pays.

Lidl, marque allemande qui est récemment sorti du hard discount pèse 8 milliards d'euros de chiffre d'affaires : un beau succès ! Mais à quel prix ?

 

Les caissières qui officient dans ces magasins travaillent debout ... elles sont polyvalentes, elles peuvent être amenées à faire le ménage ou de la mise en rayons...

Et bien sûr, les pauses leur sont interdites : au nom de la performance, impossible pour elles d'aller boire, de discuter.

C'est l'enseigne Lidl qui a inventé le triple scannage : la caissière passe, ainsi, les produits plus rapidement... rentabilité oblige...

 

Les préparateurs de commande travaillent, eux, dans de grands entrepôts.

Ils sont guidés par une commande vocale et dialoguent avec un ordinateur grâce à un casque.

 

Un journaliste de Cash investigation a réussi à se faire embaucher dans un de ces entrepôts : 7 heures par jour, guidé par une machine, soumis à ses ordres, il va de rayon en rayon pour récupérer des produits, 250 colis par heure !

Devenu un robot, obéissant à une machine, le salarié est soumis à un taux de rentabilité.

Dans ces conditions, les salariés voient leur santé se dégrader : fréquence cardiaque trop élevée, usure des articulations, accidents du travail à répétition.

 

La peur du licenciement devient une méthode de management... Certains salariés à bout en viennent à se suicider.

L'entreprise Free est aussi un fleuron de notre économie : Xavier Neel, neuvième fortune de France, est un des patrons préférés des Français.

Mais quand on voit l'envers du décor, on est, pour le moins, désabusé...

Des employés sont mis à la porte du jour au lendemain pour des motifs anodins : retards, absences pourtant justifiées.

Au moindre débrayage, les sanctions tombent : menaces, licenciements.

Dans un centre d'appel au Maroc, des employés de Total-Call se sont mis en grève en 2016 : ils dénonçaient leur condition de travail... Aussitôt, Angélique Gérard, directrice des centres d'appel, se rend sur place.

Afin de juguler la grève, elle annonce une fermeture possible du centre... finalement, les employés qui ont fait grève ont été licenciés.

 

On le voit : que ce soit chez Free, ou chez Lidl, les méthodes employées pour gérer le personnel sont indignes, elles bafouent les droits les plus élémentaires des travailleurs : droit de grève, dignité, conditions de travail...

Ces exemples sont révélateurs d'une dégradation de la situation des salariés dans ces entreprises, mais il ne sont certainement pas isolés.

Le libéralisme fait des ravages dans nos sociétés et la nouvelle loi travail va aggraver encore les difficultés des salariés.

 

 

 

L'émission de France 2 :

 

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-26-septembre-2017_2380043.html

 

 

La course à la productivité conduit à la déshumanisation des salariés : l'exemple de Lidl et celui de Free...
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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 09:03
La nouvelle religion : Google et les GAFA...

 

 

Jeudi 14 septembre, dans la Grande librairie, le journaliste et critique littéraire François Busnel  recevait Yuval Noah Harari, universitaire israélien qui, dans son dernier ouvrage intitulé Homo Deus, s'intéresse au destin de l'espèce humaine.

 

Harari imagine l'émergence d'une nouvelle religion : "le dataïsme"... Il précise : Qu'est-ce que la religion si ce n'est une autorité qui domine les hommes ?

 

Autrefois, quand les hommes se posaient des questions, ils allaient trouver des réponses auprès des gens d'église : ils se tournaient vers Dieu, vers la Bible.

 

Avec le dataïsme, l'homme qui se posera des questions ira consulter des algorithmes. Des milliards de gens le font, la nouvelle source d'autorité aujourd'hui, c'est Google...

Bientôt, Google disposera de suffisamment de données pour hacker tous les humains.

 

Les êtres humains ne sont eux-mêmes, selon Harari, que des algorithmes biochimiques. On peut, alors, contrôler et manipuler les gens, d'une manière inédite, avec leur consentement et sans qu'ils en prennent vraiment conscience.

