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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 13:40
La connerie se banalise sur internet...

 

 

 

Internet est un merveilleux outil de connaissances : il offre à chacun la possibilité de s'informer rapidement, les sources sont nombreuses, variées, et pourtant, force est de constater que la connerie se répand et se banalise de plus en plus sur la toile.

 

Le prêt-à-penser se développe : le copié-collé connaît un succès grandissant, certains ne pensent plus par eux-mêmes, mais se contentent d'une argumentation toute faite, en laquelle ils croient aveuglément.

 

Copier plutôt que réfléchir et raisonner ! C'est une tendance à laquelle se laissent aller volontiers les adolescents, les élèves de collège et de lycées.

 

Mais, bien sûr, les adultes ne sont pas en reste et eux aussi se laissent entraîner volontiers vers cette tentation.

 

Internet, il faut le savoir, n'est pas une garantie de vérité, ce n'est pas parce que c'est écrit sur internet que c'est vrai ! Combien de sites répandent de fausses rumeurs, combien de sites comportent des erreurs !

Il faut, bien sûr, faire le tri.... il faut choisir, et faire preuve d'une attitude critique, en maintes occasions.

 

Or, certains préfèrent se dispenser de l'effort de la réflexion...

Ils "recrachent" textuellement ce qu'ils ont lu sur internet : la réflexion se délite et s'évanouit.

D'autres se lancent dans des affirmations hasardeuses, sans se soucier de vérité et d'exactitude. 

Par ailleurs, on voit de plus en plus les internautes se livrer à des assauts d'insultes, des propos grossiers, vulgaires : la mauvaise foi se manifeste sous forme d'injures. Bien sûr, il est plus facile d'invectiver que de raisonner.
Le réflexe remplace la réflexion : l'insulte immédiate, spontanée fuse... 

 

Internet devient une foire à la bêtise, à la haine : on aimerait que chacun mesure l'impact de certains propos, que chacun prenne conscience de ce qu'il affirme.

Certains s'amusent à émettre de fausses rumeurs, parfois dangereuses, inquiétantes : c'est ce qui s'est produit, lors du récent attentat de Munich, par l'intermédiaire de Twitter et de Facebook.

 

"Un con, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît", disait Michel Audiard.

Et, effectivement les cons osent tout sur internet, d'autant plus volontiers qu'ils bénéficient d'un anonymat et d'une impunité totale.

 

Certains n'hésitent pas à mentir, s'inventent des titres honorifiques ou universitaires, se font même "mousser", afin d'attirer la confiance des autres.

Les EGO s'exacerbent et s'imposent. On en vient à mépriser l'autre, à le vilipender sans raison.

On en vient à oublier la réflexion qui permet de raisonner avec mesure et en pleine conscience.

En ces temps où le fanatisme gagne du terrain, il est plus que jamais nécessaire de combattre l'ignorance et la bêtise.

Hélas ! La connerie se banalise sur internet : cet outil de connaissances devrait être utilisé avec plus de discernement et de précautions.

 

 

 

 

 

 

 

La connerie se banalise sur internet...
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 15:16
Le culte de l'utilitarisme...

 

 

 

 

Utile ! Désormais, il faut que tout soit utile ! On en oublie l'essentiel : le rôle de la culture dans la formation de l'individu...

Dans notre monde moderne, les humanités n'ont plus leur place, l'enseignement du latin et du grec est, ainsi, sacrifié, avec la nouvelle réforme des collèges, prévue pour la prochaine rentrée scolaire.

 

Bientôt, les cours de Français pourraient se réduire à l'apprentissage de la langue : fini l'enseignement de la littérature, finies la lecture et l'explication des grands textes de notre patrimoine.

A quoi bon étudier Racine, Corneille, Molière, Rabelais, La Fontaine ?

 

Il faut privilégier ce qui est directement utile dans la formation des individus : on s'oriente vers une éducation pratique et technique.

On en oublie la sensibilité, l'importance de la culture littéraire et humaniste...  grave lacune dans un monde où l'individualisme est grandissant...

