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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 12:34
Google pire que Big Brother ?

 

 

 

Google ne cesse de nous proposer de nouveaux services et poursuit son projet de bibliothèque numérique universelle. Chaque jour, la firme Google accumule des milliards de données privées sur ses utilisateurs, des données qui peuvent être un jour monétisées.

 

Google propose, désormais, un nouvel assistant numérique personnel et familial : Google Home.

Avec Google Home, on peut être connecté en permanence : cet outil est capable d’exécuter des commandes vocales, de répondre à des questions, de modifier l’éclairage d'un appartement, d'écouter de la musique, une radio, etc.

Google Home est disponible en France depuis le jeudi 3 août – cette enceinte connectée est proposée à 149 euros dans la plupart des grandes enseignes.

Une nouvelle intrusion dans l'intimité des gens...

Pourra-t-on protéger nos données ?

La grande collecte de la vie a commencé et ne cesse de se propager : le système Google Home est constamment connecté et récolte des informations par interface vocale.

 

On doit prendre conscience de ce phénomène : les capteurs, les objets connectés, vêtements, montres, bracelets se développent de plus en plus.

Nos comportements sont aussi scrutés, analysés grâce à nos ordinateurs, nos smartphones.

Et, en fait, les gens choisissent volontairement de connecter leur vie à des géants du commerce mondial : le marché des smartphones, et des montres connectées est en pleine croissance.

Ce sont des actes délibérés de notre part, mais avons-nous vraiment conscience de cette emprise de l'intelligence artificielle sur nos vies ?

 

Toutes sortes d'informations sont récoltées par ces systèmes qui peuvent, alors, proposer toutes sortes de services, des produits adaptés à chacun.

Maisons connectées, plateformes éducatives, voitures sans pilote, médecine... Google se lance dans une conquête du monde sans limite.

Les géants du numérique, les GAFA aspirent à toujours plus de puissance : les enjeux économiques et politiques sont énormes.

 

On en vient à une marchandisation intégrale de la vie et du corps, à de nouvelles conditions d'organisation du travail : des capteurs sont même implantés dans les entreprises, ce qui permet d'analyser les performances des salariés.

 

Ainsi, les entreprises sont de plus en plus dirigées par des systèmes  avec de moins en moins d'interventions humaines...

 

Tout le monde admet maintenant que la numérisation de nos vies est inévitable. L'économie du numérique fait même l'objet d'un consensus de la part des hommes politiques.

Comment lutter contre cet envahissement ?

"Tous les acteurs de la société civile doivent se mobiliser pour combattre cette invasion...", affirme Eric Sadin, écrivain, philosophe, auteur de nombreux ouvrages sur le numérique.

Les développements technologiques sont appelés à s'imposer, à transformer la société.

Ainsi, l'intelligence artificielle va bientôt s'introduire dans les pratiques médicales : Watson, ce programme informatique conçu par IBM, est un instrument de collectes d'informations, un outil de diagnostic, il comporte même une fonctionnalité de prescriptions médicales.

On perçoit les dangers de confier des décisions médicales à des machines, à des systèmes informatiques : il faut refuser ces fonctionnalités.

Nous entrons dans l'ère de la marchandisation intégrale de la vie et tous les domaines sont concernés : comment ne pas s'en inquiéter ?

 

 

 

Source : Deux émissions diffusées sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins-dete-1ere-partie/peut-encore-proteger-nos-donnees-personnelles

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins-dete-2eme-partie/peut-encore-proteger-nos-donnees-personnelles

 

 Eric Sadin, écrivain, philosophe, a écrit notamment La silicolonisation du monde.

 

 

 

 

 

Google pire que Big Brother ?
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 08:51
La Côte d'Azur chinoise : une image effrayante du tourisme de masse...

 

 

Ce lundi 14 août, lors du journal de 20 heures, sur France 2, un reportage sur l'essor du tourisme chinois était l'occasion de découvrir des images étonnantes d'une plage chinoise envahie par des touristes.

 

"Le boum économique favorise le tourisme intérieur, plus de 400 millions de Chinois visitent leur propre pays", commentait le journaliste Julian Bugier qui présentait le journal.

