Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 16:38
Nous devenons des marionnettes...

 


Le mot "marionnette" issu du prénom Marion, diminutif de Marie, désignait à l'origine une petite figurine de la Vierge. Ce terme a donc des origines religieuses, mais on connaît le sens actuel de ce nom : une figurine que l’on fait mouvoir, ordinairement par des fils, quelquefois par des ressorts, quelquefois simplement avec la main.

La marionnette est un jouet merveilleux pour des enfants, car elle permet une créativité : on peut inventer des histoires, des personnages, les faire se mouvoir, les faire parler.

On peut fabriquer des marionnettes en chiffons, avec des morceaux de bois articulés, des bouts de tissus.

On peut créer de véritables petites pièces de théâtre, les mettre en scène dans un décor...

Ce mot, avec son suffixe de diminutif, renvoie bien à l'enfance : labiale initiale, gutturale, dentale, voyelles variées, "a", "i", "o", la marionnette semble virevolter sans cesse et s'agiter sous nos yeux : image de mobilité permanente, pirouettes, envols...

Personnages mécanisés, les marionnettes symbolisent, aussi, une forme de manipulation.

Ne sommes-nous pas tous des marionnettes ? Manipulés par les médias, par la société de consommation, conditionnés pour acheter, nous devenons, souvent, des pantins dans une société de masse.

Nous sommes comme mus par des ressorts : nous subissons l'envahissement des écrans, nous sommes comme happés par les médias, les portables, les ordinateurs.

Nous sommes dépendants d'ojets divers dont nous ne pouvons plus nous passer : voiture, télévison, ordinateur, tablettes...

Véritables marionnettes des temps modernes, nous ne réfléchissons plus par nous mêmes, nous devenons des objets, des jouets facilement manipulables.

Les médias nous façonnent, nous formatent, et même si nous sommes abreuvés d'informations, nous n'avons plus le temps de faire le tri, de choisir.

Les publicités font de nous des pantins de la consommation : nous sommes conditionnés pour gagner de l'argent et le dépenser le plus rapidement possible.

Les hommes politiques nous manipulent sans cesse, par des discours trompeurs et fallacieux : vaines promesses qui ne sont jamais tenues.

Nous devenons des jouets, nous ne savons plus vers qui nous tourner pour ne pas être manipulés.

Oui, nous sommes tous des marionnettes : sans cesse surveillés, épiés, nos faits et gestes semblent être contrôlés.

Il nous faut réagir contre cet envahissement des médias, par la lecture, la culture, l'ouverture sur les autres...

Il nous faut préserver nos libertés de penser, de juger, de réfléchir.

 




 

Repost 0
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 17:08
Quand les labos font leur pub...

 


On a vu apparaître, ces derniers temps, des publicités pour les laboratoires pharmaceutiques : elles se font de plus en plus présentes, sur les médias et elles mettent en valeur l'idée de "confiance"...

"Lorsque l'on fait quelque chose les yeux fermés, c'est que l'on est parfaitement sûr, parfaitement sûr de l'autre, et quand on prend un médicament, ce sentiment est essentiel"... Tel est le message que l'on peut entendre, au cours d'une de ces publicités pour le laboratoire Biogaran.

Or, si certains médicaments sont bénéfiques et constituent des progrès, d'autres génèrent des effets secondaires terrifiants, et il faut les manier avec les plus grandes précautions.

Certaines de ces substances sont, même, en vente libre, et présentent des dangers graves pour la santé.

C'est le cas de l'ibuprofène qui, pris à fortes doses, peut entraîner des maladies cardio-vasculaires, notamment une accélération du rythme cardiaque...

Ce même "médicament" peut détruire la flore intestinale.

Les publicités qui visent à promouvoir des laboratoires devraient être interdites : les médicaments ne devraient pas être des produits commerciaux, sur lesquels on fait du profit.

Or, c'est bien ce qui se passe : les labos lancent des médicaments de plus en plus chers, en font la promotion auprès des médecins qui sont intéressés par ce marché.

