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28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 09:44
Société : du dédain pour les faibles...

 

Dans une société où triomphent la performance, la rapidité, l'efficacité, les faibles sont les premières victimes du dédain...

On les efface, on veut les oublier, surtout ne pas les voir... comme s'ils dérangeaient la bonne conscience...

 

C'est ainsi que les vieux sont relégués dans des maisons de retraite, désignées par cet acronyme : EHPAD.

"Ces machines à broyer les vieux le font en toute impunité avec la complicité des États. On tue les vieux dans les Ehpad du monde entier. Dans ces zones de non-droit, mauvais traitements et défaut de soins ne sont que des "dysfonctionnements" graves, pour Brigitte Bourguignon, Ministre de la Santé, empêchant la bientraitance, mais qui ne relèvent pas de la justice. Il est pourtant urgent de regarder la réalité en face et d'agir."

 

Les faibles, ce sont aussi les gens malades, parfois abandonnés sur des lits d'hôpitaux, dont on connaît aussi les dysfonctionnements graves : manque de personnel, de moyens, de lits, etc.

 

Les faibles, ce sont encore les pauvres, "un qualificatif minorant exprimant le dédain", comme l'écrit Christian Vigouroux.

Eux aussi, on préfère ne pas les voir : les SDF dans nos rues sont souvent invisibles pour la plupart des passants, on ne les voit pas, on ne les regarde pas...

 

Et puis, il y a les gros, les enrobés, les obèses, ceux qui sont en surpoids...

"Il ou elle souffre, en France, en Allemagne et ailleurs, de l'assimilation trop automatique par les tiers et les employeurs entre surpoids et absence de volonté, de maîtrise de soi au-delà même des canons de la beauté. Cette présomption de faiblesse projetée sur le gros est le premier facteur de dédain à son détriment." écrit Christian Vigouroux.

Et il rajoute : "Le dédain des gros(ses) est aujourd'hui un phénomène d'avenir : l'obésité en augmentation chez les Français, la hausse de l'indice de masse corporelle est particulièrement sensible parmi les plus jeunes. Elle frappe en priorité les milieux défavorisés et concerne plus le Nord-Est que le Sud-Ouest. Le dédain retrouve ses cibles favorites."

 

Ainsi, dans nos sociétés vouées à la vitesse, les catégories les plus faibles sont les cibles et les victimes du dédain : on refuse de les prendre en considération, on les cache, on les occulte, on ne veut pas les voir...

 

 

Sources : 

Un ouvrage de Christian Vigouroux : La société du dédain

 

https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/on-tue-les-vieux-dans-les-ehpad-du-monde-entier-avec-la-complicite-des-etats

 

 

 

 

Société : du dédain pour les faibles...
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23 septembre 2022 5 23 /09 /septembre /2022 10:19
Explosion du nombre de solitaires...

Le capitalisme extrême, son mode de vie effréné font que les gens sont complètement isolés...

Matthieu Chaigne, auteur de La Fabrique des Solitaires, étudie les raisons de notre isolement croissant...

 


"Une société d'individus solitaires... même des jeunes peuvent être touchés par l'isolement relationnel...

Des ruptures liées à l'organisation du territoire, liées aussi au digital ont créé cette société d'individus solitaires qui ne permettent plus de faire nation...

Les pavillons, les maisons avec digicodes, les étudiants dans leur chambre de bonnes, les barres HLM, le numérique, la précarité accentuent la solitude.

Depuis les années 50, on a assisté à un grand développement du périurbain : un modèle pavillonnaire de maisons juxtaposées les unes aux autres, un modèle qui répond à un idéal : avoir un bout de jardin à soi, pouvoir avoir une maison qu'on achète, et en même temps, ce pavillon peut se refermer sur ses habitants.

Car le modèle pavillonnaire n'a pas été pensé pour créer du lien, il y a une juxtaposition de pavillons avec un déficit de lieux pour se retrouver pour se rassembler.