 

Aussitôt, apparaissait  une image d'une plage bondée : des parasols qui se touchent, une masse humaine qui envahit l'espace...

 

Effrayant ! Comment peut-on passer des vacances dans des lieux où la foule se presse en nombre, à tel point que les gens serrés les uns contre les autres n'ont plus d'espace vital ?

Sans doute est-ce aussi le spectacle que l'on peut voir sur certaines de nos plages méditerranéennes assaillies par des hordes de touristes...

Et, dans le cas de la Chine, l'image est saisissante !

 

"C'est la nouvelle côte d'Azur chinoise : 5 kilomètres de plage bondée, les Chinois viennent désormais par millions goûter aux joies des vacances estivales...", précise un autre journaliste au cours du reportage...

 

On découvre aussi une mer couverte de bouées, car beaucoup de Chinois ne savent pas nager...

D'énormes bouées jaunes, rouges, vertes envahissent l'espace marin. Terrifiant !

Une maman a même imaginé de tenir en laisse son enfant pour ne pas le perdre dans la foule !!

 

Bien sûr, les Chinois peuvent, désormais, profiter de vacances et aller au bord de la mer, ce qui ne leur était pas possible, autrefois.

C'est un progrès et pourtant, quand on voit les images de cette plage noire de monde, on se demande où est le plaisir.

 

Le tourisme de masse atteint des proportions inquiétantes : dans plusieurs pays d'Europe, des voix s'élèvent contre cette invasion touristique, notamment en Espagne... on dénonce la flambée des loyers, la saturation des espaces publics ou encore la dégradation de l'environnement. 

75,6 millions de touristes en 2016 en Espagne !

L'Italie est aussi assaillie par les touristes, ainsi que la Croatie.

En Grèce, l'île de Santorin est au bord de l'asphyxie : 60 000 touristes par jour !

Et, même en France, le tourisme s'intensifie.

De nombreux pays se retrouvent, ainsi, face à de véritables défis : le tourisme est générateur de profits et d'emplois, mais il crée aussi des nuisances, il détruit et dénature certains paysages.

Comment résoudre ces difficultés ? Face à l'accroissement de la population, face à la massification du tourisme, quelles sont les solutions envisageables ?

Certains lieux saturés de touristes subissent des dégradations qui risquent d'être irréversibles.

 

 

 

Le reportage de France 2 :

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/chine/chine-le-boom-du-tourisme-interieur_2327421.html

 

 

 

 

 

 

La Côte d'Azur chinoise : une image effrayante du tourisme de masse...
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 12:43
La mode végan...

 


 

Les produits Végan commencent à inonder nos supermarchés : plus 82 % de ventes en 2016 !

Des rayons entiers sont dédiés et consacrés à ces nouveaux aliments.

 

Les produits Végan ne contiennent aucun produit d'origine animale... On peut désormais manger des steaks, des escalopes, des boulettes sans viande, des laits et des fromages végétaux.

Certains se laissent séduire par cette mode du Végan : il est vrai que la filière de la viande a connu des scandales, étiquetages douteux, incertains, absence de traçabilité, souffrance animale dans les élevages et les abattoirs...

On se souvient du scandale de la vache folle et de l'affaire Spanghero, par exemple.

 

Pourtant, il convient de s'interroger sur le contenu de ces nouveaux "steacks" végétaux présents dans les rayons des supermarchés.

Colorants, gélifiants, épaississants, exhausteurs de goût, abondance de sel : les recettes de ces produits ne sont pas du tout diététiques, mieux vaut vérifier la composition de ces aliments...

Caramel pour la couleur, arômes artificiels de viandes, gluten de blé, glucides, de quoi leurrer le consommateur...

 

Un nouveau marché s'est ouvert, un marché porteur qui parvient à convaincre nombre de gens.

 

Mais, cette tendance Végan n'est qu'une mode de plus destinée à faire vendre des produits qui n'ont qu'une apparence de naturel.

Manger Végan, c'est aussi consommer des aliments bourrés d'additifs...