 

Je me souviens d'une remarque d'un de mes élèves : "A quoi sert le cours de Français ? Je sais parler Français...", comme si la seule maîtrise de la langue suffisait à la formation d'une personnalité.

Que fait-on de l'intelligence, de la compréhension du monde et des autres ?

La littérature offre justement cette ouverture aux autres qui manque cruellement dans nos sociétés...

 

La plupart des médecins deviennent des techniciens sans âme : or, la relation avec les patients est essentielle, une confiance doit s'établir et doit passer par un dialogue humaniste.

Les administratifs n'ont plus le sens de la relation humaine : ils traitent, parfois, les gens comme des objets, des numéros.

La communication devient de plus en plus inhumaine, elle passe par des téléphones, des ordinateurs et la vraie communication se délite.

Les hommes politiques, au cours de campagnes électorales tapageuses, font, aussi, de fausses promesses, n'hésitent pas à leurrer les gens pour s'emparer du pouvoir : leur visée est utilitaire.

 

Les êtres humains attachés à des biens matériels, à leurs voitures, leurs portables perdent le contact avec les autres.

Il faut, donc, plus que jamais, former les individus à la culture : si celle-ci semble ne pas avoir une utilité immédiate, elle est pourtant essentielle pour assurer la cohésion d'une société, elle apporte à chacun un épanouissement personnel, une curiosité, une acuité d'esprit.

Elle offre une liberté, une façon d'appréhender le monde et les autres, avec humanité.

Notre monde de technicité grandissante ne doit pas renoncer à la culture qui est essentielle.

 

Vers quel abîme d'égoïsme se dirige-t-on, si on renonce à la culture ? Vers quel gouffre d'inhumanité allons-nous être précipités ?

Un monde purement utilitaire ne peut pas être un monde heureux. Nous avons tous besoin d'une formation à la sensibilité.

La réflexion est, aussi, essentielle : les grands textes nous offrent l'occasion de réfléchir à toutes sortes de sujets qui nous concernent tous.

Ne perdons pas notre humanité dans un monde d'objets, ne perdons pas ce qui fait l'essence même de l'être humain : redonnons à la culture toute sa place, pour un avenir meilleur.

 

 

 

 

 

Le culte de l'utilitarisme...
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 15:16
Quand Windows 10 s'empare de nos ordinateurs...

 

 

Le nouveau système d'exploitation appelé Windows 10 est, indubitablement, imposé aux utilisateurs d'internet.

C'est comme si on ne pouvait pas y échapper : encore "un progrès" auquel il faut se soumettre, de gré ou de force.

Pour ma part, je disposais, il y a peu, d'un ordinateur sous windows 7, mais soudain, de nombreux messages d'alerte ont déferlé sur mon PC pour m'inciter à changer de système : un véritable harcèlement publicitaire !

Pendant des mois, j'ai résisté à ces sollicitations incessantes, me méfiant de ces méthodes. Une véritable offensive et un matraquage publicitaire indécent !

Puis, un jour, j'ai reçu un autre message très ambigu, où l'on me proposait de programmer une installation de windows 10 : maladroitement, j'ai cliqué sur une case et la programmation a été enregistrée, sans que je l'aie vraiment décidée.

 

Quelques jours plus tard, mon ordinateur s'est mis à télécharger ce nouveau système : impossible de l'arrêter et d'empêcher le processus.

 

Le lendemain, plusieurs fonctionnalités avaient disparu : mon imprimante n'était plus disponible, je n'avais plus accès sur Google à certains sites, notamment ma boîte mail.

Il me fallait utiliser Mozilla Firefox pour retrouver ces sites, bref, mon ordinateur était complètement chamboulé.

Quelques jours après, j'ai pu récupérer Google, mais toujours pas mon imprimante.

 

Ainsi, Microsoft nous contraint à adopter un système dont on connaît, maintenant, les défauts : Microsoft se livre à une collecte massive de données, traçant les utilisateurs et leur vie privée.