La médecine devient une grande affaire commerciale, les médicaments sont, parfois, mis sur le marché, sans recul sur les conséquences possibles de ces substances.

Comment peut-on parler, dès lors, de "confiance" ?

Quand le domaine médical devient une affaire de marketing, que les laboratoires ont pour principal objectif de faire du profit, en vendant le plus grand nombre de médicaments, on est en droit de s'interroger sur la fiabilité du système...

Dans une société où l'argent est roi, où les scandales sanitaires commencent à surgir et se multiplier, il est temps de réagir et de refuser un tel conditionnement publicitaire.

Prendre des médicaments les yeux fermés, comme le suggère la publicité d'un de ces laboratoires ? Sûrement pas !

Il est indispensable de lire attentivement les notices, de s'informer, avant toute prise de substances médicamenteuses.


Il serait nécessaire d'interdire toute publicité pour des produits dont on connaît les dangers : les patients devraient, d'ailleurs, être mieux informés sur ces substances et leurs effets délétères.


https://youtu.be/vQ9oBlzw_Qw


 http://dai.ly/x7rjui

 Un reportage sur ces "médicaments" :


 http://www.francetvinfo.fr/sante/medicament/sante-des-medicaments-du-quotidien-a-proscrire_1204119.html





 

Repost 0
8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 16:49
Un signe des temps : le succès d'Instagram...

 

 

 

Connaissez-vous Instagram ? En ces temps où l'image, les apparences submergent nos sociétés, cette application remporte un succès phénoménal, sur internet...

Instagram, comme son nom l'indique, c'est l'instantanéité dans l'envoi de photos, c'est la multiplication de ces envois...


On savait que le règne de l'image avait commencé, grâce à Facebook, et aux téléphones portables, mais avec Instagram, on atteint des sommets, dans la diffusion des images.

En septembre 2015, Instagram annonçait, sur son blog officiel, 400 millions d'utilisateurs mensuels actifs, dans le monde.

De quoi s'agit -il ? Instagram permet de partager des photographies et des vidéos avec un réseau d'amis, d'aimer ou plutôt de "liker" certains clichés, comme on le dit, dorénavant, de laisser des commentaires sur les clichés déposés par les autres utilisateurs. Cette application offre, aussi, l'occasion de dialoguer avec les membres via l'utilisation de la messagerie interne appelée "Instagram direct".

On est stupéfait par le succès extraordinaire de cette application, mais, au fond, elle correspond à une aspiration profonde de nos contemporains : se montrer, acquérir une petite ou plus grande célébrité, briller par les apparences...

Notre monde se focalise sur l'image qui est de plus en plus présente partout : publicités, internet, télévision...

Et l'image peut être même retouchée... comble du raffinement ! Certains filtres permettent de magnifier les photos...

Les jeunes se passionnent pour les selfies, et ils envoient leurs clichés à des milliers de fans.

Un utilisateur d'instagram connaît plus particulièrement du succès : il met en scène des petits jouets dans différents quartiers de Paris, et les gens attendent avec impatience ces photos : pour montrer leur engouement, ils utilisent des "like"...

Je "like", tu "likes", nous "likons", et on en oublie d'argumenter vraiment, de dire et d'exprimer les raisons de telles appréciations.

L'inventeur de cette application, un américain, Kévin Systrom, peut se frotter les mains, il a réussi à faire fortune, avec cette idée toute simple : des photos à partager...

Des "stars" du foot participent au succès de l'entreprise, en diffusant des photos, des vidéos.

Les marques publicitaires se sont, bien sûr, emparées de cette application pour faire du marketing.

Le monde de l'image s'élargit de plus en plus, avec Instagram, les gens passent de plus en plus de temps à faire des photos, à les regarder, à les commenter, alors qu'elles n'ont pas, le plus souvent, un grand intérêt.


