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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 10:46
Un machisme exacerbé dans la Silicon Valley...

 

 

 

Le machisme est encore très présent dans nos sociétés : il s'affiche sur internet, sur les forums de discussion, dans la vie quotidienne, dans les entreprises...

 

Malgré les progrès accomplis, malgré la libération et l'émancipation de la femme, le sexisme a tendance à s'imposer dans de nombreux domaines.

 

On apprend, ainsi, que les femmes entrepreneurs de la Silicon Valley ont enduré  des années de harcèlement sexuel.

 

Incroyable ! Dans un milieu aussi ouvert, aussi moderne, le machisme perdure et fait des ravages.

 

24 femmes témoignent et dénoncent ce climat délétère.

 

Elles évoquent même une culture du harcèlement dans le monde de la tech.

Messages dérangeants et sexistes, gestes déplacés, attouchements... le harcèlement serait omniprésent dans ce milieu.

Les femmes considérées comme des objets, les femmes réduites à leur sexe : de tels préjugés s'imposent encore.

 

Une de ces femmes témoigne : Sarah Kunst évoque les échanges qu'elle a eus pour un éventuel recrutement avec Dave McClure, le PDG du très réputé accélérateur de start-up 500 Startups. Cette figure de la Silicon Valley lui a notamment écrit, durant le processus d'embauche, un un message Facebook particulièrement dérangeant : "Je ne savais pas trop si je devais vous embaucher ou vous sauter."

 

Ces pratiques d'un autre âge prouvent que de nombreux mâles n'ont pas évolué avec la société.

Ils restent figés dans des attitudes archaïques, dépassées.

 

Le mâle dominant dans une société où les femmes doivent se soumettre, c'est terminé...

Et pourtant, ces attitudes perdurent et chaque fois, les collègues des personnages concernés ont ignoré ou minimisé ce qui s'était passé.

Une façon de cautionner ces comportements, de les admettre, de les accepter, voire de les encourager.

 

Il serait temps que cessent ces attitudes primaires, ces agissements d'un autre âge.

Il est vrai que certains donnent des exemples éhontés de ce sexisme exacerbé : ainsi, les dérapages méprisants et graveleux de Donald Trump  contre les femmes sont fréquents.

Quand les grands de ce monde se permettent ces débordements, d'autres s'engouffrent d'autant plus facilement dans ce type de comportements.

Les goujats sont souvent les puissants de ce monde : ils s'arrogent tous les droits au détriment des femmes...
 

 

 

 

 

 

 

Un machisme exacerbé dans la Silicon Valley...
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 08:49
Costco débarque en France...

 

 

 

 

Un géant de la distribution s'installe en France : venue des Etats-Unis, cette chaîne de magasins a bâti sa réputation sur la vente en gros et les prix cassés...

 

Son nom : Costco, son argument de vente : le supermarché devient un grand entrepôt, ce qui permet de réduire la décoration, les emballages, le personnel, donc les coûts.

 

Mais pour acheter des produits alimentaires chez Costco, il faut accepter de consommer de grosses quantités : tartes au citron géantes, produits vendus par lots, 4 kilos de pâtes, six pots de sauce tomate, etc.

 

Ainsi, ces magasins poussent les clients à la consommation. Quant à la qualité des produits vendus, il n'est pas sûr du tout qu'elle soit assurée.

Les clients sont appâtés par les prix bas, ils en oublieraient presque de vérifier le contenu de ce qu'ils achètent.

 

Ce système tend aussi à supprimer des emplois puisque ces magasins fonctionnent avec un minimum d'employés.

 

Un reportage diffusé lors du journal de 20 heures de France 2, le jeudi 22 juin, nous montre l'enthousiasme des clients pour l'ouverture de cette enseigne : des prix étonnants, des pots géants...

Ces magasins deviennent, ainsi, des usines à consommation, des univers impersonnels, où règnent le gigantisme, l'anonymat.

 

Si certains prix sont incontestablement avantageux, d'autres produits affichent des prix plus élevés ou à peine plus bas.

On flaire là une façon de leurrer le client, en l'incitant à consommer de grosses quantités.

 

Ces magasins-entrepôts font dans la démesure et le gigantisme : pour ma part, ce genre de lieu me rebute.