La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés, la CNIL a mis en demeure Microsoft, ce jeudi 20 juillet, de "cesser la collecte excessive de données et le suivi de navigation des utilisateurs sans leur consentement".

Un voeu pieux, sans doute ! Car Microsoft semble avoir la main mise sur internet et sur nos ordinateurs.

 

On imagine comment peuvent être exploitées toutes ces données : publicités ciblées, par exemple, en fonction du profil de l'utilisateur.

 

Dans tous les cas, les méthodes utilisées par Microsoft sont indignes : finalement, nous n'avons plus vraiment la possibilité de choisir le système d'exploitation qui nous convient.

Il nous faut suivre les évolutions et les "progrès", de gré ou de force.

 

Il est, d'ailleurs, probable que, bientôt, un nouveau système d'exploitation verra le jour et qu'il nous sera à nouveau imposé.

 

De la même façon qu'on nous oblige à posséder un téléphone portable, on nous vend toutes sortes de produits que l'on nous "inflige"

.

Certes, le système Windows 10 que j'utilise maintenant est attrayant et performant, mais on aimerait avoir la possibilité de choisir et j'ai de plus en plus l'impression que de nombreuses nouveautés nous sont, ainsi, imposées.

 

Ainsi, s'établit le règne de BIG BROTHER : un monde où nos moindres faits et gestes sont épiés, à des fins mercantiles ou peut-être dans des buts plus pervers que nous ne connaissons pas encore.

 

 

 

Quand Windows 10 s'empare de nos ordinateurs...
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 13:10
Blue Jasmine, un miroir de notre société...

 

 



Les films de Woody Allen sont souvent verbeux, les personnages s'y expriment abondamment, comme si la parole était un exutoire aux malheurs de ce monde...


L'héroïne de Blue Jasmine, incarnée par Kate Blanchett est de cette veine : dès la première scène du film, on la voit, dans un avion, parler à une inconnue, racontant sa vie, sa rencontre avec son mari, dans un flot ininterrompu de paroles.

Notre monde n'est-il pas celui du verbe triomphant ? Les êtres humains veulent de plus en plus une forme de reconnaissance qui passe par la parole écrite ou verbale...

Sur internet, sur Facebook, sur Tweeter, la parole est permanente, elle déborde, parfois, dans un flux incontrôlé...


Le film de Woody Allen met en scène une femme déchue qui a connu un passé frivole, fait de mondanités, de luxe facile, d'illusions...

Une vie factice, où la réflexion n'avait pas sa place, une vie, sans intérêt, sans profondeur...


Mariée à un homme d'affaires véreux, Jasmine a vécu, dans l'ombre de ce mari, sans même voir ses nombreuses infidélités, ou refusant peut-être de les voir, pour conserver un confort de vie agréable.

La lâcheté, l'aveuglement de Jasmine, le manque de réflexion, des défauts très humains, souvent fustigés par des satiristes, sont au centre de ce film.


Après l'arrestation de son mari, qu'elle a provoquée, par vengeance, l'héroïne sombre dans le marasme et la dépression, elle quitte New York pour aller se réfugier chez sa soeur, à San Francisco.

Woody Allen joue, alors, du contraste entre ces deux soeurs, l'une grande bourgeoise, blonde, aux allures de déesse, l'autre, simple fille du peuple, brunette, au physique plus terne et plus effacé...


Ce contraste quelque peu simpliste n'est pas la meilleure trouvaille de ce film.

La satire, et le message délivré sont plus intéressants, même si on peut voir un certain manque de réalisme dans l'arrestation du mari de Jasmine, cet homme d'affaire véreux : dans la réalité, le mari de Jasmine, homme d'influence pourrait, sans doute, échapper à la justice, grâce à son argent, ses appuis...


Mais la satire et le message délivré sont plus intéressants : l'univers factice dans lequel vivent certains êtres humains, entourés d'un luxe éhonté, de distractions tapageuses et coûteuses, paraît insensé, absurde, face à la misère du monde.


Ces gens en oublient la réalité, sont hors du monde.