 

La société du tout marchand isole aussi les individus : aujourd'hui, tout s'achète, tout se vend, tout a un prix.

Vous pouvez louer le véhicule de votre voisin sur une plateforme, vous pouvez louer une après-midi piscine chez votre voisin, même les services d'entraide ont désormais un prix... ce qui distille un doute : l'autre, finalement, a des intérêts contradictoires avec les miens.

Un tiers des Français pensent que la plupart des gens cherchent à profiter d'eux.

Nous sommes entrés dans une société de la méfiance où l'autre a potentiellement des intérêts contradictoires avec les nôtres.

Ce qui a un impact politique : on ne peut plus faire nation, si celui qui est à côté de moi, forcément, a des valeurs contradictoires avec les miennes.

 

Des pays ont créé des ministères de la solitude : le Royaume-Uni, le Japon ont bien compris que la société d'isolement que nous avons créée avait un impact majeur : nous empêcher de vivre ensemble...

 

Le communautarisme a aussi un lien avec la solitude : le point de départ, c'est notre nature humaine... du point de vue des sciences comportementales, des chercheurs américains démontrent que nous sommes des animaux sociaux : quand nous ne sommes pas connectés avec les autres, par défaut, nous allons chercher à appréhender ce qu'ils pensent, ce qu'ils disent.

Les salafistes vont offrir à l'individu isolé une identité, des rites qui vont scander sa journée, ils vont lui offrir, via l'oumma une communauté à laquelle il va appartenir. 

Nous avons besoin de nous sentir membres d'une communauté.

 

Comment nous, République, pouvons-nous créer une communauté nationale qui intègre les gens, notamment à travers les rites ? Les rites sont un moyen  de créer des liens entre les gens et de démontrer qu'au delà de nos différences nous avons une fraternité commune.

La consommation a été un moyen de créer ce qu'on appelle la société de consommation : on se sentait membre d'une même communauté, parce qu'on achetait les mêmes produits.

 

Mais, cette société de consommation n'existe plus aujourd'hui, en raison d'une paupérisation de la classe moyenne qui ne peut plus acheter comme tout le monde...

La société de consommation ne permet plus de créer une adhésion commune.

 

Le service militaire était un rite républicain qui permettait un brassage, c'était un rite de passage, un rite initiatique : des gens qui n'avaient absolument pas la même culture faisaient ensemble une même activité.

 

Aujourd'hui, l'objectif est de recréer des rites... S'impliquer pour les autres, ce pourrait être une façon de rétablir des rites... s'impliquer pour la santé, pour l'écologie, etc."

 

Le problème est que nos sociétés génèrent de l'individualisme, encore plus avec l'avènement d'internet.

 

Source :

 

https://tv.marianne.net/rencontres/-comment-notre-societe-produit-des-individus-m

 

 

 

Explosion du nombre de solitaires...
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12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 12:15
La smart city : un cauchemar ?

 

La smart city, vous connaissez ? Encore un terme anglais à la mode... Et que nous promet cette ville connectée ? On parle parfois de "ville intelligente."

La dénomination a de quoi inquiéter : il s'agirait de déléguer l'intelligence à des objets, à une ville entière ? Et que devient l'intelligence humaine ?

Des caméras, des capteurs partout, des systèmes électroniques... une ville entièrement connectée...

 

Déjà de nombreuses résidences sont équipées de portails électriques, de caméras de surveillance, elles deviennent des bunkers, des lieux fermés, bien gardés, des prisons...

Au nom de la sécurité, les gens s'enferment, se protègent de toutes intrusions...

 

C'est ainsi que Gaspard Koenig décrit la ville intelligente : "Demain, la smart city nous obligera, selon la même logique, à utiliser exclusivement des véhicules connectés... Le coût de la déconnexion se chiffrera en ralentissements de la circulation et en accidents de la route. Mais protéger celui qui souhaite se déplacer à son gré, de manière anonyme et hasardeuse, sans prédéfinir sa destination ni partager son trajet, c'est préserver la liberté du promeneur solitaire et lui assurer la possibilité de dévier de sa trajectoire."