Dès lors, la réflexion se perd, se délite, au profit de simples apparences : le paraître l'emporte sur l'être...

Le monde des images s'élargit à l'infini, et le risque est grand de perdre le contact avec certaines réalités...

 

 

Un reportage sur cette application : 


 

http://www.francetvinfo.fr/societe/instagram-un-succes-fulgurant_1112887.html

 

 

Repost 0
6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 13:39
Elle sent venir une larme de son coeur...

 

 


La solitude du monde moderne n'est-elle pas effrayante ? Alors que les moyens de communication se multiplient et se développent à l'extrême, alors que des gens sont connectés sur leur ordinateur, leur portable en permanence, la modernité conduit à la plus grande solitude, ce qu'Alain Souchon nomme l'Ultra-Moderne Solitude...

L'auteur nous fait, d'abord, percevoir un décor urbain : "Ça s'passe boul'vard Haussman à cinq heures".

Le regard se porte, alors, sur un personnage isolé et anonyme, comme le montre l'emploi du pronom de la troisième personne, au singulier "elle"...

Le thème de la tristesse transparaît, à travers une larme irrépressible, une larme aussitôt effacée, pour affronter le quotidien, une larme qui semble inexplicable et qui survient brutalement, du fond du coeur...

"Elle sent venir une larme de son cœur 
D'un revers de la main elle efface 
Des fois on sait pas bien c'qui s'passe."

L'auteur s'interroge sur ces "rivières... qui coulent", belle image hyperbolique traduisant un désarroi profond, souligné par l'emploi du pluriel.

Le terme "fourmilière"  restitue bien l'agitation incessante de l'univers dans lequel nous vivons, un monde de fourmis, en perpétuels mouvements, qui ne se rencontrent pas et ne se voient même pas...

Et l'explication de ces larmes est, soudain, donnée dans cette phrase : "C'est l'Ultra Moderne Solitude..."

Les majuscules semblent magnifier cette modernité, alors qu'elle conduit au pire : c'est, là, tout le danger et tout le piège de nos sociétés plongées dans l'excès et la demesure, sans cesse valorisés...

Le couplet suivant nous conduit vers un autre quartier, une autre ville, un autre continent : "Ça s'passe à Manhattan dans un cœur". 

Et l'on retrouve cette même solitude, avec à nouveau l'emploi du singulier "il", un personnage masculin, cette fois, qui éprouve un vague à l'âme et pourtant, il affirme "avoir" tout ce qu'il faut pour être heureux, "amis, soleil, amour, travail..."
"Il sent monter une vague des profondeurs 
Pourtant j'ai des amis sans bye-bye 
Du soleil un amour du travail..." 

L'auteur met ainsi en évidence l'universalité de ce phénomène :"Ça s'passe partout dans l'monde chaque seconde..."

Le pluriel vient, alors, se substituer au singulier, pour montrer que la solitude envahit de plus en plus nos sociétés : "Des visages tout d'un coup s'inondent 
Un revers de la main efface 
Des fois on sait pas bien c'qui s'passe." 

Le verbe "avoir" répété suggère bien l'importance grandissante de l'argent, des possessions dans cet univers : "On a les panoplies, les hangars /Les tempos, les harmonies, les guitares..."

Et l'image qui suit nous fait percevoir un manque de bonheur, un désespoir dans un monde qui a perdu du sens, où la solitude l'emporte, malgré tout : " la musique est, ainsi, mouillée", mouillée de larmes et de tristesse...

Et l'auteur s'interroge, à nouveau, sur ce mystère,

"Pourquoi ce mystère 

Malgré la chaleur des foules 
Dans les yeux divers..."

C'est Laurent Voulzy qui a signé la musique de cette chanson, une mélodie tendre, douce et triste qui restitue un univers lisse et désespéré, à la fois...

Le texte met bien en évidence tout le paradoxe de nos sociétés, à travers les questions qui sont posées : une immense solitude, dans la foule, un immense désarroi, au milieu de tant de richesses....