 

De plus, pour accéder à ces nouveaux temples de la consommation, il faut acquitter des droits d'entrée : 36 euros pour une année.

 

Ce concept venu des Etats-Unis saura-t-il séduire les Français ?

Pour ma part, j'en doute, mais apparemment, déjà de nombreux clients se précipitent, se laissant attirer par l'envie de faire de bonnes affaires.

 

La grande distribution utilise, ainsi, toutes sortes de stratagèmes pour attirer les consommateurs : publicités, prix qui semblent attractifs, créations de besoins nouveaux...

 

 

 

 

Le reportage sur France 2 /

 

http://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/grande-distribution-que-valent-les-supermarches-entrepots_2249699.html

 

 

 

 

 

 

 

Costco débarque en France...
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 07:58
En France, mourir d'être une femme ?

 


 

L'idée est scandaleuse, terrifiante : on peut mourir en France, parce qu'on est une femme.

 

Une journaliste a recensé depuis un an toutes les affaires où des femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Titiou Lecoq a publié les résultats de son enquête dans le journal Slate.

 

En France, dans notre pays, une femme meurt tous les trois jours, assassinée : le plus souvent, il s'agit de meurtres prémédités.

 

Et la journaliste n'hésite pas à parler de "féminicides" : les hommes tuent des femmes parce qu'ils considèrent qu'elles sont leur propriété...

 

Un archaïsme qui transforme la femme en objet, qui fait d'elle un être inférieur, voué au désir des hommes...

Un archaïsme intolérable qui doit être absolument dénoncé...

Un archaïsme qu'on du mal à concevoir dans notre pays, la France, un pays qui se veut à la pointe de la modernité, qui prône et promeut l'égalité des sexes.

 

Titiou Lecoq évoque même des crimes de discrimination dans la mesure où les hommes qui tuent des femmes se considèrent comme des êtres supérieurs ayant droit de vie et de mort sur leur entourage.

 

La liste est longue de celles qui meurent non pas comme on le dit "sous les coups de leur conjoint", mais, assassinées avec préméditation et détermination.

 

Les résultats de cette enquête sont glaçants : en France, le pays des droits de l'homme, la femme peut mourir parce qu'elle est une femme.

 

Tous ces meurtres sont occultés par les médias : on n'en parle pas si ce n'est dans la rubrique Faits divers et si on en parle, on minimise : on parle de crime passionnel et on en vient à justifier l'horreur.

 

Ainsi, malgré les apparences, malgré les progrès de l'émancipation de la femme dans notre pays, des femmes meurent victimes d'homicides volontaires.

 

Qu'ont-elles fait pour mériter d'être tuées ? Le plus souvent, elles ont voulu être libres, échapper à leur bourreau, elles ont voulu fuir la tyrannie d'un homme.

 

Titiou Lecoq cite les prénoms de toutes ces femmes anonymes, victimes de leur conjoint, pour leur restituer une forme d'identité.

 

"Toutes les catégories socio-professionnelles sont représentées. Tuer sa femme est un acte très bien partagé dans la société", précise la journaliste.

 

Face à toutes les horreurs énumérées par Titiou Lecoq, on prend conscience de la gravité du problème : elle cite des cas précis, avec des circonstances aggravantes.

 

Une simple journée de sensibilisation à la violence masculine ne peut plus suffire, il faut dénoncer régulièrement et inlassablement ce qui constitue une honte pour notre société.

 

 

L'article de Slate :

http://www.slate.fr/story/147429/mourir-parce-quon-est-une-femme

 

 

 

 

 

 

 

En France, mourir d'être une femme ?
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 07:54
Un téléphone... qui ne sert plus à téléphoner...

 

 

 

Désormais, la plupart des adolescents possèdent un téléphone portable... qui ne leur sert plus à téléphoner.

Cet objet semble avoir perdu sa fonction première : il devient appareil-photo, ordinateur, téléviseur, baladeur pour écouter de la musique.

 

Plus de communication téléphonique : on échange des SMS, on fait des selfies, on envoie des photos...

La communication passe, alors, par l'image, des messages simplistes, réduits à leur plus simple expression.