"La smart city, telle que conçue par les puristes de l'IA  est une ville morte. Elle ne peut prendre vie qu'à travers l'exercice de la déconnexion."

 

Sous prétexte d'améliorer la qualité de vie des citoyens, on court le risque de la rendre invivable.

Cette surveillance généralisée a de quoi inquiéter... Les villes chinoises déjà équipées de caméras, de capteurs à tous les coins de rues ne nous font pas rêver.

C'est le règne de Big Brother qui nous menace... 

 

Que dire du nudge ? "Il est déjà partout, il apparaît partout et sans aucune possibilité de délibération, sous forme de publicités, de notifications, de recommandations, de messages sur les réseaux sociaux ou de spams dans nos boîtes de réception. Notre cerveau est soumis à un hacking permanent. Ouvrir internet, c'est exhiber son intimité sur la place publique...", nous met en garde Gaspard Koenig.

Et il ajoute : "Nous passons notre vie numérique à nourrir sans le savoir des IA qui nous manipulent en retour."

Nos comportements sont aussi scrutés, analysés grâce à nos ordinateurs, nos smartphones.

Et, en fait, les gens choisissent volontairement de connecter leur vie à des géants du commerce mondial : le marché des smartphones, et des montres connectées est en pleine croissance.

Ce sont des actes délibérés de notre part, mais avons-nous vraiment conscience de cette emprise de l'intelligence artificielle sur nos vies ?

On peut parler d'une forme de servitude volontaire...

 

 

 

 

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10 août 2022 3 10 /08 /août /2022 08:30
Société du dédain : la fin de la promotion sociale ?

De plus en plus difficile pour des jeunes d'origine modeste d'obtenir une promotion sociale...

 

Ainsi, dans le domaine de l'éducation, existaient autrefois les IPES : un concours permettait à des étudiants d'être payés pendant leurs études, s'ils s'engageaient à rentrer dans l'enseignement.

Trois ou quatre années d'études payées, c'était appréciable !

 

Mais les IPES ont disparu depuis longtemps.

Créés en 1956, les IPES permettaient à des étudiants en fin de première année d'université d'obtenir le statut d'élève professeur salarié pendant leur préparation au CAPES (Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré) et, pour un quart d'entre eux, pendant leur préparation à l'agrégation.

En échange d'un engagement à servir l'État pendant au moins dix ans, les "ipésiens" recevaient un traitement mensuel. 

 

Ainsi, "de réforme en réforme, l'angoisse des parents à situation modeste demeure. Il y a longtemps que les systèmes qui brillaient dans les années 1970 comme les IPES (instituts de préparation aux enseignements du second degré) permettant aux élèves de famille à revenu bas ou moyen de préparer les concours de professeurs en bénéficiant d'un salaire, se sont évaporés. Ils disparaissent dès 1979 sans avoir été réellement remplacés.", déplore Christian Vigouroux dans son ouvrage La société du dédain...

 

Et il ajoute : "Aujourd'hui, pour qu'un jeune issu de famille très modeste rejoigne les futures élites à HEC, à l'X, il faut avoir, au prix de démarches assidues, décroché une bourse. Les filières de type IPES ne sont plus de mise. Les ascenseurs sociaux sont ralentis. Le dédain de l'appareil d'Etat est ressenti devant la porte close."

 

Hélas ! Même le métier d'enseignant n'est plus attractif : sous payés, méprisés, déconsidérés, les professeurs n'ont plus la cote...

Il convient de revaloriser ce métier essentiel pour l'avenir d'un pays.

Et il conviendrait aussi de permettre à des jeunes d'origine modeste d'accéder à des formations d'excellence, grâce à des bourses, des soutiens pour mener leurs études.

Il est urgent de favoriser la promotion sociale ! 