 

 

 

 

 

Repost 0
5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 13:37
Pour vaincre le harcèlement...

 



Le harcèlement est une plaie du monde moderne : il s'organise de manière insidieuse, dans les entreprises, sur internet, et même à l'école...

Internet, les reseaux dits "sociaux" favorisent ce phénomène, d'autant que l'anonymat permet d'insulter, sans être inquiété.

Internet devient le lieu privilégié de la calomnie, du verbe insultant, de l'invective : le cyber-harcèlement fait des ravages, auprès des jeunes notamment...

Dépressions, suicides sont le résultat lamentable de ces comportements infâmes, d'autant que le groupe de harceleurs agit, souvent, de concert, en foule...

Le harcèlement traduit une forme de lâcheté, surtout quand il s'attaque à de jeunes esprits, facilement influençables.

Il faut que les adultes eux-mêmes ne donnent pas l'exemple de cette attitude irresponsable et délétère...

Or, sur internet, il n'est pas rare de lire de plus en plus de propos insultants, outranciers, et qui peuvent être dévastateurs pour ceux qui en sont la cible...

Internet est un outil fabuleux mais quand il devient un instrument de haines, d'invectives et d'injures gratuites, quand il sert des intentions purement malveillantes, quand il se fait le réceptacle d'ignominies, de jalousies stupides, il se transforme en un objet très dangereux.

A chacun de veiller au respect, à une forme de dignité dans les propos qu'il tient....

A chacun de ne pas suivre la masse qui harcèle, à chacun de ne pas suivre un meneur qui organise le harcèlement.

A chacun de mesurer les conséquences de ses propres actes et de ses paroles.

En classe et ailleurs, le harcèlement s'attaque au plus faible, à celui ou à celle qui est isolée, qui a des difficultés, qui est déjà affaiblie...

Haro sur le baudet ! La tentation est grande d'anéantir celui qui est sans force, ou encore celui qui brille par son intelligence, le premier de la classe.

On exclut, encore plus, celui qui est à part, on le jalouse ou on le méprise...

Les jeunes enfants, les adolescents sont particulièrement exposés à ce phénomène du harcèlement : fragiles, sensibles, ils éprouvent de grandes difficultés, pour faire face à ce déchaînement de violences verbales, et parfois même physiques....

Il convient aux adultes de montrer, par leur comportement, une forme d'exemple : si les adultes ne montrent pas la voie, si les adultes se livrent au harcèlement, comment les jeunes peuvent-ils, eux-mêmes, réagir ?


Il convient de dénoncer toute forme de harcèlement, d'où qu'il vienne, il convient, aussi, à chacun de se comporter en adulte responsable et digne...

Les parents, les adultes, dans leur ensemble, ont, aussi, un rôle à jouer, ils doivent dénoncer et stigmatiser toute la violence que comporte le harcèlement.

 

Six choses à savoir sur le harcèlement :

 
http://www.gouvernement.fr/6-choses-que-vous-devez-savoir-sur-le-harcelement-a-l-ecole-nah


 

http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/


 



 

Repost 0
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 18:01
Le gigantisme moderne...

 

 

 

Par curiosité, je suis allée voir, ces jours-ci, le rayon "télévisions" dans un grand magasin, et là, comme ailleurs, c'est le règne du gigantisme qui s'impose : des écrans "led" impressionnants, ultra-plats, certes, mais aux dimensions écrasantes.


Qui peut avoir envie d'acquérir des appareils si envahissants ?

Pour ma part, je me refuse à une telle mégalomanie, à cette gabegie technologique, qui n'a aucune utilité.

En passant dans les allées du magasin, on se sent comme écrasé par cette débauche d'écrans surdimensionnés. C'est un monde effrayant où les écrans dévorent l'espace, où les objets s'emparent de l'environnement, où l'on se sent minuscule...


Des téléviseurs de plus d'un mètre, parfois un mètre cinquante, qui sont si encombrants qu'on en est, à la fois, étonné et inquiet.