Ces gens très riches, trop riches construisent leur fortune sur des malversations, n'hésitant pas, au passage, à anéantir la vie des autres.

Vivant dans le mensonge, la tromperie permanente, ils n'ont pas accès à un vrai bonheur...


Ce bonheur fait de pacotilles, de bling-bling, de faux-semblants est, au fond, assez pitoyable, et ne peut satisfaire personne : la morale s'efface, n'a plus sa place dans un tel univers, et les plaisirs simples, ordinaires ne sont même plus accessibles à ces nantis. 


L'héroïne du film Jasmine vit dans un mensonge permanent et quand elle rencontre une nouvelle possibilité de bonheur, avec un autre homme, elle retombe dans ses travers : le mensonge et la duplicité... Elle ne pourra reconstruire un avenir heureux.

Belle dénonciation du monde de la finance, ce film de Woody Allen nous invite à réfléchir sur le sens de la vie et sur les apparences : le vrai  bonheur est constitué d'efforts, de labeur et de plaisirs simples, il ne peut s'accommoder de compromissions.


 


 

 

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 10:25
Hier soir, un concert de klaxons interminable...

 

 

 

 

Hier soir, soudain, dans ma ville, un concert de Klaxons à n'en plus finir : j'ai mis du temps à prendre conscience de la signification d'un tel tintamarre, à la nuit tombée, c'était, bien sûr, pour saluer la victoire de la France face à l'Allemagne, lors de la demi-finale de l'euro de foot.

 

Comme je ne suis pas du tout cette compétition, je ne soupçonnais pas, d'abord, la raison de telles manifestations.

Beaucoup de bruit pour rien, beaucoup de bruit pour un simple résultat de foot !

Quelle folie s'empare, ainsi, des supporteurs ! On pouvait entendre des cris, des coups de klaxons réitérés qui se sont prolongés au delà de minuit.

Le football suscite de véritables délires : un tel engouement paraît incroyable pour une simple victoire !

 

Le concert s'est poursuivi tard dans la nuit : la ronde des voitures a répercuté une sorte de joie festive qui ne faiblissait pas.

Quant aux titres des journaux, ils sont, aujourd'hui, dans le même registre : l'excès, la démesure, on pouvait lire, par exemple, à la Une du Point, ce titre : Les Bleus un peu plus près des étoiles ! et plus loin cette phrase : l'hexagone peut chavirer de bonheur ! ou encore : "une victoire historique des Bleus !"

 

Un joueur de foot est, soudain, transformé en héros parce qu'il a marqué deux buts, au cours de la rencontre. Certains parlent même de super héros !

Voilà notre joueur de foot devenu un chevalier, un être d'exception, un demi-dieu !

Comme si l'héroïsme pouvait se réduire à un simple but !

 

Mais, enfin, l'héroïsme est tout autre : avons-nous perdu le sens des réalités pour assimiler des footballeurs à des braves, des modèles ?

N'avons-nous pas besoin d'autres exemples ? C'est, pourtant, ce type de modèle auquel les jeunes s'identifient plus volontiers.

Les vrais héros sont ceux qui se dévouent pour les autres, qui se rendent utiles dans une société en crise.

Les vrais héros se mettent au service des autres : par exemple, des médecins qui partent pour sauver des enfants dans des pays pauvres.

 

Dans tous les cas, le football fait rêver encore, malgré ses nombreuses dérives : dopage, matchs truqués, corruption, argent à gogo...  et cet excès dans les manifestations de joie paraît hors de propos, pour une simple rencontre sportive où le hasard joue un rôle non négligeable.

Un match de foot tient à si peu de choses !

 

J'imagine, désormais, ce que pourra être la réaction des supporteurs si la France remporte la finale...

Dans ce cas, le chauvinisme sera encore plus à l'oeuvre.

"La France a gagné", dit-on, alors, comme si une équipe sportive représentait la réussite de tout un pays !

C'est ainsi que va notre monde : il encense des joueurs de foot et ne voit même pas ceux qui, dans l'ombre, oeuvrent pour l'humanité...

