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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 09:40
Les nouvelles violences : le cyberharcèlement...

 

La violence a toujours existé, les sociétés ont toujours engendré de la violence, on sait que la violence était beaucoup plus présente encore dans le passé. 

Mais, dans nos sociétés modernes, il existe une nouvelle violence : celle qui filtre par internet et les réseaux sociaux, une violence amplifiée par la diffusion et la multiplication  de messages haineux.

"Dans de nombreux collèges et lycées, les élèves n'échappent pas au cyberharcèlement : des insultes qu'ils reçoivent sur leur portable à n'importe quel moment après la fin des cours.

"T'es pas belle... sale pute... salope... t'es une grosse pute... t'es gros, fais un régime, t'es moche..."

Comment briser le silence ?

"J'ai vécu ce genre de problème en sixième : j'étais une pute, j'avais pris des formes, je pense que c'était beaucoup de haine et de jalousie envers moi.", témoigne une jeune fille.

"On doit tous rentrer dans un moule, être comme tout le monde et si on a une petite différence, ça ne passe pas. Si ça s'arrête pas, ça détruit complètement : on arrive à un point où on se dit que la personne qui insulte, elle a raison et qu'on le mérite." commente une autre élève.

"Moi-même l'ayant vécu, je n'ai pas envie que d'autres personnes le vivent..." précise encore une jeune fille.

 

En France, 21% des collégiens ont déjà été confrontés au cyberharcèlement.

Certains chefs d'établissement estiment que ce qui se passe sur les réseaux sociaux n'est pas de leur ressort. Mais ce n'est pas le cas pour d'autres.

"Le cyberharcèlement, c'est non stop, c'est 24 heures sur 24 : donc un problème qui peut avoir débuté en soirée ou sur un week-end forcément aura des retentissements sur la journée de classe de l'élève." explique la principale adjointe d'un collège des Landes.

"On reçoit les élèves, on leur explique, on leur fait des rappels à la loi... très souvent, on arrive à obtenir des résultats." précise le principal de ce même collège.

Régulièrement les élèves sont informés sur le cyberharcèlement en classe ou avec une animatrice de l'Association Génération Numérique.

"Effectivement face à un commentaire violent, haineux, si on le signale, il va pouvoir être retiré. Il faut savoir demander de l'aide." déclare l'animatrice de cette association.

 

Certains jeunes en parlent à leurs parents mais ils sont peu nombreux.

"Quand on en parle aux parents, ils se mettent immédiatement sur la défensive et ils suppriment tous les réseaux, on n'a plus le droit de rien toucher."

"Je peux penser que ça va empirer les choses." témoignent des élèves.

 

Les parents sont en effet très inquiets et s'avouent souvent dépassés. Huit sur dix reconnaissent ne pas savoir ce que font leurs enfants sur les réseaux sociaux."

 

Les adolescents sont particulièrement sensibles et fragiles face au phénomène du cyberharcèlement : il faut les protéger et les prémunir contre ce fléau des temps modernes.

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/harcelement-a-l-ecole/cyberharcelement-un-college-des-landes-forme-ses-eleves-contre-leharcelement_4967484.html

 

 

 

 

Les nouvelles violences : le cyberharcèlement...
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9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 09:56
L'écologie selon Aymeric Caron... une écologie métaphysique !

 

"Notre imaginaire est complètement confiné... j'ai pu dans des ouvrages précédents proposer des choses qui paraissent irréalistes même quand il s'agit des droits des animaux.", déclare le militant écologiste Aymeric Caron...

Et il précise encore : "Ce sont des idées séduisantes.

La plupart des gens qui nous écoutent sont éduqués dans l'idée qu'un destin c'est faire des études, trouver un travail pour vivre, ce travail va vous occuper toute votre semaine, c'est lui qui va organiser votre vie, c'est pas votre vie de famille, c'est pas vos goûts, ça on va le mettre un peu de côté, et puis on sait qu'il va y avoir une retraite, on ne sait pas aujourd'hui si c'est 65, 70, bientôt 75 ans, et on donne l'idée aux gens, dès qu'ils naissent que c'est la seule option possible... Et le problème des possibilités politiques qui ont été offertes, depuis un certain nombre d'années, c'est d'essayer de composer des variables d'ajustement dans cette chose qui paraît indépassable...