Pourquoi tant de démesure et d'hybris ? Notre monde est déjà envahi d'écrans en tous genres : tablettes, ordinateurs, téléphones... Pourquoi fabriquer des téléviseurs de cette dimension surhumaine ?

Bientôt, on ne trouvera plus de télévisions de dimensions modestes, on nous imposera une démesure dont nul n'a besoin.

Les voitures ont, aussi, tendance à prendre du volume : les nouveaux modèles sont souvent beaucoup plus imposants que les anciens...

Et là encore, on nous oblige à une sophistication, une démesure dont nous ne voulons pas.

Les fabriquants seraient bien inspirés, s'ils veulent vendre leurs produits, de laisser le choix aux consommateurs d'une certaine modestie, d'une certaine modération et même d'une discrétion bienvenue, en maintes circonstances...

Non, je n'aime pas l'excès, la démesure, je suis favorable à un monde qui garde des dimensions humaines.

Refusons d'acheter n'importe quoi ! Refusons un progrès qui est parfois néfaste, où le clinquant l'emporte sur la commodité des objets.

La 3 D, la smart TV, les écrans incurvés, trop de sophistication annihile le plaisir, restons dans une certaine authenticité...

Cette complexité grandissante est inquiétante, elle peut même créer des problèmes de pannes.

Le gigantisme s'impose, dans bien des domaines : les grandes surfaces deviennent démesurées, les "boutiques" d'autrefois perdent de leur caractère intimiste : les locaux donnent une impression impersonnelle, ils ont des dimensions écrasantes et l'on s'y sent, parfois, mal à l'aise.

Les miroirs, eux-mêmes, s'étalent jusqu'aux plafonds et paraissent encombrants, inutiles...

Ce gigantisme moderne révèle, aussi, nos sociétés : une envie de briller, de dominer s'empare des consommateurs et ils se laissent appâter par ces produits hors normes, ils se laissent happer par cette démesure qui envahit les magasins.


"Méden agan, rien de trop", disait un proverbe, en grec ancien : les excès sont néfastes, dans tous les cas, et un monde qui privilégie, ainsi, la démesure ne va-t-il pas à sa perte, inéluctablement ?


 

 

 

 

 

Le gigantisme moderne...
Repost 0
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 10:37
Une civilisation du désir...

 

 

 

Notre monde est bien celui du désir permanent : sans cesse, on nous impose de nouveaux désirs, de nouvelles envies... La publicité nous montre des images de perfection, dans de nombreux domaines.


Elle passe par des supports attrayants, elle nous fait miroiter des promotions qui n'en sont pas vraiment... Par exemple, on nous vend un deuxième produit à - 50%, certains magasins se spécialisent dans des vêtements bon marché et clinquants, dont la qualité est douteuse.

Les jeunes, avides de nouveautés, se laissent appâter par ces produits aux prix très abordables....

Et, aussitôt achetés, certains produits sont vite délaissés, considérés comme obsolètes, les armoires débordent, les vêtements s'entassent, les téléphones portables se succèdent....

Les magasins regorgent de marchandises dans tous les rayons : beauté, alimentation, loisirs.

Les produits sont de plus en plus diversifiés, de plus en plus sophistiqués, et novateurs... Dans le domaine des cosmétiques, les choix se multiplient, à l'infini, les crèmes, les onguents de toutes sortes promettent aux clientes et aux clients "monts et merveilles."

Les adolescents désirent posséder le dernier modèle de téléphone plus performant que le précédent.

La civilisation du désir s'empare d'eux : une envie de briller, de se mesurer aux autres, de dominer par l'avoir et le paraître.

Une frénésie d'achats s'empare de chacun de nous, lors des fêtes de Noël et du Nouvel an : des produits de luxe sont exposés dans les magasins, foie gras, champagne, langouste, volailles en tous genres, desserts, bûches...