En fait, avec ces compétitions, c'est encore et toujours l'argent qui est le grand gagnant :  les commerçants, les hôteliers, les marchands de bières et de boissons se frottent les mains.

Et l'argent étant la valeur essentielle de nos sociétés, l'Euro de football vient conforter ces dérives inquiétantes.

 

 

 

 

Hier soir, un concert de klaxons interminable...
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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 13:19
Une société du chiffre...

 

 

 

 

Nous vivons dans une société du chiffre, dans un monde de rentabilité à  outrance : les marchés se focalisent sur les chiffres de la croissance. Si ces chiffres sont bons, tout va bien. Si la croissance est à la baisse, c'est un sujet permanent d'inquiétude...

 

Les établissements scolaires sont, maintenant, tenus de faire du chiffre : chaque année, sont publiés les chiffres de réussite au baccalauréat et les lycées sont classés en fonction de ces critères.

Le chiffre ! Le maître mot de nos sociétés !

 

"Travailler plus pour gagner plus...", on se souvient, aussi, de ce slogan célèbre qui a été en faveur, lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

 

Et dans de nombreux domaines, le chiffre est essentiel.

Les médecins, dès que leurs patients entrent dans leur cabinet, exigent d'eux leur carte vitale, avant même de s'enquérir de leur santé.

Dans les cliniques, les hôpitaux, la rentabilité est à l'ordre du jour : multiplication de certains examens, interventions chirurgicales, scanners, radios, échographies, à la chaîne.

Certains médecins privilégient des traitements onéreux, peu pratiques pour le patient : prescription d'une série de piqûres qu'on peut remplacer par des médicaments plus faciles à absorber, et moins chers.

 

Dans les entreprises, les actionnaires réclament du chiffre, toujours plus de chiffre.

 

Les chaînes de télévision sont notées et cotées en fonction de l'audience qu'elles recueillent pour tel ou tel programme.

On a, ainsi, appris que M6 avait obtenu une audience exceptionnelle, lors de la diffusion du match France Islande ! 17 millions de spectateurs, un record !

 

Mais, ne serait-il pas temps de revenir à plus d'humanité ?

Ne serait-il pas temps d'oublier le chiffre ?

Les êtres humains ne sont pas faits pour vivre sous le règne du chiffre. Ils ont besoin, en maintes circonstances, d'un certain humanisme.

Et cet humanisme tend à disparaître dans un monde voué au chiffre, et à la rentabilité.

L'être humain s'enrichit d'expériences, de contacts avec autrui : soumis à cette pression du chiffre, il ne peut plus s'épanouir et acquérir l'indispensable sérénité dont il a besoin.

 

Arrêtons de nous soumettre au chiffre ! La tyrannie du chiffre nous conduit aux pires dérives !

L'être humain n'est pas fait pour vivre sous la domination de la rentabilité : ce n'est pas, là, le but d'une vie.

 

Il faut redonner d'autres repères, d'autres objectifs à l'être humain et à la société dans son ensemble.

Le chiffre ne nous rend pas heureux, il annihile l'individu, le soumet à une rentabilité, l'inclut dans une masse, au lieu de lui accorder toute sa valeur.

C'est l'humanisme qui enrichit l'homme, c'est l'humanisme qui lui apporte un épanouissement et un bonheur de tous les jours.

 

 

 

 

 

 

Une société du chiffre...
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 13:10
Le nouveau téléphone qui parle est arrivé...

 

 

 

 

On n'arrête pas le progrès... voilà qu'une nouvelle génération d'i-phone est apparue : des téléphones qui parlent, qui sont prêts à accéder à toutes sortes de demandes...

 

Etonnante application qui n'est qu'un gadget, sans grande utilité en fait, car pour que le robot réponde, il faut que la question soit vraiment ciblée.

 

C'est ainsi que le robot suggère un certain nombre de propositions programmmées dans la machine.

 

Ce téléphone est, aussi, capable d'écrire sous la dictée... mais il écrit souvent de manière phonétique et fait de très grosses fautes d'orthographe.

Nul n'est parfait et la machine ne l'est pas non plus...