 

Alors, justement, l'écologie, c'est la seule offre politique qui propose à chacun de vivre autrement en expliquant : vous savez, il n' y a pas que le travail pour s'émanciper, pour se réaliser surtout dans une société qui vous le permet de moins en moins.

Imaginez que vous ne travaillez plus ( ça, c'est de l'écologie pure ) que quinze ou vingt heures par semaine... quoi ? C'est quoi cette folie ? Mais c'est absolument impossible, l'économie ne peut pas, mais si, l'économie peut soutenir ce système.... ça veut dire quoi ?

ça veut dire que vous aurez du temps pour vous occuper de votre famille, ça veut dire que sur les domaines de la vie qui vous intéressent, la musique ou tel projet associatif, vous aurez désormais du temps pour vous en occuper.

 

Pourquoi aujourd'hui on ne peut pas s'impliquer convenablement dans la vie démocratique ?

Parce que le système nous assomme complètement dans un quotidien du travail qui fait que quand on rentre chez soi, on n'a pas tous le temps pou se consacrer à d'autres activités.

 

Quand on repense le rapport au temps, on repense au rapport à notre vie... quand tout à coup on a du temps pour s'investir dans la vie démocratique, pour comprendre l'essentiel... depuis 30 ans ou 40 ans, l'écologie politique s'est enfermée dans une vision de l'écologie qui est mathématique, l'écologie des quotas : produire un peu moins de CO2, détruire un peu moins d'espèces, etc.

L'écologie, aujourd'hui, qu'il faut expliquer, c'est une écologie métaphysique. Et c'est là dessus qu'échouent profondément nos politiques."

 

Voilà un programme séduisant !

Alors que nous courons sans cesse après le temps, alors que le travail accapare une grande partie de notre temps, peut-on refonder un autre système ?

 

L'humanité est questionnée dans sa survie avec les politiques qui sont menées par nos gouvernants.

La croissance, la course à la rentabilité dans de nombreux domaines : l'école, l'hôpital, les Ehpad, continuent à polluer et à empoisonner nos sociétés.

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/3035293-l-ecologie-peut-elle-faire-rever.html

 

 

 

L'écologie selon Aymeric Caron... une écologie métaphysique !
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7 février 2022 1 07 /02 /février /2022 12:35
"Des mouroirs ignobles..."

 

"Des mouroirs ignobles...", telle est l'expression utilisée par un des personnages du roman de Houellebecq Anéantir, pour évoquer les EHPAD.

Et qui est ce personnage ? Il s'agit d'une femme médecin chef de l'hôpital où se trouve le père du héros de l'histoire, Paul Raison.

Et que dit-elle exactement à ce sujet ? "Les EHPAD ont une mauvaise réputation et c'est loin d'être injustifié, il est vrai que dans l'ensemble ce sont des mouroirs ignobles, je ne devrais pas dire ça, mais à mon avis les EHPAD sont l'une des plus grandes hontes du système médical français."

Une expression qui fustige et dénonce un système dans lequel les maisons de retraite sont gérées comme de véritables usines qui doivent être rentabilisées. Mais que reste-t-il d'humain dans ce management ?

De plus, cet avis est exprimé par un médecin, quelqu'un qui connaît bien le problème dont elle parle.

 

Encore une fois, Houellebecq décrit bien les réalités de notre temps : le scandale des EHPAD ORPEA vient de le souligner.

Un livre, "Les Fossoyeurs", paru le mercredi 26 janvier chez Fayard, fait trembler cette chaîne de maisons de retraite. L'auteur et journaliste, Victor Castanet, accuse le leader européen des maisons de retraite de maltraitances sur des résidents d'EHPAD.

Dans ce livre, il décrit un système où les soins d’hygiène, la prise en charge médicale, voire les repas des résidents sont "rationnés" pour améliorer la rentabilité du groupe.

C'est scandaleux ! Mais ce business de la vieillesse existe depuis longtemps : j'avais écrit un article à ce sujet en 2017.

On feint de découvrir une réalité qui n'est pas nouvelle !

Assez d'hypocrisie ! 

Depuis des années, ce scandale perdure et rien n'a été fait pour améliorer la situation des EHPAD par les gouvernements successifs... RIEN !

Voici ce que j'écrivais en 2017 :

 

Les grands groupes du business de la vieillesse affichent des taux de croissance considérables, 15 % par an. Le groupe Korian a fait 3 milliards d'euros de chiffre d'affaire en 2016 !