"L'avenir de notre société dépendra en grande partie de notre capacité à dépasser le dédain.", écrit Christian Vigouroux.

Et il ajoute : "Le dédain attise et entretient la sauvagerie alors que la vie sociale crée des liens apprivoisés. Le dédain est négation.

En nous souvenant que, de toute façon, nous ne saurions nous priver de la solidarité dans une société organisée. Alors que le dédain n'a jamais produit que de l'isolement et des tensions."

 

 

 

 

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6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 10:14
Il est temps de découvrir les vertus de la sobriété !

 

Face à la crise écologique qui menace notre planète, il est temps de découvrir les vertus de la sobriété !

La guerre en Ukraine démontre une fois de plus combien nous sommes dépendants des énergies fossiles... La guerre révèle la fragilité de nos sociétés due à notre dépendance.
 

Nos sociétés sont lancées dans une surconsommation effrénée, source de pollutions diverses : c'est ainsi que nous détruisons notre environnement et notre planète.

Nos habitudes de vie sont dispendieuses.

 

"Nous croyons dans les vertus de la sobriété qui s'inscrit en contrepoint de l'opulence et de l'hybris caractérisant notre époque..." écrivent Yves Marry et Florent Souillot dans leur ouvrage intitulé La guerre de l'attention.

Et ces auteurs précisent : "A-t-on réellement besoin de sept écrans par foyer en France ? Nous faut-il absolument le dernier iPhone qui se déverrouille grâce à la reconnaissance faciale ? Notre frigo doit-il être connecté à notre montre ? Ces niveaux d'excès parlent d'eux-mêmes : il est temps de fixer une limite."

 


Les experts du Haut Conseil pour le Climat appellent à réfléchir sur l’utilisation de nos bâtiments et l’énergie consommée inutilement (lumières, chauffage) quand ils sont vides. Ils pensent aussi que le secteur industriel pourrait repenser nos véhicules alors que leur taille est souvent “surdimensionnée”. 

Les constructeurs automobile ont tout faux : nos voitures n'ont cessé de grossir depuis une dizaine d'années... toujours plus longues, plus larges, toujours plus massives, toujours plus lourdes...

Toutes les marques ont migré vers le monde des grosses voitures et comptent dessus pour gagner le plus possible.

Or, plus une voiture est grosse, plus elle consomme d'énergie, et plus elle est polluante.

Pourquoi tant de démesure et d'hybris ? Pourquoi fabriquer des voitures toujours plus grosses ?

Malgré ces hausses de dimension, les voitures transportent moins de monde qu'avant... le nombre de places, 5 en moyenne est donc largement surdimensionné pour la majorité des usages.

On peut le constater : la publicité fait une large place à ces véhicules de luxe...

Même les écrans de télévision sont surdimensionnés.

 

Que dire du déploiement de la 5G particulièrement énergivore ?

 

Les chercheurs insistent également sur l’importance de la “sobriété des usages”, c’est-à-dire notre pouvoir à nous citoyens de faire bouger les lignes. Il faudrait selon eux revoir notre manière de consommer: “Moins de viande et plus d’alternatives végétariennes dans les cantines scolaires”, détaille Corinne Le Quéré.

La climatologue insiste aussi sur le contrôle de la publicité qui fait parfois l’apologie de pratiques “très carbonées”.

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/barochez-climat-le-choc-du-reel-28-06-2022-2481175_32.php

 

https://www.amisdelaterre.org/guerre-ukraine-energies-fossiles-decryptage/#:~:text=La%20guerre%20r%C3%A9v%C3%A8le%20ainsi%20la,la%20guerre%2C%20mais%20aussi%20climatique.

 

 

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 09:40
Les nouvelles violences : le cyberharcèlement...

 

La violence a toujours existé, les sociétés ont toujours engendré de la violence, on sait que la violence était beaucoup plus présente encore dans le passé. 

Mais, dans nos sociétés modernes, il existe une nouvelle violence : celle qui filtre par internet et les réseaux sociaux, une violence amplifiée par la diffusion et la multiplication  de messages haineux.