"Que puis-je pour vous ? Allez-y, je vous écoute..."

Le téléphone attend, alors, une question à laquelle il n'est pas toujours apte à répondre.

On voit, ainsi, que nos objets connectés deviennent de plus en plus sophistiqués et complexes.

Mini-ordinateur, caméra, appareil photo sont intégrés dans ces merveilles technologiques.

Cet outil permet, aussi, de demander l'orthographe de certains mots d'usage : la machine épelle, alors, le mot, avec précision...

 

Ce ne sont, là, que les balbutiements de ces robots qui parlent, mais il est probable que cette technique va s'affiner et que nous serons bientôt en communication avec toutes sortes d'objets.

Une machine capable de parler ? Qui aurait pu l'imaginer, il y a seulement quelques années ? Et pourtant, c'est une réalité : les progrès technologiques s'accélèrent, et parallèlement, la communication devient souvent plus difficile.

 

De plus en plus, les administrations, les banques ont recours à ces robots qui répondent au téléphone. Impossible, alors, de communiquer avec une personne réelle : "Nos conseillers sont tous occupés, dit la machine, veuillez rappeler ultérieurement."

Et on a beau rappeler, on n'obtient jamais un conseiller en ligne.

On se demande ce que font ces conseillers que l'on n'arrive jamais à joindre : à quoi sont-ils donc occupés ?

 

En fait, à l'ère de la communication, il devient de plus en plus difficile de communiquer. Voilà encore un beau paradoxe qui illustre bien les incohérences de nos sociétés !

Notre monde de la communication triomphante aboutit à ce triste résultat : les gens ne se parlent plus directement.

Et les gens sont tellement pressés qu'ils en arrivent à oublier de dire l'essentiel, obnubilés par leurs soucis personnels... ou par une envie irrépressible de consulter leur portable et les messages qu'ils ont pu recevoir.

 

Ainsi, la communication est, sans cesse, perturbée, parfois, annihilée, voire impossible.

On ne peut que le constater : notre monde de sophistication technologique nous conduit aux pires aberrations, à une forme d'inhumanité...

La parole perd ses droits, l'humanisme se délite, et l'homme se conforme à un monde de machines...

Cette domination de la machine n'est-elle pas terrifiante ? Et ce n'est probablement, là, que le début d'un asservissement qui semble programmé.

 

 

 

 

 

Le nouveau téléphone qui parle est arrivé...
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 12:48
Des déserts médicaux qui se propagent...

 

 

 

On le sait : de nombreuses régions de France deviennent ce que l'on appelle des "déserts médicaux", on constate une pénurie de médecins généralistes qui est préoccupante.

La France manque de plus en plus de médecins et certaines régions sont plus touchées que d'autres.

 

Et même dans les grandes villes, les patients ont de plus en plus de difficultés à trouver un médecin compétent, car certains d'entre eux refusent de recevoir de nouveaux "clients" : ils ont déjà sous leur responsabilité un trop grand nombre de patients.

 

Les bons médecins sont saturés de travail et il faut, alors, se contenter de services médicaux bâclés...

Ainsi, on ne peut plus, en France, choisir véritablement son médecin.

 

De plus, le système veut que l'on passe par un généraliste pour obtenir une consultation chez un spécialiste....

Et si ce spécialiste se révèle inefficace et incompétent, les patients se retrouvent dans une impasse.

 

Il arrive même que certains infirmiers refusent leurs services à des malades : ils sont, eux aussi, surchargés de travail et ne peuvent accepter de nouveaux patients... ils n'acceptent même plus les prises de sang à domicile.

 

On a du mal à le croire mais il devient de plus en plus difficile de se faire bien soigner dans notre pays, d'autant que certains médecins irresponsables commettent des bévues et des fautes inadmissibles dans un domaine aussi important.

 

Une de mes amies m'a raconté ce qui lui est arrivé, lors d'une admission dans une clinique : cette histoire paraît incroyable...