 

Harari imagine une apocalypse par du shopping : on peut créer des algorithmes qui comprennent tellement bien les gens que l'on saura sur quel bouton émotionnel appuyer pour leur vendre quelque chose.

Les robots vont vendre des choses aux hommes.

 

Pourra-t-on vraiment se déconnecter ? De plus en plus, des emplois, des entreprises demandent aux gens d'être connectés tout le temps.

Certains pays construisent même des sociétés de surveillance totale : c'est le cas en Israël... un état où tout le monde est surveillé, tout le temps.

Et il est possible de vendre ce système de surveillance totale à d'autres régimes.

 

Même la lecture qui passe de plus en plus par le numérique devient une occasion de surveiller le lecteur.

Des appareils comme le Kindle d'Amazon sont capables de recueillir des données sur les utilisateurs pendant qu'ils lisent : par exemple, à quelle page le lecteur marque une pause, quelle phrase fait abandonner le livre et avec un système de reconnaissance faciale, l'appareil saura quel effet aura eu telle phrase sur le rythme cardiaque du lecteur, il saura ce qui l'a fait rire, l'a rendu triste ou mis en colère.

Bientôt les livres vous liront, pendant que vous lisez..., affirme Harari dans une formule particulièrement frappante.

 

Grâce à ces données, Amazon choisira pour vous des livres avec une précision troublante, il vous connaîtra parfaitement, ajoute-t-il.

Les GAFA savent absolument tout de ceux qui sont connectés : et ce sera encore plus une servitude volontaire quand ces GAFA  nous promettront, par dessus tout, une meilleure santé.

Harari prévoit une bagarre entre la santé et la vie privée, et c'est la santé qui va gagner... Ainsi, les gens seront volontaires pour abandonner leur vie intime afin d'avoir de meilleurs soins.

 

En effet, quoi de plus précieux que la santé ? La santé est essentielle pour tout être humain.

Les gens accepteront, alors, de porter des capteurs biométriques : on pourra, ainsi, identifier précocement chez eux telle ou telle maladie.

 

Et comme tout le système économique est construit sur la croissance économique, on ne pourra arrêter le progrès de la technologie car aucun gouvernement n'envisage de stopper la croissance.

 

Les prévisions de Yuval Noah Harari semblent d'une évidence absolue : l'homme de demain, voué aux GAFA, sera dominé par des machines et ne pourra plus s'en passer.

Harari nous invite à une réflexion sur le futur : son ouvrage est aussi une mise en garde contre l'emprise des systèmes informatiques.


 

 

 

 

 

La nouvelle religion : Google et les GAFA...
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 14:20
Un pauvre dans la ville...

 

 

C'est l'été finissant... Tout le monde se hâte dans la rue et vaque à ses occupations : courses, balades, lèche-vitrines.

L'air est léger, une ambiance de vacances, encore...

Je fais partie de ces passants qui profitent de ces derniers jours de l'été pour déambuler dans la ville et me rendre dans une librairie afin de choisir quelques livres.

Beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés... on sent une joie de vivre, un besoin de goûter cette après-midi d'été, et de se détendre.

J'approche enfin de mon but : la librairie...

 

Et soudain, une vision étrange sur le trottoir : un être est assis sur le sol, la tête en bas, comme terrassé par la misère, le désarroi le plus total.

Un SDF est là, installé sur le trottoir, adossé à un caddie rempli de sacs en plastique...

Qu'a-t-il encore d'humain ?

Plus d'expression, plus de visage, plus de regard, il a l'air de dormir et de s'effacer peu à peu.

Ses jambes à demi dénudées dans son bermuda laissent voir des ulcères rougeâtres, ses pieds chaussés de sandales ne sont plus ceux d'un humain : les ongles démesurément longs et sales font penser à ceux d'un animal.

Il semble ne plus faire partie de notre monde...

 

Les gens passent, indifférents, pressés, gênés.