Les adolescents en perdraient presque l'usage de la parole...

 

Cet outil moderne de communication ne met plus en valeur le "verbe", la parole.

Il devient outil de divertissement, où l'adolescent capte essentiellement des images, de la musique.

 

Mails, jeux, réseaux sociaux, voilà quelles sont les activités que permet le téléphone portable.

D'ailleurs les adolescents passent beaucoup de temps à pianoter sur leur portable qui devient comme le prolongement de leur main : une dextérité étonnante, comme si le téléphone était une extension indispensable de leur bras.

 

Dès lors, ils semblent vivre dans un temps virtuel, coupés de la réalité, captivés par des images, des messages.

 

Certains passent ou plutôt perdent leur temps devant des jeux vidéos et ils en oublient le réel, le monde qui les entoure.

Dominés par tout ce qui est virtuel, ils ne perçoivent plus ce réel.

Une invitation à ne plus penser, à ne plus voir la réalité, à vivre dans un monde virtuel...

Une invitation à ne plus communiquer des idées...

Les enfants, les adolescents passent, ainsi, de plus en plus de temps devant des écrans qui servent à vendre des produits.

"Nous vivons dans un univers déréalisé", affirme Michel Onfray.

 

Et les portables font partie de cet univers : sur internet, les jeunes sont abreuvés de messages publicitaires...

Dès lors, comment espérer remettre certains adolescents dans le réel ?

Quand le marché fait la loi partout, quand on ramène tout à l'argent, le réel s'évanouit.

Le portable, la télévision, les écrans deviennent des vecteurs de publicité, une façon de pousser les gens à la surconsommation.

Sur internet, les mails publicitaires se multiplient, incitant à acheter toutes sortes de produits inutiles.

Le portable envahit la vie des adolescents à tel point qu'ils en perdent le contact avec la vie, le monde extérieur.

Une nouvelle génération est apparue : la génération "tête baissée" qui est sans arrêt connectée à cet appareil.

 

 

 

 

 

 

Un téléphone... qui ne sert plus à téléphoner...
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 14:10
Les exposés...

 

 

 

 

Les élèves sont invités parfois à prendre en charge des exposés qui leur permettent de faire des recherches personnelles, de se cultiver, de s'exprimer à l'oral...

 

Dorénavant, grâce à internet, les élèves disposent d'une multitude de sources d'information, wikipédia et d'autres sites leur offrent une diversité et une rapidité qui n'existaient pas autrefois. L'ordinateur a bouleversé les modes de communication et de connaissances.

 

Pour autant, on est parfois étonné par la pauvreté des exposés produits par les élèves : alors qu'ils bénéficient d'une grande diversité de sources, les adolescents ne savent pas approfondir le travail de recherches, ils se contentent du minimum, plus grave, ils commettent de grossières erreurs, attribuent indûment une oeuvre à un auteur, par exemple.

 

Est-ce une volonté de bâcler le travail, d'aller au plus vite ? C'est d'ailleurs là l'esprit même d'internet : on peut puiser l'information très rapidement mais encore faut-il bien l'interpréter, bien l'analyser, y passer du temps, donc...

 

En revanche, les adolescents aiment construire des diaporamas, avec des illustrations mais le texte qui les accompagne est souvent trop sec, superficiel.

 

On perçoit bien combien ces jeunes sont influencés par le règne de l'image : pour eux, l'image prime sur la réflexion, de belles images de préférence...

Pour eux, l'image est essentielle, d'ailleurs souvent ils ne pensent pas à la commenter en détail : l'image s'impose et se suffit à elle-même.

 

La réaction des élèves à la fin de chaque exposé est aussi invariable : ils applaudissent en forme de soutien la prestation accomplie par leur camarade, quelle que soit d'ailleurs la qualité de l'exposé, une façon de se rassurer peut-être, de s'affirmer, de considérer que tout exposé mérite des applaudissements.

 

Il est bon de réserver ce type d'exercices à la fin de l'année mais il faudrait aussi les multiplier car les élèves ne savent pas s'exprimer à l'oral souvent : ils lisent leur texte, de manière monocorde, la tête plongée sur leur feuille, incapables de faire face à un public, de le regarder.