 

Alors qu'elle devait subir un examen et une opération présentée comme urgente, cette amie a été questionnée par les infirmières qui l'ont accueillie : on lui a demandé, ainsi, si elle avait arrêté un de ses médicaments.

 

Mon amie étonnée a répondu aussitôt qu'elle n'en avait pas été informée. En fait, sa cardiologue avait purement et simplement "oublié" de le lui dire et de lui prescrire un traitement de substitution.

 

Dès lors, l'opération qui était une "urgence" fut annulée. Mon amie a dû attendre toute une après midi jusqu'à 20 heures pour voir un chirurgien qui lui a enfin donné toutes les instructions pour un nouveau traitement...

 

Encore plus incroyable ! La cardiologue qui a commis cette faute professionnelle, tout en s'excusant d'avoir fait une "erreur" a rejeté la responsabilité de sa bévue sur sa patiente. Au téléphone elle a osé lui dire : "Vous m'avez déçue !!".

 

Une façon, sans doute, de rejeter la responsabilité sur sa patiente !

Le personnel de la clinique a tenté, aussi, de minimiser l"oubli de cette cardiologue : "Ce n'est pas grave, l'erreur est humaine", a-t-on dit à mon amie.

 

L'erreur est humaine mais on oublie de dire que dans le domaine médical, elle peut être fatale, surtout lorsqu'il s'agit d'une urgence !

Pénurie de médecins, docteurs irresponsables : notre pays devient peu à peu un désert médical qui s'étend même là où on s'y attend le moins.

La France, encore réputée, il y a quelques années, pour son système de santé efficace est en train de perdre des compétences essentielles, faute d'avoir anticipé une pénurie de médecins.

 

 

 

 

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 15:46
Le chômage, une aubaine pour les patrons...

 

 

 

Le chômage se développe constamment dans nos sociétés où les machines, les ordinateurs s'imposent de plus en plus et viennent remplacer les hommes : caisses, guichets automatisés, robots...

 

Or, ce chômage ne permet-il pas aux patrons d'imposer leurs lois aux salariés ?

Les patrons ont, ainsi, à leur disposition une masse de travailleurs qu'ils peuvent utiliser à leur gré.

Le chômage ne transforme-t-il pas les salariés en objets de consommation que l'on peut jeter, changer, manipuler en toute impunité ?

 

Les patrons peuvent exiger de leurs salariés toutes sortes de conditions de travail, ils savent que la manne des chômeurs le leur permet.

On peut même se poser cette question : le chômage ne fait-il pas le bonheur des patrons ?

Alors que de plus en plus de grands patrons s'enrichissent, les salariés, eux, s'appauvrissent, leurs salaires stagnent ou régressent...

 

Où est la justice ? Où est l'équité ?

Au fond, le business de la pauvreté et du chômage peut rapporter gros à certains : c'est ignoble.

 

Qui n'a pas connu la peur de perdre son emploi ? Les gens se soumettent à toutes sortes d'injonctions et deviennent dociles dans les entreprises : la peur du chômage se répand.

Tout salarié sait qu'il peut perdre son emploi, car des millions de chômeurs attendent sa place.

Les grands patrons peuvent, ainsi, faire régner la terreur dans leurs entreprises.

Le chômage serait-il  au service des patrons ? 

Il pourrait même être le principal outil de "management" des grands groupes : il ne sera donc jamais éliminé, car le chômage fait régner la peur parmi les travailleurs et c'est par la peur qu'on gouverne les peuples, depuis la nuit des temps.

 

Ce fut d'abord la peur par la religion et par l'abus de pouvoir, le "fait du prince".

Et c'est maintenant la peur par le chômage de masse qui conduit, aussi, à des abus de pouvoir.

Les emplois précaires se multiplient, partout : horaires imposés, licenciements simplifiés, salaires au rabais. Quand on ne trouve pas de travail, on est prêt à courber l'échine et à se plier à toutes sortes de contraintes.

 

On le sait : les profits des grandes entreprises ne cessent de croître, en même temps qu'augmente le chômage.

C'est comme si le chômage était la source de tous ces profits.