L'équipe de Pièces à conviction n'a pas reçu l'autorisation de filmer, mais en caméra cachée, un journaliste a pu visiter un établissement de cette "chaîne".

Les tarifs sont prohibitifs : un hébergement coûte entre 3464 euros et 4443 euros par mois !

Dans les publicités pour ce groupe, on peut voir des résidents heureux, des personnels contents de travailler.

Mais ce tableau idyllique est bien éloigné de la réalité : certains salariés révèlent des manques... des résidents qui restent 6 ou 7 heures dans des couches souillées... des couches inadaptées pour des personnes âgées, qui sont en plus rationnées afin de faire des économies, des résidents livrés à eux-mêmes dans les couloirs, complètement désorientés.

Des repas qui sont préparés au moindre coût : 4, 35 euros par jour et par pensionnaire ! Comment ne pas parler, alors, de restriction alimentaire ? 

De telles conditions de vie sont indignes : en France, le pays des droits de l'homme, comment peut-on admettre que des personnes âgées, sans défense, soient traitées ainsi ?

 

 

http://rosemar.over-blog.com/2017/10/le-scandaleux-business-de-la-vieillesse.html

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/dans-l-enfer-des-maisons-de-retraite

"Des mouroirs ignobles..."
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27 décembre 2021 1 27 /12 /décembre /2021 10:01
Une société sous contrôle : le modèle chinois s'exporte bien...

 

L'épidémie de Covid est apparue d'abord en Chine : les Chinois ont confiné... Nous avons confiné aussi.

 Après le Pass sanitaire, voici le pass vaccinal qui nous arrive  :  la crainte d’une exportation du modèle de surveillance sociale chinois se précise.
 

La crise du Covid et l'instauration controversée du pass sanitaire puis du pass vaccinal , notamment en France, a fortement ravivé la crainte de voir le modèle chinois s’exporter dans le monde entier.

 

"Jamais la Chine n’est en effet allée aussi loin dans la volonté d’exportation de son modèle de surveillance sociale.  Il s’agirait même désormais d’exporter son modèle dans les démocraties occidentales.

L'organisation du contrôle social et l’acceptation de la surveillance généralisée sont le moteur du développement technologique et économique chinois. Le crédit social, qui consiste en l’attribution d’une note aux citoyens en fonction de leur comportement, a des racines ancestrales dans la culture chinoise."

 

Le crédit social ? On n'en est pas loin en France, avec l'instauration du pass vaccinal.

Le non vacciné n'aura plus le droit d'aller au cinéma, d'assister à un concert, de voyager, de se rendre dans un musée, peut-être même de travailler, etc.

Le non vacciné devient un paria de la société, mis au ban de la société...

 

En Chine, la surveillance de masse a augmenté de façon significative à la faveur de la crise sanitaire, selon le Lowy Institut, notamment via les QR codes qui sont devenus des armes de surveillance massive.

Le QR code ? Tout le monde connaît désormais, en France, ce système s'est généralisé.

Qui n'a pas son QR code ?

 

Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que "l’instauration du passe sanitaire risque malheureusement de perdurer, car, toute procédure d’exception est vouée à rentrer inéluctablement dans le droit commun, explique Charles Thibout, chercheur en sciences politiques. On l’a déjà vu avec l’état d’urgence depuis 2015. Il y a donc un risque important que ce genre de procédure soit intégré comme un élément normal de notre vie". D’autant plus qu’il y a un phénomène d’accoutumance guidé par la peur, selon le chercheur : "Si vous craignez de mourir, vous êtes capables de rogner sur vos libertés ad libitum."

 

Peut-on résister à cette invasion chinoise ?

Nous n'en prenons pas le chemin avec l'apparition du nouveau variant Omicron...

Et que se passera-t-il si de nouveaux variants apparaissent ? On peut craindre le pire.

 

Source :

 

https://qg.media/2021/08/28/enquete-apres-le-pass-sanitaire-la-crainte-dune-exportation-du-modele-de-surveillance-sociale-chinois/

Une société sous contrôle : le modèle chinois s'exporte bien...
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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 12:21
Déjà des bûches de Noël !

 

Le temps s'accélère : dès la fin du mois de Novembre, on voit apparaître sur les étals de nos supermarchés des bûches de Noël...