 

D'ailleurs, c'est en faisant des exposés qu'ils prennent eux-mêmes conscience des difficultés du métier d'enseignant : affronter un public, éviter les erreurs, maîtriser ce que l'on dit, ne pas bafouiller, être parfaitement concentré...

 

Ces exercices révèlent combien les élèves d'aujourd'hui manquent, parfois, d'autonomie, ne savent pas toujours se concentrer sur un travail, privilégient l'image sur la réflexion : l'essentiel est d'aller vite, même si l'on commet des erreurs, l'essentiel est de passer par l'image, l"apparence...

 

Il faut, alors, montrer aux élèves l'importance de l'approfondissement,de la réflexion, du travail bien fait mais la tâche des enseignants se heurte au contexte dans lequel vivent ces adolescents : une époque où s'impose l'idée d'immédiateté, d'instantanéité... où tout doit aller très vite.

 

 

 

 

 

Les exposés...
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:56
A propos de l'investiture de Marie Sara, on reparle de la corrida...

 

 

L’annonce de l’investiture pour les législatives de la célèbre torera Marie Sara a ranimé un débat qui fait rage dans la société française depuis de nombreuses années : faut-il faire évoluer la corrida ?

 

Le mois de juin se profile et la grande féria de Nîmes est annoncée : de nombreux aficionados affluent pour assister à cette "fête".
 

Pour ma part, je ne suis pas une adepte des corridas : pour en avoir vu quelques images, j'avoue que je trouve ce spectacle barbare et inhumain...

La bête terrassée, le sang qui coule, la poussière qui souille l'animal, la souffrance du taureau... tout cela est indigne.

 

En écoutant les paroles de la chanson de Francis Cabrel qui personnifie un taureau, au moment où il va entrer dans l'arène, je me dis que cette pratique appartient à un autre temps, et qu'il faut faire évoluer la corrida.

La corrida ne ressemble-t-elle pas à une véritable torture ? L'animal est acculé, blessé, harponné, avant même d'être occis par le torero.

 

Bien sûr, certains vantent la qualité esthétique du combat : le torero danse autour de l'animal, le spectacle est coloré, accompagné de musique.

 

Mais on ne peut pas occulter toute la cruauté de la tauromachie : l'animal est d'abord affaibli, meurtri, blessé par le picador, les banderilles...

L'animal est réduit à néant, avant même d'être tué.

 

La corrida est ancienne, elle remonte aux jeux romains de l'antiquité où les gladiateurs étaient opposés soit à d'autres gladiateurs, soit à des animaux sauvages.

C'est là un reste d'un passé peu glorieux où des spectacles étaient organisés pour satisfaire les plus bas instincts de la foule.

 

Non, le taureau n'est pas "célébré" grâce à la corrida : il est martyrisé, anéanti au cours du combat.

Non, le taureau n'est pas magnifié par ce "spectacle" : sanguinolent, affaibli, il est privé de toute sa fougue.

 

On ne peut nier que l'animal souffre intensément au cours de ce combat.

On ne peut nier les tortures violentes qui lui sont infligées.

La torture d'un animal érigée en spectacle ? La foule qui hurle sa joie devant la souffrance du taureau, on ne peut adhérer à tant de violences.

 

Bien sûr, certains vivent de cette industrie de la tauromachie : des éleveurs, des commerçants.

 

Il faut donc faire évoluer la corrida : supprimer toutes les tortures imposées à l'animal, supprimer la mise à mort et ne garder que la lutte chorégraphique entre l'homme et le taureau.

 

 

 

 

 

 

 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 14:14
Marcher, c'est philosopher...

 

 

 

Notre monde voué à la vitesse ne laisse plus beaucoup de place à cette activité toute simple : marcher, se déplacer à pieds.

La voiture, le jogging ont supplanté la marche : et, pourtant, marcher, c'est aller à un rythme mesuré qui permet la découverte et la réflexion...

 

Marcher, c'est avoir la possibilité d'observer le monde, de s'enivrer des senteurs, de contempler des paysages, on peut, à son gré, s'arrêter, repartir.

Marcher, c'est s'ouvrir au monde et aux autres.... c'est prendre le temps, dans un monde où s'impose sans cesse la vitesse.