"Dans de nombreux collèges et lycées, les élèves n'échappent pas au cyberharcèlement : des insultes qu'ils reçoivent sur leur portable à n'importe quel moment après la fin des cours.

"T'es pas belle... sale pute... salope... t'es une grosse pute... t'es gros, fais un régime, t'es moche..."

Comment briser le silence ?

"J'ai vécu ce genre de problème en sixième : j'étais une pute, j'avais pris des formes, je pense que c'était beaucoup de haine et de jalousie envers moi.", témoigne une jeune fille.

"On doit tous rentrer dans un moule, être comme tout le monde et si on a une petite différence, ça ne passe pas. Si ça s'arrête pas, ça détruit complètement : on arrive à un point où on se dit que la personne qui insulte, elle a raison et qu'on le mérite." commente une autre élève.

"Moi-même l'ayant vécu, je n'ai pas envie que d'autres personnes le vivent..." précise encore une jeune fille.

 

En France, 21% des collégiens ont déjà été confrontés au cyberharcèlement.

Certains chefs d'établissement estiment que ce qui se passe sur les réseaux sociaux n'est pas de leur ressort. Mais ce n'est pas le cas pour d'autres.

"Le cyberharcèlement, c'est non stop, c'est 24 heures sur 24 : donc un problème qui peut avoir débuté en soirée ou sur un week-end forcément aura des retentissements sur la journée de classe de l'élève." explique la principale adjointe d'un collège des Landes.

"On reçoit les élèves, on leur explique, on leur fait des rappels à la loi... très souvent, on arrive à obtenir des résultats." précise le principal de ce même collège.

Régulièrement les élèves sont informés sur le cyberharcèlement en classe ou avec une animatrice de l'Association Génération Numérique.

"Effectivement face à un commentaire violent, haineux, si on le signale, il va pouvoir être retiré. Il faut savoir demander de l'aide." déclare l'animatrice de cette association.

 

Certains jeunes en parlent à leurs parents mais ils sont peu nombreux.

"Quand on en parle aux parents, ils se mettent immédiatement sur la défensive et ils suppriment tous les réseaux, on n'a plus le droit de rien toucher."

"Je peux penser que ça va empirer les choses." témoignent des élèves.

 

Les parents sont en effet très inquiets et s'avouent souvent dépassés. Huit sur dix reconnaissent ne pas savoir ce que font leurs enfants sur les réseaux sociaux."

 

Les adolescents sont particulièrement sensibles et fragiles face au phénomène du cyberharcèlement : il faut les protéger et les prémunir contre ce fléau des temps modernes.

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/harcelement-a-l-ecole/cyberharcelement-un-college-des-landes-forme-ses-eleves-contre-leharcelement_4967484.html

 

 

 

 

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9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 09:56
L'écologie selon Aymeric Caron... une écologie métaphysique !

 

"Notre imaginaire est complètement confiné... j'ai pu dans des ouvrages précédents proposer des choses qui paraissent irréalistes même quand il s'agit des droits des animaux.", déclare le militant écologiste Aymeric Caron...

Et il précise encore : "Ce sont des idées séduisantes.

La plupart des gens qui nous écoutent sont éduqués dans l'idée qu'un destin c'est faire des études, trouver un travail pour vivre, ce travail va vous occuper toute votre semaine, c'est lui qui va organiser votre vie, c'est pas votre vie de famille, c'est pas vos goûts, ça on va le mettre un peu de côté, et puis on sait qu'il va y avoir une retraite, on ne sait pas aujourd'hui si c'est 65, 70, bientôt 75 ans, et on donne l'idée aux gens, dès qu'ils naissent que c'est la seule option possible... Et le problème des possibilités politiques qui ont été offertes, depuis un certain nombre d'années, c'est d'essayer de composer des variables d'ajustement dans cette chose qui paraît indépassable...