 

De plus, l'apport en protéines contenues dans ces produits est souvent insuffisant.

Ne nous laissons pas abuser par ces nouvelles tendances présentées à grand renfort de publicités.

 

Des modes surgissent, par exemple, celle des aliments sans gluten : là encore, il convient de vérifier attentivement la composition de ces produits.

Le régime sans gluten peut être utile et bénéfique, mais à condition de ne pas consommer ces substituts bourrés d'additifs qu'on nous vend dans les supermarchés.

 

Des rayons entiers sont consacrés au Sans gluten, aux produits Végan et ces nouveautés ne sont qu'un moyen de susciter de nouveaux besoins.

Le label Végan n'est pas une garantie de qualité : nous devons rester vigilants et ne pas céder à des effets de mode.

De plus, cette mode végan conduit à des excès qui peuvent être dommageables pour la santé : on en vient à exclure des aliments sains comme le miel, la gelée royale, le pollen, les oeufs...

Pas question pour un végan de s'habiller de vêtements en laine ou en soie...

On aboutit à une forme d'extrémisme dangereux : la démesure l'emporte sur le bon sens...

 

 

 

 

 

http://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/ikea/enquete-la-folie-vegan_2252917.html

 

 

La mode végan...
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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 07:47
Bientôt, même les poupées gonflables seront connectées...

 

 

Les robots sont partout : sur internet, dans les répondeurs téléphoniques, dans nos voitures, dans nos transports.

 

Spike Jonze avait même imaginé en 2014 dans son film intitulé Her un logiciel informatique, capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur et pouvant combler la solitude des internautes.

 

Le héros du film  fait la connaissance de Samantha, une voix féminine pleine de charme, intelligente, et particulièrement drôle... c'est alors que commence un jeu de séduction et les deux personnages tombent amoureux l'un de l'autre.

 

Et, désormais, la réalité dépasse la fiction : un fabricant américain Matt Mc Mullen a conçu des poupées gonflables connectées capables de s'exprimer.

Elles sont dotées d’une intelligence artificielle stockée dans un cloud.

 

Le réalisme de ces poupées est poussé à l'extrême : les ongles, les veines apparentes sur les bras, le moindre détail est soigné...

Des clients fortunés ont passé commande et se font faire sur mesure une poupée gonflable à leur convenance : mensurations, couleur des cheveux, de la peau etc.

 

Jusqu'où ira l'emprise des ordinateurs sur nos vies ?

Bien sûr, pour l'instant, ces modèles de poupées gonflables sont réservés à une clientèle aisée et triée sur le volet.

 

Mais on peut facilement imaginer la démocratisation d'un tel phénomène.

On entrevoit des perspectives inquiétantes : un monde où les robots vont se substituer aux relations humaines...

Un monde où l'affection, la sexualité, les caresses seront dispensées par des robots...

Un monde où l'on achète des robots pour satisfaire les besoins les plus élémentaires...

Un nouveau business en perspective, à coup sûr, de nouvelles opportunités pour faire des affaires juteuses...

Il sera même possible pour le client de choisir des traits de caractère : "imprévisible, gentille, capricieuse, jalouse, intellectuelle, aventureuse, inquiète, bavarde, affectueuse, sexuelle, imaginative, amusante, serviable, innocente, timide ou heureuse..." de quoi combler tous les fantasmes et tous les désirs de l'acheteur...

On en arrive à une hyper-connectivité malsaine et dangereuse.

Certains insistent sur les avantages de ces robots sexuels : aucune obligation de cadeaux, pas de propagation de maladies sexuellement transmissibles, pas de conflits, pas de disputes...

Mais ils oublient la déshumanisation qu'implique l'utilisation de robots.

Ils oublient qu'une société robotisée à l'extrême en vient à nier l'humanité de chacun...

Enfin, on perçoit tous les risques pour la protection de la vie privée : le cloud n'est pas forcément sécurisé pour des données qui touchent à l'intimité.


 

 

 

 

Bientôt, même les poupées gonflables seront connectées...
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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 07:44
Un monde de faux-semblants...

 

 

Nous vivons dans un monde de faux-semblants et d'illusions permanentes...