Bûches au chocolat, aux marrons, aux framboises, bûches glacées avec différents parfums... noix de coco, fruits rouges, ananas, nougat, citron, chocolat blanc, chocolat noir, pistache...

Une débauche de crèmes, de sucres, de chantilly...

 

Autrefois, la bûche était réservée au jour de Noël : désormais, elle se banalise et devient presque l'ordinaire de beaucoup de gens.

 

Les foies gras ne sont pas oubliés : ils trônent en bonne place dès la fin du mois de Novembre.

Pas étonnant que l'obésité progresse dans nos sociétés, notamment chez les jeunes.

Le rayon des jouets commence, quant à lui, à se remplir dès le début du mois de Novembre.

 

Nos sociétés entretiennent sans cesse l'idée de fête : une fête succède à une autre et les gens sont emportés dans le tourbillon sans fin de la consommation.

Avant Noël, c'est déjà Noël, avant le jour de l'An, c'est déjà le jour de l'An, après le jour de l'An, c'est encore le jour de l'An, etc. On nous incite sans arrêt à anticiper sur la suite et à prolonger les fêtes indéfiniment...

 

Nous sommes sans cesse invités à consommer, à surconsommer, alors que dans certains pays les gens n'ont même pas de quoi survivre.

Nous gaspillons même, nous jetons et nos poubelles débordent.

On voit bien dans nos supermarchés que de nombreux produits ne sont pas vendus, alors que la date limite de consommation est dépassée.

 

"Les déchets sont l'affaire de l'homme. L'homme produit des déchets parce qu'il est par essence un être qui produit. L'homme est devenu homme quand il a commencé à façonner son environnement et à produire des objets dont il avait besoin pour une vie meilleure.", écrit Konrad Paul Liessmann dans son ouvrage La haine de la culture.

Et il ajoute :"Aller jusqu'à produire des biens, ce qui est parfois très énergivore, pour qu'ils se retrouvent à la poubelle, sans même avoir été utilisés, frôle le cynisme, quand d'innombrables personnes n'ont pas le strict nécessaire pour vivre."

Que faire ? Quelles sont les solutions dans une société malade de l'hyperconsommation ?

Supprimer la pub qui nous manipule, qui fabrique des désirs inutiles ? Elle fait de nous des êtres influençables... 

On nous réduit à la fonction de consommation. Les relations deviennent alors uniquement marchandes.

Ne plus aller au supermarché ? Ce serait possible mais difficile quand on travaille...

Cyril Dion nous rappelle cette anecdote qu'il a lue dans le livre de Thoreau, Walden : "Un jour, il ramasse des galets dans la rivière, il les trouve très beaux, il les met sur son bureau, et puis au bout de quelques jours, il se rend compte qu'il va être obligé de faire la poussière, chaque jour, sur ces galets, donc finalement il les remet dans la rivière, parce qu'il se rend compte que ça va lui prendre du temps."

On pourrait adopter la méthode "BISOU" à découvrir dans l'émission source sur France Inter. ( à 44 minutes)

 

 

Source :

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-04-mai-2017
 

 

Déjà des bûches de Noël !
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5 novembre 2021 5 05 /11 /novembre /2021 09:42
Vive la nostalgie !

 

Dans une société libérale tournée vers le profit, la rentabilité, l'immédiateté, le bonheur de l'instant, la nostalgie n'a plus sa place...

 

Il faut être tourné vers l'avenir ! C'est le credo de notre époque.

Il faut profiter de tous les progrès qui nous sont accessibles : le smartphone, la montre connectée, les écrans de toutes sortes...

 

Ainsi, la mélancolie, la nostalgie ne sont plus à l'honneur.

C'est même être réactionnaire et passéiste que d'être nostalgique...

Un certain Alain Finkielkraut en sait quelque chose...

 

La culture classique est jugée ringarde par certains, trop élitiste, trop difficile... Il faut vivre dans le présent, la modernité et oublier l'héritage qui nous vient du passé...

Mais quelle erreur !

C'est le passé qui nous construit et qui nous permet de mieux vivre le présent.

Nous avons tous besoin d'un ancrage, d'un bagage culturel, de souvenirs.

Comme l'écrit Jean-Paul Brighelli, "adhérer à la nostalgie, au regret, à la mélancolie, c'est critiquer la pensée vivifiante de notre souverain d'aujourd'hui..."