 

Tout en cheminant, nous pouvons contempler la nature mouvante et changeante... nous pouvons réfléchir à tout ce qui nous entoure, trouver des idées.

 

Depuis toujours, les philosophes ont aimé la marche : les péripatéticiens donnaient leur enseignement en marchant, Socrate allait dans les rues d'Athènes à la rencontre des autres, les interrogeait, leur faisait découvrir une forme de vérité.

Le nom "péripatéticiens" est, d'ailleurs, issu d'un verbe grec : "περιπατέω, péripatéo, se promener, circuler, aller et venir".

Rousseau était un marcheur infatigable :" J'aime à marcher à mon aise, et m'arrêter quand il me plaît. La vie ambulante est celle qu'il me faut. Faire route à pied par un beau temps dans un beau pays sans être pressé, et avoir pour terme de ma course un objet agréable ; voilà de toutes les manières de vivre celle qui est le plus de mon goût... ", écrit ce philosophe dans le livre 4 des Confessions, évoquant ce bonheur de la marche qui le séduit depuis ses plus jeunes années.

 

Chaque fois que cela est possible, il est bon de marcher pour savourer le monde environnant, pour se livrer à une détente, à une réflexion.

La marche qui fait avancer le corps dans l'espace offre aussi un cheminement à la pensée.

Marcher, c'est retrouver le temps d'avant, un certain goût de la lenteur, le temps "virgilien", comme l'appelle Michel Onfray.

 

Bien sûr, marcher dans nos villes encombrées de voitures ne permet pas un parfait développement de la réflexion : il vaut mieux marcher dans un parc, à la campagne, en montagne.

C'est alors qu'on peut vraiment cheminer posément, en profitant de la nature, de ses bienfaits, de ses bonheurs...

 

La marche nous relie à la terre, nous montre l'importance de la nature, et nous incite à découvrir de nouveaux chemins, des sentiers de liberté.

Parfois, l'esprit s'évade, se nourrit de rêves, de réminiscences...

 

Au rythme de la marche, des idées, des interrogations surgissent : une façon de penser et de repenser le monde... 

 

 


 

 

 

Marcher, c'est philosopher...
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 12:45
Besoin de sens...

 

 

 

Notre monde moderne est constitué d'images, d'écrans de toutes sortes : ordinateur, téléviseur, portable... Nous passons notre temps à regarder ces écrans, privilégiant le sens de la vision.

 

On en oublierait presque d'exercer nos autres sens : olfactif, gustatif, tactile...

 

Il est vrai que nos villes sont saturées de pollution et d'odeurs nauséabondes.

L'olfaction en perd de sa valeur : elle est, pourtant, essentielle, et elle nous offre des plaisirs qu'il ne faut pas négliger : parfums de fleurs, d'arbres, de mousses, de terre, d'écorces, senteurs de pins enivrantes...

 

Il nous faut, pour cela, retrouver le contact avec la nature, cultiver un jardin, des fleurs...

Retrouver des senteurs d'aliments qui mijotent dans une marmite : ratatouilles, sauce tomates, parfums de lauriers, d'ail, de romarins, de marjolaine...

Retrouver le plaisir de cette cuisine méditerranéenne aux parfums du midi... huile d'olive, thym, sarriette...

 

Le goût a tendance, aussi, à s'effacer : on mange une nourriture trop grasse, trop sucrée, trop salée...

On en oublie le goût des vrais aliments : des fruits, des légumes....

 

De plus, nous ne savons plus savourer la nourriture : nous engloutissons nos repas à toute allure sans apprécier ce que nous mangeons.

Vautrés devant des écrans, certains se gavent de nourriture, ils ne dégustent pas, ils dévorent...

 

La vie moderne elle-même nous pousse à consommer des plats préparés, du prêt à manger bourré d'additifs, de sucre ou de sel.

Notre goût perd, ainsi, de son acuité.

 

De la même façon, nous nous servons de moins en moins de notre sens tactile : nous nous contentons souvent de toucher des claviers...

Fini le contact direct avec la nature, avec le bois, les arbres, les pierres, les plantes...

 

Notre monde a besoin de sens et il est en train de perdre tout ce qui est lié aux différentes sensations...