Le désir ne s'attache plus à des plaisirs simples et ordinaires : une balade à la campagne, une cueillette de mousse, à l'occasion de Noël...

Les magasins sont pris d'assaut par une foule avide de la dernière nouveauté, désireuse d'acquérir des biens de consommation de toutes sortes....

Où est la vraie vie, où sont les bonheurs simples ?

On nous incite, sans cesse, à une consommation effrénée : on recherche la croissance à tout prix...

On reçoit sur nos ordinateurs, nos téléphones portables des messages incessants d'incitation à la consommation.

Les magasins ouverts le dimanche deviennent la principale attraction de la fin de semaine : les gens y passent beaucoup de temps, se perdent dans le dédale des rayons pour satisfaire le dernier désir qui leur a été insufflé par la publicité...

Triste civilisation du désir ! car une fois un besoin assouvi, on nous en suggère un autre et la course aux désirs est incessante : désirs de fêtes, de loisirs factices, d'objets dont l'utilité n'est pas toujours évidente.

Cette civilisation nous fait rebondir de désir en désir... Sans arrêt, il faut consommer des vêtements, des machines, des ordinateurs, des robots.

Sans arrêt, on nous invite à la fête de la surconsommation, dans un débordement qui n'en finit pas...


 



 

 

Une civilisation du désir...
Repost 0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:50
Quand l'inspecteur vient inspecter les enseignants...

 

 

Les inspecteurs viennent "inspecter" les enseignants, pour vérifier la qualité de leur travail et leur donner une note pédagogique. Le terme d'inspecteur n'est en lui-même guère attractif : venu du latin "inspector", le mot désigne celui qui examine, qui regarde et observe attentivement.

 

Et, en plus, les inspecteurs ont tous les droits, le droit d'arriver en retard, de se tromper, en lisant le cahier de textes de l'enseignant, de hurler, en entrant en classe....

J'ai connu toutes ces situations...

 

Pour la plupart, ces inspecteurs sont d'anciens professeurs qui ont abandonné leur carrière, pour se consacrer à cette nouvelle activité.

Eloignés des réalités du terrain depuis des années, ils ne perçoivent plus les évolutions du métier et se targuent d'une expérience et d'un savoir que parfois ils ne maîtrisent pas, eux-mêmes.

 

On perçoit, en eux, une forme d'arrogance et de supériorité, à l'égard des enseignants qui sont là pour se soumettre à leur bon vouloir et à leur autorité...

 

Il fut un temps où l'on savait que l'inspecteur devait venir un jour de la semaine, fixé à l'avance : il m'est arrivé d'attendre cet inspecteur, toute une journée du matin au soir... en vain.

Inutile de dire que j'étais, toute la journée, sur des charbons ardents... mais l'inspecteur n'est pas venu et n'a même pas daigné prévenir le lycée de son absence.

 

Quelques jours plus tard, il m'a téléphoné pour me dire le motif de sa défection : il était malade, et curieusement, il n'avait même pas jugé utile de signaler son absence.

Inutile de dire que si je m'etais absentée moi-même, sans prévenir, j'aurais eu droit à de lourdes remontrances et, sans doute, à des sanctions.

Ce même inspecteur est venu, quelques jours plus tard, et dès son entrée dans la salle de classe, il s'est mis à invectiver les élèves, parce que ceux-ci ne s'étaient pas levés à son arrivée !

Ce donneur de leçons avait, pourtant, lui-même beaucoup à apprendre en matière de politesse !

 

Plus tard, les enseignants ont pu connaître la date et l'heure exacte à laquelle ils allaient être inspectés.

Et l'inspectrice est arrivée, ce jour-là, avec 20 minutes de retard et n'a donc pas pu assister au début du cours.

J'étais complètement déstabilisée par ce retard...

Si j'avais été moi-même en retard, il m'aurait fallu un motif très grave, mais l'inspectrice s'était simplement attardée à discuter, et c'était normal !