 

Ainsi, dans l'enseignement, on invite les professeurs à sauvegarder les apparences : il faut, surtout, ne pas faire de vagues, lorsque surviennent des problèmes de discipline.

 

L'administration n'apprécie pas que les enseignants évoquent leurs difficultés : indiscipline, drogue, insolence...

 

Il faut surtout ne pas alarmer, ne pas inquiéter les parents d'élèves, les recteurs, la direction de l'établissement.

"Tout va bien, tout est pour le mieux"...

 

Il faut aussi faire en sorte que le plus grand nombre d'élèves obtiennent le baccalauréat, quitte à fausser les résultats, à brader cet examen.

Chaque année, les inspecteurs invitent les enseignants à faire preuve d'indulgence, lors de la correction des épreuves : il convient d'atteindre le quota annuel de 85% de réussite.

 

Par ailleurs, la France s'est lancée dans l'aventure de l'EPR et on sait les difficultés que l'entreprise EDF rencontre dans la construction de ces nouvelles technologies : des retards, des surcoûts exorbitants, des malfaçons. 

Et comble du faux semblant ! On a vendu cette technologie à la Finlande, puis à la Grande-Bretagne. C'est une véritable fuite en avant !

Et, pourtant, on continue à faire comme si tout allait bien, comme si cette technologie était fiable.

 

L'illusion ! Elle est partout.

Certaines entreprises, apparemment florissantes, sont au bord du gouffre : ainsi, le constructeur européen Airbus multiplie les retards de livraison de son avion de transport militaire l'A 400M...

En perspective : un véritable gouffre financier qui dépasse les 30 milliards d'euros. Des problèmes techniques sont apparus, notamment l'usure trop rapide d'une boîte de vitesses.

 

Là encore, on évite d'évoquer ces problèmes. Il faut faire semblant à tous les niveaux de la société.

L'authenticité, la sincérité, le franc-parler ne sont plus de mise.

La démesure, le chiffre, la performance sont à la mode, si bien qu'on en oublie l'essentiel : la qualité du travail.

 

Dans un tout autre domaine, le gouvernement se réjouit que la ville de Paris ait obtenu l'organisation des JO de 2024. Partout, fleurissent des articles élogieux sur ce projet : on nous assure et on nous annonce un budget en équilibre, mais on sait par expérience que le plus souvent les coûts explosent et là encore on nous berce d'illusions.

Ce budget doit surtout réjouir les entreprises du BTP ! Mais, inévitablement, qui paiera l'addition si ce n'est le contribuable ?

Aux Etats-Unis, on a appris que près d'un tiers des abonnés du président Trump sur Twitter ne seraient en fait que des bots, ces programmes informatiques automatisés qui simulent le comportement d'une personne humaine.

Encore un trompe-l'oeil qui met en évidence l'illusion qui gouverne le monde...

 

En fin de compte, dans nos sociétés, la vérité importe peu, il s'agit de gérer avec habileté le mensonge et l'imposture...

 

 

 

 

 

 

 

Un monde de faux-semblants...
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 11:43
Les nouveaux esclavages du monde moderne...

 

 

L'esclavage, contrairement à ce que l'on affirme souvent, n'a pas été aboli : l'esclavage existe encore sous différentes formes et dans de nombreux pays.

 

Siddharth Kara, un économiste américain spécialiste de l'esclavage et du trafic d'êtres humains à la Harvard Kennedy School en dresse un bilan terrifiant dans son ouvrage intitulé L'esclavage moderne.

 

Une véritable industrie s'organise autour de l'esclavage sexuel.

 

L'Organisation mondiale du Travail considère aussi qu'aujourd'hui, au moins 21 millions de personnes sont réduites en esclavage. C'est plus que lorsque l'esclavage était légal, entre les 15e et 19e siècles. 

 
On se souvient de cette tragédie qui avait frappé un atelier de confection à Savar, près de Dacca, capitale du Bangladesh : un bâtiment, qui abritait des ateliers de confection pour des grandes marques de prêt-à-porter occidentales s'était effondré et avait enfoui sous les décombres 3 122 personnes, en majorité des femmes. 
 