"Les grandes époques dictatoriales ne supportent pas que la littérature glorifie autre chose que le présent..." On perçoit bien le danger de ce culte voué au présent.

 

"Il faut vivre avec son temps", dit-on souvent. Certes, mais on ne peut oublier que nous sommes tous influencés par ceux qui nous ont précédés, à qui nous sommes redevables : nos parents, nos grands-parents, notre famille, nos ancêtres...

Tous les apprentissages sont fondés sur une culture antérieure.

C'est cette culture qui nous nourrit. Il est important de vénérer le passé.

Comme l'écrit Michel Onfray, dans son ouvrage L'art d'être Français : "Notre époque ne permet plus d'être rabelaisien, cartésien, voltairien, de pratiquer le marivaudage, et de se réclamer de l'idéal de Victor Hugo. Ce qui faisait notre civilisation n'est plus défendable, sauf à passer pour un conservateur, voire un réactionnaire, quand ce n'est pas pis : un vichyste, un pétainiste visant à réactiver l'atmosphère nauséabonde des heures les plus sombres de notre histoire..."

 

Nous sommes tous en quête de bonheur, mais le bonheur est fait aussi de souvenirs, de lectures, d'expériences, d 'apprentissages divers.

La nostalgie fait partie de la condition humaine, elle nous aide aussi à mieux vivre le présent.

 

Soyons mélancoliques ! Soyons nostalgiques ! Refusons la culture de l'immédiateté et de l'instant !

 

 

 

 

Source : un article de Jean-Paul Brighelli paru dans Marianne, La nostalgie est à tes trousses.

 

Vive la nostalgie !
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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 12:10
La toute-puissance des GAFAM...

 

Les GAFAM sont partout, ils s'immiscent dans tous les domaines et même les plus inattendus...

"Ainsi, dans sa lutte contre le crime, les services secrets britanniques s'associent avec Amazon.

 

Un contrat devrait lier le géant américain du numérique Amazon avec le MI5 et le MI6 pour plus de 500 millions de livres, selon The Financial Times. Les MI5 et MI6 font partie du service de renseignement secret, qui a pour tâche de fournir au gouvernement britannique des renseignements extérieurs. Amazon s'occuperait de protéger les données des services secrets du Royaume-Uni. Les GAFAM, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, sont désormais au plus haut niveau des États. 

 

Est-ce possible, chez nous, en France ?

 

"Non, assure le gouvernement français qui appelle les pays européens à rester sur leurs gardes.

"Je pense que c'est une menace invisible, mais c'est une menace réelle, nous, en tout cas, jamais nous ne stockerons des données sensibles, des données des services secrets ou des données stratégiques d'entreprises sensibles chez une entreprise américaine", assure Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances.

"Je pense que ce serait perdre notre souveraineté", rajoute le ministre.

 

Le pouvoir des GAFAM ne cesse de croître en même temps que leurs bénéfices.

Les chiffres ont de quoi donner le tournis : en un seul trimestre, 9 milliards, 200 millions de dollars pour Facebook, 18 milliards, 940 millions pour Google, 20 milliards, 500 millions de profits pour Microsoft.

 

A eux cinq, les GAFAM pèsent 3 fois le PIB de la France, surtout, ils concentrent les données et informations de centaines de millions de personnes à travers le monde.

Des données de localisation via le téléphone, des données médicales puisqu'on fait dorénavant des consultations en visio-conférence. On est incapable aujourd'hui de fonctionner sans ces outils là.

Jusqu'où ira l'extension de ces géants ?

Facebook a désormais pour objectif de créer sa propre monnaie virtuelle.

Cette tentative pourrait venir concurrencer l'euro, selon le gouvernement français qui tente de s'y opposer."

On sait aussi que Facebook se lance dans le "métaverse." Facebook a annoncé lundi 26 juillet la création d'une équipe dédiée au "metaverse", c'est-à-dire un "méta univers" où réel et virtuel se fondent jusqu'à se confondre, une vision de science-fiction déjà présente dans des jeux vidéo. Le metaverse incarne l'avenir du réseau social, selon son fondateur, Mark Zuckerberg. 

Une innovation qui permettra à Facebook d'engranger encore plus de profits, sans doute...

Les GAFAM sont des sociétés commerciales qui font avant tout du business. Elles ont donc peu de considération pour la protection des sociétés démocratiques et elles ne se sentent pas responsables des conséquences sociétales de leurs actions. 