La vision est dérangeante : comment ne le serait-elle pas ?

C'est la confrontation de deux mondes parallèles qui s'ignorent.

Je n'ose même pas, moi aussi, le déranger, alors qu'il semble dormir.

Et je me rends dans la librairie où je passe un long moment à choisir des livres.

 

De retour dans la rue, le pauvre est toujours là : il s'est réveillé et je vois qu'il tient, dans ses grosses mains quelques menues piécettes.

Je dépose, alors, dans le creux de sa main une pièce de deux euros.

Soudain, le pauvre se redresse, me regarde, retrouve son humanité et prononce bien distinctement ces mots : "Dieu vous le rendra..."

Soudain, une voix bien distincte, un regard, un visage, une envie de communiquer, de partager...

 

J'ai vraiment l'impression d'être retournée au Moyen Age, dans un monde où règnent des inégalités criantes, la misère la plus totale.

J'ai vraiment l'impression d'être devant une scène qui appartient à une autre époque...

 

Plus loin, je suis soudain interpellée par un policier qui me demande de passer sur le trottoir d'en face, car un tournage a lieu dans la ville.

Effectivement, j'aperçois une caméra qui filme en travelling des monuments : toute une équipe de tournage s'affaire et les badauds observent de loin ce spectacle.

Me voici passée soudain du Moyen Age au XXI ème siècle...

Me voici revenue à une autre réalité de notre monde.

On tourne un film dans la ville : la modernité est là, palpable, évidente...

 

Et pourtant, je viens de vivre une scène digne d'une époque lointaine, une scène d'une grande violence...

Toute la misère du monde dans un seul être... et tout autour, un gouffre d'indifférence et d'insouciance...

 

 

 

 

 

 

Un pauvre dans la ville...
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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 12:30
J 'voudrais travailler encore avec mes mains d'or...

 

 


Le chômage, les usines qui ferment, telles sont les dures réalités de notre monde moderne : Bernard Lavilliers nous raconte cette tragédie qui anéantit les hommes dans une de ses plus célèbres chansons : Les mains d'or...

Le poète nous montre, d'abord, "Un grand soleil noir (qui) tourne sur la vallée..."

L'oxymore "soleil noir" symbolise le travail perdu, des usines abandonnées où la vie a disparu...

Un décor désolé apparaît, alors :

"Cheminées muettes - portails verrouillés 
Wagons immobiles - tours abandonnées 
Plus de flamme orange dans le ciel mouillé..."

Les cheminées personnifiées, devenues "muettes", semblent comme muselées, l'énumération des noms, sans verbe conjugué, restitue un désarroi, d'autant qu'ils sont accompagnés de termes négatifs.

La strophe suivante fait intervenir une comparaison : "On dirait - la nuit - de vieux châteaux forts 
Bouffés par les ronces - le gel et la mort ".

Un décor fantomatique est décrit, un décor à la fois somptueux et désolé.... Le verbe imagé et familier "bouffés" traduit une violence inouïe.

 

Ces lieux effrayants sont comme pétrifiés et anéantis dans une immobilité terrifiante.

Seul "un grand vent glacial" anime cette usine, faisant "grincer les dents" d'une machine à l'arrêt, devenu "monstre de métal dérivant".

 

Le refrain à la première personne est un hymne au travail bien fait : le personnage exprime une volonté de retrouver du travail, de manière insistante et réitérée.

"J'voudrais travailler encore - travailler encore 
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or 
Travailler encore - travailler encore 
Acier rouge et mains d'or..."

 

L'expression "mes mains d'or" donne toute sa valeur au travail de l'ouvrier qui sculpte l'acier et le dompte.

 

L'ouvrier évoque, alors, sa vie passée dans ce "laminoir", un terme terrible, à double sens, le propre et le figuré, une vie consacrée à un dur labeur, une vie difficile...