L'immeuble avait été bâti sur un sol instable et sans les autorisations nécessaires.

Ces ouvrières du textile reçoivent un salaire dérisoire pour confectionner des vêtements à bas prix.

Ces ouvrières exploitées sont des esclaves des temps modernes.
 

 

Dans certains pays, les femmes sont aussi considérées comme des objets de la même façon que les esclaves dans l'antiquité : elles subissent la loi des hommes et doivent se soumettre à leurs "seigneurs et maîtres".

Femmes mariées contre leur gré, femmes violentées, humiliées, elles sont nombreuses encore à vivre sous le joug des hommes.

 

Et même en France, le pays des droits de l'homme, il n'est pas rare de voir dans les rues de la capitale des enfants exploités pour la mendicité.

Paris la ville lumière, Paris ville touristique offre ce triste spectacle d'enfants exhibés.

Ces enfants dorment sur les trottoirs, étonnamment calmes : on les a abrutis de sirops et de drogues... une façon de les rendre dociles.

Il paraît que l'esclavage a été aboli dans notre beau pays !

Et, pourtant, ces enfants sont bien drogués, exploités...

Qui se soucie de leur sort ? 

Au fond, il ne faut pas aller très loin pour trouver des esclaves.

Les travailleurs détachés sont, eux, sous payés : les abus liés au travail détaché au sein de l'Union européenne se multiplient : non-respect des normes d'hygiène et de sécurité. De plus en plus nombreux sur le territoire français, les travailleurs détachés sont souvent dissimulés aux autorités françaises par les entreprises qui les emploient.

 

Qui a dit que l'esclavage avait été aboli ? Hélas, il sévit dans de nombreux pays, et même tout près de chez nous.

 

 

 

 

 

 

Les nouveaux esclavages du monde moderne...
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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 08:49
Au supermarché, dans la file d'attente...

 

 

Dorénavant, dans le supermarché où je me rends pour faire mes courses, les files d'attente sont canalisées en une seule file et les clients sont dirigés par un employé vers une caissière désignée.

 

Ce jour-là, la file est assez importante et j'ai le loisir d'observer le rayon qui jouxte cette file d'attente : d'abord des gros paquets de frites qui s'entassent sous forme de chips ou d'allumettes, puis des sucreries, d'énormes sucettes aux couleurs attrayantes, des bonbons, réglisses, chewing-gums..

 

En résumé : du gras et du sucre... tout ce que la grande distribution nous incite à acheter.

Tout ce qui est néfaste pour la santé se trouve sur ce rayon exposé à la convoitise des consommateurs.

Une façon de pousser le client à un achat compulsif de dernière minute...

 

On trouve là un condensé de la malbouffe de nos sociétés.

 

On nous vend depuis des décennies du sucré, du salé, du gras. Et on habitue le consommateur à ces saveurs.

Comment s'étonner des ravages de l'obésité dans nos sociétés ?

Les supermarchés regorgent de ces produits surchargés en sucre, sel, graisses.

 

Pendant des années, on nous a vanté les mérites du sucre, source d'énergie. De nombreux produits en contiennent : gâteaux, yaourts, soupes industrielles, sodas, plats préparés, sauces, pâtes à tartiner... une façon d'habituer le consommateur à ce goût sucré.

 

Les industriels ont aussi la main lourde sur le sel : pizzas, lasagnes, soupes, paëllas, tous les plats préparés sont bourrés de sel, sans parler de la moutarde, du ketchup.

La mode est aux biscuits salés pour l'apéritif : chips, cacahuètes, amandes, pistaches...

 

Les fromages, les viennoiseries, la charcuterie regorgent de gras.

 

Ainsi, le goût du consommateur est formaté pour acheter ces produits qui sont dangereux pour la santé.

 

Dans la file d'attente, un enfant commente les sucreries exposées tout à côté : il admire la couleur des emballages. Tout est fait pour attirer le regard et solliciter l'envie.

Les paquets de chips transparents laissent voir leurs teintes dorées : on a l'impression d'une certaine légèreté alors que ces aliments sont bourrés de sel et de gras.