Il nous faut retrouver le goût, le toucher, le sens olfactif.

Il nous faut retrouver aussi la faculté d'observer, une attention au monde, à la nature...

Il nous faut retrouver des émotions simples, il nous faut apprendre à mieux tirer parti de nos cinq sens.

Nous nous contentons, trop souvent, de voir superficiellement ce qui nous entoure.

Nous oublions d'observer le monde, et d'utiliser nos 5 sens pour en profiter pleinement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Besoin de sens...
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 14:08
La lecture ou  le bonheur de savourer...

 

 

 

Entourés de toutes sortes d'écrans, sollicités par une multitude d' images, nous prenons de plus en plus l'habitude de "grappiller" sur internet, et nous oublions de lire et de savourer ce que nous lisons.

 

Or, la lecture nous offre cette possibilité de savourer et d'apprécier les mots, les idées d'un auteur.

 

Dans un monde qui s'accélère, le temps nous échappe et nous ne savons plus nous attarder sur un livre, tourner les pages, souligner des passages, retenir des phrases.

Nous ne prenons plus le temps de digérer et d'assimiler...

 

Seul, le livre permet cette dimension d'un temps retrouvé...

Le livre nous offre un temps de repli et de méditation.

 

Lire, c'est prendre son temps, c'est découvrir des idées, mais aussi un style qui est l'essence même d'une oeuvre littéraire...

Lire, c'est retrouver le temps Virgilien, comme l'appelle Michel Onfray, dans son ouvrage intitulé Cosmos.

Lire est une invitation à la réflexion et à l'analyse.

 

Sur internet, nous sommes attirés par toutes sortes de messages, de titres, d'images, alors que le livre nous apporte une intensité de concentration et d'attention.

Le livre suscite en lui-même des images, favorise le rêve, l'imagination, mais aussi la réflexion.

Le livre nous fait retourner vers le temps d'avant, celui où l'on savait apprécier ce temps de suspens, de méditation, loin des sollicitations extérieures.

La lecture, c'est vraiment oublier le monde pour mieux le retrouver et le savourer.

 

Bien sûr, il nous faut sélectionner des ouvrages de qualité, ne pas sombrer dans une boulimie de lectures.

 

Il nous faut retrouver le bonheur de lire une belle description...

Les gens pressés haïssent les descriptions, et pourtant, elles sont comme de merveilleux tableaux à admirer.

Elles sont un instant de poésie sur lequel il faut s'arrêter et s'émerveiller.

" Les fleurs sont des sexes avec des lèvres de velours, des chairs finement pliées, des ventres de fourrures végétales qui contribuent aux langages silencieux de tous les éléments de la nature....", écrit Michel Onfray.

Une magnifique description qui donne corps aux fleurs, qui nous fait percevoir toute leur beauté et leur mystère...

 

Notre temps est obnubilé par les informations qui défilent : nous oublions de comprendre, d'analyser. Nous sommes emportés dans un tourbillon incessant.

Il nous faut revenir au livre qui retient notre attention et nous permet une véritable réflexion sur le monde.

 

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

La lecture ou  le bonheur de savourer...
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 10:39
Les additifs : la chimie est partout...

 

 


Les additifs sont partout, ils sont ajoutés, de manière insidieuse, à toutes sortes de produits, notamment à des produits alimentaires... leur nom de code commence par un E pour Europe et un numéro pour désigner leur fonction...

Ces substances sont mentionnées en très petits caractères sur les emballages : on les voit à peine.

Colorants, édulcorants, conservateurs, antioxydants, texturants, glutamate, orthophosphate de sodium, dioxyde de titane, de silice... La liste de ces substances est longue et impressionnante. Leurs noms semblent tout droit sortis d'un traité de chimie... 

 

Les colorants alimentaires ont des effets secondaires reconnus : par exemple, des effets indésirables sur l'activité et l'attention des enfants... et on sait que les bonbons en contiennent beaucoup....

Les conservateurs pourraient, aussi, favoriser l'hyperactivité des enfants. 

L'antioxygène E 320 est, quant à lui,  classé cancérogène : il empêche les sauces et les yaourts de noircir.

De plus, les effets des associations d'additifs ne sont pas étudiés sérieusement.