 

L'énumération qui suit mêle mots concrets et abstraits : "Mes poumons - mon sang et mes colères noires 
Horizons barrés là - les soleils très rares..." Cette succession chaotique de mots insiste sur la dureté du travail de l'homme : il y a tout mis, ses poumons, son sang, sa vie, ses indignations... sans beaucoup d'espoir puisque les horizons sont barrés...

 

Le laminoir est même comparé à une "tranchée rouge", image guerrière très forte qui vient encore souligner l'âpreté du travail. On voit apparaître, aussi, une "saignée rouge sur l'espoir"...

 

La strophe qui suit est à nouveau métaphorique : l'usine abandonnée suggère des images de "navires de guerre 
Battus par les vagues - rongés par la mer 
Tombés sur le flanc - giflés des marées..." 
Vaincus par l'argent - les monstres d'acier..."

 

Ces navires échoués, balayés par la mer viennent alourdir le désarroi et la détresse du narrateur.

On voit, pour la première fois, apparaître, dans la chanson, le thème de l'argent, du profit : le texte est, ainsi, une dénonciation du monde de la finance qui délocalise, ferme des usines, au mépris de la vie des gens.

La toute puissance de l'argent est bien mise en évidence par cette évocation de ces navires anéantis et vaincus par l'argent...

 

L'ouvrier constate, alors, son inutilité : les négations se multiplient, évoquant un vide de l'existence....
"J'peux plus exister là 
J'peux plus habiter là 
Je sers plus à rien - moi 
Y'a plus rien à faire..."

 

Il en vient même à souligner un paradoxe vers lequel le conduit ce monde absurde de la finance :
"Quand je fais plus rien - moi 
Je coûte moins cher - moi 
Que quand je travaillais - moi 
D'après les experts..." 

 

Et, pourtant, l'ouvrier travaillait dur, il se "tuait" à la tâche, pour "gagner des clous...", expression familière qui accentue l'idée de misère sociale.

"C'est moi qui délire 
Ou qui devient fou 
J'peux plus exister là...", conclut, ainsi l'ouvrier face à ce monde qui inverse les valeurs. 

 

Un monde qui rend les gens fous, qui les anéantit, leur enlève jusqu'à l'espoir de travailler pour un salaire de misère...

La mélodie rythmée et lancinante restitue la douleur et le tourment de celui à qui on a enlevé sa raison de vivre...
 

 

https://youtu.be/C_FrCekiYSY

 

 

 

 

 

 

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 12:49
Ce temps qui nous échappe...

 

 

Ce temps qui nous échappe, c'est d'abord celui de la plante, de l'arbre, de la fleur dont nous ne voyons pas la temporalité... c'est ce que nous révèle Michel Onfray dans son ouvrage intitulé Cosmos.

"Tout à notre temps, illettrés du temps des plantes, nous n'avons rien vu du détail, nous sommes passés à côté de la temporalité végétale...", écrit Michel Onfray.

 

Le monde végétal a une temporalité qui lui est propre : nous ne voyons pas le mouvement des plantes, mais il existe et  peut être révélé par une prise de vue en accéléré, par exemple...

 

Nous ne voyons plus, aussi, le monde qui nous entoure car nous vivons dans un univers où tout va de plus en plus vite : les moyens de communication, les médias nous emportent dans un tourbillon d'informations que n'avons plus le temps d'analyser.

 

Nous ne regardons plus ces plantes, ces arbres, ces fleurs qui changent au fil des saisons.

 

Nous ne prenons plus le temps aussi de connaître, d'aimer les gens qui nous entourent : nous sommes souvent comme sourds et aveugles à leur vie, leurs bonheurs, leurs peines.

Les voilà disparus et on se dit qu'on n'a pas eu le temps discuter avec eux, de les regarder, de les écouter.

 

Emportés par nos propres soucis, dans le tourbillon du travail et du monde, nous n'avons pas su profiter de leur présence.

Nous avons laissé filer le temps et nous n'avons pas su les mieux connaître.

Des moments perdus, des regards qui n'ont pas été assez attentifs, une oreille distraite...