 

 

 

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/royaume-uni/gafam-amazon-signe-un-accord-avec-les-services-secrets-britanniques_4823831.html

La toute-puissance des GAFAM...
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18 octobre 2021 1 18 /10 /octobre /2021 11:39
Les grands enfants...

 

 

On les voit déambuler dans les rues avec leur "tétouille" à la main, le vapoteur devenu comme un objet fétiche, indispensable à leur survie...

Des nuées de fumées les auréolent, et ils n'hésitent pas à enfumer tous ceux qu'ils rencontrent sur leur chemin...

Impossible pour eux de se passer de leur "tétouille", ils en usent même en marchant dans la rue.

Voici les nouveaux "adultes", élevés comme des enfants-rois...

 

On les voit encore circuler en trottinette, bravant tous les dangers, n'hésitant pas à surprendre les passants frôlés par leurs engins...

Autrefois, la trottinette était réservée aux enfants, la voici promue au rang de véhicule tout terrain...

 

N'oublions pas le smartphone qu'ils arborent dans la rue, absorbés par un monde virtuel qui leur fait oublier de regarder où ils mettent les pieds.

Que dire de l'addiction aux jeux-vidéos ? Certains y passent des heures à s'occuper, ou plutôt à ne rien faire... Des jeux vidéos souvent violents et sans intérêt...

 

Ces jeunes adultes aiment bien aussi couvrir leur corps de tatouages : des ramages, des oiseaux, des têtes de morts, des images d'un goût douteux.

Les tatouages se portent comme des accessoires de mode... ils sont parfois envahissants, ils couvrent les bras, les jambes, le torse et en viennent à dénaturer le corps humain.

 

Comme l'écrit Michel Onfray dans son ouvrage L'art d'être français, "En ces temps régressifs, tout ce qui rappelle le monde adulte est honni, tout ce qui témoigne d'une figure d'autorité ou d'ordre est détesté. C'est le tropisme de l'enfant qui veut tout, tout de suite et qui, sinon, larmoie, couine, crie, pleure."

 

C'est aussi François-Xavier Bellamy qui dans son ouvrage intitulé Les déshérités, évoque la "crise d'adolescence collective que traverse notre époque"...

"De la figure moderne de l'adolescence, nous avons fait notre idéal : la rébellion contre toute autorité, l'esprit critique et frondeur, la quête permanente de la nouveauté et le refus du passé sont devenus nos plus grandes vertus..."

 

L'enfant, l'adolescent sont à l'honneur ! N'ont-ils pas tous les droits ou presque ?

Le droit de mentir, de tricher, le droit de contester des punitions, le droit de contester les autorités...

On leur pardonne tout, on leur passe tant de caprices !

 

 

 

 

 

 

Les grands enfants...
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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 12:40
Les baby-boomers : une génération de privilégiés, vraiment ?

 

Les baby-boomers, des chanceux, gâtés par l'histoire : c'est l'image que l'on donne souvent des baby-boomers. Une génération gâtée par la vie entre paix et prospérité...

On les accuse même d'avoir profité de la vie de manière égoïste et de laisser aux jeunes une planète dégradée...

Des fées se seraient penchées sur leur berceau ! Mais la réalité est bien différente...

 

Il ne faut pas oublier ce qu'était le niveau de vie après la guerre : les enfants et les adolescents nés dans les années 50 et 60 ont vécu dans des appartements ou des maisons inconfortables.

Dans beaucoup de foyers, pas de chauffage central : on chauffait seulement la cuisine avec un poêle à bois ou à charbon...

Dans nombre de foyers, pas de salle de bain, on se lavait dans la cuisine au robinet, avec une bassine...

Dans beaucoup de logements, pas de toilette, pas de WC : on faisait ses besoins dans une tinette...

 

Dans ces conditions précaires, les hivers étaient froids. On pouvait utiliser des "briques", chauffées sur une cuisinière, que l'on disposait ensuite sous les draps afin d'apporter un peu de chaleur dans les lits et les chambres.

Le niveau de santé était aussi bien moindre après la guerre... le taux de mortalité était beaucoup plus élevé qu'il ne l'est aujourd'hui. L'hygiène était précaire.

Ce sont des réalités dont on parle peu : il est important que les nouvelles générations prennent conscience de ces difficultés.