C'est comme si le chômage était savamment entretenu pour soumettre les salariés.

 

Hélas, il faut craindre que le chômage ait encore un bel avenir devant lui, car il constitue une manne d'exploitation de tous les travailleurs.

 

Quand on découvre cette réalité, on comprend l'ampleur du problème : l'injustice, l'inhumanité gagnent du terrain et on assiste à des régressions qui sont intolérables.

 

Quand le chômage devient un outil d'asservissement de l'être humain, on ne peut que se révolter et remettre en cause le fonctionnement de nos sociétés.

 

 

 

 

Le chômage, une aubaine pour les patrons...
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 12:42
Une histoire de talons hauts...

 

 

 

On est, pour le moins, étonné par cette histoire qui se déroule à notre époque, chez nos voisins britanniques : il est vrai que l'ultra-libéralisme d'outre-manche entraîne bien des excès...

Nicola Thorpe réceptionniste de Londres, âgée de 27 ans, a été licenciée, pour un motif qui paraît bien futile : elle refusait de porter des talons hauts de cinq à dix centimètres, conformément au règlement interne de sa société, le cabinet d'audit PwC.
 
C'est pourtant une réalité : porter des talons hauts constitue une véritable torture infligée aux femmes.

Cette torture est, dans certains cas, volontaire et nombre de femmes l'acceptent.

Mais, dans le cas présent, il s'agit d'une torture imposée, et d'un cas de discrimination avérée et caractérisée.
 
Les talons affinent la silhouette, mais à quel prix ? La démarche en devient tortueuse, empêchée, périlleuse, parfois.
 
Quelle est cette mode féminine qui s'affiche dans les magazines, dans les médias ?
Combien de journalistes, de présentatrices de télévision portent, désormais, ces talons d'une taille démesurée !


Mais est-ce que les hommes portent des talons ?

Est-ce qu'on leur impose ce carcan ?
 
Souvent, on voit dans les rues des femmes perchées sur ces plateformes, en déséquilibre permanent, elles s'infligent une véritable torture...
Au nom de quoi ? 
C'est bien la dictature du paraître qui s'impose !
 
Et nombre de femmes s'y soumettent, alors qu'elles pourraient porter des chaussures plus confortables.
 
Mais quand ce diktat aboutit à un licenciement, on est sidéré et on ne peut que constater, une fois de plus, le sexisme qui règne dans nos sociétés.
 
La femme obligée de se soumettre à une mode du paraître, contrainte de se plier à des diktats vestimentaires hors normes, la femme objet de désir et de séduction...

 

On est bien face à un cas de discrimination sexiste : imposer des talons hauts dans le cadre du travail, c'est une façon de transformer la femme en objet, destiné à plaire, à séduire, à paraître...
 

Pourtant, il suffit de voir ces talons cambrés à l'extrême pour prendre conscience de la douleur que peuvent générer de telles chaussures.

 

Décidément, le sexisme s'immisce partout : dans le monde du travail, dans la vie quotidienne, en politique.

 

Et les femmes doivent encore batailler pour obtenir des droits essentiels, pour combler des inégalités qui existent dans bien des domaines : salaires, précarité, pauvreté, monoparentalité...

 

Il est temps de refuser ces diktats d'une mode inconfortable, voire dangereuse, une mode dont l'esthétique est contestable.

Les femmes ont le droit de vivre, au travail et ailleurs, dans des tenues qui leur assurent bien-être et sécurité.


 
 



 

http://www.ouest-france.fr/societe/etude-un-chercheur-breton-demontre-le-pouvoir-des-talons-hauts-3007765

 

 

http://www.lepoint.fr/europe/sexisme-crise-de-nerfs-autour-des-talons-hauts-en-angleterre-12-05-2016-2038890_2626.php

 

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-femmes-ne-sont-pas-egales-aux-hommes-la-preuve-en-10-chiffres_1447049.html

 

http://www.20minutes.fr/insolite/1487907-20141125-talons-hauts-rendraient-hommes-serviables

 

 

 

 

 

Une histoire de talons hauts...
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