 

Alors, justement, l'écologie, c'est la seule offre politique qui propose à chacun de vivre autrement en expliquant : vous savez, il n' y a pas que le travail pour s'émanciper, pour se réaliser surtout dans une société qui vous le permet de moins en moins.

Imaginez que vous ne travaillez plus ( ça, c'est de l'écologie pure ) que quinze ou vingt heures par semaine... quoi ? C'est quoi cette folie ? Mais c'est absolument impossible, l'économie ne peut pas, mais si, l'économie peut soutenir ce système.... ça veut dire quoi ?

ça veut dire que vous aurez du temps pour vous occuper de votre famille, ça veut dire que sur les domaines de la vie qui vous intéressent, la musique ou tel projet associatif, vous aurez désormais du temps pour vous en occuper.

 

Pourquoi aujourd'hui on ne peut pas s'impliquer convenablement dans la vie démocratique ?

Parce que le système nous assomme complètement dans un quotidien du travail qui fait que quand on rentre chez soi, on n'a pas tous le temps pou se consacrer à d'autres activités.

 

Quand on repense le rapport au temps, on repense au rapport à notre vie... quand tout à coup on a du temps pour s'investir dans la vie démocratique, pour comprendre l'essentiel... depuis 30 ans ou 40 ans, l'écologie politique s'est enfermée dans une vision de l'écologie qui est mathématique, l'écologie des quotas : produire un peu moins de CO2, détruire un peu moins d'espèces, etc.

L'écologie, aujourd'hui, qu'il faut expliquer, c'est une écologie métaphysique. Et c'est là dessus qu'échouent profondément nos politiques."

 

Voilà un programme séduisant !

Alors que nous courons sans cesse après le temps, alors que le travail accapare une grande partie de notre temps, peut-on refonder un autre système ?

 

L'humanité est questionnée dans sa survie avec les politiques qui sont menées par nos gouvernants.

La croissance, la course à la rentabilité dans de nombreux domaines : l'école, l'hôpital, les Ehpad, continuent à polluer et à empoisonner nos sociétés.

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/3035293-l-ecologie-peut-elle-faire-rever.html

 

 

 

L'écologie selon Aymeric Caron... une écologie métaphysique !
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7 février 2022 1 07 /02 /février /2022 12:35
"Des mouroirs ignobles..."

 

"Des mouroirs ignobles...", telle est l'expression utilisée par un des personnages du roman de Houellebecq Anéantir, pour évoquer les EHPAD.

Et qui est ce personnage ? Il s'agit d'une femme médecin chef de l'hôpital où se trouve le père du héros de l'histoire, Paul Raison.

Et que dit-elle exactement à ce sujet ? "Les EHPAD ont une mauvaise réputation et c'est loin d'être injustifié, il est vrai que dans l'ensemble ce sont des mouroirs ignobles, je ne devrais pas dire ça, mais à mon avis les EHPAD sont l'une des plus grandes hontes du système médical français."

Une expression qui fustige et dénonce un système dans lequel les maisons de retraite sont gérées comme de véritables usines qui doivent être rentabilisées. Mais que reste-t-il d'humain dans ce management ?

De plus, cet avis est exprimé par un médecin, quelqu'un qui connaît bien le problème dont elle parle.

 

Encore une fois, Houellebecq décrit bien les réalités de notre temps : le scandale des EHPAD ORPEA vient de le souligner.

Un livre, "Les Fossoyeurs", paru le mercredi 26 janvier chez Fayard, fait trembler cette chaîne de maisons de retraite. L'auteur et journaliste, Victor Castanet, accuse le leader européen des maisons de retraite de maltraitances sur des résidents d'EHPAD.

Dans ce livre, il décrit un système où les soins d’hygiène, la prise en charge médicale, voire les repas des résidents sont "rationnés" pour améliorer la rentabilité du groupe.

C'est scandaleux ! Mais ce business de la vieillesse existe depuis longtemps : j'avais écrit un article à ce sujet en 2017.