Une façon d'abuser le consommateur, une façon de l'inciter à l'achat...

L'été, nous avons tendance à acheter ces produits tout prêts qui nous facilitent la vie, mais il faut prendre conscience qu'ils sont néfastes pour la santé.

 

 

 

 

 

 

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=sucres-caches-ou-les-trouver

 

Au supermarché, dans la file d'attente...
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 08:11
Un nouveau contrôle technique pour les automobiles...

 

 

 

Dès 2018, un nouveau contrôle technique des véhicules sera mis en place, plus contraignant, plus complet : une directive européenne de 2014 prévoit en effet de faire passer de 124 à près de 400 les points de contrôle, soit plus du double !

 

On imagine les conséquences de ces contrôles renforcés : plus longs, ils coûteront plus cher et obligeront les automobilistes à faire davantage de réparations, donc encore plus de dépenses.

 

Les appuie-tête, les accoudoirs et les rétroviseurs intérieurs seront aussi vérifiés.

 

Bien sûr, la sécurité est importante, mais on voit bien que ces contrôles vont pénaliser les gens les plus modestes qui possèdent de vieux véhicules et qui n'ont pas les moyens d'acquérir une voiture neuve.

Bien sûr, les garagistes, eux, vont se frotter les mains : ils pourront faire des bénéfices, travailler plus.

 

On a vraiment l'impression que les diktats venus de Bruxelles se multiplient.

Les contraintes sont de plus en plus nombreuses et les automobilistes sont sans cesse mis à contribution.

Péages, stationnements payants, amendes, prix des carburants, assurances... les automobilistes deviennent des vaches à lait.

 

Comme le contrôle technique doit être renouvelé tous les deux ans, c'est une véritable manne dont vont bénéficier les garagistes et les centres de contrôle.

Mais on entrevoit de nouvelles contraintes pour les automobilistes, de nouvelles dépenses aussi.

Nos vies sont, ainsi, de plus en plus contrôlées, encadrées, surveillées.

Et même nos véhicules, nos moyens de locomotion n'y échappent pas...

Il faut se plier sans arrêt à des règlements qui deviennent au fil du temps de plus en plus contraignants.

 

Ainsi, 126 défaillances techniques vont désormais déboucher sur une interdiction de circuler immédiate, alors qu'actuellement un délai de deux mois est accordé pour réaliser les réparations.

 

La voiture est en passe de devenir un objet de luxe générant de multiples dépenses.

Alors que la crise sévit, alors que certains ont des difficultés à boucler leur budget, de telles mesures sont encore de nature à créer des inégalités et à générer des soucis, des ennuis pour les plus démunis.

 

 

 

 

 

Un nouveau contrôle technique pour les automobiles...
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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 11:09
Les nouvelles aliénations du libéralisme...

 

 

L'homme, au cours des siècles, n'a cessé de s'émanciper, de conquérir des droits nouveaux : il a réussi à obtenir des droits multiples, grâce aux luttes ouvrières menées au XIX et au XX ème siècle.

 

Ses conditions de travail se sont améliorées, les salaires ont augmenté, l'éducation est accessible à tous...

 

Mais ces droits sont de plus en plus menacés et remis en cause par le libéralisme sauvage et féroce qui s'installe et sévit partout dans nos sociétés.

En France, la réforme du droit du travail prévue par le nouveau gouvernement fait peser de lourdes incertitudes sur les salariés, on peut redouter des régressions dangereuses.

 

Pourtant, l'individu ne peut s'épanouir si ses conditions de travail sont trop dures : il perd ses potentialités, sa qualité de vie s'amoindrit.

 

Et, souvent, les êtres humains n'ont même plus conscience de cette aliénation qui leur paraît inéluctable et ils s'enferment eux-mêmes dans leur propre aliénation.

 

C'est la thèse que développe le philosophe Yvon Quiniou : "La mutilation constitutive de l’aliénation affecte aussi la conscience de l’individu aliéné : celui-ci n’a pas conscience des capacités et des besoins qui sommeillent en lui, il a été façonné idéologiquement de telle sorte qu’il n’imagine pas une autre vie pour lui, voire, en raison des modèles qu’il a intériorisés, il désire celle qu’il a, la jugeant conforme à ce qu’il croit être sa nature. C’est là le comble de l’aliénation quand celle-ci se boucle sur elle-même." 