 

Autre problème : il vaut mieux, au fond, ne pas contrarier l'inspecteur , il vaut mieux se montrer servile, obéissant, il faut être dans l'admiration et la soumission.

Et, pourtant, au cours de l'entretien qui suit l'inspection, on ne peut s'empêcher de répondre à certains reproches adressés par l'inspecteur...

Mais il vaut mieux éviter ce comportement...

Parfois, encore, l'inspectrice commet des erreurs, en lisant le cahier de textes de la classe, fourni par l'enseignant : cela m'est arrivé, une inspectrice me reprochait d'avoir étudié un auteur jugé trop difficile, en classe de seconde : Montaigne, en fait il s'agissait de Rabelais, un auteur au langage savoureux que les élèves savent apprécier très tôt.

Les inspecteurs donnent, aussi, de pressantes consignes d'indulgence pour la correction des épreuves du baccalauréat, afin de "gonfler" les résultats, mais est-ce là rendre vraiment service aux élèves ?

Là encore, les inspecteurs devraient être plus solidaires et respectueux du travail fourni par les enseignants, et trop souvent, ce n'est pas le cas...

Il faut, sans doute, revoir ce système des inspections, trop archaïque : comment juger de la qualité du travail d'un enseignant, à travers une seule heure de cours ?

C'est quasiment impossible et les inspecteurs qui se sentent tout puissants exercent vraiment un pouvoir exorbitant sur les enseignants...

 

 

 

 

 

 

Quand l'inspecteur vient inspecter les enseignants...
Repost 0
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 12:23
Des enseignants qui ont peur ?

 

 

 



"De plus en plus d'enseignants contractent l'assurance "offre métiers de l'éducation" pour faire face aux menaces dont ils font l'objet."

C'est ce que nous révèle un article du journal Le Parisien : l'assurance proposée par la Maif en partenariat avec les Autonomes de Solidarité offre aux professeurs, en cas d'incident, un accompagnement juridique, un soutien psychologique et une protection  des dommages corporels...

Le métier d'enseignant deviendrait-il dangereux ?

Bien sûr, les violences physiques sont encore rares, exceptionnelles, mais les intimidations, les menaces, les insultes, les fausses insinuations, la diffamation ne le sont pas.

Quel enseignant, de nos jours, n'a jamais été la cible d'insultes, de comportements désinvoltes ?

Ces attitudes se multiplient dans de nombreux établissements scolaires : des violences verbales inadmissibles, d'autant que les parents d'élèves se permettent, eux-mêmes de remettre en cause les punitions ou les sanctions pour indiscipline.

Il m'est arrivé en tant qu'enseignante, de devoir affronter des paroles d'intimidation, après avoir puni un élève pour une tenue incorrecte, en classe : cet élève d'une classe de première s'est mis à contester sa punition, puis est venu à la fin de l'heure, avec une attitude menaçante, en affirmant qu'il n'avait pas peur de moi, une façon de dire que je devais avoir peur de lui.

Un jour, un autre élève, surpris en train de consulter ses cours lors d'un devoir surveillé, s'est mis à me tutoyer, en hurlant : il ne fallait pas toucher à son cartable que j'avais déplacé en la circonstance...

Face à certaines classes difficiles, des collègues femmes m'ont affirmé éprouver un malaise et même aller en cours, avec la peur au ventre...

Les parents font preuve aussi parfois de comportements inconvenants et irresponsables : certains se permettent de remettre en cause les notations données par les enseignants...

Certains en viennent à parler de trop grande sévérité, d'injustice !

Certains en viennent, même, à affirmer que l'enseignant a commis une erreur sur la notation qui figure sur le bulletin trimestriel !

D'autres mettent en concurrence les enseignants, affirmant que le professeur de l'année précédente avait des méthodes totalement différentes.

Ainsi, l'autorité des enseignants est, souvent, battue en brèche.