On feint de découvrir une réalité qui n'est pas nouvelle !

Assez d'hypocrisie ! 

Depuis des années, ce scandale perdure et rien n'a été fait pour améliorer la situation des EHPAD par les gouvernements successifs... RIEN !

Voici ce que j'écrivais en 2017 :

 

Les grands groupes du business de la vieillesse affichent des taux de croissance considérables, 15 % par an. Le groupe Korian a fait 3 milliards d'euros de chiffre d'affaire en 2016 !

L'équipe de Pièces à conviction n'a pas reçu l'autorisation de filmer, mais en caméra cachée, un journaliste a pu visiter un établissement de cette "chaîne".

Les tarifs sont prohibitifs : un hébergement coûte entre 3464 euros et 4443 euros par mois !

Dans les publicités pour ce groupe, on peut voir des résidents heureux, des personnels contents de travailler.

Mais ce tableau idyllique est bien éloigné de la réalité : certains salariés révèlent des manques... des résidents qui restent 6 ou 7 heures dans des couches souillées... des couches inadaptées pour des personnes âgées, qui sont en plus rationnées afin de faire des économies, des résidents livrés à eux-mêmes dans les couloirs, complètement désorientés.

Des repas qui sont préparés au moindre coût : 4, 35 euros par jour et par pensionnaire ! Comment ne pas parler, alors, de restriction alimentaire ? 

De telles conditions de vie sont indignes : en France, le pays des droits de l'homme, comment peut-on admettre que des personnes âgées, sans défense, soient traitées ainsi ?

 

 

http://rosemar.over-blog.com/2017/10/le-scandaleux-business-de-la-vieillesse.html

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/dans-l-enfer-des-maisons-de-retraite

"Des mouroirs ignobles..."
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27 décembre 2021 1 27 /12 /décembre /2021 10:01
Une société sous contrôle : le modèle chinois s'exporte bien...

 

L'épidémie de Covid est apparue d'abord en Chine : les Chinois ont confiné... Nous avons confiné aussi.

 Après le Pass sanitaire, voici le pass vaccinal qui nous arrive  :  la crainte d’une exportation du modèle de surveillance sociale chinois se précise.
 

La crise du Covid et l'instauration controversée du pass sanitaire puis du pass vaccinal , notamment en France, a fortement ravivé la crainte de voir le modèle chinois s’exporter dans le monde entier.

 

"Jamais la Chine n’est en effet allée aussi loin dans la volonté d’exportation de son modèle de surveillance sociale.  Il s’agirait même désormais d’exporter son modèle dans les démocraties occidentales.

L'organisation du contrôle social et l’acceptation de la surveillance généralisée sont le moteur du développement technologique et économique chinois. Le crédit social, qui consiste en l’attribution d’une note aux citoyens en fonction de leur comportement, a des racines ancestrales dans la culture chinoise."

 

Le crédit social ? On n'en est pas loin en France, avec l'instauration du pass vaccinal.

Le non vacciné n'aura plus le droit d'aller au cinéma, d'assister à un concert, de voyager, de se rendre dans un musée, peut-être même de travailler, etc.

Le non vacciné devient un paria de la société, mis au ban de la société...

 

En Chine, la surveillance de masse a augmenté de façon significative à la faveur de la crise sanitaire, selon le Lowy Institut, notamment via les QR codes qui sont devenus des armes de surveillance massive.

Le QR code ? Tout le monde connaît désormais, en France, ce système s'est généralisé.

Qui n'a pas son QR code ?

 

Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que "l’instauration du passe sanitaire risque malheureusement de perdurer, car, toute procédure d’exception est vouée à rentrer inéluctablement dans le droit commun, explique Charles Thibout, chercheur en sciences politiques. On l’a déjà vu avec l’état d’urgence depuis 2015. Il y a donc un risque important que ce genre de procédure soit intégré comme un élément normal de notre vie". D’autant plus qu’il y a un phénomène d’accoutumance guidé par la peur, selon le chercheur : "Si vous craignez de mourir, vous êtes capables de rogner sur vos libertés ad libitum."