 

Le temps nous a échappé, il nous a manqué.

On se disait peut-être qu'on avait bien le temps...

C'est ce que l'on pensait mais le temps d'une vie est si court...

 

Tout le monde a pu éprouver ce sentiment de temps perdu, cette impression d'avoir gaspillé des instants de vie précieux, des moments de partage, des émotions.

 

Mais, trop souvent, on en prend conscience un peu tard, quand le temps est passé, quand la vie s'est écoulée.

 

Il est vrai que nous avons la chance de vivre plus longtemps que nos ancêtres, que l'espérance de vie s'est accrue.

 

Mais, parallèlement, le temps accéléré dans lequel nous vivons nous empêche souvent de profiter de moments essentiels.

 

Notre temps est celui des images qui défilent, des infos qui se bousculent, qui se dispersent aussitôt qu'elles sont diffusées, notre temps est celui des écrans de toutes sortes, notre temps est celui de la productivité au travail : il faut faire toujours plus, toujours plus vite...

Notre temps oublie trop souvent l'essentiel...

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

Ce temps qui nous échappe...
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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 11:12
Bientôt du saumon transgénique dans nos assiettes ?

 

 


Des apprentis sorciers ont osé ! Ils ont créé une nouvelle espèce de saumon génétiquement modifié : ce poisson transgénique a été imaginé et développé par la société de biotechnologies AquaBounty Technologies, dans l'État du Massachusetts. Ainsi est née une sorte de nouveau saumon de l'Atlantique auquel on a injecté un gène du saumon chinook du Pacifique, afin qu'il grossisse deux fois plus vite. Il peut ainsi atteindre sa taille adulte au bout de 16 à 18 mois, au lieu de 30 mois pour un saumon de l'Atlantique.

 

Ce saumon transgénique vient d’arriver sur les tables canadiennes. Et les consommateurs ne peuvent détecter s'ils achètent cette nouvelle variété de saumon... aucun étiquetage pour les informer...

 

Il serait, pourtant, normal pour les consommateurs de savoir quel type de nourriture ils achètent. Mais, on sait que souvent, dans ce domaine, la transparence n'est pas de mise : l'affaire des oeufs contaminés au fipronil vient encore de le démontrer récemment.

 

En une année, 5 tonnes de cette nouvelle variété de saumon auraient été commercialisées sous forme de filets au Canada.


On voit bien là tous les dangers de l'industrie alimentaire qui se livre à des expériences dignes du docteur Frankenstein sur le monde animal : d'ailleurs, ce fameux poisson"biochimique" a été surnommé à juste titre "frankenfish"...

 

Un saumon qui grandit deux fois plus vite ? Quel en est l'intérêt ? Alors que les pays nantis se livrent à une surconsommation et jettent une multitude d'aliments, que l'autre partie de la planète souffre de malnutrition, de la faim, on se livre à des manipulations génétiques sur toutes sortes d'animaux : porcs, poissons, poulets, vaches...
Ne vaudrait-il pas mieux songer à rétablir un équilibre ?

 

Il est vrai que le saumon d'élevage est déjà toxique car il est traité au diflubenzuron pour lui enlever ses poux de mer... même la filière bio est concernée.

 

Et voilà qu'on propose aux consommateurs un saumon OGM dont on ne connaît pas les conséquences sur la santé et l'environnement.

 

Pourtant, il faut en prendre conscience : déjà les OGM sont de manière indirecte dans nos assiettes... on nourrit avec du maïs et du soja transgéniques les vaches, les porcs ou les volailles à partir desquels on prépare toutes sortes d'aliments : laitages, charcuterie, plats cuisinés etc.

 

Alors, verra-t-on bientôt du saumon transgénique dans nos assiettes ? Tout est possible...

Le nouvel accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, le CETA, qui va être appliqué à partir du 21 septembre, nous incite à penser que ce saumon pourra être un jour aussi commercialisé en France.