Je songe encore à ces salariés allemands qui vivent dans la misère et qui en éprouvent de la honte, comme s'ils étaient coupables de ce qui leur arrive, comme si leur sort était mérité.

 

Les hommes se sentent ainsi souvent impuissants face au phénomène de la mondialisation qui les broie et les annihile.

Les hommes aliénés ne voient même plus leur aliénation.

Les salariés qui se retrouvent au chômage sont comme exclus du monde, ils n'ont plus d'existence, ils sont comme annihilés. La précarité entraîne souvent une désocialisation.

 

Les politiques devraient veiller à ce que soit préservée cette émancipation essentielle au bonheur de l'homme.

Mais, obnubilés par l'économie, la rentabilité, la croissance, les hommes politiques en oublient de s'intéresser à  l'épanouissement de l'être humain.

 

Dans une société libérale, l'argent, le profit l'emportent sur toute autre considération. L'injustice, l'inégalité prospèrent.

 

L'homme du XXIème siècle est-il voué à de nouvelles aliénations ?

Hélas ! Le libéralisme forcené qui s'empare de notre monde conduit les hommes vers de nouveaux asservissements.

Hélas ! Des servitudes nouvelles apparaissent dans les formes d'organisation du travail.

 

 

 

 

 

 

Source : un article de Marianne 

La politique confrontée à l'exigence d'émancipation.

 

 

Les nouvelles aliénations du libéralisme...
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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 12:29
Quand les prix s'envolent...

 

 

C'est l'été : on apprécie de manger des fruits de la saison, pêches, abricots, brugnons... C'est le moment de se délecter de ces fruits rafraîchissants, au goût de soleil et de lumières.

 

Ce jour-là, je me rends dans un de ces magasins de proximité qu'on trouve dans les centres-villes pour y acheter quelques fruits.

 

Les étalages regorgent de fruits superbes : des pêches énormes et voluptueuses, des brugnons géants aux teintes rouges et brunes, des abricots somptueux, aux formes oblongues et charnues : un régal pour les yeux !

 

Les fruits sont disposés en pyramides, dans des alignements impeccables.

Ce sont des productions françaises, et même régionales comme l'indiquent clairement les étiquettes.

 

Seuls les prix sont rebutants : 4, 90 euros pour le kilo d'abricots, 4, 95 euros pour les pêches et le brugnons... des prix exorbitants pour des fruits de la saison...

 

Qu'est-ce qui peut justifier de tels prix ?

Qui peut acheter de tels produits ? Manger des fruits devient un luxe inaccessible à certains.

 

Ces fruits ne sont pourtant pas labellisés bio, mais leur prix est prohibitif.

Plus loin, les noix décortiquées de qualité bio, cette fois, sont vendues au prix de 41 euros le kilo !

Là, on se dit qu'on attend le touriste.

 

En été, il semble tout de même que les prix s'envolent et dépassent les bornes.

 

J'achète, malgré tout,  deux brugnons, quelques abricots, afin de tester le goût et la qualité de ces fruits.

 

Je dois reconnaître que les brugnons se révèlent être délicieux : une texture onctueuse, une saveur sucrée. Les abricots, eux, sont bons et moelleux.

Mais comment nourrir une famille avec seulement deux brugnons, et cinq abricots ?

Certains ne peuvent pas se payer ces fruits de production locale et sont contraints d'acheter des fruits venus d'Espagne ou d'ailleurs et dont le prix est plus accessible.

Ces fruits venus d'ailleurs sont-ils contrôlés ? Comment sont-ils cultivés ? Dans quelles conditions ?

Difficile de le dire...

Ainsi, beaucoup de gens n'ont pas accès à des produits locaux de qualité.

Ainsi, s'instaure une consommation à deux vitesses : une pour les riches, une autre pour les pauvres...

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

Quand les prix s'envolent...
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