On le constate, de plus en plus, dans nos sociétés : la plupart des autorités sont contestées, et les enseignants, plus que d'autres, se voient jugés responsables de tous les problèmes et de toutes les difficultés que peuvent rencontrer les élèves.

Oui, dans certains établissements scolaires ou face à certaines classes, le métier d'enseignant devient périlleux.

Oui, dans certaines circonstances, les enseignants ont peur...

Il serait temps de redonner aux enseignants une autorité, en les épaulant par tous les moyens : les parents, l'administration doivent les soutenir.

Dans une société où l'enfant est roi, les adolescents sont en perte de repères et ne reconnaissent même plus dans l'enseignant une autorité...

L'administration, loin des réalités du terrain, fait semblant souvent de ne pas voir les difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants.
 


 

 

Des enseignants qui ont peur ?
Repost 0
25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 16:08
Menu chinois...

 


Aimez-vous le rat, le renard, assaisonnés à la mode chinoise ? En Chine, il est possible de goûter à ces mets nouveaux et "savoureux" : des plats préparés à base de rats, de renards et de produits chimiques présentés sous l'estampille " boeuf et mouton" ont été saisis... en 2013, plus de 20 000 tonnes de produits à base de viandes frauduleuses, destinés à la consommation ont été, ainsi, interceptés.

La Chine n'arrête pas de connaître des scandales alimentaires, en série : on se souvient du tristement célèbre lait à la mélamine, ce produit avait été retrouvé dans du lait en poudre pour nourrissons, de la marque Sanlu, il avait entraîné la mort de 6 jeunes enfants, et en avait contaminé 300 000.

La filière agricole n'est pas épargnée : aimez-vous les choux, les champignons ? Les chinois les conservent et les assaisonnent d'une manière bien particulière ! En 2012, des marchands chinois avaient enduit des choux de formol, pour préserver les légumes et les empêcher de s'abîmer : le formol étant un produit cancérigène, on voit bien les dangers d'un tel traitement, pour le consommateur.

En 2010, des producteurs avaient trempé des champignons dans de l'eau de javel : blanchiment garanti !

En 2014, les autorités chinoises ont destitué huit hauts fonctionnaires, après la mise sur le marché de viande de porcs contaminés par un "virus très contagieux".
 

Cette année, en 2015,  100 000 tonnes de viande congelée, avariée ont été saisies. Certains lots étaient vieux de plus de 40 ans ! Des ailes de poulets, des pièces de boeufs et de porcs, entassées dans des locaux, ont été découverts.


La liste des fraudes alimentaires est longue : la Chine est un pays où les contrôles restent peu rigoureux, insuffisants et on plaint les chinois soumis à des aléas alimentaires graves, susceptibles d'altérer lourdement la santé, voire de provoquer la mort.

Rivières polluées, aliments frelatés, atmosphère chargée de particules nocives, la Chine est en passe de battre des records de problèmes sanitaires.

La croissance à tout prix, les profits, les fraudes, voilà la situation de la Chine !

Voilà les résultats d'une croissance exacerbée qui fait fi de la santé, du bien-être des individus.

D'ailleurs, les chinois ne sont pas les seuls à être affectés par des fraudes et des tromperies alimentaires : le scandale de la viande de boeuf remplacé par du cheval a fait grand bruit, en France et en Europe.

De plus, les additifs alimentaires, dissimulés dans de nombreux produits, sont, aussi, susceptibles de nuire gravement à la santé.

Les pesticides, abondamment utilisés dans l'agriculture, se retrouvent dans nos fruits et légumes : les salades sont même contaminées par des pesticides interdits et par des perturbateurs endocriniens, selon une étude récente de l'ONG, Générations futures.

Notre nourriture devient l'objet d'une industrie effrénée qui ne se soucie plus d'écologie, du respect des règles de la nature.

Notre menu, s'il n'est pas comparable au menu chinois, n'est pas toujours exempt de risques... et de surprises...


 

 

 

 

 

Menu chinois...

Des salades contaminées aux pesticides, en France

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/