 

On nous promet même dans l'avenir un homme génétiquement modifié : un être nouveau, plus performant, un modèle humain amélioré qui pourrait accéder à l'immortalité...

On voit à quels jeux dangereux se livrent certains scientifiques...

 

 

 

 

 

Bientôt du saumon transgénique dans nos assiettes ?
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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 12:34
Google pire que Big Brother ?

 

 

 

Google ne cesse de nous proposer de nouveaux services et poursuit son projet de bibliothèque numérique universelle. Chaque jour, la firme Google accumule des milliards de données privées sur ses utilisateurs, des données qui peuvent être un jour monétisées.

 

Google propose, désormais, un nouvel assistant numérique personnel et familial : Google Home.

Avec Google Home, on peut être connecté en permanence : cet outil est capable d’exécuter des commandes vocales, de répondre à des questions, de modifier l’éclairage d'un appartement, d'écouter de la musique, une radio, etc.

Google Home est disponible en France depuis le jeudi 3 août – cette enceinte connectée est proposée à 149 euros dans la plupart des grandes enseignes.

Une nouvelle intrusion dans l'intimité des gens...

Pourra-t-on protéger nos données ?

La grande collecte de la vie a commencé et ne cesse de se propager : le système Google Home est constamment connecté et récolte des informations par interface vocale.

 

On doit prendre conscience de ce phénomène : les capteurs, les objets connectés, vêtements, montres, bracelets se développent de plus en plus.

Nos comportements sont aussi scrutés, analysés grâce à nos ordinateurs, nos smartphones.

Et, en fait, les gens choisissent volontairement de connecter leur vie à des géants du commerce mondial : le marché des smartphones, et des montres connectées est en pleine croissance.

Ce sont des actes délibérés de notre part, mais avons-nous vraiment conscience de cette emprise de l'intelligence artificielle sur nos vies ?

 

Toutes sortes d'informations sont récoltées par ces systèmes qui peuvent, alors, proposer toutes sortes de services, des produits adaptés à chacun.

Maisons connectées, plateformes éducatives, voitures sans pilote, médecine... Google se lance dans une conquête du monde sans limite.

Les géants du numérique, les GAFA aspirent à toujours plus de puissance : les enjeux économiques et politiques sont énormes.

 

On en vient à une marchandisation intégrale de la vie et du corps, à de nouvelles conditions d'organisation du travail : des capteurs sont même implantés dans les entreprises, ce qui permet d'analyser les performances des salariés.

 

Ainsi, les entreprises sont de plus en plus dirigées par des systèmes  avec de moins en moins d'interventions humaines...

 

Tout le monde admet maintenant que la numérisation de nos vies est inévitable. L'économie du numérique fait même l'objet d'un consensus de la part des hommes politiques.

Comment lutter contre cet envahissement ?

"Tous les acteurs de la société civile doivent se mobiliser pour combattre cette invasion...", affirme Eric Sadin, écrivain, philosophe, auteur de nombreux ouvrages sur le numérique.

Les développements technologiques sont appelés à s'imposer, à transformer la société.

Ainsi, l'intelligence artificielle va bientôt s'introduire dans les pratiques médicales : Watson, ce programme informatique conçu par IBM, est un instrument de collectes d'informations, un outil de diagnostic, il comporte même une fonctionnalité de prescriptions médicales.

On perçoit les dangers de confier des décisions médicales à des machines, à des systèmes informatiques : il faut refuser ces fonctionnalités.

Nous entrons dans l'ère de la marchandisation intégrale de la vie et tous les domaines sont concernés : comment ne pas s'en inquiéter ?

 

 

 

Source : Deux émissions diffusées sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins-dete-1ere-partie/peut-encore-proteger-nos-donnees-personnelles

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins-dete-2eme-partie/peut-encore-proteger-nos-donnees-personnelles

 

 Eric Sadin, écrivain, philosophe, a écrit notamment La silicolonisation du monde.

 

 

 

 

 

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