 

Les enfants de cette période n'étaient pas gâtés comme les enfants d'aujourd'hui : un seul jouet, un seul cadeau à Noël...

 

Les loisirs étaient rares : la télévision était encore peu répandue, et bien sûr, l'ordinateur, les portables n'étaient pas encore inventés.

 

Il est vrai que le problème du chômage des jeunes n'existait pas : aujourd'hui, sans qualification, difficile de trouver un emploi.

Mais si on fait un bilan, on constate que les enfants, les adolescents ont aujourd'hui une vie plus confortable, plus libre que les baby-boomers.

Avec l'avènement de l'enfant-roi, les jeunes occupent une situation privilégiée dans nos sociétés : ils disposent de nombreux loisirs, ils sont choyés comme jamais.

Leurs parents et grands-parents les aident aussi financièrement dans leurs études supérieures.

 

 

 

 

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11 octobre 2021 1 11 /10 /octobre /2021 11:21
Facebook sur la sellette...

 

"Après 6 heures d’une panne mondiale sans précédent ce lundi 4 octobre, les services de Facebook Instagram et WhatsApp ont réémergé dans la nuit...

 

L’impact de cette panne est néanmoins sévère. Elle a montré comment Facebook, utilisé par 3 milliards et demi de personnes, est devenue une plateforme pivot dans le monde entier, avec ses services de messageries, de vidéo en direct ou de réalité virtuelle. Dans certains pays, Facebook est synonyme d’Internet, comme en Inde, au Birmanie..."

 

3 milliards et demi de personnes connectées à Facebook !

C'est fou !

Pour ma part, je refuse de m'inscrire sur ce site : quel est donc ce besoin de montrer sa vie, d'étaler sa vie privée, photos à l'appui ? 

 

Notre temps est celui de la "culture du narcissisme.", écrivait déjà Christopher Lasch en 1979.

"Nous sommes sans cesse et en tout lieu confrontés à des personnes égocentriques, qui ne sont pas intéressées par des relations à long terme et par l'avenir, qui ne ressentent pas le besoin de se voir intégrées à quelque chose qui les dépasse, qui n'ont pas le sens de l'histoire, qui n'obéissent qu'aux injonctions du moment et sont constamment à la recherche d'elles-mêmes. Vivre dans l'instant est la passion dominante-vivre pour soi-même et non pour ses ancêtres et la postérité."

 

On constate aussi une posture exhibitionniste... on se montre, on s'exhibe, on se met en scène...

La plupart des adolescents ont un compte Facebook : ils se conforment à une mode, un phénomène de société, et certains voient dans ce réseau social un moyen indispensable de rester connectés avec une multitude d'amis... Plus on a d'amis, plus on est valorisé...

Mais quelle illusion ! L'amitié, la vraie, se vit en direct.

Michel Onfray évoque ainsi "une ivresse de la virtualité", dans son ouvrage L'art d'être Français... "une ivresse qui permet aux adolescents et aux adultes d'accumuler des amis qu'ils n'ont jamais vus et ne verront jamais. Ces amis numériques contribuent au narcissisme des propriétaires des comptes à partir de leur seul nombre : le règne de la quantité plutôt que la qualité..."

 

Cette panne mondiale survient , en plus, au moment où une ex-employée de Facebook,  Frances Haugen, accuse, documents à l’appui, le groupe de choisir "les profits plutôt que la sûreté" de ses utilisateurs dans un entretien diffusé par la chaîne américaine CBS.

 

Selon Frances Haugen, le réseau social préférerait mettre en avant, avec ses algorithmes, des contenus "haineux" ou "polarisants", qui amèneraient les internautes à passer davantage de temps sur le réseau social, permettant ainsi à l’entreprise d’engranger davantage de recettes publicitaires.

Eh oui, Facebook est une société commerciale qui détient, en plus, un monopole sur la toile...

Retenir l'attention des internautes, c'est là une pratique qui se généralise et se banalise sur les réseaux sociaux.

 

Illustration de cette tendance, selon Frances Haugen ? L’attaque du Capitole de Washington par des partisans de l’ex-président Donald Trump, le 6 janvier 2021. Facebook, de son côté, se défend d’avoir joué tout rôle dans ces faits.

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-des-reseaux-sociaux/facebook-attaque-sur-tous-les-fronts

 

 

Facebook sur la sellette...
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