 

Plus de 300 substances sont autorisées, aujourd'hui, sur le marché !

A l'origine, les additifs étaient naturels : le carmin connu pour sa couleur rouge se trouve, ainsi, dans d'immenses champs de cactus, au Pérou : il ne s'agit pas d'une plante, mais d'un insecte, la cochenille qui est récoltée sur ces cactus.

La couleur rouge vient de la sève de cactus dont se nourrit la cochenille. Autrefois, on s'en servait pour teindre les tissus, dorénavant on l'utilise dans de nombreux aliments, dans des boissons, viandes, yaourts...

 

Du naturel pour la couleur, du chimique pour le goût...

Pour la saveur, toute une panoplie d'additifs chimiques peut être mise en oeuvre.

Pour fabriquer une mayonnaise industrielle, par exemple, on a recours à des oeufs, mais aussi de l'huile, beaucoup d'eau , de l'amidon modifié, de la gomme xanthane, et enfin pour le goût, le E 27, l'arôme mayonnaise : une sélection de molécules qui donnent ce goût mayonnaise dont le composant principal est le monoléate de sorbitane polyoxyéthylène, avec une composition chimique complexe.

 

Les additifs ont différentes fonctions : diminuer les coûts, augmenter la durée de vie des produits, supprimer les bactéries, les moisissures... le produit conservera, ainsi, mieux sa texture, sa couleur...

 

Certains de ces additifs chimiques posent plus particulièrement  problème, ceux qui contiennent des nanoparticules, notamment le E 171 ou dioxyde de titane. 

On trouve cet additif dans une multitude de produits : c'est un colorant blanc qui entre dans la composition de bonbons, de chewing-gum, de gâteaux, de certaines peintures, de dentifrices. de crèmes, de savons, de produits de beauté, de médicaments...

A l'origine, il s'agit d'un minerai présent dans la nature : on l'utilise dans les montres, les ordinateurs, les avions pour sa résistance à l'érosion.

Pour transformer ce minerai en poudre, on verse de l'acide, puis il est broyé en particules très fines, invisibles à l'oeil nu : des nanoparticules...

 

Les étiquettes ne mentionnent pas la présence de ces nanoparticules : c'est pourtant une obligation européenne. Les consommateurs ne sont même pas informés : certains scientifiques vont jusqu'à comparer ces particules à l'amiante. Les effets de ces produits n'ont manifestement pas été suffisamment évalués.

On trouve aussi du  E 551 ou dioxyde de silice, un anti-agglomérant, dans le café, le sel, le sucre, les soupes...

Ces additifs sont partout, mais jamais on ne trouve la mention Nano, pour bien avertir le consommateur.

Les nanoparticules peuvent franchir les barrières biologiques et peuvent migrer vers le cerveau.

 

De plus, ces particules sont toxiques quand on les respire, elles peuvent pénétrer dans les cellules et peuvent provoquer un stress cellulaire, notamment le cancer du poumon.

 

Des chercheurs ont découvert que les nanoparticules affectent le système immunitaire de l'intestin et peuvent entraîner des lésions pré-cancéreuses, chez les animaux.

 

En plus, certaines étiquettes ne mentionnent même pas la présence du E 171.

Les lobbies, quant à eux, oeuvrent pour remettre en cause les études scientifiques sur toutes ces substances.

 

L'EFSA, agence européenne de l'autorité de sécurité des aliments, institution censée être neutre et impartiale, est chargée de vérifier l'innocuité des additifs. Mais le système est complètement opaque, et des conflits d'intérêt ont été révélés à l'EFSA : 60 % des experts sont liés à l'industrie et à des intérêts commerciaux.

 

Ainsi, notre alimentation et différents produits de consommation courante sont pollués par des additifs de toutes sortes dont les effets peuvent être délétères sur l'organisme humain.

L'industrie agro-alimentaire, les lobbies mettent tout en oeuvre pour nous cacher cette réalité...

 

 

 

 

Source : Un documentaire sur France 5

 

Colorants, edulcorants, conservateurs, que cachent ils ?

http://pluzz.francetv.fr/videos/colorants_edulcorants_conservateurs_que_cachent_ils_,154053429.html

 

 

 

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