 

Peut-on résister à cette invasion chinoise ?

Nous n'en prenons pas le chemin avec l'apparition du nouveau variant Omicron...

Et que se passera-t-il si de nouveaux variants apparaissent ? On peut craindre le pire.

 

Source :

 

https://qg.media/2021/08/28/enquete-apres-le-pass-sanitaire-la-crainte-dune-exportation-du-modele-de-surveillance-sociale-chinois/

Une société sous contrôle : le modèle chinois s'exporte bien...
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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 12:21
Déjà des bûches de Noël !

 

Le temps s'accélère : dès la fin du mois de Novembre, on voit apparaître sur les étals de nos supermarchés des bûches de Noël...

Bûches au chocolat, aux marrons, aux framboises, bûches glacées avec différents parfums... noix de coco, fruits rouges, ananas, nougat, citron, chocolat blanc, chocolat noir, pistache...

Une débauche de crèmes, de sucres, de chantilly...

 

Autrefois, la bûche était réservée au jour de Noël : désormais, elle se banalise et devient presque l'ordinaire de beaucoup de gens.

 

Les foies gras ne sont pas oubliés : ils trônent en bonne place dès la fin du mois de Novembre.

Pas étonnant que l'obésité progresse dans nos sociétés, notamment chez les jeunes.

Le rayon des jouets commence, quant à lui, à se remplir dès le début du mois de Novembre.

 

Nos sociétés entretiennent sans cesse l'idée de fête : une fête succède à une autre et les gens sont emportés dans le tourbillon sans fin de la consommation.

Avant Noël, c'est déjà Noël, avant le jour de l'An, c'est déjà le jour de l'An, après le jour de l'An, c'est encore le jour de l'An, etc. On nous incite sans arrêt à anticiper sur la suite et à prolonger les fêtes indéfiniment...

 

Nous sommes sans cesse invités à consommer, à surconsommer, alors que dans certains pays les gens n'ont même pas de quoi survivre.

Nous gaspillons même, nous jetons et nos poubelles débordent.

On voit bien dans nos supermarchés que de nombreux produits ne sont pas vendus, alors que la date limite de consommation est dépassée.

 

"Les déchets sont l'affaire de l'homme. L'homme produit des déchets parce qu'il est par essence un être qui produit. L'homme est devenu homme quand il a commencé à façonner son environnement et à produire des objets dont il avait besoin pour une vie meilleure.", écrit Konrad Paul Liessmann dans son ouvrage La haine de la culture.

Et il ajoute :"Aller jusqu'à produire des biens, ce qui est parfois très énergivore, pour qu'ils se retrouvent à la poubelle, sans même avoir été utilisés, frôle le cynisme, quand d'innombrables personnes n'ont pas le strict nécessaire pour vivre."

Que faire ? Quelles sont les solutions dans une société malade de l'hyperconsommation ?

Supprimer la pub qui nous manipule, qui fabrique des désirs inutiles ? Elle fait de nous des êtres influençables... 

On nous réduit à la fonction de consommation. Les relations deviennent alors uniquement marchandes.

Ne plus aller au supermarché ? Ce serait possible mais difficile quand on travaille...

Cyril Dion nous rappelle cette anecdote qu'il a lue dans le livre de Thoreau, Walden : "Un jour, il ramasse des galets dans la rivière, il les trouve très beaux, il les met sur son bureau, et puis au bout de quelques jours, il se rend compte qu'il va être obligé de faire la poussière, chaque jour, sur ces galets, donc finalement il les remet dans la rivière, parce qu'il se rend compte que ça va lui prendre du temps."

On pourrait adopter la méthode "BISOU" à découvrir dans l'émission source sur France Inter. ( à 44 minutes)

 

 

Source :

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-04-mai-2017
 

 

Déjà des bûches de Noël !
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